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Catacombs

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Chasseur de l'Elit Daemonia

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MessageSujet: Catacombs Ven 28 Oct - 2:30



CATACOMBS
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Un grognement sourd raisonne entre ses lèvres serrées lorsqu'il évite une branche de justesse. Dans la pénombre, il s'avance, s'extirpant enfin des fourrés pour atteindre un marécage bien particulier. Un brouillard presque surnaturel semble planer sur ce lieu désertique, d'ailleurs, il le chasseur dégaine son épée par crainte de voir une gueuse sortir sa gueule du marais pour lui lancer des ossements ou des bouts de donzelle dans l'espoir de l'appâter dans son nid.

Une lueur au loin l'encourage, confirmant que les indications qu'on lui avaient données étaient exactes. Parce qu'en trois siècles il ne s'était jamais paumé en forêt. La semelle de ses bottes se détache de la vase dans un bruissement gluant alors que les contours d'un vieux shack se dessinent. Une barque est amarrée au quai. Jake jette un coup d’œil par la fenêtre avant de pousser la porte d'entrée et de passer sa carrure dans cette embouchure un peu mal chiée.

Le trafiquant sursaute alors, levant ses deux orbes paniqués vers le chasseur, l'arme dégainée. Un nerveux, comme si il avait besoin de ça...

" T'es Jake !?
- ... Oui.
- Balance ça ! "
Jake délaisse sa lame sur le sol avant de se relever lentement.
- C'est bon. Assis-toi. " que lui intime le nerveux en pointant plusieurs fois du bout de son arme la chaise de l'autre coté de la petite table ronde face à lui. On dirait les premiers signe d'un manque d'Omega...

" Alors. Pourquoi t'es là ? Tu veux quoi ? Hein ? Shit, Coke, Héro', O'... à moins que t'aies d'autres envies. Des gonzesses ? Ça aussi, j'en ai en réserve mais c'est pas le même prix. Alors, tu veux quoi ?
- La boîte à musique. "

Le nerveux se crispe sur sa chaise en sifflant un rire mauvais.

" J'ai l'air d'un bouffon ou quoi ? Pourquoi j'aurais une boîte à musique ?  
- Hm... pas de boîte à musique, donc...
- ...ouais, bon, ça va, ça va... j'vais te dire où elle est... " le trafiquant lui fait signe de s'approcher, en baissant la tête vers la table, comme pour lui murmurer un secret. Jake l'imite en avançant sa tête vers la sienne, reniflant malgré lui les effluves des dents pourries du nerveux " Tu vas faire 2 kilomètres au nord et passer les portes du toys'r'us, là, tu la trouveras ta boîte à musique. "

Et il se met à ricaner, comme une hyène hystérique. Jake étire un sourire las avant d'empoigner la tignasse grasse entre ses doigts et de percuter la gueule du trafiquant sur la table à trois reprises avant d'immobiliser son regard devant le sien, les yeux légèrement plissé d'une lueur malsaine.

" Avec tout l'rouge, t'as un peu plus l'air d'un bouffon...
- J'AI PAS DE BOÎTE À MUSIQUE J'LE JURE ! J'LE JURE PUTAIN FUCK SHIIIITTT... " qu'il crache entre deux giclées de sang entre ses dents pétées.
- ... alors tu m'sers à rien. "

Jake se redresse sans relâcher le nerveux. Le corps du trafiquant passe par la porte et roule sur le balcon. Il jure, gueule, supplie... avant que le chasseur ne l'attrape de nouveau, insensible aux sortilèges qui l'attaquent, absorbés par le sorbier qu'il porte sur lui. Il le balance ventre à terre, lui plaquant la gueule contre le bois, ses dents appuyées contre l'unique marche du balcon. Jake lève le talon de sa botte et percute violemment le crâne du nerveux. Et les dents craquent. Un deuxième coup de pied. Crick-crouk-crack. Jake s'agenouille près de la carcasse pour lui faire les poches. Des armes, de la dope, ça, il en a... Mais aucune trace de cette foutue boîte à musique. Le chasseur soupire, s'aventurant de nouveau à l'intérieur. Malgré ses sens aiguisés, il ne trouve rien dans le shack, ni dans les supposées cachettes secrètes. FUCK. Forcément, il a gardé un indice quelque part... Jake retourne près du cadavre en sentant la colère lui faire bouillir l'intérieur des tripes.

" FUCK ! " son pied part malgré lui, vient s'abattre dans les cotes de la carcasse qui n'en a plus rien à foutre d'être malmenée.

Sans grande considération, le chasseur commence à déshabiller le trafiquant, cherchant une poche dissimulée, une couture de trop. Jusqu'à ce qu'il arrive aux bottes. Une subtilité. Et pourtant... Jake garde la botte de droite dans sa main puis dégaine son poignard. Lentement, il vient décoller la semelle, dévoilant une clé antique planquée dans le caoutchouc. L'air malsain, il fait tourner la clé entre ses doigts, relâchant la dépouille. Bon. C'était peut-être pas une boîte à musique, mais c'était au moins l'indice qu'il cherchait.

Le chasseur enjambe la barque puis la détache du quai avant d'utiliser la rame pour prendre le large. Il navigue un moment, ramant lentement vers une destination encore inconnue. En réalité, il ne savait pas trop ce qu'il cherchait. Refaire le chemin du trafiquant en sens inverse lui donnerait peut-être un indice sur l'emplacement de la boîte à musique. Quelques minutes plus tard, le chasseur bifurque vers le rivage, sur une plage sauvage où la nature a repris ses droits depuis longtemps. Pourtant, des marques dans le sable laissent sous-entendre à une activité récente. Des traces de pas, même la marque laissée par une coque dans le sable. Jake se pose, foule le sol et avance à nouveau à l'aveuglette. Les sourcils froncés, il attend... que quelque chose se passe, qu'un nouvel indice le percute de plein fouet. Bientôt, une paroi rocheuse se dresse, comme une large colline qui l'obligera à faire le tour si il veut la franchir. Il observe un moment autour de lui avant de prendre à sa droite, là où un chemin semble avoir été dissimulé à travers la végétation dense. Quelque chose se cache sur les rochers, derrière ce mur végétal. Jake se faufile puis descend sur un petit chemin de pierre qui le conduit à une porte très ancienne. Une planque, peut-être. D'anciens mercenaires. Mais la porte n'est en rien banale, plusieurs symboles sont gravés sur la pierre autour comme un langage codé qu'il ne déchiffre pas au premier coup d'oeil. Des runes... Un verrou semble attendre patiemment d'être pénétré par une clé. Ce qu'il ne tarde pas à faire. Clic. Clicclic. Clicliclicliclic. " FUCK ! "

Rien. La clé s'emboîte parfaitement mais le mécanisme est rouillée et refuse d'obtempérer. Impossible de déterminer où se trouvent les contours de cette foutue porte. Un sort de protection, sans doute. ...   ....  Jake se braque alors en arrachant son épée de son fourreau, écrasant le corps de l'intrus entre le sien et la paroi de pierre, la lame bien positionnée sur la gorge tendre. Les dents serrées et le regard dément.

Jake se savait suivit depuis un moment. Mais il imaginait pas que son poursuivant était assez con pour tenter de s'en prendre à lui. Le chasseur met quelques secondes avant de réaliser que l'intrus est en réalité pourvu d'un vagin et d'une mine assez confuse. À croire qu'il essayait d'assassiner une cueilleuse de fraises innocente qui 'passait par là'. Comme par hasard... Alors pourquoi m'avoir suivit comme une hypocrite si tu cherchais juste la route la plus rapide pour Tombouctou ? Parce que personne d'honnête ne se trouve dans ce coin de forêt paumé à cette heure de la nuit. Encore moins une donzelle avec cette gueule et ces grands yeux de chevreuil qui voit la lumière des phares braqués sur lui... Une donzelle qui empeste la magie.

" Tu vas mourir. Sauf si tu m'ouvres la porte. " qu'il articule calmement dans une menace qu'il n'hésitera pas à exécuter si elle ose jouer avec le mince fil de sa patience déjà effrité.

Au moins ça a le mérite d'être clair.




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MessageSujet: Re: Catacombs Ven 4 Nov - 21:15



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Trois coups sourds résonnèrent, rompant effrontément le silence qui pesait sur Forest River Park. Arrachée à sa contemplation de la voûte céleste, la sorcière porta instinctivement son regard vers la source du bruit, d’où une faible lueur ambrée perçait subtilement l’obstruant feuillage du chêne sur lequel elle était juchée.

- J'AI PAS DE BOÎTE À MUSIQUE J'LE JURE ! J'LE JURE PUTAIN FUCK SHIIIITTT...

Soline s’étira un peu sur sa branche, plissant les yeux dans une tentative d’observation qui s’avéra infructueuse, la pénombre couplée à la muraille végétale qui se dressait devant elle l’empêchant de percevoir quoique ce soit depuis cet emplacement inopportun. Elle n’hésita qu’une seconde avant de succomber à la curiosité, se décidant aussitôt à descendre de son perchoir pour s’élancer promptement vers la source des hurlements belliqueux – comme le ferait, naturellement, toute personne saine d’esprit.

Elle s’immobilisa toutefois brusquement à peine parvenue à la lisière du boisé longeant le marécage, freinée dans sa course par la vue d’un corps propulsé au-travers de la porte d’une cahute érigée au cœur de cet étang putride. Demeurant sur la berge, Soline s’accroupit afin de dissimuler sa silhouette derrière un amas de roseaux, sans cependant perdre de vue la modeste demeure de laquelle s’extirpa bientôt un second individu, celui-là bien stable sur ses pieds. Il suffit d’un bref instant à celui-ci pour régler son compte au premier, se montrant aussi insensible aux sortilèges qu’aux supplications lancées par celui dont la dentition éclata bientôt tel du maïs soufflé contre la plate-forme de bois usée. Le crâne du malmené se vit mollement pulvérisé sous la botte de l’impassible bourreau, la sorcière fronçant les sourcils, moins dérangée par ce à quoi elle venait d’assister que par ce que cela laissait présager quant à la nature de l’individu qui, nonchalamment, s’avérait à fouiller le cadavre jonchant à ses pieds.

Could it be that you are…? Un chasseur. Uh oh.
Soline porta une main à son épaule droite, caressant distraitement la cicatrice dissimulée sous le tissu de son gilet en reculant d’un pas, s’apprêtant à rebrousser chemin quand elle le vit extirper une clé de la semelle de sa victime, l’imprudente interrompant son geste dans un regain de curiosité. Elle s’abaissa un peu plus en voyant le chasseur monter à bord d’une barque amarrée au quai pour venir dans sa direction, le laissant s’éloigner vers le large avant d’oser se redresser.

Elle demeura ainsi immobile quelques instants, portant un regard hésitant vers la carcasse du sorcier… avant de faire ce qu’aurait fait, naturellement, toute personne saine d’esprit, se lançant à la poursuite de celui qu’elle venait de voir arracher la vie à l’un de ses semblables comme l’on arrache un hochet à un nouveau-né.

---

Cela devait faire un peu plus d’une heure que la sorcière s’adonnait à l’improbable en pistant l’homme qu’elle aurait dû fuir comme un prédateur naturel, suivant sa trace en gardant néanmoins ses distances depuis la berge, le laissant patiemment la guider vers la fameuse boîte à musique dont l’altercation à laquelle elle avait assisté l’amenait à douter de sa banalité, et qu’elle soupçonnait être celle dont Alistair lui avait fait mention, par le passé; un artéfact depuis longtemps disparu de la circulation, dont les propriétés magiques était tant redoutées que convoitées au sein de sa confrérie.  

Le chasseur s’enfonça finalement dans un étroit sentier bordé d’une végétation trop abondante pour qu’il ne soit possible à Soline de s’y mouvoir silencieusement, celle-ci laissant son prédécesseur prendre un peu d’avance avant de se résigner à s’extirper des herbes hautes. Effleurant discrètement le chemin pavé de ses pieds nus, elle entreprit de longer la paroi de pierre dont la dérivée devrait empêcher l’homme de l’apercevoir, la sorcière suivant ce dernier en n’ayant comme seul repère l’écho de ses pas contre le sol terreux. Elle le sentit bientôt arrêter net sa progression, la jeune fille s’immobilisant pour se fondre un peu plus dans la structure rocailleuse, prêtant une oreille attentive au cliquetis caractéristique d’une clé forcée dans une serrure peu coopérative.  

" FUCK! "

La sorcière plissa les yeux, intriguée, succombant une fois de plus à sa curiosité maladive pour s’étirer faiblement afin de se donner un meilleur angle d’observation… une imprudence qu’elle eut tôt fait de regretter, puisqu’une main l’empoigna soudain pour venir la plaquer fermement contre la paroi glaciale, Soline se retrouvant prise au piège entre un mur de pierre et une armoire à glace qui ne lui laissa pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait avant de braquer une lame sous sa gorge, freinant ipso facto tout élan réfractaire.

Envoyant vers son assaillant deux grands yeux perplexe, elle prit quelques secondes pour assimiler le fait que sa tête était étonnamment toujours rattachée au reste de son corps, dévisageant Jake tandis qu’il prenait la parole d’une voix placide, beaucoup trop calme pour que ce n’en fut pas inquiétant.

" Tu vas mourir. Sauf si tu m'ouvres la porte. "

La sorcière déglutit difficilement, sentant le rythme de sa respiration s’accélérer légèrement tandis qu'elle se remémorait bien malgré elle la dernière fois qu’elle s’était retrouvée à une telle proximité de l’un des siens, épisode dont le souvenir ne contribuait en rien à la conforter dans ses chances de survie. Doutant fortement qu’elle ait le temps de se soustraire à l'emprise du chasseur avant que sa lame n’entaille sa chair, l’impuissante se contenta d'inspirer prudemment pour tenter de regagner un semblant de calme, invitant maladroitement le tranchant de l’arme à venir taquiner un peu plus sa gorge tendue.

« Je préfèrerais ne pas mourir, monsieur. Mais… hésita-t-elle, se mordillant nerveusement la lèvre. C’est que je ne suis pas tout-à-fait certaine de pouvoir vous ouvrir cette porte non plus, monsieur. Enfin, je… »

Les iris de la sorcière soutinrent un instant le regard du chasseur avant que ses paupières ne s’abaissent finalement. Soline laissa l’une de ses mains glisser lentement le long de la paroi rocailleuse, arrêtant son geste au moment où celle-ci rencontra la clé qui dormait toujours dans la serrure derrière elle. Elle s’efforça de détacher son attention de son tourmenteur afin de concentrer celle-ci sur l’objet duquel elle sentait émaner une curieuse énergie, ses sourcils de fronçant au bout d’un moment au-dessus de ses paupières toujours closes. Nul doute que le chasseur ne soit pas parvenu à faire céder la serrure, puisque cette porte avait été scellée par un sortilège de protection dont la clé qui servait à le rompre avait été désactivée par la mort de son porteur, rendant celle-ci désuète… ou du moins, jusqu’à ce qu’un autre sorcier ne décide de s’y lier par une incantation qui ferait de lui la seule personne capable d’ouvrir la porte scellée.

Elle ne se donna cependant pas la peine d’expliciter ce constat, un peu distraite par l’imminence de la menace qui pesait – littéralement – sur sa gorge, Soline relevant simplement les yeux vers Jake, réfléchissant tout haut.

« Hm. En vérité, je le pourrais sans doute. Seulement… cela impliquerait que je devienne votre clé, et vu ce que vous avez fait subir à la précédente, je dois vous avouer éprouver quelques réserves… vous comprenez? » qu’elle laisse tomber, sans malice, seulement un peu trop honnête pour son propre bien.

Ses prunelles s’abaissent un instant sur la lame qui chatouille encore son derme satiné, les lèvres de la sorcière se retroussant alors dans une moue embêtée. Elle reprit presqu’aussitôt, sans donner au chasseur le temps de mettre sa menace à exécution, ne réalisant manifestement pas que la perplexité que devait engendrer chez lui le ridicule de son hésitation était sans doute tout ce qui la maintenait en vie, en cet instant.

« Enfin bon, c’est vrai que d’un autre côté… »

Elle n’acheva pas sa phrase, gardant égoïstement la suite de sa réflexion pour elle-même, le fond de celle-ci étant – de toute façon – assurément loin de représenter une énigme pour Jake, qui devait se dire qu’il était à peu près temps qu’elle réalise que de lui refuser son aide n’était pas vraiment une option. Laissant tomber un « Mmh. » résigné, elle poursuivit bientôt, sa voix portée par une singulière naïveté.

« Mais si j’accepte d’être votre clé, il faudra promettre de ne pas me briser, monsieur. Je ne suis pas vraiment autorisée à vous laisser m’infliger ce que vous avez fait subir à votre ami de tout-à-l’heure, et je préfèrerais ne pas être obligée à engager un combat contre vous, alors… »

Doucement, Soline posa une main audacieuse contre le poignet du chasseur, exerçant une légère pression sur celui-ci afin de signifier à Jake qu’elle n’attendait plus qu’il la libère, prête à coopérer - à la condition, toutefois, qu’il consente à s’abstenir de faire du pop-corn avec sa mâchoire.

« Marché conclu? »

Elle ponctua son questionnement d’un sourire ingénu bien qu'un peu crispé, sous son incertitude se dissimulant une subtile parcelle d'enthousiasme – ce qu’éprouverait, naturellement, toute personne saine d’esprit à l’idée de se lancer en quête d’un artefact au pouvoir potentiellement ravageur en compagnie d’un parfait inconnu, dont les premiers mots furent porteurs d’une menace funeste. Mais pour qu'une aventure aussi improbable puisse avoir lieu, encore fallait-il que son oppresseur renonce à mettre ladite menace à exécution...

So, what will it be, Mr. Huntsman?
Will you surprise me, or will you do percisely what they always told me to expect from your kind? Are you gonna let me help you, or is your urge to kill too voracious for you to spare my life?

I got to say, Mr. Huntsman...
I'd rather be surprised.


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In her heart there's a hole; there's a black mark on her soul. She got blood cold as ice and a heart made of stone. Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns.


Dernière édition par Soline Avery le Lun 9 Jan - 17:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Catacombs Sam 7 Jan - 17:12



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Ses prunelles sombres se plissent mauvaisement, s'incrustant dans les siennes qui cherchaient indéniablement à conserver un minimum de contenance. Ses lèvres roses bougent pour annoncer au chasseur un très mauvais début de réponse parce que si la sorcière s'avère inutile, le problème serait vite réglé. Qu'elle soit l'amie du nerveux, son ex poche à sperme, son associée ou une simple cueilleuse de fraises random... il en avait vraiment rien à chier, du moment que les nuisibles soient éliminés. Jake plisse les yeux en la regardant bouger, guettant le moindre de ses mouvements un temps soit peu agressif. Elle semble vérifier l'étendu des dégâts avant de lui répondre.

" Hm. En vérité, je le pourrais sans doute. Seulement… cela impliquerait que je devienne votre clé, et vu ce que vous avez fait subir à la précédente, je dois vous avouer éprouver quelques réserves… vous comprenez ?
- Vois ça comme un sursis dans c'cas... "

Ses fentes la dévisagent toujours lorsqu'elle semble engluée dans une introspection complètement ridicule, comme si les choix se multipliaient. J'croyais que j'avais été assez clair... Alors qu'il allait s'impatienter, elle met enfin un terme à ses divagations internes avec ce qui pourrait s'apparenter à un éclair de lucidité.

" Mais si j’accepte d’être votre clé, il faudra promettre de ne pas me briser, monsieur. Je ne suis pas vraiment autorisée à vous laisser m’infliger ce que vous avez fait subir à votre ami de tout-à-l’heure, et je préfèrerais ne pas être obligée à engager un combat contre vous, alors… "

Jake ne bronche pas, semblable à une statue durcie au fil des décennies, une statue qui fort heureusement n'a pas de système de défense à rayon laser incrusté dans le fond des yeux. Il reste quelques secondes à faire glisser la lame de son agacement sur la fine barrière de son impatience malmenée. Soit c'est une conne. Soit elle a un truc pas net. Dans les deux cas, il faut qu'elle crève au final. Marché conclu ?

" J'te promets rien. Mais tant que tu seras utile et que tu fais rien d'con, j'te garderai. "

Parce que j'ai aucune idée de c'qui se trouve derrière et que j'te connais pas assez pour te promettre qui t'arriveras rien indépendamment d'moi et qu'accessoirement j'en ai rien à foutre de ton existence si j'ai la boîte à musique entre mes mains.

" Ouvres la porte. "

Sans discuter, cette fois, sans dilemme de conscience cette fois parce que j'ai pas toute la fuckin' nuit.

Il la relâche en la repoussant vers la porte, comme un incitatif à accepter l'offre sans rechigner et à s'grouiller l'cul. Jake reste à distance pour la laisser faire ses pitreries de poudre de perlimpinpin. Il jette un regard scrutateur par dessus son épaule, toujours aux aguets, n'ayant pas détecter d'autres présences à part la sienne à sa suite. Le sourcil froncé, il rapporte son attention sur la donzelle, la dévisageant subtilement. Il ne lui faisait pas confiance et malgré ses connaissances limitées en magie, elle pourrait bien faire n'importe quel rituel bidon qu'il n'y verrait que du feu. Seul le résultat comptait au final. Visiblement, devenir une clé n'était peut-être pas aussi aisé qu'elle l'aurait espéré, ce qui a tôt fait de tirer un soupir agacé des lèvres fermées du chasseur qui commence à avoir les nerfs à vif. Et puis, au moment où il ouvre la bouche pour articuler, quelque chose se passe. Des symboles lumineux se dessinent autour de la porte, puis sur la main de la donzelle. Un déclic... un grincement... la porte s'ouvre sur ses gonds. Jake soupire longuement de ce qui pourrait s'apparenter à un soulagement. Qui sait.

" Entre. " ordonne le chasseur en s'avançant derrière elle. Non pas pour la sacrifier comme du gibier si quelque chose leur sautait au cou mais plutôt parce qu'il ne tient pas à lui courir après à travers la forêt si l'idée stupide de s'enfuir lui prenait. Il a pas trop le temps pour une partie de chasse à la donzelle.

Derrière la porte, un tunnel se dessine, creusé dans la pierre de la colline. Une vieille lampe à l'huile est accrochée au mur, mais le chasseur l'ignore. Ses pupilles se sont déjà muées pour adapter sa vision à ces ténèbres persistants. Il n'y pas de choix qui s'impose à part celui de continuer tout droit, c'est donc ce qu'il fait, le pas assuré mais prudent. Aussi, il se complait au silence pour mieux percevoir les sons qui trahiraient la présence d'un mécanisme de sécurité ou d'une entité quelle qu'elle soit. Si elle ouvre la bouche, il tire un doigt devant ses lèvres pour l'intimer au silence.

Quelques minutes de marche les conduisent jusqu'à une cavité étonnamment spacieuse éclairée par la lumière des chandelles qui brulent dangereusement. Une grotte aménagée pour les besoins saugrenus de son propriétaire. Un lit de fortune, une table avec des restes de nourriture, trahissant une visite récente. Environ une dizaine d'heures, selon l'odeur de la bouffe avariée et de la cire fondue. Des étagères, contenant des livres et divers objets dont certains lui sont inconnus s'alignent. Une table, des fioles, du matériel visiblement utilisé à des fins alchimiques. Transmutation, peut-être. Tu chercher à ouvrir quelque chose peut-être... comme... une boîte à musique ?Des ingrédients sont épars sur la table de travail. Le laboratoire est désordonné, comme si on avait fouillé pour chercher quelque chose de précis. Jake s'approche, zieute sans rien toucher. Nerveux cherchait peut-être quelque chose dans les affaires de son maitre. Parce qu'il était un sbire, c'était évident avec sa tête de con, il ne pouvait pas conduire des expériences aussi poussées avec son instabilité et son imprévisibilité stupide. Alors, vous foutiez quoi ici... du sniff'... des filtres d'amour... ou vous cherchez comment faire marcher un vieux truc...

Jake ouvre des livres de notes au hasard, suivant les premières lignes pour tenter d'en déchiffrer un indice. Quelque chose qui parlerait de l'artefact qu'il recherche. Il ne trouve pas grand chose de concluant jusqu'à ce qu'il déniche un croquis dessiné vaguement à la main. Il tire le bout de parchemin devant lui. C'est donc à ça qu'elle ressemble, la fameuse boîte à musique. Une petite chose octogonale en argent, un farfadet qui danse gravé grossièrement sur le dessus. Un mécanisme pour la remonter semble située à l'arrière. Une note... système enrayé. Hm.

Un bruit sourd retentit derrière lui, Jake se retourne vivent en dévisageant une partie du mur qui se détache de la paroi rocheuse en grinçant. Ses pupilles vacillent entre cette entrée secrète qui s'ouvre et la sorcière qui a visiblement touché à un truc qu'elle devait pas. Si il résiste à la tentation de lui gueuler de ne plus toucher à rien, c'est bien parce que ce passage est probablement un indice plus pertinent que celui qu'il vient de dénicher. Alors il se contente d'étirer un regard noir sur elle en s'avançant vers la nouvelle entrée, jetant un œil autour avant de s'y engouffrer.

Cette nouvelle grande pièce secrète ressemble à une réserve. Jake s'avance à travers les tonneaux et caisses d'ingrédients entreposés. Il fraye son chemin jusqu'à ce qu'il perçoive entre deux colonnes de caisses quelque chose au fond qui attire indéniablement son attention. Elle est là, la boîte à musique, déposée sur un piédestal avec presque une pancarte lumineuse et des flèches qui pointent sur elle en hurlant je suis là, vient m'chercher. Hm. C'est presque trop beau pour être vrai. Quoiqu'il en soit, le chasseur est trop costaud pour se faufiler dans l'espace restreint pour l'atteindre... Bouger toutes les caisses va lui demander un certain temps vu leur pesanteur.

Qu'importe, il s'affaire, posant les mains sur la première caisse.



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MessageSujet: Re: Catacombs Dim 29 Jan - 7:55



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L’acier glacial abdiqua enfin de son étreinte sur la gorge fiévreuse, la sorcière laissant tomber un soupir qui se vit cependant promptement avorté, un hoquettement succinct s’arrachant à ces lèvres que la surprise vint inciser au moment où le chasseur la repoussa vers la porte verrouillée. L’œil prudent, elle le suivit du regard tandis qu’il s’écartait pour la laisser s’exécuter, un reliquat d’appréhension taquinant toujours ses entrailles – car s’il se refusait à assurer qu’aucun mal ne lui serait fait, elle ne pouvait qu’envisager que la hargne qu’il résorbait avec une peine non dissimulée s’abattrait sur elle sitôt qu’il aurait obtenu ce pour quoi il requérait sa collaboration.

'Cuz that’s what you hunters do, right?
Killing people of my kind whenever you get the opportunity to do so…
So tell me, Mr. Huntsman, what exactly will happen to me when I’ll no longer be of any use to you?


Méfiante bien qu’intrinsèquement pressée par l’impatience manifeste de son tourmenteur, Soline reporta bientôt son attention vers la paroi rocailleuse, l’une de ses mains partant à la rencontre de celle-ci pour que ses doigts viennent effleurer les runes qui, gravées dans la pierre, ornaient l’imposante arcade. Elle laissa ses prunelles détailler distraitement les inscriptions tandis que son esprit vagabondait vers d’autres préoccupations, la sorcière ne s’inquiétant pas tant de sa capacité à ouvrir cette porte que de ce à quoi elle s’exposait si elle consentait à le faire – puisque pour ne rien laisser à l’implicite, l’idée d’aller s’enfermer à l’intérieur de cette montagne avec un chasseur visiblement plus disposé à lui trancher la gorge qu’à lui laisser la vie sauve ne l’enchantait pas des masses.

Ses paupières s’abaissèrent pourtant vers la clé qui reposait dans la serrure, Soline s’en emparant précautionneusement avant de s’écarter de quelques pas, cherchant à mettre un peu de distance entre elle-même et celui dont elle pressentait encore l’œil inquisiteur par-dessus son épaule. Feignant de se mettre à la tâche, elle s’accroupit et fit mine de gribouiller quelque chose sur le sol, faisant dos au chasseur tandis que son regard parcourait furtivement la végétation ambiante. La forêt avait toujours été son domaine, la nature son alliée, celle avec laquelle elle avait grandie et s’était développée, et s’il n’existait pas un endroit où elle se sentait plus en contrôle et en sécurité, pour une raison qui lui échappait encore, la sorcière ne parvenait à se convaincre que sa maîtrise élémentaire suffirait cette fois à la tirer d’affaire. Peut-être était-ce que l’exécution du Nerveux avait ravivé en elle de vieux souvenirs enfouis pour de bonnes raisons, ou bien que la vivacité et l’aisance avec lesquelles le chasseur l’avait maîtrisée lui laissait présager qu’il était largement plus compétent que les adversaires auxquels elle avait l’habitude d’être confrontée, mais quoiqu’il en fût, une conviction demeurait : celle que dans l’état actuel des choses, l’incertitude était un luxe qu’elle ne pouvait s’autoriser – 'cuz Mr. Alistair surely won’t be pleased if I let myself be killed by one of those damned hunters instead of fulfilling the duty he assigned me by the side of Mr. Nathaniel.

Soline laissa ses mains se perdre dans sa chevelure, celles-ci interrompant leur progression au niveau de sa nuque pour venir s’y reposer quelques secondes tandis qu’elle levait les yeux au ciel, un soupir s’arrachant finalement à ses lèvres qu'un sourire résigné vint étirer.

Alright, Mr. Huntsman; I'll become your key.
Who knows, this might even be funny... if you could just prevent yourself from planning to kill me anyway, maybe.


Estompant flegmatiquement le non-sens qu’elle avait barbouillé sur le sol, la sorcière se saisit de l’artefact qu’elle avait momentanément délaissé, esquissant un cercle de quelques centimètres de diamètre au côté duquel elle vint le déposer en veillant à ce qu’une partie de la clé soit en contact avec le tracé. Reportant son attention vers les runes qui cernaient la grande porte, elle s’affaira à retranscrire celles-ci tout autour de la circonférence qu’elle venait d’illustrer, s’appliquant à reproduire la séquence telle qu’elle était représentée sur la paroi rocheuse. Elle s’éloigna ensuite de quelques pas, allant cueillir brindilles et longues herbes avant de reprendre sa position initiale, les fixant les unes aux autres jusqu’à l’obtention d’un petit fétiche triangulaire qu’elle maintint à deux mains devant elle. Fermant un instant les yeux pour faire fi de toute distraction, elle emprisonna une fraction de son essence magique à l’intérieur du petit objet, posant ensuite le catalyseur contre la face opposée du cercle avant de porter machinalement une main à ses lèvres. Ses dents s’insérèrent alors sèchement dans sa chair au niveau de l’arcade séparant le pouce et l’index, suffisamment fort pour venir perforer la veine métacarpienne de laquelle s’échappa bientôt un délicat filet vermeil. Laissant son sang s’écouler latéralement au-dessus du cercle, elle créa un lien entre l’objet infusé de son empreinte magique et l’artefact avec lequel elle devrait la faire fusionner, posant une main au cœur de cet assemblage abstrait avant de réciter, à voix basse, l’incantation par laquelle le sortilège serait scellé.

« Vires socius, lunctus magicae. »

Sans un mot de plus, elle se saisit de la clé et revint vers la serrure, l'y enfonçant avant qu'un vrombissement sourd retentisse. D’une lueur opaline, les runes ornant l’imposante arcade s'illuminèrent, le tracé lumineux s’étendant à l’artefact puis à la main de la sorcière, qui vit un symbole se dessiner sur le revers de celle-ci; un losange cerné d’un triangle et qu’une barre verticale traversait en son centre, la brunette le détaillant distraitement tandis que le chasseur s’avançait déjà vers elle et la porte qui, dans un grincement, s’ouvrit d’elle-même.

" Entre. "

La requête – s’il en était une – tomba tel un couperet, suffisamment tranchante pour conforter l’obligée dans son intention de s’y plier, Soline envoyant un dernier regard vers la végétation tentatrice avant de s’engouffrer dans l’ouverture. Le tandem n’eut cependant que le temps de faire quelques pas avant qu’un nouveau grincement ne retentisse, l’imposante porte se refermant derrière eux pour les plonger dans une pénombre que seule la leur vacillante d’une lampe à l’huile venait altérer. La jeune fille leva aussitôt les mains devant elle, présentant ses paumes à Jake dans un geste déresponsabilisé, s’apprêtant à se défendre des accusations qu’il ne lui avait pas encore porté quand elle le vit plaquer un doigt contre ses lèvres, lui intimant de garder les siennes scellées. Opinant silencieusement, elle pivota sur ses talons et reprit docilement sa progression, se repérant au moyen des infimes vibrations qu’engendrait chacun de ses pas et dont son affinité avec l’élément Terre lui permettait de percevoir la résonnance sur les parois de pierre.

Ils parvinrent bientôt à une grande pièce dont l’aménagement lui donnait des airs de laboratoire, la sorcière laissant l’homme s’y aventurer en demeurant en retrait dans un coin plus ombragé, cherchant à éviter de s’approcher trop près des bougies dont la vivacité des flammes suffisait à éclairer les étagères près desquelles le chasseur s’affairait à farfouiller. Longeant un bureau du bout des doigts, elle détailla distraitement les objets qui y étaient disposés, ses iris s’accrochant à une petite boîte dans laquelle reposaient quelques seringues dont la solution qu’elles renfermaient arborait une teinte carmine. Relevant les yeux vers Jake, elle vérifia que son attention était ailleurs avant d’étirer une main pour se saisir de l’une d’entre-elles, s’empressant de la dissimuler à l’intérieur de sa manche – Just in case. – en effleurant par mégarde un bout de parchemin dont l’équilibre fragile qui le maintenait en suspension au coin de la table céda soudain. Le suivant du regard tandis qu’il virevoltait nonchalamment vers le sol, elle s’étonna de le voir arrêter sa course non pas contre le mur de pierre mais bien sous celui-ci, constat qui ne manqua pas de lui arracher un froncement de sourcils. La sorcière s’accroupit alors, faisant glisser la feuille le long de l’étroite ouverture sous laquelle elle s’était partiellement engouffrée pour en délimiter les frontières, se redressant en suivant la jonction du bout des doigts jusqu’à ce son regard ne s’arrête sur un minuscule symbole taillé dans la pierre – le même que celui qui, doucement, recommença à s’illuminer d’une pâle lueur sur le revers de sa main…

Elle n’eut qu’à apposer sa paume sur celui-ci pour qu’un nouveau passage ne s’ouvre, Soline renvoyant un regard pétillant d’enthousiasme à Jake avant de disparaître dans l’étroit couloir qui les mena à un entrepôt. Les prunelles de la sorcière s’accrochèrent à celles du chasseur au moment où celui-ci sembla repérer quelque chose au-travers de l’amoncellement de coffres dans lequel il s’était embourbé, suivant son regard jusqu’à apercevoir l’objet sur lequel il s’était arrêté.

That’s it? It’s this little box everyone’s after?
… Mmh. Well, this will have been way easier than expected – a bit disappointing too, I guess.


Voyant Jake s’affairer à déplacer les caisses qui lui barraient la route, elle hésita une seconde puis s’avança dans sa direction, levant une main qu’elle tendit vers son épaule, entreprenant de l’y poser pour attirer son attention. Elle interrompit toutefois son geste au dernier instant, songeant qu’au vu du tempérament du chasseur, cette main pourrait bien se voir subitement détachée du reste de son corps s’il s’avérait qu’elle ait le malheur de le surprendre. Se ravisant par précaution, elle opta finalement pour un discret raclement de gorge, étirant un sourire maladroit au moment où le regard sombre de l’homme revint se braquer sur elle.

« 'Permettez, monsieur... »

Sans réellement attendre son accord, elle vint se poster entre lui et les caisses, faisant face à l’étroit passage donnant sur la boîte à musique. Recourir à sa maîtrise de la terre pour faire se mouvoir celle sur laquelle reposaient les boîtes et ainsi les forcer à s’écarter lui aurait sans doute rendue la tâche moins ardue que de devoir se frayer un chemin au travers de celles-ci, mais elle n’en fit rien, préférant éviter de dévoiler aussi aisément la nature de ses pouvoirs au chasseur – since there’s still a chance you intend to kill me right after we get out of here, the less you’ll know, the better it will be.

Sa silhouette étant néanmoins plus fine que celle de Jake, Soline pivota légèrement sur elle-même pour se placer de biais, s’insérant de justesse entre les deux colonnes de caisses pour s’y avancer, assumant que l’homme la retiendrait simplement s’il souhaitait l’en empêcher – but you know too well I won’t be able to escape in such a place even if I was foolish enough to try, am I right?

Elle déboucha bientôt sur un espace plus aéré, où se tenait le piédestal sur lequel l’artefact était juché. Zieutant les alentours, elle remarqua au pied de celui-ci une subtile tache dont la forme étirée laissait présager que quelque chose avait été trainé sur le sol, s’abaissant pour passer deux doigts sur la terre encore partiellement humide – Blood. Relevant les yeux pour suivre le tracé, son regard se porta vers le fond de la pièce où, malgré la pénombre obstruante qui l’empêchait de distinguer ce qu’il en était réellement, semblait se dessiner une autre cavité, celle-là toutefois fermée par un imposant grillage. Se soustrayant au champ de vision du chasseur, ignorant ses réprimandes ou autres vociférations s’il lui en adresse, la sorcière se désintéressa momentanément de la boîte à musique pour se diriger vers cet Imperceptible qui éveillait désormais sa curiosité.

C’est alors qu’elle n’était plus qu’à quelques pas de la grille qu’un bruissement la fit s’arrêter, semblable au tintement métallique de maillons qui s’entrechoquent lorsqu’une chaîne est remuée. Elle s’étira faiblement, plissant les yeux pour tenter de percevoir ce qui se terrait au creux de cet espace qui avait toutes les allures d’une geôle. Un grognement sourd retentit alors, discret et pourtant explicitement revêche, lui laissant deviner que quelle que soit la chose qui se tenait là-dedans, elle ne voulait manifestement pas être importunée – aussi n’insista-t-elle pas pour aller à l’encontre de cette volonté, songeant qu’elle en avait de toute façon déjà bien assez d’une bête sanguinaire à gérer.

Secouant la tête, elle reporta finalement son attention vers ce qui motivait initialement sa présence en cet endroit, revenant vers la petite boîte argentée pour tendre une main vers celle-ci. Ses doigts se rétractèrent cependant dans un geste hésitant, demeurant en suspension au-dessus de l’objet que la sorcière dévisagea quelques instants, sourcils froncés – Something’s not right. Elle n’aura su cibler quoi précisément, mais un élément faisait naître en elle l’inéluctable impression que quelque chose n’allait pas, que tout autour d’elle semblait trop avoir été calculé pour que ce ne fut pas le cas. Un espace dissimulé et difficile d’accès, une bestiole enfermée, des fers fixés à la paroi rocheuse un peu plus loin, un piédestal arborant des inscriptions qu’elle ne parvenait cette fois à déchiffrer, des traces de lutte et, au milieu de tout ce fatras, cette petite boîte qui, sagement, ne semblait qu’attendre qu’on s’en saisisse...

Les iris azurées de la sorcière glissèrent vers l’espace par lequel elle s’était précédemment faufilée, s’incrustant dans les sombres prunelles du chasseur dont la froideur suffit à lui rappeler qu’elle avait sans doute moins à craindre d’hypothétiques complications que ce qu’il serait capable de lui infliger si elle lui donnait des raisons de croire qu’elle n’entendait plus coopérer. S’autorisant un soupir, Soline prit une profonde inspiration, retenant son souffle tandis que sa main reprenait sa progression vers l’artefact pour venir à sa rencontre, puis… rien du tout. L’objet se laissa docilement soulever du socle sur lequel il avait été posé, l’incertaine prenant quelques secondes avant de se détendre, haussant finalement les épaules. Eh! Maybe it was realy that easy, after all.

Étirant un fin sourire, elle revint en trottinant vers les caisses d’ingrédients, s’insérant à nouveau entre celles-ci pour rejoindre le chasseur de l’autre côté. Faisant passer la boîte dans son autre main, préférant éviter de lui tendre celle derrière laquelle la seringue était toujours dissimulée, elle entreprit calmement de lui remettre l’objet qu’il aurait, de toute façon, été fort imprudent de tenter de lui dérober dans cet espace fermé.

Un mal aussi subit qu’il en fut fulgurant l’empêcha pourtant de s’exécuter, une douleur saisissante la parcourant comme une décharge au moment où la surface métallique entra en contact avec la fine plaie qu’elle s’était précédemment infligée, arrachant à la sorcière une plainte que la surprise l’empêcha de réprimer. Ses doigts s’enfoncèrent avec vigueur dans le bras du chasseur, Soline s’y agrippant par réflexe pour éviter de s’écrouler tandis que la boîte à musique, libérée de son emprise, s’échoua contre le sol pour aller rouler un peu plus loin, arrêtant sa course dans une rumeur aiguë; une note unique qui, comme la douleur qui s’était emparée de l’affligée, s’estompa mystérieusement aussi vite qu’elle s’était manifestée…

S’écartant vivement sitôt qu’elle eut repris ses moyens, la brunette n’eut que le temps d’envoyer un regard chargé de perplexité vers celui dont elle venait de broyer la chair avant qu’un rugissement – pas tout-à-fait animal, et pourtant certainement pas humain – ne retentisse derrière l’amoncellement de coffres et de tonneaux, forçant la sorcière à y ramener son attention – Uh oh...

Prêtant l’oreille pour vérifier que la bête ne s’était pas miraculeusement libérée de ses entraves, elle en revint bientôt à Jake, laissant tomber quelques mots d’une voix de laquelle tout engouement s’était soudain volatilisé.

« C’est enfermé. J’aimerais suggérer que nous partions avant que ce ne le soit plus, monsieur. »

Lui laissant le soin de récupérer l’artéfact, elle n’attendit pas de réponse et s’éloigna pour se diriger vers la porte qui, comme la précédente, s’était refermée sur leur passage, sa paume venant se poser contre le symbole tracé à son côté tandis que celui sur sa main s’illuminait faiblement… trop faiblement, la serrure refusant cette-fois d'obtempérer. What the…? Une nouvelle note sonna alors, un aboiement féroce lui faisant aussitôt écho pour arracher la jeune fille à ses réflexions, venant encore renforcer les appréhensions de celle qui redoutait de deviner la nature de ce qui l'avait exprimé - Dont' tell me this is...?

Un grondement se répercuta alors sur les parois de pierre, semblable au bruit d’une masse insolite se percutant à plusieurs reprises et à intervalle régulier sur une surface qui finit bientôt par céder, l’imposante grille retombant lourdement contre le sol en laissant inférer que ce qui était retenu derrière s’en était échappé. Délaissant la porte pour balayer les alentours d’un regard vif, Soline repéra une perche devant sans doute servir à atteindre les boîtes les plus en hauteur, s’en approchant promptement pour s’en saisir et rompre le bois d’un vigoureux coup de pied de sorte à en obtenir deux bâtons qu’elle se saurait plus apte à manier. Revenant vers la paroi de pierre pour protéger son angle-mort, elle adopta une position défensive et fit taire sa respiration afin de prêter attention aux bruissements trahissant les déplacements de la bête qui apparut bientôt au sommet de l’une des piles d’ingrédients; une créature quadrupède au squelette insolite, sans yeux et à la gueule difforme, dont la mâchoire béante retenue par des lambeaux de chair couplé à son corps lacéré et ses muscles à vif finissaient de conférer un aspect effroyablement repoussant.  

Celle-ci descendit prestement de son promontoire pour atterrir entre la sorcière et l’issue qu’elle n’avait curieusement su déverrouiller, le regard de cette dernière s’animant soudain d’une lueur combattive qu’on ne lui aurait pas soupçonnée quelques instants plus tôt. L'instinct piqué au vif, Soline ne prit qu’une seconde pour examiner son environnement avant de s’élancer vers la monstruosité qui la chargea à son tour, la sorcière bondissant au dernier instant sur l’une des caisses afin de se projeter agilement au-dessus de la bête, enfonçant sans hésiter l’une des tiges de bois au niveau de sa nuque que la pointe ébréchée pénétra sans difficulté. Courbant légèrement l’épaule, elle amortit sa chute d’une roulade avant de pivoter sur ses paumes, prenant appui sur l’une de ses jambes tandis qu’elle reportait déjà son attention vers la proie qu’elle venait d’empaler. Et si l’apparente précision du coup qu’elle venait de lui porter aurait dû lui être fatale, il n’en fut rien, les tissus et les muscles de la créature se régénérant à une vitesse étonnante pour éjecter le corps étranger, l’arme improvisée retombant bientôt mollement contre le sol sous l’œil dubitatif de la brunette qui suivi sa chute du regard, un sourcil arqué.

Elle n’eut cependant guère le temps de s’intéresser à cette capacité hors du commun, la bête faisant bientôt volte-face pour se ruer dans sa direction avec une célérité surprenante, Soline parant de justesse un premier coup à l’aide du second bâton avant que les griffes de l’abomination ne lacèrent le bras qu’elle eut tout juste le temps de porter devant son flanc pour le protéger, la propulsant avec une force qui n’avait – elle non-plus – rien d’habituel vers l’amoncellement de caisses contre lequel elle vint violemment se heurter. Légèrement sonnée, elle tâcha de se ressaisir, cherchant la bête du regard pour constater – non sans un certain soulagement – que le chasseur semblait s’être mêlé à la partie; peut-être bien encouragé par le fait que de laisser sa clé se faire tuer reviendrait malheureusement à faire une croix sur son ticket de sortie.

Il sembla pourtant que si son adresse lui permit d’asséner à la créature quelques coups bien portés, ceux-ci s’avérèrent tout aussi vains et éphémères que celui que la jeune fille était parvenue à lui infliger. Se redressant péniblement, la sorcière se mit en quête d’une alternative, songeant que s’ils ne pouvaient la blesser peut-être pourraient-ils, à tout le moins, trouver un moyen de la neutraliser. Ses prunelles se portèrent vers le plafond alors qu’une idée s’immisça dans son esprit, Soline ramenant presqu’aussitôt son attention au combat qui se déroulait sous ses yeux pour voir la créature être repoussée de quelques pas vers l’arrière suite au coup que lui porta son adversaire. Sans réfléchir plus longuement, la sorcière étira une main devant elle et déplaça précipitamment la terre sous les pieds du chasseur pour le forcer à s’écarter, ne prêtant aucune attention à la boîte à musique qui, en arrière-plan, subtilement, s’était remise à jouer. Elle étira immédiatement son bras dans les airs, refermant fermement sa poigne avant de l’abaisser d’un geste sec, une imposante parcelle de roc se détachant au même moment au-dessus de la créature pour venir s’écraser avec force et pesanteur sur elle, l’ensevelissant toute entière en se fracassant contre le sol.  

Prise d’un vertige, Soline tomba à genou, le souffle court comme si, pour une raison qu’elle ne parvenait encore à s’expliquer, cet exercice lui avait exigé beaucoup plus d’énergie qu’il aurait normalement dû lui en coûter. La mélodie cristalline s’interrompit à nouveau, faisant place à un silence de mort dans cette pièce qu’un nuage de poussière vint envahir. Relevant les yeux au moment où une silhouette lui sembla se dessiner au-travers de l’écran sablonneux, la sorcière aperçut à quelques mètres d’elle la seringue qui avait dû lui échapper lorsque la bête l’avait blessée, s’étirant promptement vers celle-ci avec l’intention de s’en emparer quand une botte vint s’y déposer pour l’en empêcher…

Well… that did not go as planned.
It could’ve been worse, though – at least it isn’t the beast’s paw.
… 'cuz it would’ve been worse if it had been the beast’s paw, right?


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MessageSujet: Re: Catacombs Mer 24 Mai - 5:51



CATACOMBS
feat. Solénématine
" ...voilà. 1000$ comme convenu. Vous aurez le reste lorsque vous m'aurez ramené la boîte à musique. "

La main du chasseur enfourne les billets dans la poche de son pantalon sans délaisser la donzelle du regard. Femme dans la fin trentaine, quelconque, les cheveux coupés carrés aux épaules, bruns. Fossettes dans les joues. Tâches de rousseurs. Rien de surnaturel. Derrière ses deux orbes verdoyants timides se cachait une drôle de lueur. De la mélancolie... de la tristesse... presque un sentiment de détresse. Ça vaut la peine de se foutre dans cet état pour une babiole qui chante des chansons... Really ?

"...et... elle est en or cette boîte ou... ? "

La donzelle ramène une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de serrer la tasse de café entre ses doigts, les avants-bras posés sur ses cuisses. Elle lance un drôle de regard au chasseur, signe qu'elle ne comprend pas trop où il veut en venir. De sa voix douce et hésitante, elle précise.

" Non... elle n'est pas si précieuse... c'est une boîte en métal argenté... elle a des arabesques de gravés tout autour... elle a un mécanisme à l'arrière que l'on doit remonter pour l'entendre jouer... pourquoi ?

- Hm. Et on l'a volé.
- ...o..oui. C'est une connaissance que j'ai invité à boire un café... Je ne l'ai pas vu faire... quand je m'en suis rendue compte, je lui ai demandé et elle m'a avoué l'avoir revendu à ce dealer dont je vous ai parlé... ce... ce lanceur de sortilèges...
- Hm... pour une boîte à musique sans valeur, elle en intéresse, du monde...
- ... euh... oui... possible c'est... étrange, oui. Mais ce qui m'importe c'est que vous la retrouviez. J'vous en supplie... c'est... sentimental... vous comprenez.

Hm. Non. J'comprends pas non. Vu l'appartement dans lequel est on coincés, vu comment t'es habillée... que t'aies 2000$ à claquer pour tuer un dealer et reprendre une stupide boîte-pète tympans à valeur... sentimental.

...well...


Le chasseur se redresse puis se dirige vers la sortie sans plus de cérémonies.

" Oh. Et n'oubliez pas... lorsque vous la trouverez... vérifier qu'elle fonctionne, s'il vous plait... c'est très important. "

...

Jake plisse les yeux, regardant le nécrophage se jeter sur la sorcière en tirant son épée. Elle avait l'apparence d'une goule, certes, mais l'absence d'yeux et de dents lui laissait sous-entendre qu'il s'agissait d'une autre forme de monstre. Une analyse silencieuse qui se mêlait au souvenir de sa discussion avec la cliente, lui donnant l'air d'immerger soudainement des limbes de ses propres introspections. L'argent sectionne habilement les chairs putréfiées vainement, même si la régénération des tissus se fait plus lentement, elle n'en demeure pas moins insensible à toute forme d'attaque directe. Une excellente raison de garder ce truc enfermé. Les griffes écorchent l'armure du chasseur, lui qui repousse la bête d'un coup avant de lui sectionner le nécrophage latéralement... les fluides qui dissolvent si bien les bouts de viande dans son estomac visqueux lui explosent sur la gueule. Jake profite de la courte accalmie pour trouver le moyen de ramener Gisèle dans sa cage. Mais le sol tangue sous ses pieds, soulevé par la magie de la sorcière. Adossé contre une piles de caisses, le chasseur dévisagea la donzelle qui avait visiblement pris des dispositions plus radicales pour retenir la créature qui se régénérait de nouveau.

...les yeux de Jake se plisse un moment, cherchant la source de cette douce mélodie du regard...

...mélodie qui s'interrompit aussitôt le roc arraché du plafond. Aussitôt les abracadabras terminés...

Qu'est-ce que c'est qu'cette magie d'fuck !?

Au moins, la bête avait fermé sa grande gueule qu'elle avait pas. Hm. Jake repousse violemment du pied cette petite seringue que la donzelle s'apprêtait à empoigner. Il écrase de sa semelle le petite tube de verre, jusqu'à le sentir se rompre sous son poids. Qu'importe ce qu'il y avait dedans, un poison, une toxine ou un médicament contre le sida ou la gonorrhée... la seule chose qui lui importait, c'était que ce truc ne lui finisse pas planté dans l’œil. Et c'était bien là l'intention de la chique molle effondrée au sol, à bout de forces.

" C'est toi qui l'a invoqué. "

Cette chimère... elle s'était pas échappé de la cage... mais de la fuckin' boîte à musique... Alors, volontairement ou pas... la créature était sous le contrôle de cette brasseuse de marmites. Il attrape la donzelle par l'arrière de ses vêtements, la repoussant dos au sol avant de la chevaucher pour l'immobiliser. Le poignet de la donzelle dans le creux de la main, il dévoile la marque magique qui brille, la même marque qui s'illumine sur la boîte à musique.

" ...c'est toi. Ta magie. Celle qui fait chanter cette saloperie d'boîte. ... Qui es-tu !? Qu'est-ce que tu foutais dans les bois ?! "

Lui mentir serait aussi stupide que de vouloir embrasser la chose qui feulait sous l'amas de roc. La chose qui trouverait tôt ou tard un moyen de sortir, ça, il en était persuadé. La boîte à musique devait agir comme un boulet chez les entités ou un canalisateur. Maintenant que la donzelle était lié à cette babiole, elle devait avoir le moyen de contrôler le monstre par ses pouvoirs. Du moins, c'est ce qu'il sous-entendait avec son peu d'expérience en matière de chimères. Ça expliquerait pourquoi le nécrophage se régénère et pourquoi la boîte se met à jouer chaque fois que la donzelle use de magie. Puisqu'elle prétend ne jamais avoir voulu de cette boîte et que pour une raison instinctive il la croit sur parole... quelqu'un ou quelque chose tenait à ce que le chasseur soit lié à la boîte. Sans doute pour le voir combattre le monstre jusqu'à ce que mort s'en suive.

* " Oh. Et n'oubliez pas... lorsque vous la trouverez... vérifier qu'elle fonctionne, s'il vous plait... c'est très important. " *

Jake souffle l'air violemment de ses poumons, furieux à l'idée d'avoir été pigé.

"... on s'en va. Déverrouilles cette fuckin' porte, on va voir quelqu'un. "

...tu voulais être ma clé, fine... maintenant accroches toi à ma ceinture et ferme la... surtout si tu veux te débarrasser de Gisèle autrement qu'en finissant dans sa chiasse matinale...




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MessageSujet: Re: Catacombs Jeu 21 Sep - 4:35



CATACOMBS
Feat. Pas-Mr. Jake

This was a bad idea.
La botte s’abaisse un peu plus sur la seringue, finissant par faire voler en éclat le petit tube de verre en même temps que l’espoir éphémère dont il s’était fait le porteur. A really, reaaally bad idea.

Le visage rivé vers le sol, Soline laissa ses prunelles contempler distraitement le verre morcelé et parsemé de l’écarlate qui s’en était libéré, ses doigts se refermant lentement sur eux-mêmes dans une gestuelle résignée tandis que la voix de l’homme venait rompre le silence, dangereusement placide.

"C'est toi qui l'a invoqué."

Les iris de la brunette s’arrachent soudain aux débris, glissant vers ceux du chasseur qui brillaient à nouveau d’une lueur singulièrement malsaine, une ébauche d’interrogation s’articulant sans pourtant voir le jour, avortée par le hoquettement succinct que la surprise arracha à celle dont le dos se vit bientôt forcé contre le sol.

Et l’Arme se fit violence, refreinant toute pulsion combattive alors que son assaillant entreprenait de l’immobiliser, ses paumes comme des étaux venus la soumettre dans une étreinte hostile; mais si les muscles se contractent, ils abdiquent aussitôt, la sorcière se laissant maîtriser sans poser résistance – not yet . Car si tout en elle aurait souhaité lui résister, elle ne savait que trop bien que de s’opposer à lui dans l’état actuel des choses aurait plus que probablement été aussi vain qu’inconsidéré, et s’il était une chose qu’Alistair lui avait enseigné, c’est que face à un chasseur plus que tout autre ennemi, chaque geste devait compter. Elle plus que quiconque savait, pour en avoir fait l’expérience, combien la moindre méprise pouvait s’avérer coûteuse face à ces êtres qu’elle avait appris à redouter, et elle ne commettrait pas l’imprudence de laisser la crainte gangréner sa raison; pas cette fois.

You won’t kill me.
Une allégation muette, comme un vestige d’assurance auquel elle s’accroche alors que la main belliqueuse vient happer son poignet, révélant le sceau qui brille à la surface de son derme. I know you won’t 'cuz you still need this; you still need me. Et tant que ce fait demeurerait véritable, tant qu’elle lui serait utile – voire indispensable –, le chasseur ne pourrait se permettre d’attenter à sa vie; after all, isn’t that what you’ve said yourself, just before you’ve forced me into becoming your key?

Son souffle s’apaise, reprend un rythme plus régulier alors que celui du bourreau s’accélère, devenant presque erratique à mesure que déboulent les accusations, que fusent les questions tels des dards venus écorcher le semblant de sérénité qu’elle cherchait si désespérément à préserver.

"… c’est toi. Ta magie. Celle qui fait chanter cette saloperie d’boîte… Qui es-tu !? Qu'est-ce que tu foutais dans les bois ?!"
« Mais rien de mal, monsieur, je le jure! », qu’elle s’empresse de rétorquer, un reliquat de nervosité en travers de la gorge. « La forêt me manquait, j’étais venue m’y détendre, c’est tout! Et puis j’ai entendu du bruit, et puis cette histoire de boîte à musique, et puis je vous ai vu casser les dents de Feu-Monsieur-Votre-Clé, alors j’ai eu envie de vous suivre et-… »

Une hésitation, l’orpheline arquant un sourcil dubitatif tandis qu’elle passait en revue la formulation de sa dernière phrase – That… didn’t exactly came out the right way, did it?

« … - enfin, c’est pas que j’ai pour habitude de me lancer à la poursuite de machines à tuer dans votre genre, hein – sans offense, bien sûr –, mais, eh ben… je me suis dit qu’elle devait pas être ordinaire, cette boîte à musique, pour que vous veuillez à ce point mettre la main dessus, alors ça m’a intriguée, et… »

Et Alistair se serait certainement empressé de lui répéter, pour une énième fois, combien la curiosité était un vilain défaut – la sienne, en particulier. But you’re not there to prevent me from doing reckless things this time, are you? Il n’y était pas, assurément, car s’il y avait été, jamais il n’aurait cautionné qu’elle se lance à la poursuite d’un chasseur pour le simple intérêt de satisfaire son indomptable curiosité; un chasseur qui, par ailleurs, semblait sur le point de voir se dissiper les derniers vestiges de sa patience malmenée…

Are you upset? ‘Cuz you sure look upset.
And I don’t really like it, when you look upset.
It makes me quite uncomfortable; did I say something wrong?


Sa tête pivote légèrement contre le sol, ses prunelles cherchant le regard de celui qui semblait s’être égaré dans les méandres de ses propres introspections, l’ingénue le considérant un instant, la mine inquiète.

« Dites, monsieur…  j’voulais pas insinuer qu’vous pouvez pas simplement aimer les boîtes à musiques, surtout. Si c’est votre truc, j’vous juge pas, hein. Après tout, c’est pas parce que vous avez une tête de brute qu’vous pouvez pas aimer les ballerines et le carillon, c’est vrai. Tenez, prenez Maître Horace, par exemple; il avait à peu près votre allure, en plus barbu quoiqu’un peu moins bourru, et son truc à lui, c’était les fleurs – ben oui! C’est pour ça qu’il est devenu herboriste, ‘voyez? Et je peux vous assurer qu’il n’y en avait pas un au Domaine pour venir l’enquiquiner avec sa passion pour les plan-… »
"… on s’en va."
« … -tes… Erm, on…? »
"Déverrouilles cette fuckin’ porte, on va voir quelqu’un."

Les lèvres de la gamine se pincent légèrement, celle-ci s’empêtrant dans un mutisme criant de perplexité tandis qu’elle dévisageait son vis-à-vis d’un air qui n’aurait pas été différent s’il avait été couvert de poids verts et d’excroissances boudinées.

"We", heh…? As in… "you and me"; as in "you and the person you won’t attempt to slaughter right after you’ve got your way out of here", is it?

Le chasseur la relâche, rendant finalement sa liberté au corps frêle qui n’eut guère à se faire prier pour s’en prévaloir, la sorcière se redressant pour s’écarter aussitôt, la méfiance transpirant par tous les pores de sa peau. Et elle demeura ainsi quelques secondes à le considérer, guettant le moindre de ses gestes comme si l’idée qu’il puisse se contenter de si peu peinait démesurément à se frayer un chemin dans sa caboche, Soline ne se donnant pas même la peine de dissimuler l’incrédulité que lui inspirait le fait de le voir demeurer aussi passif tandis qu’elle taquinait de son apparente hésitation la patience qu’il n’avait probablement plus en réserve depuis déjà un certain temps.    

… Aaaalright. I can deal with "We", I guess.
After all, "We" is probably less likely of getting me caught in a fight against you, isn’t it? ... Yeah. "We" seems fine. I like "We". Let’s stick with "We", shall we?


Semblant se détendre un chouia, la brunette revint finalement vers la porte close, l’une de ses mains venant prendre appui contre le sceau qui, faiblement, se remit à scintiller. Une note, un feulement – la sorcière s’interrompant pour envoyer un regard par-dessus son épaule, scrutant l’amas de roc au-dessous duquel l’abomination sembla soudain vouloir s’animer, répondant à la mélodie cristalline qui, une fois de plus, s’était mise à jouer. Ses prunelles revinrent bientôt s’ancrer dans les orbes du chasseur, paraissant y chercher une approbation avant qu’elle ne s’autorise à poursuivre, assumant qu’il guetterait ses arrières si le monstre venait à s’échapper du fatras qui le retenait prisonnier.

Ses paupières s’abaissent, Soline s’évertuant à faire abstraction de tout élément potentiellement distrayant pour concentrer son attention vers la porte et l’enchantement qui la maintenait scellée; enchantement qui, par ailleurs, exigea d’elle largement plus d’énergie qu’elle n’aurait normalement dû en déployer pour mener à bien un exercice d’une telle élémentarité…

Un grognement retentit mais elle l’ignore, l’écho de la rocaille qui dégringole au fond de la cavité ne parvenant qu’à lui arracher un froncement de sourcils alors que ses paumes pivotent pour venir se positionner face à la paroi de pierre. Une profonde inspiration, une incantation soufflée dans un murmure et la porte s’ouvre finalement sur ses gonds, la créature s’arrachant au même moment à sa prison rocheuse, son corps dépourvu de tout vestige d’un combat passé s’élançant à vive allure en leur direction.

La main de Soline vint s’accrocher au poignet du chasseur qu’elle entraina sans plus de formalités dans l’embrasure nouvellement créée, l’audacieuse allant jusqu’à s’autoriser à le bousculer pour l’envoyer valser derrière elle, venant se positionner entre lui et l’abomination dont elle semblait, à s’y méprendre, vouloir le préserver… le reflet inconscient d’une habitude qu’on lui avait savamment inculquée, qui sait.

Ses pieds nus se campent solidement dans la terre alors que ses mains se soulèvent avec une hâte non-dissimulée, se rencontrant bientôt l’une l’autre en invitant l’imposante porte à se mouvoir à nouveau, le passage se refermant finalement sur lui-même, empêchant de justesse la bête de s’y engouffrer à leur suite.

Et le petit corps vacille légèrement, l’une de ses mains venant chercher appui contre la pierre pour la garder de perdre pied tandis que ses prunelles se portent vers l’autre, dont elle considère un instant les subtils tressaillements, sourcils froncés – what is wrong with me…?

Une œillade discrète par-dessus son épaule la rappelle néanmoins à de plus urgentes considérations, la sorcière délaissant bientôt son appui pour pivoter sur ses talons, reportant son attention vers Jake qu’elle dévisage un instant, pataugeant quelque part entre embarras et appréhension. Et les phalanges se rétractent, se soustrayant à la vue du chasseur pour ne laisser comme témoin de son asthénie que son minois éreinté, qu’elle affuble – faut-il sauver les apparences – d’un sourire qu’un blobfish aurait probablement su rendre moins forcé.

Now, Mr. Huntsman… how ‘bout "we" get out of here?

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« J’t’avais bien dit qu’il en ressortirait! » articule l’un, la peur au ventre.
« Baisses d’un ton, crétin! » le réprimande l’autre, plaquant ses paumes contre les lèvres de son acolyte avant d’envoyer un regard nerveux par-dessus son épaule. « Si ça se trouve il peut t’entendre d’ici, et j’aime bien ma tête là où elle est alors t’es gentil et tu fais gaffe, tu veux? »

Le premier cligne des yeux, opinant au bout de quelques secondes pour que le second ne se décide à le relâcher, tous deux scrutant les alentours d’une œillade effarouchée avant d’expirer en chœur, soulagés de ne remarquer nulle présence à leur proximité.

« N’empêche que j’avais raison. » que renchérit le premier, à demi-ton.
« C’est ça. T’iras l’dire au patron, p’t’être qu’il te donnera une médaille. »
« Ça, c’est en supposant qu’on ressortira pas de cette forêt les pieds devant. »

La main du second vient asséner une claque à l’arrière de la tête de son compagnon, qui renvoya vers lui une œillade outragée auquel ce dernier répondit par un soupir excédé.

« Ravale ton pessimisme, un peu. Tu vas nous attirer la poisse avec tes conneries. »
« Je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste. »
« Mais arrêêêêête… si ça se trouve, ça fait partie du plan, tout ça. »
« Tu déconnes, j’espère? Le plan, c’était qu’la gonzesse le mène à Joey, qu’Joey le mène à la boîte, qu’la boîte le mène à la bête et qu’la bête le mène à sa mort. Sauf que dans les faits, c’est plutôt Joey qu’la mort a trouvée alors que c’connard de chasseur est visiblement encore bien vivant, lui. Alors j’crois pas, non. J’crois pas que ça fasse parti du plan. »
« Ah ouais? Eh ben puisque t’es si malin, expliques-moi pour quelle raison l’patron nous aurait confié la flûte s’il avait pas envisagé que le chasseur puisse ressortir de là après être allé y récupérer la boîte, hein? Vas-y, le génie. Éclaires ma lanterne, j’t’en prie. »

Un index se dresse, des lèvres s’entrouvrent mais aucun son ne s’en échappe, le mutisme dont fut soudain prit le premier rendant hommage au vide qui comblait l’espace entre ses deux oreilles. Une moue renfrognée vint décomposer les traits de son visage cependant qu’un rictus vint égayer celui de l’autre, qui reprit aussitôt, triomphant.

« Là, c’est bien ce que je me disais. Maintenant, on a un boulot à finir, alors à moins que tu veuilles être celui qui annoncera au patron qu’on a échoué, t’arrêtes de m’emmerder et tu te magnes, qu’on prévienne les autres avant que le chasseur ne s’en charge... »

Un échange de regard et ils se remirent en route, leurs jambes se faufilant avec une hâte certaine – et une adresse toute relative – au sein des hautes herbes qui se dressaient sur leur chemin.

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« Où allons-nous, monsieur? » laissa-t-elle tomber, rompant d’un timbre timide le silence qui s’était fait omniprésent depuis que le tandem avait quitté l’antre de la bête. « C’est que je ne suis pas tout-à-fait certaine d’être autorisée à quitter Salem, monsieur. Enfin, ‘pas qu’on me l’ait explicitement interdit, mais… c’est, hmph… c’est compliqué. »

« Compliqué », comme d’avoir une poignée de dévots en rogne sur le dos, un mentor qui ne se donna pas réellement la peine de lui expliquer les termes d’une transaction dont elle s’avéra faire l’objet et une obligation d’agir conformément aux attentes – toujours à déterminer, qui plus est – d’un Inferis qui semblait encore osciller entre l’idée faire d’elle sa subordonnée et celle d’engraisser le sol de son domaine avec sa dépouille, entre autres choses. But you don’t really care about that, do you?

« Disons simplement qu’il serait sans doute plus avisé que j’en demande la permission avant d-… »

Son visage – et, accessoirement, le reste de son corps – percuta de plein fouet un objet non-identifié, la sorcière s’interrompant ipso facto pour relever les yeux vers ce qui s’avéra être le dos du chasseur qui, brusquement, s’était immobilisé. Un peu perplexe, elle s’étira légèrement pour glisser un regard par-delà l’épaule masculine, suivant celui de Jake qui s’était porté vers le… vide… ou, plus particulièrement, vers un vide qui n’aurait pas dû être. Car là où seul le néant prenait place au-dessus de la berge sablonneuse aurait dû se trouver la barque que le chasseur y avait amarrée quelques heures plus tôt, que seules quelques empreintes de pas avaient eu l’audace de venir remplacer.

Inclinant légèrement la tête sur le côté, l’ingénue ramena bientôt son attention à celui dont l’expression criante d’agacement parvint à escalader les remparts de sa perspicacité, la laissant deviner son mécontentement non sans lui inspirer une pointe d’inconfort - Well, Mr. Huntsman, you sure got a bad temper. Un rictus, aussi inopportun qu’il en était ridiculement sincère, trouva pourtant le moyen de venir onduler ses lèvres, la brunette détaillant discrètement les traits de ce visage qui, si sévère fût-il, lui inspirait étrangement davantage de curiosité que d’appréhension, en cet instant – I’m starting to find this grumpy face of yours kinda funny, though.

Les prunelles se détachent finalement du faciès, regagnant les empreintes laissées sur la berge dont elles suivirent le trajet jusqu’à leur point de convergence, là où un étroit sentier s’était improvisé au cœur de la végétation - probablement forcé par les passages répétés de quelque anonyme… whom I’ll assume is not a friend of yours, since you look so annoyed. Soline s’avança calmement, posant un genou au sol pour que sa dextre vienne effleurer les traces dont l’humidité persistante laissait deviner un passage récent, son regard se portant vers ce chemin qui lui paraissait curieusement trop invitant – too obviously attracting to think whoever left a track right to it didn’t expect someone to follow it…

« Quatre individus. »

La voix cristalline scinde le silence une fois de plus, s’élevant avec un peu plus d’assurance que précédemment tandis que la sorcière se redresse, pivotant à-demi pour renvoyer son attention vers Jake.

« Minimum, à en juger par la diversité des empreintes. Je dirais qu’ils étaient ici il n’y a pas plus d’une demi-heure et qu’ils ont pris cette direction en comptant sur le fait que vous en feriez probablement autant. »

Car à moins d’être profondément insouciant, personne ne commettrait l’imprudence de chercher des noises à un chasseur sans à tout le moins tenter de dissimuler les traces de ses méfaits; personne, sauf peut-être quelqu’un qui souhaiterait délibérément attirer son attention. Une piste aussi finement esquissée ne pouvait que peu probablement résulter d’une vulgaire négligence, d’autant qu’il paraissait évident que l’embarcation ne s’était pas volatilisée d’elle-même et que les quelques anonymes qui avaient pris le soin de laisser une trace de leur passage revendiquaient sa disparition… peut-être pour titiller quelque peu le courroux du chasseur et l’inciter à se lancer à leur poursuite.  

Un fin sourire vint onduler les lèvres de la gamine, sa frimousse s’illuminant d’un curieux engouement alors que ses prunelles le délaissaient finalement, le petit corps se détournant pour faire à nouveau face aux abysses végétales qui se dressaient à ses devants.

« Il serait malpoli de les faire attendre, ne croyez-vous pas? »

Quelques mots que d’aucun aurait pu croire portés par le sarcasme, s’il ne la connaissait pas.

After all, aren’t you curious to know who could’ve been reckless enough to send you such an invitation? ‘Cuz I sure am to figure out if they know something about this little box and the creature I somehow appear to be linked to…

Et elle s’y engouffre sans attendre de réponse, sans plus s’enquérir de sa permission, laissant la plante de ses pieds effleurer délicatement le sol du sentier sur lequel elle s’aventure avec une prudence toute calculée, le pas silencieux et les sens en éveil. Et si elle n’ose plus recourir à la magie pour sonder son environnement, elle en appelle à son acuité sensorielle afin de guetter la venue d’éventuels assaillants, de longues minutes s’écoulant néanmoins sans qu’elle ne parvienne à déceler la moindre présence – I’m beggining to think they might’ve been clever enough to get out of here while they still can…

C’est alors qu’une once de désappointement menaçait de venir souiller son enthousiasme que le vent sembla enfin tourner, l’orpheline s’immobilisant subitement à l’orée d’une clairière après qu’un bruissement eut attiré son attention, ses prunelles devinant une silhouette tapie dans les hautes herbes à quelques mètres sur leur gauche. Un regard entendu au chasseur, puis elle se remit en marche, évitant de révéler à leur hôte qu’il avait été remarqué alors que son regard partait déjà à la recherche d’autres protagonistes – that, just like him, must be waiting for us to get exposed before atempting whatever they’re here for… Et sans la moindre hésitation, Soline s’extirpe à la flore qui leur faisait écran, s’avançant calmement au sein de cet espace que ses prunelles sondent à la recherche d’une anomalie quelconque, de tout élément susceptible de trahir la présence d’un piège sans que quoique ce soit, pourtant, ne retienne son attention, la laissant aussi perplexe que curieuse quant à la suite des évènements… I mean, they can’t just drag you in here without having something planned, right?

C’est alors qu’ils parvinrent au cœur de l’étroite plaine, là où un quartier de lune rompait de sa lueur opaline la pénombre environnante que quelques buissons se mirent finalement à crépiter, régurgitant bientôt quelques silhouettes qui, une à une, s’avancèrent de sorte à ce que l’improbable tandem se retrouve encerclé. L’une d’entre-elles osa quelques pas de plus alors que les autres, moins audacieuses, préférèrent garder leurs distances, s’immobilisant une fois parvenue à proximité du chasseur et de son obligée pour les toiser avec toute l’assurance que le gros bon sens aurait dû lui amputer.

« Tiens-tiens-tiens, mais qu’avons-nous là… » qu’il entame, sa voix grinçante et son intonation mielleuse tout droit sorties de la dimension du cliché. « Si c’est pas l’grand Jake Rhodes qui daigne enfin nous faire l’honneur de sa présence… et t’as ramené de la compagnie, je vois. On en demandait pas tant, pas vrai les gars? »

L’arrogant laisse tomber un rire daubeur auquel les autres se rallient tout bas, visiblement grisé par l’effet de surprise qu’il croyait avoir su exercer sur ses invités – as if... Les paupières de la brunette se plissent légèrement tandis que ses iris azurées partent à la rencontre des nouveaux arrivants, procédant au dénombrement et à une évaluation sommaire de leurs effectifs; six individus au total, leur posture et leur gestuelle un brin effarouchée trahissant qu’ils n’avaient probablement pas grand-chose de combattants. Deux d’entre eux, pourtant, trimbalent d’imposants cordages alors que d’autres portent à leur ceinture couteau, machette et arme contondante, laissant présumer que leurs intentions n’étaient guère de demeurer si passifs bien longtemps…

« Tu t’souviens de moi, Rhodes? Parce que moi j’me souviens de toi, ouais. De toi, et de ta putain de manie d’aller fourrer ton nez là où il faut pas. J’t’avais mis en garde, cette fois-là, tu t’rappelles? J’t’avais dit que l’patron était rancunier mais t’as pas écouté, t’en as fait qu’à ta tête. T’aurais dû écouter, Rhodes. Ouais, t’aurais dû écouter. »

L’homme se décala d’un pas vers la gauche, laissant un rayon de lune dévoiler un peu plus son visage qu’une imposante balafre traversait d’un coin à l’autre, l’exposant presque fièrement alors qu’il reprenait déjà, bras croisés contre son torse bombé par l’arrogance.

« Tu vois, ça? Ça, c’est ce que tes conneries m’ont values, la dernière fois. Mais à toi… ooh, à toi elles vont coûter beaucoup plus cher, Rhodes, t’imagine même pas… ou p’t’être que si, en fait – p’t’être bien qu’t’as une idée de ce qui s’en vient, puisqu’elle t’en as déjà donné un avant-goût… j’ai pas raison? »

Et il jubile, l’abruti, pendant qu’il débite ses âneries à une vitesse qui ne laisse pas au chasseur la chance d’en placer une, si convaincu d’avoir le contrôle de la situation qu’il en oublie manifestement que son vieil ennemi était encore parfaitement libre de lui trancher la gorge s’il lui en prenait l’envie. La main de la sorcière gagne pourtant le poignet du chasseur, s’y accrochant doucement comme pour l’en dissuader alors que ses prunelles viennent chercher les siennes, s’y ancrant en un regard soutenu, une requête muette dont l’implicite ne serait point ardu à démystifier – please, let him talk.

« Tu la ressens, pas vrai? L’influence qu’elle a déjà sur toi… ça a commencé à la seconde où t’as posé la main sur cette boîte, à l’instant où tu t’es lié à elle et ça ira pas en s’améliorant, ça, tu peux m’croire. Parce que j’l’ai vue en action, la bête, ouais. Plusieurs fois, déjà, et j’peux te dire que plus tu lui résistera, plus puissante elle deviendra – c’est là qu’est toute la beauté du truc, tu vois? Parce que dès l’instant où ton sort est lié au sien, dès que la boîte a fait de toi sa proie, t’as déjà perdu, mon gars. Parce que tant que tu seras en vie, tu pourras pas la tuer, tu m’suis? Parce que le seul moyen de la vaincre… c’est qu’tu crèves aussi. »

Un ricanement sinistre vint ponctuer cette allégation à laquelle l’arrogant donna des airs de fatalité, la paume de l’orpheline relâchant soudain sa prise sur le bras du chasseur pour qu’elle n’amorce un mouvement de recul, s’écartant de quelques pas préventifs qui la positionnèrent à cheval entre quelques anonymes, d’un côté, et de l’autre Jake, que ses prunelles incertaines se risquèrent à dévisager – tell me, Mr. Huntsman… did we just became ennemies again? I’m a little confused… Crap, I wish it would be simpler to interact with people, sometimes…

L’homme fit finalement volte-face, délaissant sereinement le tandem pour regagner la proximité de ses compères, poursuivant inlassablement son monologue sans perdre ne serait-ce qu’une once de cette confiance que la sorcière et le chasseur savaient désormais être mal placée - for the better… or the worse.

« Parce que tu vois, Rhodes, l’patron, il t’a bien retenu. Il savait que tôt ou tard, tu reviendrais fourrer ton nez dans ses affaires; que tu pourrais pas t’empêcher de venir foutre la merde dans ses plans. Sauf que cette fois, il a prévu le truc, tu vois? Cette fois, il a trouvé l’moyen que même en gagnant, tu sois l’perdant. Ouais, cette fois c’est lui qui a un coup d’avance, et toi… » Il pivote à-demi sur ses talons, laissant enfin quelques secondes s’écouler tandis qu’un rictus malin vient déformer les traits de son visage, que son regard se fait plus menaçant… « Toi, t’es comme mort, Rhodes. »

D’un geste vif, l’une de ses mains se soulève, intimant à l’un de ses acolytes de passer à l’action pour que ce dernier porte aussitôt à ses lèvres un petit tube métallique; une minuscule flûte dans laquelle il souffle à plein poumons. Et il s’étire démesurément, le sourire de l’arrogant, les porteurs de cordes s’arrachant au même moment à leur oisiveté pour s’avancer vers le chasseur… ou c’est, du moins, ce qu’ils entreprennent avant de s’interrompre aussitôt, se regardant l’un l’autre comme de parfaits idiots. Tout comme eux, il fallut assez peu de temps au meneur des opérations pour constater que quelque chose, étonnamment, ne tournait pas rond, son rictus s’effritant aussi vite qu’il était apparu pour faire place à une expression composée d’un savant mélange de contrariété et d’incompréhension.

« Qu’est-ce que…? »

Son regard hésite, oscille à quelques reprises entre le chasseur et la sorcière, se délestant peu à peu de tout l’aplomb qui l’avait précédemment animé jusqu’à se tourner vers celui qui s’était improvisé musicien, qu’il interroge ardemment pour ne récolter qu’un haussement d’épaule désinvolte – loin d’être satisfaisant au regard de la situation.

« Donnes-moi ça, abrutit! » qu’il s’insurge, arrachant brusquement le petit instrument aux mains de son comparse.

Une brève inspiration et il y souffle à son tour, ses joues se gonflant et s’empourprant tant il s’évertue à faire passer l’air dans ce petit tube duquel ne s’extirpe – à priori – pas le moindre son, ses grandes orbes émeraudes se teintant d’une incrédulité sans nom alors qu’il dévisage le chasseur qui, imperturbable, devait commencer à se demander à quoi rimaient ces conneries. Un couinement retentit pourtant derrière lui et, s’il y porte son attention, il peut voir le corps recroquevillé de la sorcière s’animer de subtils tressaillements tandis qu’elle semble lutter contre un mal imperceptible, ses mains fermement pressées ses tempes qu’une abominable migraine afflige soudainement; et il l’agresse, le sifflement strident qu’elle semble être seule à entendre, comme un bourdonnement dont l’écho se répercute exponentiellement dans tous les recoins de sa caboche, lui serre la tête dans un étau. Il la tétanise, la fait prisonnière d’une réalité où cette tonalité se fait omniprésente, annihile tout le reste et devient son carcan – un carcan qui ne lui était évidemment pas destiné, à en juger par la tête que tirait la grande gueule de service…
     
Le sifflement s’interrompt au terme de quelques secondes qui lui semblèrent une éternité, une main se glissant sous son bras, l’empoignant et l’entrainant vers l’arrière sans qu’elle ne le réalise réellement, l’orpheline se sentant tituber jusqu’à ce que son dos ne rencontre le corps de son tourmenteur dont le bras vint enlacer sa captive pour l’immobiliser, amenant une lame à venir baiser la chair de son cou.

« P-pose ton arme! » qu’il aboie nerveusement à l’intention de Jake. « POSE TON ARME J’AI DIT! »

Il ressert son emprise, sa dextre nerveuse venant empoigner la mâchoire de la gamine, la soulevant pour dégager et tendre un peu plus la gorge frêle que l’acier menaçait d’inciser. Et les regards glissent vers le chasseur, à la seule exception de celui de la brunette qui, désorienté, vagabonde hasardement pour ne s’arrêter qu’après avoir retrouvé le petit tube argenté qu’elle dissèque scrupuleusement, reprenant lentement le dessus sur elle-même alors que, derrière elle, s’élèvent quelques murmures sur fond d’affolement.

« Qu’est-ce que tu fous?! »
« Comment ça c’que je fous? Ça lui a rien fait, bordel! Rien du tout, t’as vu comme moi! C’est elle qui… merde! J’allais pas attendre qu’il nous saute à la gorge non-plus! »
« Et t’as cru que de le mettre encore plus en rogne en lui piquant sa gonzesse serait mieux, ducon?! »
« J-J’ai paniqué, ok? On a l’avantage du nombre, o-on pourrait p’t’être -… »
« Non, on peut pas. »
« Mais si on -… »
« On peut pas, j’te dis! Même en admettant qu’on ait une chance, si on l’bute avant que la chose ait pu se gaver de son essence, c’est l’patron qui va nous -… »

« Relâchez-moi, s’il vous plaît. »

Une politesse formelle, un ordre plus qu’une requête, à l’entente duquel les deux acolytes s’interrompent, échangeant un regard perplexe avant de reporter leur attention vers celle dont le calme apparent jurait impunément avec la précarité de sa situation. Et elle ne bouge pas d’un iota alors que la lame quitte sa gorge pour venir se presser contre sa joue, l’insouciante se révélant moins indisposée par la fine entaille qu’elle laissa sur sa pommette que par l’haleine fétide de celui dont le visage s’était un peu trop rapproché du sien, sans doute dans ce qui devait être une tentative d’intimidation – though right now, you’re probably the least of my worries.

« Toi, t’es pas en position de d’mander quoique ce soit; et toi…» qu’il poursuit, agitant l’arme de quelques mouvements frénétiques pour désigner le chasseur avant de la ramener contre le derme de son otage. « J’te l’dirai pas une troisième fois: tu poses ton arme, sinon...- »
« Pardonnez-moi, monsieur, mais… je me permets d’insister. L’interrompt posément l’Ingénue, sa voix s’élevant presque timidement tandis qu’elle procède à cette impolitesse que la nécessité lui oblige.C’est que, comme j’en faisais mention à M. Rhodes un peu plus tôt, je ne suis pas vraiment autorisée à laisser qui que ce soit ici me -… »
« Tu vas la fermer, oui? qu’il crache, acerbe. Tu veux crever ou quoi? »
« Non, monsieur, je ne peux pas, c’est précisément ce que je m’évertue à vous -… »
« Mais la ferme, à la fin! »

Et il perd son pas-de-sang-froid, l’inconscient, sa main relâchant son emprise sur la mâchoire de sa captive pour s’élever brusquement, portée par l’intention de corriger cette gamine dont l’insolence qu’il lui présumait serait bientôt le cadet de ses soucis – ‘cuz as I was trying to say, I can’t let you hurt me.

Et l’instinct revient au galop, l’adrénaline pulse dans ses veines alors que l’une de ses mains se soulève, venant se glisser avec diligence entre sa propre gorge et la lame menaçante cependant que l’autre gagnait le poignet de son tourmenteur, l’emprisonnant et le cassant froidement pour forcer l’arme à s’écarter. Aussi la prudence fit-elle place à l’offensive, Soline esquivant le bras qui vint s’abattre près d’elle pour s’en saisir aussitôt, profitant du déséquilibre de son adversaire afin de s’octroyer l’avantage – et c’est avec une assurance trahissant ses compétence au corps-à-corps qu’elle amena son coude droit sous l’aisselle de son opposant, sa main gauche agrippant au même moment le col de celui-ci pour l’attirer contre son dos, tirant profit de l’impulsion du mouvement de son adversaire pour réaliser un transfert de poids qui le projeta par-delà son épaule.

Le souffle coupé après que son dos se fut échoué contre le sol, le malheureux n’eut que le temps d’écarquiller les yeux pour voir l’orpheline se pencher vers lui, récupérant promptement l’arme qu’il avait laissée tomber et à laquelle ses orbes épouvantés s’accrochèrent désespérément avant qu’elle ne sectionne sèchement sa carotide – la froideur dans l’âme, nulle hésitation dans le regard.

'Can’t say I didn’t try to warn you, now, can you?

Peu émoustillée par la quinte gutturale qui s’échappa du gosier du condamné, l’orpheline s’en désintéressa bien vite et pivota vivement sur elle-même, invitant l’acier à inciser le talon d’Achille de l’acolyte du premier qui trébucha sans grâce aucune, s’écrasant lourdement sur son séant non sans qu’une lamentation ne file entre ses dents. Et si le geignard avait probablement toutes les raisons du monde de redouter le pire, gesticulant maladroitement et balbutiant quelques suppliques auxquelles l’interpellée ne prêta pourtant nulle attention, l’Arme s’en détourna pourtant sans plus de considération – ‘cuz I’ll need one of you alive to deliver more information and you, dear sir, will be the one who’ll provide them.

Aussi Soline le laissa-t-il à ses jérémiades, ne s’inquiétant plus de le voir lui échapper pour mieux reporter son attention vers une menace plus imminente; et la lame scinde l’air à vive allure, projetée par la brunette afin de venir se loger avec précision au niveau de l’articulation de l’épaule de celui qui, prit d’une coûteuse hardiesse, avait entreprit de porter la petite flûte à ses lèvres. Un tintement cristallin retentit alors que l’instrument, libéré de l’emprise de l’imprudent, s’échoua contre une pierre, roulant un peu plus loin pour finalement se faire oublier dans l’herbe.

S’étant déjà élancée vers son nouvel adversaire, la sorcière ne lui laissa point l’opportunité de récupérer l’artéfact, ses paumes venant affliger son plexus d’un puissant coup visant à interrompre sa respiration et le pétrifier un instant – que ce qu’il fallut au plat de sa main pour s’abattre sur de la gorge du malmené, ciblant la jonction de ses clavicules afin d’atteindre le nerf vague au niveau de sa trachée. Sonné, en proie au malaise que le choc venait de lui occasionner, l’homme eut tout juste amorcé un mouvement de recul que le talon de la sorcière vint s’abattre contre sa tempe, finissant de neutraliser l’homme dont le corps ramolli par l’inertie s’échoua lourdement contre le sol.

Alors, calmement, la brunette s’accroupit pour extirper la lame ensanglantée de l’épaule inerte, pivotant lentement sur elle-même afin de laisser son regard parcourir les visages déformés par la confusion qui se dressaient devant elle; un regard étonnamment austère, presque méconnaissable, d’où la candeur qui l’avait animé semblait s’être entièrement volatilisée…

Two down, three to go…

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In her heart there's a hole; there's a black mark on her soul. She got blood cold as ice and a heart made of stone. Got a touch like a thorn, 'cause the girl, she's hiding horns.
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Catacombs

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