Partagez|

I'm An Emotional Wreck

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Loup-garou Beta

Date d'inscription : 04/06/2016
Messages : 62
Rp postés : 33
Avatar : Jensen Ackles
Âge du perso : 25 ans
Groupe du perso : Loup-Garou
Disponibilités : 1/4
Liens infos :
Fiche de présentation
Fiche de liens
Fiche de RPs

Avis de recherche :
► Werewolves Who Attacked Him:
L’été dernier, Jason est allé camper avec des amis au beau milieu des bois. Alors que la pleine lune brillait de mille feux dans le ciel, deux lycanthropes ont attaqué le petit groupe d’amis. L’un d’eux a poursuivi Jason dans la forêt pour finalement lui marquer la jambe par une griffure. Seul Jason a survécu.


Multis : Alyson Owens
MessageSujet: I'm An Emotional Wreck Ven 22 Déc - 2:21

Septembre 2017…

Les yeux rivés sur l’écran, les pieds croisés sur la table basse du salon, Jason plongea la main dans son bol de chips au ketchup. Il en engouffra deux ou trois dans sa bouche, mastiquant bruyamment. Il lécha ses doigts avant de se redresser, tendant le bras en avant pour attraper la bouteille de bière déposée sur la table basse juste à côté de ses pieds. Un sourire se dessina sur les lèvres alors que le film approchait de sa scène préférée. Le prédateur laissa tomber son masque dans l’eau. Un plan sur le visage d’Arnold Schwarzenegger, puis sur le vrai visage du prédateur qui faisait aller ses mandibules.


- You’re one ugly… Motherfucker, dit Jason en cœur avec Schwarzenegger.

La sonnerie de la porte d’entrée retentit la seconde suivante. Sachant que son oncle n’était pas encore rentré du travail, il attrapa la manette de son Xbox One et figea l’image sur le prédateur qui allait ouvrir la bouche pour crier avant de s’approcher de Schwarzenegger.

Il se leva en bâillant longuement. Il n’avait pas très bien dormi. Encore une fois, le souvenir de la morsure de Cassie l’avait hanté toute la nuit. Il avait ruiné sa vie. Normalement, le fait qu’elle soit vivante l’aurait réjoui. Mais, il l’avait condamné à une vie maudite. Et il n’arrivait pas à savoir ce qui avait de pire : servir de dîner à une énorme bête sanguinaire ou devenir une énorme bête sanguinaire?

La surprise fut lisible sur ses traits lorsque la porte s’effaça pour laisser place à une belle femme blonde. Lysandra De Nerval. Il n’aurait pu oublier un tel visage même s’il l’avait voulu.


- Lys? commença-t-il, en s’appuyant contre le cadre de la porte. Qu’est-ce que tu fais ici? Je t’en prie, entre…

Il s’écarta du chemin, la laissant passer. La dernière fois qu’il l’avait vue, c’était à la fin de l’été, il y a deux ans. Amant d’un été, Jason l’avait quittée, retournant à Portland le lendemain. Quand il était revenu à Salem, s’y installant pour de bon, il avait appris qu’elle n’était plus en ville. Il ne s’attendait pas à la revoir. Pas ce soir…

Nuit de pleine lune de septembre 2017…

Couché sur une planche à roulette sous un pick-up, Jason joua des talons, roulant jusqu’à ce qu’il puisse entièrement se relever. Il essuya ses mains tachées de graisse sur un torchon blanc déjà noirci par endroits, se disant qu’il ne devrait plus avoir de problème maintenant avec ce pick-up. Il attrapa la lumière qu’il avait glissée sous le camion afin de voir ce qu’il faisait et la déposa sur un coin de table. Puis, il ramassa les outils utilisés qu’il replaça à leur place initiale. Le mécanicien attrapa la clé de contact et la fit glisser dans la serrure. Dès que l’engin roula, il comprit que le problème était réglé. Il la conduisit jusqu’à l’extérieur du garage, la stationnant non loin de la porte d’entrée.


- Peter Johnson? dit-il en entrant dans la salle d’attente.

Un grand homme aux long cheveux roux déposa le magazine de voitures qui était  à la disposition des clients sur le tas de revus qui reposait sur une petite table carré à côté de lui, se leva et vint à sa rencontre. Jason lui redonna sa clé et lui donna la facture tout en lui expliquant les réparations qu’il avait faites. L’homme paya  par carte de crédit, le remercia et repartit aussitôt dans son camion. Jason remplit la paperasse liée au travail qu’il venait de faire, passa à la salle de bain se débarbouiller, alla se changer et sauta dans son Impala noire qu’il démarra. Il prit la direction de la maison de son oncle.

Le soleil baissait dans le ciel, rappelant au brunet qu’aujourd’hui, c’était une nuit de pleine lune. Il avait toujours cru que ce serait comme dans les films. Qu’il pourrait la sentir approcher. Sentir son pouvoir s’exercer sur lui. Mais, ce n’était pas le cas. La transformation était bien plus douloureuse qu’on pouvait l’imaginer. Dès que le soleil se couchait, Jason ne se sentait ni plus fort, ni plus puissant. Le soleil était déjà couché quand l’Impala s’engagea dans l’allée de la maison. Il se dépêcha à rentrer et il commença à charger le coffre de sa voiture. Des vêtements de rechange, des chaînes enchantées, des provisions pour le lendemain matin…



Janvier 2018…

Le temps des fêtes étaient passés. Une nouvelle année commençait. Et elle avait amené un flot de changements à Salem. Pour commencer, une nouvelle mairesse avait été élue. Ludivine Delacroix. Et elle semblait beaucoup trop bonne pour l’être. Pour Jason, il était clair qu’elle était le diable en personne. Son opinion se renforcit quand  la vidéo qui fit découvrir à toute la ville entière l’existence des lycanthropes passa au journal télévisé, les faisant passer pour des monstres violents et sanguinaires. D’accord, les loups-garous étaient peut-être un peu dangereux, mais ce n’était pas de leur faute! Enfin, c’était sa nouvelle philosophie. Il était passé du stade de « Je suis un monstre! » à celui de « Ce n’est pas de ma faute! » dès qu’il avait vu le bulletin spécial aux nouvelles télévisées de 22h. Ouais, il travaillait cette journée-là et n’avait pas la moindre idée que son petit monde venait d’être chaviré. Trop occupé à remettre sur pied une Honda Civic 2010, il avait manqué au moins un message vocal et quatre écrits de son oncle qui lui avait demandé de le rappeler aussitôt qu’il aurait ce message. Et un dernier qui lui demandait de venir directement à la maison après le travail.

Les règlements qui s’ensuivirent n’attisèrent que la haine que Jason éprouvait envers cette femme. Et il vint à la conclusion qu’il devait absolument maîtriser ses émotions avant de se faire repérer, qu’il devait arrêter d’oublier la pleine lune et qu’il devait recommencer à utiliser ses jolies chaînes. Les balades en forêt les nuits de pleine lune, c’est bon pour la santé du loup, mais pas pour la sienne. Il n’avait pas envie de se faire tirer dessus alors qu’il est sous sa forme animale. Ce n’est pas bien d’endommager un si beau costume. Bref, passer inaperçu, c’était le mot d’ordre, maintenant. Ok, ça l’a toujours été, mais Jason est loin d’être doué pour ça… Il avait donc fait ses valises et emménagé dans le sud de Salem. Là où on ne sera pas sur son dos pour ce qu’il est. Un nouveau cycle de lune commençait. Une nouvelle vie commençait. Enfin, il l’espérait.

Assis sur le canapé, un match de football américain se déroulant au petit écran, le brunet attendait Lysandra. Elle lui avait dit qu’elle passerait le voir afin qu’ils travaillent sur ses émotions. S’il continuait à se laisser envahir par eux en publique, il allait finir par se transformer partiellement devant un être purement humain. Et il risquait de finir avec une balle dans le crâne. Ou pire encore, il pourrait finir avec une puce d’identification comme un chien dans le laboratoire Solaris Corp à servir de sujet d’expérience. Ce qu’il redoutait plus que tout. Tambourinant de l’index sur sa jambe droite, le coin de la manette de la télévision contre le coin de ses lèvres, il fixait l’écran sans vraiment prêter attention. Parfois, il relevait la tête pour voir l’heure. Dès qu’il entendit sonner, il se leva d’un bond. Il jeta un coup d’œil dans le judas de la porte avant d’ouvrir.


- Bonsoir, Lys, lui dit-il en lui faisant la bise. Entre, entre…

Il s’effaça pour la laisser entrer avant de refermer la porte d’entrée, prenant bien soin de la verrouiller. Puis, il se dirigea vers la cuisine.

- Tu veux quelque chose à boire? Est-ce que t’as mangé?

Le brunet avait déjà ouvert la porte du frigo, regardant ce qu’il pouvait lui offrir. Il lui jeta un regard, une de ses mains sur le côté de l’appareil ménager, l’autre tenant la poignée de ce dernier…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sorcière de l'Énergie

Date d'inscription : 17/10/2017
Messages : 135
Rp postés : 17
Avatar : Sasha Luss
Âge du perso : 25 ans
Groupe du perso : Sorcier
Disponibilités : Noyée
Liens infos : PrésentationLiensRps

Avis de recherche : ‡ Des amants/amantes
‡ Des collègues et des cliens
‡ Des personnes du passé qui ressurgissent
Armin De Nerval
MessageSujet: Re: I'm An Emotional Wreck Hier à 21:59



❝ I’m an emotional wreck


Jason & Lysandra
Come on, come on now Oh we got to show them something With time slipping away I can't say what I'll do... You got nothing to say When I tell you who's who... Cos' I'm the big bad wolf And I'm blowing down your neighborhood △


Septembre 2017

C’était difficile de revenir à Salem. Lysandra y avait repris sa vie, malgré elle. Après le deuil de Louis, après avoir fuit tout ce qui pouvait lui ressembler de près ou de loin, elle cherchait au contraire à se souvenir. C’était peut-être un cap, comme on disait. Elle avait passé l’épreuve. Ou à peu près. Parce qu’elle ne pourrait jamais s’en purger totalement. Jamais. Elle avait eu Louis dans la peau et elle l’aurait pour toujours. Alors elle était venue écouter les récits que Salem lui murmurait à la nuit tombée, s’imprégner de l’air de ses rues où la débauche s’y pâmait, et respirer le délicieux effluve du Mal qui l’avait enfanté parmi tant d’autres. Et même si la perfide ne pouvait s’empêcher d’accepter encore des contrats de mise à mort, elle avait trouvé ancrage au Red Lounge, la crème de la crème vampirique. Pourtant, ce soir, elle était hésitante, marchant, fébrile et haletante, dans les rues qui l’avaient vu naître dans le secret, et qui la voyait maintenant, jeune femme orpheline en proie aux souvenirs. Lysandra avait osé y revenir. Elle avait osé marcher jusqu’au manoir De Castel, abandonné, rongé par la végétation, squatté… Dans sa tête flottaient encore les images de cette offense profonde, la violation de la mémoire de Louis. C’était sans doute à cause d’elle. Quelle indigne d’avoir fuit lâchement, tout quitté, abandonné tout ce qu’il restait de lui dans cette maison maudite… Mais elle n’avait pas pu. Ça l’aurait tué. Et maintenant c’était trop tard.

Noyée dans l’amas de pensées empoisonnées qui lui capturaient l’esprit, Lysandra se rendit compte qu’elle avait atterrit devant la porte de Jason. Finalement elle y était. Elle avait beaucoup hésité et n’avait pas pensé pouvoir s’y rendre. Sa visite n’avait pas de sens. Bien sûr elle y avait songé et c’était pour cette raison qu’après avoir eu vent de son retour à Salem, elle avait fait en sorte d’avoir son adresse. Parce qu’en réalité, elle était seule, hormis les vampires, les amants, les manipulés… Il n’y avait pas beaucoup d’autres personnes avec qui il y avait eu de la vérité. Lysandra n’aurait pas su dire pourquoi c’était différent avec lui. Ils avaient été amants, ont passé un été ensemble, ne prenant que les bons moments et c’était tout. « Tout », certes, mais beaucoup plus aussi. Parce qu’il était quelqu’un de tout simplement bien, avec qui elle n’avait pas triché. Et ceux-là, elle pouvait les compter sur les doigts d’une seule main. Donc ce soir, c’était devant chez Jason qu’elle s’était échouée, après l’absence. Elle avait besoin de ça. D’une pause. Oui c’était ça. Elle ignorait s’il voudrait bien d’elle, peut-être qu’il était occupé, peut-être que… Lysandra sonna, les secondes furent interminables. Alors enfin, la porte s’ouvrit. Jason se découpa de l’encadrement, Jason dont la surprise maniait les traits. Et pourtant, il n’avait pas changé, ou si peu. L’empathe le sentait, ça ne pouvait pas la tromper. De même qu’elle ne fut pas étonnée qu’elle soit invitée à entrer aussi facilement. Non, il n’avait définitivement pas changé. Elle ne se fit pas prier et s’engouffra à l’intérieur en le remerciant.

- Je suis désolée de te déranger, Jason, je n’avais pas prévu de débarquer non plus… s’interrompit-elle en voyant la panoplie parfaite, de la soirée d’un homme en tête-à-tête avec un film et une bière. Cela la fit sourire un peu, mélancolique, peut-être, de choses simples et précieuses, auxquelles elle n’avait pas goûté depuis longtemps. Ça fait longtemps… Tu t’es installé dans cette maudite ville, finalement ?

Ironiquement douce, la voix de Lysandra n’alla pas plus loin. Elle savait très bien qu’elle essayait de fuir le sujet. Peut-être que c’était aussi pour ça qu’elle était là, et pas dans un bar plus ou moins fréquentable à chercher elle-ne-savait-quoi.

- Moi aussi, reprit-elle alors. Même si je ne pensai pas pouvoir y revenir… Mais toi, où en es-tu maintenant ? Enfin… Je sais que ça n’a pas de sens tout ça, que je débarque sans prévenir et que… Mais j’ai besoin de ça, j’crois… J’ai besoin de juste parler, de tout et de rien, d’avoir un instant cette impression d’une vie normale, un moment de répit. Si tu veux bien, Jason…

Pas la joie. Lysandra s’était fait connaître sous un meilleur angle. Pour ce qui est de l’humeur, bien sûr. Le reste, elle savait qu’elle n’était pas quelqu’un de fréquentable dans un monde décent.

Nuit de pleine lune

Suite à ça, il se trouvait que Lysandra avait finalement bien fait de revenir vers Jason. Pour l’un comme pour l’autre. Et ce soir, elle se rendait chez lui pour leur troisième « séance » afin d’aider le jeune homme à contrôler ses humeurs étrangement capricieuses. C’était très - très - rare que l’empathe utilise sa magie à des fins non nuisibles. De même que c’était tout aussi irrégulier qu’elle aide quelqu’un au lieu de chercher à lui nuire. Cependant, lorsque la sorcière se gara devant la résidence de Jason, elle fut surprise de ne pas y trouver l’Impala à sa place… Et pas de lumière à l’intérieur non plus. La sorcière fronça les sourcils. Il avait oublié, certainement ? C’était bien le genre de Jason. Pourtant c’était d’autant plus étrange qu’il n’oublierait pas ces séances quand même… CRAC Lysandra se figea automatiquement, silencieuse, tournant la tête vers ce qu’elle aurait cru être un bruit étouffé. Il y avait quelque chose qui clochait… Soupirant, elle sortit de la voiture, la verrouilla et traversa la rue déserte. Les lampadaires qui douchaient le bitume sous leur éclairage, n’avaient que peu d’intensité par rapport à la pleine lune qui dominait dans le ciel noir. Elle y passa un regard, avant de reporter vivement son attention vers la provenance du bruit, qui semblait filer à l’arrière de la résidence de Jason. La main de l’empathe passa instinctivement dans sa poche intérieure de sa veste, où se trouvait un petit revolver de poche, juste pour sentir sa présence… Elle revint ensuite dans une position normale, son œil d’opale guettant, à l’affut.

Quelque chose se renversa. Et Lysandra qui crut que c’était un chat ou une autre bestiole, s’avança pour faire le tour et s’en assurer… Oui parce que la sorcière avait cette dévorante curiosité qui la poussait forcément à aller voir, même si ce n’était rien, il fallait qu’elle y aille. Donc la voilà partie à faire le tour de la résidence de Jason. Et puis ce qu’elle sentait dans son radar, ce n’était pas comme un animal… L’empathe escalada le muret pour atterrir de l’autre côté. Sans bruit, elle marcha, un pas après l’autre. Ça craquait de l’autre côté, là, à l’angle du mur… Et ça frottait, ça faisait des bruits étranges… Lysandra crut d’abord à un cambrioleur, jusqu’à ce qu’elle entendre aussi les sortes de grognements caverneux, une respiration puissante et profonde… Qu’est-ce que… Elle s’avança pour de bon, franchissant l’angle. Ici, il n’y avait pas la lumière des lampadaires… Seulement celle de la lune. Et dans les rayons de l’astre argenté, une masse se découpa. Lysandra plissa les yeux pour les forcer à mieux voir. Alors tout à coup, la sueur glacée qui lui piqua l’échine la figea sur place, bouche bée, terrifiée.

Devant elle, à quelques mètres, se dessinait une silhouette de près de trois mètres de haut, imposante, énorme, couverte de poils. Un tas de muscles, indescriptible, qui se mouvait, se tournant presque lentement vers elle qui pourtant, n’avait pas fait de bruit, trop pétrifiée pour ça. Une bête gigantesque, les yeux luisants et sauvages… Une plainte rauque, résonnante qui s’échappait de sa gueule carnassière et hérissée de crocs acérés comme des rasoirs. De ça, émanait une confusion émotionnelle, quelque chose de flou, de balbutiant… Et enfin, Lysandra - dont le palpitant avait loupé au moins trois battements - reprit un infime contrôle d’elle-même, sortant son revolver qu’elle dirigea, non pas vers le loup (cela aurait vain et stupide), mais vers la fenêtre sur laquelle elle tira deux fois. Le verre de brisa, la bête hurla, la sorcière gémit. Elle bondit sans attendre… Une foulée, deux foulées, trois foulée… Et se jeta à l’intérieur de la maison de Jason, comptant sur l’étroitesse de l’ouverture pour gagner du temps et fuir… Son corps atterrit maladroitement sur les bouts de verre qui s’enfonçaient dans sa peau, lui tirant une grimace. Elle se reprit, se plaqua contre le mur, incapable d’aller plus loin sous l’oppression étouffante de la peur, qui l’enserrait si fort qu’elle crut faire une attaque. Le loup était juste là, derrière le mur contre lequel elle était collée…

Janvier 2018

L’espèce de pétasse qui était venue de manière plus que douteuse à la tête de Salem, répugnait Lysandra à un point qu’elle chercherait presque à s’auto-commander un contrat pour la buter, celle-là. Et c’était aussi sans compter sur la révélation des loups-garous, eux aussi mis au grand jour désormais. Putain. C’était le mot qu’avait lâché Lysandra en apprenant l’affligeante nouvelle. Ou plutôt en se disant que les humains étaient au courant pour ça aussi, maintenant. Tout de suite, elle avait pensé à Jason… Ouais parce que des amis lycanthropes, elle n’en avait pas des masses. Voire pas du tout. L’éducation vampirique l’avait mise aux antipodes de ces petites bêtes que Louis n’appréciait pas, lorsqu’il était encore de ce monde. Donc Lysandra et Jason, ils étaient tout de suite tombés d’accord sur le fait qu’il fallait à tout prix maîtriser ces émotions capricieuses. Lorsqu’elle arriva devant la nouvelle résidence de son ami, elle sonna et fut rapidement accueillie comme il savait le faire. Elle le sentait stressé malgré sa courtoisie habituelle.

- Hey, le salua-t-elle en entrant. Ça va ?

Mais Jason il était déjà au frigo après avoir verrouillé la porte, lui proposant de quoi boire et manger, adorable. Adorable et stressé. Pourtant la question de Lysandra n’avait été posée par principe, ou politesse, ou elle ne savait quelle connerie.

- Oui j’ai mangé, merci, mais je ne dis pas non à un verre… De ce que tu auras, peu importe, répondit-elle en souriant avant de l’observer avec inquiétude. Jason ?

Elle marqua une pause, attendant qu’il tourne la tête vers elle et avoir son attention.

- Est-ce que ça va ? Tu es stressé, je le sens bien, ajouta-t-elle en s’approchant pour reprendre avec un ton calme et compatissant. T’en fais pas pour les nouvelles lois, c’est un coup à prendre, ça ira… Ces types, ils ne viendront pas te chercher pour te mettre dans leurs laboratoires, et ils ne feront aucune expérience. Ce ne sont que des humains qui ont peur de nous, Jason, et pas l’inverse.

Lysandra parlait avec détermination. Parce qu’elle y croyait, et que plus encore, elle avait l’irrépressible envie de les réduire en bouillie, ces sous-évolués qui osaient se dresser contre eux. La main qu’elle avait posée sur le bras de son ami à la fin de ses paroles, se resserra un peu, encourageante, puis retomba doucement. Elle prit la boisson que Jason lui donna et pivota la tête vers la télévision, qui balançait les images de ce fameux football américain auquel, en bonne française, elle ne comprenait rien de l’engouement énorme pour ce sport.

- Ça joue bien ? demanda-t-elle tout de même en désignant l’écran, avant de prendre une gorgée de son breuvage.

©️BESIDETHECROCODILE

_________________

Someone took me by surprise I was cast among the stars Heard a million voices call Why didn't I understand Someone's hand was holding out Now Just do as I say Keep Your Lips Sealed Walk away Now Just do as I say Keep your sweat cold Don't betray
| © Vent Parisien



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

I'm An Emotional Wreck

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Emotional train wreck (Valentin)
» real pain is emotional pain (isaac)
» Caerwyn Lestrange ♦ Let me wreck you
» The wreck owner :D

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: SALEM ♰ CITY :: Les résidences-
Sauter vers: