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Dead or Alive [Jasper Rhodes]

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Sorcière de la Terre

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MessageSujet: Dead or Alive [Jasper Rhodes] Sam 30 Déc - 5:06

DEAD OR ALIVE

" Me ? A Whitchy-bitch ? Noooo wayy... ! Erm. "


C'est flanquée d'un énorme chapeau noir qui ouvre entièrement sa tête et de grosse lunettes de soleil à motif léopard posées sur son nez que la dame fait son apparition dans le petit bistro. Loin d'être à l'aise, elle sillonne élégamment à travers les tables telle une diva qui ne souhaite pas être reconnue... ce qui a évidemment pour effet de faire tourner presque toutes les paires d'yeux disponibles vers elle. La dame vient s'installer à la table du chasseur blond, près de la large fenêtre. D'un air presque théâtral, elle retire les google de son visage, dévoilant des traits fins, dans la jeune quarantaine, beaucoup trop maquillés. En réalité, madame doit jouer dans les cinquante ans... mais seul monsieur Botox pourrait en témoigner. Lui et monsieur silicone.

« Je suis Margaret. » annonce la dame au chasseur comme si elle lui avouait avoir stationné sa berline luxueuse sur son chat Kiki. « Vous êtes Jasper Rhodes, c'est ça ? Merci d'avoir répondu à mon annonce... la situation est... » pause drama « ... critique, je le crains. »

La dame sort une photo de son sac à main, elle immobilise son geste au moment où une serveuse s'approche pour la saluer. La dame commande un café noir puis attend que l'employée se soit éloignée pour tendre la photo à Jasper.

« Voici mon mari, Hubert. Nous sommes amoureux depuis plus d'un an déjà et mariés depuis deux mois. C'est l'amour de ma vie, mon petit loup tout doux, la prunelle de mes yeux, l'amooourrr de ma vie. »

Une photo du couple, Margaret, le sourire figé, les cheveux bruns ondulés portant une robe bustier qui met outrageusement en valeur sa poitrine 'retravaillé'. À ses côtés, un homme... un jeune homme. Environ 30 ans, d'allure sportive, belle gueule, cheveux courts noirs, yeux d'un bleu perçant, bcbg. On aurait pu croire à une photo mère fils si ce n'était de cette complicité visiblement amoureuse qu'il y avait entre eux. Une intimité presque dérangeante... La dame pousse un profond soupir avant de lever les yeux au ciel d'exaspération. Elle tire déjà un mouchoir de son sac, elle qui a à peine commencé son récit.  

« Tout ça à commencé depuis sa promotion, il y a deux semaines. Il est promoteur immobilier, vous devez le connaître !? Avec Hubert Hetu, c'est comme si c'était déjà veeeenduuu !!! » elle claque même des doigts, la dame, en chantonnant le petit jingle publicitaire, elle frétille des mains, une vraie entertainer... mais la nonchalance du chasseur la décourage rapidement d'insister « Enfin... il a commencé à accumuler les temps supplémentaires. Au début, j'étais contente pour lui... puis il devenu... distant et irritable. C'est comme si ma simple présence le dérangeait... quand je lui posait des questions, il me disait qu'il avait beaucoup de travail, qu'il était un peu à cran et qu'il n'avait pas de temps, de ne pas m'en faire... puis il a commencé à rentrer très tard le soir. Je l'ai même retrouvé, avachi sur le canapé aux petites heures du matin, débraillé et endormi. Et son odeur... cette odeur... horrible ! »

La dame fait une grimace, marque une pause pour remercier la serveuse qui lui apporte son café. Il le prend entre ses mains, zieutant le chasseur en prenant une longue et chaude gorgée.

« Mais tout est devenu clair, monsieur Rhodes. Oh oui, cela ne fait aucun doute... il y a trois jours, Hubert est entré à la maison vers 2 heures du matin dans un boucan épouvantable. J'ai dévalé les escaliers et je l'ai trouvé dans le hall, expulsant l'horrible bile de son estomac, comme un vrai boyau d'arrosage. Puis il a glissé dans sa vomasse et s'est étalé sur le carrelage, inconscient. J'étais terrifiée... et puis j'ai compris... ! Tout est devenu clair pour moi... mon mari... mon mari... » une main sur le torse, la vérité semble trop difficile à avouer « Mon mari était sous le joug d'une ensorceleuse ! Une sorcière, une empoisonneuse !! »

Logique. Évident ! C'est connu qu'il n'y a que le poison qui rend les hommes malades à 2 heures du matin, en particulier celui des sorcières ! Mais, Margaret ne déroge pas, sans attendre, elle ouvre son sac à main à la quête d'une nouvelle preuve de sa théorie surnaturelle.

« Lorsque j'ai pris soin de lui pour le réanimer, j'ai trouvé... ceci dans l'une de ses poches... Elle était déjà vide. »

Margaret dépose une petite fiole sur la table. Une petite flasque de verre travaillé, large dans le bas, étroite dans le haut avec un bouchon en verre lui aussi. Le fond de la flasque est légèrement bleuté, ce qui laisse croire que le liquide qui s'y trouvait était de la même teinte.

« Sentez. Vous verrez bien que j'ai raison. »

Une fine fumée s'évade de la fiole lorsque le chasseur l'ouvre. L'odeur est très prononcé, acide et floral à la fois. Bizarre. Margaret avait peut-être raison de s'inquiéter pour son Hubert après tout... au moins, elle avait le mérite que l'on creuse sa requête.

« Retrouvez cette vipère, chasseur, je vous en supplie... et tuez la avant qu'elle ne prenne la vie de mon pauvre Hubert... sauvez-le, et tous les autres qui subissent sa sorcellerie du diable. »

Margaret conclut son entretien avec Japser en lui offrant la coquette somme de 5000$ dans une enveloppe scellée pour couvrir l'ensemble de ses dépenses et s'assurer de son entière collaboration. S'assurant du même fait qu'il viendrait chercher le reste de la somme une fois le contrat exécuté.

Maintenant, il suffisait de retrouver le mari... Hubert... où Hêeee tu ?  

Un de ces soirs, à Ravenrook.

Un jeune homme aux cheveux noirs traverse le couloir qui le sépare du Hooked Hook. Il prend soin d'abandonner son manteau de cuir au vestiaire, salut le doorman aux allures d'un gorille primitif d'un signe de tête avant de pénétrer son nouveau lieu de vices, le seul endroit où il se sent vraiment chez lui. La musique jazzy, gracieuseté de quelques habitués lui tire un sourire charmant. Ses yeux d'azur s'accrochent aux contours d'une charmante demoiselle qui s'affaire derrière le bar, attiré à elle comme à une sirène des bas-quartiers. Une robe noire mi-cuisse moule ses courbes généreuses, de la nuque aux poignets. Son échine est entièrement découverte, dévoilant une chute de reins à damner un saint. Les cheveux ondulés et rabattus sur son épaule gauche, le maquillage avantageux, le parfum charmeur, il s'avance vers celle qu'il ne délaisse plus du regard. Perchée sur ses escarpins de couleur chair, elle est toujours aussi désirable et avenante. Elle s'approche à sa venue, l'accueillant d'un sourire qui ferait fondre n'importe quel cœur de glace.

« Hubert ! Comment tu vas ?
- Bien... très bien, même.
- Génial ! Je t'offre la même chose que d'habitude ?
- Avec plaisir, ma sirène. »

Ryan hoche la tête amusée, avant de faire tournoyer une bouteille de vodka entre ses mains. Elle y ajoute quelques gouttes d'une bouteille sans étiquette avant d'y foutre le feu et de l'envoyer valser vers son client. La belle n'a pas le temps de s'éterniser avec Hubert que trois autres clients lui réclament de l'attention. Discussions futiles, rires, clin d’œil. Il faut bien gagner son pourboire, non ? C'est dans un bref moment d'accalmie que Hubert revient à la charge, il fait signe à Ryan de s'approcher et elle obéit, un sourire presque malicieux aux lèvres. La blondinette anticipe déjà le sujet de leur conversation à venir.

« Alors... comment tu te sens ? »

Hubert marmonne quelques paroles, mais il se tait lorsque sa voix détonne parmi le bruit ambiant. En réalité, la plupart des clients se sont tus et la musique raisonne en sourdine. Quelque chose perturbe la clientèle et Ryan constate rapidement la cause de ce malaise dérangeant... Une nouvelle tête. Blonde. Un gars bâti, à l'air presque louche. Pas laid pour un étranger. D'où il sort celui-là ? L'homme s'approche du bar, aucunement dérangé par l'effet de sa présence en ces lieux. Une fois assis, le brouhaha renait presque instantanément.

Ryan délaisse lentement Hubert, le sourire toujours tiré au coin des lèvres. La belle ondule puis s'immobilise devant le nouveau, posant ses mains contre le rebord du comptoir, la tête légèrement inclinée, le zieutant une fraction de seconde avant de s'adresser à lui d'une voix mielleuse.

« Bonsoir. »

Simple. Court. Suspicieux. Amusé.

« Vous vous êtes perdu ?... ou vous aviez soif ? ... alors qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? »

Ici, on aime pas les étrangers.

©️ MR. CHAOTIK



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MessageSujet: Re: Dead or Alive [Jasper Rhodes] Mar 2 Jan - 19:00

   
Dead or Alive




I won't shiver. I won't shake. I'm made of stone. I don't break. Start me up. Open my eyes. Turn me loose and you'll see why. I was born, born ready. Staring at the pressure now. I won't quit, not backing down. I am the unknown fighter, a dark horse coming for you.


Hubert. Aucune idée pourquoi, mais j'ai aucun mal à l'imaginer s'étaler dans sa chiasse avec un nom pareil. Le blondin se redresse sur son siège et dévisage la photo qu'il tient entre ses doigts, la photo de Margaret et Hubert, le couple de l'année. En fait, pas vraiment. À regarder comme ça, ils avaient l'air aussi bien assortis que Popeye et Olive. J'ai jamais trouvé qu'ils collaient ensembles ces deux là, va savoir pourquoi. C'était surtout la différence d'âge qui tapait dans l'œil et les styles qui contrastaient un peu trop. En même temps, j'me dis que deux freaks doivent bien s'comprendre.

- Tout ça à commencé depuis sa promotion, il y a deux semaines. Il est promoteur immobilier, vous devez le connaître !? Avec Hubert Hetu, c'est comme si c'était déjà veeeenduuu !!!

Et madame coucou se met à chanter et gesticuler pour représenter fièrement la pub de son loup tout doux, sous le regard blasé du chasseur, qui ne reconnaît pas cette merde et se trouve soudainement bien heureux de mater rarement la télévision. Holy... fuck. J'sais pas si elle permettrait que j'foute ça sur youtube. Du sarcasme, parce qu'il ne foutrait jamais cette shit sur youtube. C'est à ce moment qu'il se dit qu'il aurait mieux fait de ne pas répondre au tel' et qu'il devrait lui charger plus cher pour lui avoir fait endurer ça. Ouais, bah t'as pas la voix de Mariah Carey, Margaret. Et déjà que j'aime pas Mariah Carey...

« C'est pas nécessaire. », grommelle-t-il dans sa barbe, ce qui la coupe net dans son élan.

Elle reprend, lui explique, et pour l'instant il ne voyait rien de douteux dans son histoire. Son mari devait la tromper avec une femme plus jeune et qui chantait mieux qu'elle. J'ai pas d'mal à y croire et j'peux même le comprendre. Lorsqu'elle mentionne que le pauvre Hubert avait dérapé dans sa vomasse, le blondin ne peut réprimer un petit rictus railleur. J'avais raison. Hubert s'étale dans sa chiasse. J'suis trop fort pour traduire les noms en images. Il reprend rapidement son sérieux - avant qu'elle ne le voit se foutre de la gueule de son Hubert - et poursuit de l'écouter attentivement.

- Mon mari était sous le joug d'une ensorceleuse !
Une sorcière, une empoisonneuse !!


Il hausse un sourcil, le blond, franchement douteux de sa théorie à deux balles. Qu'est-ce qui lui faisait croire que c'était une femme, le problème ? N'importe quoi. Il soupire sèchement, déjà agacé, mais se contente de conserver le silence tandis qu'elle continue, en lui tendant une fiole qu'elle avait trouvé dans le veston d'Hubert, presque prête à certifier que c'était du poison. En gros, Margaret ne savait absolument rien et ne faisait que des suppositions sans réelles preuves à l'appui. La fiole ? Vrai, son contenu semblait douteux et cette vapeur qui s'en était échappé - tout comme son odeur - laissait penser que ce n'était pas du Gatorade, mais restait... qu'on ne savait rien. Peut-être que le gentil Hubert n'était pas aussi clean qu'il le paraissait et qu'il avait acheter ce truc là sur le marché noir pour planer. Peut-être que personne ne lui avait donné et si c'était le cas, alors rien ne laissait supposer que c'était une femme ou une sorcière. Une femme, un homme, vampire, humain, sorcier, garou, Hubert lui-même. N'importe qui pouvant s'acheter cette merde ou qui connait quelqu'un qui puisse en faire. Et encore, on sait pas c'que c'est cette merde. Pourtant, il ne dit rien, se contentant de hocher la tête et prendre l'enveloppe qu'elle lui tend.

« J'vous avise quand ce sera fait. »

Et il prend la tangente vers la sortie, se disant que les prochains jours à stalker Hubert allaient être chiants...

***
Trois jours plus tard...


Certains chasseurs exécutaient les contrats sans se poser de questions. Tout ce qui leur importait étaient les gains qu'ils en tiraient, le reste n'avait aucune importance. Que la cible visée soit innocente ou non, ce n'était pas un point qui leur vrillait la conscience. Autant dire qu'ils étaient presque inhumains. Mais Jasper, lui, ne s'était jamais précipité, qu'il soit question d'argent ou non. Pour lui, la chasse avait toujours été d'éliminer les vilains, les vrais assholes qui pourrissaient la vie des autres. C'est pourquoi il faisait toujours des recherches avant, qu'il se renseignait, qu'il prenait le temps de bien analyser la situation avant de passer à l'action. Il ne comptait même plus ces fois où on lui avait offert un contrat, en lui faisant croire que la personne à exécuter était un monstre alors que ce n'était pas le cas. Facile de s'débarrasser de quelqu'un de gênant sans se salir les mains. Et c'est ce qu'il avait fait pendant deux jours et deux nuits. Il avait commencé par suivre Hubert à la trace, observant ses déplacements, son attitude, les endroits où il s'arrêtait, et il avait fini dans le quartier de Ravenrook. Visiblement, Hubert s'arrêtait au Hooked Hook après son boulot et y passait presque toute la nuit. Il entrait dans le bar en pleine forme, mais il en ressortait presque à quatre pattes et gerbait comme un ivrogne qui se serait bourrer la gueule pendant quinze jours. J'suis pas un expert, mais fuck, on gerbe pas comme ça après une cuite. On aurait dit qu'il dégorgeait sa vie au complet, un vrai geyser. Il avait fini par se rendre chez lui, le Hubert, en titubant méchamment et le teint livide. Clairement, il se passait un truc entre le moment où il entrait dans le bar et l'instant où il en sortait. Raison pour laquelle il avait demandé à Paco - un type qu'il connaissait depuis des années et qui fréquentait régulièrement le Hooked Hook - d'aller boire un verre et de foutre discrètement des micro-caméras. Et il avait passé une journée et une nuit complète à mater ce qui se tramait dans le bar via son ordinateur portable. Il ne s'était rien déroulé de particulier dans la journée, mais il avait remarqué dans la soirée la blondie derrière le bar. Non seulement parce qu'elle était loin d'être moche, mais aussi parce qu'on pouvait la voir foutre quelque chose dans le verre de Hubert. Tss tss, la vilaine.

Maintenant, il était persuadé qu'elle était celle qui provoquait les maux d'Hubert, seulement, il ignorait pourquoi. Elle a peut-être une bonne raison d'le faire. Possible. Ou elle était peut-être vraiment une Whitchy-bitch comme le prétendait Margaret. On verra bien.

***

« Bonsoir. Vous vous êtes perdu ?... ou vous aviez soif ? ... alors qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? »

Le blondin offre un charmant sourire à la barmaid tout en sortant une clope et son zippo, avant de répondre, d'un ton avenant...

« Non, j'suis pas perdu. J'ai rendez-vous ici avec un pote... mais j'voudrais bien boire quelque chose en l'attendant. C'qui m'ferait vraiment plaisir, c'est une bonne bière froide, directement à la bouteille. Ce serait gentil, ma belle. », finit-il par dire agrémenté d'un clin d'œil.

Il était sympa, gentil, un client qui ne cherchait pas les emmerdes, seulement venu attendre un ami en buvant une petite bière pour passer le temps. Tu m'trouveras moins sympa plus tard. Fallait pas foutre ta merde dans l'verre de Popeye le babouin. Elle revient avec sa bouteille de bière et il la remercie poliment. Tandis qu'elle s'éloigne pour discuter avec un autre client, il extirpe son tel pour envoyer un message texte à Nev : Ramène-toi maintenant. J'm'emmerde. Il lui avait demandé de l'aider et en même temps, ça lui éviterait de passer la nuit à parler à un mur. Il fallait qu'il attende la fermeture avant de passer à l'action, ça risquait d'être long. Une dizaine de minutes plus tard, Nev arrive - un chasseur de la vieille école, grand brun aux cheveux longs, avec la barbe et le veston en cuir, un peu style motard - et tous les deux décident de s'installer à une table non loin du comptoir, là où ils avaient une bonne vue du bar. Avant de prendre place, le blondin lance un regard en direction de Hubert assit au comptoir, qui ne semblait plus avoir autant de '' pep '' depuis quelques minutes. Inutile de se demander pourquoi.

« T'as garé la voiture à l'arrière ? »
- Yep ! J'ai fais comme tu m'as demandé. Elle nous attend sagement derrière la bâtisse, ta chérie.
« Bien, dans c'cas, nous reste juste à trinquer en attendant qu'la place se vide. »

***
Quatre heures du matin...


La fermeture du Hooked Hook. Les derniers clients venaient de sortir, incluant le pauvre Hubert qui n'arriverait même pas à vendre un taudis avec la gueule qu'il avait. Les seuls clients encore présents étaient... lui et Nev. Nev qui était totalement bourré, au point où il avait du mal à lever sa carcasse. Du moins, c'est ce qu'il faisait croire. Il était quand même doué à son petit jeu, à beugler comme un ivrogne et à vaciller dangereusement sous le regard patient, mais à la fois impatient de la blondie et du doorman, qui n'attendaient qu'eux pour foutre le camp.

« Putain, tu fais chier ! Faut partir, Nev. Le bar ferme et ils attendent qu'on s'tire ! Magne-toi un peu ! », rumine le blond, feignant d'être un peu embarrassé par l'attitude de son pote complètement ivre.
- J'ai perdu ma femme ! Tu peux pas comprendre ! J'peux pas supporter d'vivre sans Josette ! J'veux pas rentrer dans l'appart, y sera vide comme un trou du cul après une grosse diarrhée !

Fuck, c'que t'es con. Réprimant un rire, le chasseur aide son pauvre comparse à se tenir debout, esquissant une fausse mine désolée à la barmaid et son gorille plantés près de la sortie. Nev finit par franchir la porte par lui-même, après avoir marché en zigzaguant et manquant près de tomber sur le doorman au moins deux fois. T'étais pas obligé d'en mettre autant.

« J'suis désolé d'vous avoir fait perdre autant d'temps. C'était pas une bonne idée de l'amener ici. », dit-il en s'arrêtant devant blondie et son collègue, esquissant une moue découragée, avant de leur souhaiter une bonne matinée et de sortir à son tour.

Dès qu'ils sont tous les deux à l'extérieur, ils pressent le pas pour se diriger vers l'arrière du bar, au parking.

- Le doorman, t'es certain qu'il est garé à l'avant ?
« Certain. Y aura qu'la witchy. Tu devrais aller tout d'suite t'étaler à côté d'la bagnole, elle devrait pas tarder. »
- C'est vraiment nécessaire cette mise en scène ? Ce serait pas plus simple d'la choper directement ?
« C'est pas nécessaire, mais on s'amuse là, non ? »
- Tu t'fous d'moi ?

Le blond ricane, bien amusé, lui. Toute cette mise en scène n'était absolument pas nécessaire, il aurait pu se démerder seul et faire sans. Mais l'idée de voir Nev faire un con de lui-même, n'avait pas de prix.

« Quoi ? Moi ça m'amuse vachement de t'voir te démener comme ça pour la cause. Puis ça pimente la soirée. J'vois pas pourquoi tu chiales. J'suis certain que Josette serait fière de toi ! »
- Va chier. J'suis certain que ça marchera pas. Elle va pas gober.
« Aucune gonzesse peut résister à ma gueule de chat potté. J'te dis que ça marchera. Tu veux gager quoi ? »
- Ok... Si ça plante, tu m'devras une pizza de chez Rosita - double extra bacon - et une soirée au moonrise toutes dépenses payées.
« Tu charries, fuck. Ça coûte la peau du cul au moonrise. »
- Écoute, c'est ma réputation qui est en jeu. C'est moi qui doit jouer l'attardé, alors si j'le fais pour rien, tu vas payer, mon salaud !

Le cadet Rhodes s'esclaffe de rire, mais cesse subitement lorsqu'il entend le bruit de talons hauts sur l'asphalte. La barmaid venait d'arriver au parking et elle fouillait dans son sac à main pour chercher la clef de sa voiture. Nev se balance par terre et se fout en position étoile, se mettant à beugler le nom de Josette.

- Joseeeeeeette ! Reviens, Josette ! Tu m'avais promit une baise dans du jell-o ! Mon fantasme, t'en fait quoi ?! Tu peux pas m'laisser comme ça, c'est cruel ! J'sais même pas comment m'faire cuir des oeufs ! J'vais foutre quoi sans toi ?! J'vais devoir appeler ma mère, mais c'est une salope ! J'suis foutu !

Le blondin se met à courir en direction de la barmaid, l'air désespéré, et s'immobilise devant elle.

« Hey ! Tu pourrais m'aider ? Mon pote, j'arrive pas à l'soulever pour le foutre dans la bagnole. J'peux pas le laisser comme ça dans l'parking, c'est inhumain. S'il-te-plais, j'sais vraiment pas quoi faire et j'arrive pas à joindre personne pour m'aider. Ça prendra seulement quelques secondes... s'il-te-plais ? »

Son regard se fait suppliant et il envoie la sauce avec sa gueule de chat potté... mais elle hésite un peu trop. Raaaaaah fuck. Le chasseur fronce les sourcils, l'air vraiment troublé.

« Comment ça s'fait qu'ça fonctionne pas avec toi ? Ma gueule de chat potté, habituellement ça marche. »
- Qu'est-ce que j't'avais dit !, beugle Nev plus loin.
« Ta gueule, toi !... Ouais bon. Maintenant, par ta faute, ça va m'coûter une beurrée. Mais ça fait rien, j'connais une méthode qui fonctionne à tous les coups. »

Et un grand sourire vient border ses lèvres...

***
Une heure plus tard, maison des Rhodes...


Une méthode qu'il avait utiliser si souvent que ça en devenait ennuyant à force. Une bonne dose de sédatif directement injecté, c'était une façon rapide et efficace de mettre quelqu'un chaos. Elle avait eu à peine le temps d'ouvrir la bouche lorsqu'il l'avait agrippé à la nuque pour la tirer vers lui... et faire ce qu'il avait à faire. Cinq secondes seulement et elle s'était affaissée contre lui. Ça faisait une dizaine de minutes que Nev avait quitté les lieux, en lui re-notant ce qu'il lui devait pour la gageure perdue. Maintenant, il était seul avec Ryan Sloane, selon sa carte d'identité qu'il avait déniché dans son sac. La belle Ryan qui devait être sur le point d'émerger de son roupillon et qui n'allait certainement pas apprécier d'être enchaînée au sous-sol sur une chaise. C'est l'prix à payer quand on joue avec le feu.

Le blondin s'installe tranquillement devant elle, tirant une chaise pour y poser son derche, attendant patiemment qu'elle ouvre les yeux. Elle remuait sur son siège et dodelinait de la tête, ça ne devait plus tarder. Il prend le temps de s'allumer une clope et de se saisir de la photo que lui avait montré Margaret, celle où elle et Hubert étaient ensembles. Et il attend tandis qu'elle papillonne des paupières.

« Allez, Ryan Sloane, un p'tit effort, tu y es presque. »

Lorsqu'elle ouvre enfin les yeux et qu'elle semble plus alerte, s'agitant sur son siège en réalisant qu'elle est dans une belle merde, il se redresse, le faciès sérieux, la gueule d'un chasseur qui ne jouait plus et qui avait seulement hâte d'en finir. Si elle s'adresse à lui, il l'ignore, se contentant plutôt de placer devant ses yeux la photo du couple, tapotant de son index la gueule de Hubert.

« J'crois que tu connais Hubert ? À chaque soir depuis quelque temps, il vient au bar, s'assoit au comptoir, et toi... tu lui sers à boire. Tu lui sers un verre, mais tu fous quelque chose dedans, et entre toi et moi, c'est pas d'la boisson. Après quoi, il sort du bar, s'gerbe les tripes dessus et arrive salement déglingué chez lui... c'qui plaît pas à sa femme. Ouais, Hubert, il a une femme, et sa femme... m'a payé pour flinguer la blondinette qui prend son pied à empoisonner son mari. J'crois bien que c'est toi, ça, Ryan. »

Il laisse tomber la photo au sol et fait mine de réfléchir quelques secondes, avant de reprendre...

« Pourquoi est-ce que tu commencerais pas par me déballer votre histoire, à toi et Hubert ? Histoire que j'sache pourquoi t'as envie d'le voir dans un sale état. Ça t'amuse ou y a une raison qui t'pousse à lui pourrir la vie ? »

Si j'peux éviter d'foutre ta cervelle un peu partout dans ma baraque, ça m'plairais bien.



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Dernière édition par Jasper Rhodes le Dim 7 Jan - 1:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dead or Alive [Jasper Rhodes] Mer 3 Jan - 4:13

DEAD OR ALIVE

" Me ? A Whitchy-bitch ? Noooo wayy... ! Erm. "


Le sourire toujours perché aux lèvres, Ryan fait volte-face pour rejoindre un frigo où elle déniche une bouteille frappée du blason du Hooked Hook arborant, bien évidemment, un crochet. Une bière fabriquée sur place et généralement très appréciée des clients. Pour l'étranger, elle choisit la version blonde sans lui demander sa préférence, anticipant ses goûts. Elle craque le bouchon sous le comptoir puis pose la bière devant l'étranger. Le laissant admirer toutes les saveurs locales... erhm.  

« Voilà mon cher, un 5$ bien investi. Et vous m'direz ce que vous en pensez. »
pleine de confiance, elle se penche délicatement pour cueillir la monnaie, le gratifiant une dernière fois de son sourire avant de s'éloigner vers un autre assoiffé.

L'achalandage l'empêche de s'attarder plus longuement auprès d'Hubert, elle le voit d'ailleurs s'impatienter du coin de l’œil, pianotant sur le comptoir du bout de ses doigts. Du calme, Beethoven, ça sert à rien de réinventer les mélodies. Et puis c'est un grand gars brun qui se pointe, Nev, pour ce qu'elle en sait. C'est un chasseur, c'est Gros Dodo qui lui a dit. Ce n'est pas la première fois qu'il vient, il est du genre à avoir le rire gras. Elle lui donne une bière à Nev, puis elle le regarde s'éloigner vers une table en compagnie du blond de tout à l'heure. Y'a que des chasseurs qui peuvent être potes avec des chasseurs. Et le problème avec les groupes de chasseurs, c'est qu'ils ont la descente facile... et qu'ils aiment la boisson autant que les emmerdes.

Un regard sur la grande horloge... La belle profite d'un moment d'accalmie pour s'approcher des tablettes derrière le comptoir et remplir un verre de whisky dans lequel elle laisse tomber discrètement le contenu d'une fiole bleue dont elle dispose ensuite. Invisible, le mélange disparaît dans l'ambré du verre qu'elle offre à Hubert, sans qu'il ne le lui ait commandé. L'homme la fixe, un sourire presque béant aux lèvres. Il avale la moitié du contenu sans la délaisser du regard. Il trouve la main de Ryan qu'il glisse sous la sienne, laissant son pouce la caresser d'un geste entendu.

« ... J'en ai marre d'attendre. Allons-y maintenant.
- ... Chuuut, tais-toi... les murs ont des oreilles, tu l'sais bien... Et tu devrais modérer un peu tes ardeurs, si tu veux pouvoir tenir jusqu'au p'tit matin. » qu'elle couine amusée, avant de le dévisager d'un œil mauvais. Ce a quoi il se contente de sourire distraitement, ressentant déjà les effets de tournis de la potion qu'il venait d'ingurgiter.

Plus les heures passent, plus les clients se font rares. Hubert a pris un taxi, comme convenu. La belle a même fini par oublier la présence des chasseurs, elle qui ne leur accordait qu'un petit regard hasardeux de temps à autre durant la soirée. Du moins, jusqu'à ce qu'ils ne restent qu'eux, ces deux saoulons qui cuvent leur vin un peu trop fort. Ryan en profite pour terminer son inventaire puis s'assure que le comptoir soit impeccable pour prendre un peu d'avance... Le doorman vient s'appuyer le dos au bar en levant les yeux vers la grande horloge qui indique l'heure de fermeture.

« J'vais les foutre dehors par la peau du cul, les dumb and dumber. »
qu'il grogne de sa grosse voix caverneuse.
- Laisse-lui deux minutes, Dodo, tu vois bien qu'il essaye de s'démerder avec son pote, le pauvre. » ricane la belle en levant les yeux vers le blondinet découragé. Le doorman se contente de soupirer en croisant ses gros bras musclés qui menacent de faire craquer sa chemise. « ... mais si l'autre il gerbe sur mon plancher, j'te laisserai t'en servir comme mope. »

Faut dire qu'elle souffrait pas d'une très grande empathie lorsqu'elle était pressée par le temps. Et si Nev préférait claquer son fric dans un tonneau d'bière et s'humilier avec des métaphores foireuses au lieu d'acheter des fleurs à sa Josette pour se faire pardonner d'être un gros connard, bah elle comprenait pourquoi elle s'était tirée, sa Josette. Tsss. Les deux chasseurs titubent -enfin- jusqu'à eux. Le blondin exprime ses excuses pour tout le brouhaha, bah tiens, au moins y'en a un des deux qui sait se tenir. Ryan force un sourire, évitant un mouvement de bras de Nev qui passe proche de lui péter le nez. Le chasseur sent un mélange heureux d'houblon et de tabac... odeur qui lui fait froncer le nez. Ryan pose sa main sur l'épaule du pauvre ivrogne déboîté de la vie, une caresse qui se veut chaleureuse, pleine de compassion avec un brin subtile de tu vas décalisser mon grand, j'aimerais foutre le camp d'ici.

« C'est rien les gars... et quoi que tu fasses pour récupérer ta Josette... ne le fais surtout pas ce soir, c'est compris !? Allez, bonne nuit les gars, c'est l'heure d'aller au lit. »

Dodo escorte les derniers clients puis verrouille la sortie derrière eux. Lorsqu'il revient près de Ryan, elle s'affaire à calculer la caisse et compléter rapidement les dernières paperasseries. Elle dispose des billets dans une enveloppe scellée qu'elle tend à Dodo.

« Tiens, voilà le cash, tu peux t'en occuper ? Désolée, je suis un peu pressée ce soir. » la belle a déjà récupéré son manteau qu'elle enfile puis jette son sac à main sur son épaule.  
« ... Uhum... Me dis pas que t'as un rendez-vous à cette heure ?
- ...Eeeh... On peut dire ça...
- Hm. Bon. Ben... J'en ai pour deux minutes.
- Nenon, te presse pas,... ça va aller ! Je suis stationnée tout près. Merci Dodo, bonne nuit, à demain. »

Elle lui embrasse la joue avant de quitter le bar, laissant le doorman un peu sceptique derrière, lui qui n'aime pas la voir se balader toute seule à cette heure... surtout à Ravenrook. La belle prend son iphone pour texter Je serai là dans 15 minutes. à celui qui porte le surnom 'H.' dans sa longue liste de contacts. Ryan délaisse son téléphone pour partir à la recherche de ses clés, son défi quotidien. Comment on peut trainer autant de trucs inutiles dans une sacoche, sérieusement !? Elle pourrait survivre 2 mois dans l'bois avec tout ce qu'elle traine là-dedans. Kit à manucure SOS ongle brisé, rouge à lèvres... brillant à lèvres... paquet de mouchoirs, porte-feuille... eeeeh... paquet de gomme vide... encore un rouge à lèvre... paquet de gomme à moitié entamé, vieilles factures chiffonnées... sac de noix ouvert depuis deux semaines... merde, y'a des noix au fond du sac... Voyons ! où sont ces foutues clés !? C'est con, pourtant, elle entend le cliquetis métallique qui se mélange aux échos de ses talons qui claquent le bitume. Elle ne regarde pas devant, c'est sans doute pour cette raison qu'elle sursaute en entendant une voix hurler Josette. Elle redresse la tête au moment où ses doigts s'enroulent autour de ses clés. Le cœur battant, elle s'immobilise en reconnaissant les deux chasseurs qui devraient déjà être loin. Deux hommes saouls contre la blonde en talons à 4h du mat'... génial. La belle déglutit, sentant une vague de stress lui grimper le long des tempes. Elle hésite à bouger... peut-être qu'ils étaient trop distraits pour se soucier de sa présence, nah !? Elle arrête pratiquement de respirer. Nev' avait l'air... très très occupé à ... s'étendre sur l'asphalte et se laisser mourir. Peut-être même qu'elle devrait appeler les flics ? OH SHIT ! Le blondin s'approche... et pas qu'un peu. La belle fait même un pas de recul devant son empressement avant d'étirer un sourire qui dissimule assez bien la peur qui s'installe graduellement en elle. Du calme chérie. Pas d'panique. Elle laisse discrètement la pointe de ses clés remonter entre ses phalanges, se donnant des airs d'une Vulverine à talons aiguilles.  

« Hey ! Tu pourrais m'aider ? Mon pote, j'arrive pas à l'soulever pour le foutre dans la bagnole. J'peux pas le laisser comme ça dans l'parking, c'est inhumain. S'il-te-plais, j'sais vraiment pas quoi faire et j'arrive pas à joindre personne pour m'aider. Ça prendra seulement quelques secondes... s'il-te-plais ?
- Eeeh... écoute, vu comment il semble mou, ton pote, j'crois pas que j'te serai d'une grande aide... vaut mieux que j'laisse ça à Gros Dodo... qui doit... être juste là... derrière moi... il fermait le bar... GROS DOODOOO !!!? »  

Tu veux pas savoir pourquoi on le surnomme Gros Dodo, hein, pas vrai !? Pas seulement parce qu'il s'appelle Dominique et qu'il est baraqué comme un taureau, mais plutôt parce qu'il peut envoyer quelqu'un magasiner chez le marchand de sable juste en lui cognant la caboche d'un seul coup de poing. Et elle regarde par dessus son épaule, pour insister sur le fait qu'elle n'est pas seule... même si visiblement... c'est le cas... Elle finit par sourire un peu stupidement, en hésitant toujours... héhéhéhé... hé. Parce qu'elle lui a dit qu'elle voulait pas l'attendre, Gros Dodo et que lui il doit en avoir profité pour aller couler un bronze aux chiottes pendant 20 minutes parce qu'il joue à Candy Cruche sur son cell...... Elle recule d'un autre pas, alors que lui, le blond, il reste planté là à la dévisager avec sa drôle de gueule comme si son chili con carne lui passait de travers dans l'bide. Ryan bat des paupières avant de le dévisager à son tour, serrant un peu plus ses clés entre ses doigts.

« Comment ça s'fait qu'ça fonctionne pas avec toi ? Ma gueule de chat potté, habituellement ça marche. »
- Qu'est-ce que j't'avais dit !, beugle Nev plus loin.
« Ta gueule, toi !... Ouais bon. Maintenant, par ta faute, ça va m'coûter une beurrée. Mais ça fait rien, j'connais une méthode qui fonctionne à tous les coups. »


Un piège... ! Elle avait bien eu raison de se méfier de ces deux trous du cul de comédiens du dimanche !! La belle ouvre la bouche pour glousser avant de lui balancer son sac à main.

« Prenez tout... mais laissez moi tranquille... ! »

Qu'ils le gardent, et tout ce qu'y'a dedans... Bon, ils seront peut-être pas riches, mais au moins... ils auraient de quoi survivre dans le bois pour deux mois... Ryan pousse un hurlement à demi-étouffé, choquée de sentir ses pieds obéir à une force qui s'accroche à sa nuque. La seule chose dont elle se souvient, c'est d'avoir écorché le corps qui s'agglutinait au sien d'un coup de griffes de Vulverine... et puis l'océan noir l'engouffre dans les bas-fonds.

???, ??? - Une heure plus tard.

Un grognement sourd. La belle roule une épaule, puis l'autre. Elle fronce les sourcils avant d'ouvrir une paupière, puis l'autre. La lumière l'agresse, assez pour qu'elle se redresse en faisant tinter les chaînes qui la retiennent assises. Les... LES CHAÎNES !? OH FUCK, OH SHIT ! Non... non !! La belle se tortille, tire sur ses liens en gémissant comme une damnée.

« Qu'est-ce que... non... où... je... que... quelle heure... quelle heure il est !? Mon sac... mon sac il faut ...
- J'crois que tu connais Hubert ? À chaque soir depuis quelque temps, il vient au bar, s'assoit au comptoir, et toi... tu lui sers à boire. Tu lui sers un verre, mais tu fous quelque chose dedans, et entre toi et moi, c'est pas d'la boisson. Après quoi, il sort du bar, s'gerbe les tripes dessus et arrive salement déglingué chez lui... c'qui plaît pas à sa femme. Ouais, Hubert, il a une femme, et sa femme... m'a payé pour flinguer la blondinette qui prend son pied à empoisonner son mari. J'crois bien que c'est toi, ça, Ryan.
- ... qu oi !? »

Les battements déjà erratiques de son cœur s'accélèrent. La panique lui tord l’œsophage, si bien qu'elle a du mal à respirer ailleurs que par sa bouche trop sèche. Et sa caboche massacré par un horrible tournis. Ses yeux ne parviennent pas à se concentrer sur l'image qui se dandine devant son regard. Elle va crever. Elle va mourir, ici, dans cette cave dégueulasse, au milieu de nulle part !!! Ohmygod. Ohmygodohmygod. Mais à ce rythme, elle risque de se taper une crise d'apoplexie avant que le chasseur se soit mis à la besogne. Ce serait quand même con de lui couper l'herbe sous l'pied en crevant, non... ce serait trop facile. Ryan finit par inspirer... avant de plisser les yeux.

« ... Hubert est marié... ? » qu'elle couine ... « Il est marié... à cette femme là ? » elle plisse les yeux un peu plus avant d'approcher son regard. « ... on dirait sa mère... » qu'elle conclut dans une étrange grimace, un brin surprise. Elle finit par hocher la tête en fronçant un sourcil, relevant ses yeux larmoyants vers ceux du chasseur. « J'ai jamais vu cette femme, j'le jure. Et je savais pas qu'Hubert était marié... tu crois vraiment que les clients racontent toujours la vérité quand ils me parlent de leur vie et de leurs misères !? Bah non... moi c'que j'sais d'eux... c'est ce qu'ils me racontent... combien j'en ai entendu se vanter qu'ils étaient médecin, homme d'affaires ou ... ou dompteur de requins ! Si tu savais le nombre de conneries que j'entends par jour, t'en aurais mal à la tête toi aussi... mais moi, que tu sois Batman ou... le Pape tant que tu paies ce que tu m’dois, j'en ai rien à foutre... »

Ryan soupire longuement en se laissant choir sur son assise. Sa tête tombe légèrement vers l'arrière, désespérée. Toutes les preuves jouaient contre elle... et si un contrat était tombé sur sa tête... elle devrait l'amadouer... le problème, c'est qu'elle ignorait si il était vertueux ou véreux... Si elle lui parlait de ce qu'elle tramait avec Hubert... peut-être que ce serait un argument suffisant pour lui trancher la tête... alors quoi... lui proposer une somme supérieure à celle promise pour sa tête ? ... ce serait pas une preuve de sa culpabilité, ça !? RHHHAAA !!!

« Pourquoi est-ce que tu commencerais pas par me déballer votre histoire, à toi et Hubert ? Histoire que j'sache pourquoi t'as envie d'le voir dans un sale état. Ça t'amuse ou y a une raison qui t'pousse à lui pourrir la vie ?
- Non ! Mais... mais non... Hubert est consentant il... »

Elle ouvre la bouche, mais s'interrompt soudainement en fixant le vide.

« Hubert ! Oh non... j'devais le retrouver après mon chiffre de ce soir... Depuis combien j'suis là ? Oh non... vous... tu. Tu dois m'amener. Oui ! C'est ça ! Viens avec moi au Motel Chez Tatie-Joe, c'est là qu'il m'attend... Et tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux... sur sa femme débile... Tu verras bien que ça c'est qu'un gros malentendu... et que j'ai rien à m'reprocher ! »

Pourvu qu'il y soit encore. Pourvu qu'il n'ait pas entamé la dernière phase du traitement tout seul comme un con... Et par pitié, qu'il la détache, qu'il lui rende son sac qu'elle puisse gober ses médocs'...

« Pitié... j'suis pas une méchante sorcière... j'suis loin de l'être, faut m'croire... »

C'est le regard suppliant qu'elle insiste. De ses mirettes claires humides qui la rendent outrageusement humaine et vulnérable. Faut dire que le secret du regard de chat potté, c'est l'honnêteté.

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MessageSujet: Re: Dead or Alive [Jasper Rhodes] Dim 7 Jan - 7:03

Dead or Alive




I won't shiver. I won't shake. I'm made of stone. I don't break. Start me up. Open my eyes. Turn me loose and you'll see why. I was born, born ready. Staring at the pressure now. I won't quit, not backing down. I am the unknown fighter, a dark horse coming for you.


Margaret Hetu. Profession : Sugar mommy. Margaret et Hubert formaient un couple... à chier, pour faire simple. C'est ça. Sa maman. Et elle aimerait bien continuer à lui donner l'sein. Sauf que toi, t'es un problème. Pour l'instant, elle n'était qu'un problème pour Margaret, Margaret qui croyait dur comme fer que son mari se faisait rouler par une sorcière. Le problème, c'est que Margaret se montait des histoires sans savoir si son imagination de paranoïaque se rapprochait de la vérité. La captive s'agite et il la dévisage silencieusement, implacable, tandis qu'elle lui parle - les yeux larmoyants - de son job, en gros, de ce qui ne l'intéresse pas. Raison pour laquelle il ne fait aucun commentaire, préférant plutôt la questionner sur sa relation avec Hubert, le bourreau des cœurs.

- Non ! Mais... mais non... Hubert est consentant il... Hubert ! Oh non... j'devais le retrouver après mon chiffre de ce soir... Depuis combien j'suis là ? Oh non... vous... tu. Tu dois m'amener. Oui ! C'est ça ! Viens avec moi au Motel Chez Tatie-Joe, c'est là qu'il m'attend... Et tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux... sur sa femme débile... Tu verras bien que ça c'est qu'un gros malentendu... et que j'ai rien à m'reprocher ! »
« J'en ai rien à branler d'Hubert. C'est à toi que j'pose les questions. »
- Pitié... j'suis pas une méchante sorcière... j'suis loin de l'être, faut m'croire...

Le blondin soupire sèchement, un peu impatient, un peu mécontent, un peu écœuré de réaliser qu'il était merdique à faire des gueules de chat potté alors qu'elle, elle y arrivait en deux secondes. J'fais quoi d'pas correct ? C'est peut-être la barbe l'problème. J'ai plus l'air d'un grizzly qu'un chat qui poutte. Ouais bah, fuck off l'chat potté, j'vais pas m'la raser. Il ne dit rien, prenant le temps de terminer sa cigarette avant de la laisser tomber dans une bouteille de bière vide. Elle semblait sincère en apparence, mais est-ce qu'elle l'était vraiment ? Putain, si les gens arrêtaient d'mentir comme ils respirent, la vie serait plus facile. Croisant les bras sur son poitrail, la jaugeant attentivement, il s'apprête à parler lorsque son téléphone cellulaire sonne. Agacé, il sort son flingue ainsi que le tel, envoyant une œillade éloquente à blondie, lui signifiant clairement qu'il allait décharger son arme sur elle si elle se risquait à gueuler.

« Rhodes. »

Et ça parle à l'autre bout. Une voix qu'il reconnaît et qui déjà commence à l'énerver. Margaret et son timbre de poulette hystérique, méthode rapide pour se donner un mal de crâne.

« Elle est devant moi... Attendez deux secondes. », grommelle-t-il, foutant le tel sur main libre pour que la barmaid puisse entendre Margaret, qui tenait à lui dire quelques mots d'amour. « Vous pouvez parler, elle entend. »

- Bien ! Alors, la pétasse, comment on se sent ? Prête à affronter la mort ? Tu ne toucheras plus jamais à mon mari ! C'est ce que les petites putes comme toi méritent !

Le blondin lève les yeux au ciel et impatient, la coupe dans son monologue très émouvant.

« J'vous ai dit que j'vous aviserais une fois que ce serait fait. »
- Monsieur Rhodes, justement, ce n'est pas encore fait ? Je sais que ça fait au moins une heure qu'elle est en votre compagnie, qu'est-ce qui tarde autant ? Je ne vous paye pas pour vous tourner les pouces !

Le chasseur fronce légèrement les sourcils, se demandant comment cette névrosée pouvait être au courant. Connasse de fuck.

« Vous m'avez fait suivre. J'peux savoir pourquoi ? »
- Je n'ai confiance en personne, monsieur Rhodes, et les chasseurs n'ont pas une bonne réputation. Je voulais simplement m'assurer que vous faisiez votre job.
« J'apprécie pas d'me faire suivre. Et j'apprécie pas non plus qu'on m'dise comment faire mon... »
- Suffit ! Vous allez terminer le travail, maintenant. Vous avez cette pétasse sous le coude, tout ce qu'il vous reste à faire, c'est de l'achever. Je veux que vous le fassiez tout de suite. Si vous ne le faites pas maintenant, alors je vous retire le contrat et je l'offrirai à des personnes plus qualifiées pour l'exécuter. J'ai des ressources et je n'hésiterai pas à les utiliser. Je n'ai qu'un coup de téléphone à donner pour en finir avec cette catin. Vous le faites ou quelqu'un d'autre s'en chargera, je m'en moque !

Le chasseur esquisse une moue dubitative, retenant l'envie de l'envoyer chier directement et de lui dire de se foutre son contrat bien profond dans son trou du pet'. Margaret était le type de "client" qu'il détestait. À toujours fourrer leur nez dans les affaires des autres, à être trop envahissant et pressé, se foutant des dommages collatéraux. Beaucoup de chasseurs lui demanderaient pour qu'elle raison il tardait autant, et ceux-là étaient comme Margaret. Achetez-vous une conscience. Ce n'était pas vraiment une question de conscience, du moins, pas totalement. C'était une question de... bien faire les choses ? J'suis un bon gars, moi. J'tue pas des gens qui méritent pas d'crever pour du cash. Il était chasseur, pas un tueur à gages. Il ignorait si Ryan Sloane était coupable ou non, mais maintenant, il s'en fichait. Si Margaret voulait refiler le contrat à quelqu'un d'autre, aucun problème. Tu m'casseras plus les couilles. Pourtant, en parfaite contradiction avec ce qu'il pense...

« Okay. J'm'en charge maintenant. »

Le blondin dépose le téléphone au sol, Margaret toujours en ligne. Lentement, il se lève de son siège et s'assure que son flingue est chargé. Une fois fait, il braque le canon vers la tête de blondie, le regard aussi froid... qu'un homme sans pitié.

« Désolé. C'est rien d'personnel. »

Et elle se met à hurler, la blondie. Elle hurle, supplie, secoue la tête, et chiale comme une madeleine. Continue, c'est c'que j'veux. On peut entendre Margaret glousser et il était presque facile de l'imaginer avec un sourire de grinch étampé sur la bobine. Putain d'sadique., pense celui qui tient l'arme du crime. Clic clic. Et sans plus attendre, son doigt appui sur la détente, deux fois. Deux balles sont crachées du barillet, deux projectiles qui sifflent à deux centimètres de la tête de Ryan et vont s'éclater dans le mur derrière elle. La blondie, sous le choc, semble avoir du mal à reprendre ses esprits et lorsqu'elle le regarde enfin, il porte un index à ses lèvres pour lui faire comprendre de les laisser fermer.

- Enfin, un problème de réglé ! Merci monsieur Rhodes !
« J'vous envoie une photo du cadavre dans dix minutes. »
- Dix minutes ? Pourquoi pas maintenant ?
« J'dois aller aux chiottes. »
- Ça vous prend dix minutes pour aller aux toilettes ?
« J'ai envie d'chier et j'suis constipé. Vous voulez d'autres détails à ce sujet ou j'peux y aller ? »
- Bon sang... très bien. Faites donc ce que vous voulez.

La communication se termine sur ces belles paroles qui schlinguent. Il range le flingue, le tel, et sans rien dire, délaisse la barmaid traumatisée au sous-sol pour gravir rapidement les escaliers, prenant tangente vers la cuisine. Dix minutes pour fabriquer du faux sang. Pourquoi j'me casse le cul pour elle, on peut m'le dire ? Ça devait être sa gueule de chat potté. Grommelant quelques jurons, il fouille rapidement dans le garde-manger et le réfrigérateur. Il finit par sortir du miel et du colorant rouge et vert. Ça va faire d'la putain d'chiasse toute collante grmph. Il se démerdait avec les moyens du bord. Il passe au moins cinq minutes à essayer de donner une teinte crédible à cette chiasse et à lui donner la bonne consistance pour retourner ensuite au sous-sol avec son contenant.

« Bouge pas. », qu'il ordonne, déposant contenant près d'elle et extirpant son couteau de chasse de sa ceinture.

Il taillade le tissu de son haut à la poitrine, deux petites déchirures qu'il malmène ensuite avec ses doigts, pour leur donner plus ou moins l'apparence de deux trous de balle. On s'en fout, j'prendrai la photo d'loin. Ensuite, il se met à la tartiner de chiasse rouge, en essayant de ne pas exagérer, d'en mettre juste ce qu'il faut. Deux balles dans la poitrine, ça faisait pas tant de bouillie sanglante, un minimum suffisait. Si elle y croit pas, bah fuck, j'aurai essayé. En vérité, ça semblait assez crédible. J'aurais dû faire carrière à maquiller les clowns dans les freakshows. Il pousse rapidement son bordel, s'essuie rapidement les mains et se recule de quelques pas avec son tel.

« Fais la morte. »

L'éclairage du sous-sol était tamisé et puisqu'il prenait la photo à une bonne distance, elle ne tiquerait pas sur les détails, la Margaret. Une fois la photo prise, il l'envoie, en espérant qu'elle n'allait pas capter l'arnaque. Bon, il n'était pas con au point de croire que c'était certain qu'elle allait tomber dans le panneau, mais en cas contraire, au moins ça donnerait un peu de temps à blondie pour foutre-le-camp de salem, si elle avait de la chance. Il contourne la chaise pour ouvrir le lourd cadenas afin de la libérer de ses chaînes et se plante devant elle, le faciès imperturbable.

« J't'ai pas tué, mais y a une condition qui vient avec. Tu dois dégager d'Salem au plus vite et plus revenir. J'me fous d'la destination, j'me fous de c'que tu feras après, mais si Margaret te croise à Salem, bien en vie, j'risque d'avoir des représailles et toi, tu boufferas des pissenlits par la racine. Alors, tu disparais. Tu voulais pas d'cette vie là ? C'est pas mon problème. Déjà, t'as d'la chance de respirer encore. »

Pas faux, quand même. Il risquait de se foutre dans la merde pour elle, le moins qu'elle puisse faire, c'était de lui rendre le service, c'est-à-dire se tirer loin d'ici et ne plus se montrer dans les parages.

« Va falloir que tu sortes d'la baraque, l'problème, c'est qu'la gentille Margaret doit être pas loin à mater tout c'que j'fais. Elle te verra sortir, alors va falloir qu'on m'voit trimballer ton cadavre et le foutre dans l'coffre de ma bagnole... j'te dépose où tu veux... et ensuite, tu t'démerdes. »

C'était risqué. Si Margaret décidait de le traquer en voiture pour voir où il allait larguer le cadavre ou seulement parce qu'elle doutait l'arnaque, ça allait leur péter à la gueule. Ouais bah, un problème à la fois.

« J'te dépose où ? Au Tatie-Joe ? Chez une copine ? Réfléchis vite. On a pas d'temps à perdre... j'reviens, j'vais garer la voiture à l'arrière. »

Sans un mot de plus, le blondin disparaît du sous-sol, la laissant seule à réfléchir sur son avenir prometteur. Tu devrais aller au Mexique, c'est bien là-bas. J'espère seulement que tu seras pas assez stupide pour aller draguer un Huberto El Casanova.


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