Partagez|

Descent into Hell [Jake]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Descent into Hell [Jake] Lun 27 Juin - 2:28

Descent into Hell

Ft. Jake




« Allo… Hum… Hin hin… Cinq cents sans compter les extras... Hum-hum… Toute la nuit... On ne s’embrasse pas. Jamais. Aucuns sévices corporels. Pas de SM. Pas de sexe en groupe. Si vous ne respectez pas les conditions, on annule tout… Hum…Voilà… Heure, tenue… A demain. »

Je n’aime PAS négocier un contrat par téléphone. C’est le problème des annonces sur internet. Ceci dit, le téléphone permet au moins de poser les bases saines pour qu’on puisse se retrouver et ne pas perdre de temps.
Il y a des points très précis à respecter et je pinaille sur chacun d’eux. Si je ne me sens pas en confiance, j’annule. Je demande à voir le fric AVANT. Pas de mots crus pour me désigner. Je suis une prostituée certes mais pas sa chienne. Pour lui ce sera Ondine.
Ce genre de contrat est bien différent d’une simple passe en bas de la rue. C’est plus cher, plus long aussi, souvent toute la nuit. Le client ne veut pas seulement baiser pendant une heure, il cherche un peu plus que ça et il est prêt à y mettre le prix sans parler des petits extras. Alcool… Drogue…
Il m’a dit « Mets de beaux sous-vêtements. Rouge. En dentelle. Sois naturelle. Les cheveux détachés. Ne te maquille pas, je n’aime pas ça… Apporte une paire d’escarpins et porte des baskets. A demain, On-dine. » je l’ai entendu sourire en prononçant mon pseudonyme avant de raccrocher.

Le lendemain, j’arrive à l’endroit d’un café dont il m’a précisé l’adresse. Il sourit en me voyant arriver et moi, j’espère déjà que ça va vite se terminer. Je m’installe et les politesses d’usage commencent. J’allume une cigarette, la main légèrement tremblante. Saloperie d’addiction. Il apprécie ma tenue pour sa simplicité, s’assure que j’ai apporté des escarpins à son goût. Il se veut charmant, me donne un livre dans lequel se trouve cinq billets de cent dollars. Il instaure la relation de confiance, ce ne doit pas être sa première fois. Sa main se pose sur la mienne, caresse l’intérieur de ma paume. Il cherche mes sourires, je finis par les lui offrir.
Lui c’est Howard. La cinquantaine, des cheveux grisonnants une barbe mal taillé. Il est imposant. Grand et surtout… Vraiment bien portant comme on peut le constater à son double menton. J’ai l’impression d’être trop frêle pour ses grandes mains et sa stature. Je me rassure. En général ils sont bien moins membrés que ce qu’ils en ont l’air. Ses deux petits yeux noisette me fixent déjà comme si j’étais le dessert.

« Nous allons rejoindre des amis à moi dans un club privé. »

Je fronce les sourcils à l’évocation de ces fameux amis. Qu’est-ce que tu n’as pas compris au juste, quand j’ai listé les interdits, abruti. Il me sent réticente, il me sort sa voix enjôleuse. « Je sais Ondine. Mais ce sont seulement des amis. J’aurai un petit extra pour toi… Là-bas. Et je ne ferai rien que tu ne voudras. » Est-ce que j’ai des doutes sur sa sincérité ? Oui… un peu. Mais je ne saurais dire si c’est à cause du dégoût qu’il m’inspire ou autre chose.
Il m’invite à le suivre, laissant un large pourboire sur notre petite table. Si mes extras sont du même acabit… Sa voiture est garée dans un parking sous-terrain. J’y découvre un range rover noir, une grosse bagnole pour un aussi gros personnage. Tout laisse à penser que mon client n’a aucun problème d’argent… Ce qui reste en définitive, une excellente nouvelle.
A l’intérieur de la carcasse aux vitres teintées une lueur dégueulasse brille dans son regard. Il veut un acompte. Il recule son siège au plus loin mais son ventre énorme me bloque l’accès. Il le comprend bien vite abaissant son dossier. Ce sera goût fraise. J’effectue ma besogne sous ses gémissements, sa main se contentant de m’indiquer le rythme sans me forcer.
Finalement, c’est pas si pire.

Joyeux, il démarre et nous nous mettons en route pour ce club privé dont le nom ne m’a pas été divulgué. Nous traversons Salem et le 4x4 s’enfonce dans la forêt. Une pointe d’angoisse liée à ma paranoïa réveillée par le manque de drogue, se fait ressentir. Il pose sa main sur mon genou dans une caresse qui se veut rassurante.
« Ce ne serait pas vraiment privé si c’était visible aux yeux de tous, Ondine. » il ponctue sa phrase d’un clin d’œil. Il met de la musique, de la vieille country, la radio a du mal a capter le signal et saute mais Howard connait. Alors il chante, heureux et détendu, m’incitant à en faire de même. Je l’imite, faisant ce pour quoi il m’a payé. Pour lui être agréable, je me force. Il s’en fou de savoir si j’aime ça, ce qu’il veut c’est que je fasse semblant. Et soudain je me crispe sur mon siège et ferme les yeux.

« Hey, tout va bien ? »

Non. Ca ne va pas.

« Oui, pardon, j’ai cru voir un animal sur le bord de la route et… Je pensais qu’on allait l’écraser. »

Je mens.
Ma main se pose sur la sienne, je tente de reprendre ma respiration et de calmer mon malaise. Il est bien là, lui. Et sur cette route sinueuse ce que j’ai vu n’était pas réel. Toute de blanc vêtue, flottant au-dessus du bitume. Les mains vers l’avant comme pour arrêter la voiture. J’ai fermé les yeux et elle a disparu. Un rapide coup d’œil dans le rétroviseur, elle n’est plus là.
Nous nous arrêtons plusieurs kilomètres plus loin. L’endroit m’est totalement inconnu, en même temps, je ne suis pas là depuis bien longtemps. Il me tend la main, j’hésite. « Ondine. S’il te plait… humpf. Suis-moi. » J’essaye de proscrire les marques d’affections trop importante. Donner la main est pour moi une limite, tout comme le baiser. Il passe devant, m’ouvre le chemin. Je comprends mieux pourquoi je devais porter des baskets en premier lieu. Quelques minutes de marche nous séparent, semble-t-il, de l’endroit dont il me parle. J’hésite à rebrousser chemin plusieurs fois mais des bruits tout autour que je semble être la seule à entendre – comme très souvent – me poussent à rester près de lui.

Je suis soulagée d’apercevoir enfin une porte, sur le flan de cette colline. Il me demande de me changer, de porter les escarpins qu'il tient dans sa main. Je m'exécute.
Il frappe deux coups distincts. Une tirette en bois est tirée sèchement dévoilant les yeux de son interlocuteur. « Qu’est-ce que vous voulez ! » De quoi faire rebrousser chemin à n’importe qui. Howard répond pourtant, sans se démonter « Piocher le dernier filon d'or. » alors que je cherche déjà à évaluer une issue de secours. La porte s’ouvre laissant apparaitre un tunnel éclairé de torches flamboyantes. J’essaye de retenir mon chemin. Au cas où. Tout droit. A droite. Le brouhaha se fait entendre à mesure que nous avançons dans les entrailles de cette colline.
Une porte. Howard m’entraine à sa suite, devant nous des tables et une ambiance vivante. Ca parle fort, ça tape. Mais je suis plutôt alertée par des cris qui fusent plus loin dans une sorte d'euphorie générale, je ne vois pas très bien ce qui se passe, je n’entends que des «Alleeeeeez ». Il tient mon avant-bras et me tire. Je prends place autour de la table après avoir salué ses trois autres amis. Des Hommes. Évidemment. Il me glisse à l’oreille « Sois mignonne, je te donnerai ta dose. »
Quelle était la probabilité pour que je me trouve dans un endroit, perdu au milieu de nulle part avec un client ? J’aurai dû refuser depuis le début.

L’alcool coule à flot, faisant taire ma paranoïa. Je ris autant qu’eux. Supporte les caresses sur mes cuisses de mon client. Recule lorsqu’il s’agit de ses amis qui ne me veulent sans doute pas que du bien. « Allez quoi, tiens – il glisse un billet dans ma main – laisse toi faire. » Je le gifle, médusée. Et ça le fait rire le salopard. J’ai besoin d’une clope. PUTAIN !

« Mon sac ! J’ai laissé mon sac, dans ta voiture Howard. »

Avec mes clopes, ma dope, des capotes, mon téléphone. Bref toute ma misérable petite vie DANS ce petit sac. « J’irai le chercher tout à l’heure Ondine. »
Mais tu comprends rien de rien ! Débile ! Connard ! Je me lève et il me rassoit brusquement. « J’ai dit, j’irai le chercher tout à l’heure, Ondine. » Ses potes me regardent et rigolent. Ca t’amuse, gros porc ? J’agrippe son t-shirt et attire son visage près du mien pour que je puisse lui glisser quelques mots à l’oreille.

« On arrête là. C’est terminé ! Garde ton fric, je me barre. »

Il recule et s’esclaffe. L’angoisse me tord les tripes. Je me lève à nouveau et il m’assoit sur ses genoux. Sa main grossière se niche derrière ma nuque et il tire sur mes cheveux me forçant à me pencher vers lui pour mieux l’écouter.

« Et tu veux aller où comme ça ma jolie Ondine ? Hein. – Il inspire, sentant l’odeur de mon shampoing. – Je vais te donner ta dose et ça ira mieux. Viens. » Il fait un signe de tête à l’un d’eux qui se lève et disparait dans la foule.

Il embrasse ma mâchoire et je grimace. Je le repousse avec un peu plus d’énergie avant que ses deux autres amis ne nous encadrent.

« Mais qu’est-ce que tu fais ! J’veux pas de ta dope – j’en ai dans mon sac – Garde ton fric, j’veux juste rentrer chez moi. »

Quelques regards se posent sur nous. Il rit plus fort, comme pour couvrir mes mots.

« AH AH AH. Ma petite Ondine, l’alcool ici est beaucoup trop fort pour toi. » Ah. Ah. Ah.

On retrouve son autre ami, tout aussi moche que lui. Agitant une vieille clé. La porte s’ouvre, nous avale et se referme. Je suis balancée au sol.

« Allez Ondine, déshabille toi qu’on passe à table ! »

Ils rient mais je ne fais rien, reste assise sur le sol sans bouger. J’arrive pas à réfléchir. Les voix se mélangent à leur rire trop gras. Pas maintenant, non pas maintenant. J’ai l’impression de recevoir quelque chose au visage, mes mains se portent sur mes joues, du sang. Vision onirique qui disparait lorsque je sens que l’on m’arrache mes fringues. Ils sont quatre et je suis… Seule. J’ai beau me débattre. Au fond, je sais déjà que ça ne servira à rien. Une ceinture est glissée entre mes dents faisant cesser les cris qui s’échappaient de ma bouche. La vision brouillée par mes larmes je ne vois plus que des formes, incapable de différencier les visages.
Mon corps à moitié nu est trainé vers le lit, laissant mes jambes en dehors du matelas. Sur le ventre, la tête fermement maintenue, je sanglote. La pénétration me fait hurler de douleur, ne me laissant pas le temps de m’habituer, il pilonne fort, beaucoup trop fort. Ça s’arrête. Et ça reprend. Ils claquent l’arrière de mes cuisses, mes fesses, mes reins. Si bien que j’ai l’impression que mon corps entier me brûle. Je n’entends plus distinctement les rires. Il y a aussi des hurlements, la plupart masculins mais pas que. Alors je me concentre sur eux. Je me détache de la réalité, mon corps tremblant sous les assauts de ces hommes. Je sursaute quand un visage m’apparait, dépossédé de son corps. Des dents pourries, une barbe, des cicatrices et du sang. Plein de sang. Il est mort. La tête tranchée. Et il disparait. Je suffoque alors qu’ils attachent mes mains dans mon dos. Howard s’allonge sur le lit, mon corps est amené à lui. D’ici son double menton lui donne un aspect encore plus hideux. Il palpe mes seins sans la moindre tendresse. Tirant les pointes à m’en faire couiner de douleur. Je rêve de le voir crever alors qu’il essaye salement de me baiser malgré ses coups de bassin limité.
Je sens cette main dans mon dos, me forçant à me pencher, collant mon visage près de ce client bâtard. Une autre main claque ma fesse droite avant de se faire intrusive. Un liquide se répand entre mes fesses, glissant le long de mes cuisses. Ce membre qui force l’entrée trop étroite, qui résiste et me fait chialer et hurler. La douleur est vive, rendant chaque va et vient une véritable torture.
On tire sur mes cheveux. « Tu sens hein, j’sais pas si t’aimes ça ou si tu saignes salope. »

Je n’aime pas ça.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mer 29 Juin - 16:58



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Le temps. Figé. Des fragments colorés embrumés qui maquillent l'univers autour de lui. Presque immobilisé, le laissant là, seul devant son adversaire dressé. Un homme, plus fort, plus grand en apparence, qui n'a rien d'un chasseur sauf le gabarit. Un bagarreur, un homme entrainé pour le combat dans les forces militaires de son pays, sans doute, car il sait frapper, encaisser et rendre les coups. Dans le sanctum, seule la violence prévaut. Il n'y a aucune limite à franchir pour deux adversaires qui veulent s'affronter. Les mains bandées du chasseur se lèvent stratégiquement devant son visage maculé, alors qu'il se redresse, encaissant un énième coup.

Il n'entend que le bourdonnement sourd de la foule clamant dans ses oreilles, mêlé aux battements de son coeur. Son tambour de guerre. Boom. Boom. Boom. Il inspire, analysant l'homme devant lui avec une précision chirurgicale pour abattre son pied sur son flanc, pour ouvrir cette blessure entamée qui lui déchire la peau. Esquive, jab, jab. uppercut. Défense. Son adversaire chancelle, le coup qu'il lui désert en retour atteint Jake sans dommage sur son avant-bras. L'adrénaline pulse à grand jet dans ses veines, il a le regard dément et la gueule formée par un mouthpiece qu'il serre à pleine mâchoire. L'odeur du sang omniscient mêlé à celle du vieux bois l'enivre. Chaque coup sur sa gueule, chaque plaie qui fend sa peau est une jouissance sournoise qu'il savoure en gémissant discrètement. Expulsant la douleur pour en redemander encore un peu plus. Pour se sentir vivant. Son souffle se coupe une seconde lorsque son omoplate s'écrase sur la terre battue. D'un mouvement rapide, Jake se redresse, balayant les chevilles du molosse d'un violent coup de pied. Le craquement soulève le brouhaha de la foule. Ses jambes s'enroulent autour de son adversaire, bloquant sa nuque et tête, ses bras maintiennent les siens. Il abat des coups larges sur la tête de molosse qui étouffe et rougit. Pris au piège, il tente de se défaire du chasseur. Mais l'air manque à ses poumons, menaçant sa cervelle qui s'embrouille pendant que les points de couleur tournent devant son regard flou.

...Jake défait son emprise et laisse le corps retomber mollement au sol...
...La foule hurle sa victoire. Ses bras se lèvent vers le ciel alors qu'il fait un demi-tour victorieux sur lui-même, beuglant comme une bête en arrachant son mouthpiece. Il crache cet amas de sang et de salive qui s’agglutinait dans ses joues. Le chasseur sort du sanctum pour emprunter un couloir, des tapes s'abattent sur ses épaules, des rires gras. Il flotte à quelques centimètres du sol, reprenant peu à peu ses esprits.

Edwan apparait devant lui, les bras levés, la tête inclinée vers l'arrière. Il se redresse pour pointer Jake de son index avec insistance, baigné d'amusement et de fierté.

" Ohh toi, si t'étais pas couvert de sang, j'te jure que j't'embrasserais. Deux fois. Avec la langue.
- ...encore heureux. " marmonne Jake en attrapant la serviette que lui lance la vieille bique affichant une moue mi-dégoûtée mi-amusée. Serviette qu'il presse contre son arcade sourcilière fendue, épongeant partiellement la rivière écarlate qui dévale sur le coté droit de son visage.

Le preneur de paris joint le pas de son champion en lui tapant férocement dans le dos, souriant à pleine dents en grognant de joie. Il tend une liasse de billets au chasseur.
" Ta part, le reste est au coffre. Célèbre ta victoire, quand tu auras décanté viens me voir, j'te ferai goûter ma nouveauté. " le nain s'éloigne, se détournant au dernier instant. " Je serai dans la réserve. Oh... et euh, prends ton temps surtout... " conclut-il dans un sourire entendu.

Jake étire ses lèvres d'un mouvement las devant le clin d'oeil de Dwarf, n'appréciant jamais former des images mentales de son vieux pote dans des ébats charnels avec une donzelle. Ou plusieurs. Hm. Il enfonce les billets contre sa ceinture de short. Le chasseur débouche dans la salle principale, hochant la tête pour saluer plusieurs tronches connues qui ne manquent pas de l'interpeler par des répliques fleuries, d'un ton léger. Personne ne s'interroge sur son état. Il faut dire que dans la jungle du Hell-O, il passe presque inaperçu avec son short de combat noir et son torse nu tuméfié, maculé de sang autant le sien que celui de son adversaire déchu. Jake passe derrière le bar pour aller chercher la clé de sa propre chambre y délaissant la serviette souillée. Il fronce les sourcils lorsqu'il remarque que l'une des clés a été emprunté.

" Bon combat Jake. " s'introduit la serveuse qui s'approche comme si elle cherchait une excuse pour aborder le chasseur. Elle poursuit sans attendre, visiblement nerveuse, répondant au sourcillement interrogateur comme si elle lisait ses pensées. " Logan a emprunté une chambre... il était... avec la bande d'Howard. " précise la donzelle. "...et... une jeune femme..."
- Hm. "

Rien à foutre. Howard n'avait jamais caché son affection pour les putes. Si il avait eu envie de s'amuser, en quoi ça l'regarde, hm ? Il aurait cependant préféré que l'homme se trouve un autre endroit où faire son gang bang, c'était pas une maison close ici. WTF. Surtout que la dite donzelle ne travaillait pas pour eux. Comme le chasseur avait l'air d'en rester là, la serveuse se fit un peu plus insistante.

" Elle... elle n'avait pas l'air heureuse d'être là, tu sais. Je les ai observé quand il étaient assis là-bas et... et... Arrfff ! Tu voudrais pas aller les voir... dis ? J't'en priieee... Et juste... juste t'assurer que tout va bien ? "

Jake la considère un instant en soupirant, agacé. Comme si il avait la gueule d'un chaperon qui vient casser le beat en frappant à la porte prétextant venir remplir le stock de p'tits tubes de lub. Hm. C'est vrai qu'Howard avait un passé assez fleuri... et qu'il n'avait jamais été réputé pour sa grande tendresse. Faut dire aussi que si le bar se tapait une réputation de maison de débauche à quelques jours de son ouverture, ils finiraient par rameuter de la vermine. Ils n'avaient pas mis autant d'efforts dans ce projet pour que des emmerdeurs viennent tout faire foirer. Un ultime soupire s'extirpe des narines du chasseur qui se résigne à prendre la direction des chambres isolées dans un couloir adjacent à l'aire principale. Il s'immobilise devant la porte verrouillée, trop épaisses pour que les hurlements plaintifs attirent l'attention des simples humains mais bien audibles pour les oreilles délicates du chasseur. Sa mâchoire se crispe d'une colère latente, il enfonce son passe-partout dans la serrure pour forcer l'entrée.

" Va chercher Ike. " ordonne Jake à la serveuse qui l'avait suivi pour étancher sa curiosité.

La belle se braque aussitôt, alarmée et horrifiée, elle silionne rapidement à travers les tables et clients, trottant du bout de ses talons beaucoup trop hauts à la recherche du doorman. Ce serait dommage qu'elle se casse la gueule quand même.

La porte s'ouvre à la volée, les yeux du chasseur sont happés par le spectacle sanglant d'une donzelle qui subit les coups de reins violents de deux larves avides sur fond d'effluves de sang, de fluides immondes et de honte. Les deux poteaux non loin de la porte qui attendaient sagement leur tour le dévisagent de leur grand yeux de merlan frit, les traits de leur visage s'écroulant dans l'inquiétude lorsqu'ils toisent les traits beaucoup trop neutres de celui qui vient de s'inviter à la petite fête.

" Dehors. " intime le chasseur d'une voix si calme qu'elle en devient terrifiante.

Le premier ne se fait pas prier, il range son bordel sans demander son reste, aucune envie de défier le chasseur d'une quelconque façon. Le second reste figé là, dévisageant l'intrus et les deux bonobos qui se démènent sur le lit tour à tour. Pétrifié, sa cervelle semble incapable de gérer une érection et ses réflexes de survie, visiblement. Logan s'agrippe aux hanches de la donzelle restant vautré dans cet antre chaud et étroit jetant simplement un regard contrarié par dessus son épaule. Le sodomite ondule dans les contrecoups de grosse baleine qui n'a visiblement pas capté l'intrusion ou qui s'en excite... ou qui a décidé de ne pas gâcher l'effet de la capsule qu'il doit avaler pour atteindre son plaisir égoïste. Allez savoir.

" J'ai dis dehors. " répète impatiemment le chasseur en s'avançant. Assez pour réveiller le deuxième poteau de son coma qui se décide à quitter la chambre sans un mot. Les poings du chasseur se serrent lorsqu'il s'avance, il empoigne la nuque de Logan, le délogeant dans un shlllllock peu ragoûtant avant de l'envoyer valser vers le sol. L'homme grimace en étouffant des plaintes douloureuses, perdant pied, paumes plaquées par terre pour s'éviter d'amortir le choc avec sa gueule. Il se relève, riant cyniquement en essayant de trouver de quoi s'habiller. Howard poursuit ses petits déhanchés grotesques en couinant comme un morse échoué sur la banquise, ses paluches grasses enlisées sur la donzelle pour la maintenir sur lui malgré le chaos.

" Rhooodes ! " siffle Howard dans un sourire essoufflé et amusé. " Tu veux te joindre à nous !? J'te garde la meilleure partie. "

Le chasseur grimace, presque horrifié. Juste de voir le gras de bide rebondir lui donne la gerbe, il devra probablement se crever les yeux pour s'enlever ses images de la tête. Logan s'est relevé, contrairement aux deux autres fuyards, il s'est entiché une arme de fortune qu'il dissimule mal entre ses doigts, un sourire sournois tiré sur ses lèvres. Dans l'angle mort du chasseur, il semble attendre le moment pour le neutraliser, orgueil mal placé ou insouciance... surement un peu des deux. Hors de question qu'il laisse gros tas finir sa petite affaire devant lui. Jake s'avance un peu plus vers le lit, signal envoyé à Logan pour qu'il passe à l'attaque. Mais le chasseur lève rapidement le bras pour bloquer l'attaque un peu trop prévisible qui échoue sur son avant-bras, envoyant un solide coup de poing dans le plastron nu du sodomite. Il encaisse le coup, le souffle coupé alors que le chasseur le penche vers l'avant pour lui exploser le nez d'un coup de genou. Logan tombe au sol, relâchant sa matraque du même coup qui va rouler plus loin. Jake s'élance vers le lit, basculant la donzelle d'un mouvement du bras pour aller empoigner Howard par les cheveux, le tirant hors du lit avec une violence démesurée. Derrière eux, Logan se relève en criant, mais quelque chose le tire vers l'arrière. C'est la main de Ike qui s'accroche à son épaule avec ferveur.

" Salut. " sourit le doorman en serrant l'épaule de l'orgueilleux qui se met aussitôt à convulser comme une anguille dans la poêle. Teaser fingers.

Le regard dément de Jake s'ancre dans celui de l'homme dont l'organe pendouille grossièrement entre les jambes. Howard le toise, difficile de croire qu'il trouve le moyen d'être aussi condescendant dans son plus simple appareil, lui qui est loin d'être gâté par la nature. Vas-y. Pousse moi. J'ai encore faim. Un geste et tu sombre avec moi dans les abysses. Tu me connais assez bien pour savoir ce qui t'attends là-dessous.

" ...si tu reviens pour autre chose que lever le coude, on règlera ça dans le sanctum. " articule finalement Jake de sa mâchoire serrée pour briser cette tension palpable. Homme à homme. À forces égales.

Howard s'esclaffe d'un rire gras. Non pas parce qu'il ne prend pas le chasseur au sérieux, juste parce que cette perspective l'amuse sincèrement. Il tape sur l'épaule du chasseur d'un geste amical, prenant le temps d'enfiler son pantalon et de remettre sa chemise sur ses épaules avant de disparaître. Comme si rien ne s'était passé. Ike fronce les sourcils, effleurant la donzelle et son boss tour à tour du regard. Il finit par hausser les épaules furtivement. Malllllaiiissse.

" Bon bah j'crois que j'vais sortir les poubelles. " conclut Ike d'une moue amusée, tirant la carcasse molle de Logan sur son épaule en sifflotant, laissant la porte rebondir sur ses gonds derrière lui.

Jake reste immobile au centre de cette chambre, les muscles tendus, ses doigts grattant les bandages ensanglantés qui recouvrent ses paumes. Les dents serrées, il inspire. Profondément. Essayant d'oublier l'odeur écoeurante qui agresse son odorat sensible. Il cherche. Le silence. Il attend. Que le cillement cesse entre ses tympans et que la haine s'apaise. Brisé par la respiration rauque de la donzelle. Elle est encore là, elle ? Hm. Jake pivote, glissant les yeux sur son corps dénudé et malmené. Il s'avance vers elle, la tête légèrement inclinée comme si il la détaillait. Difficile de lire ce regard porté sur elle sans grande pudeur. Lentement il défait les bandages à ses mains sans la quitter des yeux, sa langue vient lisser l'intérieur de sa joue et l'arrière de ses dents. Petit goût ambré.

" Ton nom. "

La réponse ne lui convient pas. Déceler les mensonges est un art chez lui. Certains disent qu'il s'agit d'un sixième sens, lui prétend qu'il est juste observateur et qu'il se fit à son instinct. Elle a toutes les raisons de vouloir se protéger, mais pas de cette façon. Pas avec lui.

" Ton vrai... nom. "

Le chasseur hoche la tête, d'un signe entendu. Il s'immobilise devant elle, l'écrasant malgré lui de son aura impressionnante voire dérangeante.

" Combien... "

Combien ? Combien pour la nuit. Combien Howard a payé pour tes services. Combien pour que tu m'appartiennes et que tu répondes à mes envies...




_________________


Dernière édition par Jake Rhodes le Jeu 30 Juin - 2:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Jeu 30 Juin - 0:22

Descent into Hell

Ft. Jake




La main d’Howard se glisse dans ma bouche entrouverte. Ses doigts s’enfoncent dans ma gorge provoquant un haut le cœur. Ma mâchoire se referme pour me défaire de cette emprise trop envahissante. Instinct de survie ou pure connerie ? Les deux sans doute, puisqu’il m’assène une gifle violente, gifle qui m’assomme et fait bourdonner mes oreilles. Une douleur en chassant une autre. Il tient alors mon cou, il dit « Tu verras ce sera… meilleur. » Je manque d’air et lorsqu’il me sent faiblir, il relâche sa prise. L’air entre dans mes poumons avec violence. Quelques inspirations seulement avant qu’il ne recommence. Ma tête tourne, la douleur est constante, omniprésente. Mon cœur bat dans mon crâne. Boum. Boum. Boum. Je n’entends que ça, me concentre sur cette respiration qui déraille. Je sens la transpiration dévaler mon front. Le manque qui s’accroche à chacun de mes muscles les rendant douloureux. Mais je ne sais pas, je ne sais plus si c’est eux, si c’est moi. Sa voix grasse résonne au loin. « Ondine… Hum… » Ce pseudonyme sonne tellement sale dans sa bouche écoeurante. Son comparse n’est pas en reste. Sa main libre court sur mon corps, tâtant vulgairement un sein, malaxant une fesse sans douceur ou venant gifler mon cul pour le faire rougir un peu plus parce que « C’comme ça que j’les aime ces putes. »

La réalité me lâche, je crois.
Des mains. Partout. Sur mon corps. Palpant, pinçant. Un « Non » sort d’entre mes lèvres dans une plainte ultime. Comme si ça pouvait s’arrêter.
De longs frissons me parcourent l’échine et l’odeur… Insupportable. Moisissure. Poisson pourri. Rat crevé. Des picotements dans les mains, je cligne des yeux, les murs saignent. Mon corps lâche, quelques secondes, Howard me gifle, grondant « Reste avec nous… tu vas gâcher… mon plaisir. » Il s’essouffle ce gros porc. J’aimerai tellement enfoncer mes deux pouces dans tes orbites pour te crever les yeux et te faire saigner comme un bœuf.
Mes cris étouffés se mélangent à d’autres. Des hurlements. Des grognements. Ils sont revenus.
Une voix se fait entendre au loin. Je n’en saisis pas le moindre mot, trop engluée dans l’autre Monde. Howard prend l’apparence d’un cadavre horripilant. Sa main squelettique agrippe mon visage, l’autre attrape une mèche de cheveux collée à mon front. Sa mâchoire claque. « NON, me touche pas ! »
Je me débats et mon corps vient se plaquer sur le mort à l’haleine putride. L’air chaud qui se dégage de sa bouche est insupportable alors que je cherche mon propre souffle.

Soudain le corps mort disparait tandis que le mien est dégagé, poussé sur le côté. Je récupère l’usage de mes mains, tentant d’analyser la scène devant moi. Je frotte mes yeux à plusieurs reprises avant de sentir une main sur ma cuisse qui a pour effet de me faire reculer dans le coin du lit, tout contre le mur. Recroquevillée, je me berce dans ma folie. J’essaye d’étouffer leurs cris, leurs grosses voix. Je veux rentrer chez moi. Je veux retrouver ces quatre bouts de murs et ce toit. Je veux juste oublier et me défoncer. Me défoncer pour tout oublier. Et recommencer. Encore et encore. Jamais s’arrêter. Jamais. Parce qu’Ils reviennent. Quand je relève lentement la tête je les vois, toutes ses mains grises, les ongles cassés et noircis, les doigts brisés ou manquants. Ils m’appellent. Chacun leur tour. Demande de l’aide. Demande à être vengé. Demande à reposer en paix. Ils murmurent à mon oreille. « S’iiiil te plaaaaiiit. » Je peux sentir des mains forcer pour redresser mon visage. « Regarde. Regarde leeee. » Je bats des cils une dizaine de fois au moins. « Ton nom ».

Je le dévisage. Aucun ne m’avait encore demandé mon nom. Je mens. « Ondine. » Il demande alors « Ton vrai... nom. » Je plisse les yeux.
Comment est-ce que tu sais que je mens ? Qui me dit que tu es réel… Qui me dit que tu n’essayes pas de m’apprivoiser pour mieux me posséder. Je ne te fais pas confiance. Tu n’existes pas. Mais si tu n’existes pas… Pourquoi, pourquoi es-tu là ? Ce visage… On t’a fait du mal. Mais je ne peux pas t’aider. Je ne le pourrai jamais.

« ...Heather. »

Il s’approche du lit, juste là, devant moi. Je me recroqueville un peu plus. S’il te plait. Ne me touche pas. Laisse-moi. Il ne bouge pas, m’écrasant de sa carrure, je me sens prise au piège. Son visage ensanglanté... Est-ce que… C’est vrai ?

----

~ Jamie aimait bien caresser mes cheveux il ne parlait jamais vraiment. Murmurait quelques mots selon les jours. « Belle. » qu’il disait. J’aimais bien qu’il me trouve jolie. Papa et maman disait aussi que je l’étais. Alors je le croyais. ~

« Ne t’éloigne pas trop Heather ! » me rappelle la douce voix de ma mère. « C’est promis. » dis-je en allant jouer dans le jardin.

Il y avait ce petit ruisseau juste à quelques centaines de mètres de la maison. Maman disait de ne pas s’en approcher, que c’était dangereux et que je pouvais me noyer.
Mais Jamie voulait jouer près du ruisseau. Je lui ai dit « Maman ne veut pas. » Il était fâché. Il s’est arrêté et a croisé ses bras. Il disait « Méchante ! » répétait « Méchante maman ! ».  
Mais j’ai pas désobéi et je suis rentrée. Maman caressait ma joue, m’embrassait et Jamie me regardait de ses deux billes noires, les sourcils froncés. Demain, Zoé allait venir à la maison. J’aimais ses longs cheveux blonds et ses grands yeux bleus. Mais elle n’était pas toujours très gentille. Papa a dit que je devais faire des efforts et jouer avec elle. Qu’elle avait grandi elle aussi, ça faisait une année déjà qu’elle n’était pas venue.

Toute la nuit les pas ont résonné dans ma chambre. Je me suis cachée sous ma couette j’ai pleuré et j’ai demandé pardon. Je lui ai promis que nous irions demain pour voir l’eau. Avec Zoé.
Au petit matin je découvrais ma peluche préférée devant la fenêtre qui donnait sur le petit cours d’eau. Jamie attendait dans un coin. Et quand Zoé est arrivée dans l’après-midi il a tourné autour d’elle. Mais elle ne le voyait pas. Je plaçais mon index sur mes lèvres murmurant « Chuuuut Jamie. »

On a rejoint les grands chênes et les saules pleureurs qui bordaient le cours d’eau. Nos rires d’enfants emplissaient l’air. Jamie restait devant le ruisseau, il ne s’amusait pas.

« Tu crois qu’on peut traverser ? Regarde les rochers, il y a des belles fleurs, je veux en cueillir pour ma maman. »

Mais moi je n’avais plus trop envie de jouer. Je voulais rentrer à la maison et manger de la brioche, c’était bon la brioche.

« Je sais pas Zoé. Ma maman veut pas. On va se faire gronder. On devrait rentrer et prendre de la brioche pour le gouter. »

Elle me regardait comme si j’étais une toute petite et elle chantonnait. « Heather elle a peuuur, Heather elle a peuuuur. C’est rien qu’un bébéééé lalalalalèreuh »

J’étais triste et en colère. Je sanglotais. Elle a commencé à sauter de pierre en pierre et je l’ai laissé. Tant pis pour toi ! Je vais le dire à maman et tu vas te faire disputer !
Zoé a crié.
Alors j’ai couru pour l’aider. Elle était dans l’eau, elle avait dû glisser. Dis Zoé, est-ce que tu joues ou tu meurs ? « C’est pas drôle Zoé ! Lève-toi ! »
Jamie me regarde en souriant, plaçant son index devant sa bouche comme je l’avais fait un peu plus tôt. « Chuuuuut.» Et il a disparu.
Je sautais sur la pierre, pour attraper sa petite tête blonde. « Zoé ? » Le visage couvert de rouge, je la relâchais en hurlant, du sang plein les mains.

« MAMAAAAAAAAAAN MAMAAAAAAAAAAAAN »

Le courant l’a emporté.
Adieu, Zoé.


----


Je regarde autour de moi le souffle court. Me reconnecte un peu. Howard n’est plus là. Ni les autres.
Ce gros porc à disparu. Il est partit. Avec… mon sac. Avec TOUT.
Non. Non. Et mon argent, et ma dope, putain NON !
Je le regarde un peu plus, balançant ma tête lentement de chaque côté comme pour mieux assimiler sa question. Est-ce qu’Howard lui a demandé de me… Payer ?

« Où il est ?. ... Où sont mes cinq cents dollars ? »

L’angoisse. Encore. La parano. Toujours.
Je sombre à nouveau, lentement. Je me mets à trembler avant d’hurler « NOOOON ! ».
Une épée s’est levée, juste derrière le visage de l’inconnu, prête à trancher sa tête. Un hurlement strident accompagnant le geste. Je ferme les yeux avec force avant de les rouvrir en constatant que la vision a disparu.
« Non, non, non, pas encore. S’il vous plait laissez-moi. LAISSEZ-MOI ! »
Je leur parle à eux. Eux qui s’agitent, grondant encore et toujours. Une main agrippe mon bras fermement me décalant sur le côté. Un bandeau noir couvre son œil, sa mâchoire est en partie arrachée, son torse nu est couvert de sang, il empeste, cette sombre odeur de mort.

« LACHE-MOI ! »

Ma main vient frapper mon propre bras pour déloger le parasite. Je pousse avec mes pieds ces Autres qui grimpent sur le lit qui n’en a plus l’air. A mes yeux je suis assise dans une mare de sang, entourés de nombreux cadavres. Je me mets à pleurer.

« Partez, partez, partez, partez, PARTEEEEEZ »

Leurs maux emplissent mon crâne dans une douleur insupportable alors que tout mon corps souffre déjà. Je frappe ma tête. Ils sont trop nombreux, les mots résonnent.
Je m’époumone. « STOOOOOP »

S’il vous plait. S’il vous plait. Laissez-moi tranquille. Partez. Disparaissez. Je veux rentrer. Je veux juste rentrer. Fermez la porte. Arrêtez.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Jeu 30 Juin - 21:51



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Les coups se sont arrêtés. Mais elle est toujours secouée par des assauts qu'il ne perçoit pas. C'est terminé, mais pour elle, ça ne fait que commencer. Recroquevillée comme une p'tite chose craintive dos au mur, presque tremblante dans sa souillure, ses yeux sont voilés et se faufilent un peu partout autour d'elle pour dévisager avec horreur... le vide... La terreur qui s'immisce en elle ne provient pas de lui, ni d'Howard, ni de ce qu'elle vient de vivre. Alors qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qu'Howard t'a donné pour te mettre dans cet état ? ... Où il t'a trouvé ?

Heather émerge de son univers onirique, faisant incliner lentement la tête du chasseur vers sa droite lorsqu'elle évite de lui donner son prix. Mais il obtient tout de même une réponse détournée à travers ses interrogations paranoïaques.

" Parti. " conclut-il simplement. Howard, Logan, les poteaux... 500$. Une aubaine. Ça expliquait peut-être pourquoi il ne s'était pas tourné vers une vraie masochiste. Sauf si il voulait sentir son coeur paniqué battre à chacun de ses coups d'reins. Hm.

Mais qu'ils soient partis, ça ne semble pas la rassurer. Les sourcils du chasseur se froncent lorsqu'elle s'enfonce dans un autre délirodron. Les bras croisés sur la poitrine, il finit même par regarder furtivement derrière lui dans une mimique agacée juste pour voir si la tronche d'Howard se trouvait pas là, l'arme pendouillante, près à bondir. WTF. Pupilles dilatées, tremblements, agitation, teint crayeux, sueurs... On pourrait dire victime de viol en état de choc. Lui pense plus à une accro à l'O qui nage en plein délire...

" On est seuls. " sa voix est grave et autoritaire, mais elle n'entend rien.

Jake crispe la mâchoire, lui qui a toujours eu cette saloperie de drogue en aversion, presque autant que les fournisseurs qu'il s'amuse à démembrer depuis presque trois siècles. Jake essuie une trace de sang qui lui chatouille le visage du revers de la main lorsque la donzelle s'effrondre sur le lit. Littéralement. WTF. Le chasseur plisse les yeux. Y'a quand même des limites aux hallucinations. Elle se frappe, comme si on la retenait. Comme si sa saleté d'vie en dépendant. Hm. Le chasseur remarque ce bras anormalement levé, surtout, sa peau enfoncée sous la pression, comme ceux de quatre doigts qui la tiendrait. Hm. Il s'agenouille sur le matelas, prudemment, pour éviter un contre-coup. Elle se débat, cherchant à le repousser avec ses pieds en lui hurlant de partir...

" HEY ! WOH. " grogne le chasseur entre ses dents serrées.

Il hésite et se fige un instant. Parce qu'il n'est pas encore convaincu que c'est contre lui qu'elle se bat. Elle se met à hurler pour que tout s'arrête, des larmes barbouillant son visage terrifié. ...what...the...hell... Jake l'agrippe, enroulant son bras autour de ce corps nu, frêle et tremblant. Le contact de leur peau humide les saisit, leur sang qui se mélange et leur coeur qui battent aussi fort l'un que l'autre. Il aimerait trouver des mots pour la rassurer alors qu'il ressert son étreinte sur elle. Il aimerait lui dire que ça va. Mais au lieu de ça... son coude se ressert un peu sur sa gorge. Pour la priver délicatement de cet air si précieux. Laisses-toi aller.

Jake relâche lentement le corps interne d'Heather, le laissant rouler sur le matelas. Il ravale sa salive brûlante. Se relève. Trouve une ceinture près du lit qu'il utilise pour attacher les mains de la donzelle à la base du lit. Il pose la robe rouge par dessus son corps nu pour la couvrir. Debout dans la chambre, il ferme les yeux un moment... cherchant quelque chose dans ce néant troublé. Quelque chose de spectral. Entité. Cadavres. L'endroit regorge d'énergies négatives, il le sait. Il en est l'une des causes principales. Le chasseur ouvre les yeux en soupirant de dépit. Il n'y a rien qu'il puisse percevoir avec ses sens de chasseurs. Un sourire las s'étire sur ses lèvres avant qu'il ne quitte la chambre étirant son regard sur la donzelle plongée dans les limbes.

...

" Est-ce ça va !? "
- Donne-moi une bouteille de Sanctum. La version améliorée.
- Euh... oui... oui bien sûr. "

La serveuse se retourne, intriguée, puis tâte les bouteilles du bout des ongles pour zieuter les étiquettes. Elle se penche finalement vers les ambrées situées plus bas. Jake fixe cette antre voilé qu'elle révèle sous sa robe trop courte, des lèvres qui lui font un joli sourire à travers leurs dentelles noires. Ses yeux remontent subitement dans ceux de la serveuse qui se retourne et insiste pour s'inquiéter.

" ...elle... va bien.... ? "

Jake empoigne la bouteille et quitte le comptoir pour reprendre la direction de la chambre. Il préfère hocher la tête furtivement plutôt que de répondre. Non, elle ne va pas bien... et j'sais pas à quel point.

...

Le liquide descend par gravité dans le creux de sa gorge, doucement. Pour ne pas que la donzelle s'étouffe. Le sorbier qui compose le whisky contenu dans la bouteille agira sournoisement pour lui brouiller ses capacités quelles qu'elles soient. C'est fort. C'est délicieux, pour ceux qui ont l'habitude. Mais fort pour les gorges sensibles. Créé spécialement pour calmer les esprits qui s'échauffent, les têtes brûlées dangereuses qui s'enveniment avec les excès... sans les priver de ceux-ci.

Jake se redresse pour prendre une gorge de Sanctum amélioré. Assis près d'elle, une jambe repliée sous lui, l'autre allongée, le pied appuyé au sol. Il fixe un moment cette dentelle rouge abandonnée près de l'armoire, en partie arrachée. Ce dessous affriolant qui semble s'ennuyer de sa paire de fesses et qui n'avait rien demandé.

Une gorgée pour lui, une gorgée pour elle.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Ven 1 Juil - 1:34

Descent into Hell

Ft. Jake




Ils n’écoutent pas. Ils n’écoutent jamais.
Cette pression dans mon crâne. Insupportable. J’ai mal. Pour eux. Pour moi.
Et l’Autre je ne le vois plus, trop préoccupée à frapper ma tête dans l’espoir vain que tout s’arrête. Je me décompose à mesure que je sombre. Est-ce que tu les entends ? Est-ce que tu les sens comme moi ? Ils sont là, tout autour de moi. S’accrochant à mon corps bien trop fragile pour d’aussi grosses mains. Je m’enfonce, perd totalement pied et je tombe entre tous ces morts qui suintent. L’odeur putride envahissant mes narines. On ne s’habitue jamais, jamais à cette odeur. Mon corps est tiré à nouveau me faisant quitter cette masse gluante et croupissante. Ce bras qui m’enserre, me plaque, cet autre qui s’enroule autour de ma gorge. Je gesticule, je geins, cherche à m’agripper, à faire lâcher ces mains qui me retiennent. Puis il y a cette odeur différente, celle qui ressemble à du fer… La chaleur qui se dégage de cette étreinte forcée. Les battements si forts qui cognent dans ma poitrine… Et dans mon dos.

La réalité ressurgit sans crier gare. Elle m’explose en plein visage, me ramenant dans cette chambre sordide. L’air se bloque, refuse d’entrer dans mes poumons malgré tous les appels d’air. Les larmes roulent sur le coin de mes yeux. Des larmes de détresse et de peur. Je ne contrôle plus aucun de mes mouvements. Mes yeux clignent, les points sombres deviennent de plus en plus nombreux jusqu’à ce qu’il n’y ait que du noir tout autour. Et tout s’arrête. Le silence.
Cette sensation de vide, une chute longue. Très longue. Dans le noir absolu jusqu’à ce que ce petit point blanc apparaisse. Là en bas. Tout en bas. Loin, très loin. Je n’ai plus mal. Je ne ressens plus rien.
Puis des mains. Encore et toujours. Moins grises. Moins abimées. Mais toujours là. Elles cherchent à m’attirer, me détourner de la lumière. Mon corps heurte des parois invisibles. Je suis secouée, malmenée. La descente n’en finit pas. Et je le vois. Jamie. Juste là.
Il dit « Reste avec moi. » mais je ne réponds pas. Il continue. « Pour toujours. Tous les deux. Reste. »
Il tend sa petite main d’enfant, je me souviens de chacun de ses traits. Il sourit. Ses yeux sont vert, un joli vert. « On sera bien. Reste. Ne pars pas. »
Maman est là. Dans sa robe d’été, sa préférée. La rose poudrée avec ses volants. « Va vers la lumière. » Elle murmure. Cette voix. Cette voix dont je n’arrivais plus à me souvenir.

Tu sais maman, j’avais peur de t’oublier. J’avais peur que ton visage s’efface de ma mémoire. De ne plus reconnaître ton parfum floral. Cette pointe d’amertume et de sucré parfaitement mélangé. J’avais peur de ne plus jamais reconnaître les notes uniques qui composent le son de ta voix. Et je crois, oui, je crois que j’avais oublié. Que ton visage s’est brouillé au fil du temps. Que ta voix n’était qu’un souvenir chantonnant, déformant les nuances de ton timbre doux. Que ton parfum s’est mélangé aux fleurs des près.

Elle est là, belle comme l’ange qu’elle a toujours été. Elle resplendit comme dans mes souvenirs les plus profonds. Ceux que personne n’a réussi à me voler.
Jamie pleure, il dit « Tu n’as pas le droit de m’abandonner, pas encore. » Et mon cœur se serre. « Tu l’as déjà fait une fois. Tu m’as abandonné… Heather… Viens… Viens… » Deux mains si différentes qui m’empreignent de les attraper. Je reste là, au milieu avec ce choix si décisif.
Je me souviens du ruisseau. De Zoé. De maman enlaçant mon cœur tremblotant. Elle caressait mes cheveux, essuyait mes larmes alors que les siennes coulaient sur son si beau visage. Elle me disait que ce n’était pas de ma faute. Que ça aurait pu être moi. Que j’allais bien. Que Zoé irait bien, là où elle allait aller. Qu’elle reposerait en paix. « C’est quoi la paix Maman. » « Ça veut dire que plus personne ne lui fera jamais de mal. Qu’elle sera heureuse. Toujours. »
Alors j’ai pris sa main. Celle de Maman. Jamie sanglote et je le délaisse.
Elle me pousse vers la lumière. NON NON NON ! Je ne veux pas te quitter ! Je ne veux pas ! C’est l’enfant qui hurle. Elle me rassure « Marche droit devant toi. Ne t’arrête jamais. » Sa voix disparait lentement alors que la lumière se rapproche.

Quelque chose coule dans ma gorge, s’insinuant lentement à l’intérieur de moi. La douleur se réveille. Reprend vie dans chacun de mes membres endoloris. Je grimace.
Le son de ma respiration résonne dans ma tête tout comme les battements réguliers de mon cœur. Mes yeux s’ouvrent lentement, clignent plusieurs fois pour se fixer, pour pouvoir détailler ce plafond de pierres. J’émerge, lentement, difficilement. Pas de cris, pas de pleures pas de sang. Juste Lui. Au bout du lit me regardant. Je le fixe, ma respiration s’accélère un peu. La réalité s’accroche douloureusement à mon monde. La soirée. Howard et les autres. Ce bar puis cette chambre. CETTE Chambre. Je le dévisage encore et encore. Ne parle pas.
Il se redresse détache quelque chose. Mes mains. Je ne les sentais pas, perdue dans la contemplation de ce qui m’entoure. Cherchant à savoir si ce que je vois est réel ou non.
Je me redresse. Des remontées acides viennent me déranger, brûlant ma gorge. Je fronce les sourcils de douleur. Parce que j’ai mal. Mal, partout. Je sens quelque chose glisser de ma poitrine. Une robe rouge. La mienne. Je contemple le morceau de tissu au bout de mes doigts.

Les souvenirs s’imbriquent, les uns après les autres, retrouvant leur place. Mon visage se lève à nouveau sur lui qui est posé là, juste à quelques centimètres de moi. J’avance lentement mon bras vers lui. Sa cuisse d’abord. Ma main presse la peau. Je me soulève, plissant les yeux avant de toucher sa joue, en une caresse lente et douce. Chaude. Je ne me concentre sur aucun trait de son visage. Seulement sur mes doigts qui vont rencontrer la peau. J’expire bruyamment quand je comprends qu’il est bien là. Je recule alors, regardant à nouveau tout autour de moi. Pour être sûre qu’ils ne sont plus là. J’analyse rapidement chaque recoin tournant la tête un peu brusquement. Mes doigts attrapent le tissu rouge, le portant contre moi pour couvrir ma poitrine dévoilée. Pour me réchauffer. Parce que j’ai froid. Je tremble, mes lèvres se teintent légèrement. Mes yeux se portent sur la bouteille et la forte odeur qui s’en dégage. La même se dégage de mes lèvres. Un faible sourire s’étire sur ma bouche.

« Qu’est-ce que c’est ? » dis-je en désignant la bouteille du menton.

Ce n’est pas de l’Omega. Le goût est différent. Plus fort. Plus piquant. Boisé. Épicé. Mais surtout. Oui, surtout. Cela semble avoir fait taire les voix. Aucun cadavre ne tente de surgir du sol. Le sang ne dégouline plus des murs. Pourvu que ça dure. Mais ça ne dure jamais…
Son regard semble dur, je n’arrive pas à déterminer son humeur, ce qu’il est. C’est brouillé. Mon front se plisse, soucieuse. « Tu m’as aidé. Non. Si. Je crois. Qui tu es ? »
Mais je ne lui laisse pas le temps de répondre, lui intimant le silence en posant mon index sur mes lèvres. Chut. Chut. « Chut. »

« Tu entends ? Les cris au loin. Tu les entends ? »

Quelque chose se passe derrière cette porte ? Ou est-ce mon esprit qui déraille encore ? Je n’en sais rien… Quelque chose apparait alors, juste à mes pieds, comme un crâne remontant à la surface. Je fais un bond dans sa direction sans même le regarder. Non. Mon regard reste braqué sur la tête défoncée, dont les os sont visibles comme grignotés par les rats. Il semble flotter jusqu’à moi mais je ne sens rien. Il s’évanouit sans que je ne puisse en sentir la consistance. C’était quoi ça !

« Qu’est-ce qu’il y a là-dedans ? Dans ta bouteille ? Il y a quelque chose dedans. Parce qu’Ils disparaissent. Ils sont loin… C’est toi ? »

Je m’écarte un peu fronçant les sourcils. Je ne connais jamais l’histoire. Je n’entends que les cris du désespoir. Je ne vois que la mort, douloureuse et violente qui saisit les corps.

« C’est toi qui les as… tué ? »

Parce qu’ils tournent autour de toi et que Lui a voulu te trancher la tête. Dans un geste de Haine. C’est… Malsain.






Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mar 5 Juil - 16:59



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Jake immobilise la bouteille sur ses propres lèvres une fraction de seconde lorsqu'il la voit émerger lentement. La chute est longue jusqu'à la réalité, qui semble renaître doucement autour d'elle. Il la laisse reprendre ce contact si précaire avec le monde des vivants, sans un mot, sans bouger, sans broncher, sans battre des paupières. Ses orbes aux sourcils froncés la détaillent en silence, suivent le mouvement de ses doigts fins qui viennent s'échouer sur sa cuisse puis sur sa joue. Elle le touche, mais sans s'intéresser à lui, comme si elle cherchait quelque chose d'autre que le contact de son corps et ce que ça pourrait impliquer. Le chasseur sourcille, inclinant légèrement la tête avant de prendre une nouvelle gorgée et de disposer de cette bouteille ambrée au sol près du lit. Elle lui demande ce que c'est.

" Whisky sanctum. "

Inutile d'entrer dans les détails de fabrication. De toute façon, la donzelle s'intéresse déjà à autre chose. Déficit d'attention oblige, faut croire. Un mélange confus sort de ses lèvres, elle a du mal à emboîter ses souvenirs on dirait, elle lui demande qui il est au juste. Surement pas un gars qui avait rien de mieux à faire que d'interrompre un gang bang violent commandité par le club des marteaux piqueurs bedonnants. Il ouvre la bouche, mais elle souffle pour qu'il se taise. WTF. Le chasseur la dévisage, de son regard noirci d'impatience, mais luisant de cette curiosité malsaine. Est-ce qu'il entend les cris ? Oui... mais ce ne sont pas les mêmes...

" Il y a des combats dans le sanctum. " articule Jake lentement.

Les hurlements de la foule avide d'un spectacle sanglant. Un spectacle que le chasseur a lui-même offert un peu plus tôt. Des gémissements plaintifs. Des souffles saccadés. Mais j'me doute que tu parlais pas de ceux là...Hm... Sinon elle ne se serait pas braquée, les yeux écarquillés pour dévisager le vide, again. Jake se lève du lit pour croiser ses bras sur son torse. Pour des raisons évientes, il cherche tant à se tenir à une distance raisonnable d'elle, près à intervenir. Et en position de force. On sait jamais.

" Qu’est-ce qu’il y a là-dedans ? Dans ta bouteille ? Il y a quelque chose dedans. Parce qu’Ils disparaissent. Ils sont loin… C’est toi ? "

...

" C’est toi qui les as… tué ? "

Jake reste immuable, le regard interdit.

" ...et c'est toi qui les fait revenir... " des mots crachés. Presque comme un reproche. Il plisse les yeux furtivement. " Les morts s'accrochent à toi... t'es une nécromancienne... " difficile pour lui de cacher son mépris pour ce type de magie dans le ton de sa voix. " Ça explique pourquoi le sorbier dans le whisky a réussi à te calmer... "

Il soupire, de cet air presque blasé. De ses conclusions qu'il tire beaucoup plus pour lui que pour elle. Une autre sorcière fêlée qui s'amuse avec les morts, comme si il avait besoin de ça. Pourtant, elle semble s'égarer, comme si elle n'avait pas conscience de ses facultés. Elle reste plantée là à le dévisager comme si il venait de lui déblatérer un poème sur les roses et les bourdons en klingon.

" T'es au Hell-O. Anciennement, il y a ... un sacré bout d'temps... C'était la planque des Black flag, une bande de pirates, renégats, mercenaires... Le Chef s'appelait Krag. C'était un ancien alpha déchu, d'une meute de lycans qui avait décidé de se réorienter. Trafic d'armes, drogues, alcool, d'esclaves, prostitution... Un contrat est tombé sur la tête de Krag, mon frère et moi on a débarqué y'a plus de cinquante ans et on a fait l'ménage. Alors si ils veulent te parler... fais leur fermer leur grande gueule. "

Un massacre aussi jouissif que sanglant dont les échos hurlent encore entre les murs de cette mine désaffectée. Même si les lieux s'étaient refaits une beauté depuis qu'ils appartenaient officiellement aux Rhodes. Le chasseur raconte son histoire avec la même indifférence qui lui traverse les traits du visage, visiblement peu enclin à larmoyer sur le sort de ceux qui ont souffert ici. Qu'importe leur camp.

Sans transition, Jake sort la liasse de billets appuyée contre le haut de son short pour en sortir cinq Benjamin Franklin qu'il plie en deux avant de les lui lancer.

" 500$, t'as dis. "

Il hoche la tête furtivement, d'un signe entendu.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mar 5 Juil - 19:17

Descent into Hell

Ft. Jake




Je pose la question doucement, comme pour ne pas éveilleur l’attention des Autres. Parce qu’ils ne sont jamais loin, non jamais. Ils adorent écouter, Ils aiment quand je parle d’Eux quand moi je déteste ça. Je déteste les rendre trop réel. Poster devant moi, les bras croisés, le regard hermétiquement fermé. Je ne comprends pas.
Sa réponse m’écorche. Moi ? Moi qui les fais revenir ? Je fronce les sourcils, ne comprend rien. Je le dévisage ne trouvant rien à quoi me raccrocher. Pas la moindre lueur. Il dit que je suis une nécromancienne. Je n’en sais déjà rien moi-même, comment il peut affirmer ça avec autant de dégoût dans la voix ? Intriguée, je regarde cette bouteille posée au sol. Alors, ce truc, le sorbier, ça pourrait m’aider ? Difficile de faire le vide dans ma tête avec toutes ses pensées se chevauchant. Le manque commençant clairement à se faire ressentir de manière physique. La douleur, le cœur qui bat vite, beaucoup trop vite. J’ai chaud et froid. Je peux sentir des gouttes de sueurs dévaler ma nuque et mon visage. J’ai la nausée. Je vois sur mes cuisses, le sang. Le mien.

Je relève la tête alors qu’il me raconte l’histoire de cet endroit sordide. Quand il parle de contrat j’imagine qu’il est comme Jessy. Ces gars qui sont là pour débarrasser le monde de sa pourriture. C’est ce que je suis à tes yeux ? Probablement à la vue de tes reproches.
Finalement je comprends que je suis dans un endroit où la mort règne en maître sur chacun des murs. Chaque pierre s’est gorgée de sang, épongeant le massacre qui a eu lieu une cinquantaine d’années auparavant. Massacre dont il est l’auteur. Lui et son frère. Massacre nécessaire à priori au vu de ce qu’il m’en dit. Je suis incapable de les différencier dans la masse. Ceux qui ont réellement besoin d’aide. Ceux qui m’utilisent. Je n’arrive pas. Les cris sont tous les mêmes. La mort est partout. Leurs corps déchirés, en lambeaux Comment savoir ?
Je n’ai pas le temps de réfléchir plus longuement voyant des billets tomber juste à côté de moi. Je m’en saisis instantanément. Cinq cents dollars. Je le dévisage avec une moue d’incompréhension. Tout est incompréhensible chez lui. Mais je ne te rendrais pas ton argent.
Je trouve la force d’enfiler ma robe sans pouvoir en fermer la fermeture éclair dans le dos, cassée. Je me relève difficilement me tenant au mur. Mon corps tout entier tremble, ma respiration devient difficile, comme si je venais de faire un marathon. Le sang coule entre mes jambes laissant de fines trainées rouges zébrer ma peau blanche.
Les visions apparaissent à nouveau, les cris se rapprochent. Je cherche la bouteille que je n’arrive plus à distinguer, là, perdue au milieu de ce mur auquel je m’accroche comme si j’allais couler, comme si j’allais me noyer.

« S’il te plait, s’il te plait aide-moi. Je sais pas ce que c’est. Je comprends pas ce que tu dis que je suis. Ne les laisse pas m’attraper. J’ai besoin d’Omega. Y a que ça. Ya que ça qui peut arrêter. S’il te plait. Ils vont jamais s’arrêter, ils veulent sortir tu dois m’aider. »

Ma voix se brise, je le supplie à mesure que les corps remontent à la surface et s’animent. Je tente de m’accrocher aux pierres, écorchant le bout de mes doigts. Je pleure. Deux mains s’agrippent à mes chevilles. Elles serrent très fort et je n’arrive plus à bouger. C’est Lui. Celui qui a voulu lui trancher la tête.

« C’EST TA FAUTE ! C’EST TOI QUI A FAIT CA ! C’EST TA FAUTE ! REGARDE CE QUE T’AS FAIT ! C’EST KRAG ! KRAG ! »

Il grimpe sur moi, déchirant les pans de ma robe. Je n’arrive plus à bouger alors que je le regarde, médusée. Il ouvre ma bouche de ses doigts squelettiques, il étouffe un de mes cris. Le seul. Son ricanement remplit ma tête jusqu’à ce que ce soit le trou noir.

----

Le corps tombe lourdement sur le sol, la tête cogne et saigne. Mais elle se relève et fixe le chasseur de ses yeux vitreux avant que ces derniers ne se révulsent. Sa voix se fait plus rauque, un sourire carnassier vient étirer ses lèvres. Elle ricane. Non. Il ricane.

« Rhoooooodes. J’attendais depuis siiiiii longtemps. Dans ce silence…de mooort.  »

La voix d’Heather est poussée dans les graves pour donner vie à Krag.

« Apprend à faire peur à tes proies… évoquent leur une atrocité tout droit sorti d’un cauchemar et elles se prosterneront… en larmes, à genoux… en priant… le seigneur. » lâche-t-il dans un murmure comme pour justifier le choix de son hôte.

Il le voit, cet ennemi d’autrefois. Celui qui a exterminé les siens. Il compte sur cette apparence. Allons, tuerait-il cette jeune femme sans défense ? Pense-t-il seulement que Krag disparaitra à tout jamais ? Non. Il ne ferait qu’ajouter une mort à cette liste déjà bien trop longue. Mais d’entre les morts il sait que la mort d’une innocente ne le dérangerait pas plus que ça…

« Ouuuuuh. Tu n’es qu’un démon sans cœur Rhodes. Un crétin arrogant. » dit-il en riant grassement

Les traits de son visage se durcissent.

« Qui a ordonné ce contrat Rhodes… Donne-moi son nom. »

Le teint d’Heather devient de plus en plus gris. Elle erre entre deux Mondes. A la limite de l’inconscience. Elle s’enfonce un peu plus à chaque minute.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mer 6 Juil - 6:29



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Elle enfouit les billets comme elle dissimule son corps sous le tissu rouge, avec un empressement maladroit, rongée par l'incertitude. Ses billets disparaissent quelque part sur elle. Et quelque chose lui dit qu'elle n'est pas apte à réaliser qu'il vient de louer ses services. Ça attendra. Jake la suit du regard alors qu'elle s'éprend du mur, les jambes molles. L'odeur de sa honte lui grimpe au nez forçant les yeux du chasseur à longer les jambes aux rivières écarlates. Danse pathétique entre deux tremblements incontrôlables.

" S’il te plait, s’il te plait aide-moi. Je sais pas ce que c’est. Je comprends pas ce que tu dis que je suis. Ne les laisse pas m’attraper. J’ai besoin d’Omega. Y a que ça. Ya que ça qui peut arrêter. S’il te plait. Ils vont jamais s’arrêter, ils veulent sortir tu dois m’aider. "

Le chasseur s'écorche les oreilles sur ce mot. Cette merde. Cette gangrène qu'est L'Omega. Il grimace d'ailleurs, l'air mauvais. Un autre détail qui lui échappe, suppliante et terrifiée. Elle lui hurle que tout est sa faute. Il sait qu'elle n'a pas tord. Mais j'vois rien. FUCK. Comment tu veux que j'tue ce qui est déjà mort !? Alliés à ses pouvoirs incontrôlables, les entités s'accrochent à elle désespérément. Elle est un vaisseau. Sans capitaine, juste une barre à la dérive qui s'échouera forcément contre les récifs. WTF. Jake dévisage cette robe qui se déchire d'elle-même, l'oeil arrondi. Il avance d'un pas en empoignant la lame dans son dos. Sa main se referme sur le vide. Une épée invisible contre des ennemis invisibles, ça devrait le faire pourtant. FUCK.

Heather s'effondre au sol subitement, le crâne fendu gisant dans sa vitae. Le chasseur n'a pas le temps de poser le genou près d'elle que la donzelle se redresse, soulevée par une force qui n'a rien à voir avec sa conscience. Jake reste debout, braqué, les coudes légèrement pliés, les poings serrés. Son regard suspicieux la détaille alors qu'elle lui refait une version de l'exorciste, ses orbes devenant deux abysses blancs injectés de sang. Il reconnait ce rire. Cette intonation grave étriquée qui le replonge cinquante ans en arrière.

" Rhoooooodes. J’attendais depuis siiiiii longtemps. Dans ce silence…de mooort. "

Un sourire las étire les lèvres du chasseur. Cinq décennies à moisir dans les limbes pour lui sortir une salutation aussi merdique. Qu'est-ce s'passe le poilu, y'a pas que ton corps qui s'est ramolli ? Les propos décharnés de l'entité se taillent une place sur l'enveloppe empruntée. La voix perce, avec une similitude détonante. Les mimiques de Krag s'engluent sur le corps soumis de la donzelle, poupée chiffonnée. La façon dont elle relève un peu plus la joue de droite lorsqu'elle parle, ce demi-sourire roulant sur sa gueule. Son oeil gauche légèrement refermé à cause d'une vieille cicatrice...

" Ouuuuuh. Tu n’es qu’un démon sans cœur Rhodes. Un crétin arrogant. " le rire... gras....

....ce rire... Un battement de paupières du chasseur, trop lent, bien trop lent suffit à effacer la silhouette délicate. Il le voit, là, devant lui. Krag. Le surplombant d'une tête plus grand, son torse trapu dénudé et poilu arborant le tatouage d'un navire sur les flots. Des cicatrices sur son crâne chauve, cette barbe de deux jours négligée et la gueule d’abruti pour aller avec, ses larges bracelets de cuir aux poignets, son pantalon sale, ses bottes souillées qui sentent le poisson... Jake lui sourit, amusé. Comme si... il était content de le revoir après tout c'temps, touché de toute la considération que le chien galeux portait à son égard.

" Qui a ordonné ce contrat Rhodes… Donne-moi son nom. "

Jake incline la tête discrètement, ses yeux se plissant un instant, errant entre l'amusement et la fascination malsaine. Conscient de la mascarade, mais trop curieux pour ne pas y prendre part. Le crétin arrogant reste un moment figé dans le néant, la bouche entrouverte avant d'articuler lentement, pesant le poids de chaque mot.

" ... ta mère. Elle m'a supplié à genoux d'la débarrasser de ta gueule de bâtard juste avant d'me faire reluire l'épée. Et elle m'a hurlé son bonheur... toute... la... nuit... " Jake empoigne sa bite à travers son short d'un geste suggestif en toisant le revenant de son regard dément. Celui qui appelle à la violence.

Krag émet un rire nerveux avant que les traits de son visage se décomposent dans une colère sauvage. Le revenant saute à deux pieds dans ce piège tendu, un hurlement bestial jaillit des entrailles du pirate qui se jette aussitôt sur le chasseur les poings devant. Et si tu n'étais pas entassé dans cette carcasse féminine insignifiante, tu aurais laissé la bête émerger de tes tripes. Le chasseur bloque les poings de ses avant-bras, s'offrant une ouverture pour lui percuter l'abdomen d'un coup direct. Jake enfonce ses doigts sur les tempes du pirate pour envoyer son visage valser contre son genou. Le corps titubant de Krag recule, portant les mains à son nez ensanglanté, le chasseur en profite pour l'attraper par l'avant-bras et le faire voler sur l'armoire de bois qui éclate sous son poids. Un genou enfoncé dans le milieu du dos Krag, Jake plante ses doigts sur son crâne lisse, prêt à abattre sa gueule d'enculé contre un éclat de bois qui la fendrait en deux.

...il suspend son geste au dernier moment, inspirant l'air tout à coup comme si il émergeait des eaux troubles...
...les cheveux noirs baignés de sang emmêlés entre ses doigts...
...ce corps trop frêle malmené avec une violence démesurée...

Jake sent l'air brûlant envahir ses poumons alors qu'il repousse la donzelle possédée sur le sol, toisant de ses yeux beaucoup trop ronds le sourire latent de Krag qui erre sur le visage gris d'Heather. Le chasseur agrippe la bouteille de whisky sanctum d'une main en maintenant le corps allongé au sol, ses genoux plaqué sur chacun de ses biceps. Écrasée sous son poids, il enfonce son pouce et son index dans sa mâchoire fine, l'obligeant à ouvrir les dents et à avaler l'ambre.

Krag semble se noyer dans le creux de son gosier.
Ou c'est elle.
...qu'importe en autant que ça s'arrête...



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mer 6 Juil - 22:37

Descent into Hell

Ft. Jake




La douleur de mon crâne cognant le sol. Il n’y a que ça. Et puis plus rien. Encore.
Mais cette fois c’est différent. Pas de mains, pas de chute, pas de lumière au bout d’un quelconque tunnel. Comme si j’étais enfermée quelque part avec ma capacité de pensée tout de même. C’est bizarre. C’est silencieux. Je n’ai pas l’impression de pouvoir bouger. En fait je n’ai même pas l’impression d’avoir de corps. Est-ce que je me suis cognée trop fort ? Est-ce que j’ai perdue toutes mes capacités ? Allez fait un effort concentre toi. Ouvre les yeux. Tes fichus yeux. Juste ça, juste un peu. C’est ce que j’arrive à faire mais tout est brouillé. Je distingue seulement des couleurs avant que le noir ne m’entoure à nouveau. Ça a duré une fraction de secondes.
J’ai l’impression d’être perdue, je ne sais pas où. Je ne sais pas pas vraiment pourquoi. Ce vide, il n’y a que cette conscience, cette voix dans ma tête, la mienne.
Je me parle à moi-même comme pour me rassurer. Ca ne doit pas être grand-chose. Ca ne va pas durer. Je n’ai aucune notion de temps. J’essaye de me souvenir, de me raccrocher à quelque chose. Les jours heureux, ceux dont je peux encore me souvenir mais tout s’embrouille.

Je… n’arrive… plus… a.. Pen… Blop..

Un rire gras résonne dans mes oreilles disparaissant lentement.
Je grimace, réactivant les muscles de mon visage, j’essaye de me débattre reprenant le contrôle de chacun de mes membres toujours aussi douloureux, sans doute même encore plus. Mais rien ne semble répondre si ce n’est la souffrance. Le liquide coule dans ma gorge. Je grogne je n’arrive plus à respirer. J’ai envie d’hurler. Et ça s’arrête enfin. Je suis prise d’une violente quinte de toux, cherchant mon air. Ma gorge me brûle tout autant que mes poumons. La toux cesse me laissant enfin ouvrir mes yeux, la vision d’abord troublée et qui s’ajuste au fur et à mesure que je cligne des yeux. Et Il est là. Celui dont je ne connais pas le nom. Celui dont je ne sais plus s’il est le sauveur ou le bourreau.
J’essaye de parler mais rien n’arrive à sortir de ma bouche. Je ne sais pas pourquoi il est là, sur moi, m’empêchant de bouger. Est-ce que j’ai perdu connaissance ? Ma tête est tellement douloureuse.
Il me faut encore un temps pour émerger totalement, pour que la brûlure dans mon gosier s’éteigne un peu me permettant de récupérer l’usage de mes cordes vocales.

« Lâche-moi, s’il te plait. » dis-je d’une petite voix.

Laisse-moi s’il te plait. Tu ne comprends donc pas que je n’y peux rien ? Tu ne vois pas que je n’ai aucun contrôle sur ce qui m’entoure. Sur ce qui est réel et ce qui ne l’est pas ?
Je ne bouge plus, attendant qu’il me libère du poids de son corps bien plus lourd que le mien.
Je me redresse alors sentant quelque chose couler de mon nez. La main tremblante je l’essuie découvrant du sang. Je le regarde, incrédule. Mais qu’est-ce que tu m’as fait ? Je regarde alors autour de moi, me souviens d’être tombée près du mur. Alors pourquoi je suis là ?
C’est incompréhensible.

« Qu’est-ce qu’il y a ? C’est toi qui a fait ça ? Mais pourquoi tu m’as frappé ! J't’ai rien fait ! »

Et c’est ce que je pense réellement. N’avoir rien fait.
Je sursaute entendant à nouveau les cris. J’attrape la bouteille avalant une rasade de ce truc. Whisky sanctum. Ca me brûle la langue puis la gorge et je suis presque certaine de pouvoir dire que je sens le liquide descendre le long de mon œsophage, brûlant tout sur son passage. Jusqu’à éteindre les voix.

« Je dois rentrer. Merde ! mon visage se décompose. C’est l’autre qui à mon sac dans sa voiture, Howard. Mes clés… Ma drogue »

Je reste assise au sol, buvant encore un peu par précaution bien que le goût soit toujours le même ainsi que l’effet qui va avec. Je grimace. Je réfléchis. J’essaye en tout cas.

« Avec ce que tu m’as donné, tout à l’heure, tu peux, je ne sais pas, appeler un taxi pour qu’il me ramène chez moi ? Ou quelque chose comme ça ? S’il te plait. »

Ouais garde tout même.
D’ailleurs ils sont où ces billets quand on a besoin d’eux.

« Ecoute j’ai pas envie de te causer des problèmes. – C’est certainement déjà fait quelque part – J’ai besoin d’un truc plus fort que ça…» dis-je en secouant la bouteille avant d’en reprendre une gorgée.

« Ca dure pas putain… »

Je me frotte le crâne. Je n’arrive même plus à savoir quelle partie de mon corps n’est pas amochée. La douleur est constante, avec des pics selon quel membre je bouge. C’est juste… Insupportable.
Et c’est le manque qui me pousse à le supplier. Le manque et l’envie que ça s’arrête, vite.

« J’ferai tout ce que tu veux pour une dose, juste une. Tout. »

MAIS DONNE MOI MA PUTAIN DE DOSE J’VAIS EN CREVER PUTAIN TU VOIS RIEN !




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Dim 10 Juil - 4:46



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Une toux creuse, un geyser de whisky, des plaintes couinantes. La donzelle émerge, noyée par le sorbier. Jake cesse un moment de déverser l'alcool fort dans cette cavité qui le supplie lentement de mettre fin à ses sévices. Le chasseur la considère un moment, suspicieux, cherchant les dernières lueurs de Krag sur elle... Il finit par serrer la mâchoire avant d'incliner la tête rapidement puis de se redresser pour la laisser reprendre ses esprits. Son esprit. La panique la gagne rapidement lorsqu'elle glisse un doigt sur son visage pour y recueillir son sang. Vu le ton de sa voix, elle n'avait aucune conscience de ce qui s'était produit... et visiblement aucun souvenir. Un vaisseau sans capitaine. Une arme dangereuse entre les mains vengeresses des esprits mal intentionnés comme Krag.

" .... oui. Parce que c'est toi qui l'a laissé entré... et donc, c'est pas vraiment toi que j'ai frappé... " précise t'il à défaut d'avouer que son excès de violence n'était pas nécessaire. D'un ton de voix qui ne se prêtait pas au débat sur le 'à qui la faute'. Et si elle peut tolérer la douleur du combat mené contre son corps, c'est sans doute à cause de la magie de Dwarf ou plutôt, de ce qu'il sort de la distillerie.

Encore une fois, elle perd pied avec la réalité en perçevant des choses qui échappent aux sens aussi développés soient-ils du chasseur. Ça commence à devenir emmerdant, cette manie d'être hantée là... Elle lui arrache la bouteille des mains et s'enfile plusieurs rasades visiblement à la recherche des effets bénéfiques du sorbier. Mais vu le peu d'effets que ça lui procurait, il lui faudrait sans doute quelque chose de beaucoup spécifique et de moins distillé. Heather panique en réalisant qu'elle n'a plus ses effets personnels, oubliés dans le véhicule d'Howard selon ses dires. Jake étire un sourire las sur ses lèvres.

" Vaut mieux que tu les oublies. Et mieux vaut aussi que tu recroises jamais sa route. "

Vu que t'as pas su le satisfaire. Il aurait peut-être mieux valu que j'le laisse finir. On verra... La pute aimerait que Jake appelle un taxi. Il siffle un rire mesquin avant d'inspirer l'air et ses effluves sanglantes pour atténuer sa condescendance.

" Et même si je l'appelle, ton taxi, tu crois qu'il va venir te chercher ici ? Y'a une raison pourquoi j'l'ai ouvert en pleine forêt, mon bar. Tu devras marcher, seule en espérant pas te paumer dans les bois... et crois-moi, Krag et sa bande ce sera vraiment le dernier de tes soucis si t'es pour te taper tes p'tits délires exorcistes à chaque tronc d'arbre... "

Jake croise les bras, la toisant toujours d'un air sévère. Elle n'aime pas qu'il relativise, visiblement. Et lui, n'aime pas avoir à le faire. J'vois pas l'intérêt de payer une pute si c'est pour la voir se faire posséder par les autres, là FUCK. Heather prétend ne pas vouloir lui causer de problèmes. Qu'elle veut juste quelque chose de mieux pour apaiser ses tourments. Tss. Elle est bonne celle là. Des problèmes, tu m'en as foutu sur la gueule dès que t'as claqué des talons ici, que tu l'aies voulu ou pas. Jake reste inébranlable devant ses suppliques et sa détresse. Seules ses dents se resserrent un peu plus.

" J'ai quelque chose d'autre. Mais ça prendra du temps... "

Le temps. Cette chose qui étouffe la lueur d'espoir dans ses yeux larmoyants de donzelle paniquée. Le temps que Dwarf termine de besogner ses donzelles et qu'il se mette aux chaudrons pour lui infuser un mélange de sorbier qu'elle pourrait consommer régulièrement pour faire taire ses pouvoirs. Sans les effets planant de l'O et les facultés curatives.

" J’ferai tout ce que tu veux pour une dose, juste une. Tout.  
- Non, j'te donnerai rien. " crache spontanément le chasseur.

Ça aurait peut-être été plus simple de lui dire qu'il n'en avait pas. Mais ça aurait été faux. Il revoit la détresse de Saly dans ses traits misérables. Et tous ces jours interminables passés au shack à la voir perdre pied et dépérir lui reviennent en tête. La langue du chasseur se faufile sur l'intérieur de ses joues, ravalant sa hargne alors qu'elle se redresse furieusement pour l'écorcher de ses ongles. La rage... la haine... le désespoir qui lui déchirent l'avant bras. Jake la repousse pour mieux rattraper ses poignets et les serrer entre ses doigts, assez pour la forcer à plier les genoux sous la douleur et à arracher un cri plaintif de ses lèvres. ÇA SUFFIT. Ses orbes mauvais tentent de capter son regard embrumé alors qu'elle supplie de nouveau et lui hurle de lui donner sa dose. SA DOSE. Qu'elle ferait tout. Tout pour. Vraiment... VRAIMENT ? TU FERAIS TOUT POUR AVOIR UNE DOSE ?! VOYONS ÇA !!!

Il la tire derrière lui, hors de la chambre. Dans le couloir menant à l'aire principale. Sous les rires chaleureux, les bras de fer et les blagues salaces. Jake s'avance sans croiser le regard des habitués, il entraine sa jolie petite pute avec lui. Parce qu'elle ferait tout. C'est bien ça ? C'est bien ce qu'elle a dit !? Il traverse sans se soucier des regards qui s'interrogent. Il retourne près du sanctum, là où le brouhaha devient encore plus assourdissant. Des adversaires combattent, l'un d'eux aveuglé par sa propre hémoglobine qui barbouille son visage, encouragé par la foule qui en veut plus. Comme quoi, tout l'monde veut du sang, pas vrai !?

Il passe au-delà du sanctum, s'enfonçant dans le tunnel sombre éclairé par les lanternes. Jusqu'à atteindre une pièce immense où des cages sont alignées. Ça grouille là-dedans, dans tous les coins. Des gens sont enfermés dans cette salle des tortures, des choses aussi. Râlement sourd, sifflement mauvais. Ils s'immobilisent un instant. Le temps que Jake fronce les sourcils et scrute les cages. Une créature bondit à travers les barreaux près de la donzelle. Un monstre humanoïde décharné à la gueule cadavérique qui tente de griffer sa jolie robe rouge un peu trop aguichante à son goût. Mais Jake entraine Heather derrière lui, la tirant toujours par le poignet d'un pas rapide sans s'attarder davantage, ayant repéré ce qu'il cherchait. Celui qu'il cherchait, plutôt. Le chasseur laisse Heather s'échouer devant la cage d'un homme menotté. Un homme dans la cinquantaine seulement vêtu d'un jeans sale, le corps graisseux, les cheveux bruns frisés dégarnis par une calvitie naissante. Il relève la tête pour toiser la donzelle de ses deux fentes creusés dans son visage rond. Il renifle bruyamment dans son gros nez large. Un sourire fend son visage blême, dévoilant deux canines proéminentes. Sa langue glisse sur ses dents, les recouvrant de bave pour mieux articuler.

" C'est gentil de m'amener de quoi bouffer. " ricane le vampire en ronflant de sa voix molle, amusée et irritée à la fois.

Jake se plait au silence, délaissant la nécro' pour s'avancer vers une étagère. Il revient auprès d'Heather pour planter sèchement une lame dans sa main. Le chasseur la dévisage avant d'enfoncer la clé dans la cellule du fils de la nuit captif pour la déverrouiller.

" ...tu veux ta dose... prend la. "

Comme ça, tu pourras regarder ton fournisseur droit dans les yeux pendant que te laisses aller à ton vice. Pendant que tu suces la merde à la source.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mar 12 Juil - 3:39

Descent into Hell

Ft. Jake




Le manque est pénible. Ca me fait dérailler je peux passer par tous les extrêmes en quelques minutes seulement. J’ai besoin de ma dose. J’ai besoin que ça s’arrête et s’il ne veut pas m’aider, qu’est-ce que je peux y faire ? Je ne sais même pas vraiment où je suis. Oui j’ai regardé la route en venant, oui je sais que je suis loin, enfoncée quelque part dans une forêt. Je sais que si je partais seule je me perdrais. J’y arriverai pas. Pas comme ça. Pas avec ce manque qui me ronge me faisant sombrer de plus en plus.
Il y a quelque chose de différent qui s’est produit. Ce noir, cette déconnexion avec mon corps. Je n’y comprends rien, je n’arrive pas à m’expliquer les choses. Je crois que c’était la première fois.
Pour seul témoin de ce trou noir, Lui.
Encore et toujours des reproches, il m’écoeure. J’ai peur de ce que je suis, de ces choses que je ne contrôle pas, de ces morts qui s’accrochent à moi toujours un peu plus. C’est comme tenter de remonter du fond d’un lac, apercevoir la surface et ne jamais réussir à l’atteindre.
Arrête ! Arrête de dire que c’est ma faute ! Arrête de croire que je les laisse prendre possession de moi par pur plaisir. Je ne sais même pas comment ils font !
Je veux juste partir.
Aide moi à rentrer chez moi, ne reste pas là les bras ballants à me regarder sombrer sans ne rien faire si ce n’est me dévisager, me juger et me jauger. Au final. Tu ne vaux pas mieux qu’eux.
Parce que si j’ai pensé qu’il en avait quelque chose à foutre de moi, cette idée commence à s’éloigner au fur et à mesure. Je ne suis plus en état de cogiter, ni même de m’inquiéter de ce qu’il peut bien pouvoir penser de moi. Personne ne comprend. Ni toi, ni personne, pas même moi.

Dans cette profonde descente je remonte pourtant, le suppliant de me donner de quoi arrêter ce massacre dans ma tête. Ma voix se fait mielleuse pour mieux obtenir ce que je souhaite. Mais ça ne suffit pas puisqu’il rejette l’idée en bloc à la seconde même où je termine ma phrase. Je reste interdite, incapable de comprendre pourquoi il fait preuve d’autant de véhémence à mon encontre. Mes idées ne s’emboitent plus vraiment. Je sais juste que je veux partir, que je dois me lever et quitter cet endroit en espérant ne pas me perdre. Espérer que quelqu’un me retrouve au bord de la route, me ramène chez moi, entre deux… délires exorcistes comme il les nomme…
Il y a ce que je veux faire et ce que je peux faire. Et actuellement j’arrive à rien. Je sursaute quand il me traine à sa suite, tirant sur mon poignet comme on tire celui d’une gosse qu’on va mettre au coin ou punir. Qu’est ce que j’en sais…
Je traine un peu des pieds au début, grimaçant à la simple idée de marcher avec toute cette douleur qui me lance dans chaque muscle. Je trébuche à plusieurs reprises mais il s’en fiche. Il nous fait traverser la foule. Des visages se mélangeant à ceux qui autrefois ont existé. J’ai peur. Alors j’essaye de le rattraper, de rester pas trop loin de lui. Je tiens sa main sur mon poignet, il est mon ancre. Celui qui m’empêche de chavirer pour le moment.

Je ne sais pas où il m’emmène, peut-être qu’il veut juste me foutre dehors. Je crois que j’en ai envie, qu’il me balance derrière cette porte mais les couloirs s’allongent, deviennent plus sombres. Ca grouille. Partout. J’entends des bruits répugnant, je tremble alors qu’on s’immobilise devant des cages. Je cherche, j’essaye de comprendre mais RIEN. RIEN NE VEUT S’ALIGNER DANS MON CRÂNE ! PAS UNE SEULE FOUTUE DE COHÉRENCE !
Je sursaute et pousse un cri quand un truc saute sur les barreaux de la cage à côté de moi. Et lui… Imperturbable reprend sa marche. Je le déteste tellement. Je n’ai pas le choix que de le suivre, alors que je suis terrorisée.
Quel genre de monstre es-tu…
Et lorsqu’il me lâche enfin, je me retrouve devant une cage, reculant instinctivement. Il me faut un certain temps pour voir ses canines, bien trop obnubilée par ce bout de gras. Il vient vite confirmer mes dires, vraisemblablement heureux de voir que ce sale type lui apporte à manger. Et c’est moi la bouffe… Je plante mon regard désespéré, les larmes aux yeux.

« Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu fais ça ? POURQUOI !? »

Il place une lame dans ma main tremblante… Je le vois déverrouiller la grille et je n’arrive plus à respirer. Arrête ! Arrête ! Non ! La panique s’empare de moi alors que le couperet tombe. « …tu veux ta dose… Prend-la. » Mes yeux s’écarquillent. « Non… Non… » La peur qui se niche dans mes entrailles alors que le vampire sourit déjà à l’idée du festin royal. Il essaye de s’approcher animé par l’odeur de mon sang mais il est entravé. Et le pire c’est qu’il n’est pas seul. Il est accompagné d’Eux, les morts, je hurle je crois. Fort, très fort. Je pleure aussi, ma vision se brouille. Je sens qu’on me tire vers lui. Réalité ? J’en sais rien. Je n’ai plus personne à m’accrocher. Je suis seule. Face à un vampire qui veut mon sang. Face à ces hommes morts qui veulent me posséder. Arrive ce moment où plus rien ne me raccroche à la réalité. Plus rien. L’appel du sang, le sien. Couplé avec mon pseudo instinct de survie qui daigne enfin un peu se manifester. Partagée entre l’envie de m’enfuir et l’envie de leur faire du mal, à tous. TOUS.
Mais je sais au fond de moi que rien n’arrêtera jamais ces voix. Que lui, perdu au milieu des cadavres, est ma seule échappatoire.

J’hésite, ne veut pas céder, essaye de me concentrer alors que les Autres me tirent vers lui. Comme pour m’emmener vers ma propre mort. Je le discerne même si je ne l’entends pas, les cris obstruant mon esprit malade. Je ne peux pas ne pas le faire. Ses dents claquent, la tête de Krag apparait avec son rire gras. Je disjoncte. « CA SUFFIT - CA SUFFIT - CA SUFFIT - CA SUFFIT ! »
Autant de mot et pourtant un seul coup est porté sur son torse. Les mains crispées sur la lame, l’odeur de son sang m’électrise. Mes doigts viennent cueillir le liquide carmin alors qu’il me bouscule dans un râle sourd me faisant basculer en arrière. Je lèche mes doigts avec frénésie. Je me redresse, ivre de ce sang que je désire plus que tout au Monde à cet instant.
Je serai le monstre ce soir. Ma bouche se colle contre cette blessure et je n’entends rien. Rien d’autre que le son de ma gorge qui avale ce précieux liquide. Plus de cris autour. La délivrance. Enfin.
Je cesse, essuyant ma bouche du revers de la main. Plongeant mes prunelles sur ce type répugnant. Je me sens revivre, libérée d’un fardeau. La douleur s’éteint peu à peu, je balance ma tête de droite à gauche.

Je sors de cette cage maudite, pas réellement consciente de ce que j’ai fait. Je crois que jamais je n’aurai pu le faire en temps normal. Mais rien n’était normal ce soir. Rien. Alors ma conscience me rattrapera un peu plus tard.
Je plisse les yeux m’avançant vers lui. Redéposant la lame dans sa main.

« Et maintenant ? »

Et maintenant qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu attends ? Parce que laisse-moi deviner, t’as pas fait ça juste pour le plaisir d’me voir sucer le torse d’un gros dégueulasse. Encore moins parce que tu voulais réellement m’aider. J’t’ai dit que je ferai tout pour avoir ma dose. Tu me l’as donné…




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Lun 18 Juil - 6:50



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
Ses yeux s'incrustent dans ses rivières de larmes. Ses larmes suppliantes qui se demandent pourquoi il lui fait ça. Parce que. Son regard s'obscurcit un peu plus, planté sur celle qui ne comprend rien. Silence. Elle ne comprend rien, pourtant, il lui offre exactement ce qu'elle lui a demandé. Les effets sans le plaisir. Son mépris pour l'O n'a d'égal que celui qui se tient souriant dans la cellule. Et elle refuse de prélever à la source. Un dilemme qui se serait peut-être réglé beaucoup plus vite si le spécimen c'était avéré être un adonis. Tous les goûts sont dans la nature y parait. C'est vrai que la plupart des humains détestent voir d'où proviennent leur gigot d'agneau, la vérité c'est qu'on bute un bébé mouton pour s'en mettre plein la gueule. Mignon ou pas, seul le fumet dans l'assiette compte.

Résignée, la junkie s'avance, même si ses pieds s'accrochent au sol. Tirée par des mains invisibles. Dans le fond de la cellule, le damné fait un pas devant, testant la solidité de ses chaînes qui tintent, bandées à leur maximum.

" ..oooar... ouais... c'est ça, viens voir Dougy ma belle. " salive le vampire en glissant une langue jaunie sur ses lèvres avant de lisser l'une de ses canines.  

Horrifiée, elle lève son arme. Contre Dougy ? Pas certain. Vu la panique qui l'habite et dont ce tas de gras ne mérite pas d'être l'investigateur. Dougy s'excite en longeant ses jambes recouvertes de vitae du regard, il étire même la langue comme un serpent vicieux qui lape le vide grossièrement. Elle gueule. Sans arrêt. La lame fend la peau froide arrachant une plainte agressive au vampire qui se braque, la repoussant elle et son appétit soudainement vorace. Jake reste immuable, planté devant la cellule ouverte. Bras croisés devant le spectacle grotesque qui lui lève le coeur. Il attend que ça finisse. Expirant l'air, impatient. Les lèvres pulpeuses se collent sur la coupure sanguinolente qu'elle cueille à travers les poils frisés. Un gémissement dégouline des lèvres entrouvertes du damné. Un râle jouissif qui inonde son corps à lui faire balancer sa tête frisée vers l'arrière. Une moue écœurée défigure subtilement le chasseur qui observe la donzelle se rassasier avant qu'elle ne se redresse lentement.

" ....hééé.... HÉÉÉ reviens.... nah... narrghl... "

Jake referme violemment la porte de la cellule avant d'y tourner la clé sans se préoccuper des plaintes du vampire à la virilité odieusement dressée dans son froc. Le regard du chasseur se plante dans celui de la donzelle qui semble enfin reprendre pied dans la réalité. Aussi se contente t'elle de s'interroger sur la suite des choses. Peut-être parce qu'elle réalise qu'il y a certaines limites à profiter de l'hospitalité. Donzelle en détresse ou pas.

" 500$... pour tes services... " il répète cette affirmation pleine de sous-entendus, espérant que cette fois, elle fasse son chemin jusqu'à sa caboche amochée.

Il la toise un instant en silence avant de se diriger vers le couloir, hors de ce donjon des horreurs. Sous-entendant qu'elle le suivrait docilement sans faire d'histoires. Comme une bonne petite pute. Jake avance, retrouvant la grande arène qu'est le sanctum. Les mezzanines accueillant encore les derniers spectateurs enivrés du combat remporté par Olaf le garou, visiblement. Le chasseur s'immobilise près de la cage où les bouts de cadavres éparpillés maculent la terre battue. L'odeur de mort qu'il inspire sournoisement. Ses doigts s'entichent du grillage, comme si ils cherchaient déjà à y retourner en quête de violence. Il délaisse son attache pour gagner l'aire principale puis dans ce couloir menant aux chambres. Cette fois, il va jusqu'au fond du corridor pour déverrouiller la sienne, invitant la donzelle à y pénétrer la première, retenant la porte de son bras tendu.

La lueur des flammes crépitant dans l'âtre, lit baldaquin aux draperies rouges chaleureuses, bureau de bois massif, rustique, comme le reste du mobilier. Deux fauteuils de cuir devant le foyer sont posés sur un énorme tapis sur une peau de lycan à la gueule béante, de quoi rajouter un peu de glauque dans cette ambiance trop conviviale. Un bar, près du bureau, un râtelier d'armes soutenant ses lames et un mannequin portant l'une de ses armures modernisées. Jake s'avance en faisant grincer le velcro de son short de combat. Il se dirige vers la droite pour traverser dans la salle de bain. De la plomberie contemporaine dans ce trou, un peu de confort dans les vestiges du passé. Le chasseur dévisage sa gueule de sang séché dans le miroir. Il relève le menton pour jauger ses blessures qui disparaissent déjà. Il enjambe son short tombé à ses chevilles, le délaissant pour entrer dans cette douche de verre sur fond de pierres. Du savon sur sa tête. Du sang et de la crasse dans le drain.

Le chasseur réapparait quelques minutes plus tard, une serviette blanche enroulée autour de la taille. Il remplit un verre de whisky qu'il offre à la donzelle qui a réussit à se mettre à l'aise dans un fauteuil, bien que son non-verbal empeste le malaise. Jake pose son cul dans l'autre siège, collant sa bouche à la bouteille d'ambré son visage empêtré dans une neutralité dérangeante. Il savoure.

" ...Alors... qu'est-ce que tu sais faire... "

Vois ça comme de la curiosité malsaine.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mar 19 Juil - 19:22

Descent into Hell

Ft. Jake




Le sang du vampire a fait son effet, me libérant des voix, me libérant des morts. Ils s’estompent, disparaissent. La porte se referme. Celle de mon esprit en même temps que celle de cette cellule. Je n’ai pas envie de poser des questions sur la raison qui l’a poussé à m’emmener là. Sur le pourquoi il a ces bêtes dans cette antre qu’il cache et couve soigneusement dans chaque cage.
Je m’ancre dans la réalité. Elle fait mal. Elle est écoeurante. Et pourtant je suis heureuse de pouvoir la retrouver. C’est comme se réveiller un lendemain de beuverie, la tête bourdonne, les souvenirs reviennent. Les regrets avec très souvent. Boire une fiole, une si petite fiole est une chose. Se servir et boire à même la peau, en est une autre. Peu importe le genre, homme, femme. Sale ou non. Ils ont cet aspect humain. Ce que je viens de faire est juste dégoutant. Et même si j’en prends conscience, même si ça me retourne l’estomac je ne peux rien y faire de plus. Je ne pouvais plus les endurer, je ne pouvais plus les entendre et les laisser m’écorcher vive.

La réalité c’est aussi se souvenir avoir réclamé une dose en échange de tout. Le manque, une maladie qui nous fait dire tout et n’importe quoi. Parce que sur l’instant rien d’autre ne compte. On est capable du pire dans cet état rarement du meilleur. Alors maintenant que tout redevient clair, que je me sens apaisée, bercée par la douceur invisible du coton je lui demande ce qu’il veut, ce qui va se passer maintenant. Parce que je ne suis pas idiote et je ne suis pas non plus celle qui n’honore pas ses dettes. Il est évident qu’il n’a pas l’air non plus d’être celui qui oubli qu’on lui doit quelque chose. Ni même celui qui fait ça par bonté d’âme. La bonté, la seule, l’unique n’existe plus depuis longtemps dans le cœur des Hommes. Il annonce à nouveau la couleur, souhaite mes services. Je plisse les yeux me questionnant à ce sujet.
C’est toi qui me regarde avec dégoût et horreur, c’est toi qui me juge et à présent tu voudrais… T’offrir mes services ? A quoi est-ce que tu penses ?
Le coton qui enveloppe mon esprit est épais, je me contente d’hausser un sourcil alors qu’il prend la direction du couloir. Il est évident que je le suis, cet endroit est bien trop… Glauque pour que j’y reste, seule.

Consciente de tout ce qui se trouve autour de moi je comprends alors l’engouement de la foule. Une arène, une mise à mort à en croire l’odeur qui flotte dans l’air. Celle du sang et de la chair. Je me détourne de la vision d’horreur assemblant un peu plus le puzzle. Combat clandestin ? Certainement. Je le regarde s’accrocher au grillage, humant la mort comme une douce flagrance. Je ne sais pas quoi en penser. Je ne sais pas s’il ne vaut mieux pas que je parte. Mais une dette reste une dette. Je peux voir ces hommes, encore ivre du spectacle auquel ils viennent d’assister. Ces hommes qui trouvent que la mort est une parfaite distraction sans penser à la souffrance. Eux ils ne voient que l’endurance, la force des coups, la stratégie du plus faible à priori. Je soupire lui emboitant le pas. Retrouver ce couloir me hérisse le poil, je passe d’ailleurs près de la porte en me collant au mur. Comme si ça pouvait changer quelque chose. Comme si on pouvait m’attraper pour me faire retourner dans cet Enfer. Mais ce n’est pas celle-ci qui s’ouvre. Non. S’est est une autre, tout au fond du couloir. Aucun mot ne vient franchir nos lèvres, je me contente d’avancer, de détailler le mobilier.

Une peau de bête devant la cheminée, immonde. Un lit à baldaquin qui n’a rien à voir avec celui qui se trouvait dans l’autre chambre. En fait tout est différent. Mes yeux glissent sur le mannequin et son armure, sur les nombreuses armes, le bar puis le bureau qui n’a rien à voir avec ceux fabriqués en kit bon marché. Une parenthèse hors du temps collant avec les pierres tout autour. T’aurais dû faire chambres d’hôtes dans la catégorie lieu insolite, ça aurait pu te rapporter de l’argent…
L’eau coule dans la douche et je m’installe sur le fauteuil mal à l’aise, préférant relever mes jambes plutôt que de toucher cette peau. La position n’est pas des plus confortables mais qu’importe.
Je me perds dans la contemplation du foyer, envoutée par la danse lascive des flammes.
Je repense à tout ce qui vient de se produire, du début jusqu’à la fin. Me jure de ne plus recommencer ce genre de plan. Obnubilée par l’argent qui manque et par l’Omega j’ai fait taire toutes mes craintes concernant ce client. Pourtant, tout mon Être me hurlait de faire demi-tour. Je soupire. Si j’avais su… J’aurai refusé, ou fait marche arrière. Mais c’est un peu trop tard pour tirer des plans sur la comète. Ce qui est fait, est fait et ne sera plus à faire.
Le glauque de la situation m’empêche de dériver et de planer. Lorsqu’il revient, drapé dans le coton blanc, je le détaille avant de me concentrer sur le verre qu’il me tend.
J’hoche doucement la tête en guise de remerciements, porte mes lèvres contre le verre pour avaler une gorgée du liquide ambrée.
Il rompt le silence, le malaise qui plane au-dessus de ma tête. Il me demande alors ce que je sais faire. Un sourire amusé se dessine sur mes lèvres alors qu’un rire s’échappe dans ma gorge avant de mourir presque instantanément. Ce que je sais faire importe peu. C’est plutôt ce que je ne veux pas faire la vraie question.

Je plisse les yeux un instant plantant mes prunelles dans les siennes. Je jauge. J’analyse. Et il devient le client. « Je n’embrasse pas… Aucun sévices corporel… je ne fais pas dans le SM ni même dans le sexe de groupe, pas d’animaux, pas de vampires. Tout le reste est à portée de main… »

Je déblatère mes critères, les clauses du contrat. Peu importe qu’il soit verbal ou non. Je bois une gorgée de whisky, ne le quitte pas des yeux, battant des cils lentement, cherchant à comprendre ce qu’il souhaite.

C’est toi le client, c’est toi qui décide si tu veux te plier à ça ou non. Si ce n’est pas le cas, alors change de pute.

« Alors, qu’est-ce que tu veux ? » dis-je en en pianotant d’une main sur l’accoudoir, terminant mon verre de l’autre.





Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mer 27 Juil - 21:58



Descent into Hell
feat. Dreamgirl

" Je n’embrasse pas… Aucun sévices corporel… je ne fais pas dans le SM ni même dans le sexe de groupe, pas d’animaux, pas de vampires. Tout le reste est à portée de main… "

Son sourire s'étire furtivement sur ses lèvres au fil de ses paroles presque suspicieuses. Pas de SM... Pas d'sévices. Pas de gangbang... Ironique vu que tu sembles pas vraiment seule avec ton toi-même. Mais tout ça, il l'avait deviné en l'entendant hurler dans la chambre avec la bande à Howard.

" Alors, qu’est-ce que tu veux ?
- Rien. "

Il plisse les yeux, inclinant légèrement la tête. Pour mes pulsions, j'ai déjà des donzelles de confiance pour me satisfaire. Assouvir mes vices que toi, tu pourrais pas satisfaire. Ses lèvres rejoignent à nouveau son verre, ramenant son regard dans le fond de son verre un moment avant de le terminer d'un trait.

" Quoi d'autre... " Les points d'interrogation qui s'affichent dans les yeux de la donzelle l'obligent à préciser sa question pourtant assez simple. " Tu sais faire autre chose que t'écarter les cuisses, non ?... j'veux savoir c'que tu peux faire en échange de mes 500$. "

Clair ? Suffit de regarder où ils se trouvaient. C'est pas la besogne qui manque. Je t'offre un semblant de travail, quelque chose qui te permettra de regarder ton reflet dans l'miroir sans baisser les yeux. Parce que j'suis pas convaincu que tu t'mets à genou par volupté. Il hoche la tête furtivement en se levant, disposant du verre vide sur une table basse pour aller s'immobiliser devant l'une des armoires. Sa serviette tombe au sol sans pudeur. C'est pas le premier cul qu'elle voit, surement pas le dernier. Il enfile boxer, jeans, bas et baskets. Il hésite un moment avant de tirer un t-shirt gris foncé arborant un logo blanc.

" Va te laver. T'empeste la mort. J'te trouve autre chose à t'mettre. "

Il la laisse, faire comme chez elle alors qu'il sort de la chambre sans plus de cérémonies, enfilant son t-shirt. Parmi la foule, il cherche des yeux la serveuse qu'il repère un peu plus loin, allant bêtement lui demander si elle avait un ou deux trucs à prêter à la donzelle amochée. Ce qu'elle fait sans rechigner, heureuse de pouvoir se rendre utile. Le chasseur fait un arrêt dans la réserve, croisant deux demoiselles souriantes qui minaudent en le regardant, recoiffant leurs cheveux, réajustant leurs vêtements. Jake fronce les sourcils.

" Dwarf ?
- Par ici, champion... "

Le chasseur trouve le nain, hissé à moitié nu, au dessus d'une cuve, lapant du bout d'une cuillère géante en bois en humant de satisfaction. Il puisse le précieux nectar qu'il verse dans une chope avant de lui tendre avec un sourire de gamin.

" Juste à point. Goûtes.
- ... tu t'es lavé les mains au moins... " se dégoûte le chasseur. Ed' fronce les sourcils en tirant un sourire amusé sur ses lèvres.
- C'est ce qui ajoute le p'tit piquant. Alors ? Je l'ai nommé le rhum clitoridien. "


Jake s'étouffe presque dans sa gorgée, mais se reprend vite.

" Hm. Pas mal. " articule simplement le chasseur qui apprécie réellement le goût, mais pas tellement le nom, ni le fait que son pote soit semi à poil.

Ed étire le coin de sa joue, devant se contenter des ressentis de Jake concernant les arômes discrètement épicées de son ambre et le goût prononcé juste assez sucré. Le nain retrousse le nez, la mine indécise se tapotant le menton du bout du doigt.

" Bon. Le nom est à retravailler. Mais l'essence y est.
- J'ai besoin d'une décoction de sorbier. Quelque chose d'assez concentré pour bloquer les pouvoirs d'une sorcière durant quelques heures.  
- Hum... Je veux même pas savoir pourquoi. Bon. Ce sera fort, t'en as conscience, le goût sera impossible à dissimuler et elle devra en boire au moins une choppe pour en ressentir les effets à long terme.
- Hm. "

Ed hoche la tête, en affichant une moue dubitative. Il saute au sol, puis sillonne à travers les meubles et les tonneaux pour rejoindre des étagères où des bouteilles s'entassent. Il cherche un moment avant de ramener une bouteille translucide contenant un liquide qui pourrait s'apparenter à n'importe quelle liqueur ambrée. Une étiquette blanche marquée d'un X noir l'habille. Jake le remercie d'un hochement de tête, laissant son comparse suspicieux aux bras croisés derrière lui.

" Prudence, mon ami. On ne peut pas refouler indéfiniment les pouvoirs d'un sorcière... gare aux conséquences...
- Hm. "

Je sais.

...

De retour dans la chambre, il pose les vêtements prêtés sur le lit ainsi que la bouteille, attendant qu'Heather termine de faire disparaître les dernières traces d'Ondine. Jake retourner poser son cul sur un fauteuil avant qu'elle daigne sortir de la salle de bain. Il la considère un moment avant de lui indiquer les items qui dorment sur le lit du bout du menton.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Ven 5 Aoû - 15:51

Descent into Hell

Ft. Jake




Ce qu’il veut ? Rien.
Je le regarde, suspicieuse. S’il souhaite mes services, c’est ce que je suis capable de lui offrir. Mon corps est un outil de travail comme un autre qu’il n’en veuille pas, ne me vexe pas. Non, ce que je ne comprends pas c’est ce qu’il souhaite à la place. Il demande « Quoi d’autre … » et l’interrogation doit se lire sur mon visage. Mes yeux se plisse, ma tête se tourne légèrement sur la droite pour le dévisager de biais. Je ne comprends pas.
Alors il explique. Il me propose une alternative, contre 500$, avoir un boulot comme monsieur et madame tout le monde. Un boulot qui ne nécessiterait pas de contrats, ni de clauses interminables sur ce que j’accepte ou non de pratiquer. L’appât est beau en apparence, où est le piège ? Je réfléchis, tapotant mon index sur le rebord du verre tout en mordant ma lèvre.
Je fais le point. Il m’a donné ce que je voulais en échange d’autre chose. Un besoin de personnel ? Un remord ? Tu n’as pas l’air d’être celui qui a la main sur le cœur mais je vais faire semblant d’y croire.

« Dis-moi ce dont tu as besoin… Pour cet endroit par exemple. Rangement, ménage, service. Ce que tu jugeras utile et qui pourrait potentiellement convenir à tes 500$ … »

Et par service je n’entends pas de me prostituer à ta solde. Je n’ai pas besoin de patron pour ma débauche, je gère seule ce genre de chose.
Il dépose son verre sur la table, je ne le quitte pas des yeux, le suivant jusqu’à cette armoire. Si la serviette tombe au sol, je ne suis pas pleine d’émoi à la vue de son digne fessier. Ce n’est pas comme si je n’en avais pas l’habitude. Je ne m’émerveille que très rarement sur un corps. Simple morceau de chair que j’ai appris à traiter comme un objet. Autant pour moi que pour les autres. Il s’habille et je détourne le regard. Pas par gêne mais plutôt par pur désintérêt.
Il dit « Va te laver. T'empeste la mort. J'te trouve autre chose à t'mettre. » et j’acquiesce en déposant mon verre près du sien sur la table. Je rejoins la salle de bain - laisse ce malheureux bout de tissu glisser sur mon corps, effleurant la pointe de mes seins - bien heureuse de pouvoir pénétrer dans cette douche pour retirer Tout. Les fluides, les odeurs, la honte, le sang, la mort, les morts. Le savon rejoint mes paumes et mes mains frottent avec frénésie pour effacer toute trace de perversion d’Howard et ses joyeux lurons. Ondine disparait au fur et à mesure que l’eau retrouve sa clarté.
Lorsque je ressors avec une serviette enroulée autour du corps je constate qu’il a déjà repris sa place dans le fauteuil.

Il m’indique d’un simple geste le bout du lit. Des vêtements y sont entreposés.
J’hoche la tête. Je laisse glisser la serviette avant de les enfiler sans la moindre pudeur. Un short en simili noir et un débardeur blanc échancré.
La serviette est déposée dans la salle de bain avant que je ne retourne près de lui. « Je ne sais toujours pas ton nom. »

Je fixe la bouteille qui trône sur la table et qui n’y était pas tout à l’heure. Son X pousse ma curiosité.

« Hum, qu’est-ce que c’est ? »

----

Deux jours plus tard je retourne dans cet endroit particulier à la tombée de la nuit. Vêtue d’une robe portefeuille noire, je souris à Logan devant la porte.
Si cette concoction fait son effet malgré son goût infecte il n’en demeure pas moins que mon corps lui, réclame cette drogue que j’ai prise pendant d’aussi longues années. Un contrecoup légitime, moi qui ai maltraité ce corps. Les crises de manque sont difficiles, épuisantes. Mais elles sont moins violentes, à moins que ce soit parce que je n’en suis qu’à deux jours. Deux simples petits jours. Une éternité. Je suis loin d’être à l’aise avec les gens qui travaillent ici. Sans doute parce que j’ai toujours été seule et que partager n’est pas quelque chose que je fais souvent.
J’ai passé la journée à vomir mes tripes. C’est handicapant mais je veux me sortir de là. Jake est celui qui a tendu la main de façon efficace. Sans promesse que cela fonctionnera, sans le moindre sous-entendu. Sans qu’il ne veuille autre chose de moi que ce pourquoi il est là à me payer.
Et la douleur arrive, le verre que je venais repositionner explose en de petits morceaux. Les muscles raidis je tombe sur le sol, je n’ai aucun contrôle sur mon corps. Je crois même que je ne suis plus là. Parce que j’entends vaguement cette fille brune me parler. A moins qu’elle ne soit blonde ?



Des talons claquent sur la pierre, la jeune femme se presse, cherchant son boss.

« Jake, c’est… Heather. Je l’ai retrouvé par terre. Je crois... Qu’elle convulsait. Elle n’a pas l’air d’aller bien… Je l’ai allongé avec Logan... Elle a pas voulu rentrer ni même qu’on l’emmène voir un médecin. Elle m’inquiète… Tu veux pas aller la voir et la raisonner ? »

Je reprends doucement mes esprits, reste allongée comme on l’a exigé. « Je dois ramasser le verre brisé. » dis-je en me relevant. « Je vais bien. »
La fatigue creuse mes traits, je sais que j’ai l’air d’un pauvre cadavre ambulant. Mais je n’ai pas envie de me vanter d’être qu’une simple droguée cherchant à se désintoxiquer de cette merde.
Je repousse les mains qu’on me tend, glissant sur le sol pour ramasser le verre qui jonche le sol. Je n’avouerai pas que je ne vais pas bien.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Lun 5 Sep - 18:17



Descent into Hell
feat. Dreamgirl
La porte du bureau d'Ed s'ouvre lentement, laissant apparaître la silhouette du chasseur suspicieux qui se fige une fraction de seconde en voyant une donzelle assise au bureau face à son ami et partenaire d'affaires.

" Jake ! Entre, viens t'asseoir, nous t'attendions... "

Sourcil arqué, Jake incline furtivement la tête avant de refermer la porte derrière lui. En réalité, il savait que Dwarf voulait l'voir, mais il ignorait qu'il ne serait pas seul. Ses iris esquissent rapidement la donzelle, avant de se poser sur le fauteuil libre à coté d'elle. La donzelle renifle bruyamment en posant un mouchoir sur ses yeux humides, elle force un sourire devant le chasseur, le saluant poliment d'un signe de tête. Fin vingtaine, cheveux châtains pâles, yeux pers. Du type girl next door. Pas dégueulasse à regarder, malgré cette détresse qui lui mord le coin de la gueule.

" Jake, je te présente une amie, Nicole. Nicole, voici Jake, comme tu l'avais deviné, chasseur émérite, le plus compétent que je connaisse. "

Et elle renifle à nouveau la gorge tressautant, relevant le visage pour acquiescer lentement. Jake moule son dos dans l'assise confortable, posant sagement ses bras repliés contres les accoudoirs. Un léger agacement traverse ses traits figés dans la neutralité qui dévisagent son ami. Un souffle d'impatience. Qu'est-ce que tu m'veux, Dwarf... qu'est-ce que vous m'voulez au juste ?

" B'soir... "

Cette tendance que Dwarf avait de le flatter outrageusement dans le sens du poil n'était qu'une autre prémisse à un truc qui risquait de pas lui plaire. Comme le fait de l'attirer dans un piège, avec une donzelle éplorée en espérant que ça réussirait à faire pencher la balance en leur faveur. Comme si les larmes sur un visage pas laid devenaient un argument suffisant. Tss. Jake soupire avec un peu plus d'insistance, obligeant le gérant du bar à s'expliquer. Il étire ses mains sur le bureau, se penchant vers eux du même élan.

" Nicole a un contrat pour toi. Un contrat... un peu particulier. Nicole, je t'en prie... "

La donzelle tire une photo de son sac à main pour la montrer au chasseur. Une image affichant le portrait souriant d'une jeune femme à peine mature. Longs cheveux blonds, yeux pers également. Elle envoie un baiser au photographe, charmeuse, un galbe de sein sournoisement révélé. Pas dégueulasse non plus.

" C'est ma jeune soeur, Rose Copeland. " précise-t-elle inutilement de sa voix enrouée et sanglotante. La ressemblance était évidente. " Ça fait plus d'un mois qu'elle est disparue sans laisser de traces, sans donner de nouvelles... pas de valise, pas de billet d'avion, rien, elle est disparue sans un sous en poche... La dernière fois que je lui ai parlé, elle... elle allait bien... elle... elle... " la donzelle retient ses larmes, l'obligeant à marquer une pause.

" Mes sources m'ont confirmé avoir vu Rose en compagnie d'un vampire, peu de temps avant sa disparition... nul autre que notre vieil ami... Victor de Vaquès. "

Jake expire l'air lourdement en longeant la paume de ses mains contre ses propres cuisses. Hm. Pas bon pour son cul, ça, à la p'tite Rose.

" ...tu veux mettre un contrat sur la tête de Vaquès... ce sera pas gratuit... il est protégé par Lynch.
- Si c'est vrai que cet homme retient ma sœur... s'il vous plait... ramener la moi... j'vous en supplie, je veux juste revoir ma sœur...
- Si ça se trouve, elle lui sert de calice... ou d'esclave sexuel. Difficile de savoir si elle est consentante, Vaquès sait s'y faire pour convaincre les donzelles. "

Le chasseur étire une grimace d'agacement. Parce que les donzelles qui pleurent, il sait pas quoi faire avec ça. Et que les yeux réprobateurs de Dwarf qui s'accrochent à lui commencent sérieusement à l'emmerder. Inutile de faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes. Sans parler que sa sœur pouvait déjà être en train de manger les pissenlits par la racine, vu le genre de soirées qu'organisait le vampire dans son manoir. Jake soupire. Encore. Pour changer.

" La seule façon de faire sortir Rose... c'est d'entrer.
- Ah ! Voilà c'que j'voulais entendre. " s'exclame le bartender avec un peu trop d'enthousiasme en claquant le bureau de la paume de sa main. " Victor a organisé une autre de ses fameuses soirées mondaines ce vendredi. La fête aura lieu dans son manoir, comme toujours, ce sera une soirée masquée. Inutile de préciser que ce serait l'occasion idéale pour toi de fondre parmi la masse des invités, de repérer Rose et de la sortir de là. ... et il se trouve... que j'ai justement deux invitations avec moi.
- ...me fondre dans la masse...
- Bon, avec un rasage de près sur ta face de rat et un costume digne de ce nom, tu seras présentable...
- ...Admettons que j'accepte. T'oublies un détail. J'peux pas aller à une soirée d'échangisme seul...
- J'ai pensé que peut-être...
- Non. Hors de question. T'es qu'une humaine sans défense, tu vas attirer les prédateurs et on peut pas s'permettre d'avoir autant d'attention sur nous. "

Jake souffle, emmerdé. Parce qu'il détestait l'idée de se rendre dans une soirée orgie chez des vampires excentriques. Encore plus celle de devoir porter une cravate ou un nœud papillon ou wtf else. Que le contrat était dangereux. Très dangereux. Et que visiblement Ed et Nicole avait tout prévu et qu'ils leur manquait que l'idiot suicidaire pour mettre le plan à exécution. Hm. Il pouvait se magasiner une cavalière assurément. Eir' lui vint en tête spontanément, pour ses attributs, Vanessa également. Mais elles aussi étaient que des humaines à la chair tendre. Et franchement si un truc devait leur arriver, il se le pardonnerait pas. Non. Il devait se trouver quelqu'un d'autre. Quelqu'un capable de se défendre contre des vampires si les choses tournent mal, quelqu'un capable de séduire, aussi, quelqu'un qui peut jouer un rôle... quelqu'un qui se fondra dans la masse...

" J'vais y réfléchir.
- Excellent ! Reviens me voir avec ton élue, je vous ai déjà préparé quelques tenues appropriées.
- Merci... merci mille fois... "

C'est ça.

...

Un genou au sol, il coince le visage de la sorcière entre ses doigts, l'obligeant à le relever vers lui. Jake toise Heather, avec cette expression sauvage, presque un reproche à son état lamentable. La sueur perle sur son front, ses yeux vitreux, ses tremblements saccadés... Si Ed était là, il lui dirait à quel point le whisky sanctum amélioré pouvait être dangereux à long terme... surtout pour contrer les effets néfastes relié à un de éléments. Surtout contre une sorcière qui affiche tous les signes d'un sevrage à l'O. Le chasseur prend la sorcière sur son bras pour l'aider à se relever. Parce qu'elle ne lui sert à rien dans cet état. Certaines images lui reviennent en tête, Krag et sa bande. Jake serre la mâchoire, hésitant. Il finit par retourner tout l'monde au boulot pour amener la sorcière jusqu'au bar, glissant derrière dans la réserve. Il la laisse s'échouer le cul sur un baril avant de rejoindre la distillerie. Parmi les ingrédients utilisés par Dwarf, il trouve une fiole qu'il identifie d'un simple coup d'oeil. Il l'ouvre pour renifler avant de porter son choix. Lentement il revient s'accroupir près d'Heather, faisant miroiter la fiole devant ses yeux.

" C'est de l'O. Normalement j'te donnerais jamais cette merde. J'te laisserais attachée dans le donjon jusqu'à c'que t'es éliminé l'envie d'en bouffer. Mais j'suis pas con. J'peux comprendre pourquoi t'as eu envie d'en prendre la première fois... et j'sais que l'alcool que j't'ai donné... ça fera son temps... "

Il lui pose donc la fiole dans le creux de la main sans la défaire de ses doigts.

" J'suis près à t'en donner, si tu le veux vraiment. En attendant un truc plus efficace pour calmer tes... crises. Mais en échange... "

Jake inspire l'air avant de mastiquer le vide.

" ...tu vas m'accompagner... au manoir Vaquès. "

Sans plus de cérémonie, Jake se lève et l'invite à le suivre vers la chambre d'Ed. Il ne prend pas la peine de frapper avant d'entrer, s'attirant un sursaut du bartender engouffré dans la paperasse qui traine sur son bureau, dans une chambre qui ressemble à celle de Jake, mais dans un esprit beaucoup plus Edien.

" Jake... Heather. " qu'il salut tour à tour de son regard interrogateur avant de rapidement faire le lien. Un sourire malicieux s'étire sur ses lèvres lorsqu'il saute de sa chaise pour se diriger vers un walk-in. Parce qu'il est coquet mine de rien, le guerrier nain alcoolique.

" J'ai quelques habits qui devraient vous faire. Inutile de préciser que vous devez afficher une plastique irréprochable lorsque vous vous présenterez là-bas. Victor s'entoure que de belles choses donc si vous voulez pouvoir l'approcher, en sous-entendant que Rose fasse partie de sa collection privée... il faudra que Heather soit... absolument... sublime... "

Ed sort deux robes qu'il vient étendre sur le lit et une boîte d'accessoires contenant des chaussures et quelques bricoles. Il retourne dans le walk-in en marmonnant, s'enthousiasmant devant une tenue qu'il offre à Jake sans son consentement. Parce qu'il n'avait pas de goût de toute façon, ils le savaient tous les deux.

" Pour toi ce sera ça. Tu auras l'air d'un... d'un...
- Con.
- D'un homme du monde. Voilà. Quelqu'un qui aime prendre soin de son apparence et qui a des penchants pour les plaisirs charnels et la dégustation d'hémoglobine vampirique. Voilà ce dont tu dois avoir l'air. Et je te conseille aussi d'en connaître la chanson parce que ta mission d'infiltration sera merdique si on te démasque alors que t'es masqué.
- Il est passé où le chasseur émérite...

Ed grogne en le toisant avant de lui tendre les deux invitations.

" Vous serez Monsieur Antoine et Madame Beatrix Duval. " Jake fait reluire l'encre doré sous la lumière en grimaçant.

" J'espère qu'elle en vaut l'coup ta donzelle.
- On parle de Rose et je tiens vraiment à ce que vous la sortiez des griffes de Vaquès. Je connais la famille depuis longtemps... C'est une jeune fille bien et j'ose à peine imaginer tout ce qu'elle a du endurer déjà. Si tu t'inquiètes de ton salaire, sache que je me suis engagé à te dédommager pour ta peine, alors ce sera tous frais payés. "

Le chasseur soupire en rangeant les invitations quelque part dans ce... ce veston couché sur son avant-bras.

" J'oubliais. " Ed s’éclipse une seconde pour venir foutre une boîte d'accessoires dans les bras de Jake. Il ne veut même pas savoir ce qu'elle contient, ça risque de pas lui plaire anyway.

Le chasseur se tourne vers la donzelle un moment en soupirant.

" Je passerai te prendre demain à 20 h 30. "

Ce sera dangereux. Mais au moins tu pourras boire jusqu'à plus soif.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Lun 19 Sep - 1:24

Descent into Hell

Ft. Jake




La désintoxication est longue et parfois périlleuse. A ça, il faut ajouter des pouvoirs qui ne cherchent qu’à exploser cognant contre les parois de ce coffre verrouillé. Une boite de Pandore. C’est difficile à supporter. Un Enfer en réalité. Mais j’ai choisi. L’omega n’était qu’une substitution pour annuler mes pouvoirs. A présent que je peux les canaliser avec autre chose, je paie les conséquences de cette foutue drogue. Ce n’est rien. Ce n’est pas grave. Des drogués il en existe des milliers. Des qui meurent d’une overdose chez eux, sur un trottoir, chez des amis, en pleine nuit, au petit matin ou au beau milieu de la journée. Des gens biens, moins bien, des crapules de la pire espèce ; des gens riches, pauvres. Seuls ou accompagnés, des parents, des hommes d’affaires, des classes moyennes, des sans domicile. La drogue ne se limite pas à un statut social.
Alors je me relève, je me bats. Je n’ai pas besoin de vos petites attentions, je n’ai pas besoin que vous portiez un regard empli de cette pitié sur moi. J’y arriverai. Je m’en sortirai. Parce que c’est ce que je veux et pour ça je n’ai pas besoin de votre pitié, de vos visages inquiets se posant sur ma carcasse.
Les morceaux sont ramassés, un par un avec minutie. Mes tremblements rendent la tâche un peu plus complexe mais je me concentre et j’y arrive finalement. Et la réalité c’est que j’y arriverai encore mieux si on me laissait respirer parce que j’ai chaud, très chaud.

Je regarde du coin de l’œil les chaussures qui s’avancent vers moi, le genou qui se pose sur le sol. Une main vient encadrer ma mâchoire me forçant à relever mon visage vers Lui. Jake. Je plisse les yeux, le dévisage tout comme il semble le faire à mon égard. Ce n’est pas parce que je bosse pour toi que tu peux te permettre de me juger aussi sévèrement. Toi, tu sais. Je ne te demande aucune compassion, juste de faire taire les reproches qui semblent luire dans tes prunelles. Il m’aide à me relever me faisant lâcher les petits morceaux de verre qui s’éparpillent à nouveau sur le sol. Arrêtez, arrêtez de me regarder. Je ne sais pas si Jake semble comprendre, toujours est-il qui demande à tous de retourner au boulot ce qui me soulage je crois, quelque part.
Il me dirige vers le bar, je tente de faire conne figure et de ne pas me reposer sur lui pour trainer mon corps endolori jusqu’au bar. J’m’échoue sur le premier baril à disposition parce que mes jambes ont décidés de se prendre pour du coton.
J’essaye de calmer mes tremblements en respirant calmement et en soufflant longuement. Il revient vers moi agitant la fiole devant mes yeux. Et je ne comprends pas.

Cette fois, loin de son regard accusateur il s’accroupit devant moi m’exposant l’évidence. De l’Omega. Ce que je ne comprends c’est pourquoi il cherche à m’en donner. Lui qui m’a regardé avec autant de mépris la première fois. Mais il peut comprendre pourquoi et comment ça a commencé. Parce que tu te souviens, des mains qui enfonçaient ma peau, tu te souviens de cette crise démentielle et de tout ce que ça a engendré. Il place la fiole dans la paume de ma main, je la regarde avec l’envie de la balancer et celle de l’avaler. Je suis partagée.
J’ai passé deux jours horribles et sans doute que cela continuera encore. Sans doute que je vais traverser pire que cet océan de souffrance. Mais deux jours. Ce n’est rien. Ca me donne l’impression de ne pas avoir essayé. Jake ajoute qu’il m’en donnera si c’est ce que je souhaite en attendant. En attendant que j’en crève. Parce que je sais depuis longtemps qu’il n’existe pas de solutions. Et tout ça pour quoi ? Pour l’accompagner dans un manoir avec le nom d’un type qui doit être tout sauf quelqu’un de bien.
Parce que c’est toujours plus facile d’emmener quelqu’un qui ne compte pas vraiment, n’est-ce pas Jake ?

Mes doigts se referment sur la fiole et j’hoche la tête avant de le suivre. Sur le chemin, la dose roule entre mes doigts avant que je ne l’ouvre pour en vider le contenu. Je grimace dans son dos, toussote avant d’inspirer longuement. Comme si l’air pouvait à nouveau emplir mes poumons. La douleur disparait lentement mais surement m’offrant une mobilité que j’avais perdu à cause du manque. Jake passe une porte et je pénètre à l’intérieur de cette autre chambre pour y découvrir Dwarf, enfoui sous sa paperasse. Mon teint se modifie au fil des minutes reprenant un hale naturel, plus frais. Les cernes sombres qui ternissaient mon visage s’effacent. Je le salue d’un hochement de tête. Mon regard suit le nain qui revient avec deux robes qu’il vient étaler sur le lit. Je souris en voyant le costume de Jake, un rire s’échappe d’entre mes lèvres à cause de leur conversation. Si tu veux mon avis le chasseur émérite doit parfois lâcher ses armes pour en prendre d’autres. Le paraitre est primordial, tu sais.
Ainsi me voilà dans un rôle de composition, Beatrix Duval. Ca sonne très français. Il est question d’une certaine Rose, une mission de sauvetage si je comprends bien. Peu importe. Je ne m’encombre pas de détails, je serai la parfaite femme du monde à son bras.

« J’aimerai les essayer maintenant, je peux ? J’aimerai ton avis. » dis-je dans un petit sourire mutin. D’un signe de tête et de main il m’invite à faire à ma guise. Sans la moindre pudeur je lui tourne le dos, me délestant de mes vêtements pour enfiler la première robe longue. Elle est noire, transparente et comporte des empiècements de dentelle visant à couvrir le strict nécessaire, ouverte sur le côté jusqu’en haut de la cuisse j’admire le tissu sur ma peau. Dans le miroir à pied je me regarde tandis que Dwarf ajuste les pans de ma robe. Il pince son menton entre ses doigts et regarde avec un air appréciateur. Je tourne un peu, contemple ma chute de reins tandis que Dwarf examine le moindre de mes mouvements.

« Elle est jolie mais elle aurait été encore si elle pouvait soutenir parfaitement ma poitrine tu vois, comme ça. » Mes deux mains glissent sous mes seins pour les remonter légèrement. « Ils ont plutôt l’air comprimés, ce n’est pas très vendeur. »

Je ne parle pas, voir jamais. Je ne suis pas celle qui s’extasie et raconte sa journée. Je me contente d’être là parce que je le dois. Mais l’Omega à cette tendance à péter le système de sécurité et à délier ma langue. Jouer un rôle a toujours été plus facile pour moi. Je n’ai jamais réussi à savoir quel était vraiment le mien alors cela compense j’imagine.
La deuxième robe est enfilée. Dorée, un mélange de perles et de strass beaucoup plus tape à l’œil que la précédente. On peut voir la peau derrière le voile fin qui la compose. Je tombe en amour sur cette dernière et Dwarf aussi.



20h15
Dwarf s’affaire, mes cheveux prennent le volume qu’il souhaite. « Un peu plus rouge, les lèvres. Plus sombre les yeux, voilà, comme ça. » J’exécute sans jamais montrer le moindre signe d’impatience face à lui, pointilleux, vérifiant le moindre détail. Les escarpins prennent place à mes pieds me grandissant un peu plus. Il prend un peu de recul, revient, ajuste le bracelet, replace un pli de ma robe dévoilant ma cuisse. « C’est parfait. » Je souris. « C’est toi qui l’est. »
Quinze minutes plus tard Jake est là. Dwarf m’accompagne me tendant une pochette dorée avec à l’intérieur le masque à porter une fois que l’on sera arrivé.
Je n’existe plus, je suis une autre. Je suis celle que l’on désire que je sois pour une nuit.
Je m’avance d’un pas gracieux vers Jake, je remarque les chaussures vernis à ses pieds et vient détailler son costume. Arrivée à sa hauteur je réajuste sa pochette de costume assortie à la couleur de ma robe. « Antoine. » je lui offre un sourire charmeur. « Je dois avouer que cela change de te voir ainsi mais, cela te va plutôt bien en réalité. » dis-je dans un petit rire.
Je m’engouffre à l’intérieur de la voiture et sur le trajet nous nous accordons sur les détails nous imprégnant de nos rôles respectifs.
Les voitures s’arrêtent devant les marches du Manoir laissant descendre les passagers avant que les clés ne soient remises entre les mains de voituriers. Ils sont plusieurs et la mécanique semble bien huilée. Dans l’idée il ne faut pas être impressionnée, faire comme si on avait l’habitude de ce genre de décadence et d’étalage de richesse. Nos masques sont posés, je réajuste le sien dans un souci du détail. A croire que Dwarf a fini par déteindre sur moi. La réalité c’est qu’une scène de théâtre doit être parfaite, jusque dans les costumes de scène.
Notre voiture s’arrête, c’est à notre tour. J’attends patiemment qu’il m’ouvre la portière et récupère son bras. Je me pare de ce sourire étincelant et de ce regard lumineux.
Je gravis les marches sans difficulté maintenant les pans de ma robe d’une main, dévoilant largement ma cuisse tout en restant accrochée au bras de Monsieur. Les cartons d’invitations sont tendus à une femme rousse qui se trouve aux portes du manoir.

« Bienvenue, je vous souhaite une agréable soirée Madame, Monsieur. »

Les premiers pas sont ceux qui déterminent le reste de la soirée. Un couple se presse devant nous. Sa paire de seins est impressionnante, comme si elle essayait de sortir de cette longue robe rouge. Sa chevelure blonde tombe en cascade sur le côté et ses lèvres sont de la même teinte que sa robe. Un sourire carnassier se dessine et elle se présente à moi tandis que son compagnon se charge de saluer Jake.

« Cette robe vous va à ravir très chère.
-Appelez-moi Beatrix et je vous en remercie, j’aime particulièrement la vôtre. »

Elle tourne sur elle-même tandis que j’attrape sa main pour lui sourire, mielleuse. Elle se présente sous le prénom de Leïla.

« Voici mon ami, Léandre. » Ce dernier glisse sa main sous la mienne avant de la porter à ses lèvres. « Enchantée. » Je passe la main dans le dos de Jake afin de le laisser passer un peu en avant. « Oh, permettez-moi de vous présenter mon compagnon, Antoine. »

Souris, chéri.




Revenir en haut Aller en bas
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mer 21 Sep - 5:53



Descent into Hell
feat. Dreamgirl & Miss Tentatrice
Cinq coups frénétiques résonnent à la porte. Jake sourcille, jetant un oeil à l'horloge sur le mur de la cuisine. 19 h 23. Le chasseur longe le salon pour zieuter à l'extérieur par la fenêtre, serrant la main contre la serviette blanche enroulée autour de ses hanches. Il soupire d'agacement... Parce qu'il attend personne et qu'il doit partir dans moins d'une heure pour rejoindre la sorcière et la grande mascarade. Une silhouette féminine se découpe dans la pénombre, presque impatiente sur le pas de la porte. Un autre soupire s'arrache à ses lèvres lorsqu'il la reconnait. Mais qu'est-ce qu'elle fou là ? Jake ouvre la porte à la volée, dévisageant la donzelle qui lève les bras et les valises qu'elle tient du même coup, un sourire colgate éclairant son visage encore plus qu'à l'habitude. Sa fébrilité était plus que palpable... on dirait une gamine à Noël.

" SuuurpriiIIIse !
- ... ?
- ... !!! ... Ed t'a rien dit ?
- ...
- Pff ! Bah, voilà pourquoi... rabat-joie... Bon allez ! Pousses-toi, si tu veux pas être en retard, faut s'y mettre tout d'suite !... "

Sans plus de cérémonie, elle fraye son chemin à travers le chasseur, posant ses mallettes contenant ce qu'il considère comme des instruments de torture. Vanessa retire sa veste pour remonter ses cheveux derrière sa nuque, les attachant dans une queue de cheval sans déloger son sourire. Jake l'observe sévèrement, les bras croisés sur son torse, s'éternisant le regard malgré lui sur le galbe de ses seins généreux qui rebondissent sous ce haut révélateur. Son regard interroge la donzelle lorsqu'elle sort ciseaux et rasoirs dans le but bien sûr de lui refaire une beauté. Maudissant Dwarf intérieurement de la belle 'confiance' qu'il lui portait. ...aux dernières nouvelles, j'suis encore capable de m'occuper de ma gueule... Vanessa lui tire un tabouret, insistant comme une donzelle sait si bien le faire, en minaudant, en faisant la moue, en suppliant presque comme une enfant qu'on prive de son bonbon... jusqu'à ce qu'il cède en soupirant de misère. La belle étire une cape protectrice sur les épaules larges du chasseur, glissant son peigne et ses ciseaux dans ses cheveux hirsutes fraichement lavés. T'as pas eu besoin de m'aider à me frotter le dos, t'as vu, j'suis capable de m'laver. Jake inspire lourdement en silence, en sentant les bouts de cheveux lui tomber devant les yeux. Et Vanessa qui jacasse comme une pintade en lui parlant de sa journée. Et de cet accident de voiture qu'elle a évité de justesse l'avant-veille. Le chasseur obéit docilement, malgré ses traits tirés par l'agacement en se contentant de 'hmer' à ses dires et de soupirer en levant-baissant-à gauche-à droite la tête selon les directives. Elle s'énerve, lui replace la tête à gauche sèchement pour la troisième fois en lui enfonçant ses ongles dans la chair. Elle finit par glisser ses doigts dans un pot... plein de ... dèche qu'elle étire et roule dans sa main. Jake grimace de dégoût en la regardant faire.

" ... Tu fais quoi avec ça...
- Ben, j'te coiffe, qu'est-ce que tu crois !? C'est du gel pour les cheveux !
- ...Nah. Tu me fous pas ça dans les cheveux. " qu'il grogne, mais elle insiste. Il se redresse, pas assez rapidement pour éviter la main qui s'abat et qui l'oblige à se rassoir. Elle ricane comme une dinde en lui massant le cuir chevelu et prend une éternité à hérisser et placer chaque cheveux comme si sa réputation en dépendait. Ou qu'elle craignait les critiques de Dwarf. Vanessa ignore les soupirs et les marmonnements du chasseur en préférant fredonner une chanson qui semble être un hit dans la radio populaire. Puis elle ondule les hanches pour agacer M. le bougon.

" TerrrRrrminéé ! " qu'elle chantonne du même air " Et maintenant... le plus important ! " et elle brandit le rasoir en l'allumant, un sourire presque carnassier aux lèvres. Jake la regarde, elle et le coupe-bordure, les sourcils froncés d'agacement.

" Quoi encore.
- J'vais te raser ça. T'as l'air d'un clodo.
- ...j'te conseille de bien viser parce que si tu t'approches, j'te désarme et j'te coupe le premier truc qui passe.
- ...Bon, ben si tu l'prends comme ça... tiens. Une repousse seulement, pour le mystère. " qu'elle s'amuse en lui plantant le rasoir dans la main. Elle le pousse par l'épaule et lui claque le cul pour l’inciter à se bouger.

...Jake soupire et s'avance dans la salle de bain, devant le miroir, levant les yeux vers cette tête qu'il affiche, fraichement retapé. Hm. Il pourrait presque avoir l'air respectable comme ça... presque.Le chasseur rase précautionneusement... en prenant soin d'éviter de tailler autour de ses lèvres et de son menton. Fuck le mystère. C'est encore ma gueule à c'que j'sache... Il délaisse la serviette pour enfiler un boxer serré noir puis rejoint Vanessa qui lui sourit en le détaillant d'un oeil visiblement approbateur avant de lui tendre les vêtements qu'il doit porter ce soir, dans l'ordre d'habillement. Ce con d'Ed a tout prévu, même les bas sont agencés au reste. Il enfile le pantalon trop lisse, la chemise à motif discret grise au col blanc et la veste de ce costume trois pièce gris charbon étonnement confortable. Qui lui va comme un gant, il va s'en dire. Vanessa vient réajuster la cravate aux teintes dorés et réviser les derniers détails, le regard brillant. Elle fait un pas vers l'arrière, la bouche légèrement entrouverte d'étonnement.

" Jake t'es ... putain, t'es beau !
- Hm. "

...

" Non d'une merde de troll... si on m'avait dit un jour que j'ferais de toi un homme du monde, je l'aurait jamais cru... "

Jake s'avance lentement les mains plantées dans les poches, détaillant de ses prunelles comblées les courbes rehaussées de la donzelle dans le tissu d'or. Lui adressant le même regard que lorsqu'elle l'avait enfilé la première fois dans la chambre de Dwarf, découvrant une femme qu'il n'avait jamais remarqué avant sous les cernes creusés par le manque d'O et ses délires fantomatiques. Sauf que ce soir, elle avait ce quelque chose qui la rend presque fatale. Il saurait dire quoi. Elle s'amuse en glissant les doigts contre lui, l'appelant par ce prénom qu'il incarnait ce soir.

" Je dois avouer que cela change de te voir ainsi mais, cela te va plutôt bien en réalité.
- T'es pas dégueulasse à r'garder toi non plus... " qu'il conclut dans un sourire qui déforme le coin de ses lèvres.

Ed vient séparer le duo en accrochant une chaîne sur la veste de Jake, reliée à une montre gousset.

" C'est une montre, en apparence, à l'intérieur, j'ai dissimulé de minis seringues à injection. Un mélange très corrosif de verveine, à utiliser qu'en cas d'urgence. Et j'ai aussi ça... pour toi. Pas de verveine, mais cette concoction te préservera quand même de l'hypnose. C'est à base d'un concentré de sorbier, l'avantage c'est qu'il sera imperceptible dans ton sang et qu'il affaiblira. Heather, je t'en offrais bien aussi, mais le concentré pourrait te nuire à toi et aux effets de l'O sur tes pouvoirs. "

Jake renifle la fiole tendue avant de l'engloutir sans poser davantage de question. J'ai pas l'intention d'me faire boire, j'entre et j'sors... mais vaut mieux être prudent... Il grimace un peu avant de saisir les invitations ainsi que le masque qu'il devra porter. Un masque de style steampunk métallique, doré lui aussi. Jake entraine Heather jusqu'à la voiture, la charger noire de Jasper qu'il s'est assuré de faire reluire. En fait, j'ai passé plus de temps sur la bagnole que sur ma gueule. Sous le regard avisé d'Ed qui leur souhaite bonne chance... une lueur suspicieuse dans les yeux.

...

Le manoir est immense sur son terrain privé. Dans les jardins s'élève un labyrinthe d'arbustes et des arbres à fleurs soigneusement entretenus. L’extravagance et le sadisme du propriétaire est présente partout dans l'architecture et dans les choix décoratifs. Masqué, Jake s'avance avec Heather accroché à son bras, ses orbes détaillant scrupuleusement les points de sorties possibles, pour le moment bien loin de son personnage d'Antoine dans sa cervelle. Heureusement que la donzelle est là pour s'attirer les quelques regards qui s'intéressent à eux, la plupart des convives étant rassemblés dans la salle de bal. Le couple traverse le hall, frappé par l'exubérance. Même si Jake dégage toujours une froide assurance, s'entourant involontairement d'un voile mystérieux. Toutes ses pensées convergent dans un seul but. Rose sera plus difficile à repérer sous un masque.

Une paire de seins flanqués d'une robe rouge viennent se poser entre lui et ses songes. Sa crinière blonde et ses lèvres ourlées sont un appel au vice. Mais c'est Heather qui semble capter son attention. Il aurait préféré passer un peu plus inaperçu pour être honnête. Jake force un sourire sur sa gueule lorsque sa main écrase celle de Léandre dans la sienne, répondant à ses salutations chaleureuses. Un couple de vampires, donc. Échange de politesses futiles.

" Nous allions justement nous prendre à boire, joignez-vous donc à nous ! "

La vampiresse vient s'enticher du bras d'Heather et le quatuor se dirige vers la salle principale, celle des grandes réceptions. Léandre marche au niveau de Jake qui entame une discussion d'usage. Discussion auquel Jake ne participe qu'avec quelques échanges d’œillades semi-intéressées, abrégeant ses réponses à la plus simple expression. La musique vient faire raisonner ses tympans. Quelques corps s'abandonnent à la musique du groupe qui s'affaire sur scène. La chanteuse est tout simplement bandante dans sa robe argentée. Des tables sont mises à la disposition des invités, des femmes et des hommes nus, à la plastique avantageuse sont allongés, de la nourriture disposée sur eux. Un buffet offert par le pulp'n'skin. D'ailleurs, il croit reconnaître van Loth parmi le cercle d'invités privilégiés qui s'amusent autour de Vasques, là, dans un salon privé rehaussé sur une estrade au fond de la pièce. Jake tente de ne pas éterniser son regard sur eux, pour ne pas attirer les soupçons. Plusieurs calices patiente aussi, différemment présentés. Certains sont carrément suspendus du plafond, d'autre se balance dans des bulles de verre. Ses prunelles détaillent les visages à travers les masques, cherchant des orbes familiers. L'odeur du sang lui vrille les sens mais il fait mine de rien.

Jake finit par prendre un verre ambré tendu sur un cabaret par une serveuse sous le regard amusé de la sulfureuse qui glisse

" C'est votre première fois ? "

Le bras de Jake vient encadrer les hanches

" Ici, oui. "  qu'il conclut dans un autre sourire forcé, le noyant dans le creux de son verre. Il en profite pour détailler à nouveau les calices invités dans la zone privée de Vasques, voyant plusieurs femmes à la chevelure blonde. Where the fuck are you...




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 17/07/2016
Messages : 409
Rp postés : 28
Points-Bonus : 47
Avatar : Eiza Gonzalez
Âge du perso : 26 ans / 40 ans
Groupe du perso : Vampire
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Ven 11 Nov - 15:16



Descent into Hell


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat Heather & Jake

Seule, devant son miroir la vampire jugeait son reflet avec intransigeance. Rien de devait être laissé au hasard. Izabella était une jeune vampire et si son âge ne pouvait lui conférer tous les avantages auxquels elle aspirait, elle comptait bien faire en sorte que son image, son corps les lui confère. La robe blanche qu'elle portait reflétée presque avec exactitude toute la hauteur de ses ambitions. En effet, la dentelle blanche qui moulait à la perfection ses courbes ne semblait pas être dissociable de son corps. Elle était comme une seconde peau qui venait épouser avec zèle les mouvements répétitifs que sa respiration imposait à sa poitrine. Bien évidemment elle n'avait pas besoin de respirer mais son esprit encore trop jeune ne s'était toujours pas résigné à abandonner cette forme d'humanité pourtant si anodine. Certes, son corps était mort, le sang qui parcourait ce dernier n'était plus le sien mais pendant quelques secondes,devant ce semblant de besoin vital, elle oubliait qu'elle n'était plus qu'un cadavre, incapable de vieillir. Oh, ne vous détrompez pas ce n'était en rien là une forme de nostalgie, juste le reflet d'une âme en transition.

Le rouge carmin de ses lèvres venait contraster avec la pureté de sa robe tandis dans un mouvements délicats la vampire venait nouer le loup argenté qu'elle avait choisit pour l'occasion. Les soirées de Vasques avaient toujours tendance à jouer plus sur les apparences qu'autres choses. Si elle voulait faire son effet elle devait faire en sorte de ne faire aucun faux pas. Ses longs cheveux brun détaché et parfaitement lissés pour l'occasion ainsi que ses talons vertigineusement haut venaient parfaire sa tenue. Tout en se détaillant une nouvelle fois la vampire laissa échapper un sourire de contentement visiblement satisfaite de l'image que lui renvoyait son reflet.

Le cliquetis caractéristique de la poignet de sa chambre la fit sortir de sa contemplation tendis que la porte nouvellement ouverte laissa entrer un homme, humain, de corpulence moyenne. Ce dernier était habillé élégamment dans un costume d'un noir intense. Sans se défaire de son sourire satisfait Izabella s'avança vers se dernier lissant d'une main un plis au niveau de son épaule.

-Parfait...Tache de ne pas te faire remarquer ce soir ce serait dommage de me forcer à te tuer.

Elle avait conclut sa phrase par un regard sans appel laissant ainsi transparaître le fait qu'elle était on ne peut plus sérieuse.

La route jusqu'au manoir de Vasques ne fut pas des plus palpitante mais elle eut au moins le mérite d'être rapide et alors que l'immense bâtisse se dessinait devant elle, Izabella ne put ré-freiner un léger sourire satisfait. Elle sentait que la soirée allait être des plus inintéressante, une sorte d’intuition qu'elle ne s'expliquait pas.

Lorsque la voiture s'arrêta devant la porte la jeune vampire attendit sagement que Valentin, l'humain qui l'accompagnait, vienne lui ouvrir la porte. Certain pourrait sans doute y voir une sorte de caprice vampirique et ce serait sans doute le cas, du moins si on mettait de côté le fait qu'à cet instant précis, la vampire faisait en sorte de montrer une image des plus valorisante de sa personne. Sans se faire prier plus que ça Izabella sortie de la voiture jugeant du regard les couples qui se pressaient devant le manoir. D'ici elle pouvait déjà sentir le sang qui semblait couler à flot derrière ses murs. Machinalement elle avait fermé les yeux pour décupler l'odeur si caractéristique attisait ses instincts primaire de vampire.

Le chemin jusqu'à la porte d'entrée fut une succession de sourires faussement rendues, de questions banales sans grands intérêts et de compliments tout autant superficiels. Le bras accroché à celui de Valentin, Izabella faisait en sorte de donner le change. Qu'elle y arrive avec aisance ou non il était tout de fois certain que la jeune vampire n'était pas tout à fait à son aise. Elle avait beau avoir fréquenté des vampires presque toute sa vie et passé quelques soirées au château Vasques elle avait cette pensées peut être un peu trop encrée de devoir se montrer plus forte et dangereuse qu'elle ne l'était.
La musique et les voix saturaient déjà l'air ambiant tendit que devant elle un spectacle digne de la Rome antique se dessinait. Des corps humains ou non se mouvaient au rythme de la musique tandis que le sang, nectar des dieux, coulait au delà de la démesure. Le regard de la vampire s'arrêta dans la salle principale où, malgré les visages entravés par les masques elle pouvait reconnaître des traits qui lui étaient familiers. Sans porter son regard sur son partenaire la vampire tapota l'épaule de se dernier avant de lui glisser à l'oreille les yeux toujours perdues dans la foule face à elle.

-Vas t'amuser...mais n'oublies pas, pas de faux pas...et « elle avait cette fois ci daigné reporter son regard sur lui » ne quitte pas mon champs de vision je ne tiens pas à te retrouver gisant dans un coin juste parce que tu étais trop loin pour que je ne t'entende.

Elle ne se doutait que trop de ce qu'il allait faire, sans doute se vendre pour quelles gouttes d'oméga ou servir d’entremets pour dieu seul sait quel vampire qui allait attiser une soif plus humaines en lui. Pour être exacte elle se foutait bien de ce qu'il pouvait faire, jusqu'alors il n'avait été qu'un faire valoir, un manteau qu'elle laissait à l’accueil pour profiter pleinement de sa soirée. Un instant son regard se perdit sur la zone privée où Vasques et certains de ses invités sans doute plus proche gravitaient. Elle n'avait pas vécu assez longtemps pour avoir connu les soirées mondaines à la cours des rois mais quelque chose lui intimait que les codes de cette soirée ne devait pas en être loin.

L'idée d'aller le saluer lui traversa l'esprit avant que son attention ne s'attarde au niveau du bar. Avant elle avait besoin de se détendre, prendre un verre histoire de profiter de cette soirée pleinement du moins histoire de se mettre dans l'ambiance avant que tout ne devienne encore plus vampirique. Sur son chemin, son attention se porta sur un couple de vampire qu'elle connaissait. Un instant elle jugea l'idée d'aller les voir pesant le pour et le contre comme si tout de même elle cherchait quelque chose de mieux à faire. Aucune idée sembla porter ses fruits alors tout en se parant d'un sourire enjôleur Izabella se dirigea vers eux.

-Léandre, Leïla, quel plaisir de vous voir ici...

Elle ne se formalisa pas de savoir si elle coupait une discussion trépidante. Pour dire vrai connaissant les deux vampires elle doutait sérieusement que ce soit le cas. Machinalement elle avait tournée son regard sur les deux personnes qui les accompagnaient un sourire tout aussi complaisant encré sur ses lèvres.

-Qui sont vos amis ?

PSYBORG

_________________

And all the people say.You can't wake up, this is not a dream.You're part of a machine, you are not a human being.Low on self esteem, so you run on gasoline-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Ven 27 Jan - 3:28



Descent into Hell
feat. la ténébreuse

Un coup de coude dans ses cotes, discret, le force à articuler. C'est Heather qui le ramène à l'ordre, lui qui fixait cette dangereuse ténébreuse, la tête pleine de pensées impures. Elle qui s'est détachée de la foule pour les rejoindre, semblant connaître les deux vampires. Jake daigne donc enfin offrir une réponse à la question posée indirectement par la sulfureuse.

" ...Antoine. " et ses lèvres s'étirent dans un sourire sincère.

C'est pas le moment de se laisser distraire. Heureusement, Léandre est déjà accroché à la main de la vampire, la saluant exagérément d'un bise-main un peu trop langoureux. Privant 'Antoine' d'une quelconque révérence à laquelle il n'était pas accoutumé.

" Izabella ! Je suis ravi de vous voir ici. Vous êtes sublime, c'est peu dire. Je vous en prie, joignez-vous à nous ! Nous nous dirigions justement vers l'un des salons privés... Si il y en a pour deux, il y en a pour trois. " plaisante-t-il d'un rire que sa belle partage avec lui. Ha Ha Ha Ha Et Heather aussi, pour la forme. Hi hi hi hi Jake se contente d'étirer un sourire forcé sur ses lèvres pincées... C'est ça, fucker.

Invité par le vampire, ils s'avancent, sillonnant dans la salle de réception parmi les convives. Fuck. S'isoler dans un salon était loin de faire plaisir au chasseur. Il devait s'approcher de la scène, trouver Rose parmi les masquées. Aussi, il s'intéresse au buffet, ralentissant sa progression vers ledit salon, jaugeant les courbes d'une délicieuse assiette couchée silencieusement sur la table. Le chasseur s'immobilise pour engouffrer des canapés dans sa bouche, qu'il mastique grossièrement. Il accroche un autre verre de bourbon qui défile sur un plateau, qu'il s'enfile lentement. Ses yeux scrutent avidement la foule, sentant une légère impatience des immortels qui l'accompagnent. Il ne daigne pas le remarquer, poursuivant son petit jeu... Jusqu'à ce qu'un couple se détache des danseurs, entrainé par le rythme de la musique. Elle apparait, comme dans un rayon lumineux. Elle flotte près du chasseur, engouffrant son parfum fruité dans ses narines. Et sa chevelure blonde élégamment relevée sur sa nuque laisse voir toutes les marques de crocs récemment apparues sur le derme délicat de son cou. C'est elle. Il pourrait en jurer sur son honneur. Malgré le loup doré qui couvre ses yeux pers. Ses lèvres sont teintées de rouge pour dissimuler cette boursouflure qui la dévisage. L'angle de sa mâchoire est le même, ses courbes rehaussé par sa tenue également. Rose. La jupe de sa robe bleu pastel vole, dévoilant la peau de ses cuisses, entrainée par la fougue d'un vampire centenaire, la quarantaine en apparence. Les cheveux noirs ébènes lichés sur le crâne, les traits sévères sous son masque noir, d'origine italienne sans doute. Se rapprocher des danseurs serait plus facile à faire avec Heather... Proposer un échange de cavalier... et puis hop, la sortie. C'est la première fois qu'il regrette de ne pas savoir danser. La main de Jake vient rejoindre celle d'Heather, l'amenant égoïstement vers lui pour embrasser sa tempe. Un geste banal, attendrissant qui n'avait qu'un véritable objectif, celui de susurrer furtivement des indications claires à l'oreille de sa complice.

" Occupes les, le temps que je sorte Rose. J'reviendrai te chercher. "

Jake la délaisse, un sourire furtif aux lèvres. Il relève le regard vers les immortels qui n'en peuvent plus d'attendre leurs calices d'un soir et tous les plaisirs associés.

" Allons, les amoureux, gardez-en pour nous ! " s'amuse froidement Leïla qui s'impatiente.

" Il faut que j'aille pisser. J'vous rejoins. "

La grimace surprise d'Heather s’éclipse derrière son sourire mutin. Hm. J'imagine que c'est pas c'que Antoine aurait répondu. Ils devront s'contenter de ça...

" Ne tarde pas trop, chéri. Sinon, je les garderai tous pour moi. "

Heather le délaisse, invitant les vampires à entrer au salon. Cette pièce plus en retrait qui dissimule de grands et luxueux canapés aux énormes coussins, des salons intimes qui laissent le loisir à ses occupants de se délester en toute quiétude. Heather se pose lentement, Leïla déjà perchée à son bras ne se laisse plus désirer. On l'a bien trop fait attendre pour ça. Jake, quant à lui, tourne les talons, tâchant de repérer le duo de danseurs qui l'intéresse. Il longe la salle, son verre toujours en main. Il les repère. Son regard s'évade, mais il ne les lâche pas d'une semelle, tâchant de progresser discrètement vers eux sans se faire repérer. Une autre bouchée au buffet. Un échange de sourires. Des hochements de têtes.

Essoufflée Rose se poche contre le dossier d'un siège. La main sur sa poitrine qui se relève sous sa respiration saccadée. Elle échange quelques mots avec son cavalier, des mots que Jake ne parvient pas à entendre à cette distance et dans tout ce brouhaha. Elle hoche la tête, refusant visiblement une invitation. Elle semble malaisée. Le vampire lui serre le bras, lui accroche le menton des doigts pour se forcer son regard, pour se faufiler dans ses prunelles, ordonnant sans doute à sa psyché d'obéir sans rechigner. Rose enlace donc son bras à celui de l'immortel pour le suivre. Le couple s'engouffre dans un couloir à droite. Jake n'est pas loin derrière.

Les portes capitonnées semblent lourdes. Et pourtant, les sons qui lui parviennent laissent peu de place à son imagination. Des gémissements, des cris, des supplications, des hurlements jouissifs. Le chasseur réalise qu'il ne devrait certainement pas être seul dans cette section privée. Rosa et son vampire insistant se sont enfermés dans la chambre au fond, à droite du couloir. Une fenêtre, tout au fond. Jake s'immobilise près de la porte, cherchant à percevoir les échos. Des cris lui écorchent les tympans, des suppliques de Rose qui fond en larmes. Serrure simple. Forcer l'entrée discrètement est possible. Entrer. Tuer le vampire. Sortir Rose par la fenêtre. La sécuriser. Venir chercher Heather. Partir. Il pourrait s'exécuter, mais il se braque. Tournant lentement sur lui-même.

Ses yeux se posent sur la ténébreuse. La lorgnant de la pointe de ses talons jusqu'à l'encolure de sa robe. Pour venir relever son regard une fraction de seconde plus tard, fronçant les sourcils d'un air sévère.

J'me doute que les toilettes sont pas par ici, si tu veux tout savoir...




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 17/07/2016
Messages : 409
Rp postés : 28
Points-Bonus : 47
Avatar : Eiza Gonzalez
Âge du perso : 26 ans / 40 ans
Groupe du perso : Vampire
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Dim 12 Mar - 1:04



Descent into Hell


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat  Jake

Isabella détourna le regard des vampires quand l'un des deux humains se présenta à elle de la façon la plus sommaire possible. Un prénom, prononcé dans un sourire qui ne laissait en rien transparaître le fait que l'humain en face d'elle n'était pas aussi lambda qu'elle pouvait le penser. Poliment, la vampire répondit à son sourire tout en laissant filer un léger rictus amusé comme pour laisser transparaître qu'elle avait remarqué le léger trouble dont elle avait été la cause.

Finalement elle n'eut pas le temps d'en dire plus que Léandre c'était déjà accaparé son attention en venant embrasser de manière plus qu'appuyée le dos de sa main. Se cachant derrière son sourire de façade Izabella pencha légèrement la tête pour lui rendre la politesse.

-Qui serais je pour refuser une invitation si alléchante ?

Un léger rire glissa entre ses lèvres furtivement alors qu'elle laissa une nouvelle fois  son regard se perdre vers les deux humains. Elle ne savait pas pourquoi mais une impression étrange semblait émaner d'eux comme si, à leur manière, ils ne semblaient pas autant à leur place qu'ils semblaient le prétendre. Cette sensation ne dura qu'un bref instant avant qu'elle n'arrive à se persuader qu'il ne s’agissait là que d'un transfert.

Léandre finit par se diriger vers la salle privée qui les attendait suivit par les quatre autres protagonistes qui semblaient avancer chacun à leur rythme. Leïla et la jeune humaine suivait le vampire de près alors qu'Izabella leur jetais de brefs regards tout en détaillant la salle principale qui pullulait de vampires et d'humains. Chaque scène qui se dessinait devant ses yeux n'était qu'un étalage d'abondance, de luxure et de jeux en tout genre. Mais, alors que tout ces délices auraient du éveiller en elle une forme d’attrait et d'envie, seule une certaine sensation de lassitude l'animait. Sans doute était-ce du au fait que ce soir, contrairement aux autres soirs elle n'était pas venu dans seul but de profiter de ce qu'on lui offrait. Ça et aussi parce que la jeune vampire avait toujours eut cette sale habitude de ne jamais se contenter de ce qu'on lui donnait. C'est pour ces raisons que, alors qu'elle les suivait d'un pas distrait, Izabella cherchait un moyen de s'éclipser. Pour cette nuit, même si elle ne remettait pas en question le plaisir qu'elle aurait pu tirer de cette petite entrevue à 5  elle avait envie de quelque chose de moins convenu, de plus dangereux.

Cependant, la vampire arriva devant la porte de la room privée avant même d'avoir réussit à trouver une excuse valable. Tout en reportant son attention sur les vampires qu'elle accompagnait Izabella ne put faire autrement que de remarquer que leur attention respective était portée sur l'humain qui les accompagnait et qui semblait beaucoup plus distrait qu'elle. Machinalement elle n'avait pas pu s’empêcher de le regarder avec plus d'attention. Mais, alors que ses comparses vampires étaient aveuglaient par la nouvelle source de sang qu'il allait être, la Russe quand à elle prêté un intérêt tout particulier à son attitude. Une nouvelle fois, elle eut cette impression étrange que 'Antoine' n'était pas venu juste pour jouer les calices.

Lorsque ce dernier arriva vers eux, il eut une attention toute particulière pour sa compagne avant de s'éclipser d'une manière des plus inattendu. Machinalement, un sourire amusé se dessina sur les lèvres de la jeune vampire qui dissimula un léger rire. Antoine éveillait sa curiosité, comme si intérieurement elle espérait de lui qu'il ne soit pas juste un humain  des plus banal. Cependant Izabella garda pour elle toutes formes de remarques se contentant d'entrer dans la salle qui leur était ouverte. Tout en s'accoudant contre le dormant de la porte, entre la salle principale et la room privée, la vampire continuait de lancer un regard mutin vers l'humain qui s'enfonçait dans la foule.

A ce moment précis deux choix s'offrirent à elle. Rester et profiter de la jeune humaine et sans doute de Leïla et Léandre ou s’immiscer dans une histoire qui ne la regardait aucunement. Du moins dans le meilleur des cas car il était tout aussi possible que Antoine soit réellement un pauvre humain à la vessie fragile. Il va sans dire que dans ce cas précis son humeur se ressentirait sans doute dans l'indélicatesse qu'elle mettrait à lui planter ses canines dans le cou. Mais pour l'heure Izabella se décida à suivre son intuition. Aller au devant des ennuis, risqués certes mais tellement plus excitant.

-Je vais chercher James...Il serait dommage d'épuiser la petite tout de suite.

Izabella ne laissa pas le temps de la réflexion aux vampires avant de disparaître elle aussi dans la foule. Elle chercha du regard Antoine une nouvelle fois l'ayant perdu quelques secondes plus tôt. Ce dernier ne semblait pas avoir bougé, son regard se focalisant sur un couple qu'elle n'arrivait pas à voir. Les toilettes ne semblaient plus être d'actualité et elle en eut la certitude quand quelques minutes plus tard l'homme suivit le couple dans second espace privé moins bon enfant que celui où l'attendait sa compagne et les deux vampires. La Russe continuait de le suivre tout en gardant ses distances pour ne pas être repérée. A plusieurs reprises elle dut échanger des sourires complices avec de parfaits inconnus tout en évitant de croiser trop longtemps leur regard pour ne pas les amener à l'aborder.

Finalement elle se décida à entrer plus en avant dans le couloir risquant ainsi la confrontation. Cette dernière arriva plus vite que prévu l'espace et l’absence de personnes ne lui permettant pas de se dissimuler. Ne manquant pas d'assurance la vampire ne se débina pas et c'est d'un pas assuré qu'elle se dirigea vers l'homme qui lui tournait le dos. Quitte à foncer dans les ennuis autant le faire avec style non ? Et puis elle trouvait ça assez amusant de lui tomber dessus alors qu'il se trouvait là où il ne devait pas.

Une fois assez proche de lui pour qu'il puisse sentir sa présence Izabella se stoppa. L'humain se tourna alors vers elle la détaillant des pieds à la tête tout en jetant sur elle un regard dur. Immédiatement elle ne sut retenir un sourire à la fois amusé et intéressé. Cet Antoine semblait plus réel que l'ancien et le moins qu'elle pouvait dire c'est que maintenant quelque chose de dangereux émanait de lui. Quelque chose de dangereux certes mais aussi d'attrayant et d'attirant. Ce n'était sans doute pas le moment pour ça clairement mais c'était à souligner et elle était assez honnête avec elle même pour se l'avouer.

-Oh, moi qui pensais juste que tu n'avais pas le sens de l'orientation...

Ses mots avaient glissé presque immédiatement alors qu'elle surjouait légèrement le fait qu'elle pensait ce qu'elle disait. Quoi ? Elle ne pouvait tout de même pas lui demander de but en blanc ce qu'il faisait là. De doute façon elle ne se leurrait pas sur le fait qu'il ne lui répondrait pas.

-Il fait quoi ici ? Je l'ai vu entrer seul...aucun humain ne peut venir ici sans être accompagné...


Sans émettre la moindre remarque la vampire se contenta de fixer l'humain comme pour lui faire comprendre qu'à cet instant précis tout pouvait se jouer. Un seul mot de sa part  pouvait rendre la soirée beaucoup plus compliquée pour Antoine. La silence s'installa assez longtemps pour faire réagir le vampire derrière elle qui s'avança de nouveau vers eux.

-Il est avec moi...

Sans même prendre la peine de se retourner et le regard toujours fixé sur l'humain Izabella avait finit par prendre la parole. Il va sans dire que sa décision était déjà prise à la seconde même où le vampire était arrivé dans le couloir mais c'était beaucoup plus divertissant de faire comme si ce n'était pas le cas.

Le vampire derrière elle sembla avoir de léger doutes comme si la réponse tardive de la Russe lui avait intimé que quelque chose clochait. Profitant de la situation Izabella fit un pas vers Antoine avant d'avancer son visage du sien et de faire glisser ses lèvres le long de sa mâchoire. Son souffle glacé taquinait son derme alors que ses lèvres se posèrent à quelques millimètres de son oreille. Puis dans un chuchotement, dans un simple murmure énoncé d'une voix chaude et presque rassurante elle s'adressa à lui.

-Joues le jeu et il partira sans en demander plus

Comme pour ponctuer sa phrase la vampire amarra sa main sur la nuque de l'homme faisant courir ses ongles le long de sa peau avant de s'enfouir dans ses cheveux. Ses lèvres quittèrent leur place privilégiée avant de faire le mouvement inverse et d’effleurer les siennes dans un premier temps. Puis tout en esquissant un nouveau sourire elle fixa Antoine plus intensément.

Elle ne savait pas à qui elle avait affaire, peut être était-il beaucoup plus dangereux qu'elle ne le pensait, peut être chercherait-il à lui briser la nuque ou à l’empaler avant même qu'elle n'en vienne à savoir ce qu'il faisait là. Il aurait été simpliste de dire qu'elle n'avait pas conscience de tout ça mais pour dire vrai, elle en avait pleinement conscience et c'était même pour ça qu'elle prenait un réel plaisir à jouer.

PSYBORG

_________________

And all the people say.You can't wake up, this is not a dream.You're part of a machine, you are not a human being.Low on self esteem, so you run on gasoline-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Sam 8 Avr - 16:14



Descent into Hell
feat. la ténébreuse

Ténébreuse. Comme sa pensée engluée dans des projections hypothétiques d'auto-défense, des images que son cerveau lui balance et qui défilent comme une chanson que l'on connait par cœur. Même si tu voulais, tu pourrais pas la neutraliser. Pas ici. Pas discrètement du moins... Il reste figé, analysant la situation sans qu'une once d'émotion ne vienne trahir les traits placides qui forment son visage. Les orbes sombres, il suit du regard les mouvements lents et inconscients de l'immortelle qui jouit silencieusement à l'idée avoir planté le bout de son ongle sur un très très vilain secret que Antoine pourrait cacher derrière cette cravate un peu trop serrée à son cou, une cravate qui ne semble plus la leurrer. Si les pensées du chasseur convergent toutes vers sa lame qui lui manque horriblement, prolongement de son bras et d'une partie de son âme, sa solution la plus efficace reste de s'accrocher à ce veston trop étroit et au personnage qui lui est associé.

Si ses iris délaissent la donzelle, c'est pour s'intéresser au vampire qui s'approche. Les hommes de main de Vaquès portent tous la même tenue, facile d'identifier ce suceur de couilles molles comme un gardien. Il ne met d'ailleurs pas de temps à justifier son salaire, signifiant à l'Immortelle que la présence d'un humain errant est pas appropriée, ce genre de futilités. Un bref échange de regard avec la ténébreuse lui laisse deviner qu'elle n'a pas l'intention de laisser l'humain filer entre ses doigts, encore moins au profit d'un larbin prétentieux. Elle s'avance vers Antoine, mélangeant ses envies. Ses doigts fins se faufilent sur lui, ses mots susurrés à son oreille se veulent comme une bouée ou une menace. Faut voir. Pourtant le regard d'Antoine s'est détaché de la ténébreuse pour venir défier celui de l'homme de Vaquès, un duel aussi silencieux que violent. Un duel duquel il est tiré, attaqué mesquinement par les doigts inquisiteurs qui glissent contre sa nuque. Si il se prive d'air, c'est parce que son échine se soulève d'un léger frisson à l'idée que son souffle sournois se transforme en une bouchée mordante. Ses prunelles s'accrochent à ses billes brillantes, son regard se froisse, sévère, s'incrustent en elle pour y lire ses sombres intentions. Puis ses lèvres viennent réchauffer lascivement la froideur des siennes, goûtant à peine ce rouge pimpant qui les dessine. La main du chasseur glisse furtivement contre sa cuisse avant que sa paume ne vienne s'enticher d'une fesse judicieusement mise en valeur par sa robe moulante. Pour raffermir cette étreinte esquissée... et les désirs mesquins qui viennent se percuter dans son crâne. Le gardien parle. Encore là, lui ?

" Bien. Toutes mes excuses, ma dame. Mais veillez à ce que votre invité respecte les règles. Ça vous évitera de le ramasser dans le caniveau... Une agréable soirée à vous. " et il se retire dans une faible révérence. Mais il ne part pas, non. Comme si la démonstration n'était pas assez explicite pour lui, l'emmerdeur va se poster au bout du couloir, les mains liées devant lui, le dos près du mur. Pour garder un œil aux alentours. Fuck. Va falloir... improviser.

Jake fait pivoter la donzelle entre ses bras, pressant son corps contre le sien pour la pousser vers un mur, puis une chambre qu'il devine entrouverte. La porte cède sous leur poids et claque derrière eux. Il reste une seconde immobile, les bras le long du corps, ses iris parcourant la pièce dans une brève analyse. La chambre aux lubies... on dirait le mauvais set up d'un film érotique avec un bain jacuzzi et son lit baldaquin. Sans parler des accessoires destinés aux plaisirs... ludiques. Dont les armatures au plafond... certainement pas pour soutenir un lustre.

Antoine étire le regard sur les alentours, fronçant le sourcil d'intérêt avant de ramener son attention sur la vampire dont il se rapproche sournoisement. Ses yeux bifurquent distraitement sur une table basse où des articles sont posés. Un bâillon de cuir avec une boule rouge en son centre. Festif. Fouet. Cravache à lanières avec un pommeau en forme de chauve-souris. C'est qu'il a de l'humour, Vasquès, et qu'il est aux petits soins pour ses convives visiblement. Ses yeux reviennent sur l'immortelle vers laquelle il s'avance toujours. Il retire son veston et le lance à sa gauche. Facile de s'imaginer quel genre de supplices la jeune Rose est en train d'endurer dans la pièce du fond. Peut-être avec une autre thématique... farwest... aliens... ou donjon, qui sait... Ses orbes sombres se relèvent pour la toiser, elle et son sourire qui erre sur ses lèvres. Cet amusement mêlé au risque, comme un prédateur qui se sent vulnérable... quelque chose l'excite dans ce mystère assurément, sinon elle se serait déjà jetée sur lui pour lui fendre la jugulaire. La couverture d'Antoine est compromise, assurément, mais c'est sa dernière carte. Lui avouer sa véritable nature et ses réelles intentions signerait sans doute la mort de Rose. Alors elle devra croire qu'Antoine a des lubies plus spécifiques et violents que sa tendre épouse... faut dire que c'est pas trop loin d'la vérité. Parce qu'on peut pas s'allier à un vampire, encore moins une invitée aux orgies de Vasquès. Le chasseur pouvait pas non plus s'en prendre à la ténébreuse et sortir seul avec du sang sur la gueule sans risquer d'alerter suceur de couilles molles. C'est un risque qu'il doit calculer et certainement pas prendre maintenant... ...so... what the fuck you gonna do... Toute la merde défile dans sa tête, des réflexions qui s'essoufflent en une fraction de seconde. Son index vient défaire le nœud de la cravate qu'il tire d'un mouvement sec, penchant la tête en la dévisageant silencieusement. Les deux premiers boutons sautent sans s'faire prier... Enfin un peu d'air. Si son cœur bat, ce n'est en rien à cause de l'excitation fébrile mêlée à la peur d'être seul avec une vampire un peu trop mielleuse, quoiqu'elle puisse en détecter. Peut-être que le cœur d'Antoine bat parce que l'idée d'oublier sa tendre femme Beatrix entre les griffes d'une suceuse l'envenime malicieusement, peut-être parce que ladite Beatrix n'a jamais réussit à rassasier ce coté de sa perversité, elle qui ne va jamais assez loin dans les interdits. C'est ce qu'il s'efforcera de faire croire à la vampire, du moins... car en réalité, ce qui dicte le tambour de ses pulsations, c'est... L'envie. Désir sournois qui vient chatouiller l'intérieur de ses tempes, celui de lui arracher cette robe trop blanche... et de barbouiller les murs de son sang d'immortelle.

Les doigts du chasseur s'accrochent aux hanches de la donzelle, remontent pour attirer dans leur ascension le tissu blanc qui libère les cuisses un peu trop douces, un peu trop froides de la prédatrice. Ses orbes plantés dans les siens, il l'attire à lui sèchement, l'enroulant autour de ses propres hanches en la soulevant. Il évite soigneusement la discussion en engouffrant son visage entre ses seins, sa langue longeant le galbe avec appétit et ses dents se referment sur son derme en bouchées affamées. Ça goûte la mort.

Il la balance contre le lit, ne lui laissant pas le temps rebondir avant de fondre sur elle, lui ramenant ses mains au dessus de sa tête. Ses lèvres embrassent les siennes, évitant de rester coincer entre ses canines et d'y déverser des envies qu'il n'avait pas vraiment le goût d'éveiller. Le niveau de distraction était déjà suffisant.

Clic. Les poignets de la donzelle se retrouvent prisonniers de bracelets métalliques attachés à la base du lit. Antoine s'assoit sur elle, l'écrasant sous son poids, il tire sa cravate pour lui bander les yeux... à défaut de les lui crever. La langue du chasseur vient se faufiler sur les contours de sa mâchoire puis glisse, lui arrachant cette robe du corps, lui dévoilant ses atouts et le joli emballage qui les met en valeur. Il se lève. Aspirant l'air qu'il garde dans ses poumons pour calmer ses envies. Le tueur de monstre regarde autour de lui pour s'intéresser rapidement à un armoire... Ses sourcils se froncent, une mimique mis intriguée, mi-dégoûtée le défigure alors qu'il tasse la série de bites en silicone et de plugs anal qui s'accumulent sur les tablettes. Wtf... qui se rentre un dauphin dans l'cul...

Un bâton, métallique. Pour la fessée, sans doute. Hm, intéressant. Il teste le poids dans sa main, le faisant vriller dans les airs. Jake s'immobilise devant la fenêtre, cherchant un moyen de l'ouvrir sans la défoncer à coup de barre, ce qui serait un peu moins subtile. Ses yeux s'attardent une seconde sur l'immortelle liée au lit.

Dommage de la faire languir quand même... mais parait que ça augmente le désir. Hm.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 17/07/2016
Messages : 409
Rp postés : 28
Points-Bonus : 47
Avatar : Eiza Gonzalez
Âge du perso : 26 ans / 40 ans
Groupe du perso : Vampire
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Mar 25 Juil - 2:32



Descent into Hell


«Vendriez-vous votre âme au diable pour réussir dans la vie ?»


feat  Jake

Peu importe que nous soyons mort ou non. Que nous ayons un cœur battant fermement dans notre poitrine ou au contraire les restes d'une pierre aussi froide et ciselante que de la glace. Parce que peu importe notre état d'humanité ou d'inhumanité, nous cherchons et chercherons toujours la même chose, ce sentiment qui nous donne l'impression d'être vivant. Certains l'obtiennent en noyant leurs pensées dans un flot de mensonges, de leurres qui leur donnent l'impression de vivre par l'intermédiaire de leur imaginaire. D'autre, comme Izabella, cherchent cet état de « grâce » dans ce moment très savamment dosé ou la moindre décision même infime peut vous conduire à la mort. Certain appellerait ça la folie,l'inconscience, d'autre l'adrénaline, la vampire quand à elle tablerait plutôt sur le mot orgasmique.

Une fois les hostilités lancées chaque action sembla découler l'une de l'autre sans même qu'elle ne puisse arrêter leur cour. En effet, alors qu'elle allait répliquer quelque chose au vampire venu expressément pour observer les actions d'Antoine ce dernier la fit basculer contre le mur adjacent. Si le contact trop peu délicat du contreplaqué contre sa peau la laissa interdite elle ne tarda pas à lâcher un léger grognement quand la porte d'une chambre sembla les engloutir avant de se refermer derrière eux. Si la main somme toute fortement baladeuse n'avait pas eu pour effet de lui déplaire elle devait tout de même avouer que se revirement de situation l'avait laissé quelque peu sans voix.

Mais une fois encore, alors qu'elle allait ouvrir la bouche, son attention fut toute entière absorbée par la pièce qui se dessinait devant elle. Machinalement, tout en plissant les yeux comme pour discerner plus distinctement les frivolités qui les entouraient elle ne put s’empêcher de cacher un léger air perplexe face aux objets tous plus farfelus les uns que les autres.Si elle n'était pas tombée de la dernière pluie, elle devait tout de même avouer que toutes ces...ne me dites pas que ce nain de jardin se...non je n'ai pas envie de savoir en fait...Comme pour donner corps à sa réflexion, Izabella avait penché légèrement la tête sur le côté son imagination étant tour à tour attisé puis annihilé. Comme quoi on pouvait tout aussi bien être une vampire et ne pas être constamment en train de flirter avec le mauvais goût.

Cependant, ne perdant pas totalement de vu la raison pour laquelle elle s'était retrouvée ici, Izabella termina sa petite inspection en tournant le visage vers l'humain. Lui aussi semblait porter une attention toute particulière à l'endroit qui se laissait découvrir sous leurs yeux. Machinalement, elle ne put retenir un léger sourire qui ne chercha pas à se cacher quand l'attention d'Antoine se porta sur elle. Un instant elle se demanda quel genre de pensés pouvaient bien s’immiscer dans l'esprit du mortel. Si cette pièce  éveillait en lui des envies des plus incorrect ou si tout au contraire elle lui glaçait le sang. Après tout, certaine personne pouvait encore être...facilement impressionnable. L'idée alimenta un peu plus son sourire alors qu'elle ne se doutait que trop dans quelle catégorie se trouvait le jeune homme. Après tout, lui aussi était chez Vasquès, si ses intentions ne lui étaient pas des plus limpides il était tout à fait clair qu'il n'était en rien un chaton facilement impressionnable.

Un léger silence s’immisça entre eux alors que, presque patiente, Izabella ne chercha à aucun moment à reprendre le contrôle de la situation. Elle voulait savoir à qui elle avait affaire. Après tout, le corps n'était-il pas censé parler beaucoup plus que les mots ? Si elle voulait savoir qui était vraiment Antoine, ne se devait-elle pas de le laisser « parler » pour l'écouter avec attention ? Pourtant elle devait tout de même avouer qu'au delà de son intérêt tout particulier pour les histoires qui ne la regardaient pas quelque chose de plus intriguant était à l’œuvre ici. De la curiosité malsaine...oui très certainement. D'autant plus que la respiration rapide du l'humain en face d'elle faisait gonfler dans un rythme soutenu cette veine

Elle ne chercha donc pas à se dérober lorsque les mains d'Antoine vinrent se plaquer contre ses hanches. Au contraire, habillement son bassin vint épouser le sien grâce au concours de ce dernier qui enroula les jambes de la jeune vampire autour le lui dans un mouvement déterminé et ferme. Son souffle chaud et rapide s'abattit contre le derme presque fragile de son cou avant que sa langue ne vienne jouer avec les rondeurs généreuses de sa poitrine. Si ses actions semblaient trahir une soudaine envie des plus charnelle Izabella restait tout de même sur la réserve. Ses gestes ne semblaient pas si primaires...Elle n'aurait pas su l'exprimer avec des mots mais son expérience lui disait de faire attention. Elle avait connu beaucoup d'homme, beaucoup trop, souvent pour de mauvaises raisons ou par nécessité. Elle avait apprit à connaître leurs désirs, leurs souhaits avant même qu'ils n'aient besoin de les prononcer à haute voix. Si aujourd'hui elle préférait nier de toutes ses forces ce passé honteux elle devait au moins lui accorder une chose. Au fil des draps se frottant les uns contre les autres, des rencontres et des corps se chevauchant, elle avait apprit des hommes plus qu'elle n'aurait pu le faire dans n'importe quel cours de sociologie.

Mais là encore, la vampire ne chercha pas à se détacher de l'humain fermant les yeux tout en venant appuyer sa tête contre le mur dans un soupire ne cachant pas la sensation plaisante que ses dents venaient de laisser sur sa peau. Cependant elle ne put prendre ce délicieux malmenage à sa juste valeur et bien vite son corps rencontra les draps de soie parfaitement dressés sur le lit à baldaquin.La chaleur enivrante d'Antoine n'eut pas le temps de glisser le long de son corps que déjà le poids de ce dernier l’empêcha de faire le moindre mouvement. Ses mains vinrent chercher les siennes les guidant au dessus de sa tête alors que ses lèvres, perfides vinrent goûter les siennes comme pour l’empêcher de résister. La manœuvre était habille, assez pour laisser la vampire se faire dominer sans même l'ombre d'une forme de résistance.

Pourquoi le laissait-elle faire alors qu'il était humain et qu'elle cherchait tout autre chose ? Pourquoi ne faisait-elle pas du Izabella tout simplement ? Il aurait été si simple pour elle de le contraindre, de le forcer à lui dire ce qu'elle voulait. Elle aurait pu...sans doute...oui...tout comme elle aurait pu le laisser aux mains de l'homme de Vasquès. Qui aurait pu la blâmer d’être une vampire  ? Après tout, elle  ignorait être en face d'un chasseur bien plus vieux qu'elle ? Mais pour la même raison qui l'avait poussée à le suivre, la même raison qui avait fait qu'elle n'avait rien dit à l'homme de main, elle le laissait mener la danse. Parce que c'était beaucoup plus amusant comme ça. Parce qu'elle était curieuse et ne devait rien au seigneur de ses lieux. Antoine pouvait bien être qui il voulait, il pouvait bien chercher ce qu'il voulait, elle s'en foutait royalement. Elle cherchait juste à tirer de lui ce petit frisson qu'elle pensait déceler chez lui.

Le cliquetis d'une paire de menotte la ramena au moment présent alors que dans un léger mouvement elle sentit l'entrave mordre doucement ses poignets. Si là encore elle ne montra rien, ses instincts quant à eux semblèrent se réveiller. Elle laissa glisser un léger grognement trahissant une forme de plaisir ou de mécontentement tendis que l'homme venait appliquer le tissu noir sur ses yeux. Une nouvelle fois, comme pour détourner son attention, la langue de l'homme glissa le long de sa mâchoire alors que l'instant d'après elle sentit sa robe quitter son corps dans un déchirement qui eut pour réponse un nouveau grognement. Pourquoi fallait-il toujours que les hommes en viennent à déchirer tout ce qui leur tombaient sous la main. A croire que les femmes n'étaient que des présents qu'on leur offrait pour leur bon plaisir. Après tout en y pensant pourquoi en aurait-il été autrement, ne venait-elle pas de s'offrir à lui ? Un peu plus loin, elle entendit sa robe s'abattre mollement sur le sol alors que dans un même élan Antoine quitta son corps pour faire quelques pas dans la pièce.

Deux choix s'offrirent alors à la jeune vampire. Rester sagement sur le lit et attendre qu'Antoine ne fasse dieu sait quoi. Peut être reviendrait-il avec un des jouets laissés en offrande dans la chambre pour assouvir le genre de fantasme qu'on ne livre qu'à une inconnue pour ne pas à avoir à être jugé. Ou peut être la laisserait-il la pour reprendre là où il en était quand elle l'avait découvert dans le couloir.  Oui, Izabella ne comptait pas lâcher l'affaire aussi facilement. Elle était persuadée qu'il y avait autre chose et c'était pour cette raison qu'elle l'avait laissait la toucher comme si elle avait été l'une de ses vampires qui ne venaient aux orgies de Vasquès que pour se faire démonter par le premier tordu qui semblait vouer un culte aux vampires.

Alors qu'elle ne voyait pas l'humain, la vampire décida de reprendre les choses en main. Dans un mouvement sec et brutal Izabella ramena ses mains en avant faisant céder le bois de la tête de lit. L'action la fit grimacer légèrement alors que les menottes incisèrent le derme supérieur de ses poignets. Une fois libéré du lit, la vampire s'empressa d'enlever le bandeau qui lui encombrait la vue. Sans même prendre le temps de considérer le fait qu'elle était presque nue elle jeta un regard dans la direction d'Antoine. La manœuvre ne dura que quelques secondes et avant même de prendre une réelle décision vis à vis de l'humain Izabella s'empressa de fondre sur lui le plaquant contre le mur le plus proche. A son tour, ses mains vinrent chercher les siennes alors qu'elle les positionna au dessus de sa tête. Rapidement elle les coinça entre le mur et la chaîne des menottes qui entravait toujours ses poignets. Son regard glissait sur lui alors qu'elle cherchait la moindre trace de quelque chose qui aurait pu être suspicieux. Si Antoine était vraiment qui il prétendait être il ne faisait aucun doute qu'il se laisserait docilement faire. Si au contraire il était là pour quelque chose d'autre...la suite risquait d'être légèrement plus mouvementé.

Son corps presque nu faisait pression contre le sien alors qu'elle desserra l'emprise qu'elle avait sur les poignets de l'homme. Dans une mouvement presque lancinant Izabella se décala tout en promenant ses mains sur son torse faisant céder un à un les boutons de sa chemise avant qu'elle ne finisse par l'arracher dans un mouvement rapide et presque revanchard. Un léger sourire se dessina de nouveau au coin de ses lèvres alors qu'elle ne se cachait pas pour le prendre connaissance de son corps. Oui, il n'y avait sans doute là rien de bien indécent mais ce qu'elle voyait lui plaisait assez fortement. Une nouvelle fois, dans un geste sadiquement trop lent ses lèvres glissèrent le long de la mâchoire de l'humain pour s’amarrer le long de son cou. Doucement, ses dents vinrent titiller sa peau sans pour autant venir l’inciser. Puis, jugeant qu'elle avait assez joué Izabella releva les mains jusqu'au cou de l'humain venant ainsi lover la chaîne contre la peau de ce dernier. Elle ne chercha pas à l'étouffer même si une légère pression se fit sentir. Être menaçant sans l'être vraiment, c'était assez difficile de savoir jauger ses gestes alors qu'elle ne savait pas vraiment à qui elle avait affaire. Puis tout en glissant son regard dans le sien révélant par la même occasion une légère lueur amusée la vampire se décida enfin à forcer la conversation.

-Si j'étais suspicieuse, je dirais que le manque de morsures sur son torse ainsi que le nombre considérable de cicatrices révèlent d'un léger manque de franchise entre nous...Sans se presser Izabella avança son visage à quelques centimètres du sien avant de se stopper quand ses lèvres effleurèrent les siennes. Comptes-tu me dire ce que tu es vraiment venu faire ici? Ou vais je devoir faire semblant de n'être aucunement suspicieuse ? Non pas que cela me dérangerait...Je peux faire semblant d'être ou de ne pas être beaucoup de chose. Mais si tu comptes t'amuser sans même m'inviter je trouverais ça quelque peu offensant...d'autant plus que maintenant tu me dois une robe bien au dessus de tes moyens...

Pourquoi fallait-il constamment qu'elle cherche les emmerdes ? Quelle risque sa vie pour des histoires qui étaient à des lieux de la concerner ? Et surtout, pourquoi fallait-il qu'elle les trouve...

PSYBORG

_________________

And all the people say.You can't wake up, this is not a dream.You're part of a machine, you are not a human being.Low on self esteem, so you run on gasoline-
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
— ADMINISTRATEUR —
Chasseur de l'Elit Daemonia

Date d'inscription : 23/03/2016
Messages : 7418
Rp postés : 231
Points-Bonus : 192
Avatar : Tom "Fuckyeah" Hardy
Âge du perso : 36 / 310 ans
Groupe du perso : Elit Daemonia - Ancienne école
Disponibilités : RP FULL / Ouvert aux idées de liens
MessageSujet: Re: Descent into Hell [Jake] Ven 8 Sep - 5:34



Descent into Hell
feat. la ténébreuse

Craquement. Les doigts du tueur de monstres s'entrouvrent à peine pour laisser glisser le bâton de métal, ça tinte au sol quand il percute le mur. Le souffle creux, il plante ses orbes noircis dans le regard velouté de la donzelle immortelle qui, visiblement, n'est pas douée pour la patience. Les mains prisonnières au dessus sa tête, le chasseur se braque, ne laissant que le souffle rauque gonfler ses poumons d’orgueil. Son regard mauvais l'explore, son œil se plisse d'agacement lorsqu'elle se joue de lui. Il freine l'envie presque irrépressible de lui exploser l'occiput d'un violent coup de crâne, la faute à cette poitrine qui se compacte contre son torse et à ses lèvres inquisitrices qui l'effleurent un peu trop avidement à son goût. Le laissant avec cette impression d'être un gros jambon juteux dans la cage d'une lionne affamée.

La chaîne tinte au dessus de la tête du chasseur, elle vient s'enticher de son cou, s'y appuie dangereusement. Jamais le regard du chasseur ne dévie de celui de la prédatrice, pas une once de peur ne défigure ses traits immuables. Seule sa mâchoire se serre, au fil de sa respiration lente, exagérément lente... qu'il tente de maîtriser pour mieux étouffer les lubies qu'elle titille outrageusement, de cette envie qui nait bien malgré lui.

" Si j'étais suspicieuse, je dirais que le manque de morsures sur son torse ainsi que le nombre considérable de cicatrices révèlent d'un léger manque de franchise entre nous... " Les lèvres, à nouveau, provoquent et glissent... froides et lascives à la fois. Le chasseur vient stopper leur course, l'écrasant furtivement entre ses dents, osant à peine suivre cette valse sinueuse. " Comptes-tu me dire ce que tu es vraiment venu faire ici? Ou vais je devoir faire semblant de n'être aucunement suspicieuse ? Non pas que cela me dérangerait...Je peux faire semblant d'être ou de ne pas être beaucoup de chose. Mais si tu comptes t'amuser sans même m'inviter je trouverais ça quelque peu offensant...d'autant plus que maintenant tu me dois une robe bien au dessus de tes moyens... "

Un sourire las s'étire sur sa bouche chatouillée, un sourire qui fend la froideur de son expression.

" Qu'est-ce que tu connais d'mes moyens... " qu'il articule d'une voix creuse.

Sa mâchoire se serre à nouveau alors qu'il retient son souffle. Ses mouvements sont rapides, calculés presque chirurgicaux. Il écarte les jambes de l'immortelle d'un coup de genou pour la déstabiliser, en profite pour pousser sur cette chaine, brisant la garde de la belle pour ramener ses bras près de son corps. Il pivote, lui plaquant le dos au mur à son tour. Il enroule la chaine autour de son propre poignet et de sa main, lui attrapant les cuisses pour les remonter autour de ses hanches. Ses dents viennent prendre une bouchée entre ses seins galbés, sa langue sinue pour goûter avidement le derme froid, ses doigts se referment sauvagement contre la chair de ses cuisses qu'il palpe avec envie. Le chasseur tape la gueule du mur de son poing enchainé pour freiner ses pulsions, s'immobilisant tout à coup, jetant son regard sur sa droite, comme si il cherchait son air ailleurs qu'autour d'elle et de son poison à saveur de tentations. Antoine esquisse un mouvement de recul pour la toiser, faisant brûler la roue du p'tit hamster qui court bien trop vite dans sa cervelle. Qu'est-ce que j'vais foutre de toi... S'en prendre à elle serait une pure folie dans cette orgie de vampires, ça n'avait pas changé. C'était vraiment un plan foireux au départ que de l'envoyer jouer les dandy dans l'antre des suceurs de sang comme si il avait pu avoir deux onces de crédibilité. Alors quoi... pousser le jeu jusqu'à c'qu'elle s'impatiente et sonne l'alarme... ? quoiqu'elle semblait un peu trop joueuse pour ça... c'est pas pour rien que tu m'as suivi jusqu'ici, non...? Bien. Jouons dans c'cas.

" T'as raison... J'en ai rien à foutre de votre messe de suceurs de fuck. "

Jake avale sa salive brûlante, plisse les yeux sans sourciller.

" J'suis v'nu chercher... une femme... je l'ai vu partir avec un des tiens, dans une chambre par ici... comme j'm'en doutais. Et j'compte bien la ramener à la maison... "

Il parle avec une hargne dissimulée dans le fond du gosier. Lui laissant sous-entendre que ladite femme est ou a été la sienne et qu'il n'approuve pas sa présence ici. Des histoires de cœur et de vengeance, de quoi titiller sa curiosité de suceuse.

" ...alors si t'as pas envie d'm'aider... on peut toujours régler ça autrement... "

Dans la chair ou l'sang... J'ai encore un peu d'temps d'vant moi, mine de rien... mais quoique qu'tu décides... j'te promets qu'ce sera festif...




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Descent into Hell [Jake]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell
» Drag Me To Hell
» Gates Of hell " La porte des Enfers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: . :: South of Salem :: Hell-O-
Sauter vers: