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A nos retrouvailles [Elizabeth]

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Vampire

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MessageSujet: A nos retrouvailles [Elizabeth] Dim 27 Aoû - 17:03


Assis sur un banc, Ethan souffla un nuage de fumée de cigarette. Il était à quelques mètres de l'entrée du Grand Easton Hotel et regardait la lumière dorée qui émanait des grandes fenêtres, et entendait la musique étouffée qui provenait de l'intérieur. Derrière ces fenêtres, au rythme de cette musique, le beau Salem, le tout Salem, le Salem riche et clinquant était réuni pour un gala.
Organisée par une association agissant contre la famine au Sahel, cette soirée avait tout de l'ironie cruelle. Des gens fortunés allaient passer la soirée à boulotter des petits fours. Tous allaient sans doute faire un don, histoire de faire croire qu'ils en avaient quelque chose à foutre, puis ils repartiraient, dans leurs belles maisons trop grandes pour vivre leur vie trop riche. Ethan voyaient passer certains retardataires qui sortaient de leurs belles voitures que le valet aller garer pour eux. Ils étaient bien habillés, bien coiffés, bien nés. Ils entraient afin de retrouver d'autres gens comme eux.

En un mot comme en cent, Ethan n'avait rien à faire parmi eux. Et pourtant, il fallait qu'il rentre au Grand Easton.

Le vampire avait fait quelques recherches. Elizabeth était connue, et les gens connus avaient le malheur d'être facilement trouvables. Par deux fois, Ethan avait essayé d'aller la voir. À la galerie, d'abord : il était resté à une bonne distance, sous la pluie, et l'avait entr'aperçue de loin. Il avait hésité trop longtemps et l'avait finalement vue sortir pour se rendre à sa voiture. Il l'avait alors suivie et avait découvert sa demeure. N'osant pas toquer à la porte, il était reparti en se disant qu'il retenterait sa chance plus tard.
La seconde fois, il s'était rendu de nouveau chez Elizabeth et se trouva encore infoutu de passer le portail. Il avait une tempête en sa tête et en son coeur : il était venu à Salem pour la revoir, mais tout à coup, alors qu'elle était si proche, il n'était plus sûr de ce qu'il désirait vraiment. Il l'aimait encore, la haïssait toujours, voulait la serrer dans ses bras, voulait lui serrer le cou. Elle l'avait changé pour mieux l'abandonner. Il y avait des jours où il la comprenait, d'autres où il la maudissait. Il pensait avoir eu le temps de s'éclaircir les idées après toutes ces années, mais apparement, il avait encore de la tristesse et de la rancoeur en lui. Pas autant qu'avant, mais assez pour l'avoir fait hésiter deux fois de suite aux portes du château de la princesse peintre.

Lorsqu'il eut vent il y a quelque jour de ce gala de charité, il se demanda si la grande artiste serait de la partie. C'était un soir où il n'avait rien à faire, il se rendit donc aux abords du Grand Easton Hotel et remarqua, sur le parking, la voiture d'Elizabeth, celle qu'il avait suivi un soir. Elle n'avait pas perdu son goût pour les bagnoles de sport...
Il s'était assis sur un banc et avait attendu, sans savoir exactement quoi attendre. Il avait regardé les gens importants, les riches, jeunes et vieux, entrer pour participer à leur sauterie humanitaire. Il ne pourrait pas retarder l'échéance indéfiniment, il faudrait bien qu'un jour ou l'autre, un soir ou l'autre, il aille la voir. Pour parler, pour se battre, pour baiser, pour rire ou s'engueuler... Alors pourquoi pas ce soir ?

Pourquoi pas. En avant.

Il jeta sa cigarette, se leva, et se mit à courir, les yeux rivés sur un homme seul qui, trop attaché à sa belle bagnole, avait refusé de la laisser au voiturier et était parti la garer lui-même. Il venait de claquer la portière lorsqu'il fut happé par la bête. Ethan l'avait saisi, sans stopper sa course, et l'entraîna dans un grand massif d'arbustes et de buissons. Ne pas faire de taches. Surtout ne pas faire de taches. Le vampire plaqua l'homme au sol et serra ses grandes mains autour de son coup, serra de plus en plus fort, écrasant la trachée, broyant les chairs. Lui mordre la gorge et l'arracher aurait été plus rapide et plus nourrissant, mais Ethan devait agir proprement.
L'homme suffoqua et rendit un dernier souffle gargouillant alors que ses yeux se révulsaient et qu'un filet de bave lui coulait de la commissure des lèvres. Le vampire resta à genoux et, jetant quelques coups d'oeils aux alentours, déshabilla sa victime à la va-vite, pour ensuite enlever ses propres vêtements et procéder à l'échange.

Ethan sortit des buissons, époussetant ses épaules et ses manches. Le costume était d'un bleu très sombre et comptait trois pièces, pantalon, veste et veston. La chemise était blanche et le gênait un peu. L'ex propriétaire du costume n'était pas aussi bien bâti que lui. Il avait toujours détesté les cravates mais dut s'en accomoder pour le moment : celle-ci était d'un bleu un peu plus clair que le costume et, au moins, n'avait pas de motifs fantaisie ridicules. Touche finale, de jolies chaussures noires bien lustrées qui serraient ses grands pieds trop habitués à ses vieilles pompes défoncées.
Il s'alluma une cigarette avant d'ajuster les boutons de manchettes de sa chemise, en regardant l'entrée de l'hôtel. Il prit cinq minutes afin de finir sa clope, essayant de s'habituer à ce costume qui le serrait un peu et qui n'était pas lui. Il y a des années, il avait accompagné Elizabeth de temps en temps à des évènements similaires, des dîners prétentieux, des vernissages ennuyeux. Elle savait que sa bête détestait ça et l'avait récompensé à chaque fois pour ses efforts. Cette fois-ci, il s'infligeait cette punition tout seul, mais peut être qu'il y aurait aussi une récompense à la clé, qui sait...

Ethan marcha vers l'entrée, jouant le jeu, faisant l'acteur, faisant comme-ci ce costume était le sien et qu'il le portait bien. Un oeil expert aurait pu remarquer que la coupe était un tout petit peu trop juste, mais rien de grave. Le bonhomme de l'accueil n'y vit que du feu et pensa que ce grand type avait la même classe que les autres invités. Par contre, il ne trouva pas le nom du grand type dans la liste de nom, et il allait l'éconduire mais...
Ethan s'était penché, avait plongé ses yeux dans ceux du bonhomme. De sa voix qu'il fit plus grave et plus douce, il assura que oui, il était bien invité, et que l'absence de son nom sur la liste devait être une erreur mais qu'il n'en parlerait à personne et que ça resterait leur petit secret.
Le bonhomme, un peu déphasé, les yeux dans le vague, hocha la tête et répéta ces derniers mots avant de s'écarter pour laisser passer l'invité non listé.

Ethan entra dans la salle de réception que l'hôtel avait mit à disposition de l'association caritative et parcouru ma foule des yeux. Eh bien, eh bien, il y avait un beau paquet de monde ! Sur le côté de la pièce, sur une petite estrade, jouait un orchestre. De l'autre côté, de grandes tables, près du mur, débordaient de nourriture, de canapés, de petits fours, de verrines. Des serveurs versaient des coupes de champagnes, tandis que d'autres parcouraient la foule, tenant des plateaux d'amuse-gueule, les tendant à ceux qui étaient trop fénéants pour se déplacer jusqu'au buffets. Au dessus, de grands lustres hors de prix illuminaient la pièce et ajoutaient au luxe ambiant. En dessous, la foule d'invités. Des messieurs importants en costumes et des dames de la haute en jolies robes. Certains dansaient un peu, mais la majorité était scindée en une multitude de petits groupes dépassant rarement six personnes. Tout ce beau monde discutait, riait, proposait de se revoir pour des parties de golf, jouait au jeu de la courtoisie en rêvant de se poignarder dans le dos. À vue de nez, Ethan dénombra environ seize personnes à qui il avait envie de casser la gueule là, tout de suite, juste parce qu'elles avaient de sales têtes ou avaient l'air absolument prétentieux.

Il se fondit dans la masse, évitant de discuter, faisant tourner les têtes de quelques filles et femmes ça et là. Il resta près du buffet, avala un ou deux petits fours et buvant une coupe de champagne. Il loucha sur les verrines en faisant la moue. Beurk. Il chercha sa belle artiste des yeux et crut par deux fois l'apercevoir avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'autres rousses, bien moins jolies.
Après quelques minutes, l'orchestre arrêta de jouer et laissa l'estrade à une espèce de vieille rombière si fripée qu'elle ressemblait à un morceau d'écorce de chêne. Ethan prêta une attention limitée à son discours qui n'était fait que de poncifs sur la nécessité de tendre la main aux peuples moins fortunés, et autres phrases bateau. Elle conclut son laïus larmoyant en annonçant la tenue d'enchères spéciales et, selon ses propres dires, un peu osées. La salle ricana d'un air entendu et applaudit le prochain intervenant qui se chargerait de cette fameuse vente.

L'animateur de l'enchère en expliqua le principe alors qu'Ethan se déplaça dans la foule, ce prince de la guerre en costume trois pièces à la recherche de sa princesse. Ce soir, des célibataires cotés allaient être mis en vente. Il pouvait aussi bien s'agir d'un gérant d'entreprise, d'un membre de club de gentlemen, ou d'un fils d'entrepreneur, peu importait : ceux qui se portaient volontaires pouvaient monter sur l'estrade, parader comme un coq, parler un peu de soi, puis on procèderait à l'enchère. Les intéressés devaient simplement proposer un montant, et le plus offrant pouvait repartir bras dessus, bras dessous avec le célibataire pour passer du temps avec lui. L'argent récolté servirait bien sûr à l'association et serait utilisé pour la bonne cause. C'était bon enfant, assura le présentateur. Mais dans la foule, on pouvait voir quelques femmes qui semblaient fébriles et qui guettaient certains hommes comme des oiseaux de proie, espérant sans doute qu'ils iraient s'offrir sur l'autel des enchères. Ethan crut d'ailleurs apercevoir un sourire frisant le carnassier se dessiner sur les lèvres d'une ou deux femmes qui le dévisageaient. Flippant. On pouvait presque entendre un choeur d'ovaires hurler et demander le Grand Sacrifice.

Un premier célibataire entra en scène, se présenta et fit rire l'assistance. Ethan quant à lui s'était approché du côté de l'estrade pour changer de point de vue et peut être repérer sa proie. Les enchères montaient, et l'homme sur l'estrade fut vendu à une harpie surexcitée qui glapit de joie lorsque ses doigts, semblables à des serres d'oiseau, se refermèrent sur le bras de son prix. Pauvre homme.
L'homme sur l'estrade remarqua Ethan qui semblait attendre près des escaliers et l'appela :

- "À vous, Monsieur ! Montez-donc !" Il insista lorsqu'il vit qu'Ethan ne lui avait pas porté attention. "Oui, vous ! Avec le costume bleu, allons, on vous attend !"
Le vampire leva finalement les yeux vers lui et fit un non hâtif de la tête, fronçant les sourcils. Ça va pas, non ? Rien à foutre de ces conneries.
Deux hommes, un peu échaudés par l'alcool, lachèrent de grands rires et traitèrent Ethan de gros timides. Ils le tirèrent par le bras, le poussèrent dans le dos, le forcèrent à monter sur scène, sans se douter un instant qu'ils attisaient une colère furieuse chez le vampire qui détestait plus que tout qu'on lui force la main.
- "Lâchez-moi, connards !" Fit Ethan qui se défit de leur étreinte. Les deux hommes descendirent de l'estrade en se bidonnant comme deux ados, décidement bourrés.
- "Et le voilà, notre prochain célibataire !" Fit le présentateur. Ethan cessa de foudroyer les deux hommes du regard et porta son attention sur l'assistance à ses pieds.

Pris au piège.

Mais, dans son malheur, il fut touché par la grâce. Une fois sur cette estrade, il avait une meilleure vue de la foule à ses pieds et il vit Elizabeth. Son coeur mort sembla se réchauffer, et il sentit sa gorge s'assécher. Elle n'avait pas changé, bien sûr, les créatures comme elle et lui ne vieillissaient plus. Elle avait gardé son port de reine et arborait une robe magnifique qui la mettait, comme d'habitude, en valeur.
Comme le soir de leur première rencontre, le temps sembla s'arrêter et il ne vit qu'elle au milieu de cette foule composée d'asticots insignifiants qui ne méritaient même pas d'être autour d'elle, de profiter de sa lumière.
Il se sentit plus grand et plus fort, Arès ayant retrouvé son Aphrodite, même si c'était dans son genre d'Olympe qu'il évoluait ce soir. Tout comme Elizabeth il y a des années au ring clandestin, c'était maintenant à son tour de détonner. Il était trop grand, trop gauche, trop rude, trop bien bâti et n'avait rien à faire dans ce genre de soirée prestigieuse. Mais peu lui importait, rien ne comptait, pas même le bourdonnement qu'il entendait à sa gauche-

- "Monsieur ? Je vous ai demandé votre nom ?" Répéta le présentateur en riant.
Pourquoi pas, après tout. Il avait endossé un costume, pourquoi ne pas jouer le jeu à fond et prendre part aux simagrées... Il resta sur l'estrade et répondit à la question.

- "Ethan."
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mar 29 Aoû - 12:03




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Elizabeth s’en voulait subitement de ne pas avoir cherché quelqu’un pour l’accompagner ce soir. Le regard perdu dans le rétroviseur, observant la file de voitures derrière elle en attendant sa place au niveau du voiturier, la belle en vint à se dire qu’elle pouvait toujours faire demi-tour et rentrer chez elle. Mais, cette soirée, si elle tenait ses promesses, lui ferait gagner de l’argent. Beaucoup d’argent et de nouveau clients. L’Immortelle n’en avait que faire des œuvres de charité et de la faim dans le monde. Elle se moquait de cette association agissant contre la famine au Sahel et de ces gens qui mourraient de faim. Elle, elle avait de quoi manger, de quoi vivre, de quoi bien vivre même. Elle était une égoïste, elle l’était devenue en tout cas. Et, la plupart des personnes présentes à ce genre de soirée étaient comme elle, égocentriques, égoïstes et profiteuses. On ne se rend pas dans un bal de charité par charité. On s’y rend dans l’espoir de rencontrer du beau monde, de créer des liens, de faire des affaires. Rien d’autre. Signer un chèque à quelques zéros n’était rien si la contrepartie était intéressante. Malgré tout, Elizabeth espérait pouvoir s’amuser un peu et ne pas rentrer seule, à défaut d’être venue accompagnée. Les bals mondains dans ce genre n’étaient pas ce qu’elle préférait. L’immortelle aimait les soirées privées et particulières où, même si parfois les bonnes manières étaient de rigueur, la folie et la cruauté étaient également de la partie. Elle n’aimait pas les soirées pour culs serrés qui osaient à peine prononcer le mot sexe, alors qu’elle aimait ça plus que de raison. Mais la voilà là, dans sa belle voiture de sport, une Porshe 911 Carrera 4S Cabriolet de couleur rouge sang. Sa couleur préférée. Ses doigts long et fins tapotaient sur le volant alors qu’elle patientait encore devant le Grand Easton Hotel.

L’invitation, elle l’avait reçu quelques jours plus tôt alors que la riche Présidente de l’Association était venue jeter un œil à la galerie en vogue à Salem. L’artiste, connue dans les grandes villes des États-Unis, ne passait pas inaperçue avec son style particulier et sa beauté frappante voir indécente pour certains. La femme mondaine, bien qu’un peu choquée par les œuvres d’Elizabeth Fawkes, fit l’acquisition du toile, la plus simple de toutes, la moins tragique et sanglante. Nul doute que cette dernière finirait dans la pièce la moins fréquentée de la riche femme. Mais cet achat n’eut qu’un seul but : convier l’artiste richissime à ce gala de charité. Un beau nom, une belle femme et un beau chèque en perspective. Quelques noms furent cités, pour appâter la belle rousse, autant de promesses de nouveaux clients potentiels. Elizabeth avait donc accepté, espérant y croiser quelques visages connus. Les jours qui suivirent, la belle partie en journée shopping à Boston, pour changer d’air et retrouver une vieille connaissance avec qui passer deux jours. Elle en était revenue avec de nouveaux numéros de téléphones et quelques vêtements de grandes marques, dont une délicieuse robe rouge qui lui allait à merveille, soulignant sa silhouette et mettant en valeur le roux de ses cheveux et la porcelaine de sa peau parfaite. Ses cheveux, laissés naturellement ondulés, glissaient sur son dos, chatouillant ses courbes, mourant dans le creux de ses reins laissés nus par le dos nu de sa robe.

Finalement, son tour arriva et Elizabeth quitta son véhicule, laissant les clés au jeune voiturier, espérant que cet idiot ne laisserait pas une égratignure sur la carrosserie. Comme elle s’y était attendu, les regards se tournèrent vers elle, Immortelle au charisme fou et à la beauté que l’on ne pouvait nier. Quelques visages connus, d’autres dont elle ne savait rien. Quelques poignées de mains, présentations et bises furent données et faites. Buffets, coupes de champagne, orchestre, lustres vertigineux qui à eux seuls pouvaient certainement nourrir bon nombre d’affamés vu leur prix extravaguant. Elizabeth retrouva avec plaisir Clary, une riche Sorcière avec qui elle faisait affaire et avec qui des échanges de bons procédés avaient lieu. Les deux rousses ne pouvaient pas passer inaperçu lorsqu’elles se retrouvèrent, toutes deux magnifiques. Entre elles, pas de secret. L'une savait qui était l'autre. Elles n'étaient cependant pas amantes, ne pouvaient pas réellement se considérer comme d'excellentes amies. Elles étaient des connaissances ''plus plus''. Pas trop proches, mais suffisamment pour bien s’entendre et apprécier de se voir de temps à autre.

- Elizabeth ! Quel plaisir de te voir ici. Je suis venue seule, j’avais tellement peur de m’ennuyer. J’espère que nous serons assises ensemble !
- Ne m’en parle pas, j’ai été à deux doigts de rentrer chez moi. Et pour les places ne t’inquiète pas, je gérerai ça, dit l’Immortelle en souriant.

Mais pour le moment, il n’était pas encore question de s’installer à table. Les coupes de champagnes furent avalées et bien vite le discours de l’investigatrice de cette soirée pris place sur l’estrade pour le traditionnel discours. Applaudissements, yeux larmoyants. Tout ça était tellement gerbant qu’Elizabeth préféra boire plutôt que de dire des bêtises, sous le regard entendu de sa compagne du soir. Finalement, une partie bien plus intéressante arriva, celle d’une ‘’vente aux enchères’’ d’hommes célibataires. La rousse se mit à sourire, voilà un bon moyen pour ne pas rentrer seule. Les premiers célibataires s’enchaînèrent, rien d’attirant aux yeux d’Elizabeth qui s’abstenait donc d’enchérir sur eux. Les femmes se battaient à coups de promesses alléchantes en dollars, laissant leurs hormones hurler, à croire qu’elles n’avaient pas vu le loup depuis longtemps. Ce qui n’était évidemment pas le cas de l’Anglaise. Et soudain, ce fut le choc.

- Whoua sexy celui là ! Lâcha Clary en donnant un léger coup de coude à Elizabeth.

Mais la belle peintre resta muette, le regard rivé sur cet homme coincé dans un costume trop petit pour lui. Un homme d’une beauté sauvage et violente. Un homme qu’elle connaissait mieux que n’importe qui dans cette pièce. Si son cœur avait été vivant, il aurait certainement raté quelques battements. Leurs regards se croisèrent. Il n’y avait plus que lui. Lui seul. Là, debout. Sublime. Énervant.

- "Monsieur ? Je vous ai demandé votre nom ?"
- "Ethan."

Ce prénom frappa l’esprit de la belle immortelle, bien incapable d’aligner deux mots. En elle, un volcan entrait en éruption. Mélange de rage, de colère, de douleur, de tristesse et de joie. Des images la frappaient, celles de leurs ébats charnels et pleins de fougues ; des heures passées à le peindre ou le regarder se battre … et ce moment, où il osa lui demander de choisir. Quelque part en elle, Elizabeth crue sentir son cœur se briser. La douleur était vive, étouffante, irradiante. Et pendant ce temps, les femmes se battaient déjà pour acheter cet homme qu’elle aimait et détestait à la voix.

- 10 000 Dollars ! Hurla une femme à côtés d’une Elizabeth étonnée.
- "10 000 une fois … deux fois … trois fois … Adjugé vendu à la belle blonde dans sa robe noire ! "

Cette femme venait de lui voler Ethan. Sa progéniture. Et elle était ravie cette femme qui roulait des hanches en allant payer son esclave d’un soir, payer pour ce charmant jeune homme qu’elle venait d’acquérir. Nul doute qu’Ethan la comblerait, cette vulgaire humaine.

-Je vais prendre l’air, je reviens, lâcha Elizabeth à la Sorcière qui l’accompagnait. Et sans attendre qu’elle ne réponde, la rousse s’en était allée, sortant sur la terrasse de l’hôtel pour respirer l’air frais de la nuit. L’espace d’un instant, la belle crue s’évanouir tant elle se retrouva tremblante et chamboulée, s’accrochant à la balustrade.

- Elizabeth ça va ? La voix de Clary s’était élevée derrière l’Immortelle qui tentait de reprendre ses esprits. Tu es encore plus pâle qu’en temps normal, on dirait que tu as vu un mort !
-C’est un peu le cas, dit-elle avant de retourner à l’intérieur, bien décidée à acheter un célibataire.

Au final, la belle dépensa 8 000 dollars pour un homme d’une quarantaine d’années, certainement bien sous tous rapports et pas trop vilain à regarder. Naturellement, il n’avait rien de comparable à Ethan qu’Elizabeth chercha déjà du regard, une coupe à la main. Lorsque, enfin, elle le trouva, en charmante compagnie, la belle s’approcha de lui.

- Excusez moi Mesdames, je vous vole Ethan, nous sommes de vieilles connaissances. dit-elle dans un sourire radieux, s’accrochant déjà au bras de sa progéniture qu’elle attira plus loin. Cette simple proximité la fit frissonner, de désir et de colère. Lorsqu’elle se trouva un coin un peu isolé, la belle fit face à l’homme qu’elle désirait malgré elle. Qu’est-ce que tu fiches ici Ethan ? Depuis quand es-tu à Salem ? Hein ? Pourquoi t’es là ? C’est quoi le but de tout ça ?! La colère brillait dans ses yeux qui perçaient le regard de son Infant.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mar 29 Aoû - 23:58

Bien que noyée dans la foule, bien qu'elle était un peu lointaine alors qu'il était là-haut sur l'estrade, Ethan vit bien la surprise se peindre sur le visage d'Elizabeth. Il ne savait pas trop s'il avait envie de se foutre d'elle ou de l'enlacer pour la rassurer. Il était aussi confus qu'elle l'était, jusqu'à ce que le présentateur ne le sorte de sa torpeur émotionnelle en lui demandant son nom, qu'il donna ensuite. La vision d'Elizabeth, divine dans sa robe rouge sang, lui avait fait oublié le terrifiant, l'abominable destin qui l'attendait. Il allait être vendu ! 
Il secoua la tête pour se réveiller, et ses machoires se serrèrent, son visage se durçit alors que le présentateur lança les enchères, et qu'elles commencèrent à grimper et grimper. Il commençait à regretter de s'être embarqué dans cette galère, surtout quand il vit qu'Elizabeth n'enchérissait pas, alors qu'elle en avait largement les moyens et la frivolité. Peut être était-elle encore sous le choc et n'avait pas la présence d'esprit de sortir le carnet de chèque. Ou peut être qu'elle était furieuse et ne voulait pas de lui. Peu importe la raison, Ethan fut finalement acheté par une grande blonde qui aurait pu être jolie si elle n'avait pas eu, au milieu de la figure, un gros nez qui ne collait pas avec le reste. Franchement, à quoi ça servait de rouler sur l'or et d'être en mesure de claquer 10 000 $ pour un mec si c'était pour pas aller se faire refaire le tarin chez le toubib ?

Ethan descendit de l'estrade d'un pas lourd et se crispa lorsque son acheteuse lacha un cri de joie strident à sa vue, ses mains battant comme des ailes de chauve-souris. Elle alla s'accrocher à son bras, telle un vautour à sa branche.
- "Venez par là, Ethan ! Je vais vous faire parader devant mes amies, ne m'en veuillez pas !!" Entonna-t-elle, visiblement surexcitée.
- "Ouais mais nan, je préfère pas." Gromella le vampire. Mais c'était peine perdue, sa propriétaire l'entraîna vers un petit groupe de poulettes qui se mirent à piailler d'excitation. Si l'enfer avait un nom, ce serait Grand Easton Hotel, à cet instant même.
Le petit troupeau de pimbêches lui posait tout un tas de question en même temps, lui patouillait les biceps, tentait de prendre des selfies avec lui mais elles avaient du mal à lui faire tourner sa tête dure, qui était braquée sur Elizabeth. De loin, il la vit débourser de l'argent pour un des célibataires, un vieux beau un peu trop bronzé. La lèvre supérieur d'Ethan se retroussa un peu, découvrant ses dents en un grognement. Piqué par la jalousie, il avait envie d'aller crever les yeux de cet homme qui, puisqu'il avait été acheté, allait rejoindre sa gagnante.

- "Ha, je crois qu'il a flashé sur l'artiste !" Fit une des amies de l'acheteuse de vampire. Celle-ci s'empourpra un peu, visiblement agacée de ne pas être le centre de l'attention. Son agacement ne fut que plus grand lorsqu'Elizabeth s'avanca vers le petit groupe, eclipsant la beauté de chacune des petites poules de la basse-cour qui entourait le vampire.
- "Excusez-moi Mesdames, je vous vole Ethan, nous sommes de vieilles connaissances." Lança-t-elle à la cantonnade avant de lui prendre le bras et de l'entraîner.
- "Elle est gonflée, celle-là !" Chuchotta l'acheteuse de vampire à l'une de ses amies.

Le désir et la colère que ressentait Elizabeth à ce moment, Ethan les sentait aussi. Elle lui tenait le bras, ils étaient si proche, ça faisait si longtemps... elle l'emmena à l'écart, lui jeta un regard noir, elle était frémissante de colère. Sexy.

- "Qu'est ce que tu fiches ici Ethan ? Depuis quand es-tu à Salem ? Hein ? Pourquoi t'es là ? C'est quoi le but de tout ça ?!"
- "J'sais pas, il parait qu'on peut y manger des fajitas d'enfer, je me suis dit que je viendrais visiter." Gromella Ethan, faisant sa mauvaise tête. Après un court silence, il essaya de répondre plus sérieusement, grognant toujours. "Écoute, j'en sais rien. Je me faisais chier au Mexique, je pensais à toi, je me suis dit que je passerai te voir, putain, y a pas de quoi me chier une pendule, non ?"

Il fulminait tout autant qu'Elizabeth. Lui parler ranima des souvenirs douloureux, la profonde tristesse et la ravageuse colère qu'il avait ressenti après qu'elle l'aie abandonné.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Ven 1 Sep - 18:15




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Elizabeth se moquait bien des autres et des râlements de cette idiote qui avait payé si cher pour Ethan. Cette dernière pensait avoir fait une affaire, mais toutes ici ignoraient qui il était, quelle rage grondait en lui, quelle violence animait chacun de ses muscles si parfaitement dessinés. Aucun d’entre elle n’aurait pu le dessiner les yeux fermés, reproduire la moindre courbe de son corps. Aucune. Sauf Elizabeth. Celle qui avait fait de lui un être immortel et encore plus dangereux qu’avant. Alors oui, elle se moquait bien de ces femmes qui râlaient, presque choquées par son audace et son manque de respect. Car la rousse ne respectait pas grand monde sur Terre et certainement pas elles. Elle se moquait bien des regards, des chuchotements. Il n’y avait que lui. Lui seul comptait. Sa simple présence secouait tout son monde, ébranlait son univers. Comme un mort revenu tout droits des Enfers. Jamais elle n’aurait cru le revoir un jour. Pas aussi tôt. Pas ici. Et, naturellement, des tonnes de questions frappaient l’esprit torturé de l’artiste folle. Des questions auxquelles elle voulait des réponses. Mais comme à son habitude, Ethan avait cette arrogance quasi innée, celle pour laquelle elle avait bien souvent voulu le gifler. Et parfois elle l’avait fait. Pas mal là. Elle se contenta de l’écouter raconter son ramassis de conneries avant de finalement reprendre un peu plus de sérieux -comme quoi il pouvait l’être- mais sans perdre son franc parlé et sa vulgarité. Voilà bien une chose qu’elle n’avait jamais réussi à changer chez lui, chose qui l’agaçait parfois au plus haut point. Et un soupir s’échappa des lèvres ourlées de la belle, lippe qu’elle vint mordre de colère. Une partie d’elle s’avouait ravie et touchée par le fait qu’il avait voulu la voir. Elle. Après toutes ces années. Après tout le mal qu’elle avait pu lui faire. Aurait-il été possible que le jeune Vampire puisse encore avoir des sentiments pour elle ? Cette simple pensée lui pinça le cœur. Et puis, à côté de ces sentiments pleins d’un amour étrange, la colère grondait. La belle, si elle ne s’était pas contenue, aurait pu lui sauter à la gorge en hurlant, arrachant les chairs de son amant à coup de griffes. Car il lui rappelait trop ce passé, cette séparation, cette déchirure. Et que, plus loin encore, il lui rappelait son incapacité à faire confiance et à s’accorder le droit d’aimer. Par peur. Peur d’être abandonnée.

- Je vois que la vulgarité ne t’as toujours pas étouffée Ethan, cracha-t-elle les dents serrées, sentant les regards des femmes lui poignarder le dos. Tu pensais à moi ? Vraiment ? En grimpant sur cette foutue estrade, tu t’attendais peut-être à ce que je donne tout mon argent pour toi mhmh ?

Derrière elle, un cœur battant s’était un peu trop rapproché et l’effluve d’un parfum lui chatouilla les narines, celui de cette pimbêche qui avait acheté Ethan pour la nuit.

- Excusez moi Mademoiselle Fawkes, mais j’ai payé pour ce jeune homme et je compte bien en profiter.

Elizabeth se retourna alors, le regard sombre et plein de haine au point d’en faire sursauter la vulgaire acheteuse. Un combat de regard eut visiblement lieu entre les deux femmes jusqu’à ce qu’Elizabeth se décide enfin à prendre à la parole, retrouvant presque toute sa superbe.

- Évidemment, je ne voudrais pas vous priver d’un homme comme lui … vous ne serez jamais capable d’avoir si bel homme sans payer, lâcha-t-elle d’une voix moqueuse, faisant s’élever des ‘oohhh’ venant des amies de la mortelle. Je vous laisse savourer votre toutou… je l’ai déjà suffisamment baisé avant vous.

Et là, évidemment, les exclamations et les visages choqués de ces dames furent sourire intérieurement l’immortelle énervée et jalouse comme un pou.

- Amuse-toi bien Ethan, qu’elle grogna avant de s’en aller, laissant son Infant se débrouiller avec ces dames totalement choquées et qui ne se gêneraient certainement pas pour casser du sucre sur le dos de la belle rousse.
- Elizabeth, c’était quoi ça !?

Clary avait rejoint la rousse au buffet, leur servant deux coupes d’un champagne délicieux. Elle voyait bien que la belle n’était pas dans son assiette et elle avait assisté à la petite scène. Plus loin, l’homme que la belle avait acheté était en train de s’approcher.

- C’est mon Infant.


Et Clary comprit. Elle n’avait jamais su qu’Elizabeth en avait un, les deux femmes n’étant pas assez proches pour parler de ça. D’ailleurs l’Anglaise n’en parlait presque jamais de cette progéniture maudite. Mais elle comprit, pourquoi la rage et la jalousie brillaient dans les yeux de la Vampire.

- Voilà donc la belle rousse avec qui j’ai l’honneur de passer la soirée.

L’homme n’était pas vilain. Il semblait même être quelqu’un d’intéressant. Elizabeth ne quitta cependant que très peu Ethan du regard, faisant tout pour le rendre jaloux. Ainsi, elle riait de bon cœur, en apparence en tout cas, et accepta de danser avec l’homme qu’elle avait acheté pour la nuit. Et elle était belle, là, sur la piste de danse, ses cheveux roux virevoltaient, tombant en une cascade ondulée sur son dos nu et ses courbes divines. Quelques regards envieux, d’autres jaloux ou encore des pleins d’envies salaces, se tournaient sur leur passage alors que le couple d’un soir valsait. La belle prit même plaisir à danser. Elle ne l’avait plus fait depuis longtemps alors qu’elle aimait ça. Finalement, la belle continua son petit manège, parlant affaires, échangeant des numéros. La soirée se voulant généreuse, Elizabeth signa, en plus de son enchère, un chèque pour faire preuve de toute sa bonté, certes parfois bien cachée. Puis, Elizabeth passa près d’Ethan, faisant exprès, accrochée au bras de son partenaire du soir.

- Amuse-toi bien, chéri ...

Elle avait murmuré en passant à ses côtés, de manière audible par lui seul. Le commun des mortels n’aurait pu entendre le souffle de sa voix venu caresser l’ouïe pointue de son Infant. Et, dans un sourire, elle ajouta à voix haute, à l’intention de son ‘achat’.

- Allons chez moi, j’ai très envie de profiter encore un peu de l’argent que j’ai dépensé ...

Et bien évidemment, l’homme à son bras ne refusa pas, fier comme un coq en étant le promis du soir de la plus belle créature de la soirée. La tête haute et le regard brillant, une main maintenant posée sur la hanche de la belle. Une partie d’elle espérait qu’Ethan la rattrape et l’arrache de tout ceci, qu’il la prenne de force dans sa foulée pour la baiser sauvagement dans un coin sombre. Oui, elle en avait envie. Mais elle savait à quel point son Infant n’agirait pas ainsi.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Dim 3 Sep - 13:15

Tout comme Elizabeth ne voyait que lui, Le reste des invités, le reste du monde n'existait plus pour Ethan. Il n'y avait qu'elle, se tenant là, fière impératrice du sang et du désir.
L'artiste n'avait rien perdu de sa beauté, ce qui en un sens était un peu triste. Quand quelqu'un vous quitte, il y a toujours cet espèce d'espoir malsain que la vie de ce quelqu'un parte en lambeau, que ça devienne trop dur de vivre sans vous, que ce quelqu'un ne retrouve jamais complètement le bonheur. Mais bien sûr, Elizabeth avait l'air radieuse. Bon, en ce moment même, elle avait l'air furieuse, bien entendu. Mais la colère, même contenue, lui seyait si bien et lui donnait des airs de démone vengeresse...

- "Je vois que la vulgarité ne t'as toujours pas étouffé, Ethan. Tu pensais à moi ? Vraiment ? En grimpant sur cette foutue estrade, tu t'attendais peut-être à ce que je donne tout mon argent pour toi mhmh ?" Lui fit-elle, le ton rendu sifflant par ses dents serrées.
- "Mais je voulais pas aller sur cette putain d'estrade, y a deux enfoirés bourrés qui m'ont poussé ! Et même, qu'est ce que ç-" Il fut interrompu lorsqu'Elizabeth se retourna. La rage qui émanait d'elle était presque palpable. La petite bourgeoise qui avait acheté Ethan sursauta, puis tenta de gagner sa bataille de vampire contre Elizabeth. Qu'elle essaye, la pimbêche. Les yeux clairs de la princesse peintre pouvaient tant s'assombrir, promettre tant de représailles !  
Et en effet, la bourgeoise perdit et baissa les yeux pendant une seconde. Elizabeth s'était redressée et fit semblant de lui concéder la victoire, non sans lui asséner deux piques assassines. Ethan aurait souri si la situation avait été autre. Il la regarda partir alors qu'il sentait les mains de son acheteuse se serrer et trembler de colère autour de son bras.
- "Venez, Ethan, allons nous rafraichir les idées avec du champagne !" Fit-elle, essayant d'avoir l'air enjoué. Mais sa voix trahissait son trouble, trouble dont le vampire n'avait honnêtement rien à foutre. Il se laissa entrainer au buffet, à quelques tables d'Elizabeth et son amie.

Il la vit s'amuser avec le bellâtre, elle riait à ses blagues qui devaient être à chier. Et ils dansèrent. Elizabeth et Ethan, par le passé et dans des soirées similaires, avaient essayé de danser, mais le combattant avait été trop mauvais, trop gauche. Il ne collait pas au rythme et finissait par ecraser les jolis pieds de sa créatrice. À chaque fois, elle avait ri et s'était moqué gentiment, et Ethan avait gromellé, un peu honteux, en disant que de toutes façons la danse c'était un truc de lopettes endimanchées, na. Et voilà que ce soir, elle s'amusait comme une petite folle aux bras de cette espèce de raclure qui se débrouillait mieux que le vampire pour la faire virevolter et tourner la tête. La jalousie creusait son trou brulant et acide dans les tripes d'Ethan, qui voulait marcher entre les invités comme Moïse écartant la mer rouge, jusqu'au couple d'un soir afin de chopper la tête du vieux beau et de l'arracher du reste du corps.
Son acheteuse goûtait très mal de passer au second plan et tenta à de nombreuses occasions d'attirer l'attention de son célib'. Non mais c'est vrai, quoi, elle aussi pouvait être aussi attirante qu'Elizabeth ! Mais rien n'y fit, cette espèce de masse de muscle qu'elle avait acheté n'avait d'yeux que pour cette harpie rousse ! Quel affront ! Lorsque l'artiste passa à côté d'eux, l'acheteuse d'Ethan l'entoura possessivement de ses bras, faisant une moue hargneuse qui fit se retrousser son gros groin.
Ethan entendit le murmure, entendit Elizabeth promettre au bellâtre de profiter de lui. Et cet espèce de sac à merde avait sa sale main sur la hanche de sa créatrice, putain ! Tous les muscles d'Ethan se tendirent alors qu'il resistait à l'envie de se precipiter sur cet homme et de casser un par un ces doigts baladeurs, les déchirer de la main pour les lui enfoncer dans la bouche pour qu'il s'étouffe.

Ethan ne reflechissait plus calmement. Elizabeth était partie depuis une minute ou deux, et il était encore en proie à une multitude d'envies assassines, voyant rouge, le sang battant à ses tempes. Et la pimbêche à côté de lui le tirait encore par le bras, l'entrainant dehors, voulant elle aussi en avoir pour son argent. N'y tenant plus, Ethan dégagea sans effort son bras de l'etreinte une fois à l'exterieur.
- "Mais qu'est-ce que tu fous ?" Geignit-elle, n'en pouvant visiblement plus de cette situation execrable. Elle était pompette, et aussi offensée de ne pas recevoir l'attention qu'elle pensait mériter. Et alors qu'Ethan faisait quelques pas pour s'éloigner, elle se rua sur lui et tambourina ses petits poings sur le dos du vampire.
- "Ne me tourne pas le dos, salopard, tu l'as assez fait ce soir !!" Cria-t-elle avant de s'étouffer. Ethan, à bout, l'avait chopée à la gorge et serrait bien trop fort. Le vampire utilisa le peu de patience qui lui restait pour tenter de rester lucide. Il relacha son etreinte juste assez pour la tenir en respect et la regarda dans les yeux alors que ses pupilles se dilatèrent, entamant l'hypnôse, et qu'il murmurait entre ses dents serrées :
- "Je vais partir. Et c'est parce que t'es absolument dégueulasse et que j'ai failli gerber quand t'as voulu me tailler une pipe sur le parking. Tu vas rentrer chez toi et te demander pourquoi t'as pas de mec et que tu t'es fait larguée par un type que t'as payé. Et tu te demanderas aussi, putain, comment ça se fait que tu l'aies pas senti venir avec le tarin que tu te payes, espèce de grognasse."
Ethan la lâcha, s'alluma une cigarette avant d'ajouter : "Et t'as un gros cul." 
Il laissa son acheteuse sur le trottoir devant l'hôtel, déboussolée, clignant lentement des yeux, l'hypnôse faisait son travail. Elle se mit à chouiner, mais fut à nouveau ignorée par Ethan qui s'éloignait. 

Le vampire quant à lui ne voulait pas chouiner. Il voulait hurler, fracasser des meubles, casser des gueules. Cela faisait tellement d'années qu'il était resté loin d'Elizabeth, et il avait oublié combien la jalousie viscérale pouvait le rendre dingue. Il pensait s'être amélioré, que le temps qu'il avait pris pour lui l'avait assagi. Mais là, tout de suite, c'était loin d'être le cas. Et cette faiblesse le mettait en rogne contre lui-même, ajoutant une couche de colère par-dessus la rage jalouse. Dans une dernière tentative de pensée lucide, il se mit à courir a pleine vitesse, prenant la direction du domicile d'Elizabeth. Une fois arrivé, il entra sans y être invité, ignorant les remontrances du domestique. Il déboula dans la pièce dans laquelle l'artiste et le bellâtre se trouvait. Si ce dernier ne la ramenait pas, fermait sa vieille gueule et se barrait pour laisser le temps aux deux anciens amants de se raisonner, tout devrait bien se passer, plus ou moins. Mais Ethan était à bout, à deux doigts d'exploser.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Lun 4 Sep - 20:10




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Le couple d’un soir s’en alla sous les regards et les murmures, de quoi satisfaire la belle rousse aux courbes ondulantes sous le tissu de sa robe, collée contre l’homme fier comme un coq. Il espérait que la soirée finisse entre les cuisses de la belle, pour y répandre tout son jus, encore et encore. Et la belle espérait se perdre aussi, pour oublier la vue de son Infant, sa présence, son odeur, son contact. Nul doute que ce serait son visage à lui qu’elle verrait, lorsqu’elle se laisserait baiser. Mais en attendant, l’homme laissa sa main baladeuse tâter la croupe de la belle alors qu’ils patientaient que le voiturier apporte la voiture d’Elizabeth. C’était elle qui roulait. Monsieur n’aurait qu’à rentrer en taxi. Entreprenant, il se mit à caresser la cuisse de l’Immortelle, alors qu’ils étaient à peine installés dans le véhicule.

- Impatient à ce que je vois, dit-elle en souriant alors que la voiture filait déjà dans les rues de Salem.
- Je compte bien faire en sorte que tu sois satisfaite et que tu ne regrettes pas de m’avoir payé si cher … bien que j’ai cru comprendre que tu aurais préféré l’autre colosse.

Et elle plissa les yeux, le regard sombre.
- Ne parle pas de lui si tu veux que nous puissions passer une agréable nuit.

Et il ne pipa mot, se contentant de se détacher pour venir embrasser la nuque de la belle, se moquant du fait que cela puisse la déranger en roulant. La belle fut bien obligée de le calmer, lui demande de se réinstaller et s’attacher. Et, finalement, ils arrivèrent dans l’immeuble d’Elizabeth. Situé dans un quartier huppé de Salem, l’Anglaise avait élu domicile dans un duplex prenant les deux derniers étages d'un grand immeuble, offrant une vue parfaite sur la ville. Le premier niveau du duplex offrait une très grande pièce à vivre, luxueuse, avec cuisine, séjour, billard, coin bibliothèque et peinture. Une chambre d'invité se trouve également à ce niveau, avec une salle de bains privée. Une grande baie vitrée -équipée de vitres spéciales pour les amis Vampires-, s'ouvrait sur une grande terrasse avec jacuzzi. Le second niveau offrait quant à lui la chambre d'Elizabeth, immense, toute blanche avec une grande salle de bains privée. Une pièce, fermée à clé, cachait une salle de torture particulière, avec de nombreux instruments et un grand lit. Le duplex, neuf, moderne et très bien décoré était loin de l’image excentrique que l’on pouvait attribuer à la rousse. Lorsqu’ils quittèrent l’ascenseur, Elizabeth calma à nouveau les ardeurs de l’homme dont elle avait déjà oublié le prénom. Le domestique de l’Anglaise était encore là, faisant le plein des frigos avant de repartir chez lui. La belle n’avait pas quelqu’un à son domicile à plein temps. Des gens venaient, faire le ménage, remplir les stocks de sang et les frigos, lorsqu’elle n’était pas là. La belle n’aurait pas dû rentrer si tôt, c’était évident.

- Oh Mademoiselle Fawkes, je ne vous attendais pas si tôt!
- Il n’y a pas de soucis, terminez ce que vous avez à faire. Je vais nous servir du vin et montrer la vue à mon invité

L’homme inclina la tête et laissa la rousse et son invité tranquilles. La belle, sans rien dire, alla leur servir du vin. Un grand cru Français, rouge, comme elle les aimait tant. Ensemble, ils trinquèrent et s’en allèrent sur la terrasse où la vue était parfaite. Une terrasse aménagée sur le toit de l’immeuble, avec un jacuzzi. Bien vite, l’homme se montra entreprenant, dévorant les lèvres d’Elizabeth avec fougue, une main accrochée à sa croupe. Il la désirait et elle le sentait, juste là, entre contre son ventre, sa virilité déjà à moitié dressée. Et, même s’il était beau et qu’il était très certainement un bon partie, Elizabeth ne parvenait pas à le désirer complètement, son esprit bien trop ravagé par sa rencontre avec Ethan. Pourtant, les minutes passèrent, à boire et à s’embrasser, à laisser les corps s’apprivoiser. Malheureusement, si l’homme était agréable, il n’avait pas la fougue et la violence que la belle aimait. Et elle remercia presque le ciel d’entendre le domestique râler dans le duplex. Elizabeth et son invité retournèrent à l’intérieur et tombèrent nez à nez avec Ethan. Une onde de choc parcouru le corps de l’immortelle, surprise de voir sa progéniture chez elle. Comment savait-il où elle vivait et comment était-il entré ?

- Russel, vous pouvez y aller, dit-elle d’abord à l’intention de son domestique qui ne chercha pas à comprendre et qui s’en alla en saluant la propriétaire des lieux. Ethan, qu’est-ce que tu fiches ici ?
- Ouais Ethan, qu’est-ce que tu fiches là hein ? Les trucs à trois c’est pas mon genre et il me semble que c’est moi que Madame a acheté ce soir, pas toi.
- C’est bon, toi n’en rajoute surtout pas, je t’ai acheté simplement pour le rendre jaloux !

Et elle crue voir, dans le regard d’Ethan, une sorte de satisfaction. Peut-être se trompait-elle. Quoi qu’il en soit, elle n’eut pas le temps de le vérifier, car déjà, l’homme acheté s’énerva et agrippa la rousse à la peau froide et blanche par son bras dénudé. Un grognement s’échappa de ses lèvres ourlées et légèrement démaquillées par leurs baisers échangés. Elle n’eut pas le temps de réagir. Car Ethan le fit pour elle. Les premiers coups se mirent à pleuvoir. Sans ménagement. Sans répit.

- ETHAN !

Elle avait hurlé la belle, de sa voix aigu et dominante. Durant quelques secondes, il s’arrêta, le bras suspendu en l’air, stoppé dans son élan. Et elle lui offrit un sourire.

- Si tu le tues, tu en assumes les conséquences ...

Mais il pouvait lire dans son regard, que l’idée de voir l’autre mourir ne lui déplaisait pas. Pas du tout même. Parce qu'il agissait ainsi pour elle, à cause d'elle. Et, quelque part, elle se sentait ainsi désirée et aimée. Alors oui, elle le laisserait faire, se délecterait de la violence de son Infant, de ses mains qui viendraient se souiller du sang de l'humain. Et ils aimeraient ça, normalement.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mer 6 Sep - 1:01

- "Ethan, qu'est-ce que tu fiches ici ?" Lui lança Elizabeth.
C'est vrai qu'il était en pleine infraction, l'idiot. Mais il avait agi sous le coup de la colère, et ça n'allait pas s'arranger, car l'homme acheté par Elizabeth crut bon d'ouvrir sa gueule.
- "Ouais, Ethan, qu'est-ce que tu fiches là, hein ? Les trucs à trois c'est pas mon genre et il me semble que c'est moi que Madame a acheté ce soir, pas toi." Se vanta le célib' qui ne cachait pas son auto-satisfaction. La lèvre supérieure d'Ethan se souleva un peu en un grognement, révélant ses dents. Méchant chien.
- "C'est bon, toi n'en rajoute surtout pas, je t'ai acheté simplement pour le rendre jaloux !" Asséna la vampire.
La bouche d'Ethan s'étira légèrement en un sourire carnassier. La réflexion déplut grandement à l'homme qui attrapa le bras d'Elizabeth. S'il avait su, cet idiot. L'artiste pouvait lui arracher lui arracher les yeux et le tuer de mille manières. Et elle l'aurait peut-être fait, si Ethan n'avait pas été plus rapide et avait asséné à l'homme un coup de poing bien senti dans le ventre, le faisant lacher prise et reculer. Il décocha deux autres coups de poing au bonhomme avant de s'arrêter net au son familier : son Elizabeth avait prit sa voix de méchante, celle qu'il avait appris à entendre par-dessus sa propre colère. C'était soit cette voix aigue et dominante pour l'interrompre, soit le ton rassurant qu'elle prenait pour le calmer. Ces deux tours de passe-passe étaient parmis les seules choses qui pouvaient l'arrêter ou le raisonner. Il tourna la tête pour la regarder, son expression toujours bloquée en version Hargne.
- "Si tu le tues, tu en assumes les conséquences..." Lui fit elle avec sourire qui était loin d'être menaçant.
L'homme, quand à lui, s'était un peu éloigné sous le coup de la panique. Il tentait de regagner de sa superbe et avait fait l'erreur d'interpréter la simili-menace d'Elizabeth pour un pladoyer en sa faveur. Il fut donc assez idiot pour se permettre d'enfoncer un clou qui avait déjà été bien trop martelé ce soir : 
- "Ça c'est sûr que tu vas les assumer, les conséquences, mon gros. Tu sais pas qui je suis, je vais te foutre la police au cul pour agression sur ma personne ! Maintenant, tu vas bien sagement t'en aller et me laisser profiter de la demoiselle qui de toutes façons est trop bien pour toi !"

S'il y avait bien un truc à pas dire, c'était bien ça. Parce que d'une certaine manière, pour Ethan, c'était un peu la vérité. Ou du moins, il avait déjà eut cette pensée, et il avait détesté ça. Et voilà que cet espèce de sous-merde endimanchée qu'il avait eu envie de tuer toute la soirée se permettait de lacher cette phrase assassine sans savoir qu'elle avait déjà rongé Ethan par le passé. C'en était trop.
Voyant le vampire foncer sur lui, le célib' d'Elizabeth commença à pousser un cri mais ne put le finir. Ethan le saisit à la gorge et l'envoya au sol. De là, ce fut un massacre. Ethan lui décocha quelques coups de pieds au ventre, et un dans les parties, comme pour souligner le fait que cet abruti n'allait pas s'en servir ce soir. Ni jamais. Ethan s'assit de tout son poid sur le torse de l'homme et le roua de coups de poings au visage, cassant son nez, decrochant des dents, brisant la machoire, le rendant beaucoup moins fier et moins beau. L'homme poussait des cris de douleur en implorant, mais c'était trop tard. La rage d'Ethan n'avait fait que s'amplifier, comme un volcan qui était finalement entré en eruption, en une terrible cacophonie d'ultraviolence. Dans un dernier geste de défense inutile, le célib' leva faiblement les bras en essayant de protéger son visage, mais rien n'y fit. Ethan aggripa les paumes du pauvre homme et les serra dans les siennes, broyant les chairs, les faisant plier, plier, jusqu'à ce qu'un puis deux craquements sinistres indiquent que les poignets étaient brisés. Les yeux fous du vampire étaient resté fixés sur ceux de sa victime alors qu'il lui cassait les os. En guise d'apothéose, Ethan poussa un ultime rugissement et fondit sur la pomme d'adam de l'homme, en mordant le travers de toutes ses forces. Il releva la tête brusquement, emportant avec lui une bonne partie de la gorge du célib' qui s'arracha dans un bruit dégeulasse, faisant jaillir un flot de sang. Ethan cracha le morceau de chair sanguinolent au visage de l'homme, qui gigotait faiblement en agonisant, essayant inutilement de stopper le sang en portant ses mains aux poignets brisés sur la plaie béante. La bête se releva et, jamais complètement satisfait, abattit son pied par trois fois sur la tête défoncée du bellâtre, la détruisant un peu plus. Il se passa la main sur le visage, y étalant le sang qui s'y trouvait déjà, en une peinture de guerre à l'hémoglobine. Il tourna la tête vers Elizabeth, semblant toujours possédé.

Il se dirigea lentement vers elle.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Ven 8 Sep - 20:14




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


À la seconde où Elizabeth avait vu Ethan chez elle, elle avait prédit ce qui se passerait. La belle connaissait sa progéniture. Elle l’avait découvert dans ce sous-sol crasseux où les coups pleuvaient et où le sang giclait. Elle l’avait trouvé somptueux, cet humain aux muscles saillants, à la hargne palpable, à la peur inexistant. Son champion. Son vainqueur. Elle l’avait voulu. Lui. Elle l’avait aimé, même si aujourd’hui encore, il devait en douter. Elle l’aimait encore, même si elle voulait se dire le contraire. Même s’il avait su parfois la mettre hors d’elle, Elizabeth avait aimé tant de choses chez lui. Sa lourdeur, lorsqu’elle avait essayé de lui apprendre à danser ; sa manière de se mouvoir lors de ses combats ; sa férocité lors de leurs ébats ; sa beauté, son arrogance, sa violence. Il était ce qu’elle n’était pas, en dehors de la violence qui faisait partie totalement d’elle. Ethan avait été un complément d’elle, une extension d’elle-même, qu’elle avait tenté de dompter. Elle seule avait su comment l’appréhender, comment stopper sa folie, comment lui hurler dessus, le menacer, ou l’apaiser. Cela avait pris du temps, de longues, très longues semaines. Mais elle y était parvenue. Et le voilà à nouveau devant elle, là où elle n’aurait jamais imaginé le voir. Et il avait redressé la tête pour la regarder, alors que sa voix avait interpellé l’Infant maudit. Et il avait compris. Il lisait en elle, dans ses regards et ses sourires. Ce que l’autre ne savait faire, ignorant tout de celle qui avait payé pour passer la nuit en sa compagnie. Il ignorait tout de sa nature et de sa folie. Et surtout, surtout, il ignorait totalement tout de ce qui liait ces deux êtres que tout semblait opposer. Alors, il tenta de retrouver toute sa superbe, se redressant. Il osa des mots, qu’Elizabeth elle-même n’aurait toléré s’ils lui avaient été adressés. Alors autant dire qu’Ethan ne pouvait les tolérer. Car la belle savait, que ces mots là blesseraient l’homme caché sous la masse de muscles. Parce qu’elle savait, que bien souvent, il avait pensé ne pas la mériter, elle, la belle et riche immortelle. Et ce qui devait arriver arriva.

Ethan se rua sur l’homme qui n’eut pas le temps de réagir. Le massacre commença. Les coups se mirent à pleuvoir. Les corps se frôlaient avec violence, valse brutale de deux êtres. Le colosse frappait sans relâche, sachant où toucher pour faire mal, pour blesser. Et jamais Elizabeth ne l’arrêta. Là, superbe dans sa robe, elle observa son Infant frapper, encore et encore, ses mains rêches se souillant du sang de l’humain qui ne parvenait à contrer le moindre coup. Bien vite, le visage ensanglanté fut méconnaissable tant les poings frappèrent violemment, déchirant les chairs, explosant les os. La rage fut déversée sur l’homme, comme une pluie diluvienne ravageant les champs. Il criait l’homme, du moins comme il le pouvait, cherchant à supplier pour ne pas être ravagé. Mais Ethan était impossible à calmer. Elizabeth en vain à se dire qu’elle-même n’aurait pas réussi à le faire. De toute manière, elle n’en avait pas envie. Elle se contenta de tourner autour d’eux, se délectant de l’odeur de la vitae qui s’écoulait sur le sol blanc et carrelé. Elle savourait les battements acharnés d’un cœur qui s’affolait. La belle contemplait la bête sauvage qui s’acharnait sur sa proie, le démolissant, arrachant les chairs du coup dont le sang dégoulina sur le menton et la gorge de l’immortel. Et le coup de grâce tomba. Le pied puissant écrasa le visage, explosant les os, les chairs, tuant l’homme dont les battements de cœur stoppèrent.

La belle posa son regard sur son Infant, tout de sang barbouillé. Ses yeux brillaient d’une folie dévastatrice. Son corps tout entier était tendu, les muscles et veines sur le point d’exploser dans la tension était palpable dans son être tout entier. Rarement elle l’avait vu dans cet état. Et elle comprit, qu’elle allait devoir l’apaiser. Elle sentait chez lui toutes sortes de positions possibles, entre colère et envie, entre rage et désir. Elle le trouvait beau comme ça, dressé devant elle, ensanglanté, l’air fou et dangereux.

- Me croirais-tu si je te disais que tu m’as manqué Ethan ?

Elle se devait de parler, pour apaiser la folie qui le rongeait. La voix de l’Anglaise était douce et délicate, telle une caresse sur un cœur meurtrit. Elle n’avait rien perdu de son léger accent anglais et chantant. Lui nom plus d’ailleurs, lui qui s’avançait vers elle. Et elle le laissa faire, fébrile face à cette proximité qui aurait pu être dérangeante ou effrayante pour d’autres.

- Je crois ne pas avoir prononcé ton prénom depuis mon départ. Parce que parler de toi me brisait le cœur. Parce que je n’ai cessé de t’aimer, même si tu dois penser le contraire.

Elle n’avait pas peur de lui. Elle n’avait jamais eu peur. Car elle savait, qu’elle pourrait toujours avoir le dessus. Parce qu’elle était sa créatrice, parce qu’elle était plus vieille, parce qu’il l’aimait. Alors elle le laissa là collé à elle. La belle fut obligée de relever les yeux face à cet homme si grand, si fort, si dominant. Sa main blanche aux doigts fins se leva doucement, venant caresser la jouer souillée du sang de l’humain maintenant mort. Un silence s’installa, alors qu’elle le contemplait, venant glisser sa main jusque sur la nuque. Sur la pointe de ses pieds, Elizabeth se dressa, venant s’emparer des lèvres salies de son Infant. Un baiser, chaste d’abord, prenant de plus en plus de profondeur, leurs langues se retrouvant dans un grognement bestial. Elle le retrouvait, avec réel plaisir, un plaisir plus fort que tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Et lorsqu’elle y mit fin, elle comprit à quel point il lui avait manqué.

- Montre moi Ethan … montre moi à quel point je t’ai manqué ...

Le regard de la belle se fit brillant d’un désir profond. Un désir rien que pour lui. Son corps tout entier brûlait d’envie, l’envie de le retrouver, comme avant. De dévoiler son corps, de le baiser de toutes les manières possibles. Elle crevait d’envie, de se glisser entre les cuisses de son mâle, de le sucer jusqu’à la jouissance. Mais elle voulait tout autant sentir le désir qu’il avait pour elle, le manque qu’il avait éprouvé depuis leur séparation. Elle voulait qu’il lui montre, à quel point il voulait d’elle.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Jeu 14 Sep - 22:33

- "Me croirais-tu si je te disais que tu m'as manqué Ethan ?"

Les mots d'Elizabeth résonnèrent à ses oreilles, un peu étouffés, comme si Ethan avait la tête sous l'eau. Une rage sourde faisait tambouriner ses oreilles au lieu de pouvoir en faire autant avec son coeur. Il les entendit, mais ils n'eurent pour effet que d'augmenter sa confusion. Il detesta ces mots autant qu'il les aima. Il aurait voulu les entendre plus tôt, ou ne jamais les entendre du tout. Il la détestait, il se détestait, c'était un bordel. Toute cette soirée avait été un bordel monstrueux, un maelström de sentiments qui se fracassaient les uns contre les autres. Deux choses etaient encore certaines et s'élevaient au-dessus du capharnaüm de ses pensées : Elizabeth etait toujours aussi belle, et sa voix était toujours ce même baume miraculeux qui soignait les plaies et calmait les nerfs. Le problème était qu'il était extrèmement en colère et qu'une partie de lui voulait l'être, à s'en faire exploser la tête et le coeur. Comme la tête de mule qu'il avait toujours été, il luttait contre la voix qui apaisait, il ne voulait pas entendre raison. Elle persistait malgré tout, sans peur, sans ciller :

- "Je crois ne pas avoir prononcé ton prénom depuis mon départ. Parce que parler de toi me brisait le coeur. Parce que je n'ai cessé de t'aimer, même si tu dois penser le contraire."
Il ne savait plus quoi penser, et pour être honnête, il ne l'avait jamais vraiment su. Toute sa vie, toute sa putain de vie il avait voulu compter pour quelqu'un, avoir une personne à qui faire confiance, avoir quelqu'un à protéger. Le temps passé avec Elizabeth lui avait permis tout cela, et pour une fois, il avait été heureux et son existence avait eu un peu plus de sens. Elle etait devenue son tout, il l'avait mis sur un piedestal pour enfin faire l'erreur de lui demander de faire de lui son univers. Ce qu'elle n'avait pu se résoudre à faire. Le temps passé sans elle lui avait permis de comprendre sa décision. Mais comprendre ne voulait pas dire accepter, et il avait passé des années à lui en vouloir puis à lui pardonner, puis à oublier, ou du moins essayer, sans jamais y parvenir. 
Elle n'avait pas bougé alors qu'il s'était rapproché et qu'ils étaient maintenant qu'à quelques centimètres de distance. Bien sûr qu'elle n'avait pas bougé, elle n'avait jamais eu peur et avait toujours su le canaliser. Elle salit ses mains blanches sur son cou, sa nuque. Elle se mit sur la pointe des pieds pour lui accorder un baiser, chaste d'abord, puis plus passionné. Une vague de nostalgie l'envahit aussitôt, lui rappelant pourquoi il l'avait tant aimée même s'il ne l'avait jamais réellement oublié. Ils avaient passé tant de moments ensemble, des bons comme des mauvais... Une multitude de souvenirs... Elle avait été tout à tour amie, amante, confidente, mère, soeur, femme-enfant à qui il avait tout cédé, femme fatale pour qui il avait tué. Et pourtant elle était partie, et putain, ça faisait toujours mal...
Elle s'écarta légèrement, levant la tête pour le regarder :
- "Montre moi Ethan... Montre moi à quel point je t'ai manqué..."
Il vit le désir dans ses yeux, et il ne put reprimer une vague étrange, faite de colère et de plaisir. Oui, c'était bon de revoir cette lueur dans ces jolis yeux, ça lui avait manqué autant que le reste. Mais c'était aussi frustrant, comme de rouvrir une plaie qui avait mis tant de temps à se refermer.
Ethan leva ses grandes mains ensenglantée, tachant la robe d'Elizabeth alors qu'il les remontait le long de ces courbes qu'il connaissait encore si bien. Ses mains entourèrent finalement le cou gracile de la belle. C'était peine perdue, elle pouvait prendre le dessus si elle le voulait, elle etait un vampire plus ancien après tout. Mais il le voulait, bon dieu comme il le voulait... son expression était toujours rageuse, ses machoires etaient toujours serrées, ses yeux etaient toujours emplis de colère. Son étreinte autour du cou d'Elizabeth se serra à mesure qu'il parlait.
- "Pourquoi, putain... Pourquoi j'arrive pas à te dire d'aller te faire foutre..." 
Il continua de serrer, mais sans jamais réussir à atteindre le point qui mettrait une vie en danger. Sans jamais vouloir vraiment blesser. Même s'il l'aurait pu, il ne le voulait pas. Oui, elle lui avait tant manqué. Il n'arrivait pas à le dire et de toutes façons, comme il venait de le prouver à nouveau, il n'était pas doué pour dire de jolies choses. Il était meilleur avec ses gestes. Et au dessus de la rancoeur, au dessus de la colère, s'élevait l'envie. L'envie d'elle, l'envie de se rappeler combien ils avaient été proches, comment ils se connaissaient par coeur. 

Son etreinte se dessera d'elle même et ses mains restèrent simplement posées sur le cou de l'artiste alors qu'il se penchait pour reprendre leur baiser, aussi passionné qu'il l'avait été il y a quelques secondes. La décence aurait voulu qu'il porte Elizabeth dans ses bras et l'amène dans sa chambre, ou n'importe quelle autre pièce qui ne contenait pas un cadavre frais, mais... Ce n'etait certainement pas la première fois qu'ils se retrouvaient dans cette situation. Bien sûr, leurs retrouvailles etaient un moment spécial et peut être qu'Ethan aurait pu faire un effort mais, là, tout de suite, il n'en avait pas le temps. Un sentiment d'urgence le submergeait : il la voulait là, tout de suite, maintenant. Après tant d'années, il ne pouvait pas attendre une seconde de plus.

Il l'entraîna à terre avec lui, couvrant chaque centimètre de peau découverte de baisers et de morsures. Il remonta sa robe et ne prit pas bon plus le temps de se déshabiller, baissant juste son pantalon et son boxer. Il la prit là, à même le sol, la gardant serrée contre lui, comme si le moindre millimètre d'écart entre eux était intolérable. Ils firent l'amour dans le sang, comme tant de fois auparavant et Ethan, porté par l'instant, osa murmurer un "Je t'aime" qu'il regretterait peut être plus tard. Sa mémoire avait su garder ce qui etait important, et il se souvint de petits riens : de petites zones érogènes de l'artiste, de certains endroits où elle aimait être mordue, quel angle ses hanches devaient prendre afin d'atteindre le point sensible alors qu'elles roulaient. Elizabeth non plus ne semblait pas avoit oublié comment le rendre fou. 

Lorsqu'ils eurent fini, Ethan roula sur le côté, s'allongeant sur le dos. Il fixa le plafond, cherchant ses cigarettes dans la poche de sa veste pour en prendre une et l'allumer. Il souffla un nuage de fumée et le regarda s'étendre au dessus de lui. Bon. Et maintenant quoi ? Voulant éviter de penser au plus important de tous les Quois, c'est à dire "C'est quoi notre relation maintenant ?", il choisit de se concentrer sur le Quoi le plus facile, à savoir "Quoi faire du corps défoncé du célibataire ?"
Sans qu'Elizabeth le demande, et alors qu'il se doutait bien qu'elle s'en fichait un peu, il lui assura :
- "Je me débarasserai de ce connard tout à l'heure, ok ?"
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Sam 16 Sep - 9:11




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


À cet instant précis, les désirs d’Elizabeth ne comptaient pas. Ils n’étaient ni une priorité, ni réellement important. Et, bien qu’égoïste, la plupart du temps, elle savait qu’elle ne devait pas l’être, pas là. Ethan était la priorité. Sa priorité. Ses désirs à lui comptaient bien plus. Sa rage. Son dégoût. Sa tristesse. Son amour et sa haine. Elizabeth savait pertinemment qu’elle devait laisser son Infant exprimer toutes ses émotions ; qu’elle devait le laisser agir comme il en avait envie. Elle, elle n’était qu’un outil, pour le canaliser au mieux. Bien évidemment, jamais la belle ne l’aurait laissé lui faire du mal au point de la tuer. Elle se serait défendue, sa vie étant bien plus importante que tout. Mais elle devait le laisser faire, le laisser lui montrer ce qu’il avait en lui, ce qui le rongeait. Car c’était de sa faute à elle, si ces retrouvailles n’étaient pas faciles à vivre. Alors elle laissa les mains d’Ethan glisser le long de ses courbes délicieuses qu’il connaissait par cœur ; elle laissa ses mains rouler et se nouer autour de son cou fin et délicat… Sans peur. La rousse ne bougea pas et laissa faire, le regard accroché à celui de son Combattant.

- "Pourquoi, putain... Pourquoi j'arrive pas à te dire d'aller te faire foutre..."

Dire que ces mots la laissèrent de marbre serait mentir. Car elle ressentit un quelque chose venant pincer son cœur. Ces mots là avaient été crachés, avec une certaine haine, une douleur même, qui étaient réelles et qui rongeaient Ethan. Elle sentait sa rage. Elle était palpable. Visible. Sous ses traits fermés, marquant sa mâchoire serrée. Et les mains pleines de sang se serrèrent toujours un peu plus autour du cou de la belle qui, heureusement, n’avait nullement besoin d’air pour survivre. Mais elle resta immobile, toujours, se contentant de le regarder, de le laisser faire. La violence n’aurait pas aidé, elle le savait, elle le connaissait. Et elle ne se trompa pas, car la prise sur son cou lâcha lentement jusqu’à ce qu’elle ne sente plus aucune pression sur sa trachée. Et leurs lippes se retrouvèrent à nouveaux, passionnées, affamées l’une de l’autre. Elizabeth sentit toute l’urgence dans les gestes de son Infant, comme un besoin viscérale d’elle, de son corps, de l’avoir à lui, immédiatement. Et à vrai dire, Elizabeth éprouva la même chose. Elle avait envie de lui. Depuis qu’elle l’avait vu, debout sur cette foutue estrade. Elle avait voulu retrouver son corps, ses muscles, ses lèvres. Elle le voulait pour elle, en elle, partout sur son corps, sur chaque parcelle de peau. Elle voulait être à lui, plus que jamais auparavant, comme pour laver son corps des corps des autres hommes qui l’avaient eu depuis leur séparation. Et, un sentiment étrange s’insinua doucement en elle, incapable de le déchiffrer.

Là, sur le sol carrelé et frais du duplex, les deux corps s’allongèrent, ne prenant pas la peine de se déshabiller. Une robe remontée sur les hanches, un sous-vêtement déchiré ; un pantalon baissé, dans la rapidité, dans l’urgence. Et les bassins se soudèrent, comme avant, comme si jamais ils ne s’étaient quittés. Les jambes de la belle s’enroulèrent autour du corps de son amant. Ils se mouvèrent, se touchèrent, se baisèrent, comme ils avaient toujours su si bien le faire. La mémoire n’était pas perdue, chacun se rappelant du corps de l’autre, des envies, des désirs. Personne ne semblait mieux connaître le corps d’Elizabeth que cet homme là. Les mains d’Elizabeth, accrochées au corps d’Ethan, semblaient ne plus vouloir le quitter, reconnaissant ce besoin de lui contre elle. Puis, quelques mots furent soufflés. Des mots murmurés à son oreille sensible, des mots rarement prononcés, mais qui, cette fois, eurent un goût différent, amenant Elizabeth dans un état particulier, la plongeant dans un désir de lui encore plus fort. Il n’y avait pas meilleur ‘Je t’aime’ que celui soufflé après une si longue et si violente séparation. Et les hanches roulèrent encore, sauvagement, brutalement parfois, jusqu’à la délivrance des amants ; jusqu’à ce que leurs cris de jouissances vinrent se répercuter sur les murs blancs du duplex.

Les corps se retrouvèrent allongés sur le sol, débraillés, souillés. Elizabeth fixa le plafond, savourant cet état qui suivait la jouissance, le corps encore fébrile mais si léger. L’odeur de la cigarette chatouilla les narines de la belle qui tourna la tête vers son amant, l’observant avec une tendresse particulière. Et les mots, soufflés par Ethan, lui revinrent à l’esprit, alors qu’il parlait du corps dont elle avait oublié la présence. Les doigts de la belle vinrent voler la cigarette, pompant sur le filtre, savourant une bouffée qu’elle recracha vers le plafond avant de rendre la cigarette à son propriétaire. Elizabeth était restée silencieuse, réfléchissant non pas au cadavre, mais aux mots qui trouvèrent un écho en elle.

- Moi aussi je t’aime Ethan... fini-t-elle par dire, comme une évidence, comme une délivrance. Oui, elle l’aimait. C’était même évident maintenant, alors qu’elle avait refoulé toutes ces émotions durant des années. Elle l’aimait et c’était pour ça qu’elle l’avait quitté, pour ne pas souffrir comme par le passé. Lentement, la belle rousse se mit à genoux sur le sol carrelé, observant Ethan, les yeux plissés. Lui-même devait certainement être choqué par ces mots qu’elle n’avait que trop rarement prononcés. Et, jamais, ils n’avaient eu une saveur aussi particulière, aussi sincère.


- Je t’aime. Je t’ai toujours aimé. Je t’ai aimé mal, parce que je ne suis pas douée pour ça, parce que l’amour m’effraie. Parce que les hommes que j’ai aimés avant m’ont tous abandonnée… Et j’ai eu peur. Alors j’ai préféré fuir. Elle réalisait la belle, de la souffrance qui rongeait son propre cœur, de la peur qui tiraillait ses entrailles. Peur qu’elle avait su oublier depuis leur séparation. Peur qui se réveillait à cet instant précis. Alors elle se releva, gracieuse et s’avança vers le bar, enjamba le corps sans vie. Une bouteille de Whisky fut ouverte et, pour une fois, Elizabeth se passa des bonnes manières, buvant directement au goulot de la bouteille. Son regard se posa sur son Infant, qu’elle observa.

- Je suis désolée Ethan, pour le mal que je t’ai fait. Sincèrement désolée. Et Ethan savait mieux que beaucoup d’autres, que la belle était rarement désolée pour quelque chose. Ses mots avaient donc une valeur particulière. Comptes-tu rester à Salem un moment ? As-tu… As-tu quelqu’un dans ta vie ? Elle s’étonna elle-même à demander ça, le cœur serré, la crainte au ventre.

La belle ne comptait pas le nombre d’hommes et de femmes qui avaient visité son corps et ses cuisses depuis leur séparation. Certains pour une nuit, d’autre pour plus. Elle n’était pas une pute, elle ne couchait pas en permanence ou avec n’importe qui. Mais elle était volage, elle s’amusait. Elle l’avait toujours fait et il lui serait certainement difficile d’arrêter ça. Parce que comme bon nombre d’immortels, elle avait faim de tout. Et pourtant, elle fut surprise lorsqu’elle pensa qu’elle ne voulait pas voir Ethan avec quelqu’un d’autre. Si avant cela ne l’avait jamais réellement gêné, cette fois cela pourrait peut-être la briser.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Ven 22 Sep - 23:12

Elizabeth avait préféré ignorer la remarque d'Ethan relative au cadavre toujours inerte dans le salon. Quoi de plus normal après tout, ce n'était pas le sujet le plus important, et de loin. Elle laissa le silence s'installer, ne bougeant que pour voler sa cigarette à son amant. Ce petit geste qui n'était rien rappela pourtant tant de souvenirs au vampire... Elle l'avait fait souvent, parfois pour l'asticoter, elle qui était riche comme Crésus et qui lui volait des bouffées plutôt que de s'allumer ses propres clopes. Il la laissa faire, bien sûr. Comme toujours. Les yeux au plafond, il regardait les volutes de fumée s'envoler, quand Elizabeth reprit finalement la parole :

- "Moi aussi je t'aime Ethan..." Répondit-elle avec un retard compréhensible aux mêmes mots que son amant avaient soufflés pendant leurs ébats. Les machoires d'Ethan se crispèrent un peu. Il tira une longue bouffée de sa cigarette, sans oser regarder sa princesse, qui s'était agenouillée à côté de lui. Le voyant silencieux, elle ajouta :

- "Je t’aime. Je t’ai toujours aimé. Je t’ai aimé mal, parce que je ne suis pas douée pour ça, parce que l’amour m’effraie. Parce que les hommes que j’ai aimés avant m’ont tous abandonnée… Et j’ai eu peur. Alors j’ai préféré fuir."
Les paroles d'Elizabeth avaient du sens, et Ethan, au fond de lui, savait déjà tout ça. Leur relation n'avait pas été conventionnelle dès le départ : refusant une certaine monogamie, ils s'étaient tout deux autorisé autant d'aventures qu'ils le voulaient, pourvu qu'au final ils finissent toujours dans les bras l'un de l'autre. C'étaient les autres qu'ils utilisaient et jetaient comme des jouets, et c'était ensemble qu'ils se retrouvaient. Ils avaient veillé l'un sur l'autre, s'étaient fait rire, s'étaient crié dessus. Leur relation s'était étendue au delà du sexe, ils s'étaient offert plus qu'ils avaient donné à d'autres qui n'avaient été que des coups d'un ou deux soirs. Sous certains aspects, oui, ils avaient formé un couple à leur manière. Et peut-être que leur relation serait restée la même si Ethan n'avait pas voulu, au fur et à mesure, qu'une certaine "normalité" s'instaure entre eux. Il n'avait pas su se satisfaire du statut privilégié qu'Elizabeth lui accordait, de l'attention qu'elle lui portait à sa façon.
Elle avait pourtant été claire le soir même où ils avaient baisé pour la première fois. Elle avait établi des règles qu'ils avaient tous deux respecté. A qui la faute, au final ? Lui, pour avoir été possessif et en demander trop ? Elle, pour n'avoir pas su comment l'aimer comme il l'aurait voulu ? Lui, pour s'être écarté des règles pourtant limpides ? Elle, pour avoir brisé un accord qui ne tenait plus ? ...

Après tant d'années...

Fallait-il vraiment que ce soit la faute de quelqu'un ?

Elle s'était levée pour boire de l'alcool à même la bouteille. Ethan tourna sa tête et la regarda. Elle fit alors ce qu'elle avait si peu fait, tant avec lui qu'avec les autres. Elle s'excusa.

- "Je suis désolée Ethan, pour le mal que je t’ai fait. Sincèrement désolée.
- Merci." Répondit simplement le vampire après un petit moment de silence. Oui, ces mots comptaient, car il les savait précieux. Il savait qu'elle était sincère. Le poids de ces mots donna également de la valeur aux précédents : ce soir, plus que jamais, ils se parlaient avec honnêteté, sans chercher à cacher quoi que ce soit. Ils s'étaient peu menti l'un à l'autre par le passé, ils n'en avaient pas besoin. Mais pouvaient-ils considérer leur "Je t'aime" d'avant comme sincères alors qu'ils s'autorisaient les coucheries avec d'autres ? Mais en cette belle soirée de retrouvailles, après tant de temps passé, tous les mots sonnaient justes et vrais. Plus que jamais, il décida de la croire quand elle lui dit qu'elle l'aimait, et décida d'accepter ces excuses réelles. Pourquoi diable voudrait-elle encore le mener par le bout du nez ?

- "Moi aussi, j'suis désolé. J'aurai dû gérer differement." Ajouta-il. Ca aussi, ça pesait lourd. Il était aussi têtu qu'Elizabeth, et il détestait admettre ses erreurs. Il y a encore un certain temps, il aurait refusé d'admettre une quelconque responsabilité dans le départ d'Elizabeth. C'était elle qui était partie parce qu'elle n'avait pas été foutue de lui accorder une relation exclusive. Elle s'était barrée. Sa faute. point. Mais aujourd'hui, avec le recul, il se trouvait plus con qu'autre chose. La relation avait été claire au début, et il s'était laisser emporter... Et, encore une fois, l'heure n'était plus à trouver des fautifs.
Il se redressa, s'asseyant sur le sol, et rangea sa queue dans son caleçon, remarquant seulement maintenant qu'il n'avait pas remonté son pantalon. Elizabeth fit preuve d'une curiosité somme toute naturelle après tout ce temps. Le vampire remarqua une légère hésitation dans sa question, qu'elle n'avait peut être pas voulu poser.

- "Comptes-tu rester à Salem un moment ? As-tu… As-tu quelqu’un dans ta vie ?
- Tu me connais, non ? Je sais pas. Comme d'hab, je sais pas trop ce que je vais faire ici. Je suis venu sur un coup de tête parce que je voulais qu'on parle, c'est plus ou moins fait, donc je pourrai très bien me barrer demain... Mais j'en sais rien, en fait. En tout cas, vu comment c'est parti, ouais, j'pense rester un petit moment, jusqu'à ce que j'en ai marre. Et, nan, j'ai personne dans ma vie. Et c'est bien comme ça, en fait. Je crois. J'sais pas."

Il se releva et s'étira, faisant craquer son dos légèrement. il remonta son pantalon et le ferma avant de se diriger vers le meuble contre lequel Elizabeth s'était appuyée pour siroter son whisky. Ce fut à son tour de jouer les voleurs, et il s'empara de la bouteille dans les mains de l'artiste. Il but au goulot, appréciant la brûlure de l'alcool dans sa gorge qui s'était un peu asséchée. Il ne vit aucune arrière-pensée dans la question d'Elizabeth, c'était le genre de questions que des ex qui se retrouvent se posaient parfois, après tout. Quant à la réponse qu'il avait donné, il n'avait là encore pas chercher à mentir pour lui faire du mal. A quoi bon ? Il se sentait fatigué, las de toute cette colère qu'il avait ressenti envers sa princesse peintre. Le temps n'avait pas refermé toutes les blessures, mais leur entrevue de ce soir, leur etreinte passionnée, leurs mots sincères... C'était tout ce qu'il lui fallait pour enfin tourner une page un peu trop sombre.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Dim 24 Sep - 10:22




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


La belle se rappela, les lèvres accrochées à sa bouteille, ce qu’elle avait dit à Talia lors de leurs retrouvailles. Elle se rappela qu’elle avait accusé Ethan de l’avoir abandonné. Quelques mois s’étaient écoulés depuis ce jour-là et depuis la rousse avait souvent pensé à ça, à ses mots, à lui. Elle s’était rendu compte qu’Ethan ne l’avait pas abandonné en lui demandant de choisir, mais que c’était elle qui était partie, incapable de supporter qu’on puisse réellement l’aimer. Elle l’avait fait avant lui, avec Talia justement, abandonnant la jeune immortelle, la laissant partir, la quittant, par peur de souffrir en la voyant partir de son propre chef. Elizabeth craignait l’amour, les sentiments, la perte. Elle ne pouvait tolérer qu’on l’abandonne. Elle ne pouvait accepter qu’on parte loin d’elle, qu’on prenne son cœur mort pour le piétiner. Et, elle se rendait un peu plus compte aujourd’hui, qu’Ethan était peut-être le seul à l’avoir aimé sincèrement, à avoir osé lui demander de le choisir lui plutôt que les autres. Son Infant était le seul à l’avoir voulu pour lui tout seul, sans avoir à la partager avec d’autres. Et si c’était ça l’amour ? Se demanda-t-elle alors. La belle ignorait si elle serait capable un jour de se passer des corps des autres, des courbes délicieuses des femmes, des grognements enivrants des hommes qui se glissaient entre ses cuisses. Elle ignorait si elle pourrait se passer de cette vie de débauche. Bien que sa vie semblait nettement plus calme depuis son installation à Salem. À croire qu’une sorte de sagesse était venue s’installer chez l’Immortelle volage. Une sagesse qui semblait avoir frappé Ethan également, qui s’excusa à son tour. Et ça, jamais Elizabeth ne s’y serait attendu. Elle était la fautive de leur séparation, des cris de cette fameuse nuit où il avait osé lui demandé de choisir. Des hurlements, des objets explosant contre les murs, de la violence ; une nuit de chaos qui avait signé la fin de leur histoire. Oui, Ethan s’excusa, d’avoir mal géré les choses. Et cela toucha Elizabeth plus qu’elle ne voulait bien le laisser paraître.

La belle avait osé poser la question, cette question, celle qui brûlait les lèvres de tous les ex ayant encore des sentiments pour la personne qui avait été aimée. Elle avait osé demander, hésitante, maladroite peut-être, craignant certainement les réponses qu’Ethan voudrait bien lui donner. Elle l’écouta, perchée à ses lèvres, avalant ses mots. Son Infant n’avait pas complètement changé, menant sa vie comme bon lui semblait, sans trop faire de plans sur la comète. Il était venu à Salem pour elle et c’était quelque chose d’important, quelque chose qui semblait trouver écho chez l’Anglaise. Ethan avait eu le courage qu’Elizabeth n’avait jamais eu, qu’elle aurait peut-être aimé avoir un jour. Égoïstement, la belle fut soulagée de savoir qu’il n’avait personne dans sa vie, qu’aucune femme ne comblait son corps. Que d’autres comblaient ses nuits, le suçant jusqu’à la moelle, ne la dérangeait pas. Elle ne pouvait rien dire là-dessus, même si au fond elle avait toujours préféré le savoir à elle. Entre eux ça avait été ça. Tous deux s’étaient toujours retrouvés. L’un avait une importance particulière pour l’autre et inversement, cela ne les empêchant pas d’aller s’amuser ailleurs. Parce que tous deux savaient que l’autre comptait plus que n’importe quelle conquête. Ils s’étaient tant amusés comme ça. Mais Ethan avait voulu mieux. Plus. Et Elizabeth ne s’était pas sentie capable de ça.

La belle observa son Infant alors qu’il lui vola la bouteille de Whisky. Ce simple geste la fit sourire. Il était bien l’un des rares à ne pas avoir peur, à pouvoir oser. Encore maintenant, après toutes ces années passées loin de l’autre. Doucement, Elizabeth joua avec la chemise de son amant, sans la déboutonner. Se mordillant l’intérieur de la joue, elle hésita quelques instants, laissant un silence presque pesant s’installer.

- Peut-être … qu’on pourra passer la nuit ici, jusqu’à demain … On devrait se débarrasser de ce corps pour être tranquilles. Je nettoierais et t’attendrais. On pourra parler, je répondrais à toutes tes questions si tu en as. Mais … j’aimerais qu’on ne gâche pas cette chance. Tu es à Salem … ça serait dommage qu’on en reste là.

Se rendait-il compte à quel point elle avait changé la belle ? Se rendait-il compte qu’elle acceptait enfin d’accepter ses propres démons, ses propres peurs ; qu’elle acceptait d’y faire face ? Ils avaient mûri, tous les deux, cela le sentait et se voyait. Elizabeth avait gagné en confiance, en maturité, aux côtés de Vampires âgés et ‘sages’. Capricieuse, elle l’était toujours, tout autant qu’elle était toujours cruellement jalouse. Mais elle acceptait ses défauts, ses faiblesses et ses craintes. Au final, cette séparation brutale avait été un bien, pour elle en tout cas. Elle avait pu se retrouver, s’écouter, écouter les conseils avisés de certains. Un mal pour un bien.

- Tu peux prendre ma voiture, elle est garée dans le sous-sol, parking privé, emplacement 6. Il y a une bâche dans le coffre, si tu pouvais éviter les taches de sang, ça part mal, dit-elle en souriant. Je ferai livrer des vêtements de rechange pour toi, tu es beau en costume mai ce n’est pas comme ça que je te préfère, ça n’est pas toi. Sa main remonta le long de la chemise, venant se lover sur sa joue, caressant les lèvres de son amant avec la pulpe de son pouce, doucement. Allez … va y … je t’attends ici ...

Et elle l’embrassa, tendrement, furtivement.

(…)

Elizabeth avait appelé l’un de ses hommes de main, qui s’empressa d’apporter des vêtements d’homme pour Ethan. Jeans, t-shirt, chaussures, la belle n’avait rien oublié et se rappelait très bien les tailles de son Infant tant elle avait aimé lui acheter des choses par le passé. Ethan, quant à lui, avait transporté le corps de l’homme, quittant le duplex, laissant Elizabeth là, avec ce sol carrelé de blanc, souillé de rouge. Son homme de main avait proposé de nettoyer et la belle avait, pour une fois, refusé. Alors l’homme la quitta là, lui souhaitant une bonne soirée. Et la rousse, vêtue de sa robe de grand couturier, les pieds nus, s’activa pour nettoyer le sol, le débarrasser du sang et quelques morceaux de chairs. La tâche ne fut pas facile, l’homme avait été sévèrement amoché et Ethan n’y était pas allé de main morte. Mai ce petit temps, où la belle se la joua Cendrillon, lui donna l’occasion de réfléchir, de penser à elle, à eux. Elle en vint à la conclusion qu’elle n’était pas certaine de pouvoir radicalement changer, mais que, si Ethan était à Salem, elle pourrait essayer, s’il en avait envie, de faire des efforts. Car, même s’ils ne devaient plus jamais s’aimer ou être amants, ce qui l’aurait fortement chagriné, Ethan restait la progéniture d’Elizabeth et elle voulait garder un œil sur lui, l’aider, le guider, le conseiller. C’était son devoir et elle ne voulait plus se comporter comme son propre Créateur qui l’avait abandonné, la laissant seule et démunie. Non, elle ne voulait pas qu’un jour Ethan parle d’elle en mal, qu’il la déteste au point de la vouloir morte, comme elle l’espérant tant pour son propre Sire.

(…)

Lorsque la porte de l’appartement s’ouvrit à nouveau sur Ethan, une mélodie de musique classique s’envolait dans le grand duplex. L’odeur du détergent se mêlait à l’odeur de l’alcool. La belle s’était changée, abandonnant sa robe pour une tenue bien plus simple : un simple jean et un t-shirt blanc, tenue souvent portée pour peindre. Mais cette nuit, il n’était pas question de peinture. Installée sur le canapé de cuir blanc, les jambes recroquevillées sous ses fesses, la belle fumait, une coupe d’un vin rouge très cher à la main. Sur la table basse, un cendrier, la bouteille et de vin et une bouteille de whisky attendaient Ethan. Le vin avait été agrémenté de quelques gouttes de sang de Sorcier, juste de quoi rehausser le goût de l’alcool déjà excellent. Sur l’un des fauteuils, reposaient les vêtements apportés pour le Vampire accueillir avec un sourire léger, mais sincère.

- Est-ce que tu veux te doucher ? Est-ce que tu veux que je t’accompagne ? Aurait-elle voulu demander, mais n’osa pas le faire. J’ai une salle de bains dans la chambre d’amis … mais toi tu peux prendre la mienne à l’étage. Tu ne risques rien ici, les vitres sont prévues pour ne pas laisser passer les uv, aucun Vampire n’a à craindre le soleil chez moi. Il serait temps que je te fasse faire une bague de jour d’ailleurs.

Déjà, Elizabeth reprenait son rôle de Créatrice très à cœur. Moyen peut-être de masquer la gêne qui l’habitait. En réalité, la belle ne savait quoi dire, quoi faire, maladroite dans ce genre de situations.

- Tu m’as connue bien plus sûre de moi pas vrai ?, demanda-t-elle en servant du whisky à son Infant, sachant très bien que le vin n’était pas l’alcool qu’il préférait. Je n’sais pas comment m’y prendre. Alors … si pour une fois c’était toi qui me guidais ?

Car il était évident qu’Elizabeth n’avait jamais fait ça auparavant. Avec Talia, les choses avaient été différentes, plus simples, acquises. Avec Ethan, rien n’était acquis et l’idée de faire un faux pas perturbait l’Immortelle.


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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Lun 25 Sep - 1:12

Ethan ne rompit pas le silence qu'Elizabeth laissa s'installer, jusqu'à ce qu'elle reprenne la parole et lui suggère de passer la nuit. Le vampire eut un moment de réflexion, pensant à son petit appartement un peu pourri. Il savait s'en contenter, car il aimait sortir, marcher, trainer dans les rues ou les bars. Son lieu de résidence l'importait peu, c'était juste un endroit ou dormir ou pour passer le temps en jouant à la console en buvant des bières. Mais là, tout de suite, l'idée de rentrer et passer la journée à dormir dans son appart' n'était pas très engageante...

- "Ouais, ok, pas de problème." Répondit-il à Elizabeth avant d'essayer maladroitement de la rassurer au sujet de l'éventualité de gâcher cette chance de passer du temps ensemble. "Stresse pas, amour, j'ai dit que je savais pas combien de temps je restais, je vais pas m'évaporer du jour au lendemain, quand même."
Il but une nouvelle gorgée de whisky avant de tendre la bouteille à l'artiste à nouveau, qui lui suggéra d'aller se débarrasser du corps du célibataire infortuné. C'est vrai, Ethan avait promis de faire disparaître le cadavre ! Ce n'était pas le moment de se soustraire à cette responsabilité : c'est lui qui avait fracassé l'individu et avait mis un bazar pas possible dans l'appartement de la vampire, c'était à lui d'aller enterrer la victime. Il faudrait aussi qu'il nettoie le sang qui avait coulé partout, quelle plaie, lui qui détestait faire le ménage...

- "Je ferai livrer des vêtements de rechange pour toi, tu es beau en costume mai ce n’est pas comme ça que je te préfère, ça n’est pas toi. Allez... Vas y... Je t'attends ici..." Termina-t-elle en ponctuant sa phrase par un baiser.
- "De quoi "pas moi" ? Ouah, pour une fois que je fais un effort, tu veux que j'me change, pas cool." Répondit Ethan avec un de ses si rare sourires. Il leva ses bras pour bander ses biceps, frimant pour la blague dans son costume un peu petit pour lui. Il pinça les lèvres, faisant une petite grimace de dépit, lorsque les coutures du costume au niveau des épaules craquèrent un peu. Non, c'était définitivement pas sa taille.
Il revint à côté du cadavre et s'accroupit avec prudence, ne voulant pas qu'une autre couture cruciale, au niveau des fesses par exemple, ne cède à nouveau. Il ôta sa veste de costume et l'emberlificota autour de la tête fracassée de l'homme, nouant les manches dans une espèce de baluchon grotesque. Il attrapa le corps sans vie du célibataire d'Elizabeth et le hissa sur son épaule. La veste de costume serrée autour de la tête empêcha pour le moment toute fuite de sang, évitant de saloper encore un peu plus le salon de l'artiste. Il attrapa les clés de voiture qu'Elizabeth lui tendait.

- "A tout de suite." Fit Ethan avant de marcher jusqu'à la porte pour sortir. Il prit la direction du garage, se rendit à l'emplacement 6 et retrouva la voiture qu'il avait pris en filature il y a quelque temps pour retrouver l'adresse de la résidence de Miss Fawkes. Prudemment, il ouvrit le coffre pour en sortir la bâche, dans laquelle il emballa le gentleman. Quelle triste vie pour ce monsieur, se hisser dans la hiérarchie sociale pour finalement finir enroulé comme un burrito dans un parking souterrain... Le vampire hissa sa victime, perdant patience lorsque le pied de l'homme butta contre un des côtés du coffre.

- "Tu me feras chier même dans la mort, hein, saloperie." Grogna-t-il, poussant le pied rebelle sans ménagement pour le faire rentrer dans le coffre. Ethan se mit ensuite au volant, sortit du garage, se demandant où il allait enterrer le zigoto fortuné. Dans la logique des choses, le cimetière lui vint bien sûr à l'esprit. Mais Salem était une ville étrange et nocturne, et le cimetière ne risquait pas d'être aussi désert que dans n'importe quelle autre bourgade. Ethan se décidé finalement à aller inhumer sa victime dans la forêt en périphérie de la ville. Il fit néanmoins un détour par le cimetière, mais pour simplement y voler une pelle afin de ne pas prendre des jours à creuser un trou à mains nues. Une fois arrivé dans les bois, il sortit, récupéra le macchabée et s'enfonça un peu plus entre les arbres. Après quelques minutes de marche avec le cadavre sur le dos, il s'arrêta près d'un arbre mort et entama le fastidieux travail de creuser une tombe. Ce fut long et harassant, et ce fut un de ces nombreux moments où il fut heureux d'être un vampire. S'il avait été humain, la tâche aurait été encore plus ardue... Il essaya d'aller aussi rapidement qu'il le put. Ce n'est pas comme si il enterrait un proche : il n'en avait rien à carrer de ce type là, et il voulait rentrer et retrouver Elizabeth. Aussi préféra-t-il la profondeur à la largeur, qu'importe si le célibataire fortuné n'avait pas assez de place pour reposer jambes étendues dans sa dernière demeure. Il dégagea le cadavre de la bâche et le balança dans le trou, au fond duquel il s'écrasa comme une triste poupée de chiffon, bras et jambes pliés dans une position inconfortable. Alors qu'il contemplait son oeuvre, Ethan tendit l'oreille, en alerte. Son ouïe développée entendit des pas, et il tourna la tête pour remarquer, de loin, la lumière de plusieurs lampes torche. Il était trop loin pour distinguer le groupe de personne, il aurait pu s'agir de vampires, de loups, de chasseurs, ou simplement d'une bande de jeunes qui jouaient à se faire peur au fin fond de la forêt. Peu importait de qui c'était, Ethan ne voulut pas trainer dans le coin pour finir par peut être s'attirer plus d'ennui. Il saisit la pelle à nouveau et, y mettant toutes ses forces, fit tomber la terre au fond du trou, recouvrant le corps au fur et à mesure. Il était décidément plus aisé de reboucher un trou que d'en creuser un.
Restant furtif, il s'éloigna de la tombe de fortune en pestant un peu. Sous le coup du stress, il n'avait pas pensé à faire les poches de sa victime, ni à lui prendre sa montre qui avait semblé absolument hors de prix... Tant pis, il pourrait toujours y retourner demain et creuser juste assez pour atteindre le poignet du cadavre ou l'éventuelle poche qui contiendrait un éventuel portefeuille. Le célibataire fortuné avait passé la soirée du gala à se vanter de sa grande richesse, sa montre en or rutilant à son poignet. Autant que ça serve à quelqu'un, maintenant qu'il était mort, si riche dans une tombe si lamentable et creusée à la va-vite.

Ethan reprit le volant et retourna à la résidence. Il sortit du parking en prenant l'ascenseur et regagna l'appartement de l'Elizabeth, ronchonnant en pensant au ménage qui l'attendait. Il passa la porte et fut accueilli par de la musique classique, et une Elizabeth en tenue plus décontractée. Et, oh joie ! Le nettoyage avait était fait, et le carrelage était étincelant, comme s'il n'y avait jamais eu de macchabée dans la pièce ! Il était crasseux de terre, de sueur et de sang après cet enterrement express, il hocha donc la tête quand Elizabeth lui proposa une douche.

- "C'est pas pressé, amour. J'ai toujours préféré la nuit de toutes façons." Répondit-il, pas contraignant, à la proposition de lui faire une bague de jour. Le ton d'institutrice que pris la princesse l'amusa. Déjà, lorsqu'il était devenu vampire, elle avait essayé, de temps en temps, de l'éduquer et de lui révéler quelques secrets sur les aptitudes de leur espèce. Mais il était un chien fou qui préférait la pratique à la théorie, et Elizabeth avait parfois perdu patience lorsqu'elle voyait qu'il n'écoutait pas et n'en faisait qu'à sa tête. Puis elle était partie, sans tout lui dire, sans tout lui apprendre. C'était par exemple une des raisons pour laquelle il n'était pas le vampire le plus doué en hypnose, ou qu'il avait encore parfois un peu de mal à identifier ses congénères avec certitude.

- "Tu m’as connue bien plus sûre de moi pas vrai ?" Fit-elle en lui servant un verre. "Je n’sais pas comment m’y prendre. Alors … si pour une fois c’était toi qui me guidais ?
- Te guider pour quoi ?" Fit Ethan en prenant son verre, fronçant les sourcils. "J'ai l'impression que tu te poses un peu trop de questions, amour. Je vais aller prendre une douche rapide et on en discute, ok ?"

Il joignit le geste à la parole, attrapa les vêtements et se dirigea vers la salle de bain. Une fois sous le jet, il prit un moment pour réfléchir afin de peser des pours et des contres. Leurs retrouvailles s'étaient, somme toute, bien passées, et il devait faire preuve d'honnêteté envers lui-même : Oui, il aimait sincèrement Elizabeth, comme on aimait une amie de longue date, une mère, une soeur, une amante, il l'aimait de toutes ces nuances à la fois. Oui, il ne voulait pas la perdre de vue à nouveau. Il y avait survécu une fois, et il pourrait y survivre encore s'il le fallait, mais la douleur psychique avait été si réelle qu'elle était parfois devenue physique, serrant son coeur mort comme s'il allait éclater. Il avait passé des mois, des années, dans une espèce d'alternance infernale entre une colère non gérée et un chagrin démesuré, sans pas grand chose d'autre pour le canaliser que la violence, encore et toujours. Il n'avait pas été heureux, loin de là, et ça l'avait fatigué mentalement, jusqu'à ce qu'il arrive à faire plus ou moins son deuil et qu'il aie envie de la revoir. S'il pouvait éviter de reproduire ce même schéma, ça serait bien... Il n'avait pas d'attache, nulle part où aller donc oui, pourquoi ne pas rester à Salem, retisser des liens quel qu'ils soient avec son amie-amante et peut-être trouver enfin un peu de bonheur et de quiétude ?

Il sortit de la douche dans ses vêtements tous frais et s'affala sur le canapé, croisant impoliment ses grands pieds nus sur la table basse. il reprit son verre et sortit une cigarette pour l'allumer.

- "C'est déjà un bon début ce soir, non ? C'était quasi un rencard : on est sortis, on a dîné, y'a eu un meurtre, on a couché... On s'est bien retrouvés." Fit-il, souriant légèrement. Il la laissa répondre avant de reprendre. "En fait, tout ce temps, ça m'a permis de comprendre un peu ce qui s'est passé. Le fait que j'en ai trop demandé alors qu'en fait, on était clairs depuis le début : on couchait avec qui on veut, mais on comptait l'un sur l'autre. Et au final, avec le recul, ouais, c'était notre meilleure manière de fonctionner, j'ai l'impression. On s'en contentait très bien au début, c'est moi qu'ai tout gâché."

Il baissa les yeux vers son verre de whisky.


Dernière édition par Ethan Wheeler le Jeu 19 Oct - 23:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mer 27 Sep - 10:54




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Même crasseux, souillé de terre et de sang, Ethan restait beaux aux yeux d’Elizabeth. Elle l’aimait comme ça. Même si parfois, elle avait apprécié de le voir plus distingué, coincé dans un costume hors de prix, mal à l’aise dans ces tenues là. Nerveuse mais apaisée, la belle rousse ne savait cependant comment se comporter. Loin des fioritures, des lumières, ses restaurants et du champagne coulant à flots, l’Immortelle pouvait être peu sûre d’elle et pleine de failles. Rares étaient ceux qui pouvaient la voir ainsi et, Ethan lui-même n’avait pas du souvent la voir de cette manière. Mais les années s’étaient écoulées et l’Anglaise avait fait un lourd travail sur elle pour se comprendre elle-même, pour comprendre ses souffrances et ses peurs. Retrouver Ethan maintenant ne devait pas être un hasard et elle ne comptait pas le perdre à nouveau. Si elle n’avait pas été une bonne Créatrice en partant comme elle l’avait fait, le destin voulait peut-être qu’elle puisse se rattraper. L’idée donc d’un bijou lui permettant de sortie de jour lui vint à l’esprit. Mais, bien évidemment, Ethan était une créature de la nuit, il l’avait toujours été, même lorsqu’il avait été humain. La belle ne fut pas blessée par son pseudo-refus. Elle fut cependant marquée par ce surnom affectueux, qu’il avait si souvent prononcé. Diable comme elle avait aimé l’entendre l’appeler ainsi, murmurer ce surnom plein d’amour. A combien d’autres femmes l’as-tu dit ? Se demanda-t-elle secrètement.

- "Te guider pour quoi ? (…) J'ai l'impression que tu te poses un peu trop de questions, amour. Je vais aller prendre une douche rapide et on en discute, ok ?"

Ethan avait toujours été quelqu’un de détendu, sans prise de tête. Il avait même été une bouffée de fraîcheur pour l’Artiste. À la fois source d’inspiration et source de bonheur. Et, comme bien souvent avant, il prit les choses avec beaucoup de simplicité et de légèreté.

- Oui, tu as certainement raison …

Et elle sourit, lui indiquant le chemin de la salle de bain la plus proche, celle de la chambre d’amis. Cela éviterait de salir l’étage. Ou quelque chose comme ça. L’absence d’Ethan ne fut pas longue mais suffisante pour que la belle se remette à réfléchir. À tout. À elle. À eux. À ce qu’ils avaient été avant. Trop de choses se chamboulaient dans sa tête. Elle qui aimait contrôler les choses étaient perdue face à ces retrouvailles si inattendues. Jamais elle n’aurait cru retrouver son Infant, ni à Salem, ni maintenant et surtout pas dans cette soirée caritative. Autant dire qu’il avait presque mis les petits plats dans les grands pour la surprendre. Et la surprise fut réussie. Et, pour la première fois de son existence, Elizabeth décida de se laisser aller au destin, de ne rien chercher à trop contrôler, de ne pas prendre le dessus. Si Ethan était là, elle devait en profiter, voir, essayer. Elle ne pouvait nier ce qu’elle avait éprouvé pour lui par le passer ou bien cette douleur vive lorsqu’elle l’avait abandonné. Tout comme elle ne pouvait enfouir ce qu’elle avait pu sentir en elle, lorsque son regard s’était posé sur Ethan, debout sur l’estrade. Son cœur mort avait vibré, en bien, en mal, depuis qu’elle le connaissait. C’était indéniable.

Tranquillement, frais et habillé, Ethan revint aux côtés de la belle, s’installant là comme si cette endroit était le sien. Sa nonchalance, son manque de manière, avaient toujours fait sourire Elizabeth qui le regarda donc se poser là, sur le canapé. L’odeur de la cigarette chatouilla ses narines, comme avant.

- C'est déjà un bon début ce soir, non ? C'était quasi un rencard : on est sortis, on a dîné, y'a eu un meurtre, on a couché... On s'est bien retrouvés.
- Tu n’as pas tord … On aurait pu faire pire comme retrouvailles. C’était sympa. Vraiment sympa. dit-elle en observant son Infant.

Puis il reprit, presque tranquillement, se confiant. Quelque part, il n’avait pas tord. Dès la première fois, Elizabeth et lui avaient fixé des règles simples et efficaces. Mais la belle n’avait elle-même pas su les mettre en pratique et s’en contenter, ne supportant pas de voir Ethan dans les bras d’autres femmes, sauf si elle-même était de la partie. Il est vrai pourtant, qu’ils avaient toujours bien fonctionné ainsi, chacun faisant ce qu’il voulait, se retrouvant avec plaisir lorsqu’ils le voulaient.

- (…) On s'en contentait très bien au début, c'est moi qu'ai tout gâché.

Et la belle plissa les yeux, observant cet homme, le regard baissé sur son verre d’alcool. Elle comprit alors que non, aucun d’eux n’était fautif.

- C’est pas toi Ethan … pas moi non plus … On ne voulait pas s’attacher, pas comme ça. Et pourtant j’ai souvent cru crever en t’apercevant aux bras d’autres femmes qui lorgnaient sur toi. Et je crois qu’on est peut-être tout bêtement tombés amoureux l’un de l’autre. dit-elle en observant son Infant. J’aimerais vraiment que tu restes un moment à Salem, je peux te prêter de l’argent ou tu peux travailler pour moi, tu seras payé. T’as eu la force que je n’ai pas eue, celle de revenir. On ne devrait pas gâcher ça.

Les lèvres d’Elizabeth glissèrent sur le rebord de son verre qu’elle releva, faisant rouler l’alcool sur la langue. Elle se délecta de cette saveur délicieuse qui l’enivrait, fruitée, sanguine, particulière.

- Dis moi Bébé … Raconte moi ce que tu as fait durant ces années, où tu es allé. Parle moi. Raconte moi. Dis-moi comment tu m’as retrouvé.

Et doucement elle se rapprocha de lui, pas méfiante mais pas sûre d’elle, osant se coller à lui, se lovant contre son corps, sa coupe de vin toujours à la main. Son nez vint se coller à son cou, respirant son odeur, sa peau parfumée par le gel douche.

- Au fait, as-tu faim ? J’ai de quoi nous nourrir si tu le veux. Dis moi. Dis-moi tout ce que tu veux Bébé. Laisse moi prendre soin de toi cette nuit.

Elizabeth voulait tout savoir. Même ce qui ferait mal. Elle voulait tout entendre, tout comprendre, tout donner. C’était fou. C’était dingue et elle ne comprenait pas réellement ce qui lui arrivait. Mais ce qu’elle savait, c’était qu’avant, leur lien avait été fort et puissant, existant déjà avant qu’il ne devienne son Infant. Et c’était cette force là, qu’elle ressentait à nouveau, qui lui tordait le corps et le cœur. Douce et douloureuse sensation.

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Ven 29 Sep - 21:52

C'était étrange pour Ethan de voir sa créatrice empreinte d'une certaine fragilité. Il la connaissait, il savait qu'elle était parfois sensible, que des souvenirs d'un passé douloureux la hantait encore et la hanterait probablement pour toujours. Mais ce soir, elle avait montré une forme différente de fragilité, teintée d'honnêteté et de regrets. Et c'était touchant, c'était pour lui, grâce à lui, à cause lui, qu'elle se montrait hésitante mais sincère. Ils avaient toujours été capable de révéler le pire et le meilleur de l'autre parce qu'ils n'avaient pas à porter de masques.

Il l'écouta alors qu'elle confirmait ce qu'Ethan avait pensé plus tôt : Il n'était plus temps de chercher des fautifs. Oui, ils étaient tombés amoureux, ils avaient été idiots, et s'étaient séparés de s'être trop aimés.
- "J’aimerais vraiment que tu restes un moment à Salem, je peux te prêter de l’argent ou tu peux travailler pour moi, tu seras payé. T’as eu la force que je n’ai pas eue, celle de revenir. On ne devrait pas gâcher ça." lui dit-elle, le regardant, l'air toujours un tantinet triste.

- "Ouais, je pense que j'vais rester. J'ai rien d'autre à faire de toutes façons. Mais t'inquiètes pas pour moi, j'ai déjà un boulot, je peux me débrouiller seul, comme d'hab." Répondit Ethan, toujours désireux de montrer qu'il n'avait besoin de personne pour être un adulte responsable ! La vampire but une gorgée de vin avant de poursuivre :
- "Dis moi Bébé … Raconte moi ce que tu as fait durant ces années, où tu es allé. Parle moi. Raconte moi. Dis-moi comment tu m’as retrouvé.
- Oh, Nan, tu vas te foutre de ma gueule... En fait je t'ai suivie, comme un vieux pervers, c'est pas glorieux.
- Au fait, as-tu faim ? J’ai de quoi nous nourrir si tu le veux. Dis moi. Dis-moi tout ce que tu veux Bébé. Laisse moi prendre soin de toi cette nuit." Lui demanda-t-elle, faisant preuve d'une délicate attention qui lui fait plaisir.
- "Nanan, pour l'instant ça va, t'embêtes pas pour moi, amour. Alors, euh, ouais, comment j't'ai retrouvé... Donc, ouais, comme t'es connue et tout, j'ai trouvé ta galerie, je suis resté dehors sous la pluie comme un connard en osant pas rentrer. Un autre soir, je t'ai vue partir en bagnole, j't'ai suivie à ton immeuble... Ca fait con, hein ? J'aurais dû mentir et te dire que maintenant j'suis plein de fric et que me vendre à une enchère de célibataire, j'fais ça tous les dimanche parce que j'ai rien d'autre à foutre. Et que c'est un hasard que t'étais là. Pis avant, ben..."

Et il raconta son passé, cette période durant laquelle Elizabeth n'était plus là pour l'aimer, pour l'embêter, pour le rassurer. Il lui raconta qu'il repartit à Londres quelques mois après qu'elle l'ai quitté, qu'il avait rejoint un nid de vampires, un gang de mecs et de filles comme lui, bagarreurs et sanglants. C'avait été une période d'auto-destruction. Vivre avec d'autres vampires avait exacerbé sa soif de violence, ils avaient semé la terreur, se foutant de tout, des autorités, du mal qu'ils pouvaient faire. Motivé par la colère et le goût du risque, il avait tenté de détrôner le leader du gang, ce qui equivalait à une trahison. Ne pouvant plus être tranquille à Londres, il était parti. Qu'importe, il commençait à avoir envie de s'en aller de toutes façons.

Il raconta ensuite son séjour au Mexique. Il eut un discret sourire lorsqu'il expliqua à Elizabeth qu'il avait entraîné des chiens de combat là-bas. Savoir ce qu'Ethan n'aimait pas, c'était aisé : il râlait après tout, et on pouvait deviner qu'il n'aimait pas les cons, les avocats, les traders, les policiers, les choses en panne, l'eau qui rentrait dans les chaussures et mouillait les chaussettes... Plein de choses, grandes ou petites, contre lesquelles il pestait de temps à autres. Savoir ce qu'il aimait était par contre plus complexe, parce qu'il parlait peu, et que personne ne lui posait la question, tout simplement. Il aimait bien les chiens, et il avait aimé les dresser pour en faire des machines de guerre. N'importe quel amoureux des bêtes lui aurait fait la morale en disant que c'était atroce d'utiliser de pauvres chiens dans des combats, souvent à mort. Ethan, qui avait grandi dans la violence et avait connu les rings clandestins, n'avait pas la même vision des choses et se voilait sans doute un peu la face en imaginant qu'il était comme l'entraîneur de combattants poilus et prêts à tuer. Mais son auto-persuasion ne dura qu'un temps, et voir molosse après molosse se faire chiquer au sang, les voir crever en gémissant, ça avait fini par lui saper graduellement le moral.
- "En plus, il fait trop chaud au Mexique, le jour quand je dormais, et même la nuit, putain, ça devenait insupportable. J'avais l'impression d'être en sueur en permanence. Ca t'aurait p't'être plu de me voir comme ça, remarque." Ajouta-t-il en souriant, goguenard. "Bref. Après je suis retourné aux Etats-Unis. J'ai vivoté, à Chicago, Boston... J'ai pas fait grand chose, j'étais pas heureux. Tu vois, comme si y avait un truc pas résolu, un... Euh... Un vide. Pis j'me suis dit que c'était parce qu'on s'était jamais expliqués... Que tu me manquais, tout ça. Et donc, me revoilà."

Il conclut son récit en se servant un autre verre de whisky pour le descendre d'un trait. Son ventre gargouilla. Apparement, faire un exposé sur son passé lui avait donné faim.

- "T'as pas un truc à grailler, en fait, amour ?" Fit-il en s'étirant, prenant ses aises, comme si une forme de normalité s'était installée à nouveau entre eux, comme si ils ne s'étaient jamais vraiment quittés.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Dim 1 Oct - 11:20




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


L’immortelle avait envie, besoin, d’entendre certains mots, incertaine pourtant de les mériter, incertaine de les entendre s’échapper des lèvres de son Infant. Elle voulait, égoïstement, se sentir importante, encore ; elle voulait qu’il reste à Salem pour elle, pour personne d’autre. Elle devait pourtant bien avouer qu’il n’y avait pas qu’elle ici et que la ville offrait un terrain de jeux particulier et intéressant pour les créatures comme eux. Ici, la parole était libérée. Et, si certaines règles restaient appliquées, il suffisait de connaître les bonnes personnes pour parvenir à détourner les lois. Et Elizabeth connaissait les bonnes personnes, comptait parmi ses clients des Vampires anciens, les premiers d’entre eux d’ailleurs. Elle avait conscience donc, que cette ville avait beaucoup à offrir, même pour quelqu’un comme Ethan. La belle craignait cependant qu’il finisse par s’ennuyer ici, loin du tumulte des grandes villes. Alors, même si ce n’était pas pour elle, Ethan disait pouvoir rester encore un peu dans le berceau du surnaturel. Visiblement, il s’était déjà bien installé ici, avait son logement, et même un travail. Pas étonnant. Elizabeth avait aimé son indépendance, sa capacité à se débrouillé partout et en toutes circonstances. Ethan était un débrouillard qui n’avait besoin de personne pour s’en sortir. Et pourtant elle avait aimé l’entretenir, veiller sur lui, lui offrir tout ce qu’il désirait, céder à d’éventuels caprices. Elle était riche, elle pouvait donc se le permettre. Elle comprenait pourtant qu’il avait toujours eu du mal avec l’idée d’être entretenu ainsi, soucieux de garder sa fierté masculine, son indépendance. Elle aimait ça chez lui. Tout comme elle aimait son humour particulier, souvent noir, souvent gras. Il avait toujours réussi à la faire sourire, à la faire rire, parfois bien malgré elle, si loin de son univers à lui. Souvent, des amis avaient questionné la rousse sur ses sentiments pour son Infant. Pourquoi lui ? Pourquoi un homme si différent d’elle, si rustre, malpoli et mal élevé ? Jamais elle n’avait réellement su trouver la réponse. C’était ainsi. Petite fille, elle avait, comme toute petite fille, rêvé au prince charmant. Mais son Prince à elle n’avait jamais eu les allures d’un bel homme bien élevé. Elle avait voulu d’un homme qui savait l’aimer. Ethan savait faire ça. Même si aux premiers abords, elle n’avait pu le savoir. Mais, au départ, elle ne s’était pas intéressée à lui pour ça.

Lovée contre son amant, le nez dans son cou, respirant son odeur, se rappelant les années passées ensemble, elle l’écouta en silence. Elle l’écouta lui conter sa vie sans elle, lui raconter comment il l’avait retrouvé. Elizabeth était une femme connue dans son milieu, connu chez les riches amateurs d’art. Elle n’était pas discrète, ne se cachait pas. Il était donc en effet facile de la retrouver. Mais, elle fut surprise de savoir que son Infant l’avait suivi, l’observant sous une pluie battante sans oser l’approcher. Une partie d’elle trouva ça presque romantique et cela la fit sourire. Elle ne dit rien, écoutant toujours les aventures de son Infant. Il avait voyagé, avait retrouvé l’Angleterre durant quelque temps ; avait soulagé sa soif de sang et de violence. Fermant les yeux, elle se laissait bercer par les mouvements de corps d’Ethan, par ses mots, imaginant son Infant à Londres, au Mexique, les poings en sang, le sourire fier et provocateur. La belle le jugeait par les actes de sa progéniture. Qui était-elle pour ça ? Elle faisait souvent pire et ne s’en cachait pas. Après tout, ils étaient des immortels sanguinaires ! Pourtant, Ethan avait fait ses propres expériences de la vie, amusé, blessé, touché, peu importe, il avait vécu, sans elle à ses côtés pour l’aider, l’encourager ou le freiner. Il était devenu un adulte, volant de ses propres ailes, sans celle qui l’avait fait renaître.

- "En plus, il fait trop chaud au Mexique, le jour quand je dormais, et même la nuit, putain, ça devenait insupportable. J'avais l'impression d'être en sueur en permanence. Ca t'aurait p't'être plu de me voir comme ça, remarque.
- J’aurais adoré ça, murmura-t-elle amusée.
- Bref. Après je suis retourné aux Etats-Unis. J'ai vivoté, à Chicago, Boston... J'ai pas fait grand chose, j'étais pas heureux. Tu vois, comme si y avait un truc pas résolu, un... Euh... Un vide. Pis j'me suis dit que c'était parce qu'on s'était jamais expliqués... Que tu me manquais, tout ça. Et donc, me revoilà."

Elle fut touchée la belle, relevant son visage, rouvrant les yeux, observant ce combattant qui se confiait ainsi. Aucun d’eux n’était doué pour exprimer ce qu’ils pouvaient ressentir. Pourtant, Ethan le fit sans trop de mal. Ces mots-là firent du bien à l’Anglaise, sentant son cœur mort se gonfler de bonheur. La simple idée de manquer à son Infant la faisait vibrer, la rassurait surtout. Il était là, prenant ses aises, naturellement, comme si toutes ces années ne s’étaient pas écoulées, comme s’ils ne s’étaient jamais quittés. Et la faim gronda chez le jeune Vampire, faisant naître les chez sa Créatrice quelques idées. Alors elle l’embrassa, tendrement, mordillant malgré tout sa lèvre inférieure en souriant.

- Ne bouge pas, je vais me changer. Nous sortons dîner et nous amuser pour fêter nos retrouvailles.

Ethan connaissait Elizabeth mieux que beaucoup d’autres et devait certainement reconnaître la lueur qui brillait dans son regard. Espiègle, joueuse, amusée, pleine d’envies malsaines et de bonheur. Comme une enfant sautillant sur place, la belle quitta son homme pour rejoindre l’étage et sa chambre. Dans sa penderie, elle chercha rapidement une tenue simple, mais habillée, car il était hors de question qu’elle sorte sans être un minimum séduisante. Et puis elle voulait se faire jolie pour son Ethan. En souriant, la belle décrocha une robe d’un cintre, réplique parfaite de la robe de velours noir qu’elle avait porté lors de leur première rencontre. Chaussures à talons hors de prix, rouge à lèvres sanglant, cheveux lâchés, caressant son dos, la belle descendit l’escalier carrelé, le regard rivé sur son Infant. Devant lui, elle tourna sur elle-même.

- En espérant que ça te plaise … et te rappelle de bons souvenirs ... Lentement, elle se rapprocha pour l’embrasser. Je t’amène dans un endroit spécial, peut-être le connais-tu déjà. Le Red Lounge. J’y ai un accès VIP alors nous allons bien nous amuser.

Ce club privé, réservé aux Vampires, offrait, de base, des choses intéressantes. Mais Elizabeth était une VIP et payait grassement pour ça. Elle était ce que l’on appelle là-bas, une membre de l’élite. Son accès au club était illimité et elle avait accès à une zone privé, une chambre des plaisirs personnalisées et elle avait là-bas quelques humains à sa disposition. De quoi faire plaisir à Ethan, elle l’espérait en tout cas. Attrapant sa pochette et les clés de sa voiture, la belle attrapa le bras de son amant et l’entraîna avec elle. Dans l’ascenseur, l’ambiance s’électrisa. Elizabeth aimait ça.

(…)

Arrivés dans le club, la musique résonnait.

- Miss Fawkes, Monsieur, soyez les bienvenus. Je vous fais préparer votre chambre, en attendant, vous pourrez prendre place dans la zone qui vous est réservée. Emma va vous y conduire.

Une jolie blonde, légèrement vêtue, humaine et visiblement plus que consentante, se présenta eux deux immortels et les invita à la suivre. Quelques regards se tournèrent vers eux, la Belle et la Bête, comme on les avait souvent appelés. Accrochée à la main d’Ethan, ses doigts noués aux siens, Elizabeth était grande et fière, roulant des hanches, souriante. Quelques salutations, quelques signes de têtes… Installés à leur table, la jeune femme prit commande. Elizabeth laissa Ethan choisir et, quant à elle, elle commanda du champagne, le meilleur, le plus cher, évidemment. Autour d’eux, dans la zone VIP, quelques corps s’entremêlaient. L’odeur du sang était présente, légère, onctueuse. Quelques gémissements parvenaient à leurs oreilles. Ici, la débauche était de mise et omniprésente. Luxure et vices étaient au programme.

- Dis moi ce que tu veux. Si tu as faim de nourriture, nous pourrons commander… si tu as faim de sang, ce dont je suis persuadée, dis moi qui, quel groupe sanguin, quelle origine, peu importe tes exigences, tu obtiendras. Quand ma chambre sera prête, nous pourrons y aller si tu veux … et nous pourrons nous y amuser. Maintenant si tu vois quelqu’un dans la salle qui te fait envie, n’hésite pas non plus. Ce soir, je veux te prouver à quel point je suis heureuse de te retrouver Ethan ...

La serveuse revint avec les consommations, souriante, fébrile.

- Avez-vous besoin d’autre chose ?
- Oui, de ton poignet … Donne-le-moi, ordonna Elizabeth de sa voix suave et délicate.

Et l’humaine s’exécuta, tendant son poignet à la rousse qui la griffa, entaillant la chair, faisant couler le sang qui vint goutter doucement dans les verres. Elizabeth souriait, ravie, avant de se mordre la langue à sang. Sa bouche vint alors envelopper la plaie du poignet, suçant le sang, glissant sa propre vitae sur la plaie pour la refermer.

- Maintenant laisse nous, dit-elle en lui tapotant les fesses. Et la gamine s’en alla. Elizabeth s’empara de son verre pour trinquer, plongeant son regard brillant dans celui de son Infant. À nous. À nos retrouvailles…

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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mer 4 Oct - 16:04

Ethan regarda sa Créatrice se changer en enfant alors qu'elle courrait tout excitée dans les escaliers pour se rendre à l'étage. Il fut surpris de reconnaître instantanement cette attitude et cette cavalcade qu'il avait vues tant de fois par le passé : Elizabeth allait se changer. Elle, en tant que personne, avait peu changé et restait toujours aussi passionnée et enjouée lorsqu'il s'agissait d'aller se faire belle ! Il entendit à l'étage ses petits pieds frapper le sol alors qu'elle devait se diriger vers son dressing. La connaissant, Ethan imagina une espèce de pièce à part de cinquante mètres carrés débordant de robes de créateurs et environ un millier de paires de chaussures toutes plus chères les unes que les autres. Lui n'avait qu'une petite commode contenant une dizaine de t shirts et quatre pantalons, et assez de sous-vêtements et de chaussettes pour un cycle d'une semaine. Et une. Seule. Paire de pompe. Celle là même qu'il avait aux pieds. Il avait eu plus de choix vestimentaires par le passé, mais la majorité étaient des cadeaux d'Elizabeth qu'il avait laissé par dépit derrière lui lorsqu'il avait quitté les Etats-Unis des années plus tôt.

Ethan se leva et voulut mettre sa veste, mais se souvint qu'il l'avait laissée dans les buissons près de l'hôtel ! Il grogna discrètement. Il aimait cette veste et se fit un point d'honneur à aller la récupérer plus tard, nom d'un chien. Oui, il était vampire et ne souffrait pas du froid, rendant l'utilité de cette veste quasi nulle. Mais ça faisait un bout de temps qu'il l'avait, et elle était une espèce de symbole de ces années auxquelles ils avaient survécu, lui et sa veste. Bah, pour l'instant, quelle importance : Elizabeth dévalait les escaliers, simplement belle et toute fière dans la robe noire qu'elle portait lorsqu'ils s'étaient connus. Il fut agréablement surpris qu'elle l'aie gardé. Les gens brisés par l'amour perdu cherche parfois à se débarrasser de tout objet qui pourraient leur rappeler l'autre, tout comme lui l'avait fait avec les diverses fringues que sa Créatrice lui avait données. Mais pas elle, elle avait conservé cette jolie robe malgré les souvenirs qui marquaient le velours noir. Ethan fut reconnaissant, et sourit lorsqu'elle fit un p'tit tour sur elle-même devant lui.

- "En espérant que ça te plaise … et te rappelle de bons souvenirs ...
- Elle te va toujours aussi bien." Lui répondit Ethan, se penchant un peu pour accueillir son baiser.

L'artiste lui parla ensuite du lieu où elle voulait l'emmener. Le vampire le connaissait vaguement de nom mais ne s'y était jamais rendu. De ce qu'il en avait entendu, ça ne semblait pas être son genre d'endroit, lui qui préférait les bars aux clubs. Mais qu'à cela ne tienne, il ne rechigna pas et la suivit lorsqu'elle lui attrapa le bras pour l'entrainer dans l'ascenseur. Dans cet espace exigu, il l'embêta un peu, lui pinçant les fesses comme un rustre avant de s'excuser par un baiser qui devint un peu trop fougueux lorsqu'il la plaqua contre le mur. Elle le repoussa en riant et marcha vers sa voiture en roulant ses jolies hanches exprès, la méchante.



Ethan fronça du nez et fit la moue lorsqu'il entendit la musique tonner à plein volume alors qu'ils passaient les portes. Il suivit l'humaine Emma, gardant la main d'Elizabeth dans la sienne, toisant ceux qu'ils croisaient sans jamais se départir de son allure fière et taciturne. Une fois assis, il se commanda une pinte de Guinness. sa faim grandissait et l'odeur ambiante du sang n'aidait en rien. Il tourna la tête, ses pupilles se dilatant un peu, pour regarder un vampire se nourrissant à l'aine d'un homme à quelques tables de là. Ethan se passa la langue sur les lèvres et entendit à peine le début de la phrase d'Elizabeth. Il tourna à nouveau la tête vers elle, plus rapidement, pour se sortir de sa torpeur et se concentrer. Il avait faim de sang, pour sur, mais l'idée de commander de la nourriture "normale" le titilla. Même si ce n'était pas nourrissant, il appréciait encore tendrement le goût des lasagnes ou du poulet rôti, qu'il avait tant aimés dans son ancienne vie...
Il regarda encore aux alentours, essayant de repérer quelqu'un qui lui faisait envie mais, il dut se rendre à l'évidence : Il n'était pas difficile. Il n'avait jamais été un gourmet et se foutait pas mal d'où le sang pouvait venir, tant qu'il était bon et que la victime ne faisait pas de simagrées.

- "Beuh... J'sais pas... Ca ?" Fit-il en montrant une humaine brune, adossée au mur plus loin, qui riait aux plaisanteries d'une vampire.
Emma revint et posa leurs boissons sur la table, auxquelles Elizabeth ajouta un peu de sang de l'humaine avant de la laisser repartir. Ethan leva son verre et porta un toast à eux, à son retour, à leurs retrouvailles... Et à ce qu'allait devenir leur relation. Quelle qu'elle allait être, Ethan savait d'avance qu'il s'en contenterait. Amitié, amour, peu importait, tant qu'Elizabeth restait présente dans sa vie. Il ne voulait plus la perdre de vue à nouveau.

Le vampire but quelques lampées de Guinness et reposa la pinte avant de lever la main vers la brunette qu'il avait désignée plus tôt. Toujours impoli, même dans un lieu pareil où semblaient primer les apparences, la subtilité et la sensualité, il héla la demoiselle sans ménagement, s'attirant les regards réprobateurs de certains autres vampires un peu coincés du cul mort.

- "HEY. Viens là ma belle, viens voir papa !" Lui ordonna-t-il en tapant sur ses genoux. La tactique sembla fonctionner. La jolie brune pouffa, regardant cet espèce de malotru taillé comme un rugbyman qui l'interpellait comme s'ils étaient dans un bar de supporters. La vampire à qui elle parlait auparavant devait lui raconter des histoires d'un ennui mortel, ou peut-être puait-elle de la gueule, car cet appel du mâle fit son effet sur la brunette qui s'avança vers la table d'Elizabeth et d'Ethan. Elle s'assit gracieusement sur ses genoux en pouffant comme une collégienne devant sa rockstar préférée et lui caressa le torse.

- "Attention, Madame est un peu jalouse." Fit Ethan avec un sourire et un signe de tête vers Elizabeth. L'humaine retira ses mains, tournant sa tête vers la princesse, soufflant un "désolé !" sincère, ne voulant pas s'attirer des ennuis ! Ethan la dragouilla un peu néanmoins, la forçant à sourire à nouveau, puis se pencha vers son cou afin de manger. Putain, que ça faisait du bien... La jeune humaine fit une grimace. Sans doute était-elle habituée à des vampires plus expérimentés qui savaient mordre sans faire de mal. Ce n'était pas encore le cas d'Ethan, qui n'avait jamais appris, et qui n'en avait jamais vraiment eu l'utilité : pourquoi s'emmerder à faire du bien à une victime qu'on boulottait ?
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Sam 7 Oct - 12:28




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Ethan n’avait rien d’un gentleman. Et, même lorsqu’il essayait de l’être, il se montrait très maladroit et extrêmement mal à l’aise. C’était peut-être ça finalement, qui avait fait la différence pour Elizabeth. Son Combattant avait toujours été bien loin des bonnes manières, des courbettes et de la séduction à profit. Pas lèche-bottes, il avait toujours été un homme direct, franc, cru. Face à elle, il n’avait jamais, ou presque, mâché ses mots. Il n’avait jamais joué un rôle, comme beaucoup d’autres pouvaient le faire pour plaire à la belle rousse aux courbes délicieuses. Dans le monde qu’elle côtoyait, les gens se montraient bien souvent faux : faux de sourires, de manières, de compliments. Avec Ethan, les choses avaient toujours été plus simples, plus claires, plus efficaces. Pas de fioritures, pas de strass ou de paillettes. Avec lui, elle avait pu se montrer naturelle, sans maquillages et bijoux hors de prix ; sans talons et tailleurs de grands couturiers. Avec lui, elle avait pu être elle, riant de bon cœur, se contentant de petits plaisirs simples. Elle s’en rendait compte, là, assise sur sa banquette, le regard rivé sur celui à qui elle avait offert l’immortalité. Elle s’en rendit compte en l’observant, pas à sa place dans cet endroit où les grands gaillards ne parlaient pas avec un accent si prononcé, ne hélaient pas les demoiselles, ne marchaient pas avec une allure de camionneur. Il était tout ce que les autres n’étaient pas. Il était ce qu’elle avait été par le passé, lorsque la mort n’était pas encore venue l’envelopper entre ses longues ailes noires. Il était la simplicité, la normalité. Elle savait qu’elle n’avait pas été une bonne Créatrice, qu’elle n’avait pas pris le temps d’éduquer Ethan, de lui apprendre les bonnes manières, les bonnes façons de faire. Elle se doutait qu’il s’en était contenté et que cela n’avait rien changé à sa violence naturelle. Alors elle l’observa lorsqu’il héla cette brunette déjà accompagné. D’ailleurs, sourire naquit sur les lèvres d’Elizabeth, amusée par le côté rustre de son Infant, amusée par les regards qui se tournaient sur lui, sur eux. Eh oui, cet énergumène est à moi, se dit-elle amusée, sans le quitter des yeux. Elle avait rit aussi, légèrement. D’ailleurs, elle en vint à se dire qu’il était celui avec lequel elle avait le plus rit dans sa vie.

La brunette semblait cependant sensible à la manière de faire d’Ethan, quittant la compagnie d’une Immortelle pour rejoindre le grand gaillard malpoli. Les mauvais garçons plaisaient toujours aux femmes, c’était connu ! Sans gêne, elle répondit à l’invitation du jeune Vampire, posant ses fesses sur les cuisses musclées du mâle plein d’hormones en ébullitions, laissant sa main caresser le torse tout aussi musclé, sous le regard plissé d’Elizabeth. Au fond d’elle, un pincement lui tira le cœur, pointe de jalousie en voyant cette gamine toucher son Ethan. Et, comme s’il lisait en elle, le jeune homme alerta l’humaine sur la jalousie de la rousse.

- Promis, je vais faire un effort pour me contrôler… Souffla-t-elle en portant sa coupe à ses lèvres, sans quitter le ‘couple’ du regard.

Elizabeth ne pipa mot, laissant Ethan faire son petit manège, levant les yeux au ciel aux gloussements de la gamine qui se comportait comme une adolescente. Ethan, sans ménagement, planta ses crocs dans le cou offert, arrachant une grimace de douleur à la brunette. Effectivement, il ne savait pas faire avec douceur, peut-être devrait-elle lui apprendre. La rousse apprécia le spectacle, malgré sa jalousie. Elle observa donc son Infant qui s’abreuvait sans douceur, la gamine gémissant contre lui. Attentive, elle resta concentrée sur les battements de coeur de l’humaine, persuadée qu’Ethan n’y ferait pas attention. Parce qu’elle ne le lui avait pas appris, parce qu’il avait faim, trop faim.

- Ethan … Arrête-toi maintenant. L’ordre tomba, d’une voix autoritaire, mais calme. Le but n’est pas de la tuer. Pas ici en tout cas. Arrête toi.

Elle savait qu’il ne serait pas ravi, que la frustration ne lui réussissait pas. Mais elle ne voulait pas qu’il tue cette gamine ici, devant tout le monde. Après tout, elle avait une réputation à tenir. Elle le laissa donc s’abreuver encore un peu avant qu’il ne finisse par relâcher la gamine, certainement un peu grognon. C’est cet instant que la serveuse choisit pour revenir auprès d’eux.

- Madame,votre chambre est prête. Votre larbin vous y attend.
- Merci Emma, nous allons nous y rendre, dit-elle en récupérant sa clé des mains de la serveuse.

Elizabeth reporta son attention sur Ethan et l’humaine légèrement étourdie.

- Si tu veux, nous pouvons finir nos consommations ici. Ensuite, nous irons dans ma chambre privée. Comme je te l’ai dit, j’ai quelques avantages ici, autant en profité. Nous serons en privé et… cette petite demoiselle peut nous accompagner.

(…)

Le pas vif, les hanches ondulantes, mises en avant par la robe qu’elle portait, Elizabeth entraîna son Infant dans les parties privées de l’établissement. Sa ‘chambre’ n’était pas immense, mais suffisante pour quelques heures de plaisir. Un peu nerveuse, l’Anglaise poussa la porte et entra la première. A l’intérieur (clic) patientait un homme, pieds et torse nus, vêtu simplement d’un jeans ; musclé, les cheveux légèrement longs et châtains foncés. Le larbin inclina la tête à l’entrée de sa ‘maîtresse’.

- Je sais que le style est un peu particulier, ça me rappelle ma jeunesse, dit-elle en souriant légèrement, laissant Ethan observer et apprivoiser les lieux. Il y a une petite salle de bain en annexe. La belle s’avança vers l’humaine, plongeant son regard dans le sien pour l’hypnotiser. Va te mettre assise et sois sage pour le moment.

Puis, d’un signe de tête, Elizabeth fit comprendre à son jouet qu’il devait leur servir à boire. Le champagne coula dans les coupes qui vinrent rapidement retrouver les mains des deux amants.

- Je sais que je n’ai pas été une Créatrice digne et efficace, mais il n’est jamais trop tard. Je peux t’apprendre des choses si tu le désires, t’apprendre à être encore plus doué… Ainsi, dit-elle en se rapprochant de lui, Plus personne ne pourra te résister ... Les lèvres de la belle vinrent voler un baiser, rapide mais appuyé. Ce qui se passe dans cette pièce n’aura aucune conséquence sur ta vie à Salem. Je te demande juste de ne pas tuer mon larbin. Il est à moi et j’ai mis du temps à en trouver un aussi bien.


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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Jeu 19 Oct - 20:05

En effet, les battements de coeur de la demoiselle ne parvenaient pas aux oreilles d'Ethan qui gardait les yeux fermés et n'entendait qu'un flou de musique et de voix qui n'avaient pas d'importance. Tous ses sens, à part celui du goût et de l'odorat, étaient quasiment à l'arrêt. Seule comptait la sensation de sa faim qui se comblait graduellement, le goût chaud et vivant du sang sur sa langue morte. Il ne sentit même pas lorsque son casse-croûte lui tapota faiblement l'épaule, lui demandant d'arrêter là avant que ça ne déraille. Mais, comme à chaque fois qu'il avait été déboussolé ou fou furieux, une seule voix parvenait à se faire entendre, comme des rayons de soleil perçant les nuages.

- "Ethan … Arrête-toi maintenant. Le but n’est pas de la tuer. Pas ici en tout cas. Arrête toi."

Le jeune vampire grogna, refusant d'abord d'obéir, mordant la pauvre brunette plus fortement, la forçant à émettre un petit cri qu'elle tenta d'étouffer. Il ouvrit les yeux, gardant ses sourcils froncés et un air de défi alors qu'il regardait Elizabeth. A quoi bon, c'est toujours elle qui gagnait, n'est-ce pas ?
Il releva la tête et essuya son menton dégueulasse de sang su revers de son bras. Il ne s'excusa pas auprès de la pauvre demoiselle qu'il poussa de ses genoux, la faisant s'asseoir à côté de lui. Visiblement un peu déboussolée et affaiblie par le manque de sang, elle gardait ses yeux écarquillés, le regard dans le vague, sa tête dodelinant un peu pour finalement s'appuyer sur l'épaule du vampire. La serveuse revint et les informa de la suite du programme. Elle lança un regard désapprobateur à Ethan qui essuyait son bras contre lequel il s'était débarbouillé sur le tissu du canapé comme un rustre. Non, Emma ne sembla pas l'aimer beaucoup, lui qui anémiait les volontaires et salissait les meubles !

- "Si tu veux, nous pouvons finir nos consommations ici." Lui proposa Elizabeth. "Ensuite, nous irons dans ma chambre privée. (...) Et… cette petite demoiselle peut nous accompagner.
- T'as vu sa gueule ? J'sais pas..." Répondit le grand mufle, poussottant légèrement la fille qui tanguait un peu, toujours affaiblie. "Y a plus grand chose à bouffer là-dedans. Pas vrai ?"

Il avait regardé sa brunette pour lui poser cette question à laquelle elle répondit par un grognement faiblard. Ethan prit le menton de la fille entre son pouce et son index et le fit bouger, faisant s'ouvrir et se fermer les lèvres de sa victime consentante. Il ajouta lui même les paroles à ces mouvements de bouche, prenant une voix un peu plus aigüe et la faisant parler comme une marionnette de ventriloque : "Oh voui Monsieur Wheeler, vous m'avez vidée, j'en peux plus, vous êtes vraiment super fort !" Puis il reprit de sa voix normale, répondant à cette phrase qu'il avait lui-même dite : "Merci ma belle, je sais."
Il se fit rire tout seul, prit le temps de finir sa bière puis se leva pour suivre Elizabeth qui se dirigeait vers les parties privatives du Red Lounge. Il avait emmené la brunette avec lui, parce qu'il la trouvait rigolote (bien malgré elle, la pauvre), et avait glissé son bras autour d'elle pour l'aider à marcher. Il entra dans la chambre dont il n'aima instantanément pas la décoration. Il se garda de le dire à Elizabeth, qui semblait un peu nerveuse : qu'importe comment une pièce était agencée si l'on s'y amusait ?
Ethan laissa sa brune aller s'affaler à moitié sur le canapé après qu'Elizabeth l'aie hypnotisée. Ce fut ensuite au tour du bellâtre en jeans d'obéir à la vampire en lui servant un verre à elle et à son Infant. Elle s'approcha ensuite d'Ethan et lui expliqua à quel point elle souhaitait rattraper le retard et l'aider à devenir un meilleur vampire. Il pensait qu'il ne s'était pas trop mal débrouillé jusqu'à présent, et il n'était pas doué pour apprendre même s'il n'était pas idiot, Elizabeth le savait bien. Il était simplement un peu trop têtu ! Mais l'ambiance était toujours bonne, et il n'avait pas envie de froisser sa belle Créatrice qui semblait vouloir faire de son mieux.

- "Ouais, ça me botte, pourquoi pas." Répondit-il à son offre d'apprentissage. Puis il regarda le larbin. "Si il me gonfle pas, ouais, je le tuerai pas. J'fais quoi, du coup, tu veux m'apprendre quoi ?"

Il alla s'asseoir sur le canapé à côté de la brunette, s'affalant sans grâce et posant ses grands pieds sur la table basse. Il tourna la tête vers elle et tenta de l'hypnotiser malgré son état second. ses pupilles se dilatèrent et sa voix se fit plus douce même si elle restait rocailleuse et menaçante.

- "T'as entendu la dame ? Ce qui se passe ici, ça reste ici. Personne en saura rien. Donc, imite le cochon, ça me ferait plaisir, ma jolie." Lui dit-il, essayant d'y mettre du sien. Mais, soit il était trop mauvais, soit la fille était bien trop déphasée pour être réceptive. Quoi qu'il en soit, elle s'effondra sur le côté et perdit connaissance.

- "Vas-y, putain, c'est de sa faute à cette connasse, aussi..." Grommela Ethan, poussant un peu la pauvre brunette. Puis il tourna sa tête vers le larbin qui tentait de contenir un sourire et grogna, l'air mauvais : "Ca te fait marrer, batard ? Tu veux peut être que Je t'arrache les yeux et que j'en fasse un collier pour ta maîtresse ?"

Ethan se renfrogna, croisant les bras en maugréant. L'apprentissage commençait bien... Pauvre Elizabeth.
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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Sam 28 Oct - 18:27




Elizabeth & Ethan
A nos retrouvailles.


Elizabeth et Ethan n’avaient pas passé suffisamment de temps ensemble pour qu’elle puisse faire correctement l’éducation de son Infant. Nul doute qu’Ethan était, de toute manière, un homme extrêmement têtu et violent en temps normal. Son statut de Vampire n’avait fait qu’amplifier ses pulsions et Elizabeth s’était, au départ, contentée de contenir la folie dévastatrice du jeune homme. Elle s’était souvent demandée comment il s’en était sorti, s’il parvenait à maîtriser sa soif et ses colères, s’il parvenait à abuser de leurs capacités. Mais non, visiblement, Ethan ne parvenait pas à contrôler et à modérer sa soif. Elle était persuadée que sans une réaction de sa part, la jeune humaine aurait été bonne à être enterrée. Salem n’était pas une grande ville, pas comme Chicago ou New-York. Les dégâts d’Ethan ne passeraient pas inaperçu s’il ne parvenait pas à se contrôler un minimum et à être civilisé. Il était donc important, aux yeux d’Elizabeth, qu’elle parvienne à lui apprendre quelques petites choses, pour leur bien à tous les deux. Par chance, malgré son côté parfois ronchon, Ethan accepta. Il eut par contre plus de mal à accepter de laisser la vie sauve au larbin de sa Créatrice ce qui, malgré tout, fit légèrement sourire la belle rousse. Elle aimait le sentir jaloux. Mais ce larbin là était efficace, bel homme et son sang était succulent.

Silencieuse, Elizabeth observa Ethan qui, affalé sur le canapé, essaya d’hypnotiser la gamine qui ne fut absolument pas réceptive et perdit connaissance. La belle rousse secoua la tête en buvant une gorgée d’alcool. Sa progéniture n’avait aucune patience et être face à son échec n’était pas le plus plaisant pour lui. Cela l’agaça encore plus lorsque le larbin d’Elizabeth se permit un léger sourire. Un soupire s’échappa des lèvres de l’immortelle.

- Bon, ça suffit tous les deux, on dirait deux gamins qui se disputent, gronda-t-elle.

Le larbin baissa la tête et s’excusa, se posant dans un coin. Elizabeth, quant à elle, déposa sa coupe sur la table basse. Ses crocs vinrent percer son propre poignet qu’elle appliqua, de force, à la bouche de la jeune humaine afin de la retaper un peu.

- Hors de question qu’elle devienne mon Infante, encore moins la tienne, alors elle reste en vie compris ?

La jeune femme se réveilla doucement et s’accrocha au poignet. Habituée au sang, elle ne broncha pas et avala le liquide carmin avec plaisir jusqu’à ce qu’Elizabeth se rétracte, faisant grogner la jeune femme qui, bien en forme maintenant, se lécha les lèvres.

- Salem ce n’est pas Chicago. Si là-bas nous pouvions nous permettre de parfois tuer sans faire attention, ici les choses sont différentes. Tu dois rester prudent. Car même si la ville est particulière, la justice existe et je n’ai pas envie que tu t’attires des ennuis ici.

Lentement, Elizabeth posa ses fesses sur la table basse. Installée entre Ethan et la gamine.

- Observe-moi et ensuite, tu feras pareil, d’accord ? dit-elle à Ethan. Lorsque tu hypnotises quelqu’un, il fut déjà t’assurer de sa réceptivité. Capte son regard, observe ses pupilles se dilater.

Et tranquillement, elle attrapa la main de la jeune femme qui tourna son regard vers le sien. La rousse se mit à sourire, malicieuse, captant ce regard qu’elle pénétra. Son don d’hypnose agissait déjà.

- Ecoute moi bien d’accord ? Et la gamine hocha la tête, déjà captivée, pupilles dilatées. Tu vas arrêter de respirer. Et tant que je ne t’aurais pas prononcé le mot sang, tu ne reprendras pas ton souffle.

La gamine hocha la tête et s’arrêta de respirer sous le regard amusé d’Elizabeth.

- Tu vois, dit-elle en reportant son regard sur son Infant, il faut d’abord être certain de capter son regard, de l’avoir sous ton emprise. Certains ont de la verveine sur eux ou dans leur organisme. Ils peuvent essayer de te tromper, mais c’est en observant le regard que tu verras si ta victime est réceptive ou non.

À côté d’eux, la jeune femme retenait toujours son souffle, commençant doucement à manquer d’air et à paniquer. Sourire en coin, Elizabeth attrapa sa coupe d’alcool, buvant une gorgée.

- Mhmhm ce champagne manque un peu de sang … dit-elle en claquant des doigts vers son larbin.

Au mot magique, l’hypnotisée reprit sa respiration, portant ses mains à son cou, essoufflée. Pendant ce temps, le jeune homme se piqua le doigt, laissant quelques gouttes de son sang glisser dans le verre de sa maîtresse.

- Très bien … c’est à toi Ethan. Montre moi ce que tu sais faire.

Alors que le larbin voulu retourner à sa place, Elizabeth lui attrapa le poignet en souriant. Lentement, elle se redressa, forçant son jouet à s’installer sur l’un des fauteuils. Là, sous les yeux d’Ethan, elle s’installa sur les genoux du bellâtre qui enroula sa taille, posant une main sur sa cuisse. Et la belle observa son Infant faire, le regard rivé sur eux, les crocs plantés dans le poignet de son jouet, s’abreuvant du nectar qui coulait dans ses veines. Provocation simple, pour déstabiliser sa progéniture.


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MessageSujet: Re: A nos retrouvailles [Elizabeth] Mar 31 Oct - 21:06

Ethan se tut mais garda un air boudeur lorsqu'Elizabeth le réprimanda pour avoir engueulé le larbin. Il la regarda offrir de son sang à la brunette afin de la remettre sur pied.

- "Hors de question qu’elle devienne mon Infante, encore moins la tienne, alors elle reste en vie compris ?"
- "Ouais ouais. " Répondit le vampire, essayant de rester attentif lors qu'Elizabeth lui expliqua ensuite que les choses étaient différentes, plus risquées. Ethan s'en fichait pas mal d'avoir des ennuis, il en avait eu tout au long de sa vie pourrie. Il ne craignait ni les flics, ni la justice, mais sans doute était-ce très idiot de sa part. Cela faisait partie de son caractère têtu et risque tout. Couplé avec son absence de peur de la mort, cela pourrait finir par le faire tuer pour de vrai !
Mais, pour faire plaisir à se créatrice, il accepta de se prêter au jeu de l'enseignement. Il observa Elizabeth donner des consignes et des conseils. Ce fut un moment assez émouvant, d'une certaine manière : il revit la créatrice qui tenta au début de prendre le temps de le prendre sous son aile, avant que tout deux ne se laissent aller et fassent passer au fur et à mesure l'apprentissage au second plan. Ils avaient mené une vie mouvementée, empreinte de passion et de sang, ils n'avaient plus le temps de se préoccuper de l'éducation du tout jeune vampire qu'était alors Ethan. Cela ne l'avait pas dérangé le moins du monde, il avait toujours préféré l'action à la parole. Ce soir, c'était agréable de voir Elizabeth sérieuse et mesurée, tentant de bien faire, juste pour lui. Et pour personne d'autre.

L'Anglaise attira l'attention de la brunette et l'hypnotisa avec brio, réussissant en deux secondes alors qu'Ethan en mettait au moins trente. L'humaine retint son souffle, trop heureuse d'accéder au souhait de la séduisante vampire.
Lorsqu'Elizabeth informa Ethan de la difficulté d'hypnotiser quelqu'un en possession de verveine, le vampire hocha la tête. Il se rappela de quelques tentatives qui avaient échoué lamentablement, comme avec Livie King, qu'il avait essayé en vain de charmer avant qu'elle lui révèle qu'elle avait sur elle un bracelet infusé de verveine lui servant de talisman. Pendant ce temps, la brunette eut le teint qui virait légèrement au rouge alors qu'elle retenait toujours sa respiration. Ses yeux fuyaient à droite à gauche, comme si elle essayait encore de comprendre par quel truchement elle était incapable de reprendre une bouffée d'air. Elizabeth la libéra en prononçant le mot-clé, ordonnant par la même occasion à son larbin de parfumer son champagne.

- "Très bien … c’est à toi Ethan. Montre moi ce que tu sais faire.
- "Je sais le faire, je l'ai déjà fait ! Je le fait pas bien, c'est tout..." Répondit Ethan comme un grand gamin, se justifiant alors qu'on ne lui avait pas demandé. Oui, au final, il se sentait un peu idiot. Il n'avait pas cherché à s'entrainer par lui-même lorsqu'il avait été tout seul. Plutôt que l'hypnose, il avait toujours préféré laisser parler ses poings, car c'était là qu'il était le meilleur. Toujours dans le brutal, jamais dans la finesse.

Il se tourna vers la fille pour refaire un nouvel essai, mais détourna à nouveau son regard vers Elizabeth qui s'était confortablement installée sur les genoux de son bellâtre. Ethan fronça un peu plus les sourcils, mais, désireux de montrer qu'il avait changé et qu'il pouvait être concentré (ou du moins tenter de l'autre), il serra les mâchoires et se concentra sur l'humaine. Celle-ci montra instantanément de la méfiance. Comment l'en blâmer, le vampire en face d'elle l'avait presque vidée, et il semblait avoir si peu de patience que la jeune fille craignait qu'il finisse par éclater et s'en prendre à elle. Ses yeux se détournèrent.
- "Sois pas chiante. Regarde-moi." Ordonna-t-il alors qu'il lui saisissait les joues pour la forcer à braquer ses yeux sur lui. "Bien. Maintenant, on va se relaxer. J'suis désolé d'avoir trop bouffé tout à l'heure."
La fille tenta de marmonner quelque chose d'inaudible à cause de la main d'Ethan qui lui maintenait les joues. Réalisant qu'user encore une fois de force n'était pas le meilleur moyen, il desserra son étreinte pour souligner le fait qu'il souhaitait réellement faire en sorte que tout se passe bien. Bien sûr, la jeune fille était encore assez stressée, mais finit par se concentrer sur les yeux d'Ethan. Ses pupilles se dilatèrent.
- "Bien. Cool. Maintenant, tu vas être très gentille et tu vas me sucer." Fit le vampire. Mais encore une fois, il lui fallut quelques secondes supplémentaires pour que le charme opère, pas comme Elizabeth dont l'effet de l'hypnose fut presque instantané. Peut-être était-ce à cause de la fille qui avait eu du mal à se focaliser, peut-être était-ce un problème qu'Ethan avait, et que son manque permanent de concentration l'empêchait de réaliser un sans faute.

La demoiselle se leva du canapé, se mit à genoux entre les cuisses d'Ethan et commença à défaire sa ceinture. Toujours fier, le vampire eut un sourire prétentieux et désarmant envers sa Créatrice. Dans sa tête, il compta à rebours le nombre de secondes avant qu'Elizabeth ne fasse cette moue boudeuse qu'Ethan connaissait si bien.

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A nos retrouvailles [Elizabeth]

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