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Nobody loves no one ▽ ft Luka Trump.

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Loup-garou, solitaire

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MessageSujet: Nobody loves no one ▽ ft Luka Trump. Jeu 14 Sep - 22:23

Nobody loves no oneI'd never dreamed that I'd lose somebody like you.Wicked game, Chris Isaac ▽ Dans sa bouche se mélangeaient des saveurs qui n'iraient jamais ensembles : l'âcre du tabac, le tanin du sang, le sucré d'un thé et le moisi des emmerdes. Courir à en perdre haleine était dans ses gênes, et elle dévala la petite allée comme si elle était possédée par son propre instincts. Dans ces ruelles, ils n'y avaient que des démons et des chiens errants. Des fantômes et des junkies. Salem la nuit était comme Salem le jour, pourrie jusqu'à l'os, atteint d'une maladie du sang. Cette ville était une vieille femme qui vous montrait ses seins pour quelques dollars, avec le sourire : Despina la haïssait. Pourtant, elle la connaissait à présent mieux qu'elle ne l'aurait imaginé. Salem la belle ; une putain aux dents longues, pâle vampire suceur d’existences au centre-ville dont les trottoirs étaient éclaboussés des lumières criardes des panneaux publicitaires. On dit que dans la chaleur de la nuit, le mal est toujours puni. Des foutaises : c'est là qu'il grandi. Et ses racines sont profondes.

Elle l'avait flairé dans l'air, fragrance musquée d'animal humain, piquante dans le nez, presque déplaisante. Un homme et une bête, exactement comme elle. Elle se moquait un peu de ce qu'il avait fait. Quoi qu'il avait commis, ce loup-garou, c'était bon pour elle. La brune l'avait suivi jusqu'aux quais de la ville, alors qu'il fut poussé dans ses derniers retranchements par l'assurance de se savoir suivi : les loups-garous ont l’odorat fin, et elle-même sentait le prédateur à plein museau. Il n'est pas difficile de traquer quelqu'un qui ne se cache même pas ; la crainte avait dominé la prudence chez lui, à présent. Il n'était question que de lui foutre la raclée de sa vie, mais l'affaire serait assurément plus délicate qu'elle ne l'avait pensé. Sortant de l'ombre, la louve ne se dissimula plus. Il n'y en avait pas besoin. Son regard dirigé vers l'illustre inconnu qu'elle devait rossé trahissait toute la haine qu'elle portait à sa propre espèce, tandis que ses phalanges craquèrent en un bruit sinistre, blanchies par la tension musculaire. Elle se battrait à la régulière, cette fois. Rien que pour soumettre un des ces mâles qui se croient tout permis. Et si elle échouait, elle l'aurait cherché. C'était aussi simple que ça.

Mais un bruit familier la sortie de sa concentration ; un sifflement aigu, fendant l'air. Une balle qui se fiche dans la chair épaisse du bras de sa cible, le souffle coupé par la surprise de l’impact, vacillant un instant. Pas le temps de réfléchir ; c'était sa proie. Despina fondit sur cette dernière tandis que l'homme perdait l'équilibre, le clouant au soleil. Elle le gratifia d'un coup de tête précis, cherchant à l’assommer un peu. Une autre balle siffla dans l'air, puis une troisième, qui se ficha dans son avant-bras. Despina eut un crit, serrant les dents.

"Putain !" gronda-t-elle, hors d'elle, "c'est ma proie, bordel !"

L'autre loup-garou en profita pur la repousser d'un puissant coup de poing dans l'estomac, faisant remonter son repas qu'elle régurgita au sol sous le coup de la douleur, entre deux conteneurs ; la blessure par balle la lança et elle laissa s'échapper sa cible en essayant de se reprendre. Maudit tireur, si elle lui mettait la main dessus... elle venait de perdre sa proie.

"... 'foiré !"
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#5D787D
MessageSujet: Re: Nobody loves no one ▽ ft Luka Trump. Sam 16 Sep - 17:33

Nobody loves no one

Despina & Luka




Le crépuscule dépose son cul sur la ville et Luka mire l'horizon, l’œil dans le viseur et l'attente l'attente l'attente depuis des heures depuis des lunes depuis il ne sait plus exactement quand. Le pourquoi en arrière du crâne, et le doigt sur la détente. Cinq mille dollars c'est le prix pour quelques dents – les dents de l'autre enflure, qui aime la chair qui aime les filles, les gosses de riches surtout, abominablement. Une petite bousculade, des menaces et des « sales putes ». Et puis le père qui s'emmêle et les étoiles qui hurlent de rire, là-haut, observatrices des désastres qui se jouent dans le glauque et morne des nuits blanches.
Alors ouais, sur son juchoir, sur le toit de ce vieux théâtre qui tombe en miettes, Luka s'est installé et a attendu que la bête montre sa gueule. Il s'imaginait une tronche balafrée, une mine maladive, des crocs-poignards et des veines éclatées au regard. Mais y a rien de tout ça : Un lycanthrope au visage d'homme. Mecton déchiré, entre deux âges ou sans âge. Les fringues froissées, les cernes grises sous les billes et la démarche étrange. La sensation d'être suivi, celle d'être le prédateur – prédateur blessé, par la peur par l'angoisse par les erreurs commises. Il connaît ça, Luka. Il reconnaît les tics, il reconnaît les expressions perdues aux ridules qu'il entraperçoit et il hésite. Un peu de pitié, un peu de complicité. La cible n'a pas de rythme : les pas s'accélèrent et ralentissent. Et tout se dérègle lorsque la fille enfin débarque.
Dans la seconde suivant le battement de cœur qui trébuche dans la poitrine, la furie bondit, s'aligne à la trajectoire. Et tout fout le camp. Et lui, il hallucine. La bouche se tord et les épaules contracturées le font se redresser, cesser de mater la scène par le tube mais par lui-même. Attention portée sur le lointain, face au-dessus de l'arme. Luka, il saisit que le contrat lui échappe. Parce que celui qui récupérera les dents du type se fera payer, parce que celui qui prendra en photo sa tronche explosée sera payer, parce que le père n'en a rien à battre de jouer dans les règles, avec les lois. Contrat glissé au travers les sous-réseaux. Contrat balancé, récupéré, oublié par les bons par les moyens, arraché par les mauvais. Il jure qu'il ne l'est pas. Il n'est pas pas ; pas vraiment.
Et la détente est pressée. Les balles sifflent, perforent la viande, il remarque les éclaboussures rouges et ça l'hypnotise. Un sourire scarifie sa bouille quand le bordel enfle, quand la fille perd la bête qui se casse, qui s'échappe. Et la fille récupère et donne du front pour achever le pauvre con ;  reçoit la troisième balle qui tranche l'atmosphère, trace ses béances.
Le chasseur se redresse, ramasse son fusil, le range. Le sac sur l'épaule, il dégage. Déserte son perchoir. Les guibolles s'articulent, la course débute pour remonter les rues et il entend, perçoit les vibrations dans l'air, les notes de sa gorge délicate et blanche, que ses tympans d'alien – de ces aliens qu'on appelle chasseurs – détectent, dévoreuses d'encéphales, sans que les neurones ne se connectent, sans que les souvenirs ne s'activent, que le palpitant ne bousille sa connerie de tempo.
En bas, la pétasse aboie.
Elle dit :
— … c'est ma proie, bordel !
Et il répond, entre ses ratiches serrées :
Ta mère.

Il débarque des secondes trop tard ou trop tôt. Le gibier échappé de l'emprise de la femelle qui pisse son carmin au bras et continue de grogner ses conneries.
— ... 'foiré !
Pour le lycanthrope ou pour lui.
Luka ne sait pas, Luka ne freine pas. Luka s'en fout.
Il lui passe simplement devant le pif, la cartonne plus qu'il ne l'effleure. Ses presque deux mètres expulsent la chétive silhouette du chemin emprunté et il faut moins de cinq minutes à l'un pour se jeter sur l'autre. Un plaquage digne d'un putain de rugbyman. Les deux mastards se choquent et s'écorchent au bitume. Le contrat s'ébroue et gémit, suinte de son sang et se retourne. Dans la rixe, Luka lui fiche son poing dans la trogne. Le nez craque. Gerbes rubescentes tachant les phalanges. Assis sur le thorax du gars, il s'acharne et continue. Droite gauche droite gauche jusqu'à devoir reprendre souffle jusqu'à ce qu'il ne bouge plus. Son sac renfermant son fusil a valdingué à un mètre, alors il improvise. Il tire de l'étui à son flanc son couteau de chasse et niche la lame contre la glotte de sa victime qui gronde, qui gémit, qui éructe des sons inarticulés : gosier noyé par l'hémoglobine et la douleur.
Ta gueule j'vais- j'dois- non j'vais pas t'tuer, déclare-t-il en accentuant la pression sur le torse, en empoignant la mâchoire du gars avec sa paluche poisseuse pour qu'il capte, pour qu'il le regarde.
... j'dois- j'dois juste te prendre en photo.
Respiration saccadée par l'effort, passé et présent.
À la parole s'ajoute le geste. Mâchoire abandonnée, la pogne s'enfouit dans la poche arrière du futal à la recherche du fameux portable. Et il sent, entend, flaire le retour de la pétasse. Sans se retourner, le faciès moucheté de gouttelettes écarlates, Luka articule :
Trop tard meuf.
Le museau penché au-dessus du type qui chiale ses angoisses, Luka remue le menton, dit « bouge pas » dit « ferme ta gueule » dit « et fais pas chier ». Et il essaye d'ajuster correctement l'image, sans lâcher le couteau ; pour choper le meilleur cliché, tout en dégueulassant l'écran de son Samsung. Du sang de l'autre, de son sang à lui – sa propre peau ouverte, fissurée, tant il a cogné.
Alentours, la rue et son silence. Pas une bagnole, pas un noctambule ne vient se perdre au milieu de ce merveilleux chaos. Un chat déboule sur l'asphalte, traverse la route. Il apparaît puis disparaît, déconcentre une seconde Luka qui reluque l'animal, bat des paupières, entrouvre la bouche. Tente d'avaler son air. Bronches en feu.
Et y a soudain la sirène d'une ambulance, des rues et des rues plus haut, au Nord. Des rires d'enfants qui devraient dormir, qui traînent sans surveillance et l'appel d'une mère en pleurs jeté dehors par son amant.
Salem, cette pécheresse de Salem déversant au déclin du jour ses malheurs et sa laideur. Salem, cette pécheresse de Salem, qui ce soir décide de lui ramener, à lui, lui qui tourne encore le dos à la furieuse gamine, une nouvelle, une énième, une odieuse chiennerie. L'une de celles qui savent disloquer l'intérieur de son poitrail et de sa tête. Car les souvenances de l'enfant fou seront sous peu mises en charpie. Car la pétasse ignorée est un navire à la coque crevée, un navire avec lequel il a jadis manqué sombrer.

© MR. CHAOTIK



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Dernière édition par Luka Trump le Dim 17 Sep - 11:19, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nobody loves no one ▽ ft Luka Trump. Sam 16 Sep - 18:57

Nobody loves no oneI'D NEVER DREAMED THAT I'D LOSE SOMEBODY LIKE YOU.King of the Mountain, Kate Bush ▽ La douleur était une vieille amie, une sorte d'ancienne amante qui quoi que vous fassiez vous rattrape toujours en vous saisissant par les pieds pour vus abandonner dans la position du Pendu. Celle-la même qui vous maintient en vie, qui tient ensembles tous vos souvenirs. La douleur était une dame de compagnie. La douleur était une putain, qui offre des sensations pour pas cher. Elle est pourtant la sensation la plus sûre qui soit : à elle, on peu se fier. Et à présent, elle faisait à nouveau des allées et venues dans le cerveau de la louve, pour lui raviver en elle la flamme très ancienne, qu'on toutes les créatures, et qui fait office de signal d'alarme. La douleur est une sirène. A moitié belle, à moitié laide comme une femme à queue de poisson. Douleur, compagne solitaire. Elle chérissait son nom.

Des coquillettes et du pastrami étaient étalés sur le sol du quai ; un vomi de gourmet, auréolé d'un peu de sang. Le coup en plein ventre de sa proie lui avait fait rendre l'unique repas qu'elle avait pu prendre de la journée, mais elle s'étonna de l'état de faiblesse dans lequel il la laissa. Elle était comme sonnée. A l'endroit où la balle s'était fiché, la chair de son bras lui semblait comme en feu. La jeune femme n'entendit la réponse de cette voix à la fois inconnue et familière que de loin, essayant de reprendre son souffle en pressant sa plaie pour évacuer un peu de sang. Et si c'était cette putain de balle ? Déjà l'anonyme la dépasse, et elle cherche refuge entre deux contenairs pour lécha sa plaie, sur le carreau ; le goût à monstrueux, et augmente sa nausée. De l'aconit. Elle reconnaîtrait cette odeur entre milles. Le sang bat contre ses tempes, et une sueur brûlante coule le long de sa nuque tandis qu'elle se relève tant bien que mal. La proie lui a échappé, mais d'après les bruits qu'elle saisit au loin, elle est tombé dans la gueule d'un autre prédateur. Un soupir, et elle s’appuie sur ce qu'elle peut : la proie appartient à celui qui l’attrape. C'était de bonne guerre.

Sa tête tourne et elle a encore le goût âcre de la bile qui lui brûle la gorge. Elle n'a plus rien à faire ici, maintenant, se traînant péniblement vers une retraite improvisé. Il fallait retirer cette maudite balle le plus vite possible, car elle la laissait dans un état de faiblesse générale et bloquait sa transformation. Fort heureusement, elle n'avait pas touché l'artère. La louve a la peau dure mais elle pisse le sang, qui piquete les hauts trottoirs d'un rouge sombre. Elle le sent pourtant : le vent est mauvais. Il charrie une odeur de grandes bêtes écumantes. Humant le soir, Despina reconnait le musc de sa propre espèce. Deux. Trois... quatre. Ils se rapprochent. Ses pupilles se dilatent et le danger court à nouveau dans ses veines, lui donnant un coup de fouet. Le Chasseur. Bien que troublée, sa vision ne manque pas le mouvement proche d'elle, même furtif. C'est sa proie. Le vent siffle entre les contenairs et le temps se fige alors qu'elle se laisse aller, mettant son corps en pilote automatique, laissée à son instinct. Elle ne ressent plus rien. Sa course est rapide. Elle cherche la proie.

Il tente de prendre le Chasseur en traître, bondissant dans son dos, mais Despina est plus rapide. L'éclat froid de son couteau lance de pâles éclairs dans le noir, s'enfonçant jusqu'à la garde dans le flanc du loup-garou qui se retourne sous la douleur. Elle est si petite qu'elle disparaît totalement derrière son imposante silhouette. Tout se joue en deux secondes. Il change de forme et fait glisser ses griffes entre les chairs tendre de l'abdomen de Despina, qui serre les dents. Ils tournent, rapidement, et elle le met dos au mur, enfonçant sa lame plus profondément entre les côtes. Le grand corps trésaille, se ramasse sur lui-même, glisse contre le mur jusqu'à finir assis à terre. Et elle, à bout de force d'avoir poussé son corps affaibli par l'aconit au delà de ses limites, se laisse aller contre le corps en train de devenir froid. L’entaille qu'il lui a fait est profonde, et elle perd de plus en plus de sang. Le visage enfoui contre le torse du lycan mort, comme si elle se reposait dans ses bras, elle parvint à avertir le Chasseur. Il n'était plus question de se venger de lui, ou de l'attaquer.

"Quatre autres arrivent... t... t-tire-toi..."

Despina ignorait si elle pourrait prendre la tangente elle aussi, mais elle cherchait à économiser ses forces, respirant calmement. S'il y a avait une chance de fuir, elle fuirai. Autrement elle mourrait. C'était comme ça. A qui pense-t-on quand on meurt ? Quelqu’un de cher ? L’hémorragie s'étendait. Elle crut reconnaître l'odeur du Chasseur mais elle mit cela sur ses sens brouillés, qui mélangeaient tout. Maintenant, il fallait se lever ; un pied devant l'autre. Encore un effort. L'aconit l’affaiblissait. Maudite merde, sans elle la louve s'en serait sûrement mieux tirée.

"Luka... ?", murmura-t-elle, reconnaissant finalement l'odeur du Chasseur.

L'ironie de la situation voulait que la personne à laquelle Despina pensa était juste à côté d'elle.
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