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Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella

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MessageSujet: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Ven 22 Juil - 9:41

Le sang de mon sang

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;


Tapis dans le vice putride où infamie et perfidie se noyait dans de lents et langoureux supplices. Un vampire empli de ses vices, régnait au centre de ces corps ondulants léchaient sensuellement d'une fumée dansante et de sueur fébrile. Il se tenait fièrement dans cette œuvre de décadence où sex et hémoglobine se confondaient. Dans une marée-haute de dépravation, son corps se mêlait indécemment contre celui à peine voilé d'une déesse à la peau d'ébène tendrement jonchée de morsures sur la carte aux reliefs avantageux de son corps. Cou, épaule, bras, poignets, décolleté. Un festin pour les papilles frétillantes, doublé d'une résistance remarquable de la ô combien exquise victime. Ses mains caressantes dessinaient les courbes féminines dans un tracé géométrique, calculé et pourtant à l'avidité démesurée. Avidité. Comme celle qui se propageait dans les veines irriguaient de ce sang nouveau qui s'y écoulait. Se remplissant de sa vie, il lui faisait l'honneur de la lui voler pour en faire sienne. Lui, qui se prenait pour ces divinités doté du plus charmant des sourires, comme pour les aider à supporter patiemment son odieux sortilège. Ivre de cette jeunesse volée, il se remit à voguer au nord de ses désirs, découvrant de nouvelles saveurs au centre de la débauche, au centre de la piste. Tien, une petite caucasienne à la peau de porcelaine. Mhm. Une nouvelle gorgée l’entraîne un peu plus dans cette jouissance infernale qu'il tire à dévorer, casser ses petits jouets. Les humains, mes sacs de sangs interractifs préférés. Dieu que c'est bon de se nourrir, d'emplir ses entrailles qui le tenaille de cet appétit vorace. Le regard fou, il croisa celui désapprobateur de son Sir se porter sur lui. Il le perça de cette virulence qui lui transperça le crâne : Attention, Seb veille aux grains. Trop de débordement ce mois-ci, avec Etienne et ses conneries, le club se trouvait dorénavant dans la ligne de mire d'une inspectrice au flaire quelque peu préoccupant. Bien que Ben gardait sagement une main sur elle, cela ne suffit guère à rassurer Sebastian. Trop de massacres, trop de morts, et surtout trop de regards braqués sur le club. Le consultât ne tolérera pas longtemps tout ce merdier. Ils le savaient tout les deux, et au travers ses yeux, le ténébreux compris qu'il avait tout intérêt à se calmer.

Quelle importance ? C'était la question récurrente qu'il lui revenait dès que le contrôle commençait à lui manquer. Comme à cet instant où la petite blonde se fut mise à pendouiller dans le creux de ses bras. Gourmand, il dû se forcer à extirper de justesse les crocs de sa chaire souillée avant que son coeur ne se mette à lâcher. Un long et épais filet de sang coulait jusque dans la profondeur de son décolleté, qu'il fit disparaître d'un coup de langue habile entre ses petits seins fermes témoins de sa jeunesse insolente et débridée. Pauvre petite poupée, tu seras ma poupée de porcelaine, oh oui ma petite poupée…Il lui caressait les cheveux en faisant fondre le liquide indécent sous son palais. Les paupières lourdes laissaient entrevoir des yeux révulsés par une anémie vaguement… prononcée. Quelle importance ? Se répétait-il avec le goût divin du sang alcoolisé ornant son palais, l'oxygénation rapide l'ayant quelque peu fait perdre de sa vivacité il n'en restait pas moins délicieux de le laper à même cette terre promise totalement imbibée de par son état d’ébriété.

Le vampire était ivre de plaisir, de désir, à tel point qu'il n'eut pas remarqué les yeux de vipère le criblant de sa colère. Ils ne me lâcheront jamais la grappe ces deux là. Malsaine, la jalousie brûlait aux travers les abîmes de ce qui ressemblait à l'enfer. Izabella. Sa démone, sa progéniture. Celle dont le sang lui appartenait tout autant que son éternité. Un profond sentiment de fierté éprit le torse dévoilé à l'arraché : laissant apercevoir toute la puissance d'une musculature glabre dont la pâleur diaphane était finement criblée de cicatrices gagnaient au travers les années -des chasseurs peu commodes ont maintes fois tenter de lui faire rejoindre poussière-. Fière de cette Aphrodite qui est sienne depuis maintenant 14 années, un sourire féroce découvrit ses canines acérées, faisant se retrousser des lèvres tâchées de sang frais.

Te souviens-tu l'époque où tu étais à sa place ? Reposant dans mes bras comme une vulgaire poupée de chiffon ?




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    Je me réveille chaque matin avec une insoutenable envie de dormir.
    Je m'habille de noir car je suis en deuil de moi-même.
    Je porte le deuil de l'homme que j'aurais pu être

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Dernière édition par Benjamin E. Oaken le Sam 23 Juil - 9:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Ven 22 Juil - 19:04



Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat Benjamin

Il y a des lieux qui racontent des histoires sans même que nous ayons besoin de les questionner. Un peu comme les églises qui par leur grandeur vous projettent d'une façon presque ésotérique dans un ailleurs empreint de spiritualité. Le Red Lounge était une église, à sa manière. Serte elle n'était pas propice à la méditation et ne provoquait pas d'élévations divines mais elle avait ses propres procédés pour vous envoyer au 7 ème ciel. Le prières y étaient remplacées par l’assouvissement de fantasmes tous plus malsains les uns que les autres tandis que les chargés d'offices étaient quand à eux beaucoup moins chaste et vertueux. Les doux cris étouffés ou pleinement assumés des hommes et des femmes vampires ou non n'étaient pas s'en rappeler une forme de transcendance librement inspiré des cantiques. En somme le Red Lounge n'avait rien à envier aux églises, le bar était son propre lieu de culte amenant à lui tous les êtres impures qui ne reniaient pas leur foi, la dévoilaient même aux yeux de tous.


C'était dans cet ébauche de paradis vampirique que Izabella pleine d'assurance plongeait son regard brûlant dans celui d'un vampire désireux de goûter un peu plus aux charmes de la tentatrice. Perchée à quelques centimètres de lui la jeune vampire se mouvait au rythme de la musique dans une langueur malsaine et engageante. Elle adorait sentir son regard et celui des autres personnes présentes dévorer chaque parcelle de son corps tendis qu'elle leur offrait tout le loisir de le faire. Elle avait alors la sensation de les dominer tous, d'avoir une certaine forme de pouvoir sur chacun d'entre eux. Il va sans dire que cette sensation l'enivrait au point de la rendre encore plus gourmande. Elle avait besoin de plus, de beaucoup plus, elle voulait voir son désir pour elle le consumer. Alors elle se pencha vers lui allant même jusqu'à se mettre à quatre pattes pour être à sa hauteur. Izabella avança son visage vers le sien avec une lenteur insolente avant de se mordre la lèvre supérieur avec envie allant même jusqu'à passer la langue sur cette dernière. Finalement elle comblât quelques centimètres entre ses lèvres et les siennes mais au moment même où ses lèvres allèrent entrer en contact avec les siennes la russe se ravisa tout en arborant un sourire provocateur. Izabella aimait la chasse, le sentiment de puissance mais elle était moins intéressait par le gibier du moins pas quand il n'était qu'un jouet.


Une fois son petit jeu terminé Izabella se releva avant de jeter un œil amusé à la salle. Elle cherchait du regard un vice à entretenir ou une pulsion à assouvir. Son humeur taquine la poussait à trouver une proie à la hauteur de ses attentes. Mais sa chasse fut de courte durée car bien vite son regard se posa sur son créateur. Ce dernier prenait plaisir à s’enivrer d'une jeune blonde à la fraîcheur passée depuis quelques minutes. Immédiatement sans même en prendre réellement conscience le regard de la jeune vampire mua en quelque chose de plus sombre, de plus vorace. Elle ne manqua rien de la scène qui s'offrit a elle allant même jusqu'à mordre compulsivement sa lèvre inférieur quand elle vit son Sir glisser la langue sur le corps presque sans vie de l'humaine. Elle détestait ça, le voir prendre plaisir et désirer une autre personne qu'elle. Après 14 années à ses côtés elle arrivait encore à sentir cette forme de jalousie qui la consumait d'un feu ardent quand elle n'était pas son centre d’intérêt premier. Elle était peut être à lui pour l'éternité mais il était hors de question que l'inverse ne soit pas tout aussi vrai.


Alors sans même y réfléchir plus longtemps Izabella se dirigea vers son créateur non sans garder cette posture féline et cette étincelle pleine de violence et de noirceur dans le regard. La jalousie, cette dernière était une amie bien détestable qui prenait plaisir à la consumer d'un feu ardent. Et elle aurait sans doute cherchait à l'éteindre si cette dernière n'était pas accompagné d'une certaine forme de plaisir malsain non dissimulé.


La phrase de son créateur glissa sur elle tendis que son regard se posa sur l'humaine dans ses bras. Quelque peu désapprobatrice la vampire haussa un sourcil avant d'avancer un peu plus vers eux et de faire glisser sa main droite le long du cou de la jeune humain. Ses ongles se plantèrent dans sa peau fine et délicate tendis qu'elle refermait sa prise tel un serpent étouffant sa proie. Puis dans un mouvement lent et sûr elle approcha ses lèvres de l'oreille de Benjamin avant de lui susurrer d'une voix chaude.


-Une vulgaire poupée de chiffon ? Non... Mais je me souviens d'un temps où tu choisissais tes proies avec plus de soins...


La fin de sa phrase glissa sur lui tout comme sa langue qui, avide, effleura son cou dans une impulsion provocatrice. Oh oui le vampire était à elle et si il ne le savait pas encore l'éternité le lui prouverait. Profitant de la diversion sa main, au prise avec le cou de la jeune femme, continua de se resserrer sans même une protestation de la poupée de chiffon. Il fallait avouer que Benjamin l'avait déjà fort bien épuisé.
Izabella ne lâcha sa victime que lorsqu'elle sentit sa gorge rompre sous sa pression. Un léger sourire malsain se dessina alors sur ses lèvres tendis qu'elle s'écartait de l'homme qui l'avait crée. Dans un élan toujours autant provocateur la vampire lécha langoureusement son doigt maculé de sang non sans plonger son regard dans celui du vampire.


-Et plus de saveur...

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«Hier dans l'escalier, J'ai rencontré un homme qui n'était pas là. Il n'était pas là non plus aujourd'hui. Je voudrais, je voudrais qu'il s'en aille. Quand je suis rentré l'autre nuit à trois heures Il était là qui m'attendait Je ne l'ai pas vu du tout!! Va-t-en ! Va-t-en ! Ne reviens jamais plus ! Va-t-en ! Va-t-en ! Et, s'il te plait, ne claque pas la porte Le petit homme qui n'était pas là. IL n'était pas là non plus aujourd'hui. Oh ! Comme je voudrais qu'il s'en aille»© .bizzle
   
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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Mer 3 Aoû - 15:44

Le sang de mon sang

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;


Un héros décadent, de par son comportement, sa recherche de plaisirs toujours plus raffinés et pervers, son mal-être typique de cette fin de siècle, incapable de trouver plus qu'une jouissance éphémère dans la dépravation de son âme. Avide de plaisir, cherchant sans cesse à repousser les limites du concevable, il arrache et fauche, sans aucun scrupule, à quoi bon s'en encombrer...Après tout, n'est-il pas de juste droit d'être ainsi éperdu dans cette contemplation malsaine des plaisirs, des excès à outrance quand l'éternité nous laisse ce vieux goût de merde dans le palais ? Croupir dans un monde sans surprise. Chaque désir assouvi faisant rétrécir sa vie, donnant à son existence un aspect de pure errance. Il se sentait avec ironie, comme ce stupide/cupide Raphael de Valentin, asservi à ses envies de miséreux dont la pathétique existence fût louée à un miracle qui sonna le glas de sa damnation. Sa peau de chagrin, c'était son éternité. Plus il venait à l'exploiter, plus son âme se perdait dans une longévité infâme qui la faisait inexorablement s'éteindre. Dans une obscurité troublée des incertitudes du damné, la raison s'effilochait au fil d'un temps qui n'en était plus réellement, se noyant sous une mélasse de souvenirs sordides où sang, sex et gorges lacérées peuplaient toutes ses pensées. Sa peau ne se disloquera pas, mais son coeur subira la rage de son trépas.

Clack. Une nuque brisée et le corps léger s'évanouit mollement à leurs pieds. Pas un regard ne fût accordé à la vulgaire poupée désarticulée, seule une petite moue d'enfant boudeur marqua le bref mécontentement à peine feint par le vampire. Il s'amusait, jouait l'outragé, les yeux rivés sur l'assaillante avec ce petit rictus perfide dont très peu connaissait le secret.

« Tututu… Izabella, qu'elle odieuse diablesse tu fais ! Rompre le cou d'une mortelle aux yeux de tous, quelle honte…» minauda-t-il en enjambant la victime « qui va encore devoir se débarrasser du corps et subir les foudres de Sebastian ? Moi...Ce n'est pas correct » le mot glissa sur son palais comme une offense à leur nature, comme une offense même à sa signification comme si il y avait quoi que ce soit de correct dans leur génétique « une fois qu'on aura régler le problème bout à bout, tu vas m'aider pour le corps et traîner ton joli petit cul dans la boue pour creuser sa tombe, hors de question que dégueulasse ma chemise par ta faute » finit-il par sourire, un éclair de malice faisant luire les prunelles dilatées à en éclater, l'image d'Iza le cul terreux, le corps recouvert de poussière offrait de biens viles idées au damné.

Il laissa planer un silence entre eux, lorgnant les traits juvéniles, convoitant la bouche pulpeuse, la sacrant reine du regard. Elle trônait comme telle dans son enfer, faisait écho à ses désirs. Elle avait dissipé le trouble dans son esprit, l'avait rendu à sa peau initial de dément, avait même réussi à gommer les idées putrides d'une nuit de désolation avec sa chasseuse. Il l'aimait au moins autant qu'il pouvait la détester. Elle et ses provocations, ses insinuations, ses crises à la con. Son sang circulait dans ses veines, et dans ses yeux il reconnaissait toute la furie dont il était lui même secoué. Comme une reconnaissance à ce qu'il était, elle dépassait le simple trophée. Lentement, à son regard se joignit sa main qui d'un geste souple, lui emprisonna l'ovale de son visage pour le maintenir face au sien, le bleu candide de ses iris revenant lentement percer le voile opaque de luxure qui les obstruait afin de la scruter. Quand il reprit la parole, il s'adressa à elle dans sa langue natale, le Russe étant leur moyen de communication le plus fréquent.

« Je n'ai jusqu'à fermer les yeux pour me rappeler le goût à la fois sucré et alcoolisé de ton sang… Divin et empli de stupre, jamais en deux siècles d'existence je n'ai goûté un tel délice» roucoula-t-il d'une voix vibrante de sensualité, glissant le bout de sa langue sous sa canine aiguisée «peut-être aurais-je dû patienter un peu avant de te transformer, histoire de profiter davantage.. hum» les mots échouèrent contre les lèvres tentatrices avant qu'il n'y joigne les siennes.

Avec toute la voracité et l’obscénité dont ils étaient capables, les deux vampires parents s'embrassèrent et s'attisèrent au point que Benjamin ne pu retenir ses canines de mordre la profondeur de cette lèvre à la pulpe scandaleuse. Il la suçota longuement, le goût ses des victimes envahissant son palais, caressant sa gorge avec gourmandise avant qu'il ne relâche, brusquement interrompu par deux femmes emportant le cadavre de la petite poupée maintenant glacée. Le spectacle en était presque touchant, les voir ainsi s'évertuer à la traîner hors du club à bout de bras, visiblement ivres et affaiblis par la quantités d'énergie pompée tout au long de la soirée mais continuant tant bien que mal en lui lançant des petites paroles désespérées. Hum. Un bref sourire lui échappa, le visage penché sur son épaule à se demander jusqu'où elles pourront aller ainsi.Vous inquiétez pas les filles, vous allez la rejoindre

Dans un battement de cil, le vampire se retrouva devant les deux jeunes femmes, le visage tordu par la panique et l'effet de l'Omega ingurgité à outrance.

« Et bien mesdemoiselles ? Vous nous faussez déjà compagnie ? Allons, laissez moi m'occuper de votre amie, ma douce Izabella va se charger de vous entraînez dans un endroit plus... calme. »
lança-t-il après un bref regard entendu à sa progéniture, puis face à l'hésitation des deux jeunes femmes, il reprit d'une voix tonnante « C'est un ordre ! »

Leurs iris explosèrent, totalement dilatées et prisent au piège dans celles du vil personnage qui venait de siroter leur cervelle comme un vulgaire mojito.

« Attendez moi bien sagement les filles, la fête ne fait que commencer. »

Puis il se saisit sans le moindre effort de la petite morte, la coinçant sur son épaule pour sortir la planquer à l’arrière du club. Quand ils en auront fini avec les deux autres, il reviendra la chercher pour enterrer les cadavres avant le levé du soleil.





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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Mer 10 Aoû - 20:30



Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat Benjamin

La froideur de ses gestes étaient déconcertante. En effet alors qu'elle venait a peine de faire rendre son dernier souffle à une jeune humaine dans la fleur de l'âge, Izabella ne donnait aucun signe de remords ou de regrets. Pire, la seule et unique chose que ses yeux semblaient retranscrire était la satisfaction d'avoir une fois encore attiré l'attention de son créateur. Pour cause, la vampire n'avait que peu de considération pour la race humaine jouant de leur mortalité à sa guise comme le ferait un marionnettiste avec ses poupées de bois. Et alors que le corps désarticulé de la mortelle s’étalait mollement étalé  sur le sol Izabella arborait un sourire satisfait. Qu'il était bon de se sentir tout puissant et intouchable, comme si à cette instant précis elle était l'égale des dieux, comme si rien ne lui était interdit. Elle était un affront à la vie, à tout ce qui était beau et bon dans ce monde et elle adorait ça.

Sa langue, joueuse, se délectait encore du sang chaud qui glissait le long de ses doigts tandis que ses yeux ne lâchaient pas ceux de son créateur. Elle avait finit par pencher la tête comme pour porter attention à ses mots quand ce dernier fit mine de la réprimander. Bien évidemment qu'elle était une odieuse diablesse, mais là où il parlait de honte elle ne voyait qu'un étalage de pouvoir, de désirs non dissimulés. Il va sans dire que Izabella se foutait royalement des conséquences et quand bien même la faute ne lui revenait pas entièrement. Effectivement Benjamin était à même de savoir que la vampire qu'il avait façonnait à son image ne se contenterait pas juste de demander de l'attention sagement. Après tout elle était une reine n'est ce pas ? Et les reine ne ce contentaient pas de demander, elles exigeaient. Si bien qu'elle ne prêta pas attention à ses revendications. Quelqu’un réparerait ses pots cassées, balayerait les corps qu'elle laisser dans son sillage et ce ne serait pas elle. Pour dire vrai, dans ses pensées dansaient déjà les lueurs de son prochain caprice, du désir qui enivrait ses sens et de la délectation qu'elle en tirait.

La musique autour d'eux se faisait sourde  alors qu'aucun des deux vampires ne disaient mots. Enivrait par ses propres chimères malsaines Izabella perdait son regard sur le corps de son créateur. Sa chemise ouverte lui offrait un spectacle des plus plaisant  alors que sa langue avide caressait ses propres lèvres comme un appel au vice. Ses sens se délectaient de ce qu'elle voyait, ses yeux remontant le long de ce corps immortel qui faisait affront aux Dieux. Ses lèvres et sa langue c'étaient délectées ce corps tellement de fois qu'elle pouvait en fermant les yeux en retrouver toute sa saveur glacée. Cette pensée s'accompagna d'un frisson alors que la main de son créateur s'emparait de son visage l'obligeant ainsi à ré-ouvrir les yeux. Le bleu de ses iris noyait ce qu'il restait de son âme alors qu'au fil des secondes l'envie se transformait en besoin. Ses paroles glissaient sur elle comme une pluie chaude d'été, chaque mot caressant sa peau en de fines gouttes d'eau. Elle se délectait de cette voix et de ses flatteries serviles alors que son souffle provocateur taquinait ses lèvres. Des images marquantes défilaient dans son esprit tendis que Benjamin cédait à l'envie de posséder l'autre en premier dans un baiser vorace, sanguinaire et plein de dépravations. Leurs langues transgressaient l'impudique pour l'obscène alors que son créateur visiblement avide et envieux de luxures ne se fit pas prier pour  entailler sa lèvre de ses canines. La douleur qu'occasionna la morsure se mua rapidement en un plaisir malsain alors qu'elle montrait son approbation d'un soupire profond et vorace. La main de la jeune vampire encouragea même l'offensive en glissant le long de la nuque de son créateur, ses ongles mordant doucement sa peau avant de s’amarrer dans ses cheveux, le pressant encore un peu plus contre elle.

Elle en voulait plus et c'est avec un goût de frustration non dissimulé qu'elle laissa Benjamin s'échapper quand deux humaines bien téméraires ou diablement droguées entreprirent de récupérer leur amie. Le regard noir que la vampire leur jeta alors ne fut sans appel alors que la voix de son Sir raisonna à quelques mètres de lui. Visiblement il voulait jouer encore un peu avec les petites humaines .Soit, elle n'avait pas forcément ça en tête mais la nuit était encore devant eux elle n'était pas contre quelques distractions.
Comme pour faire écho aux dires et au regard de son créateur Izabella tendis les mains au deux humaines son regard de jais se voulant plus amical, plus docile voir même rassurant. Elle osa même le petit sourire mutin au coin des lèvres avant de glisser sagement.

-Venez...n'ayez pas peur...vous allez voir on va s'amuser...

Une fois leurs mains respectives emprisonnaient dans les siennes Izabella se tourna pour les attirer loin de la foule. Elles longèrent les alcôves avant de s'engouffrer et de parcourir un couloir rythmé par plusieurs espaces rendu intime par des rideaux rouge. Le tissus laissait entrevoir les formes et les corps qui évoluaient derrière lui comme pour venir inviter au voyeurisme les badauds. Finalement Izabella invita les deux jeunes femmes à s'engouffrer derrière l'un de ces dernier avant de les suivre à son tour.

Devant elle se dessinait une petite pièce tamisée, confortablement équipée de coussins, de drapés et de fauteuils. Sans se faire prier la vampire s’installa sur une banquette avant d'amener à elle l'une des deux humaine. D’innombrables morsures jonchaient sa peau laissant apercevoir de légères bulles de sang tout juste solidifiaient. Doucement Izabella invita la mortelle à la chevaucher alors que ses doigts caressaient les morsures se trouvant sur ses cuisses avec envie. Mais avant de poursuivre elle voulait que personne ne soit en reste alors elle détourna le regard pour inviter dans un sourire faussement bienveillant la laissé pour compte. Timidement l'humaine s’assit à ses côtés et comme pour l'encourager à se détendre Izabelle déposa un léger baiser sur le coin de ses lèvres ses canines taquinant sa peau sucrée.

-On va jouer un peu avant qu'il n'arrive vous en pensez quoi ?

Perfide, Izabella s’immisça  dans leur esprit avant de glisser ses mains sur leur nuque respectives pour les encourager à se goûter l'une l'autre. Elle savoura le spectacle offert à ses yeux avant de venir les accompagner. Sa langue vint jouer quelque secondes avec les leurs avant de filer le long du cou de l'une d'elle et de s'amarrer à la naissance de sa poitrine. Ses canines jouèrent un peu avec sa chair librement offerte avant qu'elle ne finisse par la mordre sans aucune douceur...

Benjamin avait dit de l'attendre sagement mais après tout la sagesse n'était affaire que de perspectives...

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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Sam 13 Aoû - 19:34

Le sang de mon sang

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;


Cela ne faisait plus aucun doute, les sens bien que grisés par ce bain de phéromones, le vampire cessa de siffloter pour recouvrir les craquements infâmes du cartilages étriqués de blondie. Son pied calé sur l'épaule démise retomba dans la bâche tout comme le tronc déjà précautionneusement abandonné de ses jambes et de sa tête. Quelque chose clochait. Dans cette nuit sans fond, ou la lune se pavanait à son plus haut zénith, le bruissement imperceptible des feuillages fringants qui encadrent le club se mirent à frémir. Un souffle ? Un mouvement infime ? Une position trop durement maintenue révélant le crispement d'un muscle endolorie ? Quelque chose remuait avec une discrétion non feinte, assurée, voulue… Dangereuse et suspicieuse.

Ces deux derniers siècles passaient à s'embourber dans diverses ennuies lui valaient de savoir faire preuve de minutie quelque soit la situation. Vivre dans l’assouvissement de toutes concupiscences pour un vampire de sa trempe laissait bien souvent de longues listes d'ennemis dans son sillage. A travers le monde, mais surtout l'Europe, le sol avait tremblé sous ses pieds, des murs s'étaient brisés sous les hurlements qu'il s'était évertué à faire naître dans les gorges de ses proies mais surtout… le sang avait coulé, creusait des chantiers et des routes qui de par sa jeunesse et son insouciance juvénile, menaient tout ennemie à sa suite. Il suffisait de suivre les disparations, les scènes macabres. Un genre de Dracula des temps modernes, entiché de jeune femme effarouchée afin de se nourrir de ces perles salées qu'il jouissait à simplement les faire rouler sur leur joue. L'éveillement de son désir se complaisait  dans l'établissement de leur douleur, sa haine envers la gente féminine ne connaissant ni barrière, ni faille. Un genre de serial-killer, sans foi, ni loi au tableau noir, parfois teinté de rouge pour la passion, l'hémoglobine. Car au fond, tout n'est question que de passion. Ce n'est qu'à ses deux-cents années de vie que Benjamin se mit à capituler plus étroitement avec le nombre de tueurs engagés à sa poursuite, additionnés aux nombres d'existences brisées : le calcule rapide lui conféra un nouveau regard sur son existence très largement menacée par toutes ses frasques passées mais aussi à venir.

A l'affût, le vampire sentait dorénavant le poids de deux globes inquisiteurs rivés sur lui. Ils se tenaient dans son dos, pointant impunément sur ses actes macabres dans un plus grand acte de voyeurisme. Alors quoi ? Qui est le petit malin qui bande sur mon travail ? Un petit sourire narquois glissa sur ses lèvres tandis qu'il sortit un paquet de clope de la poche arrière de son pantalon en cuir. Un nuage de fumée s'éleva en direction du lampadaire rayonnant de sa lueur jaunâtre. L'arrière du club était désert, Benjamin s'offrait en proie facile, mais si il y'avait bien une chose qui n'attiserait jamais sa peur, c'est bel et bien la mort. Un sociopathe au trouble émotionnel qui ne craignait en rien pour sa non vie... Ni même pour celle qui dépendait de la sienne. Une brève pensée se porta alors sur le visage de sa progéniture, faisant doucement vibrer ses veines pour les embaumer de ce sentiment poisseux qu'on appelle communément... Paternel. Il laissa échapper un grognement, un nouveau soupir de fumée avant qu'il ne se retourne pour faire face à l'ennemi, l'intrus scellant ses pensées dans un coin de son crâne.

« -Bon sort de là maintenant, non loin de moi l'idée déplaisante que tu te plaises simplement à me mater… je préfère engagée la discussion…. En supposant que tu ne sois pas assez stupide pour être venu à moi sans être armé dignement. » dégaina-t-il de sa voix sempiternellement rieuse, ses iris azuréennes scrutant le noir ombragés des feuillages buissonneux « dans le cas échéant… la discussion ne sera qu'une option démontrant mon extrême obligeance » finit-il par conclure avec un sourire dérangeant. Ses canines pointues qui contribuaient à son charme juvénile lui conférant à cet instant une sinistre noirceur.

Le silence retomba aussitôt, mais la nervosité commença tout doucement à le gagner, faisant retomber toute trace d'amusement sur son visage. Quelque soit l'individu planqué derrière ses buissons, il ne comptait pas l'attaquer tout de suite, sinon il l'aurait déjà fait. Ce qui d'un côté, le rassura encore moins que si cela avait été le cas. Les confrontations abruptes ça le connaissait, le prémédité, le calculé… Ca il y était moins préparé. Il se sentait assez fort pour subir les attaques de front, mais doutait sérieusement de ses compétences quand il s'agissait de déjouer des plans un peu plus… Techniques. Il n'était ni la corde, ni l'équilibriste, mais le commanditaire de tout spectacle du moins... C'est ce qu'il se répétait afin de se rassurer. Il fulminait, brûlait, se consumait à la rapidité du bâtonnet goudronneux qui venait se suicider contre ses lèvres.

« -Décevant... il n'y a d'autre mot... moi qui pensais qu'on allait s'amuser un peu.» Il soupira en laissant ses épaules s’affaisser avant de shooter nonchalamment dans un bras sanguinolent qui semblait vouloir s'échapper de la bâche. Il rebondit en plein dans une flaque de sang qui vint éclabousser striures sanglantes le visage blafard de blondie. Blondie qui virait dorénavant au roux pétant.

Il se ralluma une clope en déversant un bidon d'essence sur les restes. Voila que ses plans avaient échoués, lui qui voulait offrir une petite cérémonie à sa blondie d'un soir -toutes les blondes étant des blondies pour lui- il se voyait dorénavant résigner à l’incinérer vulgairement à l'arrière de son lieu de mort. Quelle tristesse se disait-il en en jetant son mégot rougeoyant au centre de la bâche. Essence, sang, chaire, plastique confondus se mêlaient et s'évadaient au travers un long et filiforme nuage de fumée dans une crémation lugubre, pour seul et unique champs, le hululement sépulcrale de la nuit. D'ici que quelqu'un se manifeste il ne restera plus grand chose de toi ma jolie poupée.

Les flammes avaient fini d'engloutir le macchabée  mais Benjamin restait figé, adossé contre le mur. Il observait toujours les feuillages. Le regard froncé, une colère sourde déformant son visage. La présence avait bizarrement disparue. Il se sentait comme un pion avec lequel on jouait. Il devra en toucher deux mots à Dan...Ou bien faire ce qu'il fait de mieux, la conduire sur la piste en inventant une raison qui la fera se bouger pour lui. Après tout, elle n'était ni son amie, ni quoi que ce soit d'autre.

Quand il retourna dans le club, rejoindre son Infante dans le coin privé qu'ils affectionnaient tant comme salle de jeu..il ne fût pas surpris de découvrir qu'elle avait déjà bien entamé leur repas, un petit sourire à la fois perfide et fiévreux déguisant l'inquiétude qui perçait au travers ses prunelles.

« -Changement de plan » lança-t-il en refermant le rideau derrière lui « ne les tue pas, et viens donc t'occuper de ton Sir » il se retrouva à la maintenir par la gorge dévoilant la ligne gracile de sa gorge, tendue et toute offerte aux appétits de son maître. Sa langue glissa contre la veine turgescente, ses canines taquinant sa chaire alors que ses doigts s'enfonçaient dans celle de ses joues.





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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Ven 2 Sep - 12:08



Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat Benjamin

Les sons, les odeurs enivraient ses sens tendis que la vision des deux humaines dansait devant elle tout en lui délivrant un avant goût de l'enfer. Dieu savait à quel point elle pouvait se délecter des dépravations de ce monde, à quel point au fil des années ses envies avaient muées en des besoins étouffant tout ce qui avait pu un jour être bon et pur en elle. Izabella était le produit d'une vie trop douloureuse, la somme de mauvais choix et de mauvaises rencontres la poussant à couper au fil des décennies les liens qui la raccrochait à l'humaine, à l'enfant qu'elle avait pu être un jour. Pourtant aussi discutables pouvaient être ses choix Izabella n'en regrettait aucun. Elle aimait la vampire qu'elle était devenue, cette femme à la fois forte et têtu qui pouvait être sans concessions. Elle adorait cette sensation de pouvoir qui grandissait en elle au fil des années comme si elle était un bon vin qui prenait de la valeur avec l'âge. La noirceur qui grandissait en elle aussi avait sa part d'ivresse. Cette dernière était animé d'une cruauté sans égale qui ne semblait jamais être assouvit. Se gorger du malheur des autres, de leur souffrance, c'était la manière qu'elle avait choisit pour bâillonner ses propres démons.
Non en effet elle ne regrettait aucun de ses choix comme elle ne regrettait pas d'avoir un jour liée sa vie à celle de Benjamin. Il était un echo à sa propre folie, une âme aussi torturée et dépravée que la sienne. Il était le feu, la chaleur salvatrice qui faisait bouillir son sang et qui faisait vivre ce corps mort avant même d'avoir vécu. Ses humeurs régissaient sa vie et même si elle était trop fière et orgueilleuse pour l'avouer la vampire était soumise à ses moindres envies, ses moindres besoins. Il était son créateur, son maître, il était la seule famille qui lui restait, la seule qu'elle s'était choisit. Il va sans dire que beaucoup de chose chez son Sir pouvaient la mettre hors d'elle mais peut importait ce qui pouvait la torturer, de ses mots à ses gestes, il ne suffisait que d'un regard pour lui rappeler qu'elle était à lui pour l'éternité. C'était une idée à la fois enivrante et terrifiante de ce dire qu'il avait autant de pouvoir sur elle. C'était comme si elle n'était qu'un objet entre ses doigts, soumise à son bon vouloir.

Le regard luisant d'une étincelle presque mauvaise Izabella quittait la poitrine d'une des jeune femmes mettant une légère distance entre leur deux corps. Ses lèvres ensanglantées laissaient apercevoir deux petite canines rougit par l’essence de vie goulûment avalé alors que l'humaine quand à elle semblait désorienté. Non sans arborer un sourire carnassier la vampire prenait plaisir à voir sa petite victime luter pour garder les pieds sur terre. Ses doigts jouaient avec ses cheveux et leurs ondulations alors que la seconde humaine suçotait la plaie encore fraîche que ses dents avaient laissés. Tout en penchant la tête pour mieux les observer Izabella sentait gronder en elle ce moment où l'amusement laissait place à l’ennui. Machinalement son regard glissa sur le rideau alors qu'elle bouillonnait d'impatience de voir son créateur entrer dans la pièce.

Son attente ne fut que de courte durée et alors que la vampire essuyait un filé de sang qui ruisselait le long de sa mâchoire le rideau en question s’ouvrit sur son créateur. Les paroles de ce dernier ne restèrent pas sans actes et alors même qu'il lui intimait de venir s'occuper de lui Izabella comblait la distance qui les séparait sans même une forme de protestation. Elle n'était pas d'humeur à jouer au chat et à la sourit, il l'avait fait trop attendre pour ça. D'autant plus elle sentait que derrière le sourire de son Sir se cachait une inquiétude sourde. Un trouble qu'elle pouvait sentir autant qu'elle pouvait le lire derrière ses traits. Son immortalité était certes nouvelle et les années passées avec son créateur ne se comptaient sans doute pas en siècle, toutefois, le lien qu'elle partageait avec lui était parfois tellement fort et omniprésent qu'elle pouvait d'un regard lire en lui.

Mais alors qu'elle aurait pu chercher à en savoir plus ses lèvres restèrent closes ne semblant pas vouloir gâcher ce moment.C'était comme si une part las de s'occuper du reste du monde voulait le temps d'une nuit oublier que leur éternité était emprunt d'une forme de mortalité. Alors elle laissa la main glacée de son Sir empoigner avec force son cou tandis qu'elle se contentait de sourire légèrement comme si la douleur occasionnée embrasait en elle une forme de plaisir malsain. Oui, c'était décidé, pour cette fois elle ne chercherait pas à savoir.

Les doigts de son Sir s’imprégnaient de son visage tendis que son souffle glacé frappait son cou. Si quelques secondes plus tôt elle avait eut la sensation d'être le chasseur, maintenant, entre les mains de l'homme qui lui avait offert l'éternité, elle n'était qu'une proie parmi tant d'autre. Une victime consentante qui, au contact des canines acérées sur sa chair ne put s’empêcher de pencher la tête pour s'offrir un peu plus à lui. D'un geste fluide, ses propres doigts glissèrent le long de sa nuque dans un touché presque infime avant de s’amarrer dans ses cheveux. Puis, avant de mordre avec envie la pulpe de ses propres lèvres, Izabella soupira presque dans une complainte.

-Mon Sir n'a pas besoin qu'on s'occupe de lui...il sait très bien prendre lui même ce dont il a besoin.

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«Hier dans l'escalier, J'ai rencontré un homme qui n'était pas là. Il n'était pas là non plus aujourd'hui. Je voudrais, je voudrais qu'il s'en aille. Quand je suis rentré l'autre nuit à trois heures Il était là qui m'attendait Je ne l'ai pas vu du tout!! Va-t-en ! Va-t-en ! Ne reviens jamais plus ! Va-t-en ! Va-t-en ! Et, s'il te plait, ne claque pas la porte Le petit homme qui n'était pas là. IL n'était pas là non plus aujourd'hui. Oh ! Comme je voudrais qu'il s'en aille»© .bizzle
   
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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Ven 9 Sep - 20:29

Le sang de mon sang

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;


Pourquoi ce sentiment poisseux semble-t-il me coller aux organes ? Est-ce la soif qui me tenaille, coagule le sang pourtant frais que j'ai ingurgité toute la soirée ? Ou bien est-ce ce foutu pressentiment qui me rappelle chaque jour que tout à une fin ? Et qu'aucune fin heureuse n'est programmée me concernant ?

Son humeur tourmentée reprenait de nouvelles directions. L'instant d'avant il ressentait le besoin de se fondre dans les étreintes brûlantes de son infante, l'instant suivant de provoquer une nouvelle tuerie au sein du Red. Il bloqua l'ovale gracile du visage entre ses doigts en détournant toute son intention sur les deux femmes hypnotisées et toutes droites sorties d'un porno macabre. Leurs cheveux débraillés, le carmin de leur bouches maintes fois suçotées et malmenées, leurs yeux exorbités significatifs du pouvoir d'hypnose bloquant leurs méninges, elles étaient telles de parfait pantin, attentives et muettes aux langueurs des deux vampires. Il sourit, pointant impunément ses deux stalagmites acérés et assoiffés contre sa lèvre pleine et juteuse. Sa diablesse lui avait laissé un bien large terrain de jeu.

« Ton attente sera récompensée... amusons nous !» siffla-t-il avec un sourire sournois.

Les deux lobes azuréens se figèrent sur les spectatrices prostrées et épuisées dans un coin, les désenvoûtant du charme qui jusque là retenait leur hystérie. Ce soir il entendra leur hurlement se répercuter dans la pièce insonorisée, les murs se mettront probablement à trembler. Une nouvelle mer rouge fera son apparition dans les abîmes de cet enfer de volupté. Le vampire étirera leur chaire, éventrera leur gorge en deux comme Moïse lorsqu'il traversa la mer. Il avait faim. Faim de chaire, faim de souffrance. Un petit feulement plaintif se fit brusquement entendre, s'échappant de la bouche insolente de celle qu'il renommera petite chatte suite à sa plainte. Il se désintéressa aussitôt de sa tendre infante, la lâchant avec un mépris non feint pour se jeter sur sa victime. Il lui saisit une poignet de cheveux rouges et tira dessus sans le moindre effort pour la soulever à sa hauteur. Le visage tordu de terreur et de douleur suffocant à deux pouces du sien.

« Alors Petite Chatte ? On feule contre son mâle ? » sourit-il en penchant sa tête sur le côté dans un air faussement touché « ce n'est pas très gentil, tu sais ce qu'on fait au vilaine Petite Chatte dans ton genre ? » il insista sur la vulgarisation de son nouveau prénom en étirant langoureusement ses syllabes, le répétant inlassablement pour faire accroître sa gêne « allée... dis le moi Petite Chatte... dis moi que tu me détestes, que je te répugne ? » cette fois il riait, de sa souffrance, de sa gêne, de cette façon dont sa terreur se fût muet dans un inconfort plus profond encore. La honte. Quoi de pire, de plus douloureux que de crever dans l'humiliation ?

Dans ses prunelles émeraudes, il comprit qu'elle avait comprit qu'il avait vue, qu'elle savait. La petite rousse venait de saisir l'importance de cet instant et se figea, pendu sous la poigne d'acier qui demeurait immobile pour la soutenir. Oh oui tu vas souffrir, ta mort sera longue et humiliante, je vais prendre un plaisir incommensurable à te saigner comme une vulgaire bête d'abattage, tu me supplieras de mourir à la fin. Il raffermit sa poigne afin de faire céder une masse de cheveux sous ses doigts, tirant de nouveaux piaillements de douleurs chez sa victime. Sous le choc elle ne pouvait articuler, bafouillant des plaintes étranglées. Plaintes qui s’accrurent quand il tordu sa longueur pour la faire pivoter sur elle même. Elle atterrit violemment contre son torse de marbre, sa chemise déboutonnée lui permettant de sentir la froideur et la puissance de son assaillant tout contre son dos finement recouvert de cette sueur si significative de l'angoisse.

« Tu nous rends tellement chanceux petite chatte, ton parfum fleur délicieusement tout ces aphrodisiaques qui me font si durement bander chez une femme... tu veux les connaître ? » minauda-t-il en venant cueillir une larme du bout de la langue, remontant sensuellement sur sa joue. « Mhmm... délicieuse »

Elle tenta de se soustraire à la langue coquine qui se mit dorénavant à lécher les perles de sueur dans sa nuque. La poigne sur ses cheveux l'en empêcha toutefois, continuant sans mal à lécher sa terreur.

« Pi...pi..pitié... relâchez moi... je ferais ce que vous voulez... transformez moi... je...je vous servirez» un éclat explosa dans sa voix avant que de nouveaux spasmes la secouent. Un flot intangible de prières sortit brutalement de sa bouche.

« Bah voyons... comme c'est mignon, elle prie son dieu maintenant... avec toute la ferveur que vous vous donnez à l'appeler, vous les humains, il aurait au moins pu se donner la peine d'exister » il roula des yeux avant de lui fracasser le front contre le mur le plus proche. Le choc fit probablement se coller son cerveau aux parois de son crâne s'il ne l'a pas tout simplement transformé en smoothie.

Elle redoubla cependant de folie, le coup ayant eut l'effet inverse de celui escompté. Ses pieds se mirent à baller de façon totalement désordonnée, se cognant dans un sofa, renversant la table luxueuse jonchée à présent de verres renversés et d'alcool. Elle ne s'en rendait probablement pas compte, mais ses crises d'hystéries faisaient toujours plus grossir la trique loger contre le creux de ses reins. Quoi que.. Elle s'immobilisa brusquement contre la bandaison, les bras musclés du vampire la tenant bien fermement contre lui. Son visage se pétrifia, ses joues s'empourprèrent indécemment. La confusion la calma un court instant. C'est qu'elle a l'air d'aimer ça en plus. Un rire lugubre siffla de la gorge de Ben. Pauvre petite, tellement défoncée à l'O qu'elle arriverait à s'exciter face à la scène de sa propre mort... ah oui, c'est ce qu'elle fait Son rire soufflé à son oreille faisait frissonner la rouquine de tout son long.

Il se calma quelque peu et jeta un regard luisant de folie à Izabella. Les iris d'un bleu candide lui exprimant tout le désir qui le secouait. Pour elle, pour le sang, pour ce qu'ils faisaient naître au centre de cette sphère qui constituait à elle seule l'image que l'ont pouvait se faire de l'enfer. Attisé par sa tenue sexy, ses courbes sensuelles, il lui démontra toute la ferveur de ses envies en  plongeant cruellement ses canines sur l'épaule fine qui avait recommencé à se secouer. Sans jamais quitter son regard, il déchira, perça, brisa dans des bruits répugnants tout ce qui passa sous ses canines. La blancheur du derme proprement attribué aux roux, se colorait à présent du sang qui gisait à torrent de la bouche affamée qu'il remuait sauvagement dans sa chaire. La poitrine, le ventre, les cuisses de Petite Chatte ruisselaient de sa vie qui se décharnait en de chaudes cascades sanguinolentes. Ses petits poignets semblaient prêts à céder sous la force avec laquelle elle essayait de se libérer. Sa force résolument infime à côté de celle de son bourreau lui valu d'accroître encore davantage son mépris. Idiote, plus tu t'agites plus tu remues mes canines dans ta chaire, plus je sectionne de nerfs, brise d'os, plus tu souffres..

Ses cris se faisaient acerbes, la défonce lui donnant la puissance de continuer à hurler sans s'évanouir sous la souffrance et la perte considérable de sang. La harpie se brisait les cordes vocales, Ben pouvait les sentir vibrer et se déchirer sous l'intense frénésie. La scène virait à l'obscène. Le plaisir et la douleur se mêlaient dans une incohérence dégueulasse. La luminosité tamisée et feutrée de la pièce n'arrivant à tarir la boucherie qui commençait à imprégner les murs ni même l'expression monstrueuse du visage du créateur qui resurgit de sous les cheveux roux. La bouche suffocante et trop gourmande, ses dents ressortirent imbibées de la liqueur pourpre, ruisselante sur le menton dans un sourire déformé par l'hystérie meurtrière.

« Alors Petite Chatte ? Toujours accro à la morsure ? » il appuya ses paroles en enfonçant un doigt dans la plaie béante de son épaule saccagée, toute disloquée au point qu'il relevait de l'énigme de savoir par quel moyen elle demeurait rattachée au reste de son corps. De longues gerbes carmin s'en échappaient, l'afflux sanguin se faisant telle qu'il lui conférait à présent l'image d'une délicieuse fontaine de sang à la quelle il suffisait de se pencher pour s'en abreuver.

Il comprit qu'il avait une fois de plus merdé. Lui qui comptait s'amuser avec elle sur la durée, il fit une moue en la voyant s'écrouler au sol, sombrant dans l'inconscience... Peut être même la mort ?





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MessageSujet: Re: Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella Ven 2 Déc - 1:37



Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat Benjamin

Vois tu ces ombres immortelles danser devant nous ? Entends tu leurs chants, leurs voix envoûtantes ? De toute évidence elles se moquent de nous, de notre mortalité. Que ferais tu à leur place ? Entrerais tu dans leur jeu ou resterais tu loin d'elles ? Essayerais tu de toucher du doigt leur vie immortelle au risque de perdre la raison, au risque de ne devenir qu'un pantin soumis à leur bon vouloir ?

Être un objet, un pantin, c'était sûrement le sentiment qui faisait naître en elle le plus de rage. Le temps de quelques secondes elle avait l'impression de se retrouver des dizaines d'années en arrière lorsqu'elle était encore humaine et qu'elle était soumise au bon vouloir des vampires qui l'utilisaient sans états d'âmes. C'est pour cette raison que lorsque son Sir se détacha d'elle la jeune vampire ne put refréner un regard noir aussi profond et sombre que l'était son âme de vampire. Elle ne manqua pas de le regarder fondre sur sa victime tout comme elle ne manqua pas de remarquer le surnom vulgaire avec lequel il désigna cette dernière. Machinalement un sourire presque amusé ce dessina sur ses lèvres étouffant au fil des secondes le regard de jais qu'elle lui lançait. Dieu qu'elle pouvait le haïr par moment...

Finalement elle se détourna de lui et de sa victime pour jeter un regard vers la deuxième petite biche apeurée qui s'était retranchée dans un coin de la pièce. Ses yeux, remplient de larmes, fixaient d'un regard vide son amie, comme si, la scène qui se déroulait devant elle était trop horrible pour être réelle. Elle devait sans doute se croire dans un cauchemar maintenant que sa conscience était libre de toute étreinte. Silencieuses, des larmes coulaient le long de ses joues dessinant de petits sillons rose là où le sang se voyait dilué avec l'eau.

D'un pas lent et sur Izabella s'avança vers elle avant de la regarder de toute sa hauteur. Elle aurait sans doute pu avoir pitié d'elle si elle n'avait pas vu en elle qu'une simple offrande laissait pour compte, abandonné à ses humeurs et à sa soif de sang. La vampire s'accroupit devant elle glissant une main sous son menton pour l'obliger à se détourner de l’assoiffé de sang que pouvait être son créateur. Une fois à sa hauteur elle plongea ses yeux noisettes dans les siens. Contrairement à quelques secondes plus tôt ces dernier étaient entourée d'un halo à la fois tendre et bienveillant.

-Chut petite chose, ne t'en fais pas, je vais prendre soin de toi.

Elle osa même lui tendre un sourire doux et réconfortant alors qu'elle rétablissait l'entrave que son créateur avait sciemment éteint. Ne vous détrompez pas, Izabella n’éprouvait aucune pitié pour elle, elle ne le faisait pas par charité ou par bienveillance. Voyez vous, le jeu qu'elle affectionnait le plus n'était pas de faire souffrir la chair, oh, bien évidemment elle aimait ça, mais ce qu'elle préférait de loin c'était de briser quelqu'un de l'intérieur. L'espoir qu'elle lui tendait n'était là que pour mieux la détruire, parce qu'elle savait que l'espoir était sans doute la pire chose que l'on pouvait offrir à une personne qui côtoyait de trop près la mort. Avec douceur elle approcha sa main de la chevelure brune de la jeune femme pour venir ranger sagement une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Le geste de sa main fut accompagné par ses lèvres qui se posèrent contre son lobe. Dans un murmure, son souffle glacé se lova contre sa peau tiède.

-Relève toi ma belle...

Dans un mouvement fluide la vampire l'aida à se lever avant de replonger son regard dans la sien. Cette fois si, ce dernier n'avait plus rien de bienveillant, il était joueur voir même moqueur. Maintenant qu'elle avait vu renaître au creux de ses prunelles cette flamme d'espoir elle n'avait qu'une hâte c'était de la voir s'éteindre à petit feu. Elle voulait l'étouffer mais avant elle tirerait un plaisir infime à la voir la consumer toute entière.

-Par charité je te donnerais 10 secondes pour quitter la pièce, si tu y arrive, je te laisserais sortir du RedLounge sans même te retenir, en somme, tu auras la vie sauve...

Ses lèvres laissaient penser une idée alors que son esprit venait s'enrouler autour du sien pour empêcher son corps de faire le moindre geste. Seules les larmes qui venaient embuer ses yeux trahissaient la torture mentale qui brisait sa pauvre victime. Immiscent sa voix dans son esprit Izabella lança un décompte que seule la jeune femme pouvait entendre. Chaque chiffre qui défilait amené avec lui un flot de larmes et de complaintes sourdes qui restaient sans appelles. Puis quand  ce petit jeu malsain arriva à son terme la vampire prit un faux air désolé haussant légèrement une épaule.

-Je pense que vous manquez de volonté jeune fille...
-Je..je...je...vous avez triché.

Comme pour répondre à sa complainte Izabella plaqua durement la jeune femme contre le mur derrière elle. Le choc de son petit corps contre les briques fut si intense qu'il fut accompagné du bruit caractéristique des os se brisant comme du verre. Son regard était redevenu noir tendis sa voix tentait de palier celle des cris occasionnés par la victime de son créateur.

-Serais tu en train d'insinuer que je suis une menteuse ?

Sa main droite se porta sur le visage de la jeune femme, l'encadrant tout en enfonçant ses ongles dans la chair de ses joues. Ces derniers dessinaient de petits arcs de cercle rougeâtre sur sa peau blafarde. Puis dans un mouvements tout aussi brutale ses lèvres s’abattirent contre les siennes sa langue venant chercher la sienne presque de façon animale avant qu'elle n'arrive à la coincer entre ses dents. La brune était dans l'incapacité de se défendre et elle se jouait de ça. Doucement, de façon perfide, ses canines venaient mordre la chair souple de sa langue tendis que le sang qui s'en échappait venait tapisser sa gorge goulûment. Cependant alors que la morsure était suffisante pour en extraire le liquide rougeâtre Izabella n’arrêta pas la pression de sa mâchoire, bien au contraire, elle resserra les dents toujours un peu plus venant inciser cette langue qui l'avait quelques secondes plus tôt inculpé d'un crime qu'elle avait pourtant bien commit. Finalement le bruit caractéristique des dents venant s'entrechoquer se fit entendre venant désolidariser la langue de la jeune fille du reste de son corps . Dans un mouvement de recul et presque de dégoût Izabella tourna la tête pour venir recracher le bout de chair à même le sol. Elle n'avait aucun considération pour la jeune femme, ni pour son corps, ni pour ce que les humains appelaient l'âme.

Le temps d'un instant elle jeta un regard sur son créateur qui de toute évidence prenait son pied à vider sa victime de son sang. Ses canines fouillaient sa chair avec violence alors qu'elle surprit son regard qui la détaillait. Consciemment elle avait soutenu ce dernier tendis que des filets de sang ruisselaient abondamment le long de sa mâchoire, de son cou venant disparaître entre ses seins. Elle pouvait lire dans ses yeux cette folie meurtrière, ce désir sauvage, brutale qui émanait de tout son être. A cet instant précis son créateur n'avait plus rien d'humain, il était un monstre, un monstre dont elle ne pouvait détacher le regard attisé et attiré par cette aura puissante. Si elle ne lui avait pas été aussi semblable sans doute en aurait elle eut des frissons. Mais là, son regard faisait écho au sien, trahissant le désir qu'elle avait pour lui. Un frisson parcouru tout de même son corps mais il traduisait juste l’excitation qu'elle avait pour lui.

Quand elle daigna enfin reporter son attention sur sa victime cette dernière se noyait dans propre sang. En effet Izabella c'était perdue trop longtemps dans la contemplation de ce tableau que lui offrait son créateur. Elle en avait presque oublié sa petite humaine dont le sang venait dangereusement envahir la bouche. Dans un élan salvateur elle lâcha son étreinte permettant ainsi à la jeune femme de recracher le trop plein de sang. Dans l'empressement cette dernière expulsa le liquide rougeâtre sur la vampire qui se retrouva encore plus imbibait de sang. La vampire grimaça légèrement avant de souffler avec humeur.

-Tu aurais pu faire attention pauvre idiote...

Elle ne prit pas la peine d'en dire plus sa main venant enserrer son cou la forçant à garder la tête haute tendis que son sang revenait à grande giclée gorger sa bouche. Sa main resserrer son emprise tendis que l'humaine suffoquait, étouffait et se noyait dans son propre sang. Elle aurait sans doute pu abréger ses souffrances en écrasant son cou entre ses doigts mais la vampire laissa durer le spectacle se délectant de chaque secondes. Elle avait une certaine fascination à la voir ainsi luter pour venir chercher l'air salvateur qui n'arrivait plus jusqu'à ses poumons. Cependant épuisait la petite biche ne luta pas bien longtemps ses muscles se relâchant alors que son corps  sembla se désarticuler et devenir pesant. Lentement Izabella la laissa lui échapper, laissant la mort l'accueillir dans ses bras.

Elle eut un léger sourire satisfait avant de se retourner pour faire face à son créateur. Elle laissa son regard glisser jusqu'au sol pour apercevoir la victime de ce dernier. Un sourire amusé se dessina alors sur le coin de ses lèvres d'un rouge carmin alors que ses yeux revenaient chercher le bleu azure des siens. La récréation était fini, il n'avait plus d'autres distractions, il était maintenant à elle et elle comptait bien le lui faire remarquer. C'est pourquoi tout en enjambant la cadavre sans vie de sa victime elle se dirigea vers lui en venant briser le silence nouvellement installé.

-On dirait que tu n'as plus d'autre choix que de te contenter de moi...

PSYBORG

_________________


 
«Hier dans l'escalier, J'ai rencontré un homme qui n'était pas là. Il n'était pas là non plus aujourd'hui. Je voudrais, je voudrais qu'il s'en aille. Quand je suis rentré l'autre nuit à trois heures Il était là qui m'attendait Je ne l'ai pas vu du tout!! Va-t-en ! Va-t-en ! Ne reviens jamais plus ! Va-t-en ! Va-t-en ! Et, s'il te plait, ne claque pas la porte Le petit homme qui n'était pas là. IL n'était pas là non plus aujourd'hui. Oh ! Comme je voudrais qu'il s'en aille»© .bizzle
   
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Le sang de mon sang, ta chaire est ma chaire | Izabella

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