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Fight Like a Girl [Ethan]

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MessageSujet: Fight Like a Girl [Ethan] Sam 26 Aoû - 3:05

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


Courir, courir encore, traverser les rues et les chemins. Faiblir, la respiration désordonnée qui brûle les nasaux et la trachée. Elle cavale, la renarde, m’octroie de ce temps devenu trop précieux. Et je ne sens plus les jambes, plus les membres. J’ai envie de lui dire que c’est bon, là, quatorze kilomètres c’est suffisant, c’est trop, c’est deux de plus que ce que je fais d’habitude. Mais je ferme ma gueule, ouais, je la ferme. Y a son parfum à elle qui trace un sillon olfactif derrière elle.  J’me souviens de nos matins, de ta clope et de ton café fumant. J’me souviens comme c’était bien ces quelques mois. C’était bien juste toi et moi, sans personne autour, sans complication, sans obligation. Et j’suis plus certaine de vouloir qu’on fasse ça, moi j’veux juste rester avec toi, comme avant, en Angleterre, en France ou en Espagne. J’m’en fous en vrai. Ouais, j’m’en fous.
Et elle arrive, la faiblesse, celle qui fait vriller le genou et qui me fait trébucher. Les paumes s’écorchent, le menton cogne et les genoux râpent. J’t’ai dit. C’était les deux kilomètres de trop. Je reste à terre, récupère l’air qui manque à mes poumons dans un halètement sonore. La main se lève, impérieuse. Demande muette pour me laisser encore quelques secondes pour me relever. Même si ça fait mal, même si j’ai l’impression d’avaler de l’acide à chaque bouffée, même si ça saigne. Et la journée ne fait que commencer.

...

L’entraînement au fort, toujours. La théorie puis la pratique. On forme des équipes, s’entrainent sans relâche à cogner, encaisser, défoncer, encaisser encore. Les phalanges rougissent, s’explosent ; chair fragile qui se déchire sous les impacts répétitifs. La satisfaction supplante la douleur. Parce que l’acharnement commence à payer et qu’à force de prendre les coups, je sais les donner. Plus rapide, plus vive quand l’esprit n’est pas occupé par la merde qui l’encrasse. Droite, droite, gauche. Gauche, gauche, droite. La rythmique des membres en musique muette. Partition répétée et apprise par cœur. Et la journée se termine avec les courbatures et l’envie de boire. De l’alcool. Principalement de l’alcool, toujours. Seul vice qui annihile les sens.
Et il se ramène Abel, avec sa tronche de traviole et les balafres qui lui couvrent la gueule. La dextre agrippe le biceps et attire mon attention. Je le regarde, le dévisage clairement. Il est celui qui rigole toujours trop fort et qui la ramène à la moindre occasion. Celui qui pense que les muscles valent plus que la tête. De toute évidence, t’as pas dû le penser bien fort, ça. Faudrait que t’en sois capable déjà.

« Hey Eir’ ! Dieg’ et moi on aurait bien voulu que tu viennes avec nous ce soir pour..
-Ca m’intéresse pas.
-Nan mais tu piges pas, ce serait cool, sérieux. C’est l’genre de club un peu underground meuf, tu peux pas prétendre à vouloir devenir chasseuse si tu connais pas l’endroit hein ouais Dieg’ ?! »

Il opine du chef le chien-chien pendant que son maître ricane comme un gros débile.

« Ah ouais non mais ouais j’oubliais, t’es pas dans le même délire que nous même ton mentor il a pas fait ses classes ici. Mais t’sais Eir’ ça veut pas dire que t’échoueras pas. »

Il me nargue, m’offre un clin d’œil clairement moqueur.

« Ok, où et à quelle heure ? »

Manière que tu fermes ta grande gueule, connard. Parce que si je m’efforce de te respecter toi et ton abruti de clébard mais que toi tu fais aucun effort, on va avoir un problème Abel. Et pas des moindres. Le genre qui va se terminer salement, ici ou ailleurs alors que c’est contraire au règlement. Et le truc c’est que si toi t’en a rien à cirer de ton mentor, c’est pas mon cas.
Il mâchouille son chewing-gum avant de me tendre un bout de papier déchiré sur lequel est notée l’adresse. Je grimace, pense qu’il se fout de ma gueule. « What ? Tea Lichou ? T’es sérieux là ? Tu m’invites à prendre le thé en fait ? »
Et je me marre, me fous de lui quand il roule des yeux. « Vas-y, ramène toi et tu verras. Oublies pas Eir’, on compte sur toi avec Dieg’ ! »
Ils s’éloignent me laissant avec mon hilarité débile. Tu parles d’un club underground toi… J’devrais te ramener au Hell-O, dans l’sanctum, ça te ferait tout drôle à toi et à ta tasse de thé, putain !



L’heure scrupuleusement respectée, je me pointe devant le salon de thé fermé. Les mains enfoncées dans les poches de mon jean, j’attends. Et il a dix minutes de retard, le connard.  Il siffle en jaugeant ma tenue et j’arque un sourcil sans vraiment comprendre. C’est pas comme si je portais des trucs larges et dégueulasses d’habitude. Ça doit être la faute du décolleté. C’est toujours la faute du décolleté.

« Et quoi, t’as attendu le couvre-feu et t’as fait le mur, c’pour ça que t’es en retard Abel ?
-Fais pas ta connasse de princesse Eir’
-Ah c’est ça, j’ai oublié ma robe à volant, tu veux que j’aille la chercher ou bien ? »

Il balance sa clope et se contente de sourire en me faisant signe de les suivre à l’arrière du bâtiment.

« Non mais sans dec’ Abel depuis quand y a un club sous un salon de thé ? C’quoi l’embrouille en vrai, tu t’fous de moi, c’est ça ? Tu t’es dit tiennns si on faisait une blague à cette connasse de blonde. Alors ok ça va, j’suis là t’as vu, t’es content, tu m’as fait venir, j’peux rentrer chez moi now ? »

Quand moi j’reste persuadée que c’est une bonne grosse vanne, il soupire et continue d’avancer. Je le suis, docile mais pas si conne. Je le fais passer en premier, histoire de pas me retrouver enfermer dans un vieux sous-sol dégueulasse. On s’enfonce et on s’enfonce après avoir longé de longues galeries de tunnels qui semblent cavaler sous toute la ville.
Je reste sceptique mais ne moufte plus, continuant de le suivre avec Diego qui me talonne. On débouche sur une vieille porte en métal, le genre épaisse et qui grince dès qu’on l’ouvre. A l’intérieur, l’aménagement reste très sommaire. Tonneaux défoncés en guise de tables et un bar qui ne semble proposer à boire que du whisky et de la bière.
C’est pas un club underground son affaire, c’est juste un endroit dégueulasse où se retrouvent des gars qui n’ont pas peur de se balader avec des billets verts qui dégueulent d’une main et un verre de l’autre. Un peu plus loin, les gens s’agglutinent en cercle et gueulent et gueulent si fort que j’y comprends rien. On est clairement loin des services que propose le bar clandestin de Jake. Dieg’ jusque-là très effacé, semble tout exciter à l’idée du combat qui se déroule à quelques pas, sautant dans la foule comme un lapin.
Je me demande ce que je branle dans cet endroit quand les sourires s’étirent et dévoilent des canines ou quand les regards s’animent et s’enveniment virant au jaune pour certain. Wow, wow, wow, c’est quoi l’embrouille fuck !
Le verre de whisky est englouti cul sec quand Abel se pose à côté de moi, mâchant un cure-dent ridicule.

« J’parie que t’es pas capable d’aller là-bas, tu risquerais d’abîmer ta petite tête d’ange remarque, ce serait gâcher.
-T’es sérieux ? Tu m’as ramené ici pour que j’tape sur la gueule de…
-Woooooooo wooo wooo woooooo !!!! »

Il beugle à m’en faire vriller les tympans, agitant son poing dans l’air, victorieux. Je me tourne et comprend pourquoi Abel vient de se transformer en singe. C’est Dieg’ qui se lance contre le vainqueur du combat précédent.

« Prépare toi, c’est bientôt ton tour. » glisse ce trou du cul à mon oreille, un large sourire lui fendillant la gueule.

« Mais va t’faire foutre ! »

Je le pousse, avale le deuxième verre avant d’me barrer. Lui, il se marre comme un connard, j’me retourne pour lui faire un fuck avant de buter sur une autre armoire. Son verre se renverse me faisant reculer pour éviter la giclée d’alcool sur mes fringues. J’y tiens à mon perfecto.

« Putain ! » gueule-je.

Et je suis prête à ajouter ‘tu peux pas faire attention, bouffon !’ sauf que j’ai la bonne idée de relever mon bout de nez. L’impression de percuter une masse… n’était pas qu’une impression, il doit avoisiner les 100 kilos de barbaque.
Les muscles se bandent au contact et mes prunelles naviguent, cherchent les siennes. Oops. Il a pas trop la tronche du gars que t’as envie d’énerver, en fait. Je peux presque voir la dilatation de ses nasaux de ma position – plus petite.

« Oh euh ouais, pardon, j’regardais pas j’t’en offre un autre genre pour dire qu’on repart à zéro ? »

Genre surtout pour dire que j’ai pas trop envie que tu me pètes les dents, donc si tout le monde voulait bien se calmer…









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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Dim 27 Aoû - 3:22

C'était lorsque les os craquaient, que les chairs se tuméfiaient, et que les plaies s'ouvraient qu'Ethan était le plus heureux. Bien sûr, c'était mieux quand ça arrivait aux autres. Mais après tellement, tellement d'années à se battre, il avait appris à encaisser et à garder la tête haute même si c'étaient ses os qui craquaient, sa peau qui bleuissait, ou ses plaies qui saignaient. Il aimait ça. Ça faisait partie du jeu, c'était un moindre mal comparé au bonheur fracassant, à la joie dévastatrice, à la satisfaction sanglante qu'il ressentait lorsque ses coups portaient et qu'il foutait des mecs au tapis. 
Il était mort, maintenant. Mais, comme lorsqu'il était humain, se battre le faisait se sentir vivant.

Il était à Salem depuis plusieurs semaines maintenant, et il s'était bastonné ça et là. Mais ce n'était pas assez fréquent à son goût, et il n'y avait pas eu beaucoup de challenge. Être vampire avait décuplé sa force, et fracasser un type bourré dans un bar n'avait plus de saveur. De plus, pour un vampire de son âge, il avait une force supérieure à la moyenne. Par conséquent, s'en prendre aux siens ne s'avéra pas toujours très distrayant non plus. En désespoir de cause, il avait glané quelques renseignements par ci par là afin de savoir s'il existait un ring clandestin. Il ne savait pas trop à quoi s'attendre et espérait simplement un endroit à Salem où il pourrait affronter des brutes qui offriraient un vrai combat, quelque chose de plus intense qu'une banale rixe de bar. Malheureusement pour lui, il demanda ces renseignements aux mauvaises personnes et aucune ne l'informa sur l'existence du Sanctum. Au lieu de cela, on lui communiqua l'adresse d'un autre lieu, un salon de thé tombé à l'abandon au sous-sol duquel avait lieu le genre de combats qu'il recherchait. Il s'y était rendu et, même si l'endroit était pourri, il avait pu y faire quelques bastons intéressantes. Il avait perdu une fois, contre un vampire plus vieux, et cela lui fit limite plaisir. Cela lui donna envie de s'améliorer encore et encore, devenir encore plus fort.


Cela faisait actuellement plusieurs jours qu'il avait manqué des combats. Ce n'était pas vraiment de sa faute : il s'était fait embarquer dans une aventure à la mord-moi-le-noeud, avec pour seule compagnie un chasseur qui aimait aprarement pas aller chez le coiffeur. À son retour, il eut besoin d'encore un jour ou deux pour récupérer. Ce repos forcé eut pour conséquence de le faire tourner en rond comme un lion en cage, de faire bouillonner la rage qu'il avait perpétuellement au coeur. Aussi, lorsqu'il retourna au ring clandestin, c'était avec l'envie de faire de la charpie et de briser des côtes. Il espérait seulement que son adversaire serait une montagne, un colosse à mettre en morceaux.
Il descendit les marches menant au ring, ignorant l'habituelle odeur de moisi mélangée à celle de la sueur. Il se dirigea vers le bar et commanda une vodka sans glace. L'alcool qu'on servait là était d'une piètre qualité mais la clientèle était loin d'avoir des goûts de luxe et se contentait bien de piquette.
Tenant son verre, Ethan alla s'asseoir dans un coin tranquille et s'alluma une cigarette qu'il garda aux lèvres alors qu'il passait des bandages autour de ses grandes paluches. Les soiffards parlaient fort, leurs voix couvrant la musique qui sortait des enceintes de mauvaise qualité. Autour du ring qui n'était qu'un simple grillage, les spectateurs criaient et huaient. Ethan se pencha un peu sur sa chaise, plissant des yeux pour apercevoir le combat en cours, mais ne reconnut aucun des deux adversaire. L'un d'eux avait un fervent supporter qui était resté au bar, une espèce de péquenot qui verbalisait son excitation par des "Woo woo wooo !" d'ambulance, en agitant son bras comme s'il branlait une girafe au dessus de lui.
Ethan se leva, regardant les deux hommes dans l'arène. Rien de très spectaculaire, mais bon, ils faisaient de leur mieux, c'était déjà ça. Il espérait que son ou ses combats ce soir allaient être un peu plus intense, il en avait besoin. Les yeux toujours fixés sur le ring, il emporta son verre et se dirigea vers le bar, sans trop faire attention, lorsqu'il entra en collision avec un objet inconnu, renversant sa vodka.
Il serra les lèvres autour de sa clope afin qu'elle ne tombe pas et grogna un "Putain." qui fit écho à celui lancé par la personne qu'il avait percuté. Il baissa les yeux. Ses sourcils se haussèrent légèrement. On voyait peu de filles dans ce genre d'endroit. Quand il y en avait, elles avaient souvent l'air dégueulasse. Soit c'était des jeunettes qui accompagnaient leurs mecs et qui braillaient comme des macaques en allumant ce qui passait. Soit c'était des femmes plus mûres qui avaient les yeux rougis et le visage bouffi par la drogue et l'alcool, de vieilles putes qui sentaient le foutre et qui préféraient racoler dans des milieux underground plutôt que de faire le trottoir dehors à côté d'ukrainiennes plus jeunes, plus flexibles, et bien plus jolies.

La petite météorite qui l'avait percuté ne semblait appartenir ni à la catégorie A, ni à la catégorie B. Elle était une jolie rebelle qu'on aurait imaginé en couverture d'un magazine de tatouage, plutôt que paumée dans un microcosmos de beuglards sentant la bière en orbite autour d'un ring bancal. 
Elle était menue, mais dégageait une certaine force et semblait du genre à rendre les coups qu'on pourrait lui donner. La collision avait malmené sa coiffure, et quelques mèches de ses longs cheveux blond lui tombaient devant les yeux. Ethan eut envie de les repousser du doigt pour mieux voir le visage de la petite sauvage en perfecto. Un p'tit bout de nez dépassait des mèches de cheveux, mèches qu'il vit bouger à cause du souffle de la demoiselle qui bredouilla :

- "Oh euh ouais, pardon, j'regardais pas. J't'en offre un autre genre pour dire qu'on repart à zéro ?"
- "J'veux bien, ma belle." Répondit Ethan avec un sourire. "Je regardais pas des masses non plus, donc je suppose que je devrais t'offrir le prochain, on sera quittes." Ajouta-t-il, essuyant de sa main bandée quelques gouttes de sa vodka sur le perfecto de la blonde. Dommage que ces-dites gouttes ne soient pas tombées sur la peau tatouée. Il aurait pu y utiliser sa langue, mais il eut l'impression que ce geste aurait été récompensé par une tarte au mieux, un coup à l'entrejambe au pire !

Il suivit la fille au bar, non sans mater son popotin, et la laissa choisir pour lui. Elle eut la politesse de lui offrir la même boisson, et elle porta son attention sur lui, ce qui eut l'air de déplaire au branleur de girafe. Abel le dévisagea, gonflant un peu le torse, entrant dans la danse séculaire des hommes voulant le statut du mâle alpha, surtout quand une radieuse rebelle était coincée entre eux. Si cet australopithèque avait pu sortir sa bite pour pisser partout et marquer son territoire, il l'aurait fait.

- "T'offres des verres aux macchabées maintenant, Eir' ? J'pensais pas que t'étais désespérée à ce point, meuf !" Fit Abel, qui même s'il s'adressait à Eireann, gardait ses yeux vissés sur Ethan.

- "Sois pas jaloux, bonhomme. Tu demanderas à ta copine de te payer une limonade quand elle aura fini de se faire défoncer le fion, ok ?" Répondit le vampire, en donnant un signe de tête vers l'arène. Diego venait d'encaisser un énième coup et titubait un peu, secouant la tête.
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Lun 28 Aoû - 15:08

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


Les mots résonnent dans la boite crânienne. Abel et ses reproches me font le même effet qu’une balle qui viendrait se loger à l’encéphale, arrachant les envies, défonçant la matière grise. Les doutes plein la gueule, le genre qui dévore l’intime et qui pousse à faire n’importe quoi. Sans provocation, je serai à l’heure qu’il est, probablement bien emmitouflée sous un plaid tout doux - allongée dans le canapé d’Eddie. Et au lieu de ça, fallait que je ramène ma fraise ici juste pour prouver – leur prouver - que j’étais comme eux, que j’étais digne. Mais c’est des conneries. Votre parole n’est pas d’or, elle vaut que dalle et moi j’me suis laissée entrainer comme une débile. Sans doute parce que j’ai besoin de me prouver que c’est ça le bon chemin. Ça et pas autre chose, ça et pas la lycanthropie comme Jake a dit. Comment on sait que c’est bien, que c’est bon, qu’on se plante pas ? Parce que moi, moi j’en sais rien.
A les regarder s’électriser des combats, je commence à me dire que j’ai rien à foutre là. J’ai jamais trouvé ça grisant de voir des gars se cogner sur le coin de la gueule. On pourrait applaudir la technique, souligner les efforts mais en l’état, ça reste du corps à corps. Le genre qui me branche pas et surtout où j’excelle pas vraiment. J’ai toujours été plus à l’aise avec une arme au bout des doigts. Ouais. Parce que ton arme a peu de chance de s’enrayer si tu sais t’en occuper, qu’elle te laissera pas tomber et que les balles perforent la chair quand les poings ne font que la battre. C’est plus rapide, plus efficace et ça évite de se fracturer les phalanges sur un sac à viande.

Il pique à vif, Abel. Il impose, titille, taquine. Et c’est lui que j’ai envie de frapper, juste pour qu’il ferme sa gueule et qu’il arrête de m’emmerder. J’ai envie de te dire que c’est toi qui seras jamais digne. Que tu me connais pas et que tu sais pas pourquoi je suis là. Tu connais rien de ma vie comme je connais rien de la tienne. Si je te parais être une connasse de petite princesse, pour moi t’es juste un gars paumé qui savait pas quoi branler de sa vie ; qui s’est dit qu’être chasseur ça pouvait rapporter des ronds et étancher ta soif de violence. T’es juste un con, Abel. Ni plus ni moins qu’un con. Et tout aussitôt après, le choc. Viande percutée quand l’attention dérive et délire. Un brun trop grand qui me fait lever le minois. La main bandée s’avance et vient essuyer les gouttelettes d’alcool. Le buste se recule par réflexe, cherche à fuir le contact même à travers une pièce de cuir. Je fais un pas en arrière, puis deux avant de regagner le bar. Un whisky pour moi et la même chose pour lui. La bouteille de vodka s’avance et je porte mon attention sur ses traits.
Tu savais que l’alcool que tu bois en dit déjà trop long sur toi ? Que la vodka pure, c’est pour ceux qui aiment être ivre rapidement comme s’ils avaient besoin de ça pour s’amuser ou profiter de la soirée. Ça fait de toi une personne instable et tourmentée. Alors, j’ai bon ou pas ?
Réflexions sagement muselées et les babines s’étirent en un sourire bizarre. Moi je comprends rien aux gens, je sais pas lire dans les regards ou dans les gestes et je comprends jamais les mots qui se cachent derrière d’autres. Mais je sais, ouais j’arrive à deviner qui t’es rien qu’en regardant ce que tu bois.

L’ambre est porté aux lèvres quand Abel se décide à ouvrir sa grande gueule. Les mots lâchés comme des missiles me percutent et me filent la gerbe. Y a le verre qui claque sur le bar – le mien - et le brun qui le sèche. Les ricanements d’Abel crèvent dans sa gorge quand il constate que Diego se fait enchainer salement. Il ouvre la bouche mais je lui laisse pas le temps de cracher ses conneries.

« Tu m’emmerdes. Me semble que j’fais encore ce que j’veux ! »

Même si le ‘ce que je veux’ implique un macchabée.
Il grogne un peu, s’apprête à répliquer quand l’agitation autour lui fait tourner la tête. Au sol, dans une flaque de sang gît Diego complètement KO. Alors Abel il en oublie les saloperies qu’il a envie de me claquer à la tronche, il en oublie qu’il a envie de me pousser dans mes retranchements pour que je lui saute dessus. Et il détale, pousse les gens pour récupérer son collègue et ami. Moi j’hésite à lui filer un coup de main, pas parce que je les aime bien, juste parce que j’aime pas parler, m’étaler, poser des questions cons du genre ‘Alors qu’est-ce qui t’amènes là ?’ ouais parce que je sais déjà que c’est pas pour la qualité des boissons, les serveuses aux jolis petits culs puisqu’elles sont absentes. Il est là pour parier ou se battre. La déduction se fait à cause des bandages. T’es juste là pour te battre. Et arrive la curiosité, les pourquoi et les comment.
Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu viens cogner des bouffons ? Ça te donne l’impression d’être encore vivant ? Parce que la douleur te raccroche au tangible ? Ou alors c’est un passe-temps, du genre tu savais pas quoi foutre un soir et tu t’es dit qu’aller défoncer de la barbaque ce serait cool. Les spéculations en réponse à mes délires. La main se lève, demande muette auprès du chauve pour qu’il me resserve un verre. Encore. Boire pour ne pas avoir à parler, à répondre, à mentir.
Et la question, toujours, qui tourbillonne et fuck la psyché. Ce pourquoi que je ne sais pas, que je voudrais savoir, possiblement comprendre. Et je pourrais te dire que moi,  je préfère de loin vider des chargeurs entier dans des cibles en mouvement. Que ça me fait triper d’imaginer le visage des gens, figé dans leur dernière expression avant de succomber. Ils sont laids. Toujours laids. Jamais serein comme on pourrait l’imaginer.

« Tu viens souvent ici ? Pourquoi ? »

Pour l’ego, pour le sang, pour la vodka, pour voir des gens ?
Le pourquoi sans même vouloir connaître son prénom. Sans même ressentir le besoin de le savoir.
Et au loin, Diego claudique jusqu’à nous, la face tuméfiée et pleine de carmin. Il vient s’échouer sur le tabouret branlant qui ne demande qu’un peu d’aide pour perdre un pied ou deux ou trois.

~~~~

Et ça le dérange, Abel, de voir le brun encore là. Ça le dérange grave. Parce que s’il a ramené Blondie, c’est pas juste pour le plaisir de lui offrir un verre. Il a bien capté qu’elle n’était pas réceptive à la parlotte. Alors en bon connard, il s’est dit qu’à force de l’emmerder, elle craquerait. Après tout, il en a rien à foutre, lui, que ça commence par de la haine s’il arrive à la serrer dans un coin. Alors qu’elle prenne le temps de discuter avec un foutu macchabée quand elle lui accorde des onomatopées la plupart du temps, ça le fait vriller.

« Vas-y bouge de là, t’as pas autre chose à foutre que de discuter avec une recrue de l’Elit ? T’sais le genre qui viendra te couper ta tête de mort là, si un contrat tombe sur ta gueule. » aboie-t-il.

Et ça le fait rire, d’un rire gras et dégueulasse. La provocation en guise de lame qu’il pante, plante et plante dans l’espoir qu’il détale plus vite.

~~~~

Et le poing décroche la droite méritée, percute la pommette à m’en défoncer la main. Parce qu’il est con, Abel. Vraiment con. Il balance un statut comme on balancerait un appât. C’est pas possible d’être aussi bête putain. T’aurais dû le dire encore plus fort parce qu’ils ont pas dû t’entendre au fond… Putain. PUTAIN ! Comme si le fait de gueuler au monde qu’on est des recrues pouvait être bénéfique. A quel moment c’est possible ? A quel moment tu crois qu’on va s’en sortir pépouze alors qu’on est les prochains traqueurs de leur race, fuck Abel, FUCK !

« T’es sérieuse Eir’ ? T’es sérieuse putain ? Tu défends un gars déjà mort au lieu de défendre ton frère d’armes ? Y a quoi dans ta tête de blonde ?!
-Va t’faire foutre, fuck. »

Et je m’approche à son oreille quand il saisit mes bras bêtement de peur que je recommence.

« Tu crois qu’ils vont pas avoir envie de nous buter, ceux qui ont entendu ? Tu réfléchis dans ta cervelle de moineau ou c’est trop te demander ? » Crache-je les dents serrés.

Et les avant-bras se balancent, se dégagent de l’emprise avant de le repousser. Les paumes claquent sur le torse et il valdingue tout juste, se rattrape. Il fulmine.

« Toi et moi, viande froide là-bas, dans l’arène. » assène-t-il en rage.

Je pousse un soupir désespérée. Pas que j’en ai quelque chose à foutre qu’il se prenne une dérouillée mais quand même… J’vais avoir l’air de quoi moi, s’ils s’entretuent et qu’on me demande ce que je foutais ? La main se pose sur son bras.

« J’crois pas que ce soit nécessaire Abel.
-Le gagnant remporte une danse de Blondie – il murmure à mon encontre - alors chauffe toi pour moi bébé.
-J’suis pas ton jouet putain.
-Allez fais pas genre, tout le monde sait ce que tu faisais avant. »

Je me raidis, les pensées carburent et s’entrechoquent. Ça chavire à l’intérieur et pète le myocarde.

« Ok. »

Un ok sans saveur, sans rien autour. Un ok, las.
Alors c’est ce que j’suis pour vous, une gogo danseuse en reconversion ? J’vais t’en filer moi, de la danse…






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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Mar 29 Aoû - 3:19

Pauvre, pauvre petit Abel, à deux contre un, qui allait répondre à Ethan mais qui se fit aussitôt rembarrer par la blondinette revêche. Le sourire goguenard du vampire s'élargit un peu plus. C'était toujours marrant de voir un connard prétentieux se faire enchainer. Ethan étant lui-même un connard prétentieux, il le savait bien.
Et Abel voulut encore rétorquer, mais son pote était au sol, à moitié dans les vappes. La recrue s'éloigna vers l'arène afin de lui porter secours.

- "Mets pas la langue pendant le bouche-à-bouche, gamin !" Lui lança Ethan avant de rire. Merde, il avait perdu trop de temps avec cet empaffé. C'était quasi-criminel de s'interesser à un peigne-cul comme lui, au lieu de donner de l'attention à la belle blonde tatouée. Ethan se tourna sur son tabouret pour lui faire face à nouveau. Elle n'était pas partie secourir Diego. Elle était toujours assise près de lui. Un bon point ! 
Maintenant qu'ils étaient tranquilles, sans se rentrer l'un dans l'autre, sans vanner un batard hargneux, sans que les longs cheveux ne cachent une partie du visage de la fille, il put mieux la regarder. Oui, elle était était définitivement charmante. Il avait remarqué une petite pointe d'accent lors de leur premier échange de mots. Il put enfin reconnaître l'accent de l'Eire lorsqu'elle le questionna. 

- "Tu viens souvent ici ? Pourquoi ?"
- "Parceque y a jamais rien de bien à la télé." Répondit-il, toujours en souriant légèrement. La vraie réponse était simple et complexe à la fois. C'aurait été trop long d'expliquer qu'il avait grandi dans la violence, que c'était son moyen d'expression privilégié, qu'il n'avait connu que ça. Trop ennuyeux de parler de lui, de sa vie pourrie, des amis perdus, de son père violent. Trop chiant de théoriser sur ses sentiments, sur le plaisir de sentir son poing percuter des machoires, sur sa volonté de dominer pour ne plus jamais être dominé. Pourquoi faire compliqué quand on pouvait faire simple ?
- "Parce que j'aime ça." Compléta-t-il, plus honnête. "Et toi, mon ange, pourquoi t'es là ce soir ?"

Et alors que la rebelle répondait, le grand perdant, Diego le (moyennement) magnifique, vint s'asseoir sur un tabouret non loin d'eux. Le vampire daigna regarder Abel qui le zieutait furieusement. C'était visible comme le putain de nez au milieu de la putain de figure que le gars crevait de jalousie. Ethan était assis trop proche, discutait trop, avec un trophée que la recrue voulait pilonner. La haine qui irradiait d'Abel était un carburant puissant qui alimentait la confiance et la prétention du vampire. Oh, comme il aimait être detesté par des cons <3...

- "Vas-y bouge de là, t'as pas autre chose à foutre que de discuter avec une recrue de l'Elit ? T'sais le genre qui viendra te couper ta tête de mort là, si un contrat tombe sur ta gueule." Jappa Abel, encore en mal de supériorité masculine.

Derrière son sourire, les machoires d'Ethan se crispèrent. Si ce que le roquet venait de dire était vrai, une donnée nouvelle s'ajoutait à l'équation. Ce trio de recrues était autre chose que de simples humains. Ils appartenaient à une organisation obsolète et remplie de teignes revanchardes qui rendaient justice à leur manière. 
Il allait retorquer quelque chose quand il vit un poing s'ecraser sur la gueule d'Abel. Le regard d'Ethan suivit le bras enveloppe de cuir, remontant jusqu'à l'épaule, pour finir sur le visage et les yeux rageurs de la recrue blonde de l'Elit. Il eut un petit rire. Ça, c'était le genre de langage qu'il aimait.
Il sirota sa vodka, regardant la petite sitcom qui se jouait devant lui. Une bonne petite scène d'engueulade, avec comme personnage principal, une charmante chasseresse qui mettait à l'amende une personnage extrèmement secondaire. Décidément, c'était pas sa soirée, à Abel. Il se faisait tellement sécher de partout qu'il allait plus jamais être mouillé de sa vie.

La volée de bois vert qu'il se prit par Eireann fut la goutte d'eau qui fit deborder le vase fragile de son ego. C'en était trop. Il était tel un gros sanglier, acculé, cerné, après une chasse à courre de vannes et de coups. Il joua sa dernière carte, celle qu'Ethan attendait, le brelan du mâle que le vampire voulait voir plus que tout. Les mots résonnèrent, doux comme un poême aux oreilles du mort.

- "Toi et moi, viande froide là-bas, dans l'arène."

Oh, baby. Bingo.

- "J'attend que ça, branle-bite, mais tu fais que jacter depuis tout à l'heure." Répondit Ethan qui finit sa vodka cul-sec avant de se lever et de faire quelques pas vers l'arène. 
Il se tourna lorsqu'il vit qu'Abel ne suivait pas. La rebelle tatouée essayait de le résonner, mais c'était trop tard. Le roquet ajouta même un prix, et pas des moindres : une danse de la chasseresse. Ethan regarda Eireann de bas en haut et passa sa langue sur ses canines en souriant, ce qui eut le don d'attirer un autre regard assassin d'Abel.
Encore libre de choisir si oui ou non elle souhaitait être objectifiée par deux amas de testostérone, Eireann accepta d'être le premier prix de cette joute. Bien sûr, le "Ok" de la demoiselle sonnait triste et résolu... Mais malheureusement, Ethan n'était pas assez galant pour avoir la décence de refuser une telle récompense : émasculer un connard et gagner une danse ? Un peu, mon neveu.

Le vampire s'approcha du gérant du ring et lui glissa un mot, demandant s'il était possible de faire son combat contre Abel tout de suite. Le gérant grogna un peu, mais leur laissa le champ libre. Les deux adversaires entrèrent dans l'arène. 
Plus que jamais, Ethan était dans son élément. Dans son esprit se jouait une infinité de scénarios, tous le donnant vainqueur. L'Abel dans sa tête avait beau essayer n'importe quel coup, Ethan parait et rendait au centuple. Maintenant, il suffisait simplement de mettre en pratique ce qu'il y avait dans son cerveau, rien de très compliqué !

- "Prêt à couiner, machabée ?" Fit Abel, roulant des muscles.
- "Krr. C'est mignon." Répondit Ethan, faisant craquer ses doigts. "C'est exactement ce que j'ai demandé à ta mère avant que j'la baise."
Abel fronça les sourcils et grogna, définitivement soulé de se faire enchaîner.
- "Je v-" le reste de sa phrase fut un gargouillis étouffé. Ethan s'était rué vers lui et l'avait saisi à la gorge. "-vvaarglargh-"
- "Ooh. Et là tu sonnes comme ta mère quand elle s'étouffe sur ma bite. Ça aussi, c'est mignon." Conlut Ethan avant de filer un coup de tête à la recrue de l'Elit, lui lachant le cou pour lui laisser tout le loisir de tituber en arrière.

Le vampire emot un petit sifflement lorsqu'il vit Abel se ressaisir assez rapidement. Hé, après tout, c'était pas un humain ordinaire, non ? Tant mieux, ça rendait le combat un peu plus interessant. Ce fut au tour de son adversaire de se ruer sur lui. Il tenta de placer un, deux, trois coups de poing, que le vampire encaissa, les bras levés en position de défense. La recrue décocha un coup de pied qui atteignit Ethan à la cuisse, le faisant grogner et baisser sa garde. Abel savait se battre et eut le reflexe d'utiliser cette faiblesse. Un poing s'abattit sur la joue d'Ethan. Il grogna. Son sourire s'élargit. Bien, ça démarrait enfin.
Les deux hommes se battirent avec plus d'ardeur. Abel se défendait, mais pas assez bien. Pour chaque coup paré, Ethan lui en collait deux autres. Plusieurs fois, la recrue de l'Elit se retrouvait au sol, laissant involontairement le temps au vampire prétentieux de parader, excitant la foule. Et à chaque fois qu'Abel se relevait, il se prenait une nouvelle pluie de coups. 

Après une balayette d'Ethan, la recrue se retrouva à quatre patte, haletant et toussant.
- "Allez, couine, cochonnet, comme maman !" Lui hurla Ethan, souriant tous crocs dehors, avant de lui carrer un coup de pied au cul.
- "Mon ange !" Cria le vampire d'une voix puissante, couvrant les cris de la foule, regardant Eireann. "Tu m'en veux si je te le fous dans les vappes ?"
- "P-putain, le suceur-" haleta Abel. "J'vais te dé-"
Il ne put finir sa phrase. Ethan venait de lui coller un coup de pied à l'arrière de la tête, ce qui acheva de le mettre K.O.
- "Ferme ta vieille gueule." Grommela le vampire qui fourra sa main dans sa poche pour sortir une clope de son paquet et l'allumer. Il sortit de l'arène et se planta devant Eireann pour réclamer sa récompense.

- "Une danse pour le preux chevalier ?" Demanda-t-il, soufflant un nuage de fumée de cigarette.
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Ven 1 Sep - 1:02

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


« Pour boire du whisky bon marché. »

La seule réponse qu’il obtiendra à cette question. Ce pourquoi je suis là. Parce que la vérité, je ne sais plus vraiment les raisons qui m’ont poussé à venir jusqu’ici. Par orgueil très certainement. Pour faire comme les autres, pour se noyer dans la masse et ne plus être le petit électron libre que tout le monde pointe du doigt parce qu’elle est différente. Parce que j’ai tout à prouver, plus que les autres même pense-je amèrement. Parce que c’est ce qu’on récolte quand on a partagé la vie d’un paria, d’un chasseur déchu de ses droits et qui n’a aucune tombe. Parce que certains chasseurs me connaissent, pas pour mes exploits ni pour la précision de mes tirs mais parce que je dansais pour eux. Et parfois, ouais parfois, je leur tenais compagnie, en restant là assise sur leurs cuisses à les écouter raconter leurs histoires abracadabrantes. Pour passer le temps. Un temps qu’ils payaient. Alors ouais, j’aimerai qu’on pense à moi autrement qu’en tenue minimaliste, que pour mes jeux de jambes et ma poitrine qui dégueule de mon chemisier. Voilà pourquoi je suis là, ouais, voilà.
Abel est aussi têtu qu’une mule, se prend pour le roi du monde et s’octroie même le luxe de me prendre comme trophée. J’ai envie de le cogner moi-même. De rentrer dans l’arène et de lui éclater la gueule juste pour lui rappeler que je suis pas un putain de jouet. Que je suis sa sœur d’armes et qu’il n’a pas à ouvrir sa putain de gueule. Mais il s’en branle, persuadé d’avoir le dessus. L’ego, un si petit mot qui cause la perte de bien des hommes et lui… Lui il déroge pas à la règle.

~~~~

Abel il aime pas les petites merdes de vampires. Ces suceurs, il ne pense qu’à leur trancher la tête comme on le lui a si bien appris durant des heures et des heures. Alors il attaque, cherche son honneur dans les coups qu’il donne et que fatalement il reçoit. Les dents serrées il grogne et il cogne et il en a rien à foutre de la blonde, rien à foutre de son pote. Il est blindé de cette colère, celle qui lui fait commettre des erreurs de placement, la garde trop basse alors qu’il cherche à causer pour déstabiliser son adversaire. Mais le vampire en a déjà cogné des plus balaises que lui et il en a entendu caqueter tout autant. Il a le désavantage Abel et il le sait. Le désavantage stupide d’être poussé par la colère qui vient lui nouer les tripes et qui le font échouer encore, encore et encore. Il pourrait presque entendre son mentor là, juste là, lui murmurer que la rage n’est pas nourricière, qu’elle est stupide et qu’elle affaiblit ; qu’elle empêche le bon jugement, qu’elle voile la face, qu’elle gangrène la raison. Ouais il entend mais il n’écoute pas. Trop aveuglé par ses propres ressentiments pour cette race qu’il exècre. Il se pavane dents longues, il jubile à sa victoire toute proche mais Abel n’a pas dit son dernier mot. Parce qu’il veut finalement la blonde et la monnaie des combats. Il veut prouver et se prouver surtout qu’il peut y arriver. Il veut l’honneur et les acclamations du public. Mais rien à faire. Le vampire le sèche, l’aligne et il capitule. La tête dodeline et le corps s’effondre comme une masse sur le sol poussiéreux et dégueulasse. Il n’aura que les contusions et le fer en arrière-goût. Que l’amertume et son orgueil froissé. Parce qu’il a perdu, parce qu’il a été battu par un putain de macchabée. Et il pense au bruit que fera sa tête lorsqu’elle roulera sur le sol. Parce qu’il se fait la promesse de le retrouver en se foutant bien d’être loyal, d’être à armes égales.

~~~~

La violence en refuge, un berceau habituel pour y avoir passé de trop sombres années. Et je les regarde se battre. L’un pour le plaisir et l’autre pour défendre cet honneur qu’il a déjà perdu. Ouais je les regarde sans éprouver la moindre satisfaction, du dégoût tout au plus. Abel a beau être un débile, un minable, un gars qui pense avec ses muscles, il n’empêche qu’il est un frère d’armes. Le genre sur qui je dois pouvoir compter si tout va mal et inversement. Parce que je les connais par cœur les règles de l’Elit. J’en connais les bases, le respect toujours, l’entraide quoi qu’il advienne. Pire qu’un mariage, jamais pour le meilleur, toujours pour le pire. Et il tombe au sol Abel, cette fois pour ne plus se relever. Et il jubile le vampire, ouais il s’approche avec cet air conquérant, celui que portent les gagnants. Les babines étirent un sourire crispé. Tu m’as bien regardé, en vrai ? J’ai l’air d’un un lot, un prix, un trophée ? Tu crois que je suis le genre de grosse peluche qu’on gagne à la fête foraine et qu’on refourgue dans un coin parce qu’en fait on sait pas trop quoi en foutre ?

« Chevalier, hein ? Et t’as perdu ta monture le brun ? »

La cigarette est arrachée à ses lèvres et balancée par terre. Et encore, estime toi chanceux que je te la crame pas direct dans la gueule pour l’éteindre.
Les phalanges accrochent le poignet et l’ordre claque entre les lippes « Viens. » Il est tiré, Ethan, les pas empruntant une artère où personne ne semble décidé à aller, bien tous trop enthousiasmés par le prochain combat. Et je le pousse contre la paroi de pierres défraichie. Je recule d’un pas puis deux. Le cuir glisse le long des bras et retombe sur la terre battue. Les yeux se plissent et les hanches s’animent. Les doigts fins glissent sous le tissu, trouvent la peau. Cette peau lisse couverte d’encre qu’il ne peut que voir à défaut de pouvoir la toucher. Et la distance est réduite, mes paumes caressent et flattent la musculature. Inconditionnelle joueuse, la croupe frotte l’entrejambe, s’offre à travers le jean quand il reste docile. Le débardeur est retiré pour lui offrir la vue imprenable sur des monts qu’il n’a toujours pas le loisir de toucher. Et le coton glisse derrière sa nuque, l’attire à mes lèvres jusqu’à effleurer les siennes. Un geste vif et le coton s’enroule autour du cou, le bloque et la joue se pose à la sienne pour murmurer à son oreille.

« Moooh chéri. Désolée, c’est déjà terminé. La prochaine fois que t’as besoin d’une danseuse arrange toi pour vraiment la payer ça évitera qu’elle ait juste envie de te tuer. »

Et tout est lâché, le vampire est repoussé quand les fringues reviennent sur ma carcasse. Diego se ramène, siffle en me voyant me rhabiller.

« Ah ouais t’es comme ça Eir’, sérieux wooooow !
-Vas y ta gueule on t’a cogné trop fort le coin de la gueule tu vois pas clair.
-Ouais c’est ça ouais. Tu te tapes un mort fuck t’es dégueulasse !
-Putain Dieg’ j’te jure boucle-la. Genre boucle-la vite.
-Ah ouais ? Prouve-le. Prouve-le que t’es pas qu’une putain qui profite de l’Elit, vas-y bats toi contre lui, on cogne pas celui qu’on baise alors wesh t’attends quoi ? »

Oh, je disais quoi déjà ? Jamais pour le meilleur, toujours pour le pire ? Ah ouais. Un truc comme ça. Et le poing part, éclate le nez déjà amoché et Diego il tombe à genoux, les yeux larmoyants - typique d’un coup reçu dans le pif. Il couine fort, se tortille en gardant sa main sur son visage comme si tout allait tomber s’il lâchait.
Et on scande des noms dont le mien. De toute évidence on m’attend dans l’arène quand j’ai juste envie d’me barrer.

« C’est toi, putain c’est toi ? »

Et comme il répond pas assez vite Diego, préférant gémir, le bout de ma godasse vient cogner ses jambes. Il se met à ricaner comme une fucking hyène !
Je comprends tardivement que mon adversaire c’est lui, le vampire. Fuck fuck fuck fuck.
Il me semble percevoir un sourire carnassier en matant le dents longues ou alors j’hallucine complet. La pression, l’impression d’être prise au piège quand le prénom est répété encore encore et encore dans une énergie presque euphorisante. Et j’y vais, ouais, j’y vais dans cette putain d’arène en sachant pertinemment  que je suis nulle à chier au corps à corps et qu’il va me déboiter.
S’il parle je n’entends rien. Rien d’autre que le sang qui bat dans mes tempes. La concentration puis le silence en seule réponse à ses mots. Il y a d’abord les esquives. Je suis plus petite plus rapide, ouais, contre un humain. Contre un putain d’humain, pas contre un vampire. Et trop vite les premiers coups arrivent, je titube légèrement, frappe sans trop savoir où ni comment. Parce que la vérité, tu pourrais bien te mettre à courir dans une forêt que je suis à peu près certaine de réussir à te décocher une balle tout droit dans ta boîte crânienne. Mais ici c’est pas mon terrain de prédilection quand ça semble être ton terrain de jeux…
Y a les « oooh » et les « aaaaah » ou encore les « ouuuh » des spectateurs en délire. Et la concentration se dérègle quand il me semble entendre des « fous là à poil ! » instinctivement la recherche de la voix et indubitablement le coup qui n’est pas paré et qui amoche.
Et bientôt je n’arrive plus à les rendre, n’en trouve plus la force. La douleur irradie, défonce le visage et les côtes. Les voix autour s’éloignent jusqu’à disparaitre il n’y a qu’un bruit blanc, strident, discontinu. Et une lumière vive qui aveugle et qui renverse. Il me semble tomber dans du coton, au ralenti, comme des un putain de film. Mais dans la réalité, dans cette réalité c’est juste mon corps qui cède, qui lâche et qui s’étale sur la dalle de béton. Le sang partout, les côtes fracturés qui rendent la respiration douloureuse et sifflante.

Et peut-être bien que c’est comme ça que ça devait se terminer. Une fin digne de celle que j’étais, rien. Juste rien. Une anonyme dans un tunnel. Un prénom qui sera trop vite oublié. Parce que je ne suis pas quelqu’un, pas même considérée comme une recrue par les autres. Et c’est pas grave, on s’en branle en vrai. C’est difficile que pour ceux qui restent…

~~~~

Abel il s’est relevé, il a vu lui, le combat inégal se dérouler sous ses yeux. Et à peine le corps d’Eireann tomber au sol, il a poussé, et s’est précipité. Le pouls faiblissait déjà et l’horreur se peignait devant ses orbes. Alors il a gueulé Abel, ouais. Il a hurlé comme un damné.

« Tu vas crever !! Quand elle reviendra pas, ils vont tous venir te chercher connard, ils vont te traquer et te buter espèce de chien. »

Et il se met à rire, d’un rire totalement dément.

« C’pas elle que t’aurais dû buter. Tu sais pas qui elle est le macchabée. Tu vas regretter oh ouais putain, tu vas regretter quand t'auras tout l'Elit au cul mon gars. »

Mais il est dégagé par des gros bras, Abel. Parce qu’il a rien à foutre là, sur le ring improvisé. Et il est foutu dehors à coup de pied au cul avec Diego qui s’en branle un peu, lui, du sort qui a été réservé à Eireann.






_________________
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I just sort the ashes and the pain will fade away. Leave with hungry passion it's the price we had to pay…Sometimes love is ours to burn at times.


Dernière édition par Eireann Campbell le Sam 2 Sep - 0:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Ven 1 Sep - 17:53

- "Chevalier, hein ? Et t'as perdu ta monture le brun ?" 
La blonde avait répondu à son trait d'esprit par un autre et avait ponctué sa répartie en arrachant sa cigarette pour la jeter, ce qui fit sourire le vampire. Elle lui attrapa ensuite le poignet, lui donnant un ordre auquel il voulut obéir. Quelle magnifique soirée...

Eireann l'entraîna dans un recoin à l'écart et le força dos au mur. Ethan était un habitué des strip clubs, de ce genre de danse particulière. Et il y avait une règle d'or qui s'appliquait dans l'écrasante majorité de ces endroits peu recommandables : Pas Toucher. Bien que le vampire n'aimait pas les lois et préférait faire comme bon lui semble, il avait une tendre affection pour cette règle-ci. Elle ajoutait un parfum d'érotisme, une limite à ne pas franchir qui enflammait le désir. Une forme de douce torture, mais également une forme de défi : il avait déjà réussi à charmer des danseuses. Attention, sans l'hypnôse du vampire, sinon le jeu était trop facile et n'avait plus d'intérêt ! Mais c'était un beau défi qui se jouait par un regard enflammé, le glissement d'une langue le long des lèvres, un mouvement des hanches qui promettait tant. Et si la partie était gagnée, la danseuse avait ce petit sourire qui en disait si long, et chuchottait un "Je finis dans 30 minutes. Attends-moi sur le parking" doux comme de la soie. 
Connaissant donc la règle, Ethan glissa ses mains dans les poches arrières de son jean pour les tenir en respect et laisser la blonde sculpturale lui offrir cette jolie récompense. Le moment etait doux malgré la rudesse du lieu, et la belle jouait le jeu, bonne actrice. Elle donnait vraiment l'impression d'apprecier ce moment. Ses jolies mains le touchèrent quand lui n'avait pas le droit de rendre la pareille. La rebelle se retourna, et sa croupe se pressa contre ses hanches, son entrejambe. Il renversa sa tête, l'appuyant contre le mur de brique, fermant les yeux, souriant toujours. Lorsqu'elle retira son débardeur, révélant tant et plus de cette peau tatouée, Ethan rabattit la tête pour tout voir. Ses mains enfermées dans ses poches eurent un soubressaut, voulant sortir, voulant toucher, attrapper. Elle lui fit un collier, passant son haut derrière le cou du vampire. Ses lèvres, si proche... Le collier se serra soudain, le tenant en respect. Par reflexe défensif, ses grandes mains s'échappèrent des poches et s'arretèrent à quelques centimètres des hanches fragiles qu'il pourrait broyer. Et à son oreille, un délicat mais si cruel murmure, annonçant la fin de la danse en une phrase vilaine ! Moooh en effet. Un million de Moooh.

Diego revint et se permit à nouveau de faire la morale à la chasseresse, l'encourageant aussi à coller une rouste au vampire sur le ring. Cette intervention lui valut un coup de poing ravageur qui lui explosa le nez. Ethan eut un rire alors qu'il se décollait du mur, encore echauffé. De loin, il vit Abel qui discutait avec le gérant de l'arène. Le chasseur et le géant le regardèrent après qu'Abel l'eut pointé du doigt. Puis regardèrent Eireann.
Ah. Bon.

Il adressa un sourire à la blonde qui semblait déboussolée, electrisée par la foule scandant son nom. Le vampire s'était attendu à ce qu'elle fasse preuve de jugeotte, qu'elle annule le combat. Mais elle devait être fière, peut être aussi fière que lui. Brave aussi, se disant sans doute qu'une future chasseresse ne devait pas fuir et qu'elle devrait relever de bien pires défis durant sa vie chaotique. Abel ne s'etait pas défilé, lui. Quelle genre de chasseresse allait elle être si elle se laissait impressioner par un combat contre un vampire ?
Quant à lui, Ethan n'allait pas faire l'erreur de la sous-estimer. Il l'avait vue ouvrir sa gueule, certes, mais il l'avait aussi vue frapper ses collègues. À ceux qui pourraient dire qu'Ethan n'avait pas d'honneur et que c'était scandaleux de frapper une femme, le vampire répondrait qu'ici c'est Salem et qu'il pourrait leur présenter des femmes, avocates ou catins, qui pourraient les démolir en deux-deux. Le surnaturel avait fait son coming out, la révélation avait mis à jour des filles et des femmes aux crocs pointus qui n'avaient plus à se cacher pour décoller une tarte et faire faire trois tours dans leur slip aux chevaliers servants. Il n'était pas très calé en ce qui concernait les chasseuses, mais il supposa qu'une recrue ne devait pas être n'importe qui.

- "Si tu gagnes, c'est à moi de t'offrir une danse." Fit Ethan, essayant de sortir Eireann de sa torpeur, sans grand succès. Elle semblait un peu perdue, mais également très décidée, une lueur combative et un peu vacillante dans ses yeux écartés. Une biche gracieuse prise dans les phares d'un camion sur une route de nuit.
Ethan commença le show, tentant de carrer quelques coups de poing qu'Eireann esquiva. Intéressant ! Finalement, un coup de pied porta, puis un coup de poing, encaissés par la blonde. Elle toucha elle aussi, atteignant le vampire au menton et dans le ventre.
La recrue se laissa distraire par les hurlements de la foule, ceux dont Ethan avait l'habitude.
- "C'est ici que ça se passe, mon ange." Dit-il doucement rien que pour elle avant de lui assèner une claque du revers de la main. Peut être que ce combat pourrait être une leçon à la dure, à ajouter à tous les entraînements qu'elle devait déjà subir avec ces pisseuses de chasseurs. 
Eireann faiblissait, chancèlait, du sang coulait sur l'encre, teintant sa jolie peau. Ethan continua de frapper, parceque dans cette vie de merde, aucun combat n'était réellement juste. Lorsque la chasseuse tomba au sol, les coups céssèrent, le jeu était fini.

Ethan s'accroupit à côté d'elle et lui donna quelques légères tapes sur la joue et ne reçu qu'un grognement en réponse. Une main saisit son épaule et le bouscula, le faisant tomber sur le cul. La recrue Abel s'agenouilla à côté de sa collègue, vérifiant son pouls, une expression de panique s'emparant de lui. Ce fut sans doute cette panique qui poussa l'homme à gueuler sur le vampire, le menaçant ouvertement, faisant planer sur lui de possibles représailles. Ethan eut tout juste le temps de lui glavioter du sang au visage dans un dernier défi avant qu'Abel se fasse embarquer par les vigiles du ring. Le gérant s'approcha et se pencha avec l'intention d'attraper la blonde et de la tirer hors de là.
- "C'est bon, je m'en occupe." Lui dit Ethan, tirant une cigarette de son paquet.
- "Nan. C'est à nous de le faire. On connait des docteurs." Répondit le gérant, tentant de repousser Ethan qui s'était rapproché. Pour les combattants vaincus, soit on appelait des médecins qui posaient pas de question. Soit on les lachait devant l'hôpital. Soit on creusait des trous. Ethan ne sut pas trop ce qui le poussa à grogner violemment en retour.
- "J'ai dit : Je m'en occupe."
Le gérant leva les mains comme faisaient les joueurs de foot qui voulaient se dédouaner. Il s'éloigna. Quelques curieux restaient autour du ring, regardant Ethan qui souleva la combattante, la portant comme une mariée, se dirigeant vers une pièce à l'écart.

Le vampire était un peu perdu et ne savait pas trop ce qu'il faisait. Il avait l'épée de damoclès de l'Elit au dessus de sa tête, mais là, tout de suite, il en avait un peu rien à foutre. Et si une armee de chasseurs se lançait à sa poursuite, alors il mourrait, mais pas sans se battre. Mais, il devait essayer de reflechir calmement. La pièce à l'écart était le bureau du gérant. Il n'y avait qu'un bureau bancal avec sa chaise, un petit casier de rangement, et un canapé usé, d'un vert passé. Ethan connaissait à peine le gérant, mais si celui-ci venait se plaindre de cette intrusion, il se prendrait une bonne petite mandale vampirique et irait voir ailleurs.
Il allongea Eireann sur le canapé trop petit. Il tira la chaise de derrière le bureau et s'empara d'une bouteille d'alcool dans le casier. Il s'assit, faisant face à la recrue. Il souffla un nuage de fumée avant de prendre une lampée. Il lécha un peu de sang de sa lèvre, prenant le temps de penser. Il aimait les défis, c'était certain. Mais, dans la plupart des défis, on connaissait certaines données : ce qu'on risquait, ce qu'on avait à gagner, si ça allait être ardu... Il connaissait mal l'Elit Daemonia. Il avait entendu des histoires, des marrantes comme des flippantes. Certains disaient que mordre un chasseur était fatal, d'autres disaient que les recrues mâles se faisaient castrer. Vrai ou faux, Ethan ne savait pas. Mais ce qu'il savait, c'est que c'était peut être judicieux... Peut être judicieux de faire preuve de bon coeur, à défaut d'en avoir un qui était mort. 
Oui bien sûr, il était celui qui avait mis la recrue dans cet état là, mais elle était majeure, vaccinée, et libre de ses gestes. Elle était entrée dans l'arène en connaissant les risques.
Oui bien sûr, il pourrait redonner la recrue au gérant pour qu'il fasse venir un médecin. Mais des marques resteraient. Les hématomes seraient mal traités et laisseraient des bosses de chair ça et là pour toujours. Un si joli corps, quel dommage... Les côtes cassées soigneraient mal et laisseraient peut-être des sequelles qui compromettraient son ascencion au sein de l'Elit. Une furie tatouée si combattive, quel dommage...
Oui bien sûr, il pourrait la tuer. Mais après, quoi ? Un défi avec trop de données inconnues, combien de chasseurs revanchards, forts ou non ? Et un engrenage, peut-être, en tuer un pour que deux autres rappliquent, ainsi de suite, de plus en plus forts. Et à un moment, plus forts que lui. Et il mourrait, et ce serait tant pis.
Mais... Il pouvait ranimer. Sans bosses, sans sequelles. Il pouvait parier, il aimait ça. Prendre un risque. Réparer les chairs meurtries pour avoir une meilleure ennemie. Une recrue qui lui serait plus ou moins redevable. Du peu qu'il avait vu d'elle, elle le haïrai sans doute, lui reprocherai peut-être la dérouillée qu'elle avait pris. Mais il resterai le fait qu'il l'aurait aidée et que, si un jour il avait besoin d'information, d'un renseignement, il ne trouverait peut-être pas une bouche muette et des yeux qui n'avaient rien vu.

- "Ouvre la bouche, mon ange. Voilà le docteur." Fit Ethan d'une voix qu'il essaya de rendre rassurante. Ses crocs transpercèrent son poignet, perçant les veines. Il tendit le bras, laissant le sang goutter a gros filet sur les joues, les lèvres serrées d'Eireann, mais pas dans sa bouche. Elle protestait faiblement, remuait sa jolie caboche, gigotant ses belles guiboles, ses adorables mains aux jointures pétées poussant sur le torse du vampire.
- "Shh, mon coeur, non-" Chuchotta-t-il, essayant de faire de son mieux, mais elle restait combattive même dans la douleur. Aux grands maux, les grands remèdes. Sans forcer, en essayant de rester aussi doux qu'il pouvait l'être, il lui saisit les joues, les prenant dans l'étau de ses gros doigts, la forçant à faire une bouche de poisson qui l'aurait fait sourire s'il n'était pas en train d'essayer de viser son gosier. Enfin, le sang mort qui allait faire revivre ses chair lui coula dans la gorge.
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Sam 2 Sep - 3:24

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


Et je me souviens plus les pourquoi et les comment beaucoup trop loin, absents. Il n’y a que les paupières trop lourdes et la douleur partout au corps. Celle qui fait grimacer a peine l’idée germe qu’il faut bouger. Un sifflement strident aux oreilles et l’étau entre les tempes. L’air devenu trop rare que je cherche en ouvrant la bouche, avalant par petite gorgée parce que les côtes pétées font mal à chaque gonflement de poumons. Le ferreux aux lèvres qui me filent la gerbe. Les pensées se disloquent, s’échouent quelque part sur la dalle bétonnée. Je veux parler, dire quelque chose mais je geins, je grogne, la mâchoire incapable de bouger quand la langue paresseuse ne fait même plus l’effort de prononciation. Le corps a dit stop, s’est déconnecté du cerveau et plus rien ne semble vouloir animer les membres, pas même la volonté d’en découdre encore. Pour rien, pour tout. Surtout pour rien. La psyché malade, qui délire, qui dégobille sa litanie. Tu peux le faire. Lève-toi fuck. Tu peux lui niquer sa race. Tu peux. Tu dois. Fais-le fuck ! Fais-le Eir’ ! Celle-là même qui croit encore pouvoir se relever et combattre. Mais c’est de la connerie parce que plus rien ne bouge, tout est flou et tout me parait plus lent, plus mou.
Et ça s’agite autour pourtant. Un visage, des traits que je crois connaître mais qui disparaissent trop vite, s’éloignent sans que je ne puisse les analyser. On me déplace, me traîne ensuite. Le chrrrr bourdonne – c’est le bruit de mon jean qui râpe sur le béton rêche. Le bras retombe aussitôt, membre mort qui cogne le sol. Puis le froid, des bras qui se coulent sous mes jambes et derrière mon dos. Les gémissements, pas de plaisir mais de douleur, juste la douleur. Les os qui, je crois, craquent un peu plus comme si je me disloquais tout entière. J’ai la nausée, retiens un haut le cœur pendant qu’on me transporte sans savoir qui, ni où. La tête toujours enveloppée dans du coton qui atténue les bruits. Et je grogne, j’essaye de dire que j’ai mal, ouais que je veux qu’on téléphone à Eddie, qu’on lui demande de venir me chercher. Pareille à une putain de môme qui s’est perdue et qui réclame sa mère en chialant et en morvant.

Et il n’y a que l’odeur et le goût de métal, que les lumières parasites qui grésillent et crachent leur lumière jaunâtre. Que les regrets et les explications qu’on va devoir fournir. Et la douleur qui se réveille quand on me dépose quelque part, ici, ailleurs, peu importe, j’en ai rien à foutre. Je sais juste que ça pique putain et ça brûle et ça frotte et ça esquinte. Les plaintes, toujours, seuls sons qui parviennent à sortir des lèvres trop sèches. Ça tourne, tourne et tourne, comme dans un manège jusqu’à ce que la vision se stabilise. Les paupières clignent frénétiquement pour retirer le voile qui couvre les prunelles. Et y a son visage à lui dans mon horizon quand mon visage se peint d’horreur, de peur aussi. Et pourquoi c’est toi qui est là ? Pourquoi tu restes assis là, pourquoi tu me regardes et fuck qu’est-ce que tu me veux ? Tu m’as bien regardé ? J’ai l’air d’être capable de me lever pour venir te coller une mandale ? Tu veux me crever ? Manière de terminer le travail proprement… C’est quoi ton putain de problème putain, tu pouvais pas juste me laisser avec mon déshonneur sur le coin de la gueule, non fallait que tu viennes jusqu’ici pour jubiler ? Ta race, fuck fuck fuck ! Et la tête bouge, cherche et cherche Abel ou même Diego, ouais même ce connard de Diego. Mais rien, ils sont pas là et il n’y a personne. Putain les gars, vous m’avez laissé là ? Sur le sol comme une grosse chiasse sans vous soucier si je respirais encore ? Mais vous êtes quel genre de cinglés en vrai ?

J’suis genre scandalisée, encore en état de choc de réaliser qu’ils se sont justes barrés comme deux crapules dans la nuit sans savoir si j’allais survivre. Et je leurs en veux, putain, de me laisser là. Encore plus lorsque je sens quelque chose de tiède couleur sur mes lèvres, sur mes joues. Parce que les lippes demeurent closes. Docteur, docteur mon cul ouais ! T’as vu ta putain de gueule ?! A quel moment j’dois avoir confiance en toi bordel ? Tu m’prends pour un lapin de trois semaines ou quoi ? Tu crois que je la vois pas l’entourloupe moi ?
Alors je le repousse, les mains esquintées butant sur le torse pour le dégager. Mais j’ai pas de force, j’ai plus de jus, plus rien. J’suis pas plus effrayante qu’un chaton coincé dans une pelote de laine. Les jambes s’agitent, un peu plus et les mains accrochent son poignet quand il décide de forcer le barrage. La douleur infligée à la mâchoire fait céder, les babines forment un O pas si majestueux que ça parce que je tente de dire un truc. Y a que le bruit dégueulasse de la déglutition, des hauts le cœur. Que la toux qui manque de m’étouffer à mesure que son sang à lui dévale la gorge sans y avoir été invité. Et je panique, pousse un peu plus fort comme reboostée. Et les os se solidifient, se replacent dans des craquements sinistres alors que les plaies se referment lentement, jusqu’à disparaître. Et le carmin toujours dans la gorge qui offre des gargarismes écœurants. La gerbe, encore, encore, toujours la gerbe. J’dégueule dans ma propre bouche, ravale, redégueule, jusqu’à ce qu’il me lâche enfin voyant que je m’étouffe dans mes glaires. Je me redresse, la bouche s’ouvre trop grand et un jet en sort, s’étale sur ses fringues à lui. Je dégobillerai presque mes tripes ouais, tellement j’ai l’impression que ça va jamais s’arrêter. Ses cuisses tapissées de fluide rougeâtre et le rire, le rire dément qui s’extirpe d’entre mes lèvres. Parce qu’il est dégueulasse, comme ça, et qu’il schlingue, ouais grave il schlingue le vomi. Et la tête retombe sur le canapé, soulève un peu de poussière qui me fait stopper et tousser. Je le regarde quand mes os continuent de retrouver leur place, me faisant couiner par moment.

« Et le chevalier sans monture il a un prénom ? Sac à viande ? Sac à pain ? Sac à Cakrkrkrkrk »

L’oméga et ses effets délirants, cette drogue qui défonce les sens.

« Ptin arrête de bouger olala, arrête de tourner, j’ai mal au cœur, putain j’vais vomir, fuck que j’vais vomir. »

Et cette fois, Ethan n’est pas à côté, il a eu la bonne idée de s’éviter un second jet de bile. J’ai chaud, horriblement chaud comme si je me tapais une fièvre de cheval. Et la tête tourne et le palpitant s’emballe, déraille, se raccroche, s’arrache. Les nausées qui tordent le bide.

« J’me sens pas bien. »

Comme s’il avait besoin que je le dise pour le savoir alors que je me décompose littéralement. Le teint vire encore plus blanc qu’il ne l’est déjà, c’est limite si je vais pas devenir translucide et disparaître. Il n’y a plus que les traces de sang sur le corps sans les plaies associées. Plus que moi qui retombe à quatre pattes sur le sol à tenter de calmer les boyaux qui se tordent et tordent. Y a plus rien qui sort du gosier, juste de la salive. J’ai l’impression de crever. C’est comme se prendre une bonne indigestion. Et il me faut plusieurs minutes pour retrouver une respiration décente, pour que l’air afflux sans provoquer de soulèvement. Le regard se pose sur mes propres mains qui se déforment comme si des trucs cavalaient sous la peau.
J’aime pas les bestioles, putain j’aime pas les bestioles !
Alors je les agite, les agite encore avant de gratter gratter et gratter. Et je me mets à gueuler et à sauter sur Ethan, lui montrant mes mains, l’implorant.

« ENLEVE CA, ENLEVE LES MOI !!! LES BESTIOLES LA PARTOUT PARTOUUUT ! »

Je me colle à lui, me frotte, claque les membres sur son torse bombé comme si ça allait suffire à les écraser. Et Ethan il a changé de portrait, il a les traits d’un autre. Les traits de Lui. Je me fige sur place, redécouvre son visage que je pensais plus jamais revoir. Et il lève le bras, braque une arme. Je peux entendre, ouais, j’entends, la balle chambrer, prête à s’extirper du canon et à se loger dans mon front.

« ARRETE ! ARRETE, FAIS PAS CA ! J’RECOMMENCERAI PLUS J’TE JURE, J’PARTIRAI PLUS, PLUS JAMAIS. »

Et les paumes se placent en avant, le supplient de ne surtout pas tirer quand Ethan lui ne comprend rien. Il n’a aucune arme, n’est même pas une menace à proprement parlé. Mais je ne vois rien, rien d’autre que Seth, un cadavre ouais, un putain de cadavre. Mais la raison semble oublier, l’incapacité totale à raisonner qui vrille l’encéphale et qui déraille. Parce qu’il se mue Ethan, ouais, en quelque chose de grand, d’horrible et moche. Avec des cornes sur le front, un museau en guise de nez et à chaque expiration, la vapeur s’échappe de ses nasaux ; il grogne, comme un animal sauvage. Mi homme, mi taureau, mi monstre. Et la peur. Qui s’accroche au ventre, la réalité n’existant qu’à moitié, la fiction prenant les devants.

« Ethan !? ETHAN ?! »

Et je le cherche sans pourtant jamais le trouver, il n’y a que le monstre qui s’approche, me fait reculer et buter contre la porte. « T’approches pas t’approches pas t’approches pas. »
Je répète inlassablement comme si ça allait changer quelque chose. Alors j’oublie Ethan, j’oublie Seth, j’oublie le monstre et la pogne accroche la poignée, l’actionne quand je m’engouffre dans le tunnel. Et je cours ouais, je cours pour échapper au monstre qui veut me bouffer ouais j’le sais qu’il veut me bouffer, m’embrocher sur ses cornes comme on embroche un bout d’poulet. Je bouscule des gens, des gens qui se muent en des insectes géants. Je les pousse dans sa gueule béante, file à bouffer à l’horreur. Je hurle, je hurle encore, attire l’attention de toutes les têtes de fourmi quand je cherche à regagner l’extérieur. Je perds mes pompes et je cogne et cogne contre la porte de cave du salon de thé refermée. Voyant le monstre se rapprocher trop vite, les mimines frappent le bois du plat de la paume.

« Au secours laissez-moi sortir LAISSEZ-MOI SORTIR PUTAIN ! » chiale-je.

Les planches cèdent et je me retrouve à respirer l’air frais quand tout mon corps s’étale sur l’asphalte. Ça me fait l’effet d’une gifle, la fraicheur paralysant la psyché, compressant la cervelle dans un étau. Je me retourne, les petons glissent sur le bitume à vouloir reculer trop vite.
Je suffoque, m’étrangle. Et le danger vient de derrière quand Ethan devient le seul allié.
Je me balance à sa jambe, l’accroche, les bras s’enroulant autour du mollet pour ne plus le quitter, comme tétanisée. Et il devient le phare en pleine tempête, Ethan. Le démon puis le sauveur. L’enfer puis le paradis. Celui a buter puis auquel s’accrocher. Tout et son contraire.
Je tremble, tremble comme une feuille. J’ai froid, me sens mal, vraiment mal.






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Dernière édition par Eireann Campbell le Mar 19 Sep - 17:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Dim 3 Sep - 16:44

Elle continua de gigoter alors que le sang lui remplissait la gorge, quelle bravoure. Et l'ouïe développée d'Ethan entendit, au plus profond de la chair de la chasseuse, les os craquer, se reboitant, se ressoudant. Un hématome sur la joue d'Eireann disparaissait, les teintes bleues et rouges s'effaçant et laissant place à un rose sain. Physiquement, elle allait mieux de seconde en seconde, à ceci près que les borborygmes s'échappant de sa gorge ne présageaient rien de bon. Plutôt que de se résoudre à avaler le sang, elle s'etouffait dessus, cette conne, toussait et geignait comme une meuf bourrée qui sortait de boîte à quatre heures du matin. A quoi cela servirait-il de la remettre sur pieds si c'était pour qu'elle crève dans son vomi sanglant ?

Ethan lacha le visage d'Eireann et allait lui taper sur le dos, mais elle n'eut pas besoin de lui pour éjecter cette hémoglobine intrusive. La gracieuse chasseresse, libre de ses mouvements, eut un hoquet violent et cracha un épais jet de sang qui alla s'ecraser sur les genoux du vampire qui lacha un "... Nan mais nan, quoi." dépité, levant les mains dans un geste d'impuissance. Et il a regarda rire, caqueter comme une petite sorcière, sans doute en prise aux effets du sang de vampire. C'était la deuxième fois que son sang finissait dans le système d'un chasseur. Luka avait eut la drogue plutôt jouasse de prime abord, ce qui semblait être le cas d'Eireann actuellement. Pourvu que ça dure...
Il se leva pour essayer de trouver un verre afin d'y verser de l'eau. À peine debout, il entendit la chasseresse l'engueuler avant de gerber a nouveau, la flaque s'ecrasant sur le sol déjà sale du bureau du gérant.
- "Ferme ta gueule, mon ange, tu gerbera moins." Fit Ethan, dans son infinie sagesse. Il n'avait pas trouvé de verre et revint vers Eireann, une bouteille d'eau a la main. La blonde commença à s'agiter et à trembler  regardant ses mains avec des yeux rond, avant de se mettre à les griffer rageusement. Ellle se mit à pleurer et se rua sur lui, le suppliant de retirer des insectes rampants sur et sous sa peau, qu'il ne voyait pas. Et alors qu'elle gesticulait contre lui en essayant de tuer les monstres imaginaires, elle leva la tête pour le regarder, et une expression de panique pure se peint sur son pauvre visage. Ethan leva le bras pour essayer d'attraper le sien, mais Eireann se crispa d'avantage, levant ses mains pour se protéger d'une arme qu'elle imaginait dans la main désespérement vide du vampire.
Il se muait en bête immonde sous les yeux hallucinés de la blonde, et il ne le savait pas. Toute tentative de rapprochement fut donc un echec cuisant, ne provoquant que reculades secouées de spasmes de la part de la chasseuse. Elle criait son nom, comme si elle voulait qu'il la sorte de là, ce qu'il tentait de faire, mais il était le monstre duquel elle voulait s'échapper, rendant la situation impossible.
- "Ferme la, putain, calme-toi, je vais rien te faire !" Fit Ethan, essayant de garder patience, non sans difficulté. Ses paroles sonnèrent sans doute comme un langage démonique oublié, car elles posèrent la dernière pierre sur l'édifice biscornu de la folie hallucinatoire d'Eireann Campbell. Elle se précipita dehors en courant comme si un feu d'enfer menaçait de lui rotir les miches.

Ethan ne fit qu'aggraver les choses en la poursuivant, elle dont l'instinct de survie la poussait à zigzaguer dans le couloir entre des hommes alcoolisés qui la hêlaient, et qui prenaient sous ses yeux des allures de diptères. Eireann et sa bête mentale remontèrent les escaliers vers la sortie, porte sur laquelle les mains de la belle revigorée à l'O frappèrent jusqu'à ce qu'elle cède. Ce n'était vraiment pas la soirée de la classe pour Miss Campbell, qui après deux vomis, des cris d'orfraie et une course hasardeuse, s'ecrasa sur le bitume dehors. Sortir du salon de thé de l'enfer sembla avoir redonné à Ethan ses traits habituels, car Eireann lui saisit la jambe non pour l'attaquer mais pour le garder là. Elle avait encore de la peur dans les yeux, mais elle avait peur du monde, et non plus de lui. Ce revirement fut salvateur, car, en la pourchassant, Ethan s'était décidé à l'assomer afin de mettre fin à ce cirque.
Bien que secouée de tremblements, elle semblait maintenant le voir comme autre chose qu'un hideux monstre à corne, il y avait un progrès. Elle n'allait toujours pas bien, par contre, et Ethan n'était pas trop sûr de quoi faire. Le mouvement de panique causé par la fuite desespérée d'Eireann l'avait un peu déboussolé, et il se demandait tout simplement : Bon, maintenant quoi ?
Il fallait du silence, peut être tenter de communiquer, savoir où elle habitait pour la déposer chez elle ou... ou quelqu'un d'autre.

Il s'assit au sol et attrapa Eireann, la serrant dans ses bras, essayant tant bien que mal de la rassurer. Il lui caressa la tête, la berça un peu, et chuchotta sans savoir si ses mots allaient sonner à nouveau comme ceux d'un démon.
- "Crise pas, mon ange, je suis là, j'ai défoncé tous les méchants, y a plus personne." 
Derrière eux, deux ou trois hommes le firent mentir : des soulards etaient sortis du salon de thé et braillaient leur mécontentement, gardant tout de même une distance raisonnable entre eux et le vampire. Ethan couvrit l'oreille d'Eireann, pressant sa pauvre petite tête contre son torse alors qu'il se tournait pour beugler sur les trois abrutis : 
- "Cassez-vous, putain de merde, vous voyez pas qu'on cause ? C'est bon là, on est dehors, rentrez vouz enculer pépère !"
Putain, on pouvait pas refléchir tranquille cinq minutes...

Il se se leva, portant la recrue qui gigotait et grognait encore un peu. 
- "Qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi, chaton..." grogna-t-il, levant sa main pour pincer le p'tit nez de la chasseuse droguée.
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Mar 19 Sep - 20:44

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


Et ça tangue tout autour, pareil à un navire qui ne sait plus naviguer, en prise à une tempête certaine sans savoir s’il va faire naufrage ou réussir à se stabiliser. Alors je le tiens solidement, serre cette jambe comme si elle était ma bouée, mon ancre. Parce que j’ai peur des vagues, des lumières, des gens, de tout ce qu’il y a autour. J’ai peur, comme une enfant qui vient de faire le plus horrible des cauchemars et qui a besoin de réconfort. J’ai peur, comme la femme que je suis, cassée, bousillée, en proie à des souvenirs merdiques. Et il s’assoit Ethan, se met à ma hauteur comme le ferait un adulte responsable et il m’enlace, me prend dans ses bras et je me niche là, tout contre lui. Il a cette odeur étrange, une odeur spécifique que je n’arrive pas à attribuer. L’odeur de mort peut-être, ou autre chose de plus unique. Et j’aime bien, elle me rassure, cette putain d’odeur. Alors je me blottis tout contre lui comme s’il était l’amant retrouvé après des années.
Et je ferme les yeux, là, cherche la chaleur qu’il ne semble pas capable de me procurer sans que je ne sache vraiment pourquoi, sans que je ne me souvienne ce qu’il est.
Il y a des voix, pareilles à des monstres, des voix horribles et caverneuses qui me font le serrer plus fort encore. Comme si c’était encore possible. Les jambes se déplient et s’enroulent autour de ses hanches. Il maintient ma tête contre son torse Ethan, bouche mes oreilles comme pour me protéger des saloperies qu’il va cracher. Et le geste est apaisant, réconfortant. Et je me sens si bien avec lui. Et j’oublie les monstres, qui je suis, plonge dans ce gouffre abyssal qui s’ouvre, m’avale. Il se redresse et ce petit surnom sonne drôlement. Chaton. Et ça me fait sourire, ouais.

« Que tu me gardes. Que tu me gardes tout le temps. »

Voix enfantine qui s’envole dans le froid de la nuit en des volutes blanchâtres. Les pieds touchent le sol mais les bras s’accrochent à son cou et les lèvres se plaquent aux siennes. Un baiser au relent de dégueulis mais un baiser quand même. Et dans mon délire Ethan n’est plus vraiment Ethan. Il est un autre. Un autre qui a compté. Un autre qui a été quelqu’un avant de se faire buter. Fantôme du passé. L’âme s’écorche et le cœur bat encore pour un autre, encore un peu. Parce qu’on oublie pas, qu’on oublie jamais même si c’était nul, même si ça a fait mal.
Les petites mains glissent sur le tissu, remontent dessous et caressent le torse froid. Il est mort, il est mort c’est pour ça qu’il est froid. me dis-je dans ma psyché malade.
Et je m’en branle, cherche à le toucher plus encore, à caresser ses cheveux mi-longs mais la masse est absente des doigts quand la vision est persuadée de les toucher. J’embrasse encore et encore, cherche sa saveur sans être capable de la trouver et j’ai envie de chialer. Parce que je sais plus le goût que tu as et que c’est terrible, terrible de t’avoir oublié quand je peux enfin te toucher. Même si je te déteste, même si t’es mort putain t’es mort. Moi je croyais, je croyais que tu m’aimais vraiment. Que j’étais quelqu’un, que j’étais ta lune ou ton putain de soleil je sais plus. Mais je me souviens plus de l’odeur de ta peau, ni de ton goût. Je sais plus, je me rappelle plus.
Et je le goute encore et encore, glisse la langue dans son cou, cherche le goût qui manque sur son derme mais rien, putain rien. Et tout se fragilise alors que mes mains cherchent à arracher le pantalon, pour le prendre dans ma main, pour retrouver ce que je connais par cœur. Je crache des « putain » et des « j’ai envie de toi ». Le front brûlant comme une mauvaise fièvre qui continue de s’étendre à mon corps. J’ai chaud. Si chaud que j’en retire mon tee-shirt, le pousse plus loin dans une ruelle quand j’entends des bruits. L’idée fixe, lui, lui lui et encore lui, toujours lui.
Retrouver notre chanson, notre rythme, parce que c’était bon, c’était bien, c’était unique, c’était nous. Nous contre les autres. Contre tous ces autres.
Délire, délire, je m’essouffle et je me noie.

Et le désir s’étend, cherche à combler cette obsession de Lui. Les mains plaquent ses épaules contre la façade sinue jusqu’à son membre pour en lécher les pourtours, avec cette gourmandise propre. Et là encore quelque chose cloche, quelque chose est différent. C’est parce qu’il est mort me répète-je bêtement sans réussir à m’écœurer de mes gestes, de mes envies. Il baise ma bouche ou ma bouche le baise, j’en sais foutrement rien. Jusqu’à ce qu’on nous interpelle. Une lampe torche venant flinguer ses mirettes puis les miennes lorsque je cesse et me retourne.

« Hey ! Hey ! Qu’est-ce que vous faites là ! Putain de merde ! »

Je me redresse, me colle tout contre Lui, faisant barrière comme pour l’empêcher d’attaquer.

« Mademoiselle rhabillez-vous s’il vous plait. Monsieur pareillement, vous allez me suivre au poste, vous devriez savoir que c’est interdit et que ce que vous faites est une atteinte à la pudeur ! »

Mais son discours sonne bizarre, complètement autre à mon oreille. Il dit de me déshabiller, et lui aussi. Et qu’on doit le suivre dans son poste parce que c’est interdit si ça n’atteint pas la pudeur, et je comprends que dalle.
Je cherche dans son regard, un début d’explication mais mon fantasme inavoué a le teint grisâtre et des vers semblent courir sous sa peau. Bah ouais, parce qu’il est mort cet enculé.

« Putain ! putain ! putain ! putain ! »

Et je me détache, me plante entre les deux sans savoir où donner de la tête, le palpitant cogne à s’arracher de la poitrine et les délires reviennent quand Seth n’est plus, qu’il ne reste plus rien de lui qu’un petit tas de poussière et quelques vers qui me font hurler à m’en péter les cordes vocales.
Et le flic n’y comprend rien. Pointe son flingue sur Ethan puis sur moi avant de le diriger à nouveau sur lui.

« Vous l’avez drogué ?! » s’horrifie-t-il. « Levez vos mains bordel LEVEZ VOS MAINS EN L’AIR ! »

Et il gueule, s’égosille le policier bedonnant. Il bloque la lampe sous son bras, et attrape la radio qui pendouille à son épaule pour appeler des secours. De toute évidence, il n’est pas apte à gérer une hystérique et un mec débrayé.





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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Sam 23 Sep - 4:50

Ethan murmura un "Ok." à une promesse qu'il ne pouvait pas tenir, et il doutait qu'Eireann eût fait cette demande dans son état normal. Il ne gardait pas les gens, et les gens ne le gardaient pas non plus, encore moins "tous le temps". Mais qu'importe, c'était une promesse qui ne coutait rien, un engagement éphémère facile à tenir, juste pour un instant fugace, le temps que la blonde tatouée sorte de sa torpeur et réalise qu'elle s'accrochait à un mort qui lui avait collé des beignes il y a pas si longtemps.

Alors que le vampire allait reprendre la parole, la petite rebelle se mit sur la pointe des pieds et se suspendit à son coup pour l'embrasser. Ethan eut un léger mouvement de recul, gardant en mémoire le double vomi, parfum hémoglobine et parfum nature. Heureusement pour ses papilles et ses naseaux, leurs lèvres restèrent fermées, et Eireann ne chercha pas à passer le barrage pour y forcer sa langue. Il apprécia néanmoins ce chaste contact, comme une sorte de réconciliation tacite après leur combat non équitable. Bien sûr, le baiser semblait triste, et les doigts de la recrue cherchèrent une longueur de cheveux qui n'était pas la bonne. Elle en embrassait un autre, qu'elle voyait sans doute là, derrière ses paupières closes. En bon opportuniste, Ethan ne s'en offusqua pas et se contenta simplement de la douceur des lèvres de la chasseresse droguée.
Puis, les choses s'emballèrent, et il sentit la langue d'Eireann parcourir son cou, sentit ses mains qui voulaient jeter un sort à son jean, le faire disparaître. Des doigts fins et froids se plaquèrent contre sa queue, entrainant une descente de sang brulant qui l'envahit et la fit durcir. Eireann continua de lui mentir, de se mentir, sifflant qu'elle avait envie de lui, mais d'un autre lui. Pas ce vampire bagarreur qui parlait fort et mal, non. Un autre homme qu'Ethan, bien sûr, ne connaissait pas et dont il se fichait de toutes façons. Si c'était pour un coup rapide, il pouvait prendre les traits de cet autre homme, être celui que la recrue désirait réellement. Il n'était pas regardant et n'en voulait pas le moins du monde à Eireann. Lui aussi avait déjà baisé des partenaires sans les regarder et en pensant à d'autres, bien plus jolies. On ne savait jamais de quoi demain serait fait, et même un vampire pouvait mourir pour de vrai n'importe quand, alors pourquoi ne pas profiter des occasions que la vie pouvait offrir, même dans des conditions pas franchement idéales ?
Il sentait la chaleur irradier de la chasseuse. C'était déjà plaisant en soi, mais ça le fut encore plus lorsqu'elle retira son haut, lui offrant à nouveau la jolie vue qu'il avait déjà aperçu lors de la danse interrompue. Ethan, jamais gracieux, murmura un "Putain, qu'est ce que t'es bonne..." que la pauvre Eireann sembla heureusement ne pas entendre. Il tenta de la saisir à la taille, mais elle fut plus rapide et le poussa dans une ruelle avoisinante afin de s'éloigner. Le vampire se laissa faire, peu enclin à rechigner, lui aussi porté par l'excitation. Idem, il ne protesta pas lorsqu'elle le plaqua au mur, et s'offusqua encore moins lorsqu'elle se mit à genou pour envelopper sa queue de la chaleur brulante de ses lèvres. Faudrait être taré pour refuser ça, non ?
Ethan lacha un grognement de plaisir et posa ses grandes mains de chaque côté de la tête blonde. Il bougea ses hanches, faisant preuve d'une impolitesse coutumière, ne laissant pas Eireann mener son affaire comme elle l'entendait. C'était pas de l'amour, c'était pas romantique, c'était qu'une pipe dans une ruelle, et il entendait bien en profiter du mieux qu'il le pouvait, sifflant des "Putain" qui étaient bien loins de jolis "Je t'aime". Le vampire laissa sa tête se poser contre le mur derrière lui, laissa ses yeux se fermer, se focalisant sur cette sensation absolument merveilleuse, même dans une venelle pourrie, même procurée par une bouche au vomi. Mais bien sûr, c'eut été trop beau. Malgré ses paupières fermées, il reconnut les flashs d'une lampe torche qui troublèrent le noir parfait. Il rouvrit les yeux, les plissant instantanément pour ne pas être ébloui. S'ensuivit une logorrhée caractérielle et procédurière d'un agent de la paix.

Un flic. Un putain de flic. Il était en train de se faire sucer et venait d'être interrompu par une saloperie de putain de bordel de sac à merde de flic.

A l'agacement de s'être fait aveugler par une torche se succéda la colère pure et simple de s'être fait privé d'un moment de plaisir, agrémenté par une haine de la flicaille qu'Ethan avait toujours eu, ce depuis l'enfance. Il eut envie, là, tout de suite, maintenant, de laver l'affront. Puisque son érection n'allait servir à rien, autant lui trouver une utilité tout autre : il eut la furieuse envie de coller au poulet la biffle la plus monumentale de sa vie. Et alors qu'Ethan fit quelques pas la bite toujours à l'air, Eireann s'emporta, et poussa, après quelques "Putain" affolés, un cri strident qui finit de mettre le policier complètement en alerte. Il dégaina son arme, semblant plus paniqué que résolu, et leur ordonna de lever les mains.

Rien à foutre. Mais alors là, rien du tout.

D'un geste vif, Ethan agrippa Eireann et la balança derrière lui pour pouvoir s'interposer entre l'arme et elle. Le flic tira une première fois, atteignant Ethan à l'épaule, le faisant vaciller, mais ne l'arrétant que pour une seconde ou deux.

"Stop ! Pas un pas de plus !!" Glapit le policier qui confirma son manque de bravoure en faisant lui-même un, deux pas en arrière alors qu'Ethan continua à aller de l'avant, se moquant de la douleur, sa plaie commençant déjà à se refermer. Quel spectacle ça devait être pour Monsieur l'Agent, quelle nuit pourrie : une petite droguée hurlante et un grand empaffé, zob en vue, qui résistait aux balles... Le poulet tira de nouveau, sans doute trop apeuré pour comprendre que c'était peine perdue. La balle se logea dans le ventre d'Ethan, en dessous du nombril, pas si loin du grand mât qui avait entamé sa débandade.

- "Lâche ce putain de flingue, Magnum. Déjà que tu m'as privé de ma pipe, tu va pas en plus me dézinguer le gland, fils de pute !" Beugla Ethan qui attrapa l'arme pour l'arracher des mains du flic. un dernier coup de feu partit, atteignant cette fois-ci le vampire à la joue, presque à bout portant. Il eut une explosion de chair alors que la balle lui déchira la peau, faisant apparaitre une rangée de dents ensanglantée derrière les lambeaux. Ethan lâcha un rugissement de douleur et de colère pure, rabaissant sa tête qui avait été projetée vers l'arrière à l'impact. Il retira l'arme des mains du flic et la jeta derrière lui avant de saisir l'agent au col pour le projeter lui aussi, vers le mur opposé. Le dos du policier s'ecrasa lourdement sur le mur en brique. Il s'affala au sol en toussant, trop choqué et sonné pour se protéger alors qu'Ethan lui colla un coup de pied dans les parties.

- "C'est chiant, hein ?" Aboya le vampire, gargouillant un peu à cause de sa joue en lambeau qui se reconstituait lentement. " Ben dis-toi que j'me sens pareil à cause de toi, ta lampe de tafiole, et ton flingue de pute !"
Il allait asséner un autre coup de pied lorsqu'il entendit des sirènes au loin. Oui, c'est vrai, le flic avait bien eut le temps d'appeler des renforts à la radio. Distrait par la colère et le manque de finition, Ethan n'y avait pas prêté l'attention que ça avait pourtant mérité sur le moment. Le vampire chuchota un "Merde". Aussi tête brulée qu'il pouvait être, il ne l'était pas au point d'oublier son expérience de la rue qu'il avait eu dans son enfance en Angleterre. quand les renforts arrive, on se taille, un point c'est tout. Oui, être vampire rendait tout un peu plus facile, mais une tripotée de flics sur le dos, c'était un problème de taille, même pour un être surnaturel.

Il rangea enfin son engin ballant dans son caleçon, reboucla sa ceinture et alla chercher le pistolet. Il revint vers le policier. Il les avait vu, Eireann et lui. Une identification ultérieure serait alors possible, compliquant la vie du vampire et de la chasseuse. Elle, elle ne risquait pas grand chose. Elle n'avait fait quasiment rien de mal. Mais lui, c'était différent. Il avait agressé un agent de la paix. Peut-être que ce dernier avait une famille, des gosses, une maitresse, un chien, deux chats, mais Ethan s'en foutait. Quand on était éternel, quand on était vampire, l'existence n'avait plus la même signification, et on arrivait à prendre la vie aussi facilement qu'on ecraserait une fourmi. Ca devait être pour ça que les gens restaient méfiants et n'aimaient pas les créatures de son espèces malgré leur coming out il y a quelques années. Beaucoup de vampires devenaient cruels, se moquaient des lois, crachaient à la gueule de l'autorité avant de plonger leurs crocs dans une victime innocente et de la vider jusqu'à ce que mort s'ensuive. Même de son vivant, Ethan n'avait pas respecté les règles, avait blessé, avait tué. Son propre père. Il avait ôté la vie de son paternel, et si c'était à refaire, il le referait, encore et encore et encore. Qui sait, peut-être que Monsieur l'Agent était du même acabit que Wheeler père et qu'il frappait ses gosses au ceinturon ? Ou peut-être qu'il était un homme bien qui nourrissait les pigeons dans le parc et donnait aux oeuvres de charité ? On ne le saurait jamais.

Ethan lui tira dans la tête.

Il glissa le flingue dans sa poche intérieur et se rua vers Eireann pour l'aider à se relever. Il garda son bras en main, la trainant derrière lui, tentant de courir sans vouloir la faire trébucher pour éviter d'être ralentis. Regardant derrière son épaule, s'éloignant de la voiture de renfort qui venait de faire son apparition au loin, il posa ses yeux sur la recrue avant de lui demander :

- "On passe une de ces soirées de merde, mon ange ! Tu porterais pas un peu la poisse ?"
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Lun 6 Nov - 21:17

Fight Like a Girl

Ethan & Eir'


Les vers rampent sur le goudron crade et la poussière s’envole au premier coup de vent. Seth n’est plus. Plus rien que de la chair digérée dans le corps de ce truc dégueulasse qui rampe et rampe. Il y a mes cris. Je gueule pour qui veut bien l’entendre. Les paumes se plaquent autour de mon visage et le cri, puissant, strident, désespéré qui continue de s’échapper de mon gosier. Et les phalanges touchent les lèvres, se remémorent le membre sucé plus tôt. Un haut le cœur, une gerbe qui s’explose en flaque à mes pieds. Et je me préoccupe pas du flic, ni même de l’autre. Je me préoccupe de mes pompes sales. Parce que la gerbe a éclaboussé mes petons et que c’est dégueulasse putain. Et ça tangue encore, on m’accroche et on me balance plus loin, je tiens tout juste sur mes quilles, ai du mal à me stabiliser. Un bam ou un boum. Un bang. Le bruit sourd d’une balle propulsée dans le canon d’un flingue et très vite derrière le splotch dégueulasse quand ça perce le derme.
Il y a le sang qui bat dans mes tempes, qui pulse et pulse si fort que j’ai l’impression que je pourrais cartographier tout mon système sanguin. Je le sens partout, partout. Un bruit monstrueux quand tout se met en branle autour de moi. A commencé par ce flic de merde qui tire et tire sur l’homme que j’aime pense-je, prise d’une hérésie. Alors je gueule « NON ! LE TOUCHE PAS ! »
Mais tout le monde s’en fout, ouais. Ils s’en foutent et je ne vois que des corps qui se mélangent comme s’ils étaient de la pâte à modeler.

« Arrêtez ça… » souffle-je, épuisée, incapable de savoir qui est qui.

Ils se mélangent dans des formes qui dépassent l’entendement, jusqu’à ce que ça se stabilise, jusqu’au boum puis au bam et au bang. Et j’suis perdue, paumée, j’y comprends rien et la tête divague. Le cul tombe sur le sol, fait tinter des clochettes dans ma cervelle. Putain c’est déjà Noël ? Des lumières, comme un phare pense-je alors. Mais rien à voir. Des gyrophares plutôt. Et alors que je commence tout juste à me stabiliser et à voir les couleurs distinctement, Lui, il me bouscule. Mon bras est tiré et si au début je crois qu’il va s’allonger comme dans les dessins animés, il n’en est rien. Le buste part en avant et les jambes tentent de suivre le rythme qu’il impose, Ethan. Et on s’éloigne, dans la nuit noire, comme des chats. Des chats gris. Ou peut-être blanc et noir. J’en sais rien en fait. Et il cause, Ethan. Il dit mon ange et ça me fait sourire bêtement.
Il me traîne sur une distance qui avoisine au moins dix milles kilomètres. Ouais, rien que ça. Et je souffle, et je râle.

« J’ai mal aux jambes. » « J’ai mal aux pieds. » « J’ai la nausée. » « J’vais gerber. » « Pourquoi t’es grand ? » « Pourquoi t’as des dents bizarres ? »

Il soupire parfois, je crois même qu’il dit des noms d’oiseaux par moment. Mais ça me fait pas grand-chose, moi j’hausse les épaules et je pose une question les cinq minutes suivantes.
On rentre par une porte, je sais pas trop bien où on est, ni ce qu’on fout ici. Il fait sombre, trop sombre pour que je puisse voir quoi que ce soit avec mes petits yeux d’humaine mais lui, on dirait qu’il sait où il va. Alors je le suis et je sais même pas pourquoi je le suis d’ailleurs.
Une fois la lumière allumée, je découvre le joyeux bordel qui nous entoure. C’est presque plus chaleureux que mon appart’ ! Si on oublie la poussière, les canettes et l’odeur absolument dégueulasse. Un genre de moisissure. J’espère que j’vais pas choper une merde rien qu’à respirer ici. Il me dépose sur la banquette comme on poserait un paquet encombrant et qu’on sait absolument pas où foutre.
Je le regarde, le dévisage. La tête penche à droite puis à gauche. Je l’examine ouais. Je sais plus vraiment si je dois l’aimer ou le détester.

« Tu m’aimes ? » que je lâche de but en blanc.

« Nan j’veux dire, est-ce que tu m’aimes un peu, ou beaucoup ou pas du tout ? Tu dois m’aimer un peu pour m’emmener ici, pas vrai ? »

Je me redresse trop vite, manque de trébucher dans la seconde et m’éclater la gueule sur l’espèce de truc qui lui sert de table basse. Mais j’accroche son tee-shirt, me retiens à ce dernier qui manque de craquer. J’ai entendu quelques fils sauter.
Les mimines agrippent les bras, les épaules puis la nuque. Mon nez se frotte au sien dans une mimique débile.

« Des fois tu lui ressembles, quand j’approche tout près, comme ça. J’aime bien ça. J’aime bien quand t’es lui, quand t’es toi aussi je crois. Je sais pas. »

Et quand tout l’univers se pète la gueule, je cherche le réconfort dans la seule chose que je connaisse, le sexe. Y a pas besoin de réfléchir, de comprendre. Les seules variations de timbre sont celles qui mènent à l’orgasme. Y a pas plus vrai que le sexe. On peut pas faire semblant avec le sexe. Sauf nous peut-être. Quand on couine, qu’on geint, qu’on feint un orgasme alors qu’on chiale en dedans parce que putain c’était trop rapide !
Alors les mains caressent, cherchent, attisent. Mes dents inoffensives mordillent la mâchoire. Les lèvres se piquent sur la barbe de quelques jours. La fièvre m’assassine, j’ai mal au crâne mais j’ai toujours pensé que la baise est aussi puissante qu’un Efferalgan. Le minois se lève, cherche les prunelles sombres.

« Dis mon prénom. »

Envie subite d’entendre mon prénom rouler sur sa langue.

« Dis, Eireann. »

Et j’attends. J’attends sagement en le fixant de mes deux billes rondes. La moue enfantine, gamine paumée qui cherche la chaleur dans le froid de ses bras. A le voir si proche, je souris.
Mais je souris pas parce qu’il est beau, qu’il parait gentil ou une connerie du genre. Je souris parce que tout son visage s’anime, comme une structure qui glisse. Je le vois Lui à travers Toi. J’aime ça. Il ressemble à un puzzle géant, mouvant. Les doigts courent sur sa joue, dévalent sa gorge quand les lèvres cherchent déjà les siennes, avides. Ça cogne de plus en plus fort dans mon crâne mais je m’en fous, continue, le pousse sur la banquette pour mieux me presser contre lui. Lui.
Je le sens gonfler à travers son froc, juste entre mes cuisses alors j’ondule ouais. Les hanches se meuvent en promesse du plaisir à venir. Les fringues s’égarent, dans l’euphorie je me renverse sur le côté pour me battre avec le bas de mon pantalon qui ne veut pas se décrocher de mes chevilles.
Ça balance et ça chavire quand tout s’éteint. Paupières closes qui ne veulent plus s’ouvrir. La faute au sang qui bousille l’organisme, qui rend dingue, qui rend ivre. Ivre de lui.



Des heures que je pionce, que je bave. Des heures entières à ronfler, à couiner dans mon sommeil et à appeler des gens qui ne lui disent certainement rien du tout. Des heures, ouais, que je suis plongée dans cet espèce de coma, de choc post traumatique lié à l’ingurgitation de son sang. Sang qui me rend malade, qui me bute. La gueule pâteuse comme un lendemain de soirée. La gueule du bois du siècle. Je grogne un truc, garde les yeux fermés en tâtant tout autour de moi.

« P’tin j’ai soif, fuck »

Et j’me souviens que très vaguement de ce qui s’est passé, ouais, très très vaguement. Voir pas du tout. Ou très peu.
Quand j’découvre le gars qui m’a fracassé la gueule avant d’essayer d’me noyer, je lui saute sur le poitrail le menaçant avec le premier truc que j’ai trouvé, une clé… Une clé qui vient appuyer contre sa gorge.

« Qu’est-ce que tu fous là putain ?! Et attend on est où là ? »


Museau qui se relève et inspecte tout autour, oubliant le danger qui git pourtant sous mes cuisses et mes doigts.






_________________
RUINS
Beauty in the breakdown. I'm not afraid. The love you never gave me is slipping away. And I loved the voices inside of my mind will never be silenced until I can find a way to let go of what we left behind.
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MessageSujet: Re: Fight Like a Girl [Ethan] Lun 13 Nov - 18:32

Aux premières questions, Ethan tenta de répondre, ne sachant pas trop pourquoi. Peut être était-ce pour s'assurer que la demoiselle était toujours accrochée au bras qu'il tenait et trainait.

- "J'ai mal aux jambes.
- Pas grave, cours."
A droite.
- "J'ai mal aux pieds.
- T'as des pieds, déjà, y en a qu'ont pas cette chance, ingrate."
A gauche dans la suivante.
- "J'ai la nausée.
- Ouais, ça doit être moi, je fais souvent cet effet."
Ne pas passer par la rue des antiquaires, il y avait parfois quelques flics qui y trainait pour protéger les riches enseignes.
- "J'vais gerber.
- Pas de souci, mais tourne la tête sur le côté, ma belle. Tu m'as déjà lâché une galette dessus, ça ira."
Par où maintenant ? Merde, il ne reconnaissait pas cette venelle là... Il la remonta malgré tout.
- "Pourquoi t'es grand ?
- Parce que j'ai mangé plein de légumes."
Ok, maintenant il savait à peu près où il était.
- "Pourquoi t'as des dents bizarres ?
- Pour mieux te manger, amour."

Eh ben non, en fait, encore une rue qu'il ne reconnut pas. Agacé, sous pression, Ethan souleva sans ménagement son infortunée coéquipière et la porta comme une mariée. La possibilité qu'il lui arrache le bras en piquant une pointe de vitesse étant devenue nulle, il avait maintenant le champ libre pour courir avec la célérité qu'on connaissait aux vampires. Eireann était tellement dans les vappes qu'elle ne sembla pas tout de suite remarquer sa position nouvelle et continua de secouer les jambes, courant dans le vide alors qu'elle était portée, avant de lâcher l'affaire au bout de quelques secondes. Les questions, elles, ne s'arretêrent pas. Les réponses ne vinrent plus, Ethan désirant se concentrer afin d'essayer de trouver un point de repère dans cette ville qu'il commençait à connaître, mais pas encore assez. De toutes façons, la rebelle tatouée ne remarqua même pas que le combattant ne cherchait plus à étancher sa soif de savoir et finit par se parler à elle-même.

Après quelques minutes de courses à un rythme d'enfer, l'anglais déboula enfin dans une rue qu'il reconnut. "Ben putain, c'est pas dommage." souffla-t-il avant de bifurquer à nouveau. Il finit par rejoindre son immeuble mité. Il grimpa les marches quatre à quatre, ouvrit la porte de son appartement, alluma la lumière et déposa le paquet blond et blablatant sur son canapé. Sans chercher à s'excuser de l'état de son appartement, Ethan alla vers la fenêtre pour regarder au travers. Franchement, avec tous les détours qu'il avait pris et repris, il aurait été étonné d'apercevoir une voiture de flic qui aurait réussi à les suivre. Encore une fois, il était passé entre les mailles du filet. Hell yeah.

Il s'affala sur le canapé, soulevant un petit nuage de poussière et de miettes. Eireann était en train de le dévisager comme si elle venait de découvrir une nouvelle espèce animale. Combien de temps durait l'effet du sang de vampire sur les humains ? Ethan n'en était pas sûr, ça variait d'une personne à une autre, et ça pouvait durer plus longtemps chez les personnes à faible accoutumance... Ce fut étrangement satisfaisant de se dire que, peut-être, son Oméga était le premier que la jolie blonde à la grande gueule avait jamais goûté de sa vie...

Comme un coup de poing en plein dans la gueule, elle lâcha un "Tu m'aimes ?", question qui avait autant sa place ici qu'une pute chez les nonnes.
- "Nan j’veux dire, est-ce que tu m’aimes un peu, ou beaucoup ou pas du tout ? Tu dois m’aimer un peu pour m’emmener ici, pas vrai ?" Demanda-t-elle, les yeux toujours un peu dans le vague. Ca, tout de suite, c'était une question aussi difficile que "Pourquoi on existe". La réponse était simple, les raisons étaient compliquées. Ca avait été une soirée étrange qu'avait aimé en la détestant, car elle avait chamboulé son quotidien en ouvrant la porte sur une foule de choix, bons et mauvais. Il avait dragué une beauté pour ensuite lui défoncer la gueule à coup de point. Il avait offert de son sang pour la retaper pour qu'ensuite elle lui gerbe sur les genoux. Il l'avait poursuivie sans trop savoir pourquoi alors qu'elle délirait. Elle lui avait fait la moitié d'une pipe pour ensuite crier sur un flic nerveux qui avait eut la mauvaise idée de tirer sur un vampire au tempérament de merde. Et maintenant, ils en étaient là, deux pauvres connards dans un appartement pas terrible, l'un qui venait de tuer un policier de Salem, l'autre encore shootée jusqu'aux yeux et qui lui demandait si il l'aimait.

C'était quoi, déjà, cette citation bateau ? Celle sur la vie et la boite de chocolats ?

- "J'sais pas, ouais, je t'aime un peu ? Tu me fais marrer, et j'ai pas souvent l'occasion de rigoler. Donc je suppose que ouais, je t'aime bien." Répondit le vampire, sans trop savoir, ni sans être sûr que c'était ce qu'Eireann voulait entendre.
La fille se redressa trop vite pour quelqu'un dans son état et manqua de se ramasser dans la table basse du vampire. Elle trouva comme seul support le t shirt blanc de l'homme qu'elle manqua de déchirer. Dans un tâtonnement hâtif, elle lui toucha bras, épaules et cou avant de frotter son nez au sien et continua de babiller des petits riens, faisant référence à l'homme, cet homme-mystère qui revenait la hanter à intervalles réguliers en cette nuit chaotique. Puis ses jolies mains devinrent un peu plus baladeuses, son regard s'embua d'une brume différente de celle du trip sous O. Ce langage là, Ethan le parlait mieux. Ses mots étaient rudes, méchants, tachés de jurons. Le sexe, dans sa forme la plus simple, ne demande que des gestes. Pas de questions métaphysiques, pas à réfléchir, pas à faire des jolies phrases...

Et quand le regard clair de la chasseuse se plonge dans le sien, elle réclame encore qu'il parle, dise un mot, un seul, parce que ce soir peut-être c'est le seul qui importe... Parce que ce soit, elle a oublié les bonnes manières, le temps, son boulot, Abel, Diego... Elle a oublié le monde et elle n'a peut-être pas envie d'oublier aussi qui elle est.

Et le mot unique est dit, avec l'accent rude du Cockney, sans fioriture.
"Eireann."

Le sexe est passionné mais vide de sens. Ethan porte un masque qu'il n'a pas enfilé lui-même. C'est elle qui lui a mis sur la tête, et il joue le jeu, même quand un "Seth" est murmuré par ses jolies lèvres humides et rougies par les baisers. Il s'en fout. Elle aussi joue un rôle, et sans doute s'en rendra-t-elle compte plus tard. Elle est une rencontre d'un soir, une très jolie enveloppe avec un endroit brûlant qui lui réchauffe le membre. Il n'y pas d'amour, si peu de sentiments, juste de la baise, celle qui n'engage pas, ne passe pas de bague au doigt, celle qui fait du bien et ne signifie rien.
Et, oui, Ethan est un salaud de profiter d'une femme tellement déchirée qu'elle le prend pour un autre. Les gentlemen, ça refuse poliment quand la fille leur grimpe dessus alors qu'elle est shootée jusqu'aux yeux. Ca allonge la fille dans le lit, et ça leur dit qu'ils feraient le point sur leur relation demain. Mais Ethan est pas un gentleman. En bon opportuniste, il saisit la chance quand elle passe. Et la chance, ce soir, elle est blonde, elle a des tatouages, elle s'offre à lui sans simagrées. Alors pourquoi pas ?

Peut-être qu'Eireann Campbell était un bon coup, qui sait ? Peut-être que là où elle bossait, on faisait la queue pour lui offrir des fleurs et des chocolats en s'accrochant au vague espoir d'un jour se glisser entre ses draps, entre ses cuisses. Peut-être qu'Eireann Campbell savait faire des trucs de folies avec sa jolie bouche et ses dix jolis doigts. Mais en tout cas, pas quand elle était shootée, ça non. La chasseuse avait eu ce qu'elle voulait et s'était effondrée sur Ethan après avoir joui, pour finalement s'endormir après quelques secondes à peine. Peu enclin à rester pour la deuxième fois sur le carreau ce soir après la pipe ratée, Ethan avait continué de ramoner pendant encore quelques secondes avant d'atteindre l'orgasme lui-aussi. Trop feignant pour bouger tout de suite, le vampire tâtonna pour attraper un paquet de clope qui trainait sur sa table basse et s'en allumer une. Il resta là, en fumant, la camée au bois dormant bavant sur son torse.
Il faisait encore nuit, et le vampire n'avait pas sommeil, aussi eut-il la rudesse de bouger d'en dessous son invitée. Qu'importe, son sommeil était si profond qu'il ne fut pas interrompu alors qu'elle roulait de sur le vampire pour finir affalée dans le canapé, la tête dans le tissu sombre. Ethan eut la présence d'esprit de tourner la caboche d'Eireann afin qu'elle ne s'étouffe pas stupidement, la tête collée sur le sofa. Ethan rangea sa bite dans son pantalon et, pas forcément désireux de la jouer romantique et de regarder la belle dormir et baver partout, il ressortit, ne fermant pas à clé. C'était un risque à prendre, peut-être que la chasseuse se réveillerait dans cinq minutes toujours en plein trip et se taillerait dehors pour se faire écraser par un camion. Ethan en doutait, et la dernière chose qu'il voulait, c'était justement que la-dite chasseuse, toujours défoncée ou pas, se réveille portes closes et se mettent l'idiote idée en tête qu'on l'avait faite prisonnière, et qu'elle finisse par fracasser le peu de choses de valeur que contenait cet appartement minable.

Le vampire erra un peu, juste assez pour se trouver à manger, puis revint finalement à son domicile. Il y trouva exactement la même scène, à ceci près que la tache de bave sous la bouche de la demoiselle avait grandi. Il alla la secouer pour la réveiller, sans grand succès. Au moins, elle n'était pas morte, et émettait de très légers ronflements qui, certes peu glamours, signifiait tout de même qu'elle n'avait pas été visitée par la Faucheuse des Overdoses.

Alors qu'Ethan avait allumé la télé et combottait sur Street Fighter, Eireann se mit finalement à se mouvoir et à grogner. Elle émergeait enfin, fraiche comme une carcasse de poisson laissée trop longtemps au soleil. Le vampire se retourna et lui lâcha un vague "Yoh." censé servir de salutation, avant de se lever pour aller se rechercher un paquet de cigarette sur la table basse. D'un geste vif, Eireann s'empara des clés qui trainaient sur cette même table et se jeta sur son hôte qui bascula sous le coup de la surprise. Il se retrouvèrent dans la même position qu'ils avaient eue durant leur ébat, mais par terre, cette fois.

- "Qu’est-ce que tu fous là putain ?! Et attend on est où là ?" Demanda-t-elle alors qu'elle jetait des oeillades paniquées aux alentours.
- "Calme-toi, amour. Dors, t'étais moins chiante." Répondit Ethan, pas franchement paniqué par la menace d'un objet en métal lui perçant le gosier. "T'es chez moi. T'étais complètement défoncée donc je suppose que t'as besoin d'un résumé, donc je vais te la faire courte : Après que je t'ai cassé la gueule, je t'ai filé de mon sang à boire. T'as gerbé comme une grosse merde, t'as paniqué, tu t'es barrée pleine bourre dehors, t'as voulu me sucer mais un flic s'est pointé, il m'a gonflé, 'me suis énervé un peu fort, on s'est barrés chez moi, on a baisé, tu devais trouver ça super chiant parce que tu t'es endormie. en fin de compte..."

Sans trop de ménagement, il saisit Eireann et la fit basculer sur le côté afin de pouvoir se redresser et s'asseoir par terre. Il garda son regard sur elle.

"... C'était une soirée plutôt tranquille." Conclut-il, souriant en coin.
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Fight Like a Girl [Ethan]

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