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Cursed

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Sanguisuga

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MessageSujet: Cursed Lun 11 Sep - 4:50

CURSED

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La silhouette se déplace, de gauche à droite, les mains liées derrière le dos, le regard froissé par l'introspection qui le ronge. À trop marcher ainsi, dans une ligne parfaite, il en laisserait presque son sillage incrusté dans la moquette qui couvre son salon. Et lorsqu'il s'arrête, il roule le pulpe de son pouce contre ses doigts refermés, la main relevée devant le visage avant de reprendre ses inlassables allées et venues...

" Alors ? " s'impatiente l'Immortel après de trop longues minutes, en relevant le regard sur la femme qui prend place sur le cuir de l'un de ses luxueux fauteuils.

Le visage de la Dame se crispe, comme si l'intervention du Docteur l'importunait dans l'exercice de ses fonctions, et tel était le cas. La Dame reste cependant bien assise, droite, les yeux fermés, les bras posés contre les appuis. Elle tente de respirer et de retrouver cette concentration perdue. Ses lèvres barbouillées de rose vif bougent, marmonnant des paroles qui restent muettes même aux oreilles particulièrement affinées du Docteur. Il s'immobilise un instant, interdit... il attend... puis la voyant à nouveau immobile, il crache un soupire, agacé et mécontent. La Dame semble percevoir la déception de son client, ses doigts se referment nerveusement, elle déglutit, trahissant sa nervosité, si bien que les battements de son palpitant deviennent un affront. Vieille harpie inutile.

L'Originel se jette sur la Dame, encerclant sa gorge de sa main qui se referme, écrasant sa trachée, la soulevant, elle et ses frusques démodées. Ses jambes battent à travers ses jupons colorés, dans son accoutrement ridicule de diseuse de bonne aventure qui ne berne personne, encore moins celui qui l'a convoqué dans son manoir. La poigne de Lynch se referme un peu plus, il la toise d'un œil menaçant, jusqu'à ce que ses yeux l'implorent, que son visage devienne plus rouge que ses horribles chaussures vernies.

" C'était votre deuxième échec... "

Elle ouvre la bouche avant qu'il ne la relâche, la laissant retomber à ses pieds mollement. Aussitôt son souffle retrouvé, elle se met à l'implorer, les mains posées l'une contre l'autre.

" Je... vous la retrouverai... c'est... c'est l'objet... ... l'objet qui permettra le contact avec l'au-delà. ... "
marmonne la sorcière en reprenant son souffle, portant une main douloureuse à sa gorge malmenée.

Et l'Immortel roule les yeux au ciel, sifflant son mépris dans un petit rire sarcastique. Il tend la main, accroche le tissu qui couvre l'épaule de la Dame, l'aidant à se redresser sans aucune délicatesse. Il plante son regard perçant dans ses mirettes apeurées baignées de larmes douloureuses. Un sourire s'étire sur les lèvres carnassières, un sourire de complaisance.

" Je vous ai donné son portait... je vous ai amené son châle... Vous savez quoi, Madame Irène... ? " les traits de l’Immortel se glacent alors " Je commence à croire que n'êtes qu'une vieille bique incompétente qui me fait perdre mon temps... je pense que vous êtes un parasite venu pour sucer mon hospitalité en espérant me berner pour soutirer mon argent... "

Les yeux de la Dame s'arrondissent, rongés par la panique. Elle couine de terreur avant de se mettre à hocher la tête frénétiquement.

" Non ! Non Docteur Lynch, je vous en supplie... une dernière chance... C'est tout ce que je vous demande... je vous promets... je vous promets que j'arriverai à invoquer son esprit... mais pour ça, je détenir un objet lui ayant appartenu, un objet attaché à un souvenir puissant, un objet qui signifie beaucoup pour elle... et vous verrai... vous verrai qu'elle reconnaîtra cet objet et qu'elle s'en servira comme canal pour venir jusqu'à nous... je vous en supplie Docteur Lynch, je vous en conjure... laissez-moi vous prouver que j'ai raison... "

Le vert des prunelles immortelles s'adoucissent un instant, bercé de douces promesses. Un sourire étire sa joue alors qu'il incline la tête, il caresse délicatement les cheveux grichous de la sorcière avant de longer son visage rond du bout des doigts... avec une tendresse déroutante.

" Évidemment, que vous le ferai. Puisque que je vous l'ai ordonné... Vous n'êtes pas... quelqu'un de stupide, Dame Irène, n'est-ce pas ? Pas au point de me décevoir une troisième fois...
- N... Non... non ! Bien sûr que non !
- Excellent. Ramenez Dame Irène jusqu'à ses nouveaux appartements au sous-sol, veillez à ce qu'aucune lumière, aucun son ne vienne perturber notre invitée... Madame Irène doit se concentrer pour aligner ses fameux canaux...

Un sourire presque mesquin s'étire sur les lèvres du Docteur lorsqu'il prononce ses dernières indications, teinté d'ironie. Un majordome apparait dans le salon, un homme d'une cinquantaine d'années, aux cheveux noirs mais au dessus du crâne dégarni, les traits allongés, une fine moustache sous le nez. L'air las, extrêmement poli et courtois, il vient pour cueillir le bras de Dame Irène et l'entrainer à sa suite.

" Tout de suite, Monsieur Lynch. Madame, si vous voulez bien me suivre.
- M... mais... "

Dame Irène jette des regards incrédules derrière son épaule, n'ayant certainement pas prévu allonger son séjour au manoir... Qui sait combien de temps le Docteur prendra pour trouver des reliques ayant appartenu à sa sublime? Des objets qui ont été volés et perdus au fil des siècles... Quel dommage pour Dame Irène que de devoir attendre tout ce temps, prisonnière d'un donjon froid, privée de tous ses sens, n'ayant que pour compagnie le battement incessant de son cœur, le bruit erratique de ses poumons qui se gonflent, le bourdonnement de son sang qui pulse dans ses veines... et les écumes de la folie qui la gagne...

Christian prend place derrière le bar pour se verser un verre de bourbon. Il fait vriller le liquide ambré avant d'en humer l'odeur et d'en laper une gorgée. Ses yeux se perdent sur le foyer, dans l'âtre inutilisée... Il finit par détacher la main de sa poche pour en sortir son téléphone, il défile quelques adresses qu'il note dans le creux de son crâne.

Et il lui semble percevoir les cris de Dame Irène en sourdine...

[...]

Ding-ding.

Le Docteur Lynch pousse la porte de la boutique d'antiquités, la troisième sur sa liste, en ramenant ses lunettes de soleil dans l'intérieur de la poche de son veston anthracite. Un sourire s'étire sur ses lèvres lorsque l'odeur du bois brut percute ses sens. Les mains sagement posées dans les poches de son pantalon, il arpente les rangées, perdant son regard sur les vieilleries exposées aux amateurs. Des armoires sculptées main aux enseignes défraichies, de vieux jouets désarticulés aux horloges à pendule, malgré ses allures modestes la boutique possédait son lot de trésors cachés. Le Docteur s'immobilise devant un vieux moulin à coudre, le jaugeant avec fascination. Du plus loin qu'il se souvienne, Amelia en utilisait un semblable à celui-ci, créant un bruit qui l'empêchait de se concentrer lorsqu'il rédigeait ses dossiers... Il soupire, plissant les yeux, un brin nostalgique, levant la main pour actionner le mécanisme qui se met aussitôt à grincer. Comme dans mes souvenirs.

Lynch s'interrompt lorsqu'une voix enjouée l’interpelle, l'obligeant à relever la tête dans sa direction. Les traits de l'homme s'adoucissent alors, s'étirant en un sourire naturellement charmeur. Il s'avance vers celle qui se tient derrière le comptoir, en bonne antiquaire qu'elle devait être. Les orbes agréablement comblés du Docteur ne se délogent pas des siens, taisant ses mots pour intensifier la lueur de son regard, jusqu'à ce que sa main ne vienne se poser sur le comptoir.

" Bonjour Mademoiselle. " Une pause, futile. Simplement pour le plaisir des sens, pour s’imprégner de son image, d'elle et de sa longue crinière blonde tressée qui décore si joliment son épaule. De ses mirettes rehaussées de noir, de ses lèvres teintées pour attirer l'attention sur une bouche charnue. Le Docteur n'est pas de ceux qui plongent goulument leur regard sur le galbe des seins, aussi exposé soit-il. Non, il est de ceux qui les apprécient en subtilité, il est de ceux qui s'attirent les faveurs et qui séduisent malgré eux. L'Incarnation du charme vampirique à son état le plus décadent.

" C'est une belle boutique que vous avez là, votre collection est impressionnante... " Il jette à nouveau un œil aux alentours, pour appuyer ses paroles avant de revenir sur elle. " Je suis à la recherche de bijoux, de... breloques. Je cherche quelque chose d'élégant et de délicat, pour une femme. J'aime les objets originaux, en particulier ceux dont vous connaissez l'histoire. Mais j'avoue manquer cruellement de goût, pourriez-vous m'aider ?

Et il rit, plein d'entrain, avide de découvrir ce qu'elle avait à lui proposer.
Et déjà profondément agacé à l'idée de repartir bredouille de cette boutique.

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MessageSujet: Re: Cursed Mar 12 Sep - 19:23

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La nuit avait été horrible. En tout et pour tout, Livie avait dormi quatre heures. Elle le savait, pourtant, qu'à chaque fois qu'elle se laissait aller à un peu de nostalgie avec son album photo elle en faisait des cauchemars. Elle était prête à endurer ça si c'était pour revoir le visage de ses parents, ses véritables parents, ce n'était pas un problème. Le problème, c'est que Gbohoukwé n'était pas là pour venir faire taire ses hurlements nocturnes, cette semaine. Elle avait bien fini par ouvrir les yeux, par se réveiller, mais les images flottaient encore devant elle. Des cadavres, des tas de cadavres qui la fixaient, des maisons brûlées, des hurlements, de terreur, de douleur, de supplication. Elle avait été incapable de se rendormir après ça et avait eu beaucoup de mal à se remettre de ses émotions. Elle s'était levée sans prendre la peine d'allumer la lumière, la lune faisant office d'éclairage, et avait ramassé le mot que son père lui avait laissé et qu'elle avait posé sur son bureau. Elle s'était dirigée dans la chambre du vieux chasseur et s'était blottie sous ses couvertures à lui en serrant le malheureux bout de papier contre son coeur. "J'écris ça en partant, désolé c'est pas construit mais, je voulais juste te remercier d'accepter ça. Je sais que c'est brusque, mais tu connais Teddy, quand elle a une idée en tête ... Enfin voilà, j'espère que tout se passera bien pour toi, n'hésite pas à m'appeler si tu as besoin, je vais avoir beaucoup de temps libre durant le voyage, tu ne m'embêtera pas, jamais. Je t'embrasse et je t'aime, ton petit papa." Enfantin, comme réaction. Mais ce traumatisme restait gravé en elle et les souvenirs ne s'effaçaient pas malgré toutes ces années. La seule façon qu'elle avait de s'apaiser était de se blottir contre son sauveur, cet homme qui était arrivé juste à temps pour lui épargner une mort horrible et qui l'avait officiellement adoptée quelques années plus tard. Mais aujourd'hui, ainsi que tous les jours restant de la semaine, voir même un peu plus, il allait être absent. En espérant que la nuit prochaine soit meilleure.

Difficile d'aligner plus de trois lignes à la fois dans un tel état de fatigue. Les livres et les documents qu'elle avait devant elle s'entassaient en une pagaille pas possible. Autant de récits, de portraits et d'analyses sur un certain pirate du nom de William Kidd qui d'ordinaire la captivait mais qui aujourd'hui ne réussissait pas à tenir sa concentration plus de cinq minutes. Affalée sur sa chaise, elle en espérait même que des clients se pointent. Mais la boutique était déserte depuis ce matin, aucun acheteur, aucun vendeur, Livie n'avait que son pirate à qui parler. Et aujourd'hui il lui donnait sérieusement mal à la tête. De toute façon elle était en avance sur la progression de sa thèse, alors autant s'octroyer une pause. Refermant le clapet de son ordinateur, elle croisa ses bras sur le bois du comptoir et posa sa joue dessus. Ses yeux se posèrent alors naturellement sur les deux bracelets qu'elle portait. L'un était récent, en or blanc, fin et sans fermeture, il était simplement recourbé en arrondi et chaque bout contenait une petite boule pour terminer le bijou, mais ces dernières étaient séparées de quelques centimètres. Celui-ci était bien joli, gravé de quelques décorations élégantes, mais surtout il était imprégné de verveine. Après le drame qui s'était passé dans l'enfance de sa fille adoptive, il aurait été ridicule que le chasseur ne lui procure pas un minimum de sécurité contre les vampires. Autant que son état d'humaine pouvait le permettre, du moins. Mais ce n'était pas celui-ci que Livie regardait avec peine. Non, c'était plutôt l'autre. Ancien, très ancien même, vue la couleur terne de l'or jaune et l'érosion des petites pierres précieuses qui l'ornaient. Fin également, avec des gravures joliment tracées, il lui entourait le poignet par deux fois sous forme de cylindre émacié. Ce bracelet, elle le tenait de sa mère, qui elle même l'avait tenu de sa mère, et ainsi de suite. Elle ne savait pas de quand il remontait et elle n'avait jamais essayé de chercher malgré sa passion pour l'histoire et la facilité qu'aurait eu son père à retrouver ses origines, mais elle avait une bonne raison. C'était la seule chose qui lui restait de sa mère, hormis le fameux album photo qu'elle avait réussi à récupérer de sa maison en ruine, et pour Livie son histoire s'arrêtait là. Elle ne voulait pas le lier à autre chose, c'était son passé à elle qu'il représentait, point final. Si seulement elle savait, elle l'aurait laissé dans les décombres...

Ding-ding. La clochette de la porte tira Liv de ses pensées. Enfin, ce client tant désiré se décidait enfin à se pointer. Elle se redressa, histoire de faire plus professionnelle et accueillante, malgré le bazar de ses recherches qui traînait sur le comptoir. Mais elle n'interpella pas l'homme tout de suite, l'examinant tout d'abord un peu du regard. Grand, séduisant, élégant, il devait avoir entamé la trentaine depuis un moment, peut-être même qu'il frôlait la quarantaine. Mais les quelques rares rides de son visage lui donnaient plus de charme qu'elles ne lui en retiraient. "Bonjour monsieur, je peux vous aider ?" finit-elle par lancer. L'inconnu s'approcha, un sourire irrésistible sur les lèvres auquel Livie ne montra aucune réaction si ce n'était son propre sourire doux et poli. Et pourtant, elle aurait volontiers craqué devant. Mais pour l'instant elle devait rester professionnelle. Toutefois, le compliment du vampire, dont elle ignorait encore la nature, lui tira un sourire un peu plus grand. "Cette boutique appartient à mon père et il met beaucoup de coeur à trouver des trésors du passé plus impressionnants les uns que les autres." précisa-t-elle, fière du travail de Gbohoukwé. Au passage, elle surlignait qu'elle n'était en rien propriétaire. Elle écouta ensuite sa requête et hocha doucement la tête. "Nous avons une partie réservée aux bijoux, on va regarder ensemble." La jeune femme quitta la sécurité du comptoir pour se rapprocher de son client, laissant une traînée de son parfum léger et fruité derrière elle. Son corps frêle semblait presque flotter plutôt qu'elle ne marchait et ses vêtements modernes, bien qu'élégants, juraient avec l'ambiance de la boutique. Elle guida son client vers les vitrines fermées à clé, ces dernières recelant nombre de bijoux plus ou moins anciens, classés par siècles. Bracelets, colliers, bagues, boucles d'oreilles, parures et autres merveilles étaient parfaitement rangés et alignés selon leur catégorie. Tendant le bras porteur de ses propres bijoux devant l'homme, Livie fit un signe de la main vers le haut de la vitrine. "Les plus anciens se trouvent en haut, et plus vous descendez plus ils "rajeunissent", mais aucun n'est plus récent que le 19ème siècle." expliqua-t-elle en descendant lentement son bras. "Vous savez quel type de bijou vous recherchez ? Collier, bracelet, bague ?" demanda-t-elle. Par ailleurs, des étiquettes étaient posées devant les bijoux dont les King avaient retrouvé l'histoire. Le seul dont elle ne connaissait absolument rien était celui qui ornait son poignet et elle allait rapidement regretté de ne pas s'y être intéressée plus tôt.

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MessageSujet: Re: Cursed Jeu 14 Sep - 6:02

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Délicieuse enfant qui se présente comme la digne progéniture de son père antiquaire. Le Docteur s'amuse silencieusement de cette précision, se doutant bien, par les livres et notes d'études épars sur le comptoir qu'elle n'occupait pas ce poste à temps plein. Les prunelles luisantes d'intérêt de l'Immortel chevauchent celles de l'humaine lorsqu'elle articule, s'amusant à creuser cette tête blonde, y cherchant des accès sournoisement. Des bribes parviennent jusqu'à lui, des images défilent rapidement, des sentiments qu'il interprète difficilement. Omis l'effet qu'il lui fait, il ne détecte rien d'intéressant, rien d'utile... rien ne qui ne rassasie sa curiosité, cette vieille habitude tri-centenaire. Quelque chose bloque son ascension vers sa cervelle, l'empêche de se faufiler dans ses pensées, encore moins dans les rouages de sa psyché. De la verveine, sans doute... intéressant pour une humaine qui ne porte pas de collier protecteur...

" Je vous suis. "

Lentement, ses mains viennent se lier derrière son dos, redressant son échine. Le Docteur emboîte sagement le pas de la demoiselle, suivant furtivement son déhanché gracile du regard, inspirant les effluves parfumées d'une avidité presque malsaine. Son intérêt vacille lorsque les vitrines apparaissent devant lui. L'homme s'immobilise à la droite de l'antiquaire sans délaisser les babioles qui reposent sur les écrins des yeux, écoutant d'une oreille distraite les indications de la délicieuse concernant le classement des bijoux disponibles. Il se penche vers l'avant, approchant son visage aux traits presque sévères des vitres pour mieux observer les pendentifs qui sont alignés derrière. Pierreries, or, argent, cuir. Beaucoup de valeur, très peu d'utilité. Une légère grimace se faufile sur ses lèvres lorsque ses orbes de plus en plus impatients jaugent les joyaux. Il tourne la tête vers elle, ouvre la bouche pour lui répondre mais se ravise, secoué par une vision furtive. À bien y penser, peut-être qu'un bijou l'intéresse... Plus que de raison... ce bracelet en or terni qui glisse le long de son poignet trop fin. Le cœur mort se serre, le Docteur Lynch doit se faire violence pour de lui attraper le bras sèchement et le lui arracher. Un sourire enjôleur réparait sur ses lèvres, il ricane, sans méchanceté, visiblement amusé par son insinuation.

" Une bague ? Doux Jésus, non ! C'est une peut-être une amie proche, mais j'ose à peine imaginer sa réaction si je lui offre une bague devant les collègues, je vais en entendre parler pour les trois prochains siècles. " un rire, à nouveau... " Non... je songeais plutôt... à un bracelet... peut-être en or... je sais combien elle aime l'or et les pierreries... oui, un bracelet serait parfait... Uhum... puis-je voir celui-ci ? Ce sont de vieilles armoiries qui y sont gravées ? " demande le Docteur en pointant l'un des ornements au hasard, faisant mine de s'intéresser à son histoire, celle qu'elle lui raconte.

Et l'Immortel ne lâche pas la belle des yeux lorsqu'elle s'exécute. Il faufile les doigts délicatement sur le bijou sans jamais le prendre dans ses mains lorsqu'elle le lui tend, obligeant la demoiselle à le tenir à sa portée, lui laissant tout le loisir de lorgner sur le bracelet qu'elle porte au poignet.

" Uhm... j'apprécie les détails... mais beaucoup moins son histoire... " qu'il conclut dans un rictus amusé.

Mais lorsqu'elle se détache de lui pour reposer le bijou sur son socle, les doigts de l'Immortel s'accrochent doucement à sa main, la retenant à lui.

" Vous permettez ? "

Il n'attend pas vraiment la réponse, caressant son derme du bout du pouce, jouant avec cette main prisonnière des siennes d'un geste naturel et dénué de mauvaises intentions. À n'en pas douter, le bon Docteur est un homme très tactile. ... Le même rubis manquant à droite, les mêmes arabesques. C'était bien le sien. Celui d'Amelia. Il mettrait sa main au feu. Et c'est peu dire.

" C'est une véritable petite œuvre d'Art que vous avez là... votre bracelet est... sublime... parfait...en tous points... absolument parfait... "

Quelque chose de presque imperceptible vient dénaturer le son de sa voix alors qu'il scrute le bijou qui roule entre ses doigts, caressant le derme de la demoiselle. Un mélange de nostalgie, d'amertume, de colère et de soulagement. C'était l'objet rêvé pour accomplir le rituel... Mais il se doute qu'il n'est pas au bout de ses peines, puisque le bijou convoité repose sur le poignet de la donzelle et non derrière les vitrines. Sans cette vilaine verveine, ce serait déjà réglé... Il relève le regard vers elle, jouant de son sourire à défaut de s'incruster dans son crâne.

" Combien ? ... Combien en demanderiez-vous ? "

Tout à un prix.
Tout.

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MessageSujet: Re: Cursed Sam 23 Sep - 20:31

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Que c'était étrange, autant de jolies manières en cette époque moderne. Une posture droite, presque militaire, un langage presque soutenu, au vocabulaire finement garni sans pour autant en faire trop... Ce client avait une classe naturelle impressionnante et bien que Livie soit loin de penser qu'un vampire de plus de trois cent ans se tenait devant elle, elle l'imaginait parfaitement en tant que professeur dans une université prestigieuse, ou homme d'affaire important rapportant des millions de bénéfices à une boîte quelconque. La jeune étudiante se perd toutefois rapidement dans l'observation du docteur pour mieux se concentrer sur les bijoux qu'elle présente. Et puis... Elle aimerait savoir, la petite blonde, quel genre d'homme il peut-être. A vu de nez il devait avoir la quarantaine et elle le voyait bien marié à une jolie femme, grande, mince, un chignon strict sur le haut du crâne et toute une collection de tailleurs et de jupes crayon dans l'armoire. Mais si cette femme tout droit sortie de l'imagination de Livie avait l'honneur d'exister, elle n'était en rien la cible du présent de ce charmant client. Client qui possède un joli rire, d'ailleurs, un peu contagieux même, qui tire un sourire à la jeune King. "Heureusement que vous n'avez pas trois siècles à vivre, dans ce cas." Simple petite remarque inoffensive, la jeune femme n'oubliait pas pour autant que la ville était infestée de monstres aux dents aiguisées et que les chasseurs aussi vieux que son père résidaient pour la plupart à Salem. Si la nature de Christian n'était pas écrite sur son front, elle avait néanmoins tiqué sur ce détail pourtant insignifiant qui laissait place à des possibilités ouvertes tout autant qu'à l'éventualité qu'il ait simplement parlé sans arrière pensée. Vieux réflexe qu'elle avait rattrapé de son chasseur de père adoptif, qui lui avait appris à prendre en compte chaque parole qui sortait de la bouche d'un inconnu. Mais du coup elle ne s'attarda pas sur ce point, y compris dans sa réflexion. Peut-être aurait-elle dû.

Tout les connaissances qu'elle possédait sur les bijoux en vitrine furent dévoilées au vampire, qui semblait à moitié intéressé par ce qu'elle disait. Peut-être attendait-il d'entendre quelque chose de spécial pour réellement s'accrocher à ses paroles, ou peut-être n'était-il tout simplement pas plus intéressé que ça. Ce n'était pas bien important, elle n'avait pas besoin de réfléchir pour sortir tout ça, elle connaissait les détails sur le bout des doigts et ça ne la dérangeait pas de parler dans le vide. Et pourtant, elle lui présentait sa pièce préférée. Un bracelet ayant appartenu à une célèbre femme pirate chinoise qui avait réussi à berner tout un empire. Quoi de plus fascinant ? Eh bien, tant pis. Elle s'apprêta à reposer le bijou mais les doigts de l'homme se refermèrent sur sa main, la stoppant dans son geste. Les yeux de Liv se posèrent automatiquement sur les doigts de l'homme, dont elle ne ressentait aucune agressivité. Et le laissa donc faire, présumant qu'il voulait finalement observer un peu plus en détail cette merveille qu'elle lui présentait... Et non. Son pouce caressa la peau de l'étudiante, qui sentit un frisson lui traverser tout le bras. Ses sourcils se froncèrent légèrement mais elle ne dit mot, le laissant faire. Elle n'était pas quelqu'un de très tactile mais tout le monde n'était pas comme elle. De toute façon cet espèce de sentiment bizarre que lui tiraient les gestes de l'inconnu fut bien vite éclipsé par le sentiment qu'il éveilla en elle. Un brin de nostalgie mêlé à des souvenirs bourrés de bonheur.

Elle accepta volontiers les compliments d'un "Merci." poli, sourire tout aussi distingué aux lèvres, mais retira sa main lorsqu'il lui demanda un prix. Doucement, mais fermement. "Je suis désolée, mais il n'est pas à vendre. C'est un bijou personnel et familial auquel je tiens énormément et je ne m'en séparerai pas même pour tout l'or du monde." Elle reposa le bijou de Ching Shih à sa place et referma la vitrine à clé, se tournant vers lui. "Visiblement, nous ne possédons pas ce que vous désirez." Peu commercial, mais des collectionneurs voulant lui acheter ce bracelet s'étaient déjà présentés à elle, ils étaient insistants et le meilleur moyen de couper court à la conversation était encore de les diriger vers autre chose en leur faisant comprendre que toute négociation était vaine. "Cependant vous pouvez nous dire ce que vous aimeriez, quelle époque, quel type de bracelet, et si jamais on reçoit quelque chose qui ressemble à vos exigences nous pourrons vous contacter." proposa-t-elle. Elle avait croisé ses bras sur sa poitrine, d'une part pour "cacher" le bracelet et d'autre part pour qu'il ne s'empare plus de sa main comme il l'avait fait, mais pour autant elle gardait un sourire poli sur le visage et rien ne trahissait le désagrément qu'elle avait ressentit à son contact. Il fallait plus qu'un sourire charmant pour que Livie accepte qu'on la touche, et cet homme, aussi séduisant soit-il, ne faisait pas partie des exceptions avec qui elle avait pu ressentir un quelconque feeling.

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MessageSujet: Re: Cursed Mer 4 Oct - 4:57

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Qu'elle était belle, la naïve jeunesse sublimée par son rire cristallin. Loin d'être sotte, ni érudit, elle parle en connaissance de cause, raconte des histoires qu'elle a sans doute apprises par passion. Noyée dans les mots qu'elle semblaient savoir par cœur, récités sans doute une centaine de fois pour autant d'oreilles incapables d'en apprécier la juste valeur. Et le Docteur n'en faisait pas exception, du moins, jusqu'à ce que le bracelet de la belle absorbe tout son intérêt. Il était évident de deviner que la demoiselle est était particulièrement attachée à ce lieu et aux objets qui y étaient entreposés. Mais rien de comparable à l'affection qu'elle semblait éprouver pour ce bijou qu'elle portait et qui mirait sous les prunelles avides de l'Immortel. Et malgré ses airs polis, la demoiselle semblait déstabilisée par le contact des doigts inquisiteurs contre sa peau, un malaise qu'elle ne pu cacher aux sens de celui qui ne dénouait pas son regard du sien lorsque sa main lui échappa. Un regard insistant et si puissant qu'il aurait fait griller n'importe quelle défense de sorbier, mais la verveine l'obligeait à la décence. Elle, qui se prétendait l'héritière de ce bijou plus précieux qu'une liasse de billets. Il n'est pas à vendre...

" Oh, vraiment... " susurre presque l'immortel, du bout de ses lèvres muées en un sourire qui s'encre à ses lèvres malgré la colère qui dévore les abysses de son esprit refusant, à force de pratique, de défigurer son expression avenante. " ...c'est... vraiment dommage... "

Ce bijou, il l'avait fait tailler par un artisan renommé, deux ans après son union avec Amelia. Un cadeau d'anniversaire. Chaque détail, chaque arabesque avait été dessiné par ses soins en l'honneur de cet amour inconditionnel qu'il éprouvait pour sa douce et chaque ligne traçait les souvenirs de leur histoire. Une histoire qui ne t'a jamais été raconté... Il y avait laissé une véritable petite fortune dans sa conception, rien de comparable à l'affection qu'il avait pour son épouse. Amelia l'avait porté jusqu'à son dernier souffle de vie. Maudit à son trépas. Aussi, il hésite à exiger une quelconque précision à la demoiselle quant aux origines du bracelet, dégouté à l'idée d'entendre parler de ribauds qui l'auraient dérobé, d'un marché miteux où ses ancêtres l'auraient racheté pour la valeur de ses pierreries. À moins que toute cette boutique ne soit que le repère d'une vulgaire guilde de voleurs. Son œil se plisse d'agacement, distrait par le tambour du palpitant devant lui. Il l'observe se refermer sur elle-même, mitigée et il doit se calmer également, pour éviter de laisser la blessure de son âme exploser en une hargne carnassière. Chaque chose en son temps...

Le cliquetis métallique de l'armoire raisonne, mettant fin à cette démonstration. Elle parle, heureusement. Précisant qu'elle n'avait plus rien à lui proposer qui daigne susciter son intérêt. Et elle avait raison, maintenant, le bracelet miroitait dans l'esprit du Docteur comme une sournoise obsession. Il redresse le menton pour mieux l'observer, elle, qui se terrait derrière la barrière de ses bras, sous le galbe naissant de ses seins. Le malaise de la demoiselle était palpable derrière tous ces faux semblants. Petite fleur enracinée qui refuse de se laisser cueillir sans qu'on ne lui casse sèchement la tige.

" Uhum... oui, et moi qui avait un bon pressentiment en entrant ici... Eh bien... merci, pour votre aide, mais surtout pour vos histoires qui étaient fascinantes. Je suis ravi de vous avoir rencontré, je vous recommanderai assurément...
- Cependant vous pouvez nous dire ce que vous aimeriez, quelle époque, quel type de bracelet, et si jamais on reçoit quelque chose qui ressemble à vos exigences nous pourrons vous contacter.
- Quelle bonne idée ! ... " qu'il s'exclame avec un certain amusement, haussant les épaules avant d'allonger le bras pour la laisser passer devant.

Il la suit vers le comptoir, dans le but d'y laisser ses coordonnées. Bien sûr. Ses orbes mesquins se glissent sur les étagères autour d'eux, jusqu'à ce qu'ils s'immobilisent sur l'une d'elle sculptée de vieux bois brut. Plusieurs vieilleries y dorment sagement, des objets en hauteur, vases, bibelots de toutes sortes, porcelaine de Chine. Alors il patiente, levant une main pour gratter furtivement son pouce contre sa canine aiguisée et en percer le pulpe. Une fois la demoiselle à proximité, il use de ses dons télékinésiques pour faire imploser un gond rouillé. Et soudainement, la tablette cède, faisant glisser tous les objets qui reposaient sur sa surface vers le vide. Un immense vase éclate en percutant le coin d'un vaisselier antique, projetant ses éclats de porcelaine telles des petites pointes acérées. Minutieusement manipulée par l'esprit du Docteur, l'une d'elle vient mordre l'avant-bras de la demoiselle sans qu'elle ne le remarque, sans doute trop distraite par le chaos qui s'abat autour d'eux.

" Attention ! "

Le bon Docteur attrape la demoiselle par le bras, la tirant vers lui pour éviter que des assiettes décoratives viennent se briser contre sa jolie tête. Laissant glisser son pouce contre le bracelet du même élan. D'un coup d'épaule, il se rue contre l'étagère vacillante, utilisant son poids pour la contrebalancer. Il lève une main pour la planter sur le museau de ce taureau de cuivre qui menace d'aller rejoindre le sol, bougeant à la vitesse d'un homme lambda, sans utiliser ses facultés vampiriques. Lynch reste ainsi immobile dans cette position précaire pour éviter d’accentuer le carnage. Les sourcils froncés, il laisse soin à la demoiselle de libérer des tablettes les quelques antiquités épargnées. Une fois fait, l'Immortel s'avance, zieutant l'étagère du regard, elle qui ne tient à présent que par une seule ridicule petite attache. Une grimace défigure le Docteur tandis qu'il pose une main sur sa propre hanche. Un soupire s'évade de ses lèvres pendant que son autre main glisse contre sa nuque, faussement mal à l'aise devant toutes ces petites merveilles brisées.

" ... Quel gâchis... je suis désolé... " marmonne l'homme navré en signe de sympathie, qui ne pouvait rien faire de mieux que de compatir au désespoir de la belle.

Et il se penche pour l'aider à ramasser les dégâts, remarquant aussitôt la rivière écarlate qui macule l'avant-bras de la demoiselle. L'odeur grisante de son sang envenime ses sens, éveillant des instincts primaires qu'il se plait à dompter. Pas maintenant.

" Vous êtes blessée ! Il faut vous soigner... Vous avez une trousse de premiers soins ? Venez, je vais vous examiner... "

Quelque chose dans le ton de la voix de l'Immortel porte au calme et à l'abandon. À l'obéissance, malgré ses protestations. Le côté médecin se devine par l'aisance de ses gestes, ce pourquoi il entraine rapidement la jeune femme vers les toilettes, la laissant prendre place sur la cuvette refermée pour s'intéresser au contenu de la trousse, bien qu'elle semble peu encline à perdre conscience, elle y sera plus à l'aise. Le Docteur se surprend à y trouver des retrouver des items spécifiques, destinés à une utilisation médicale et quelques concoctions qui se rapprochent de l'alchimie, visiblement préparés par quelqu'un qui a l'habitude de se recoller les morceaux puisqu'ils semblent usagés. Intéressant. Il prend une compresse stérile qu'il appuie fermement contre la peau fendue pour stopper l'écoulement du sang. Méticuleux, l'homme tâte délicatement la plaie, s'assurant que la coupure n'ait pas abimé de tendon. Il lève son regard vers elle une seconde pour lui exiger quelques vérifications d'usage.

" Vous pouvez refermer les doigts ? "  

Le Docteur hoche la tête, étirant un sourire de satisfaction. Parce que les doigts répondent sans problème à sa directive... mais surtout parce que le sang de la demoiselle macule également le bracelet qu'elle porte au poignet. Uni au sien.

" Bien. Excellent. "  

C'est avec la plus grande délicatesse qu'il nettoie la vilaine blessure, la purifie des fins éclats de porcelaine qui s'y étaient agrippés, il prend soin, d'ailleurs, de décrire le moindre de ses mouvements pour rassurer la demoiselle, comme il le ferait pour n'importe quelle patiente.

" Vous n'en êtes pas à votre première suture, je me trompe ? " un sourire s'étire sur les lèvres du Docteur sans qu'il ne relève la tête, concentré à anesthésier la peau et à préparer son intervention.

" Inspirez. Et si vous vous sentez inconfortable, n'hésitez pas à m'en parler. "

Puis l'aiguille perce le derme, refermant la peau soigneusement dans une suture parfaite qui ne laissera qu'une infime trace si la belle prend bien soin de cette vilaine blessure. Un pansement vient couvrir la plaie avant que le bon Docteur ne rende son bras à la demoiselle et s'affaire à ranger le matériel.

" Et voilà, vous pourrez retirer le pansement demain... puis les points dans une dizaine de jours et vous serez comme neuve. Éviter de mouiller les sutures, si vous ressentez une douleur ou si vous voyez une rougeur, du pus, si vous vous sentez fiévreuse... " l'Immortel fouille la poche intérieure de son veston pour en sortir une carte de visite élégante qu'il lui tend. " ...ou que vous dénichez la perle rare... n'hésitez pas à prendre rendez-vous. "

Il laisse sa carte miroiter entre les doigts délicats de la jeune femme, satisfaisant sans doute une partie de sa curiosité, un sourire bienveillant toujours inlassablement accroché sur ses lèvres. L'Immortel peut entendre la porte d'entrée s'activer, l'arrivée de nouveaux clients précipite son départ.

" Bien. Vous voilà donc saine et sauve, je vais vous laisser vous occuper de vos clients. Décidemment, je ne m'attendais pas à autant d'émotions en entrant ici. " il ricanne " Bon courage pour tout ce ménage qui vous attend et merci encore pour vos conseils... mademoiselle... ? "

Livie. ... Livie.

Le Bon Docteur laisse la porte de la boutique d'antiquités se refermer derrière lui, jetant un regard aux alentours avant que ses lunettes de soleil ne viennent se poser sur son nez d'un geste naturel. C'est le pas léger qu'il s'engage sur le trottoir, particulièrement satisfait malgré la faim qui lui tenaille le ventre. Les mains dans les poches, un sifflement joyeux perçant ses lèvres. Avide que la nuit tombe, que les pouvoirs cachés du bracelet s'activent pour créer le lien de sang entre la belle Livie et le prédateur qu'il est, lui donnant accès aux portes du royaume de son univers onirique et à ses fantasmes inavoués.


©️ MR. CHAOTIK



_________________


You cannot hide in the darkness. Can you hear the rumble that’s calling? I can feel the thunder that’s breaking in your heart. I can see through the scars inside you. Can’t you see that you’re lost? Can’t you see that you’re lost without me? Now there is nothing between us from now our merge is eternal.


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Cursed

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