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Ode to my family [Valeska]

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Sorcier de l'Énergie

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MessageSujet: Ode to my family [Valeska] Mer 9 Aoû - 17:21

Je perds la boule, c’est pas possible autrement.  Daniel regarda d’un air abasourdi le dictionnaire qui venait de débarquer discrètement sur le comptoir de sa cuisine auquel il était attablé, sa tasse de café aux lèvres, bien qu’il était désormais bien trop interloqué pour songer à en vider le contenu dans son gosier. Ca ne pouvait pas être un coup de célicole. Pas une deuxième fois, sinon il devrait peut-être songer à une reconversion professionnelle en tant qu’attrape célicole. Thimothy – son chat, pas l’agent qui rêvait de le faire ressembler à une carotte -  sauta élégamment sur le plateau et reçu avec plaisir les caresses de son maître, tellement surpris qu’il agissait mécaniquement. Esprit es-tu là ? Avait-il réellement envie de connaître la réponse ? En même temps, il n’avait pas beaucoup d’autres théories, surtout dans la mesure où à sa connaissance, les dictionnaires ne possédaient pas de personnalité propre. Bientôt, ses livres feraient comme les syndicats de Wall Street et viendraient lui demander des RTT. Ils allaient peut-être fonder  eux-mêmes leur propre organisation de travailleurs. L’Union des Livres Libres, ou Forces Libraires.  Daniel gloussa à cette pensée. Si cela se trouvait, il était juste un peu nerveux. Il avait donné un rendez-vous aujourd’hui à Valeska pour qu’elle s’entraine à le toucher sans le transformer en bâtonnet de poisson congelé. Au cas où cela devrait arriver, il aurait pour dernière volonté qu’elle le tienne à distance de Thimothy – son chat, toujours -, adorateur de vertébré marin qui risquait de ne pas s’embarrasser  de scrupules en le voyant. Ben voyons. Depuis quand tu hallucines quand tu es nerveux ?
 
D’autant plus que pour une raison inconnue, il ne ressentait pas d’inquiétude particulière. Le SMS de la sorcière ne lui avait pas inspiré quoique ce soit de plus qu’un rendez-vous normal. Peut-être s’était-il déconnecté de la réalité du surnaturel, lui qui avait massivement utilisé ses pouvoirs dans le cadre des affaires, comme une sorte de complément à ses capacités intellectuelles. Pour certains c’était la cocaïne, pour lui, c’était la magie, bien qu’il avait déjà eu recours à la première, ce qu’il nierait mordicus en présence d’à peu près tout le monde. L’ancien trader décida de mettre le problème de ses objets nouvellement intelligents de côté, et finit sa tasse avant de ranger le dictionnaire à sa juste place. Il verrait ça plus tard, les manifestations n’étant pas spécialement agressives. Peut-être aurait-il dû jeter un œil à la page qui s’était ouverte. En haut de celle de gauche figurait le mot « hérédité ».
 
Daniel attrapa sa veste et sortit après avoir bien vérifié qu’il avait laissé de quoi manger au chat. Juste pour la journée, il n’avait aucun doute qu’il reviendrait bien ce soir. Il n’en n’avait même pas parlé à Coleen, signe qu’il n’avait réellement aucune once d’inquiétude, ce qui le plongeait tout de même dans une certaine perplexité.  D’autant plus qu’il ne prenait pas la chose à la légère : il savait que c’était dangereux. Et pourtant, à choisir entre les mains de Valeska et celles de Thimothy Wallace, il prendrait très vite sa décision, et cette dernière paraîtrait particulièrement absurde. Plongé dans ses pensées, il n’en n’oublia pas pour autant de faire un signe de tête ainsi qu’un sourire amical aux voisins qu’il rencontrait sur sa route. Il était pour la paix dans le voisinage. Oui… Décidemment, il ne se comportait pas comme quelqu’un qui se rendait sciemment vers quelqu’un pouvant  lui ôter la vie en quelques secondes de trop.
 
Arrivé devant chez Valeska après une dizaine minute de marche rapide mais détendue, Daniel sonna à la porte et attendit patiemment. Après tout, il avait toute se journée, pour ce premier essai il avait posé un congé. Avec toutes les heures supplémentaires qu’il avait accumulées depuis son arrivée, ils le lui avaient accordé avec plaisir. Qu’il était serviable ce Daniel, à ranger tout ce qui traînait. Tout en prenant bien garde à vérifier s’il ne parviendrait pas à tomber sur un cadavre dans l’un des placards. Il ne savait pas comment ils s’étaient débrouillés, mais certaines mairies avaient directement placé leurs archives communales dans celle de la bibliothèque. Il ne savait pas en quoi, mais savait-on jamais si ça pouvait être utile. Et puis, il avait le temps, il était là pour un an. À l’intérieur, il entendit des éclats de voix étouffées parmi lesquelles il crut reconnaître celle de l’afro-américaine. Il n’avait pas la sensation que ce genre de démonstration lui ressemblait outre mesure. Quelque peu alarmé – elle était peut-être en train de se faire agresser après tout -, il s’apprêtait à sonner une nouvelle fois, voir à forcer la porte si le grabuge à l’intérieur s’accentuait, quand la porte s’ouvrit à la volée en lui laissant tout juste le temps de faire un pas en arrière. En sortit une dame visiblement passablement contrariée qui le bouscula et sortit par l’allée sans demander son reste, suivie par Valeska. Daniel écarquilla les yeux qui suivirent dans un premier temps la sortante, avant de revenir sur la sorcière. De toute évidence, il était bien le seul ici à se sentir serein. Silencieux quelques secondes le temps qu’elle respire un peu, l’ex trader se risqua à prendre la parole.
 
« Je préconiserai de changer le café par de la camomille. Ca fait des miracles sur les nerfs tendus. Il prit une seconde pour réfléchir avant de continuer. Sauf en cas d’addiction à  la caféine. J’ai essayé avec des traders une fois, crois-moi c’est horrible. »
 

Termina-t-il avec un air sérieux bien que ses prunelles bleues trahissaient son amusement. Elle avait intérêt à se détendre, sinon il allait vraiment terminer façon bâtonnet de colin. Même cette pensée ne suffit pas à le tendre. Mais bon sang, qu’est-ce qui n’allait pas chez lui ?
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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Lun 21 Aoû - 10:14

Valeska ft. Daniel -  Ode to my Family


J’ai mal partout ... me dis-je sous le jet d’eau brûlante qui s’écoulait du pommeau de douche. Yeux fermés, je malaxais mon corps. Je n’étais pas en retard sur mon planning de la journée, j’avais donc le temps de me prélasser sous la douche et de souffler un peu. Comme quatre fois par semaine, ma journée avait commencé par des courbatures alors que je quittais mon état de vieille dame, avant de rejoindre Cathan et Jesùs au Dojo. La Chasseuse m’entraînait, à ma demande. J’avais ressenti, lors de nos retrouvailles plus que mouvementées, le besoin d’apprendre à me protéger et donc à me défendre. Mon amie avait accepté d’accéder à ma requête. Après tout c’était pour mon bien ! Mais je n’avais pas imaginé nos entraînements aussi douloureux pour mon corps. Je n’avais jamais été une grande sportive. Je devais préserver la chaleur de mon corps et éviter de me refroidir. Mais j’avais couru, de temps à autre. Seulement cela n’avait rien à voir avec les entraînements dont j’étais l’élève, mais pas la seule. Cathan entraînait également Jesùs, un humain guatémaltèque qui était vraiment très gentil. J’étais un peu intimidé, parce qu’il était un homme, parce que j’étais différente. J’étais fière d’être Sorcière et pratiquer ma magie n’était absolument pas un souci. Mais étant vraiment différente des autres, j’étais un peu gênée. Cathan ne lui avait cependant rien dit sans mon accord et j’avais beaucoup apprécié cela. Bref, je m’entraînais quatre fois par semaine, au lever du jour et c’était épuisant. Et puis ce jour là, j’avais prévu un autre type d’entraînement, avec Daniel cette fois. Le bibliothécaire, ancien trader, était le fils des anciens amis de ma grand-mère. J’avais donc décidé de lui faire confiance. Je n’avais pas eu à lui parler de mes malédictions, nos aînés avaient été si proches qu’ils avaient parlé pour nous de leur vivant. Daniel avait proposé de m’aider avec ma magie, du moins ma malédiction principale. C’était dangereux et j’en avais conscience. Toucher les autres, sans mes gants, était quelque chose que je ne pouvais pas faire, sauf avec les Vampires. Et Daniel était tout sauf ça, lui aussi Sorcier. Par chance, il était un Sorcier de l’Énergie visiblement confiant en sa magie et ses capacités. Il pensait donc pouvoir résister plus facilement que quelqu’un d’autre.

Je quittais ma douche, m’enroulais dans une épaisse serviette. Ma main glissa sur le miroir, chassant la buée, révélant mon visage un peu fatigué. Un coup d’œil à mon poignet me rappelait mes récentes aventures avec Devan, un Vampire. La marque, invisible aux yeux des autres, me liait à lui, mais nous ne savions pas encore l’étendue de ce lien. J’allais devoir me débarrasser de ça, mais j’ignorais comment. Chaque chose en son temps. J’étais relativement de bonne humeur en enfilant mes vêtements, lorsque quelqu’un sonna à la porte. Un coup d’œil à l’heure me fit comprendre que ce ne pouvait être Daniel, il était encore trop tôt. À moins qu’il ne soit arrivé avec beaucoup d’avance. Je dévalais les escaliers, enfilais une paire de ballerines au passage. Sur le seuil de la porte, se trouvait Helen Peterson, une cliente vraiment lourde et désagréable.

« Valeska, il faut absolument que vous m’aidiez ! » dit-elle en entrant chez moi sans y être invitée, ce qui m’agaça déjà au plus haut point. Je restais cependant fortement polie et refermais la porte derrière moi. « Bonjour Helen. Je vous en prie, entrez. Que puis-je faire pour vous Helen ? » … Je plissais les yeux en la regardant tourner en rond, tel une lionne enfermée en cage. Cette femme avait définitivement un don de comédienne et cela m’exaspérais réellement.

J’observais ma cliente qui alla s’installer dans mon salon, posant ses fesses sur mon canapé, les mains nerveusement posées sur ses genoux. « Bon, dites moi ce qui vous amène ici, même si vous n’avez pas pris rendez-vous. » Cela fit soupirer ma cliente qui m’observa avec un air désapprobateur. Elle avait beau avoir une quarantaine d’années, je n’allais certainement pas la laisser m’intimider. Si c’était ainsi qu’elle fonctionnait avec les autres, cela ne fonctionnait pas avec moi.

« Ne prenez pas cet air avec moi Valeska, je vous paie après tout ! » Respire Val’, ne la glace pas sur place … « C’est encore mon mari. Cette fois, je crois qu’il me trompe. Il faut vraiment que vous me fabriquiez un filtre de vérité. Je dois savoir s’il en voit une autre. Je suis certaine que c’est sa blonde de secrétaire, cette Naomie avec ses gros seins. »

Sérieusement ? Mais elle me prenait pour quoi ? Helen était une riche femme de banquier. Un homme important et peu présent au domicile familial ainsi que dans le lit conjugal. Au départ, cette cliente était venue me demander des remèdes pour soigner sa propre dépression, puis pour donner un peu de vitalité sexuelle à son époux, ce qui avait visiblement fonctionné. Mais là, un filtre de vérité ? Vraiment ?! Je respirais profondément en fermant les yeux. Puis les rouvris, posant mon regard sur elle.

« C’est hors de question Helen. Je ne ferai pas ça.
- Pardon ? Comment ça c’est non ?! Je vous paie Valeska, ne l’oubliez pas !
- Je sais, et heureusement, car mes services ne sont pas gratuits. Je suis là pour soigner les gens, pas pour régler vos petites affaires de couples. Et sincèrement, votre mari n’irait pas voir ailleurs si vous étiez un peu moins égocentrique ! »

Alors là… ça ne passait clairement pas. Ma cliente, enfin ancienne cliente pour le coup, se lever d’un bond, rouge de colère. Elle se mit à hurler, à menacer, à gesticuler dans tous les sens, disant que j’étais une moins-que-rien, une idiote, une voleuse. Nos deux voix s’élevèrent dans ma maison et je m’étais vraiment retenue pour ne pas lui en coller une bonne. Je n’étais pourtant pas violente, mais je ne supportais pas qu’on me prenne pour une idiote et qu’on me traite de la sorte.

« Je vous préviens, je vais porter plainte contre vous pour escroquerie ! Je vais vous dénoncer pour pratique illégale de la magie et là ma petite ...
- Sortez de chez-moi tout de suite avant que je vous apprenne ce que c’est qu’une Sorcière très en colère. VOUS AVEZ CINQ SECONDES POUR DÉGAGER DE CHEZ-MOI ! »

Helen s’échappa, la porte s’ouvrit avec fracas, suivie par moi, vraiment énervée au point de ne pas de suite me rendre compte de la présence de Daniel sur le palier de ma porte. La bourgeoise s’en alla en grognant et jurant que jamais on ne l’avait traité de la sorte auparavant. Mon regard capta finalement Daniel, je cherchais alors à reprendre mon souffle, à calmer mon cœur et ma respiration.

« Je préconiserai de changer le café par de la camomille. Ca fait des miracles sur les nerfs tendus.Sauf en cas d’addiction à la caféine. J’ai essayé avec des traders une fois, crois-moi c’est horrible. »

Je relevais mes yeux sur le Sorcier et me mis à sourire en levant les yeux au ciel.

« Pas certaine que la camomille suffise dans ce cas, dis-je en souriant toujours bien qu’exaspérée par ce qui venait de se passer. Bonjour Daniel, je suis désolée pour tout ça … Promis, je ne hurle pas toujours comme ça sur les gens. Entre je t’en prie. »

Je laissais Daniel passer le premier et l’invitais à entrer dans la cuisine. J’étais l’héritière d’une jolie petite maison. Au rez-de-chaussée, se trouvaient le salon, la salle à manger et la cuisine ouverte. J’avais également un bureau aménagé en salle de soin. Du salon, nous avions vu sur la salle à manger ainsi que la cuisine. Tout était relativement ouvert dans de belles pièces à vivre. C’était agréable. La décoration était un mélange d’ancien et de neuf. J’avais gardé des meubles de mes parents, la cheminé était ancienne et je possédais pas mal de meubles en bois. Cela ne m’empêchait pas d’avoir une cuisine toute équipée et une superbe télévision. Je préparais deux tisanes de ma confection, à base de plantes bienfaitrices et apaisantes. Parce que si lui ne semblait pas tendu, moi je l’étais clairement.

« Tu sais que tu peux encore changer d’avis Daniel … Ce n’est pas rien tout ça, dis-je en versant l’eau chaude dans nos tasses.  J’ai essayé, ces derniers jours, de canaliser un peu cette malédiction, de ne pas en arriver à tuer à chaque fois les animaux sur lesquels je me … Recharge. Et j’ai pris toutes les précautions nécessaires. Je ne suis pas en manque de chaleur, cela devrait faciliter les choses et les rendre moins dangereuses, je dirais. »

Je me rendais d’ailleurs compte que je ne portais pas mes gants. Helen avait débarqué alors que je n’avais pas eu le temps de finir de me préparer. Prise de court, je n’avais pas pensé à enfiler cette protection vitale. Et puis, n’ayant pas attendu quelqu’un si tôt chez moi, je n’avais pas pensé à les préparer. Car seule chez moi, je ne portais jamais de gants. J’observais donc mes mains venues se lover autour de la tasse bien chaude.

« Je ne sais pas trop comment tu veux qu’on s’y prenne … Nous pouvons aller dans le salon, ça serait peut-être plus confortable … je soupirais, peu confiante je devais bien l’avouer. Dis-moi que ce n’est pas une erreur Daniel, parce que je n’ai vraiment pas envie de te faire du mal. »

Et j’ai encore moins envie d’être responsable de ta mort.

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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Jeu 24 Aoû - 23:54

En fait, il était même surpris qu’elle soit capable de hurler contre quelqu’un, étant donné son tempérament calme voir timide. De toute évidence elle savait se défendre, ce qui était une bonne nouvelle pour elle. Il se contenta juste de la regarder d’un air amusé et de hocher la tête avant de rentrer dans sa maison. Si on exceptait les meubles anciens, que Daniel ne possédait pas, l’intérieur de Valeska n’était pas si éloigné de celui du sorcier. Si on passait sur le fait que la simplicité à laquelle il s’était astreint n’était qu’une façade pour éviter les soupçons, bien sûr. Il la suivit dans sa cuisine tout aussi tranquillement qu’à l’habituée, l’observant mélanger les plantes de façon sûre, quand bien même  elle présentait clairement des signes d’anxiété. D’ailleurs, ses paroles démontraient qu’elle ne cherchait absolument pas à les cacher. Daniel ne se sentait par ailleurs pas plus alarmé maintenant qu’elle soulignait les risques dont il avait déjà conscient, quand bien même l’état de nerf de l’afro américaine pourrait très bien rendre la chose plus périlleuse. Le sorcier haussa les épaules, serein, puis pris la tasse qu’elle lui tendit entre ses mains.

« Voyons Valeska. Moi qui avais dit à la bibliothèque que je ne pourrais pas venir en raison d’un rendez-vous important. Tu ne voudrais tout de même pas me faire mentir contre mon gré, si ? »

Lança-t-il en portant un poing à son cœur, comme si la simple perspective de mentir lui était insupportable. Quelle blague. Un sourire ironique vint mettre fin à son masque de comédie puis il porta sa tasse à ses lèvres. Fabuleuse. Si elle ne l’avait pas déjà fait, il lui aurait conseillé de la commercialiser. Son sourire disparut néanmoins quand elle manifesta à quel point elle avait peur de cette opération.  Le sorcier reposa la tisane sur le plan de travail et planta son regard bleu dans celui de Valeska.

« Il ne va y avoir aucun problème, d’accord ? Tout va bien se passer. Je te promets que dès que je sentirais le moindre problème, j’utiliserai mes pouvoirs et je me dégagerais, c’est compris ? Et puis, je n’ai pas passé la majorité de ma vie sous protection policière sans acquérir un minimum d’instinct de survie, tu imagines bien. »

C’était peut-être ça au final. Il avait vécu une large partie de son existence avec une épée de Damoclès au dessus de sa tête, et non des moindres. En un sens, il avait toujours avancé avec l’ombre menaçante d’une menace à sa vie, même si Coleen était parvenu à lui faire vivre celle-ci de façon la plus sereine possible. Tant d’hypothèses probables. Celle-ci était sans doute la plus raisonnable. Il hocha donc la tête, confiant, et la suivit en direction du salon et l’imita quand elle s’assit sur le canapé. Après avoir posé sa tasse sur la table basse, l’ancien trader pris une petite respiration puis tendit ses mains, paumes vers le ciel, en direction de Valeska.

« C’est quand tu veux. Tout ira bien. Si tu sens que ça devient trop dur, lâche un peu de leste, progressivement. Ca me laissera le temps d’anticiper s’il y a un problème, et ça t’entrainera à gérer ta malédiction en créant des digues. »

Dit-il calmement, d’une voix douce. Elle était trop stressée pour se permettre de montrer la moindre hésitation. Maintenant que l’expérience était sur le point de se réaliser pour de vrai, il devait bien avouer que son cœur s’emballait quelque peu… Mais pour être honnête, il reconnaissait ce courant électrique et puissant comme étant davantage celui de l’adrénaline que celle de la peur, même s’il  sentait cette dernière pointer, en fond. Il attendit donc qu’elle se sente prête et emprisonna doucement les mains de la sorcière dans les siennes, concentré. Disparu le Daniel mondain. Ne restait plus que celui qui avait été élevé en sorcier par sa tante.

Pourtant, il devait bien avouer qu’il ne sentait rien de particulier. Certes, elle avait les mains un peu fraiches… Mais tout de même, rien à voir avec ce qui était sensé avoir la puissance d’une tempête polaire. Il en déduit donc tout d’abord qu’elle se débrouillait largement mieux qu’elle ne l’imaginait, et en fut franchement très impressionné. Puis les minutes passèrent, encore et encore. Daniel releva ses yeux de leurs mains nouées en direction du visage de Valeska, à la recherche d’un quelconque signe de fatigue, qui aurait due se manifester après un effort aussi considérable que le fait de réprimer une malédiction sans doute pluri centenaire. Il n’en vit aucun. Et là. Là. Il sentit un début d’anxiété, bien plus fort que lorsqu’il s’était préparé à la possibilité de se transformer en Mr. Freeze. C’était diffus, mais puissant. Parce que ce n’était pas normal. Parce que cela aurait dû être beaucoup plus dur. Parce que ses mains restaient désespérément fraiche et soudain, il espéra presque qu’elles deviennent d’un froid insupportable. Jusqu’à maintenant, il avait finis par mettre la cause de sa sérénité sur son tempérament et son vécu. Et si c’était complètement autre chose ?

« Wahou… Tu gères quand même vachement bien… Est-ce que tout est normal Valeska ? »

Finit-il pas articuler lentement, nettement plus sur ses gardes, désormais. Chose rarissime, il parlait tout en ayant la sensation de se berner lui-même, et de devenir progressivement le dindon de la farce. Il avait eu l’occasion d’envisager, de la façon la plus calculatrice possible, les façons dont la situation pourrait dégénérer, souvent de façon assez dramatique et spectaculaire. Sauf qu’aussi prévoyant avait-il pu être, il n’avait pas anticipé ce genre de dérapage.

Parce que c’était très clairement un dérapage, qui avait été parfaitement impossible à pronostiquer.  Et que même si rien ne se passait, ce rien était en passe d’avoir plus de conséquences que s’il avait eu le cœur gelé sur le coup.
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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Dim 27 Aoû - 9:23

[quote="Valeska Aberline"]
Valeska ft. Daniel -  Ode to my Family


Dans l’idéal, j’aurais certainement dû être la personne la plus confiante dans cette cuisine, pour être certaine de ne pas faire n’importe quoi et ne pas blesser Daniel… Ou pire… Mais l’ancien Trader était le plus confiant de nous deux. Il respirait même la confiance. Était-ce simplement un des masques qu’il savait porter ? Je n’en étais pas certaine. Daniel semblait sincère et totalement à l’aise, naturel même. Il me rassura donc, me disant que tout irait bien et qu’il ferait en sorte de se dégager rapidement en cas de problème. En Sorcier de l’énergie, j’imaginais que Daniel savait manipuler les esprits et j’osais espérer qu’il me forcerait donc à le lâcher si les choses venaient à déraper ou déborder. Je n’avais aucune envie de lui faire du mal et j’étais prête à ce qu’il utilise sa magie contre moi si cela pouvait lui sauver la vie.

« Tu as raison, tout va bien se passer, dis-je avant de terminer ma tasse, la déposant sur le comptoir de la cuisine. Passons au salon. »

J’invitais Daniel à me suivre et m’installais sur le canapé. Nous y serions plus à l’aise. J’étais nerveuse. Déjà, la proximité d’un homme n’était pas évidente pour moi. Daniel était plutôt bel homme et dégageait un charisme fou. La situation était donc assez intimidante, presque gênante, mais j’essayais de masquer cette gêne au mieux. Assis, Daniel tendit ses mains vers moi, paumes tournées vers le haut. J’observais ses mains avant de poser mon regard dans le sien.

« C’est quand tu veux. Tout ira bien. Si tu sens que ça devient trop dur, lâche un peu de leste, progressivement. Ça me laissera le temps d’anticiper s’il y a un problème, et ça t’entraînera à gérer ta malédiction en créant des digues. »

Sa voix était douce, agréable, réconfortante. Je hochais la tête sans rien dire. Daniel n’était pas là pour un quelconque profit. Il prenait de vrais risques et je ne pouvais renier qu’il était réellement là pour m’aider. Je me devais donc de lui faire confiance et me faire confiance pour que les choses se passent bien. Si vous pouviez juste nous aider à faire en sorte que tout tourne rond, me dis-je en pensant à nos défunts qui, s’ils pouvaient nous voir, devaient très certainement être en train de nous observer.

« On y va ... »

Et mes mains se glissèrent lentement sur celles de Daniel. Mes doigts fins et froids glissèrent sur ses paumes avant d’enlacer ses mains. Je fermais les yeux, pris une grande inspiration, puis je me laissais aller… Je tentais d’absorber sa chaleur. Au départ, je sentis quelque chose. J’y crus en tout cas. J’eus même l’impression de bien m’en sortir, de parvenir à absorber sans que nous nous en rendions réellement compte, sans lui faire de mal. Mais, mon corps ne se réchauffait pas. Avais-je atteint un pic de chaleur que je ne pouvais pas dépasser ? M’étais-je trop ‘nourrie’ pour pouvoir en avoir plus ? Les minutes s’écoulèrent, me rendant de plus en plus soucieuse, me rendant compte que je n’y parvenais pas. Je n’arrivais pas à aspirer son énergie. Ce n’était pas normal. Mon contact aurait dû enclencher directement l’absorption de chaleur. C’était en général quasi immédiat, surtout lorsque je désirais que cela arrive. Mais là, rien ne se passait. j’avais beau me concentrer, le vouloir plus que tout, je ne parvenais pas à me nourrir de sa chaleur. Exactement comme avec les Vampires lorsque je rentrais en leurs contacts… Mais Daniel n’en était pas un. L’espace d’un instant, je me mis à penser à Devan et à notre marque, notre lien, me demandant alors si c’était cela qui bloquait les choses. Mais non, impossible, je m’étais nourrie sur des animaux et tout s’était bien passé. Alors pourquoi cela ne fonctionnait pas sur Daniel ?

« Wahou… Tu gères quand même vachement bien… Est-ce que tout est normal Valeska ? »

Je relâchais ses mains, observant les miennes, clairement soucieuse cette fois.

« Je ne gère rien Daniel… Absolument rien… Parce qu’il n’y a rien qui se passe … Que dalle !»

J’attrapais alors à nouveau ses mains, plaquant mes paumes aux siennes, cherchant à forcer les choses. Mais rien. Rien en dehors de ma peau anormalement fraîche contre la sienne, à température agréable. Sourcils froncés, regard vrillé sur nos mains, je ne comprenais pas.

« Ce n'est pas possible… Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Tu n’es pas un Vampire, il n’y a donc aucune raison pour que je n’y parvienne pas. »

Un peu folle peut-être, je lâchais ses mains, posant les miennes sur ses jours, bêtement, plissant encore les yeux. Mais rien. Mes mains n’aspiraient rien. J’hésitais entre rire de joie et pleurer de panique. Rire, parce que c’était si agréable de toucher quelqu’un sans le blesser ; pleurer parce que cela me faisait terriblement peur.

« Je ne peux pas être cassée quand même ! » Dis-je en me relevant, rejoignant rapidement la lanterne magique d’Alyson, au centre de laquelle dansait une flamme d’un beau rouge vif, un feu rougeoyant qui avait eu tout le temps de se recharger grâce à la magie de l’objet. J’ouvris la petite porte, levais mes mains vers la source de chaleur… et je sentis ses flammes me nourrir, réchauffant doucement mon corps. « Non je ne suis pas cassée, j’absorbe la magie de cette flamme … j’absorbe sa chaleur … Alors pourquoi pas la tienne ? »

Je me retournais vers Daniel, le regard plein de mille et une question. Mes fesses se posèrent sur le canapé, retrouvant ma place aux côtés du Sorcier.

« Dire que j’ai eu peur de te tuer … j’aurais au moins aimé te refroidir un peu, » dis-je en riant légèrement, complètement abasourdie par ce qui venait de se passer. Et, alors que je posais à nouveau mon regard sur lui, j’attrapais sa main sa prévenir, comme pour vérifier une nouvelle fois, me forçant, me concentrant… « T’es immunisé ou quoi ? C’est pas possible ! Non pas que j’ai un charme de fou, mais en général, personne ne me résiste ! »

Une pointe d’humour, pour essayer de détendre l’atmosphère. Car je sentais bien que même Daniel semblait inquiet. Nous aurions clairement tous deux préféré que quelque chose se passe. L’absence de réaction n’était pas ce que nous avions pu envisager et c’était bien plus terrifiant que de voir Daniel devenir bleu. C’est pas que j’avais envie de te voir devenir un Schtroumpf, mais quand même, c’est toujours mieux que de ne rien avoir.

« A ton avis … qu’est-ce qui se passe Daniel ? »

Parce qu’il était évident, à mes yeux, que derrière ça se cachait quelque chose de bien plus important qu’un simple manque de réaction magique. Daniel était le premier mortel qui n’était pas victime… Nos parents auraient-ils oublié de nous dire quelque chose ?



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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Mar 5 Sep - 22:12

Lorsqu’il avait involontairement attaqué Thimothy Wallace, il devait avouer qu’il avait été très perturbé. Mais ce n’était rien comparé à ce qu’il était en train de vivre actuellement. Tandis que Valeska s’affolait, lui restait immobile, silencieux, presque en état de choc. Parce que si la sorcière semblait s’éparpiller sous le coup de la panique, lui n’avait qu’un seul message qui clignotait à intervalle régulier dans son esprit. Du genre avec des paillettes et des néons, le message. Il ne réagit donc pas le moins du monde lorsque des mains virent prendre ses joues. Il avait la sensation qu’à force de les écarquiller, ses yeux n’allaient pas tarder à sortir de ses orbites pour retourner à New York. De façon très égoïste, une part de lui regrettait plus que jamais de ne pas avoir su se contenir devant le grand vieux moche qui avait servit d’agent du FBI.  En attendant, il n’arrivait même pas à répondre à ses questions. S’il était immunisé ? Oh mon Dieu, je crois que tu ne comprends pas du tout. Il essaya tout de même de faire un sourire à sa tentative de vanne, mais il fallait croire qu’elle avait au moins réussi à geler toute trace de sa sociabilité, puisque son essai se solda en rictus. C’est son ultime questionnement qui le fit enfin se lever, et desserrer la mâchoire, toujours l’air aussi grave et consterné.

« Il faut qu’on aille chez moi. Le sorcier décrocha son téléphone et tapa le numéro de sa tante. Tata, je suis désolé, mais il faut absolument qu’on se voit sur skype. C’est très urgent, termina-t-il en jetant un coup d’œil à Valeska en prononçant ces derniers mots. Merci beaucoup Coleen, j’arrive.  »

Le sorcier rangea son téléphone aussi vite qu’il l’avait sorti. Il était clairement alarmé, mais s’efforçait de contrôler sa respiration et de garder son sang froid. Pourtant, il avait déjà l’air ailleurs. En réalité, son esprit calculait. Les probabilités, ce que ça impliquait, cherchait s’il y avait eu des éléments annonciateurs autres que sa suicidaire et étrange absence d’inquiétude à l’idée de la toucher sans protection. Cependant une part de lui savait également que les informations ne se trouveraient pas dans sa tête. Il fallait qu’il parle avec Coleen de toute urgence. Elle était sans doute au travail, mais elle le connaissait suffisamment pour savoir quand il ne plaisantait pas. Avant d’y aller, il serait tout de même temps de répondre à sa question, non ? Toujours aussi grave, il reporta une nouvelle fois son regard clair sur la sorcière.

« Je crois que l’un de mes ancêtres était du genre taquin. Et qu’il vous a fait une très mauvaise farce. »

Réussit-il à articuler. Lui qui pointait mentalement la grossièreté de la méthode utilisée pour nuire à quelqu’un, le voilà désormais très certainement impliqué. Il attrapa rapidement sa veste et partit en direction de chez lui, qui heureusement n’était pas très éloigné de la maison de Valeska. L’ex-trader était, pour une fois, pas si loin d’un  début de crise de nerf, mais gardait son calme coûte que coûte. Il avait néanmoins perdu son sourire légendaire, ce qui était possiblement une bonne nouvelle car témoin d’une santé mentale à peu près correcte. Il laissa entrer Valeska chez lui en premier, par réflexe, avant de lui faire un signe de la main signifiant de s’installer à son aise, pendant que lui allumait l’ordi portable trônant sur le bar de la cuisine ouverte. À peine eut-il ouvert le logiciel de conversation qu’un appel en provenance de Coleen se mit à retentir. Il eut juste le temps de faire un signe à Valeska pour qu’elle s’approche, mais fit l’erreur de ne pas anticiper la suite logique, trop occupé qu’il était à se demander ce qu’il allait bien pouvoir faire. Un rugissement de rage le fit sursauter.

« Daniel! Je t’avais dit d’arrêter de réfléchir bon dieu !  Je ne sais pas exactement ce que j’ai raté dans ton éducation, mais dès que tu te mets à penser, tu utilises ton cerveau, qu’à eu la mauvaise idée de mettre à ton actif une entité supérieur quelconque, pour faire n’importe quoi, se mit à hurler la brune dans l’écran, sous le regard abasourdis de son neveu.
- Mais Coleen att…
- Il n’y a pas de Coleen qui tienne ! Tu dissimules des fonds à l’étranger, t’agresses un agent du FBI, puis tu te décides à aller te planquer dans cette foutue ville, et ça ne te suffis pas ! Bon sang mais comprends-tu au moins le sens de « se faire discret »? Mais tu sais quoi Dany ? Salem pour toi, c’est comme présenter un paquet de bonbons à quelqu’un qui fait un régime ! J’étais sûr que tu ne pourrais pas résister à un truc pareil, alors vas-y dis moi ce que tu as encore f… »

Daniel, qui n’avait pas cessé de faire des allers-retours affolés des yeux entre Coleen et Valeska, prit d’un coup une mine blasée et tourna l’ordinateur de façon à ce que la sorcière apparaisse également dans l’angle de la caméra. La policière s’arrêta d’un coup, visiblement surprise, eut l’air de s’adoucir,  puis eut un léger un rire nerveux, reconnaissant visiblement qui était à côté de son neveux.

« Valeska ! Mon dieu comme tu as grandi ! Qu’est-ce que… »

Il coupa également court au début de retrouvaille en attrapant la main de l’afro-américaine qui se trouvait sans protection. Coleen sursauta avec un petit hoquet, visiblement effrayée, puis sa mine devint abasourdie elle aussi quand elle se rendit compte que celui qui avait été comme son fils ne se transformait pas en Mister Freeze. Daniel en profita pour relâcher délicatement la main de la sorcière et de lui jeter un coup d’œil.

« Je te promets que je t’expliquerai pour le flic. L’ex-trader eut un moment de réflexion. Mais sache que c’est lui qui a commencé. »

En même temps, si tu avais pas fait des trucs illégaux… Mais c’était un détail qu’il ne tenait pas à soulever. Sa tante, elle, semblait être toujours aussi consternée. Visiblement, elle en arrivait aux mêmes conclusions que lui, ce qui n’était pas si étrange lorsque l’on prenait en compte le fait que c’était elle qui l’avait éduqué, y compris en tant que sorcier.

« C’est bien ce que je crois ?
- Oui je pense, l’une de nos deux branches est celle qui a maudit les Aberline. Coleen poussa un long soupir et rejeta la tête en arrière, l’air très fatigué. Mon dieu, si seulement l’un de nous avait touché ta grand-mère à l’époque, on aurait pu… »

Cette phrase resta en suspend, mais il voyait tout à fait ce qu’elle voulait dire. Et la connaissant, il savait aussi qu’elle allait culpabiliser pendant des jours, quand bien même ce n’était peut-être pas ses ascendants à elle, les auteurs de cette foutue malédiction. Daniel resta également silencieux un moment, puis finit par prendre une grande inspiration.

« Bon, je vais chercher les grimoires à l’étage. Certains sont vieux, sait-on jamais ce qu’on pourra y trouver.
- Ok je t’attends. Je ferais de même une fois la fin de la journée. »

Daniel hocha la tête, puis monta rapidement les escaliers vers le grenier, laissant les deux sorcières ensemble. Coleen regarda Valeska un instant, puis ne pu retenir un sourire ému.

« Comme tu as grandi Valeska, tu as tellement changé ! Ta grand-mère m’envoyait régulièrement des photos de toi. Je sais que je dois te sembler être une parfaite étrangère pourtant.  Un petit silence s’installa de nouveau puis la policière se pencha légèrement vers elle. Dis-moi Valeska, tu pourrais me rendre un petit service ? Si tu vois qu’il magouille quelque chose, gifle-le de ma part. Fort. Elle parut méditer sur quelques instants après lesquels elle parut prendre une décision. Si tu as sous la main, tu peux aussi essayer le saladier de pâtes. Ca l’avait tellement choqué quand je lui ai fait ça qu’il s’est tenu tranquille pendant deux semaines. »

La requête avait l’air étrange, mais elle était tout de même à demi sérieuse. Daniel réapparut en trombe dans la salle puis disposa plusieurs gros livres sur la table. Dans le même temps, un éclat de voix se fit entendre de l’autre côté de la salle où se trouvait Coleen – sans doute son bureau. Il l’entendit jurer, puis elle se tourna vers eux, alarmée par les bruits laissant imaginer une altercation, et contrariée de devoir les laisser dans cette situation. Daniel fit un signe de main à la sorcière pour lui dire d’y aller, et cette dernière hocha la tête.

« Je vous rappelle dès que je le peux, essayez de trouver quelque chose en attendant.  Elle faillit raccrocher mais se ravisa, regardant en direction de l’autre sorcière. Valeska, sache que je suis vraiment désolée. Pour tout.»

Et l’image coupa aussi sec. Daniel laissa le silence planer encore un instant, réfléchissant à la marche à suivre. Il avait pris des grimoires venant à la fois du côté paternel mais également de celui maternel. Il les avait déjà tous lu plusieurs fois, mais savait-on jamais ce qu’ils pourraient trouver en prenant les choses sous un nouvel angle. Son regard s’illumina d’un coup.

« On peut toujours chercher des deux côtés… Mais je pense qu’on aurait un moyen encore plus rapide d’affiner les recherches. Dit-il doucement, comme encore à moitié dans ses pensées. Il fit un petit sourire, du même genre de ceux qu’il avait lorsqu’il avait commis une bêtise. Disons que j’ai un tout petit peu oublié de la prévenir que j’avais découvert qu’elle avait un autre neveu. S’il te touche et que ta malédiction ne s’applique pas… Alors on saura de quel côté ça vient. »


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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Sam 9 Sep - 17:00

Valeska ft. Daniel -  Ode to my Family


C’était tout simplement incroyable. J’avais passé ma vie à porter des gants, à éviter tout contact direct avec des êtres humains, pour ne pas les blesser, et même pire. J’avais plus ou moins refusé d’apprendre à gérer cette malédiction, me condamnant à une solitude quasi-éternelle. Mais depuis mon arrivée à Salem, ma vie avait radicalement changée, en tous points. Si je continuais à soigner les gens comme je l’avais appris avec ma grand-mère, j’arrivais à avoir un semblant de vie sociale aux côtés de mes rares amies, mais fidèles. Et j’étais là, à toucher un homme, sans gants, sans le blesser. Je n’avais pourtant aucun contrôle sur moi-même et ne ressentais rien. Cela n’avait tout simplement aucun sens. J’étais perdue. Daniel, quant à lui, avait gardé son sérieux, un air que je ne lui connaissais pas vraiment pour le moment. Si j’étais dispersée et paniquée, lui restait stoïque et concentré, certainement plus réfléchi que moi. Mais il fallait me comprendre. J’avais passé ma vie à me dire que jamais je ne pourrais toucher un semblable, que jamais je n’aurais une vie normale. J’avais tiré un trait sur une possible vie amoureuse, sur le fait d’avoir des enfants pour ne jamais leur transmettre mes malédictions. Et là, je touchais cet homme sans le tuer. Pourquoi ? Et surtout, comment ? Qu’est-ce qui clochait ? Daniel et moi avions nous un lien bien plus poussé que celui de deux enfants d’amis maintenant réunis dans l’au-delà ? Cette idée me traversa l’esprit au moment où Daniel se mit à bouger, attrapant son téléphone. J’observais et écoutais, curieuse de savoir qui il pouvait appeler dans un tel moment. Et je compris bien vite. Coleen. Mes yeux s’étaient écarquillés sous l’effet de la surprise. Je ne m’étais visiblement pas préparée à ce que Daniel appelle sa tante, cette femme qui l’avait élevé à la mort de ses parents, cette femme que ma grand-mère avait réellement aimé. Mais pourquoi faire appel à elle ?

« Je crois que l’un de mes ancêtres était du genre taquin. Et qu’il vous a fait une très mauvaise farce. »

D’accord, voilà pourquoi. Et si j’avais pu, je me serais laissé défaillir. Car oui, cela semblait la raison la plus logique après tout. J’en eus un vertige. C’était beaucoup d’informations en peu de temps. Je connaissais Daniel depuis peu et nous n’étions réunis que pour la seconde fois. Si Daniel voyait juste, le destin avait visiblement voulu réunir nos ‘parents’ puis nous-même, comme pour nous mettre sur la voie. Mais si la solution était là, pourquoi Alessia n’avait pas fait cette découverte plus tôt ? Trop de questions martelèrent mon esprit sur le trajet nous menant à l’appartement de Daniel. Un trajet silencieux, pour lui, pour moi. Nous qui nous étions attendus à un simple entraînement potentiellement mortel, nous nous retrouvions avec quelque chose de plus grand, quelque chose qui allait très certainement nous dépasser. Pourtant, une partie de moi semblait se réjouir de tout ça, car jamais je n’avais été si proche de découvrir quelque chose de concret sur ces malédictions. C’était excitant et effrayant à la fois. Et évidemment, je craignais de m’emballer un peu trop et d’être déçue. Mais je n’avais pas de temps à perdre avec de telles pensées. Arrivés chez Daniel, je retirais lentement ma veste, laissant le Sorcier allumer son ordinateur. J’observais rapidement les lieux, trouvant son appartement joli et agréable, jusqu’à ce qu’une sonnerie se mette à retentir. Mon regard se posa donc sur l’ordinateur, m’approchant sans un bruit de l’appareil et de Daniel qui venait de répondre à sa tante qui apparut sur l’écran, fidèle ou presque aux photos que j’avais pu trouver d’elle et des siens. Seulement, j’allais assister à quelque chose d'inattendu, quelque chose que Daniel aurait certainement voulu éviter.

Coleen semblait visiblement très énervée contre son neveu qu’elle commença à sermonner. Daniel chercha à l’interrompre, mais ce fut peine perdue. La femme engueula Daniel et me fit découvrir, par la même occasion, pourquoi il était là. J’étais légèrement choquée, apprenant tout ce qu’il avait pu faire par le passé et pourquoi il était venu se réfugier dans cette ville. Je savais que Daniel était trader, mais je ne savais pas ce qu’il avait réellement fait, et ce, dont il était accusé. Est-ce que cela faisait de lui un mauvais homme ? Je n’en savais rien. J’étais trop choquée pour le savoir. D’autant plus que Daniel fini par déplacer l’ordinateur, me faisant entrer dans le champ de vision de la caméra. Daniel, plus blanc qu’à son habitude, semblait réellement mal à l’aise. Mais ma vue calma instantanément Coleen qui fut surprise de me voir

« Valeska ! Mon dieu comme tu as grandi ! Qu’est-ce que… »

Impossible pour moi de répondre, impossible pour Coleen d’ajouter quoi que ce soit. Daniel avait déjà attrapé ma main que j’avais oublié de ganter dans la précipitation de notre venue ici. Naturellement, me connaissant et connaissant les malédictions qui frappaient les Aberline depuis des générations, Coleen fut effrayée, sachant ce qui pourrait arriver. Mais, comme chez moi, rien n’arriva. Tout allait trop vite. Ma tête réfléchissait à vive allure, alors que Daniel me promettait de tout m’expliquer plus tard.

« J’espère bien que tu m’expliqueras ! » dis-je les yeux gros, frottant ma main comme si elle avait été brûlée. Alors que je n’avais absolument rien éprouvé.

Le dialogue, entre Daniel et sa tante, reprit. Je m’y sentais étrangère alors que j’étais la principale concernée. De toute manière, il m’était incapable de dire quoi que ce soit. J’étais face à deux personnes qui pourraient peut-être changer ma vie. Deux personnes persuadées que l’une de leurs branches avait maudit ma famille. Et nous avions du attendre toutes ces années pour se poser la question. Toutes ces années durant lesquelles ma grand-mère les avait fréquentés sans les toucher. Et si vous l’aviez fait, grand-mère pourrait être encore en vie ... Cette idée me serra violemment le cœur. Et je sentis, à travers cet écran, la tristesse de Coleen. « Vous ne pouviez pas savoir, » dis-je doucement, le visage triste.

Daniel me quitta quelques instants, bien décidé à apporter ses grimoires. Je fus donc seule, en tête-à-tête avec Coleen. C’était étrange de la voir là. Je laissais la Sorcière m’observer, me parler, de sa voix émue. Je haussais les épaules et souriais à ses mots, jusqu’à un sourire plus franc lorsqu’elle me demanda un petit service concernant son neveu. Elle l’aimait, c’était évident, malgré tout ce qu’il semblait avoir pu faire comme bêtises et choses illégales. Elle l’aimait sincèrement, comme son propre fils, je crois. Et, rien que pour ça, je ne pouvais refuser sa demande.

« C’est promis, » dis-je dans un sourire, entendant déjà Daniel revenir vers nous, jetant un regard complice à cette Coleen que je découvrais autrement que par les photos et les récits de ma défunte grand-mère. Malheureusement, la Sorcière fut obligée de nous laisser. J’aurais tant aimé lui parler, longtemps, pour qu’elle me parle de ses souvenirs à elle. « A bientôt Coleen ! » Je fus presque triste de voir l’écran se couper. Cette rencontre rapide m’avait tant fait pensé à Alessia, j’aurais tant voulu le prolonger. Je gardais cependant l’espoir de pouvoir la revoir et lui reparler. Mon regard se reposa alors sur un Daniel songeur qui semblait, d’un seul coup, avoir trouvé une idée incroyable qui fit briller son regard.

« On peut toujours chercher des deux côtés… Mais je pense qu’on aurait un moyen encore plus rapide d’affiner les recherches. Disons que j’ai un tout petit peu oublié de la prévenir que j’avais découvert qu’elle avait un autre neveu. S’il te touche et que ta malédiction ne s’applique pas… Alors on saura de quel côté ça vient. »

J’écarquillais les yeux. C’était définitivement trop pour moi. « Je dois m’asseoir, je crois que mes jambes vont me lâcher. » dis-je en prenant place sur l’un des tabourets, passant mes mains sur mon visage en soupirant. « Daniel est-ce que … est-ce que tu te rends seulement compte de ce qui se passe ? » Mon regard se releva sur lui, l’observant quelques secondes. « J’ai l’impression d’être à deux doigts d’y arriver. Je n’ai jamais été aussi proche de trouver une solution, une raison à tout ça … Pour toi ce n’est peut-être pas grand-chose, mais … mais moi … c’est une quête de toute une vie, une quête de plusieurs générations de femmes maudites. Et … Et …  » J’étais comme perdue entre des flots d’émotions, des vagues qui me submergeaient et me secouaient dans tous les sens. « Je n’ai jamais eu d’autre but que ça dans ma vie. Je n’ai jamais eu de vraie vie sociale, jamais connu l’amour ou les hommes … je me suis tout interdit de peur de tuer, me jurant de ne jamais cesser de trouver une solution pour lever ces malédictions. Je … je n’ai jamais envisager une vie normale, une vie de couple, ni même envisagé d’avoir des enfants ou un chien ! Et là … tu débarques, comme poussé par le destin pour faire ce que nos parents n’ont pas fait …  »

J’avais envie de rire, de pleurer, de sauter de joie, de hurler. J’étais complètement perdue, le corps légèrement tremblant sans m’en rendre compte. C’était tellement dingue tout ça.

« Je suis désolée, je suis … whoua … complètement déboussolée ! » Je riais de moi-même, légèrement rougissante, gênée par toutes les révélations que je venais de faire. « Tu n’es pas obligé de m’aider tu sais … mais si tu le fais, je t’en serais éternellement reconnaissante Daniel. Peu importe ce que tu as pu faire, peu importe pourquoi Coleen a envie de te menacer avec un saladier,» dis-je en souriant, « je serais toujours là pour toi … pour respecter la mémoire de nos parents. Et parce que je crois que tout ça n’arrive pas par hasard. Alors… Si tu veux vraiment m’aider… par où on commence ? » Parce que bon sang, 27 ans avec ces malédictions, c’est vraiment long ! Et je suis à deux doigts de m’en débarrasser, grâce à toi.

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Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte.


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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Lun 2 Oct - 0:12

Daniel Andrews n’était clairement pas quelqu’un de sentimental, et s’approchait du degré le plus élevé du pragmatisme, le dernier échelon le retenant d’arriver à ce stade étant le meurtre. Il écoutait donc Valeska qui prenait doucement conscience des tout derniers événements, mais d’une oreille quelque peu distraite, occupé qu’il était à se demander comment diable il allait réparer ce bazar. Parce qu’il n’était bien évidemment pas question de laisser Valeska  se débrouiller seule avec ses malédictions, quand bien même une partie de lui avait soudainement très envie de quitter cette zone grise qui lui avait parue si fascinante et surtout, si pratique.

« Ton destin en question, il s’appelle Thimothy Wallace et il serait sans doute mort de rire s’il apprenait dans quoi je m’étais fourré. Tu pourras lui envoyer une carte postale avec des petits chats, à l’occasion.»

Marmonna-t-il dans sa barbe inexistante, les yeux un peu dans le vague. Mais pourquoi, pourquoi avait-il lancé ce foutu sort ; surtout sachant qu’il s’amusait super bien quand il était à Wall Street. Sans compter qu’il partait du principe que tout cela relevait plus d’un hasard dantesque que d’une soi-disant volonté divine et supérieure, sauf si encore une fois on casait Wallace dans cette catégorie, ce qui était beaucoup trop déprimant pour lui. Il attrapa son téléphone portable et commença à pianoter un numéro.

« Je dirais qu’on commence par la facilité. »

Le sorcier s’éloigna de la cuisine avec un sourire désarmant, avant de tomber sur la boite vocale de son cousin qui lui avait décidément évité une mort particulièrement douloureuse. Et comment tu le remercie ?

« Bonjour Chad, comment vas-tu ? Dis-moi, mon appel n’est pas totalement désintéressé, j’aurais besoin de ton expertise pour un cas un peu épineux de malédiction. Pourrais-tu passer chez moi ou me contacter dès que tu en auras l’occasion ? Je te remercie, passe une bonne journée. »

Voyons Chad, tu n’auras pas grand-chose à faire sinon la toucher, et si tu ne te transformes pas en Mister Freeze, félicitation, ta famille est composée d’un joli panel de sociopathes, moi y comprit. Oh, et puis si jamais il commençait à congeler, il utiliserait sa magie pour arrêter le massacre. Sans oublier qu’en un sens, rester secret sur la dangerosité de la chose impliquerait moins de stress pour tout le monde, et également pour lui. Il revint donc dans le salon, l’air de rien, comme s’il n’était pas en train de songer à impliquer un innocent dans une entreprise potentiellement mortelle. Mais désolé, il était loin d’être comme son cousin ou ses parents ; en bref, il était très loin du super héros. N’importe quelle aide serait la bienvenue et il préférait ne pas impliquer sa tante, ou en tout cas du moins possible. Il avait moins de scrupules avec cet inconnu qui partageait son sang. Il s’assit à côté de Valeska et sépara soigneusement les grimoires en deux piles plus ou moins équivalentes.

« À gauche, c’est le côté paternel. À droite, celui maternel. Coleen vérifiera avec ceux restés à New York, et en attendant que Chad arrive, on peut déjà commencer par ça, même si je doute de l’efficacité de la manœuvre. Je pense que si quelqu’un avait écrit «Voilà comment maudire toute une lignée en cinq étapes, j’ose imaginer que je l’aurais remarqué. »

Et il conclu sa dernière saillie en attrapant les grimoires paternels avant d’ouvrir le premier de la pile. Il avait bien fait de poser sa journée, si Parish n’arrivait pas très rapidement, ils en avaient pour un moment. Le félin blanc de la maison en profita pour sauter sur le livre ouvert afin de réclamer des caresses, ce que lui accorda sans soucis son propriétaire, qui avait définitivement un souci avec les chats. Il empêcha de justesse ce dernier d’aller faire connaissance de trop près avec Valeska, n’ayant pas envie que sa petite vie de matou peu farouche se termine aussi rapidement, et l’animal s’éloigna en râlant d’un air outré. Il haussa les épaules avec un petit sourire désolé.

« Si tu veux, tu lui feras un câlin quand tu auras tes gants. Ou quand on aura réglé le problème de tes malédictions. Daniel gloussa légèrement. Si seulement le flic qui a provoquée mon arrivée ici savait que je lui avais donné son prénom, je pense qu’il m’en collerait une. »

Ah, Thimothy Wallace. Voir la tête dépitée et excédée du grand vieux moche lui manquait. Le voir trainer méthodiquement dans ses affaires, beaucoup moins. Daniel haussa les épaules d’un air nonchalant. Après tout, pourquoi ne pas lui expliquer ? Coleen avait déjà fait la moitié du travail, et cela sans tact. En outre, il était à peu près sûr que l’imagination risquait de faire un travail encore pire que la vérité.

« Disons que je n’étais pas tout blanc. Et qu’il est également possible que j’ai aidé un client à cacher une partie de sa récente fortune à Aruba. Puis, imaginons qu’un flic bougon ai décidé d’être compétent et têtu, jusqu’à en devenir franchement pénible. Et qu’un vieux sort que j’avais arrêté d’utiliser pendant plus de dix ans ai soudainement décidé de s’en mêler contre mon gré, flanquant une belle frousse à l’inspecteur. Enfin, considérons qu’après mure réflexion, j’ai pensé que l’orange m’allait fort mal au teint, puis que j’ai décidé de venir méditer quelques mois ici, le temps que Joe Dalton arrête de hurler. Tu en penserais quoi ? »

Termina-t-il avec un grand sourire embarrassé, mais qui montrait également à quel point une part de lui trouvait la situation drôle. Soudain, les éclairages se mirent à vaciller, lui faisant lever des yeux intrigués au plafond, tandis que des livres tombaient de l’étagère du coin salon et qu’un des grimoires de la pile de Valeska glissa pour s’extirper de l’emprise des autres reliques avant de s’ouvrir brusquement, s’arrêtant sur ce qui avait l’air d’être une sorte d’arbre généalogique. Enfin, l’éclairage arrêta sa crise de nerf et la pièce retrouva son calme en même temps que sa luminosité. Daniel, qui était resté imperturbable tout du long, maintint son regard fixé vers le haut, avant de reporter son attention sur la sorcière à côté de lui.

« Oh ne t’inquiètes pas, juste ma bibliothèque qui monte un syndicat, dit-il d’un ton badin. Un petit peu de thé ? »


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MessageSujet: Re: Ode to my family [Valeska] Dim 8 Oct - 9:55

Valeska ft. Daniel -  Ode to my Family




J’aurais aimé que ma grand-mère puisse assister à tout cela. Quelque part, peut-être, était-elle là, à nous observer, à sourire en voyant ma joie d’approcher enfin d’une vie normale. Peut-être était-elle fière de me voir me battre encore, de ne pas baisser les bras. J’imaginais facilement les parents de Daniel aux côtés d’Alessia, fiers de nous. J’avais peu d’amis, mais j’en avais plus à Salem que dans toute ma vie passée. Et ceux qui étaient là pour moi, même s’ils se comptaient sur les doigts d’une main, étaient tous près à m’aider, chacun à leur manière. Cathan me protégeait, m’entraînait, pour me rendre plus forte, plus redoutable et plus efficace. Alisson était l’amie joyeuse, qui m’entraînait dans des trucs de filles, mais qui, surtout, m’avait offert un précieux cadeau qui me permettait d’espacer mes escapades en forêt pour trouver de la chaleur. Puis il y avait Jesùs, qui m’aidait lui aussi, à sa manière, à me sentir mieux, à m’entraîner aussi. Et finalement Daniel, celui en qui je n’aurais pas parié au premier abord et qui finalement était celui qui prenait le plus de risques pour moi, celui qui était le plus lié à moi. Le seul que je pouvais toucher sans risque. Le seul qui pourrait m’aider à devenir une femme normale. C’était dingue, hallucinant. Ma vie avait radicalement changé depuis la mort de ma grand-mère. Et, même si cela pouvait être un peu effrayant, j’étais heureuse. Heureuse de ne pas avoir baissé les bras, heureuse de vouloir mériter mieux que cette vie là. Malgré tout, je ne voulais pas trop me réjouir. Même si l’idée de sauter au plafond m’avait traversé l’esprit. Je ne voulais pas m’emballer, me faire de faux espoirs, pour ne pas trop être déçue dans un futur proche. Après tout Daniel pouvait encore se rétracter, trouver tout ça trop dangereux. Et puis ce cousin, dont j’ignorais tout, n’était pas obligé d’accepter de m’aider.

J’observais Daniel, me remettant doucement de mes émotions. Mon regard ne le quitta pas lorsqu’il s’empara de son téléphone, le portant à son oreille. J’ignorais qui il appelait, même si j’avais évidemment un doute. L’homme qu’il appela se prénommait Chad et, malheureusement, Daniel était tombé sur sa messagerie vocale. Daniel en dit suffisamment, sans trop en dire, certainement pour ne pas effrayer ce fameux Chad qui allait jouer un rôle important dans cette histoire.

« Croisons les doigts pour qu’il te rappelle rapidement... »

Daniel s’installa finalement à mes côtés avec les différents grimoires qu’il plaça devant nous, séparant la branche paternelle et maternelle. Même si la masse de livre n’était pas énorme, cela équivalait malgré tout à chercher une aiguille dans une botte de foin. Nous ne savions pas quoi chercher, ni qui chercher. Mais j’avais peut-être quelques indications, trouvées récemment, qui pouvait nous aider.

«J’aurais aimé avoir autant de grimoires ou ne serait-ce qu’un arbre généalogique complet, ça aurait été plus simple. »

Avais-je dit en prenant un grimoire en mains, délicate, caressant la précieuse couverture du bout des doigts. J’avais toujours été fascinée par les vieux livres et voir autant de grimoires en même temps était incroyable, moi qui peinais à réunir tout ce qui était caché dans la maison de mes parents. Pendant ce temps, le chat de Daniel en avait profité pour nous rejoindre, me faisant un peu peur en s’approchant de moi pour quémander des caresses que je ne pouvais lui donner. Instinctivement, je relevais mes mains non gantées en l’air pour éviter tout contact avec l’animal que Daniel chassa. Ce petit moment poussa alors mon nouvel ami à se confier, me raconter ce qu’il avait fait, me donner les raisons de sa présence à Salem. J’écoutais, attentive, sans juger. Je m’étais attendue à tellement pire, bien que j’ignorais totalement quel genre de sort il avait pu jeter.

« (…) Tu en penserais quoi ? »
« Je pense qu’il doit y avoir bien pire dans la vie non ? Et je pense que ça ne fait pas de toi un être horrible. Et puis de toute façon, j’ai promis à ta tante de te gifler, à sa demande, je précise, si tu venais à faire des magouilles. Elle m’a conseillé le saladier de pâtes aussi, il paraît que ça fait son petit effet sur toi, » dis-je en souriant, amusée. Non, je ne lui en voulais pas. Non, je ne le jugeais pas.

Mais Daniel n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit que, les lumières se mirent à vaciller et que des livres tombèrent des étagères, me faisant sursauter. À croire que l’endroit était hanté. Un des livres de ma pile s’échappa et s’ouvrit sur une page bien précise qui attira mon regard. Daniel, quant à lui, ne sembla absolument pas choqué par la situation et me proposa tout naturellement du thé. Je relevais la tête vers lui, encore un peu ‘choquée’.

« Euh oui… Oui je veux bien merci, » dis-je en attirant le livre vers moi. « Est-ce que ce genre de phénomène arrive souvent ? Parce que… ça semble vouloir nous mettre sur une voie. Regarde, c’est un arbre généalogique. »

Mes doigts glissèrent lentement sur les deux pages, sur les noms, les dessins et arabesques dessinés finement, gracieusement. C’était beau à voir, fascinant même.

« J’ai trouvé un vieux journal dans le grenier. Il semblerait que les recherches d’une de mes ancêtres soient remontées jusque dans les années 1740-1790, quelque chose comme ça. C’est peut-être une période qui pourrait nous guider. Je cherche encore à créer mon arbre généalogique. Pour le moment, la plus ancienne que j’ai pu trouver, s’appelle Ella Aberline, elle est née en 1844 et morte en 1919. Avant elle, je peine à trouver des informations. »

Lorsque le thé fut prêt, je remerciais Daniel avant d’en boire une gorgée, réchauffant mes mains sur la tasse chaude.

« Parle-moi de ce Chad … Que sais-tu de lui ? Comment l’as-tu connu ? Imagine qu’il ne souhaite pas m’aider… je pourrais comprendre tu sais, je ne pourrais pas lui en vouloir. Après tout… Il faut être un peu fou pour vouloir me toucher quand on sait de quoi je suis capable ! Oui… Oui Daniel, tu es un peu fou, tu sais. » Et je suis ravie que tu le sois.

Je souriais, riant un peu, lui donnant un petit coup d’épaule. J’avais hâte de rencontrer ce Chad, de savoir si lui aussi était immunisé face à ma malédiction.


_________________


_____THE CURSED_____


Il doit rester quelques rêves d’enfant cachés sous mon oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête lourde de soucis d’adulte.


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Ode to my family [Valeska]

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