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Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson.

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Loup-garou, solitaire

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MessageSujet: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Mer 13 Sep - 21:27

Strange highs and strange lows

I give in to sin because I like to practice what I preach.


Strangelove, Depeche Mode ▽ A la lisière de Salem se trouvait une vieille caravane maladroitement repeinte, perdue loin de la ville où personne ne viendrait poser le pied sur le territoire d'une louve solitaire. Ici, rien de luxueux ou de complexe : le mobilier était tout au mieux rudimentaire, au pire trouvé dans une casse ou dans une benne. Despina aimait faire avec le moins et ne jamais exiger plus. Elle appréciait le simple et l'utile, jamais le superflu. Elle qui dormait en général dans sa voiture avait décidé de s'installer un peu plus durablement pour le prochain hiver, afin de se prémunir des premières gelées. Le soleil déclinait déjà au loin, touchant l'horizon pour l'embraser de nuances oranges et rouges. La jeune femme demeura silencieuse en regardant les noces du jour et de la nuit se poursuivre sans relâche, la tête appuyée sur un bout de fenêtre. La vitre était froide, apaisant sa bosse sur le front hérité d'une bagarre de pub la veille. Maudits humains, à toujours vouloir rouler des mécaniques face à une femme. Ils n’étaient pas différents des loups-garous, en ce sens.

Son téléphone portable sonna - seul objet coûteux qu'elle possédait - la sortant ainsi de sa rêverie torpide. Les yeux fermés, elle écouta cette voix familière sans rien dire, sans même acquiescer. Ce n'était pas le genre de femme à poser des questions, ou même à chercher à savoir de quoi il retournait : les gens payaient, elle faisait ce qu'ils lui demandaient. Parfois il s'agissait de simplement faire peur à quelqu'un, ou alors de le passer à tabac. Elle avait déjà transporté un type dans le coffre de son taxi pour l'abandonner dans les bois, sans se demander pourquoi une telle punition.

Les gens payaient, et Despina faisait leurs sales besognes. Comme ce soir où elle avait enfilé ses bottes, un jeans sale et un pull près du corps. Dans son sac de sport, un marteau, une boîte de clous, un peu de marijuana. Une paire de gants en cuir, et un peu de tissu. De quoi faire passer un sale quart d'heure à l'ordure qu'on lui avait désigné. Elle ne savait jamais vraiment qui la payait, mais l'important était le liquide qu'on lui laissait dans une boîte aux lettres en centre-ville, au nom de Mary Jane Holland. Rien de spécial; de simples magouilles comme Salem en voit tous les jours. Les personnes qu'on lui désignait étaient, en quelques sortes, des proies pour son naturel prédateur, moyen de maintenir ses sens aiguisés et sa chasse efficace : ces choses se perdent peut-être pour un loup-garou. Elle ne savait pas, mais préférait continuer à entretenir son instinct. C'était après tout tout ce qui lui restait.

Despina avait filé le type sans faire de bruit, jusqu'à s'en saisir à bras-le-corps pour l’entraîner dans une ruelle adjacente à une petite avenue où il avait l'habitude de.... faire ses affaires. Un coup de pied dans un genou le fit tomber à terre, un autre contre la tempe le sonna dans la même seconde, laissant à la brune le temps de sortir de sa poche son marteau, brillant comme une sourde menace tandis qu'elle avait l'autre main dans la poche. Elle s'avança vers lui, se penchant en avant.

"On m'a dis que t'emmerdais les gamines, par ici."

Le ton de sa voix était neutre. Un nouveau coup de pied, dans le ventre cette fois-ci, le fit se plier en deux tandis que la louve s'agenouilla sur lui, posant la pointe froide et aigu d'un clou sur son front, pile entre les deux yeux. Elle leva son marteau sans rien dire, alors que l'homme supplia pour sa vie, demandant ce qui se passait, qui l'envoyait, pourquoi on lui faisait ça... et ses questions restèrent sans réponse autre qu'un vague sourire. Elle lèverait son arme simplement pour le terrifier et le faire fuir cet endroit, pour qu'il n'y remette plus jamais les pieds. Pour qu'il ne nuise plus jamais, comme le voulaient ses employeurs de fortune, à ces pauvres gosses qu'il agressait. Pour qu'il fiche le camp.

Il n'était question que de l'effrayer, même si elle lui aurait bien refait le portrait façon impressionnisme allemand ou cloué les bijoux de famille au premier truc qui viendrait.




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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Sam 16 Sep - 5:01

Strange highs and strange lows

You know it's true. All these things you do come back to you.



Il y avait parfois de ces moments où il se demandait si on le prenait pour un homme naïf et stupide, à croire qu'il serait assez con pour ne pas remarquer les comportements étranges qu'adoptaient certains d'entre eux depuis plus de trois semaines. Eux. Sa famille. Sa meute. Ces gens qu'il respectait et qu'il chérissait... et qui lui dissimulaient une vérité qu'il ignorait encore. L'alpha n'était pas dupe, les connaissait suffisamment pour capter leur malaise en sa présence. Certains évitaient de soutenir son regard trop longtemps, d'autres esquivaient les questions et passaient rapidement à autre chose. La tension était palpable et il ignorait totalement pour quelle raison. Ils avaient tous l'air de chiots dépités, le nez dans leur assiette, à garder le silence. Habituellement, lorsqu'ils se réunissaient pour un souper, c'était plus festif, les rires fusaient et ils passaient du bon temps, mais depuis un mois... rien. Seulement ce silence agaçant. Ces inconforts irritants à répétition. Même les plus anciens semblaient s'égarer sur ce layon dérangeant. Et ça commence sérieusement à m'énerver. Il n'aimait pas les secrets et les cachotteries, surtout si ça le concernait. Il commençait à se demander s'il n'avait pas dit ou fait quelque chose qui les avait rebuté ou heurté d'une quelconque façon.

Il soupire sèchement, foncièrement écœuré par l'absence de paroles, par la lourdeur de l'atmosphère qui ne cessait d'amplifier au fil des secondes qui s'étiolaient. Au comble de l'impatience, son poing finit par s'abattre brutalement contre le bois de la table, faisant tressaillir la faïence et les ustensiles, provoquant un sursaut chez certains sensibles. Son regard cobalt esquisse un tour d'horizon, dévisageant une à une les douze personnes attablées à ses côtés, les traits tendus par l'appréhension.

— Vous me cachez quelque chose et j'veux savoir ce que c'est. Faudrait être con pour ne pas comprendre que c'est moi, le problème. Crachez le morceau, maintenant. Et c'est pas une option... no voy a soportar eso por mucho tiempo.

Une voix placide malgré l'intonation grondante. Il y avait une limite à rester muet et cette limite venait d'être dépassée. S'il avait commis une erreur, peu importait laquelle, alors qu'on lui dise. Il allait assumer comme un grand. Ce n'était pas compliqué. Le silence s'éternise un peu et l'alpha s'agite sur son siège, s'apprêtant à réitérer sa demande... lorsqu'un visage se lève enfin. Le visage d'un ancien, celui de Charley Finn aka tête de pioche. Un bon type, vaillant, toujours présent auprès des siens, et il avait un bon sens de l'humour lorsqu'on le connaissait bien. Il avait aussi une grande gueule et souvent au mauvais moment. Pour une fois, j'vais pas m'en plaindre.

- C'est rien contre toi, Shane... seulement... on sait quelque chose que tu sais pas et si tu le sais... eh bien... on craint un peu ta réaction. Beaucoup, pour être honnête., finit-il par avouer, un peu hésitant.

Il se braque, le grand blond, présageant déjà la mierda lui éclater au visage. Il commençait surtout à s'inquiéter, sachant qu'ils avaient tous conserver le '' secret '' pendant un mois afin d'éviter une mauvaise réaction. C'était pas une bonne idée.

— Tourne pas autour du pot.
- C'est la p'tite Alix...
— Quoi, Alix ? Elle a des problèmes ?

Alix était une louve-garou de douze ans, dans la meute depuis quelques mois avec sa mère, Cyrielle. Shane s'était rapidement affectionné de la gamine, sans doute parce qu'il était facile de tomber sous son charme. Une fillette douce, un peu timide, affectueuse, qui ne provoquait jamais la pagaille, et elle était belle comme un cœur. Mais peu de temps après avoir intégré sa famille, il avait remarqué qu'elle avait un comportement un peu étrange. Il lui arrivait souvent de rester en retrait, de ne pas se mêler aux autres enfants... et elle avait peur des hommes. Lorsqu'il l'avait abordé la première fois, elle s'était mise à trembler et l'avait regardé comme s'il était son pire cauchemar. Shane était peut-être impressionnant de sa carrure et de par sa voix grave, mais il n'était pas mauvais en soi, du moins, jamais avec les personnes qui ne méritaient pas son mépris et encore moins avec les enfants. Peu de temps s'était écoulé avant qu'il ne comprenne qu'elle agissait de cette façon avec tous les hommes, en général. Ce qui l'avait poussé à questionner Cyrielle, qui lui avait avoué que la petite s'était fait agresser sexuellement à plusieurs reprises, par un sale fils de pute du nom de Ruben Blackburn. En résumé, après son divorce, Cyrielle s'était retrouvée seule avec Alix et elle avait rencontré Ruben, un type un peu bad boy faisant partie d'un gang de criminels. Naïve, elle s'était amourachée de lui, sans réaliser que cet homme était une véritable ordure et qu'il abusait de sa fille lorsqu'elle avait le dos tourné. Heureusement, Cyrielle avait été intelligente et n'était pas restée bien longtemps auprès de lui. Elle l'avait quitté dès l'instant qu'elle avait découvert le monstre qu'il était. Peu de temps après, Ruben avait été arrêté pour différents délits, incluant abus sexuels, et avait écopé de la prison. Shane ignorait pour combien de temps il en avait à peiner, mais après avoir eu vent des atrocités qu'il avait fait subir à Alix, il espérait qu'il y crèverait. Il avait juré à Cyrielle qu'il allait le tuer, si jamais il sortait de prison. Et ce n'était pas une promesse qu'il avait faite sous l'emprise de la colère... c'était une promesse qu'il comptait tenir, au sens littéral du terme.

- Non non, ça va. Elle va bien... c'est..., dit-il, marquant un arrêt, visiblement nerveux à l'idée de lui déballer le reste. - Ruben Blackburn n'est plus en prison... depuis bientôt un mois.

Cette fois, les visages se lèvent à l'unisson et les prunelles inquiètes se figent sur lui... lui, dont les doigts compressent férocement la bouteille de bière qu'il tient en main, au point d'en blanchir les phalanges. Étonné ? Non, il ne l'était pas. Ruben était membre d'un club de criminels et ils étaient infiltrés partout. S'il n'avait pas peiné longtemps, c'était probablement parce que le système était corrompu par des personnes influentes, qui acceptaient les pots-de-vin de ces pourritures. Stoïque malgré la colère qui fulminait dans ses entrailles, l'alpha se contente de hocher lentement la tête, conservant un silence troublant.

" Shane, tu ne veux pas lui faire la peau ! Tu risques la prison ! Et tu es flic ! Réfléchis un peu ! ", s'exclame subitement Gretchen, s'agitant et gesticulant, un peu énervée.
— J'le veux... et j'vais le faire. Fin d'la discussion.
" Shane ! "
— J'suis flic parce que j'crois en la justice... et quand y a plus de justice, ça prend quelqu'un pour la rendre... et ce quelqu'un, ce sera moi.

J'vais le tuer. Sans regrets. Ni remords. Ni pitié. J'vais le dévorer jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Parce que c'est la seule façon d'en finir avec des monstres comme lui.


◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆


Le hasard avait ses propres lois. Le hasard ou le destin, peu importait sous quel angle de vision on le prenait. Une chose était certaine : c'était de façon totalement involontaire qu'il s'était retrouvé ici, dans cette ruelle encrassée, à pointer son flingue en direction d'une femme qui menaçait à tout moment de défoncer le crâne de Ruben Blackburn à l'aide d'un clou et d'un marteau. Un hasard s'il avait garé sa voiture de patrouille pile à l'extrémité de cette ruelle pour faire un appel à la radio. Un hasard si sa ceinture s'était coincée et qu'il avait tourné son visage vers sa droite... pour percevoir du mouvement au loin. Cette situation n'avait pas été planifiée à l'avance. Avant même qu'il n'ait décidé de chercher sa sale carcasse de voleur d'enfance, il l'avait trouvé, par un hasard de circonstances. Si c'est pas un signe qu'on m'envoie, j'sais pas ce que c'est.

Le faciès implacable, il les observe tous les deux, sans prononcer un mot le temps de plusieurs secondes, son arme ciblant toujours la brunette. La hargne foisonne en lui, silencieuse, sournoise, flirtant avec ce désir incisif de vengeance. L'alpha de son regard froid dévisage, dissèque, éviscère cet homme avec l'impérieuse envie de lui dire, à elle, de procéder. De lui charcuter le peu de cervelle qu'il avait entre ses deux tempes.

— Dépose au sol et en douceur, les armes que tu tiens. Tu te lèves ensuite gentiment, les deux mains en évidence.

Une inflexion trop calme et monocorde pour une furie qui s'animait vicieusement dans chacune de ses artères. Des paroles qu'on croirait réciter depuis des millions de fois, platement, sans chaleur, ni même arrogance. Peut-être bien... parce que le flic était sur le point de s'effacer du panorama, pour ne laisser place qu'au prédateur avide d'appliquer la loi du talion. Œil pour œil, dent pour dent. Tu touches à ma famille, tu crèves. Une fois sur pieds, il la détaille un instant, réalisant pour la première fois qu'il avait devant lui une louve-garou. Certainement une pure race, s'il se fiait à ce qu'elle dégageait de sa personne. Ses yeux se plissent et sa tête s'incline légèrement vers la gauche tandis qu'il jauge son regard. Une femme... alpha ? Il n'en avait aucune certitude, mais cette lueur aux tréfonds de ses prunelles lui donnait l'impression qu'elle avait un caractère imposant. Cette force presque mystique, le reflet de l'âme qui miroitait l'incandescence d'une personnalité combative. Je connais ce regard. Un rictus, à peine perceptible, tressaille à la commissure de ses lèvres avant qu'il ne porte son attention vers lui, qui s'était relevé et qui déjà, vociférait contre celle qui l'avait attaqué.

- Monsieur l'agent, cette femme est cinglée ! Elle m'a attaqué, sans raison ! Vous devriez l'enfermer, elle est bonne pour l'asile !
— J'crois pas t'avoir demandé de te l'ouvrir. Alors, ferme la., siffle-t-il en sa direction, les mâchoires serrées.

Son visage se détend subitement tandis que son regard dévie vers elle.

— J'veux qu'on m'explique la situation... une raison spécifique pour laquelle t'avais envie de lui clouer la tête ?... Monsieur t'a fait du mal ?
- Quoi ?! Non, mais vous vous foutez de moi ?! C'est moi la victime ici !
— La prochaine fois que tu l'ouvres sans que j'te le demande, je t'envoie directement en taule, sans passer par la case go. C'est assez limpide pour toi ?

Non. La prochaine fois que tu dis un seul mot de travers, je t'arrache la langue et te la fais bouffer. Il tentait de conserver son sang-froid et si ce n'était pas d'elle... il serait déjà mort. C'était dommage puisqu'il avait l'occasion rêvé d'en terminer. Il allait devoir refréner ses pulsions vengeresses et attendre d'être seul avec lui. Mais rien ne l'empêchait de l'emmerder au possible pour patienter.



TRADUCTION ESPAGNOL-FRANÇAIS:
 

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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Sam 16 Sep - 14:23

Strange highs and strange lows

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The Deer, Woodkid ▽ Une nausée âcre termina désagréablement sa course au fond de sa gorge alors qu'elle stoppa son geste, hélée par une voix inconnue. La jeune femme tressaillit de frustration, les muscles tendus près à abattre son marteau sur le crâne de sa proie. C'était le chemin le plus sûr pour écraser ce cerveau et ses pensées dégueulasses. Et qui était-elle pour se donner le droit de vie ou de mort ? Une louve. Une louve en colère. Une louve sans petits qui protège les enfants des autres. L'éclat qui dansait dans ses prunelles n'avait pas la bénédiction de la magie qui coulaient dans les veines des hommes loup-garous : elle n'avait pas besoin d'être rouge ou orange. C'était un regard de feu qui soutint sans vaciller celui implacable de l'homme de loi qui la tenait en joue. Et ce regard semblait dire : tire, je n'ai pas peur. Je n'ai plus peur. C'est l’œil de la créature qui ne se soumet pas, mais qui accepte de plier par prudence ; et c'est ainsi que Despina dépose délicatement le marteau à terre, jetant le clou au loin. Dans tout les cas, elle n'avait pas besoin d'armes pour se battre. Aucun loup-garou n'en a besoin. L'odeur d'homme ne la trompe pas : elle sent l'Alpha en ce nouvel arrivant. Il est tout comme elle : un homme et une bête à la fois. Mais elle ne se rend pas, acceptant de déposer les armes. Elle sait simplement qu'il est plus intelligent de donner à cette situation la vérité qu'elle mérite. Pourtant, ses prunelles ne lâche plus le policier, sitôt qu'elle a sentit son odeur de loup. Et une fragrance de colère, éclaboussant l'air chaud. Comment ne pas la reconnaître ? C'est la même qui l'entoure, cette frustration de grand animal. Pourquoi se retenaient-ils ? Peut-être parce qu'il n'y avait qu'une proie pour deux prédateurs.

Levant les mains bien en évidence, Despina ne fit pas l'idiote. Elle laissa l'homme la détailler sans détourner le regard, petite bonne femme d'à peine un mètre cinquante pour un poids sûrement dérisoire, mais qui n'avait nullement l'air fragile. Lui était grand, et large. Ses lèvres se retroussèrent sur ses dents en une grimace. Il la jauge, elle le sait. Elle ne bougeait pas d'un pouce, se tenant pourtant prête à bondir comme un diable jaillit hors de sa boîte. Et si son travail ici était terminé - elle gageait que cette ordure ne reviendrait plus ici avant un bout de temps, auquel cas elle l'attendrait - son instinct la poussait à en demander plus. Tout comme ce policier, elle avait cette envie qui pulsait dans ses veines, qu'elle réprimait, à l'encontre de cet homme qui osait s'en prendre à des enfants. Ce dernier se releva, l'invectivant déjà d'un flots d'accusations qu'elle encaissa très sincèrement, sans le regarder. Assurément, elle l'avait attaqué. Mais pas sans raison. Despina hocha positivement du chef pour valider les dires de l'homme ; elle ne se cachait pas.

"Pauvre minable", fit la louve avec mépris, sans regarder le type.

Déjà il pleurnichait. Il n'avait rien d'un homme. C'était un lâche qui s'en prenait à ceux qui ne pouvaient pas défendre contre lui et sitôt qu'il tombait sur plus forts, il se soumettait de la plus vile des manières. La brune demeura pourtant silencieuse alors que le policier dit au type de la fermer. Elle huma un peu l'air autour d'elle, par réflexe. L'Alpha voulait des explications, bien sûr. Elle le toisa un long moment sans répondre, pour le jauger à son tour. Il se contenait, tout comme elle. Quand son regard se posa sur elle, Despina releva le tête pour le toiser sans cligner. Elle n'avait pas peur, mais demeurait sur la défensive ; la brune n'avait jamais été quelqu'un d'arrogant ou de présomptueux, mais elle savait aussi qu'elle n'avait jamais aimé montrer ses émotions.

"Je lui faisais passer un message...", elle cracha part terre avant de continuer, "... pour qu'il arrête de rôder ici et de s'en prendre aux gamins."

Elle préféra se montrer franche et direct, montrant une simple intention d'effrayer mais aussi une retenue considérable. Il n'y avait rien à cacher sinon qu'on l'avait payée pour faire ça ; elle dirait qu'elle avait agi de son propre chef, au besoin. Quand le type argua que c'était lui la victime, Despina ne put pourtant se retenir plus longtemps et le gratifia d'une claque qui eut plus des allures de coup de poing, lui ouvrant la lèvre et manquant de lui démettre la mâchoire. Net et précis.

"Ce sont les gamins, les victimes. Toi t'es juste un putain d'malade qui mériterait de crever."

Despina tourna la tête vers le policier, vibrant de frustration, de l'envie de tordre le coup à ce sale type lâche et répugnant. Elle regarda ce dernier se tenir la mâchoire. Le geste ne l'avait même pas satisfaite, demeurant sans expression à part de la tension, palpable dans l'air.

"Arrête-moi si tu veux, je vais pas me défiler. Je l'ai agressé", elle tourna la tête vers l'autre sale type à la bouche en sang, "il va ressortir un jour, et il recommencera."

Sa voix était sûre et convaincue de ce qu'elle disait. Même si les autres détenus réservaient des horreurs aux types comme lui, ce n'était toujours pas suffisant pour la jeune femme. Elle le regarda avec dégoût : il n'était pas assez bien pour être défini comme une proie et maintenant que son boulot était terminé, l'abandonner à l'Alpha lui semblait le plus raisonnable. Que ferait-il, avec toute cette frustration qui semblait sourdre de lui ? Despina voulait le voir. Elle ne pouvait ainsi pas partir, pas prendre la fuite. Elle voulait voir de ses propres yeux ce que ferait un individu qui était à la fois un homme, un loup, un policier et un être en proie à la frustration.

A présent, elle attendait la suite avec une patience animale.




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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Dim 17 Sep - 5:58

Strange highs and strange lows

You know it's true. All these things you do come back to you.



Il existait plusieurs types de flics. Il y avait les bons flics, ceux qui se donnaient le devoir d'aider les honnêtes citoyens en appliquant les lois, en se vouant à de nobles causes. Des flics se portant à la défense des opprimés et des victimes, exerçant leur métier avec passion, ayant ce désir profond de faire de ce monde un monde meilleur. Et il y avait les mauvais flics, ceux qui abusaient de leur statut pour obtenir des privilèges, pour combler leur envie de dominer, ou encore parce qu'ils avaient des connaissances parmi les malfrats et qu'ils étaient grassement payés pour corrompre le système. Même les flics se laissaient parfois influencer par des petites fortunes promises, de l'argent sale qu'ils n'avaient aucun scrupule à fourrer dans leurs poches. Shane Greyson, quant à lui, s'implantait sur les deux façades. C'était un bon flic, ayant de bonnes valeurs, et il exerçait son métier par besoin de protéger les innocents contre les raclures qui fourmillaient partout sur la planète. Néanmoins, il n'hésitait pas à visiter le revers plus nébuleux s'il jugeait qu'il était nécessaire de le faire, à savoir contourner les lois pour une cause qu'il croyait honorable. Ou s'il estimait qu'il devait lui-même se faire justice... ou le faire pour des personnes qu'il appréciait, que ce soit sa famille ou des connaissances qu'il respectait. Ses intentions étaient, d'une certaine façon, bonnes... mais ne l'étaient pas toujours, à un certain degré. Et si la justice, bonne ou mauvaise, ne parvenait pas à éliminer une nuisance pour la société... alors il faisait ce qu'il fallait pour y remédier, surtout s'il était concerné. Arracher la vie d'un homme, l'alpha l'avait déjà fait par le passé et à plusieurs reprises. Une option qu'il avait cru légitime à chaque fois. Que ce soit par chance ou parce qu'il avait été prudent, jamais il ne s'était fait soupçonner de meurtre. Puisque c'était bien ce dont il était question, peu importaient les justifications derrière l'acte sordide. Sa perception avait drastiquement changé depuis la mort brutale de sa famille, de sa femme et de son fils. Maintenant, il n'éprouvait aucune culpabilité à exterminer des hommes comme Ruben Blackburn. Absolument aucune. Il protégeait les siens et par extension, ces autres destinés à être écorchés par des rapaces sans pitié. Dans sa mentalité profondément ulcérée par les tragédies du passé, l'alpha estimait qu'il faisait... une bonne action. Qu'il ait du sang sur les mains ou non, il croyait que c'était la meilleure chose à faire. Que se haga justicia y se haga venganza.

Silencieux, il écoute, analyse les paroles, les traits, les vibrations émises par la voix, la posture, les iris animés par la répulsion et l'indignation. Un message qu'elle tentait de passer... pour un proche parent d'une victime ? Il ignorait si c'était personnel pour elle, mais elle semblait très concernée. N'importe qui de suffisamment humain peu facilement rager en pensant à une merde comme lui. Bien calme, il écoute, observe, et n'esquisse aucun mouvement lorsqu'elle lui offre un coup au visage. Pourtant, n'importe quel flic serait intervenu... mais il n'était plus vraiment un flic.

" Ce sont les gamins, les victimes. Toi t'es juste un putain d'malade qui mériterait de crever... Arrête-moi si tu veux, je vais pas me défiler. Je l'ai agressé... il va ressortir un jour, et il recommencera. "
- J'ai jamais touché à personne ! Tu délires ! J'ai rien à me reprocher ! Et toi, tu vas rester planté là, foutu flic ?! T'attends quoi pour embarquer cette folle de connasse ?!

Malgré ses insultes, le foutu flic reste horriblement calme. Une apparence trompeuse puisqu'il usait de toute la volonté qu'il détenait pour ne pas lui écraser la tête contre le mur en béton jusqu'à en faire de la purée. Chaque chose en son temps. Il soupire, l'alpha, et lentement, il range son arme. Sans dire un seul mot, il agrippe l'imbécile par le collet et le pousse brutalement afin qu'il embrasse le mur. Il lui menotte les poignets et l'oblige à avancer vers la voiture de patrouille. Sans faire preuve de douceur, il lui assène une seconde poussée pour faire atterrir sa carcasse sur la banquette arrière avant de refermer sèchement la portière. Il reste indifférent à ses injures, à ses cris de frustration. Vas-y, gueule. Profite, tu peux encore le faire. Bientôt, plus personne t'entendra. Lentement, il retourne en direction de la brunette et reste un instant devant elle, la dévisageant silencieusement.

— T'es libre de partir... puisque j'ai rien vu. Quant à moi... j'vais faire une petite balade en voiture avec le gentil monsieur, à l'extérieur de la ville... tu peux dormir tranquille... il reviendra jamais. Tu passeras le message à qui de droit. Bonne fin de soirée.

Il hoche brièvement la tête en guise de salutation et s'éloigne lentement vers la voiture... mais s'immobilise à mi-chemin, se tournant de moitié afin de la contempler. Et si pour elle, c'était personnel, comme lui ? Que ce bâtard avait fait du mal à sa gamine ou à une gamine qu'elle aimait bien ? Si c'était le cas... il se disait qu'elle avait le droit d'assister à sa mort si elle le souhaitait. Si elle avait ce besoin de le voir s'éteindre pour apaiser sa colère. Pour enfin être en paix. Il hésitait. C'était une chose d'éprouver le violent désir de tuer quelqu'un ou de le voir mourir, mais une autre de parvenir à supporter cette scène ou encore de vivre le reste de ses jours avec le poids d'un meurtre sur la conscience. Pour sa part, il n'avait plus ce problème... mais elle ? Elle avait peut-être menacé de le tuer un peu plus tôt, mais est-ce qu'elle serait vraiment parvenue à aller jusqu'au bout de sa manœuvre ?

— Ma voiture restera ici pendant cinq minutes... j'dois remplir des papiers importants... ensuite j'vais partir. Si jamais t'as besoin de prendre l'air à l'extérieur de la ville... la portière du côté passager sera déverrouillée., dit-il, avant de reprendre, d'un ton plus grave. — Réfléchis bien avant de prendre une décision... quand on fait un voyage comme celui-là... y a plus moyen de faire marche arrière ensuite. Cinq minutes... et je disparais., finit-il par préciser à nouveau, soutenant son regard quelques secondes, avant de se glisser dans la bagnole.

Le message, bien que subtil, avait été pourtant très limpide. Il lui offrait le choix de soit partir et d'oublier cette soirée ou de l'accompagner là où il n'y aurait aucune possibilité de rebrousser le chemin. Une fois qu'on donnait la mort, il n'était plus possible de tout effacer pour faire les choses différemment. Ce n'était pas une décision à prendre à la légère. T'es peut-être furieuse, mais quand la colère disparaît et que la réalité s'impose, c'est là que les regrets se pointent. Moi, j'ai perdu beaucoup trop pour regretter. Mais toi, il te reste peut-être encore une chance de sauver ton âme. Alors réfléchis. Réfléchis bien.



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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Lun 18 Sep - 10:32

Strange highs and strange lows

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The Deer, Woodkid ▽ Le silence était pour Despina une marque de maturité et d'intelligence. La preuve qu'on savait ressentir des émotions sans pour autant y céder, et qu'on savait y faire le tri pour laisser la logique faire le choix le plus judicieux. Peut-être s'observaient-ils un instant sans rien dire à la manière des animaux qui dormaient en eux, pour définir s'ils représentaient un danger l'un pour l'autre. Au fond des prunelles de cette toute petite femme dansait une flamme qui faisait écho au feu qui rongeait sûrement le policier : ils se retenaient. Et quand le coup partit, il fut net et brutal ; le geste de quelqu'un qui n'a ni peur de frapper, ni de blesser. Le geste de quelqu'un d'excédé au delà de ses limites. Voir que l'homme de loin n'esquissa pas le moindre geste à son encontre ne l'incita pas : Despina n'était pas présomptueuse. Un coup lâché en face d'un flic était déjà un coup de trop, même si ce dernier n'avait rien dit. N'importe quel flic serait intervenu. Pourquoi ne l'avait-il pas fait ? C'était-ce personnel ?

Elle fut étonné que l'autre type puisse encore parler après la dérouillée qu'elle lui avait donné. Peut-être n'avait-elle pas frappé assez fort. Elle le foudroya du regard, comme une muette et froide menace de lui faire bien pire que ne l'engageait son contrat s'il ne se taisait pas. Après tout avait-elle été payé pour le faire fuir mais rien ne l'empêchait d'aller plus loin. Rien d'autre que sa propre morale. Despina inclina la tête sur le côté, le fixant sans rien ; le type frissonna instinctivement, comprenant qu'elle était capable de mettre ses menaces à exécution. Sûrement aurait-elle planté ce clou si elle en avait eut le luxe. Malgré le torrents d'insultes qui sortait du trou à merde qui faisait office de bouche à leur proie, le flic n'avait pas l'air de s'énerver. C'était une bonne chose et elle décida de se taire, pour ne pas en rajouter une couche ; elle avait déjà dit tout ce qu'elle avait à dire et le reste n'aurait été que des choses inutiles dictées par la colère. Quand elle le vit ranger son arme, elle s'écarta un peu en comprenant que définitivement, il ne venait pas pour elle. Mais c'était étrange : c'était elle qui avait été prise en flagrant délit d'agression.

Alors, elle avait raison : c'était personnel et ce flic venait ici en tant qu'homme, sous la peau de policier. Venait en tant que loup sous une peau d'homme. Elle eut un vague sourire, de ceux qui gens qui ne savent pas vraiment le faire et regarda attentivement la séance de menottage. Un petit voyage en dehors de la ville... l'évidence même. Elle haussa vaguement des épaules ; cet homme n'était déjà plus sa proie et elle ne se battrait pas pour lui. Elle le laissait à qui en voulait pour en finir car il ne faisait même pas une bonne proie. Il ne lui avait même pas donné de sport.

"Je le lui dirais", répondit-elle sur un ton monocorde, les bras ballants le long du corps.

Despina regarda l'étrange équipée s'en aller sans objecter. Tout cela lui allait. Elle demeura entre deux poubelles, l'air plus calme, prête à tourner les talons pour s'en aller de même lorsqu'elle sentit un regard sur elle, la forçant à faire un lent volte-face. L'Alpha la fixait ; que lui voulait-il ? Allait-il changer d'avis sur son compte et devrait-elle se battre contre lui ? Ses muscles se raidirent d'instinct et la tension qu'elle ressentit fut palpable dans l'air : Despina était une louve solitaire que tout affolait et qui avait le monde en ennemi. Elle était toujours sur le qui-vive, prête à se défendre d'attaques surprises, presque imaginaires. Les deux loups-garous se regardèrent comme des chiens de faïence avant que le policier ne prenne la décision de faire une nouvelle entorse à sa profession : il lui proposait de venir. Pourquoi donc ? La louve fronça les sourcils, l'air suspicieuse.

"On va dans la même direction", marmonna-t-elle, "... au pire... okay."

Elle cabotinait un peu, la brune : elle vivait à l'extérieur de la ville et cela lui ferait peut-être un peu moins de chemin pour rentrer chez elle. Mais la vérité ne s’embarrassait pas de tout ça : elle voulait le voir mourir. Et cinq minutes était bien assez pour prendre une décision pareille, même avec d'aussi graves conséquences. La mort ne l'effrayait pas et elle renvoya à l'Alpha un air sûr, sans crainte, mais qui avait déjà pesé le pour et le contre en faisait fi de sa colère personnelle. Elle ne put pourtant se retenir de lui faire un commentaire, dit sans rage, sans même d'arrogance malgré le fait qu'elle détestait sa propre espèce ; c'était un simple constat :

"Cela dit, réfléchis toi aussi. Si la mort est une punition, souvent aussi c'est une grâce."


Peut-être ce type ne méritait pas qu'un Alpha mette fin à sa vie. Il n'en était pas assez digne. Peut-être que le châtiment le plus cruel pour une ordure pareille soit une vie derrière les barreaux de la justice humaine, à se faire violenter et abuser par les autres détenus ; tout le monde savait ce qu'on faisait aux abuseurs d’enfants en prison. La justice commune ou la justice personnelle... Despina ne remettait pas en cause les choix du loup-garou, mais elle cherchait à voir plus loin que sa propre colère et son envie de le voir mort. Mort, il ne nuira plus, mais mort, il ne souffrait pas. Quel serait le choix le plus juste ? L'arrêt de la vie, ou la douleur et l'humiliation continues ? Elle sourit presque un peu timidement en lui disant :

"M'enfin la justice, c'est pas mon rayon. C'est le tien."

La brune monta alors à bord de la voiture de police, bien qu'elle eut hésité. Non pas parce qu'elle craignait ce qu'elle allait voir - Despina était une vieille louve qui avait déjà croisé la mort, et qui l'avait déjà donné. C'était une vieille amie et cela se voyait - mais parce qu'elle était prudente. Elle glissa sa minuscule silhouette dans l'habitacle, déjà prête pour la suite. peut-être désirait-elle tester cet Alpha sorti nulle part, pour voir s'il était vraiment aussi Alpha qu'il en avait l'air... c'était juste un test, en fin de compte.




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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Lun 25 Sep - 5:40

Strange highs and strange lows

You know it's true. All these things you do come back to you.



Un sourire éphémère crispe ses lèvres. Volatile. Presque mélancolique. Ses paroles avaient un sens et il y croyait lui aussi, mais elle ignorait sans doute qui était réellement Ruben Blackburn. Elle ignorait qu'il avait purgé en prison, le temps de deux ridicules petites années pour un nombre incalculable de délits. Deux petites années pour un homme qui avait brisé l'enfance de plusieurs gamines, ces fillettes qui cauchemardaient la nuit et qui avaient du mal à se laisser approcher, même effleurer. Pour le restant de leur vie, jamais plus elles ne seraient les mêmes. Et lui, il était de nouveau libre, à errer dans les rues d'une Salem déjà suffisamment viciée. Combien d'enfants, encore, allaient se retrouver forcés à combler ses répugnantes déviances ? Peu importe combien, c'est déjà trop pour moi.

" M'enfin la justice, c'est pas mon rayon. C'est le tien."

Un proverbe russe disait : Ne crains pas la justice, mais crains le juge. Ce n'était pas la justice, le problème. Le problème était ces hommes qui la manipulaient. Ces parasites qui contaminaient le système et qui n'avaient pas leur place dans ce milieu. Mais il ne dit rien, l'alpha. Il se contente de garder ses réflexions pour lui. Il se demandait même pour quelle raison il avait éprouvé ce besoin de lui offrir une invitation alors qu'il n'avait pas pour habitude d'ouvrir '' la porte '' aux étrangers, surtout lors d'une situation aussi risquée. En vérité, il n'y avait qu'une seule raison pour laquelle il l'avait fait. Une raison stupide dissimulée sous un prétexte et qui n'avait aucun sens pour un homme comme lui. Je l'ai vu, dans ton regard. Tout au fond de tes pupilles. Cette lueur, celle de la souffrance qui marque à jamais. T'as vécu trop, et même si tu restes forte, les fêlures y sont toujours. On peut jamais réparer complètement ce qui est brisé. J'sais ce que c'est. Il avait perçu son regard dans le sien, cette infime ressemblance dans la différence... mais est-ce que c'était une bonne raison pour l'impliquer dans cette histoire, de risquer autant pour une inconnue ? Non. Pourtant... elle était assise à ses côtés et il ne disait rien. Rien pour la repousser. Rien pour la dissuader de l'accompagner.

Le silence... et c'est tout.

◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆◆

Le trajet avait été long, environ une trentaine de minutes hors de la ville. Probablement, que les vociférations du crétin assit à l'arrière avaient fait en sorte de donner l'impression que le voyage s'était étiré en longueur. L'alpha l'avait ignoré, ne lui donnant aucune satisfaction à répondre à ses provocations ou ses questions. Il s'était muré dans un mutisme presque sinistre, le regard perdu sur la route, les traits stoïques. Ses lèvres étaient restées scellées et n'avaient pas remué une seule fois, ni même pour adresser la parole à la brunette. Il tentait simplement de se conditionner à ne pas se laisser porter par les excès une fois que le temps serait venu. La vengeance était une chose, la justice une autre, mais sa priorité restait celle d'assurer la protection d'Alix et de Cyrielle. Son devoir cette nuit, était d'éradiquer la menace. La colère, il pouvait la sentir pulser en lui. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait de le torturer des heures de temps, seulement pour décharger sa furie sur lui. Ça changera jamais ce qu'il a fait. Et ça m'apportera aucun soulagement, au final. Le seul soulagement qu'il allait en retirer une fois que ce serait terminé, ce serait celui de savoir qu'il n'allait plus jamais faire de mal à personne. Et c'est tout ce qui importe. La voiture s'engage dans un petit sentier obscur, une charmille les menant en plein cœur d'une forêt dense. Une fois suffisamment loin de la route, la voiture s'immobilise, et il coupe le moteur. Toutefois, il n'esquisse aucun mouvement pour en sortir. Il reste là, le regard figé au-delà du pare-brise, tandis qu'il s'agite, derrière.

- On fait quoi ici, hein ? Tu comptes faire quoi, l'flic ?
— T'es sortie de prison voilà un mois, j'me trompe ?
- T'as qu'à faire tes recherches !
— Réponds, sans quoi tu risques de trouver la nuit longue. J'ai raison, oui ou non ?
- Ouais, c'est ça... depuis un mois.
— T'as fait combien de temps derrière les barreaux ?
- Putain, c'est un interrogatoire ? J'vois pas pourquoi...
— Contente toi de répondre aux questions... Hijo de puta.
- J'ai fait deux années, ça t'va ?
— Deux années..., répète l'alpha, hochant lentement la tête, lançant un regard en biais à la brunette pour ensuite reprendre. Deux années pour... fraude, braquage, vente de drogues, d'alcool, menace de mort, voie de fait sur des policiers et des citoyens, extorsion, abus sexuels sur deux mineurs - du moins, ceux qui ont eu le courage de se dévoiler - et... j'ai oublié quelque chose ?
- Vente d'armes illégales...
— Et vente d'armes illégales... ça fait beaucoup... pour seulement deux années. T'as eu de la chance, on dirait. C'est bien... deux années en enfer. On sait bien que c'est pas la joie en prison pour les sales types comme toi. Personne aime les cons qui abusent d'enfants, même les détenus. C'était plaisant ? T'as souffert un peu ?

Un rire s'éjecte hors de son clapet, insolent, et très déplacé si on considérait attentivement la situation délicate dans laquelle il se trouvait. Soit qu'il était vraiment stupide, soit qu'il s'en moquait, ou soit qu'il était nerveux au point de ne pas faire preuve de prudence en agissant comme un crétin prétentieux.

- Non, mais tu sais qui j'suis au moins ? J'suis Ruben Blackburn, membre des L.O.S ! T'es flic, tu dois avoir une idée de qui ils sont, non ? J'connaîtrai jamais l'enfer en prison, j'suis protégé à l'intérieur. On est partout, mec ! On est des flics, des juges, des détenus, des gardiens de prison et j'en passe !
— L.O.S, qui veut dire Lords Of Sins : un gang de criminels implanté à Salem depuis quelques années. Un paquet de racailles dans un même troupeau., précise-t-il à l'intention de la brune.
- Maintenant que j'ai répondu à tes saloperies de questions, ce serait bien que tu m'redonnes ma liberté. T'as rien contre moi. Si tu comptes vraiment m'en foutre une, j'espère que t'es conscient que t'auras de sales problèmes ensuite., ricane amèrement Blackburn, dont le ton de la voix semblait un peu moins confiant.

L'alpha soupire sèchement et sans un mot, s'extirpe hors de la voiture, incitant d'un regard la louve-garou à l'accompagner à l'extérieur. C'était de façon intentionnelle qu'il avait questionné Blackburn, afin qu'elle puisse entendre les faits par elle-même. Tu pourras peut-être mieux comprendre pourquoi. Une fois les portières refermées, il coince une cigarette entre ses lèvres et pose le paquet sur le capot, l'invitant en silence à s'en prendre une si elle voulait s'encrasser les poumons. Il fumait rarement. Ce paquet, il devait l'avoir depuis plus d'un mois et il était encore à moitié plein. Mais quand il était contrarié, en fumer une lui calmait un peu les nerfs. Après l'avoir allumé, il dépose le briquet à côté du paquet et prend le temps de la fumer un peu avant de parler, fixant ses mirettes au loin, observant les mouvements précipités d'une petite bestiole qui filait entre les arbres.

— C'est personnel pour moi... j'peux me tromper, mais j'crois pas que ce l'est autant pour toi., dit-il, sans vraiment s'avancer, avant de poursuivre, toujours placidement. Si c'est pas personnel pour toi... pourquoi t'as accepté de venir ?

L'alpha la considère un instant du coin de l'œil, esquissant un chétif rictus, qui lentement, s'efface. Il ignorait si c'était personnel ou non, mais si ce ne l'était pas, il était un peu curieux de connaître sa raison. Elle était une inconnue pour lui, tout comme lui l'était pour elle, alors pourquoi avoir décidé de l'accompagner ? Il y avait bien des détails la concernant qu'il ignorait. Ce '' message '' qu'elle avait tenté de faire passer à Blackburn, il venait de qui exactement ?

— J'ai pas l'intention de te juger, peu importe tes raisons. On a tous et chacun... une perception différente d'une situation... je respecte celle des autres, même si c'est pas la mienne., ajoute-t-il, abaissant un instant son visage vers le sol, pour ensuite le relever et lui poser une seconde question. Tu crois que j'fais une erreur ?

Son regard azuréen se plonge dans le sien, sans malice, sans moquerie, un simple regard pour de simples questions. Quoiqu'elle dise, ça ne changerait en rien le destin de Ruben Blackburn. Que ce soit une erreur pour elle ou non. Pour lui, ce ne l'était pas et c'était la seule option cohérente à ses yeux. La seule qu'il allait choisir cette nuit. Comme un animal, il allait protéger les siens, sans se poser de questions. J'sais pas pourquoi j'tiens tant à avoir ton avis alors qu'il me servira à rien. Me demande pas pourquoi... porque no sabré qué contestarte.



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MessageSujet: Re: Strange highs and strange lows ▽ ft Shane Greyson. Lun 25 Sep - 19:27

Strange highs and strange lows

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The Deer, Woodkid ▽ Un vague sourire prend le visage de l'Alpha, sans vraiment que Despina ne sache pourquoi. Les pensées secrètes de cet homme restaient tout comme les siennes, dans les méandres mystérieuses de son esprit. Chacun avait ses secrets, ses zones d'ombre, ses engagements. Chacun était ici ce soir guidé seulement par ses convictions, car qu'on croit en la justice, en l'argent, au Talion, au liens du sang... tout semblait valable pour Despina qui avait silencieusement prit place dans la voiture du policier afin de voir où ce sombre chemin nocturne les mènerait, tous les trois. C'était une curiosité à la fois malsaine et naturelle qui l'avait prise, elle qui haïssait si fort sa propre espèce : il fallait qu'elle voit si cet Alpha allait aller jusqu'au bout. Il fallait qu'elle voit si cet Alpha était digne de porter ce titre ou s'il n'était qu'un connard parmi tous ces connards de loup-garous qui se hissait au dessus des autres sans être réellement capable de faire le sale boulot eux-mêmes. Il fallait qu'elle sache. La proie n'était devenue secondaire, si ce n'était inexistante. Il n'était déjà plus qu'un bruit de fond dans le film qui se jouait ce soir, et dans lequel Despina n'avait que la place du public, ou d'une figurante anonyme. Elle ne faisait que regarder, après tout. Et c'était déjà se rendre complice ; elle le savait bien. Assise à l'avant de la voiture, un fin sourire se dessina sur ses lèvres pleines. Un sourire bref, et cruel. Elle voulait voir la vraie justice, pas celle des Hommes et des tribunaux. La vraie justice de la nature. Celle qui fonctionne simplement, avec des choses bonnes et d'autres mauvaises, sans nuances de gris, sans recours, sans sortie pour bonne conduite, sans circonstances atténuantes. Sans faux-semblants ni tricherie.

**************

Le trajet lui avait semblé calme, puisqu'elle était apaisée d'une bien étrange manière. En cette heure tardive, la petite brune avait tourné sa tête contre la vitre pour regarder le paysage nocturne défiler à l'horizon, dans un silence à la fois sinistre et apaisant ; elle ne parlait pas beaucoup de nature. Et quand elle n'avait rien à dire, elle s'abstenait de le prouver par quelques paroles creuses et inutiles. C'était du bon sens. Tout comme le policier qui Dieu merci n'était pas tout à fait du type bavard - comme elle - Despina avait sciemment ignoré les vociférations sans intérêts de l'autre pauvre type à l'arrière, préférant se reposer quelques instants en fermant les yeux. Elle n'était certes pas en confiance, mais sa décontraction montrait qu'elle ne craignait pas les deux hommes. Elle était plus ou moins à son aise, car elle aimait confusément la sensation qu'on pouvait éprouver à bord d'une voiture. Elle qui vivait dans la sienne roulait des heures durant pour le seul plaisir d'errer sur l'asphalte de nuit, avec le bruit du vent comme seul compagnon... la louve se repassa derrière ses paupières closes le film de cette nuit. C'était un peu stupide comme situation, quand on y pensait. Heureusement, ils n'étaient pas deux loups qui se disputaient une proie. Ce type n'était plus sa proie. Ce n'était pas personnel pour elle, pas autant que pour le policier, visiblement. Aussi, elle s'en fichait un peu mais avait ce besoin de voir jusqu'à où la nuit pourrait porter les promesses tacites de l'Alpha. Le ferait-il ? Y-aurait-il des actes, ou seulement des paroles vides de sens ? Elle voulait juste regarder.

Engagée en terrain forestier, la voiture finit par s'arrêter sur un petit chemin obscur couvert de végétation qui avait tout de la broussaille de film d'horreur, heurtée par le vent et hanté du chant d'oiseaux nocturnes et de chauve-souris. Ils étaient à présent fort loin de la route, à un endroit propice pour commettre quelques gestes impardonnables sur une personne impardonnable. Despina écouta d'une oreille distraite la discussion du policier et de l'autre abruti concernant le casier judiciaire de ce dernier, qui ne l'intéressait pas. Il aurait pu être le roi Midas et avoir braqué le Vatican qu'elle ne s'y serait pas intéressé. Le seul méfait dont elle se souciait, elle le connaissait déjà : qu'un homme trafique des armes, tue ses pairs, braque ou fraude, elle s'en foutait. Qu'il vole la jeunesse, vole la vie de gamins, là c'était autre chose. Elle tourna naturellement la tête vers l'Alpha quand ce dernier lui parla, pour lui expliquer qui était les L.O.S et leurs petites affaires ; elle haussa vaguement des épaules, comme pour lui prouver qu'elle s'en moquait un peu, avant d'ironiser.

"J'pensais que L.O.S c'était pour Les Ornithorynques Sodomites", railla-t-elle avec un air blasé.

Despina se moquait des paroles, elle ne s'intéressait qu'aux faits. Femme d'action, elle n’accordait pas de crédits à ces choses d'humains ; les casiers judiciaires, les arrogances mal placées, les promesses non-tenues. Faisant clairement comprendre à l'Alpha qu'elle ne s'intéressait qu'à un seul type de crime, elle n'était pas là pour faire de la philosophie. Son regard froid se posa sur ce qu'elle imaginait un mort en sursis, avant de tourner la tête vers la cigarette offerte qu'elle prit et coinça entre ses dents ; ce qui tombait bien car son paquet était vide depuis ce matin. Elle le remercia d'un geste silencieux de la tête, retournant à son étude du cas Blackburn. Avait-il peur ? Allait-il se chier dessus en mourant ? C'était les seules questions qu'elle avait, la louve. Son regard était acéré. Il réclamait des actes.

"C'personnel pour moi aussi, dans une autre mesure", répondit sans fard la petite brune en fumant à la hâte la cigarette offerte, "tu vois, l'affreux", commença-t-elle a l'adresse de Ruben, "j'ai un gamin. Tu l'as jamais croisé mais en y pensant, s'tu lui avais fait c'que t'as fais à ces petites, j't'aurais arraché les couilles et j'te les aurais collé dans l'cul."

Son regard s'était durcit encore un peu plus, renvoyant une étrange lueur jaunâtre dans les ombres de la nuit. La cigarette aux bouts des doigts, elle inclina la tête sur le côté. Elle avait de la bave au coin des lèvres qu'elle essuya du pouce. Despina était tout comme l'Alpha, une louve pure race ; elle était née avec une Bête très forte en elle, qu'elle n'avait jamais eut besoin de réprimer : ceux qui la connaissaient disait parfois qu'elle était plus louve que femme.

"J'veux voir si t'as les couilles de le tuer. Les Alphas que j'ai connu étaient de pauvres fragiles pas capables d'mettre les mains dans la merde. C'est la raison de ma présence ici, cowboy."

La brune ne regardait plus le policier, même si elle lui répondait franchement et directement. Son regard était à présent rivé sur ce qui redevenait une simple proie. Rien qu'un bout de viande, et cela se vit dans son regard inhumain, prédateur. Il n'était rien d'autre qu'un putain de petit lapereau qu'elle aurait volontiers broyé entre ses crocs. Lord of Sin ? Bullshits. Ce n'était qu'une proie.

"Lord of Sin ? Connard de prétentieux. T'es qu'une merde. Si m'écoutais, j'te boufferai et j'ferai de toi d'la merde pour de vrai", elle tourna la tête vers l'Alpha, "mais t'es pas ma proie, t'es la sienne", elle haussa des épaules à l'adresse du policier, "mec, personne me juge. J'respecte les perceptions qui me fichent la paix, c'est tout. Que tu soies dans l'erreur ou pas, c'est pas mon problème. Ta décision est déjà prise. Et moi j'suis personne pour te juger."

Elle parlait franchement, bien que manière un peu rude. L'éclat dans ses yeux était passé de la passivité à la colère de l'animal attiré par la chasse ; elle tournait en rond entre les deux hommes, comme une louve efflanquée qui n'avait pas mangé depuis des jours. Comme une mère louve affamée dont on avait tué les petits. Elle avait répondu à l'Alpha sans malice, sans moquerie, sans faux-semblant car elle n'avait rien à cacher. Ou plus rien. Les langueurs qu'elle avait eu dans la voiture lui était passé ; ne restait que la colère qui hérissait sa peau de chair de poule tant elle était forte. Ses phalanges craquèrent de frustration.

"J'suis ici pour toi, l'Alpha, pas pour lui. J'suis ici pour voir si t'as des burnes et du cœur", elle le toisa sur un air de défi, "j'pense pas qu'tu soies ici pour qu'on cause du bien et du mal, non ? "

Elle inspira profondément avant de dire, comme un point final à ce qu'elle pourrait lui expliquer :

"Fais ce que tu veux, mais fais-le."


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