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Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders.

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Vampire

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MessageSujet: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 2:56


Jorgen Anders

Feat. Ash Stymest


RACE: Vampire
PRÉNOM: Jorgen
NOM: Anders
ÂGE: Physique : 23 ans. Réel : 173 ans.
NATIONALITÉ: Danoise.
STATUT: Rien du tout.
À SALEM DEPUIS: Environ deux ans.
MÉTIER/OCCUPATION: Chirurgien clandestin.

♰♰♰♰♰♰




INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES : Toujours une clope au bec. J'ai aucune valeur des choses. J'instrumentalise tout. Je traîne tout le temps dans les ruelles, parce qu'au fond, je m'ennuie comme un rat mort, et je supporte tellement mal la solitude de l'immortalité. J'aime ce qui fout l'angoisse, ce qui te tord le bide, ce qui hérisse chacun de tes poils sur chaque millimètre de ta foutue peau. Et la peur, la peur m'anime, je m'en gave, je l'avale.




Des qualités, j'en ai plein. Je vais toujours au bout de ce que j'entreprends, on peut pas me l'enlever, ça. « Jusqu'au boutiste », comme je l'entends souvent. Je suis passionné. Si tu m'intrigues, je vais te coller au cul, je vais fouiner sous la semelle de tes baskets pour trouver quelque chose à me mettre sous la dent – et je trouverai. Je débarrasse la planète de trop de détritus, c'est une qualité ça, hein ? Si je décide que je t'aime pas vraiment, on te verra plus trop dans le coin. Si tu m'es indifférent aussi. Je suis pas du genre à laisser les gens vivre à côté de moi, alors qu'ils me reviennent pas. 
Mais au fond, je suis pas méchant. Pas fondamentalement. Tu sais ce qu'on dit, tout commence dès l'enfance. On naît tous les mêmes, purs et immaculés. Nettoyés du péché, lavés du vice, on sort d'une caverne humide et chaude, alors qu'on n'a rien demandé à personne, pour justement mettre les pieds dans la merde dès le premier jour de notre vie. Certains font avec, décrottent leurs bottes de temps en temps, pour faire place nette. Et d'autres ne prennent pas la peine de curer quoique ce soit. Et si la merde s'accumule, t'es dans de sacrés beaux draps. Et moi, j'ai plus de cent cinquante ans de merde accumulée sous les pieds, alors tu penses bien que j'ai pas que ça à nettoyer. Maintenant qu'elle est bien installée, autant continuer dans cette lancée.
Mais c'est pas de la méchanceté fondamentale, ça. Ni de la cruauté, ou de la haine. Tout ça, c'est venu après. Avec le temps, le poids des années, petit à petit, ça s'installe. Jusqu'au jour où il n'y a plus que ça.
Je suis inventif, aussi, j'ai une imagination plutôt fertile – demandez à Johnny-Jane ce qu'elle en pense. Elle aura de bien belles anecdotes à vous raconter. Et si vous la retrouvez dans un coin, vous me passez un coup de fil, surtout. Surtout.
Il peut arriver que certains mots dépassent ma pensée, et je raconte quelques bobards, de temps en temps. Surtout pour arriver à mes fins, si je renifle un peu de méfiance. Mais la méfiance, elle se base beaucoup sur l'apparence. Et mon apparence, elle est plutôt tranquille. Je ne peux pas dire que je fasse particulièrement peur à quiconque. Je suis trop grand, trop maigre, j'ai l'air d'être trop jeune, pour faire peur. J'ai pas les cheveux gras, ni une paire de double-foyer sur le nez, je suis pas les petites filles à la sortie des écoles -quoique-, et ma masse musculaire ferait simplement pâlir un adolescent anorexique. Je fais pas peur. Et c'est pratique.

♰♰♰♰♰♰


SES AMBITIONS, SES BUTS : Oh... Oui. J'en aurais bien un sous la main. J'aimerais la retrouver. J'aimerais la retrouver avec autant de hargne que lorsqu'on essaie d'ôter une écharde profondément enfoncée dans son doigt. Parfois, on l'y laisse et on l'oublie, parce que c'est plus simple, et que ça ne fait pas vraiment mal. Jusqu'au jour où ça touche un nerf ; que ça ressort de l'autre côté ; que ça forme un putain de kyste. Et là, on n'a plus le choix. Et, forcément, c'est toujours plus dégueulasse que si on l'avait fait spontanément. 
Et pourtant, la tentation d'abandonner l'écharde est trop tentante. L'inflammation sera douloureuse, très certainement - mais pas insurmontable. Finalement, je crois que je n'ai plus aucun but, dans la vie.





Son avis sur la révélation de l'an 2000 : Je ne sais pas. Je crois que je m'en fiche. Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre, quoi. Je ne suis pas fait pour cohabiter, de toute manière, et je ne pourrais jamais m'y faire.
Son avis sur les lois gouvernementales : Pareil. Je ne pourrais jamais me résoudre à les respecter, de toute manière ; je m'attends chaque nuit à devoir rendre des comptes, à me faire arrêter, à me faire abattre. Un soir viendra où je serai puni. Peut-être. Si je ne m'enfuis pas avant.
Son avis sur les sorciers : Je n'en ai que très peu rencontrés, et ils me laissent pantois. J'imagine que j'en suis assez envieux, en fin de compte, de certains mages. J'aimerais certainement sentir la magie pulser au creux de mes veines.
Son avis sur les vampires : Je n'en pense pas grand-chose. J'ai de grandes difficultés à me lier, notamment à mes congénères.
Son avis sur les loups-garous : Je suis admiratif devant cette malédiction. Une malédiction, quoiqu'il en soit, d'une grande beauté. La Bête ne se manifestera jamais autrement qu'en mon sein, qu'au fond de mon ventre, et encore une fois, l'envie se lit dans mon regard.
Son avis sur les chasseurs : Laissez-moi rire.
Son avis sur les humains : Ma réponse sera biaisée par une rencontre. L'humaine est ma Némésis. Une cible. Un besoin. Les autres ne m'intéressent pas vraiment.




Les bras ballants, le corps tendu, la tête droite. Les doigts qui tremblent, l'extrémité bientôt secouée de spasmes, trop violents pour ne pas être inquiétants. Le séisme roule dans mes bras, ma poitrine, mon ventre - les jambes chancelantes, je sens déjà le poids du Soleil se lever, et mes forces couler en un flot de faiblesse inouïe au sol, et se répandre sans bruit à mes pieds. À mes pieds. Je l'avais à mes pieds. Au bout de ces doigts, qui seraient maintenant incapables de tenir une clope. Elle était là... Et elle est partie. Je l'ai laissée partir. 
Je n'ai bientôt plus l'odeur de son sang dans le nez, le battement d'un coeur torturé au creux de l'oreille, et je n'ai plus cette ombre qui se débat comme un diable sous les yeux. Plus rien. 

Les genoux au sol en un claquement, je ne parviens pas à ciller. C'est trop tard. Tout ça... Pour rien. Tout ça est terminé. Non. Un mouvement en avant, puis un autre, comme une bête blessée qui chercherait encore à s'enfuir de sa cage, et je suis stoppé par le jour qui se lève. Le Soleil vengeur, détestable, le soleil maudit qui se joue de moi m'arrache une convulsion douloureuse. Je ne peux plus la rattraper. Ce soir, elle sera loin. Elle n'est pas stupide. Un sursaut, et le sang coule à nouveau, d'une Bête meurtrie et choquée, d'un Démon impétueux et déçu. 

Je ne l'ai pas tuée. Et je ne tuerai plus jamais. Non. Je ferai pire. 

A loved one laid his head on her lap
red roses fell to the floor
and the world, stood still

Avril 1861, Paris.

« Nous trouverons la cause de tous vos maux, pas d'inquiétude. »  

Et il énumère. Il énumère des termes qui m'ennuient, et me donnent envie de me barrer. De simplement sortir de cette pièce étouffante. Je n'ai rien de tout ça, Ducon. Je suis normal, tu ne comprends pas ? Je le dévisageais toujours avec lassitude, tandis qu’il relevait de temps en temps un regard intéressé sur moi, gribouillant sur son calepin. Je reportais mon attention sur la fenêtre, et le décor. Un parc, tout ce qu’il y a de plus monotone, qui ne m’intéressait pas le moins du monde. Le bruissement des feuilles, rendues frémissantes par le vent printanier qui me narguait de toute sa liberté, était agaçant. Les oiseaux piaillaient avec une tendresse et une naïveté qui m'horripilait. Et ce médecin, qui n'en avait que faire de moi. Je ne suis qu'un cas, une feuille de papier à remplir, peut-être même une discussion avec ses collègues, si j'ai de la chance. Certainement pas quelqu'un.

« Ah, un trouble de la personnalité, très certainement, oui… » marmonna-t-il en écrivant, avant de me regarder comme on observe un animal en cage. Et les mots fusent, encore. Parfois sincères, parfois interrogatifs. Comme si j'allais lui répondre.

Au final, je n’avais jamais réellement su ce que je pouvais bien avoir. Je clamais haut et fort à qui voulait l’entendre que j’allais parfaitement bien, qu’aucune déviance ne s'animait en moi, mais je savais bien que nous avions des antécédents dans la famille. De toute façon, ça ne m’importait pas, je m’en fichais. L’intérieur de mon être bouillonnait littéralement de rage. Mais il fallait absolument que je le cache ; je ne devais pas lui permettre une nouvelle analyse. Rien de toute cela, rien qui lui aurait permis d’écrire plus encore sur moi. Pas une ligne de plus, pas un mot de plus gribouillé. Ce stupide carnet… Je le fixe, sans plus le voir au bout de quelques secondes. Je n’avais jamais eu aucun réel problème. J’avais seulement un caractère différent de celui des autres. Ce qui me valait, apparemment, une visite dans un asile de malades mentaux. Eux, préféraient l’appeler la « Maison de Santé ». C’était un endroit pour les fous, et je n’y avais aucunement ma place. Puis lentement, le visage de Mère s’afficha en mon esprit. Ses longs cheveux noirs, toujours noués, un de ces chapeaux surmontant son crâne. Ces vêtements onéreux, doux… Le tissu noble et soyeux avec lequel elle se paraît si élégamment. Et ce parfum, qui émanait d’elle. Mère, je l'aimais. Comme on aime une mère, qui nous porte et nous donne la vie. Et elle représentait pourtant la personne que je détestais le plus en ce monde.

Au fond, je sais que j'ai des troubles. J'en ai, et je ne peux plus les cacher.

Mai 1861, Odense.

L'adolescent hurlait contre sa mère, reculée dans un coin du grand salon familial. Elle venait d'avoir un mouvement de recul, violent et spontané, qui avait brisé le cœur de son garçon. Comment une mère pouvait-elle seulement être effrayée par son enfant, sa propre progéniture ? Les larmes glissaient sur ses joues maquillées sans interruption, se formaient en de silencieux sanglots. De ceux que l'on ne peut retenir mais qui, au fond, ne trahissent qu'un soulagement latent. Oui, elle était soulagée. La honte qui l'envahit à cet instant était plus violente encore que les mouvements hachés de son fils. Ses délicates mains rejoignirent son propre visage, et remontèrent sur ses joues trempés, jusqu'à ses tempes. Elle murmurait à son fils de cesser, de ne plus continuer une telle mascarade, de se calmer. De ne pas faire de scène. Mais Jorgen n’entendait rien, et ses hurlements couvraient tous les sons de la création. Son esprit torturé entre deux problèmes posés. Le premier serait de partir sans demander son reste ; Ils arriveraient bientôt. Le second lui prendrait plus de temps. Le lui faire payer, cette immonde trahison qu’elle venait de lui faire. Mais il préférait largement attendre. La vengeance ne se mange pas chaude. Et s'il fallait que la sienne soit dégustée glacée, il aurait la patience nécessaire.

Cependant, la colère s’était éprise de moi, et je n’arrivais plus à l’arrêter. Et, à défaut de frapper Mère jusqu’à ce que mort s’en suive, je m’acharnais sur nos meubles. Elle aurait, de toute façon, bien assez d’argent pour en racheter sitôt que je ne serais plus là. Le bureau fut vidé de toutes feuilles, de n’importe quel objet, avant que je ne fasse tout pour le briser. Il Fallait que je casse quelque chose. Et si ça n’était pas des os, je devais me trouver un vulgaire substitut. 
Je ne regardais même plus ma mère. J’avais entendu la voiture, dehors. Ils étaient là. Je fixais la fenêtre de la pièce, dément, bien que je ne les vis pas de là où j’étais. Et c'est un regard de fou furieux que je pose sur ma mère. Elle allait flancher. Elle le devait !

« Mère… » murmurais-je d’abord.

Les pas résonnaient déjà dans la maison. Ils n’étaient plus loin. Je secouais lentement la tête de gauche à droite, un regard dégoûté maintenant posé sur ma génitrice. Mais déjà mes yeux survolaient la pièce. Je n’avais pas même le temps de m’enfuir, ou ne serait-ce que d’esquisser un pas en arrière, qu’ils étaient là. Ces infirmiers, ou je ne sais qui d’autre, qui allaient m’emmener dans cet asile. Il avait ouvert ses portes seulement quelques mois auparavant, mais j’y avais déjà ma place. Je reculais, regardant toujours Mère, qui Elle avait déjà détourné le regard, séchant ses larmes. À mon ravissement, je décelais en ses traits une sorte de tristesse dissimulée ; mais ça n’était pas assez pour que je puisse oublier de sitôt. Parce que je décelais autre chose, sur son visage. Une certaine sérénité, qui m'arracha le cœur. N’ayant plus la force de me débattre, je les laissais s’emparer de mon corps, suivant le chemin qu’ils me traçaient déjà, ne quittant plus Mère des yeux.

« Mère, ne les laissez pas... ! »

Août 1861, Paris.

Quatre mois dans ma maison de santé. Je me tenais parfaitement bien depuis plusieurs semaines, et faisais exactement ce qu’ils voulaient que je fasse. Je restais calme ; ne parlais plus que lors de nécessités ; les laissais faire de ma personne ce qui les enchantaient. J’allais sortir, je le savais. Je le sentais, au fond de moi, et je me devais bien de retenir chaque petit sourire satisfait dès que ma poitrine se soulevait d'excitation. J'allais sortir.

[…] Quelle ne serait pas la surprise de Mère, en me voyant ! J’espérais qu’elle ferait une attaque cardiaque. 
Non, bien sûr, je ne lui souhaitais pas que son cœur ne la lâche subitement. Je voulais qu’elle souffre. Cette visite dans cet hôpital n’avait pu que déclencher chez moi les démences les plus pures qui puissent exister. J’étais resté avec de vrais malades, qui m’avaient raconté leur histoire. À côté d’eux, je ne valais que trop peu. Je n'étais qu'une gosse dans un bac à sable. Ils m’avaient donné leur virus ! Tous, sans exception. J’avais rêvé de ce moment des dizaines de fois, trop pour que Mère ne puisse y échapper. 

[…] Je posais ma valise devant la porte, laissais mon poing cogner contre la porte, et patientais. J’entendais déjà les talons se presser. Ce serait Mère, qui m’ouvrirait. Je souriais déjà, autant pour le bonheur que cette retrouvaille me procurait que pour ce que je lui préparais. Un crime passionnel, sans nul doute. Mais je ferai bien plus… J’en salivais déjà d’avance.

My mouth was a crib and it was growing lies
I didn't know what love was on that day
my heart's a tiny bloodclot
I picked at it
it never heals it never goes away

[…] Mère était bonne. Délicieuse, goûteuse comme il le fallait. Elle avait toujours été mince, mais avait la chair là où elle devait être. Je contemplais le sang sur mes mains, Son sang, et portais mes doigts à mes lèvres, passant doucement ma langue sur ma peau, recueillant ce qui me restait de Mère, ce que je pouvais encore ingurgiter d’Elle. Ma mère, qui m'a sorti de son corps, retourne au creux du mien. Voyez-vous la poésie, là-dedans ? La beauté d'une relation, le geste d'un fils.
Son corps gisait au sol, démembré, et je baignais dans le sang. La pièce était fermée à clé - nous étions dans la cuisine -, mais je savais que la cuisinière ne tarderait plus. Quelques minutes, grand maximum, et elle serait là. J’avais déjà mon idée, pour elle. Je me relevais, non sans avoir jeté un œil tendre aux restes de Mère, caressé ce qu‘il restait de son visage, et me dirigeais vers le four. Le plat était toujours là, les morceaux de viande, si je puis dire, restant entourés de bouts de carottes. Je n’avais jamais été doué en cuisine, mais je savais ce qui se mariait bien, et avec quoi. J’attrapais un bout de viande et le fourrait dans bouche. Mère était réellement bonne. Mais je n’étais pas certain de pouvoir faire ça à nouveau un jour… Ce châtiment n’avait été que pour Elle, et elle seule.
La clé dans la serrure se fit entendre, et j’empoignais la première casserole qui me tombait sous la main. La cuisinière avait toujours été gentille avec moi… Mais je m’en fichais. Il me fallait un autre cadavre, pour compléter cette scène. Elle entra, et plissa automatiquement le nez en sentant cette odeur si particulière. Comme du poulet un peu trop grillé. Ou du porc, à bien y penser. Puis elle me vit, et remarqua aussitôt Mère, au sol. 

Le corps était sectionné de toute part, quelques membres gisant toujours par terre, d'autres posés ici et là, dans l'excitation. Le visage était méconnaissable, pour qui ne la connaissait qu‘un minimum. La bouche était scalpée, ouverte en un gros trou béant ; ses traits étaient cachés par de larges contusions sur son visage, s'étendaient jusqu'à son cou. De multiples coups de lame de couteaux, où le sang avait coulé à flot se voyaient sur ce qu‘il restait d‘elle, qui baignait dans une mare de sang.
La femme, toujours sur le pas de la porte, eut un hoquet d‘horreur, tandis que quelques mots sortaient de sa bouche, en anglais :

« Jorgen, qu'est-ce que… qu'est-ce que tu as fais... »

Mais l’ustensile de cuisine s’abattit sur son crâne avec vigueur, trop vite pour qu’elle n’ait pu reculer, encore sous le choc. Une fois, trois fois, dix fois, debout ou déjà effondrée sur le sol.
Ce bruit d’os brisé se fit entendre, encore. Et je refermais la porte, avant de débuter le nouveau châtiment de ma nouvelle victime. Il me fallait un autre cadavre, parce qu'ils ne fallait pas qu'ils pensent que c'était moi, me disais-je encore, galvanisé par l'innocence de mon immaturité.

Mère... Je t'aimais.

[…] L’odeur de la chair brûlée, à nouveau, emplit la pièce. Le corps de la cuisinière brûlait au sol, intact mis à part cela. Et Jorgen partit de la maison, sa valise toujours en main. 

Janvier 1863.

Les troubles m'empêchent de dormir. De manger. De vivre. Je ne suis plus rien, je n'ai plus rien. Mais j'en suis heureux.

Octobre 1864, Angleterre.

Je voyage comme un clochard, caché dans les cales des bateaux, lorsque je n'use pas mes pieds sur des kilomètres. Et puis j'ai rencontré Lene. Elle me rappelle ma mère. Elle me guide. Elle m'aide. Elle me fait ressentir une drôle de honte, lorsque je discute avec elle – parce qu'elle sait tout. Trop, sûrement. Mais elle est intéressante. Elle me fait oublier.
Et cette aura, qui semble flotter autour de son corps, m'intrigue. Une femme de la nuit, pleine de lassitude et d'une zénitude que je recherche comme le Messie.

Le souvenir de la transformation n'est pas frais, dans ma mémoire. Une douleur qui me paraissait insurmontable, insupportable, qui rugissait dans chaque fibre de mon corps, dans chacune de mes veines. Et cette suffocation, cuisante et affolante – cette impression de partir, de quitter le monde. Ce sang à boire, alors qu'on ne désire que de mourir, que d'en terminer là... Ma foi, c'était une belle expérience malgré tout.

Des dizaines d’années, nous étions restés ensemble, avec Lene. Nous voyagions, nous nous posions, pour voyager encore, et nous installer toujours, plus tard. Mais jamais, Ô grand jamais nous ne parlions de nous, et de nos vies respectives. Je savais seulement que Lene avait un peu plus d’un siècle, lorsqu’elle me transforma. Le reste était bien trop personnel. Bien trop inintéressant pour chacun de nous deux, nous en étions totalement conscients. Et cette complicité étrange qui s’était installée, depuis le début… Je ne la comprendrai jamais. Mais je la chérirai toujours. Au fond, je crois que notre relation n'était basée que sur la confiance que nous nous portions mutuellement. Elle n'aurait certainement pas aveuglément avancé avec moi en sachant ce que j'avais fait dans mon passé. Je ne lui aurais peut-être pas permis de jouer ainsi avec moi, si je l'avais connue davantage. Parfois, la confiance ne peut reposer que sur ce que l'on peut bâtir avec l'autre. Et, je crois que cette vision de la relation idéale m'a collé à la peau. Je n'ai pas su m'en défaire, et je pensais alors que je ne pourrai jamais plus retrouver quoique ce soit d'aussi... troublant.
Cependant, la vie à ses aléas, et nous dûmes nous séparer. Pour moi, c’était grave sans l’être. Une partie de moi désirait cette liberté nouvelle, que je ne connaissais pas encore réellement, et l’autre appelait à cette dépendance dont elle m’avait fait esclave. Les années étaient passées à une vitesse incroyable, sans que nous ne nous préoccupâmes de ce qui avait pu se passer autour de nous.

*****

Et nous approchions de l’an 2000, lorsque je décidais de partir pour le Royaume-Uni. Cela faisait bientôt quinze ans qu’avec Lene, nous nous étions quittés. J'avais assez d'argent pour vivre convenablement. La Révélation se fit au nouveau millénaire, et elle m'agaça, au début. J'aimais le secret, le mensonge. Pour vivre heureux, vivons caché. Et je me suis encore davantage éloigné de mes congénères. L'appel du sang était trop fort. Le son d'un os qui se brise, le cri d'un homme blessé, à l'agonie, les supplications... Il me les fallait. Je m'en nourrissais autant que de leur sang.

Je n'avais pas envie de quitter l'Angleterre. Elle m'a apporté quelques rencontres, de merveilleux bains de sang, une nouvelle vie. Pas d'amis. Mais l'Angleterre m'a apporté Johnny-Jane.

This was never my world
you took the angel away
I'd kill myself to make everybody pay

Johnny-Jane, c'est une sorte de double. Elle est à mes antipodes. Et je me retrouve en elle. Ça ne s'explique pas, je ne pourrai jamais l'expliquer. Peut-être même représente-t-elle une partie de moi, que je n'oserais m'avouer. Ce que je désirerais être. La facilité avec laquelle j'aimerais me mouvoir, être à l'aise avec mon corps, admettre ce que je suis. Ce que j'étais. Johnny-Jane m'a changé, parce qu'elle m'a fait mûrir. Terriblement. Je ne suis plus celui que j'étais avant. Parfois, j'ai même l'impression de ne plus être qu'une ombre, qu'une image sombre, qu'un reflet sans éclat. De n'être plus rien, parce qu'elle m'a vidé. J'ai voulu m'amuser avec elle, j'ai voulu la tourmenter, lui arracher ses tripes, et la pousser à chanceler, creuse et résonnante comme une caisse vide. Et tout s'est retourné contre moi. Je ne suis parfois plus rien, rien de plus qu'une silhouette perdue et sans âme, sans but, sans rien.
Et, parfois, j'ai le sentiment de revivre. De comprendre le but de l'immortalité, et de réaliser que tout ce que je fais, finalement, c'est pour combler un vide. D'essayer de colmater une brèche qui ne se refermera certainement jamais. Je n'aurais jamais assez de matière pour tout refermer, alors je tente, par tous les moyens, de trouver quelque chose. Quelque chose à quoi m'agripper comme une âme en peine, j'essaie de me raccrocher, ici et là, à n'importe quoi. À des souvenirs, des non-dits, des regrets. C'est difficile, de vivre avec des regrets. Les humains vivent avec pendant peut-être dix, vingt, cinquante ans. À mon âge, on ne les compte plus.

I would have told her then
she was the only thing
that I could love in this dying world
but the simple word "love" itself
already died and went away

Johnny-Jane, ç'a été une étape dans ma vie. Je me plais à croire que c'était une histoire tellement laide, et repoussante, qu'elle en est devenue belle. Je ne l'aime pas. Pas même comme on peut apprécier un voisin, ou le facteur. J'avais besoin d'elle, je devais la voir, et lui arracher tout ce qu'elle avait, tout.

Et je l'ai cherchée. Dans l'ombre. Comme un rat. J'ai évité chacune de ses balles, j'ai tourné autour de son hôpital comme une bête, j'ai posé mon regard sur les autorités protectrices sans jamais qu'elles ne puissent m'apercevoir, tant j'étais terré. Des mois durant. Je connais son médecin, sa vie, sa chambre, son appartement, son petit boulot.
Je m'en suis pourtant éloigné. Je ne sais pas ce qui m'a motivé ; la sagesse, ou la peur. La peur d'échouer encore une fois. Elle ne peut pas me faire ça ; pas encore. Elle ne peut pas m'échapper, m'accuser de tous les maux, et me laisser seul. Alors je suis parti. Adieu, ma terre ; mon histoire, mes désirs, ma vie. JJ.

Her heart's bloodstained egg
we didn't handle with care
it's broken and bleeding
and we can never repair


Il y a quelqu'un derrière l'écran, oui oui !

QUI ES-TU ?
J'ai 23 ans, je termine mes études, je suis la folle aux chats de mon quartier, j'adore les kinder bueno jusqu'à en avoir mal au ventre ( :flag: ), et puis voilà. Et j'adore ce petit, là :  :big: 

DISPONIBILITÉS
4/7 en moyenne.

PV OU SCÉNARIO ?
Non, inventé.

AVIS DE RECHERCHE
Cherches-tu des liens pour ton personnage, quelque chose de précis ?

OÙ AS-TU TROUVÉ W.W. ?
Je suis Johnny-Jane à la trace.

AS-TU QUELQUE CHOSE À DÉCLARER ?
Euh... Quand j'étais petite j'aimais bien regarder des cassettes de live de Johnny Halliday.  :apeure:  Y a prescription, non ?




Dernière édition par Jorgen Anders le Mer 25 Mai - 20:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 3:00

Si t'aimes avoir peur, t'es au bon endroit.

Hellcome, hésite pas si t'as des questions le dents-longues.

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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 3:13

Moi je dirais plutôt qu'il aime faire peur, même s'il en a pas l'air ? Suspect

J'me trompe peut-être, remarque study

Welcome le vampire ! :big:
Bonne rédaction de fichette et n'hésite pas si tu as des questions ! Cool

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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 3:16

Bienvenue à ce joli minois :pervers:
Bon courage pour la rédaction et amuses-toi bien :keur:
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 3:17

Bienvenue à toi!

(C'est moi ou je connais ce perso?)

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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 9:50

Le pseudo + l'avatar + le début de la fiche = tu as réussi à m’intriguer donc je veux en savoir plus sur ce persoooo ! :wooo:

Bienvenue parmi nous et bon courage avec la suite !
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 10:34

Un chirurgien clandestin, intéressant ça !

Bienvenuuuuue ! :)
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 13:58

Mais on voit tout de suite qu'il doit être excellent chirurgien.

*tousse*

Bienvenue le zombie. Ne joue pas trop au docteur.
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Lun 23 Mai - 15:33

Bienvenue parmi nous :D

Bonne écriture pour ta fiche coeur1
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 20:32

Merci à tous ! :pervers:

Jake - Je sais pas si j'aurai peur (#selapète) mais je pourrais toujours apporter ma pierre à l'édifice :pervers:

Jasper - Du coup, voilà, t'as vu juste xD. Mais j'pardonne Jake ; pour être chasseur, fallait déjà pas avoir les yeux en face des trous. :hm:

Merci beaucoup, Faye :hihi:

Nolan - Hm, bah, ouais, c'est fort possible :pervers:  Du coup, eh bien, re :hiding:  

Drake - Haha, ça me fait plaisir ! J'espère que tu seras pas déçu alors, forcément What a Face  (Je kiffe l'avatar aussi!)

Annabella - Merci ! Si tu veux, je te ferai passer sur le billard pour pas trop cher, j'suis hyper bon dans mon domaine, même Salina le dit :wooo:  Paraît même que j'ai un scalpel dans les yeux :hm:

Merciii Dante ! Je crois que je suis bon, là :heuh:


Du coup, merci encore à vous :wooo:
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 20:33

Eh ben, c'est pas dommage ! Monsieur se fait désirer.

Je ne le redirai plus jamais, même pas sous la torture - mais c'est triste, bordel :maismais:

Cette fiche, rahlalalalalala. :wooo:

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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 20:43


Fiche validée, hu hu !

Tu es officiellement dingue comme nous !



Have fun le sang-froid.



Maintenant que ta fiche est validée, tu peux visiter les liens ci-bas.

Bottins Pour recenser tes trucs !

Fiche de liens Si tu veux t'faire des copains !

Fiche de sujets Si tu veux étaler tes aventures !

Demandes diverses Si tu as des demandes à faire, fais-toi plaisir !




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Avis de recherche : Un(e) apprenti(e) - me contacter par MP pour les détails.
MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 20:50

:pervers:

Toi?

:pervers:

Bienvenu!

( :lovee: )

_________________

▬ Abyssum abyssus invocat. And this ain't no place for the weary kind This ain't no place to lose your damn mind This ain't no place to fall behind So pick up your crazy heart and give it one more try
   

(c) Myuu.BANG!

   
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 21:14

Pardon princesse, j'ai mis deux jours :farwest:
*Prend un screen de l'aveu*

Quelle validation expresse :heuh: Merci beaucoup Jake !

Moi, toi :pervers:
Merci :lovee:

_________________

©Wade.

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It doesn't matter what name we put on them.
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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Mer 25 Mai - 21:16

Comme j'suis malpolie j'passe après la validation t'sais. Ehm.

Bienvenue ici, amuse toi bien l'vampire !

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You’ve seen my best Turn to the worst I’ve dragged you Right down with me. My life is a line Burning faster every time Happy’s just a dead end street I must turn around and leave. I am always by myself In a sea of self infliction That I felt...



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MessageSujet: Re: Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders. Aujourd'hui à 4:13

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Ce qui vient du diable retourne au diable - Jorgen Anders.

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