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« A butt-headed friend is better than no friend at all. » — ft. Gbohoukwé King

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Sanguisuga

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Avis de recherche : • Le chasseur, l'homme à tout faire ;
• Des sources alimentaires ;
• Des client(e)s, patient(e)s un peu paumé(e)s et des folles/fous qu'elle soigne ;
• Le/la client(e), psychologiquement instable, psychiatriquement atteint(e) qu'elle soigne de façon peu conventionnelle (à voir si elle le traite, sans qu'il le sache, avec son sang, pour tester (a)) ;
• Un(e) junkie de son sang ;
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MessageSujet: « A butt-headed friend is better than no friend at all. » — ft. Gbohoukwé King Ven 22 Sep - 17:57

A butt-headed friend is better than no friend at all So no one told you life was gonna be this way : your job's a joke, you're broke, your love life's D.O.A & it's like you're always stuck in second gear but when it hasn't been your day, your week, your month or even your year, I’ll be there for you. — The Rembrandts Depuis le passage de sa patiente, Meredith n’avait eu de cesse de réfléchir, de se torturer les méninges sans pour autant trouver ce qui pouvait bien clocher chez elle. Chez elle ? Ah, c’était bien la première fois qu’elle se remettait en question, tiens. Pour elle, son entreprise méritait bien quelques dommages collatéraux, quelques sacrifices, mais jamais encore elle n’avait eu besoin de mettre son intégrité, sa propre vie sur la sellette et elle avait l’impression de devenir folle. Elle ne connaissait la culpabilité que chez les autres, ne goûtait qu’à cette amertume que dans les discours de ceux qu’elle faisait payer pour entendre leurs jérémiades et leurs petits problèmes bien mortels. Et elle, qui n’avait – d’aussi loin que sa mémoire remonte – jamais ressenti de culpabilité pour quoi ou qui que ce soit, elle avait bien du mal à comprendre d’où cela pouvait bien provenir, au même titre qu’elle ne savait pas pourquoi elle pouvait bien s’encombrer d’un pareil sentiment. Siobhán. Bien sûr, tout venait d’elle, tout était de sa faute.

S’attacher ? Il n’en avait jamais été question, surtout pas à une sorcière, surtout pas à une femme aussi instable et fucked up… Pour autant, elle savait déjà qu’elle avait franchi un cap dans leur relation et qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. Elle n’était officieusement plus sa psychiatre et elle avait des desseins qui allaient bien au-delà de ce qu’un médecin peut vouloir ou entreprendre, pour ou avec un patient… Et au fond d’elle, elle s’en voulait terriblement, pour des raisons qui, à un autre moment, avec une autre patiente, l’auraient bien faite rire. Utiliser cette étrangère alors même qu’elle n’attendait que ça, Meredith pouvait vivre avec, mais lui faire du mal gratuitement, elle n’y arrivait pas. Ou Plus. Y était-elle seulement déjà arrivée d’ailleurs ? Toutes les questions qui s’entrechoquaient dans sa tête lui donnaient un mal de crâne et elle n’y voyait plus rien, dans ce brouillard opaque qui occupait maintenant son esprit d’ordinaire si vif et perspicace. « Fuck that shit. »

Aussi, alors qu’elle tournait en rond depuis des jours, elle avait enfin pris la décision d’aller déballer son sac – elle aussi – à celui en qui elle avait une grande confiance. Ce chasseur qu’elle avait connu, bien des décennies plus tôt et qu’elle avait appris à tolérer, puis à apprécier. Lui saurait peut-être quoi lui dire et n’hésiterait pas à la traiter d’abrutie, s’il le fallait. Frappant à la porte d’une grande bâtisse, elle n’attendit cependant pas son reste pour entrer, comme si elle arrivait chez elle. « Kwé’ ? » - sa veste jetée sur un porte-manteau, elle reprit le sac qu’elle avait posé au sol, alourdi par quelques bouteilles de sa cave et qui avait presque l’air d’une vieille gibecière – « T’es où ? » Elle avait déjà eu le plaisir de venir un bon nombre de fois, mais elle ne connaissait de cette maison que la cuisine et le salon dans lequel elle avait parfois passé la nuit, avachie sur le canapé, à refaire le monde avec le chasseur. Prenant le silence pour une invitation à se mettre à l’aise, elle trouva rapidement le tire-bouchon et deux verres qu’elle remplit, avant de déjà s’occuper à vider le sien. Elle soupirait, théâtralement, attendant qu’on vienne la rejoindre. L’idée que King ne fut pas là ne lui traversa pas l’esprit, et elle n’était pas connue pour sa grande patience, aussi, elle commença à s’activer, ouvrant le frigidaire, fouillant les tiroirs et réfléchissant déjà à ce qu’elle pourrait faire à manger. La soirée commençait à peine, certes, mais elle savait déjà qu’elle resterait longtemps, assez pour que son ami ait faim, au moins. Pour une fois, les rôles s’inversaient et c’était au tour du médecin d’avoir besoin de consulter. « J’te jure si tu te ramènes pas, je bois tout ce qui contient de l’alcool dans cette maison. Même ton parfum qui sent la crasse ! »

Elle geignait maintenant, comme si elle avait mal quelque part, comme si – belle ironie – elle sentait la fin de sa vie proche. Drama Queen ? Si peu. Elle avait juste hâte de se soulager d’un poids dont elle ne savait que faire. « J’vais dire un truc et je te jure, si tu l’entends pas, c’est pas mon problème, je ne me répèterai pas ! » - un autre soupire, une autre grimace un peu forcée, et elle se jeta à l’eau – « J’ai besoin de ton aide, Kwé’. Pas celle du chasseur, mais celle d’un ami. » Sa fierté avait comme un goût cendrée, sur ses papilles et elle avait douloureusement craché ces mots. Elle en était là de ses réflexions et de sa patience : à moitié allongée sur le comptoir de la cuisine, la tête posée dessus, elle se laissait presque crever d’ennui.
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MessageSujet: Re: « A butt-headed friend is better than no friend at all. » — ft. Gbohoukwé King Mer 18 Oct - 4:42




"A butt-headed friend is better than no friend at all."


Meredith & Gbohoukwé








Une amitié avec un vampire semblait être une des pires idées envisageables pour un chasseur. L'idée semblait encore plus étrange lorsqu'il était question d'un des vampires originaux. Un de ceux qu'on leur avait apprit à se méfier et dont, ils devaient à tout prix se débarrasser. Chose qu'ils n'arriveraient assurément pas à faire en solitaire, tant la différence entre eux seraient immense. Combattre un vampire combatif était déjà un exploit en soit, mais … Se retrouver face à un des premiers de cet espèce avec l'envie de combattre ne pouvait finir que d'une seule façon ; la mort. Leur vitesse, leur force, leur instinct, leur vision et leur réflexes, cela dépassait de loin, très loin l'entendement, se rapprochant bien plus du divin et du mythe, plutôt que du réel. Pourtant, malgré tout cela, Gbohoukwé avait finit par se rapprocher de l'une des Sanguisuga. Meredith. Oh, vous vous douterez bien que, lors de leur première rencontre, l'homme ignorait qui elle était réellement, se contentant de combattre côte à côte face à un ennemi commun. Ils acceptèrent une espèce de traité de paix entre eux, avant de se revoir, tantôt pour un travail, tantôt pour discuter et, petit à petit, une étrange amitié naquit entre eux. Une amitié qui franchit les années, les décennies et mêmes les siècles. C'est simple, la seule personne en qui le chasseur put avoir une confiance absolue, en dehors de la famille, fut toujours cette femme, si dangereuse et redoutable qu'elle pouvait être. Même en découvrant qui elle était, sa façon de la voir ne changea pas. Elle aurait pu le tuer, un nombre incalculable de fois, le torturer pour avoir des informations dont elle avait besoin. Pourtant, elle se comporta toujours d'une bien belle manière et, au fil des âges leur complicité n'en fut que grandissante, jusqu'à devenir une espèce de … D'amitié puissante, telle que l'on en voit dans les films américains et, je peux vous assurer qu'après avoir vécu tant de temps en solitaire, à devoir se méfier de tout et de tout le monde, le chasseur ne pouvait que se sentir apaisé d'avoir une telle personne dans ce Monde hostile.

Cette amitié perdura, se renforçant jusqu'à ce que l'anniversaire des deux-cent ans ne vienne pointer le bout de son nez. Contre toute attente, le combattant s'était installé, avec une fille adoptive et, une louve que l'on pourrait presque considérer comme compagne, même s'il restait encore du chemin à parcourir avant de pouvoir mettre ce mot-là sur leur relation. Meredith s'était installée non loin de lui, ce qui faisait qu'ils pouvaient se voir régulièrement, discuter, boire quelques verres, ou manger ensemble. Sa fille adoptive, humaine, avait souvent vu cette vampire, quel que soit son âge. L'ancien esclave avait une telle confiance en elle qu'il pouvait la lui confier sans la moindre crainte qu'il lui arrive quoi que ce soit. En y réfléchissant un petit peu plus, Gbohoukwé était arrivé à conclusion qu'en fin de compte, entre ses mains, sa chère Livie était peut-être une des personnes les plus en sécurité du moment. Il ne pouvait avoir que de la pitié pour celles et ceux qui essaieraient de s'en prendre à la vampire.

Il arrivait souvent à l'immortelle de se rendre chez les King, à l'improviste pour voir son vieil ami, passer un peu de temps avec, demandant ses conseils, son aide, ou tout simplement pour prendre des nouvelles. Pourtant, l'une de ses visites se démarqua grandement de toutes les autres, une de celles dont le chasseur ne s'attendait pas. Une de celles qu'il n'aurait jamais pu s'attendre. La scène se déroula en fin d'après-midi. Livie était sortie voir des copines et son père était sous la douche, ressentant le besoin de se décrasser après ses entraînements quotidiens. C'est à ce moment là qu'il entendit de grands coups sur sa porte, avant que celle-ci ne se fasse ouvrir, comme si de rien n'était. Sûrement que sa fille avait oublié quelque chose mais non, la voix qui se fit entendre n'était pas la sienne. Oh, non. Cette voix-là, notre ami aurait pu la reconnaître dans un bordel sans nom, après tout, n'était-ce pas celle-ci qu'il avait le plus souvent entendu au cours de sa longue vie ? Le simple fait de la savoir dans sa demeure lui fit aborder un grand sourire joyeux, ne pouvant que se dépêcher de finir sa douche, ressentant que la vampire s'impatientait au rez-de-chaussée. Enfilant rapidement un jean et un t-shirt banal, Gbohoukwé écoutait attentivement les dires de son amie, à propos d'alcool, de parfum et surtout de sa patience déjà à bout. Amusé par tout cela, le combattant s'aspergea quelques goûtes du fameux parfum et, une fois fin prêt déboula les escaliers pour découvrir une Meredith terrassée par l'ennui mortel de deux bonnes minutes d'attente sur le comptoir, en avouant avoir besoin de lui. Ces derniers mots l'amusèrent de nouveau, se contentant de rire chaleureusement avant de venir la prendre dans ses bras avec grande joie, se permettant même un baiser sur le front. Cependant, l'homme retint intentionnellement l'étreinte plus que de raison, avant de la narguer amicalement. « Tiens, imprègne toi de mon parfum, j'ai cru comprendre qu'il te plaisait. » Riant avec légèreté, le père de famille se retira pour observer la cuisine et son état, constatant sans mal que la belle avait commencé à faire ses affaires mais, s'était offert la peine d'apporter quelques bouteilles et, même de lui servir un verre. Verre qu'il prit avant de s'installer face à son amie, pour finalement descendre le fameux verre, ébahi. « Waw. Vraiment bon celui-là, où tu l'as chopé ? » Ses sourcils se froncèrent en observant la bouteille, malheureusement l'étiquette était dans un état si lamentable qu'il était compliqué d'en retirer quoi que ce soit. Finissant sa dégustation, l'hôte reposa le regard sur l'immortelle et apposa sa main sur son avant bras, qu'il tapota légèrement. « Alors, dis-moi, qu'est-ce qu'il t'arrive que tu aies besoin de moi ? Il s'est passé quelque chose de grave ? » Inquiet, l'homme fronça à nouveau les sourcils. Malgré l'amitié qui les liait, il savait pertinemment que son interlocutrice avait une fierté bien placée et, pour qu'elle en vienne à prononcer de tels mots, demandant ouvertement de l'aide à quelqu'un qu'elle qualifiait d'ami, cela devait être réellement important.

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A shot in the dark. A past lost in space. And where do I start. The past and the chase You want to be gone. Like a wolf, a predator. I feel like a deer in the light.
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