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Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs

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Loup-garou, solitaire
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MessageSujet: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Jeu 6 Juil - 19:54



TEDDY FT. JESUS

Elle observait. Analysait. Postée dans un coin, la blonde aux bras croisés, laissait son regard se perdre sur toute la salle. Sur scène, une petite rousse aux allures de gamine, se trémoussait au rythme de chanson envoûtante, pour le plaisir des yeux qui la scrutaient, là, installés sur les banquettes de velours noir. L’ambiance était feutrée, sensuelle, délicate. Pas de bruit inutile. Le spectacle se suffisait à lui-même. Et il était beau, le spectacle. Teddy devait bien l’avouer, ces filles là étaient douées avec leurs corps. Même les serveuses étaient belles, saluant la blonde qui leur répondait d’un signe de tête. Un coup d’œil au bar, Teddy observa les quelques clients adossés et déjà trop alcoolisés. De jeunes loups qui avaient été à deux doigts de se faire refouler à l’entrée, parce que trop bruyants et déjà trop éméchés. Mais Jesùs, le barman, semblait gérer la situation. Chacun son job après tout. Le sien était d’assurer la sécurité.

Teddy avait été embauchée là quelques semaines plus tôt, peut-être un ou deux mois même. Elle ne savait plus trop. Elle perdait la notion du temps la Louve. Elle avait eu ce job un peu par hasard, un soir où elle était venue boire un verre ici, attirés par la masse de loups qui fréquentaient l’endroit. C’était assez paradoxal d’ailleurs. Parce qu’elle avait tendance à les fuir ses congénères, à s’en méfier maintenant. Et pourtant, elle éprouvait le besoin d’être à proximité. Parce qu’une louve comme elle, née dans une meute, garde cet instinct. Malgré elle. Bref. Elle s’était retrouvée là un soir, à boire un verre, à observer les gens. Lorsqu’elle était partie, une bagarre avait éclaté sur le trottoir. Au départ, elle avait voulu ne pas s’en mêler. Autant ne pas s’attirer d’emmerdes. Mais ce fut plus fort qu’elle et son poing alla se lover contre le nez d’un type qui se mit à pisser le sang. Quelques prises plus tard et le grand gaillard de deux mètres se retrouva à embrasser le sol. Et voilà, comment elle s’était faite embaucher à mi-temps, comme agent de sécurité. Parfois à l’entrée, parfois en salle, parfois à l’arrière pour surveiller les filles et les salles privées. Teddy touchait à tout et se fondait dans la masse, toute de noire vêtue, ses cheveux longs et blonds tirés en une queue-de-cheval de laquelle aucun cheveu ne dépassait.

Du bruit s’éleva à nouveau au bar et le regard de la blonde fut immédiatement attiré. L’avantage d’avoir une ouïe très développée et de savoir s’en servir. Les yeux plissés, elle remarqua qu’il s’agissait à nouveau des jeunes loups qui commençaient sérieusement à emmerder quelques clients. Alors elle s’avança, doucement, d’un pas sûr et elle s’interposa.

- Messieurs, je vais vous demander de baisser d’un ton, vous dérangez les clients qui sont venus là pour se détendre et apprécier le spectacle.
- Oh ça vaa là ! On a bien le droit de rigoler !
- Je ne suis pas certaine que les clients ont envie de rigoler. Alors je vous le redemande, baissez d’un ton ou vous quittez les lieux. Merci.

Un grognement, très léger et presque inaudible, s’échappa de la gorge de la blonde, en guise d’avertissement. Et les gamins la fusillèrent du regard, pensant certainement l’impressionner, ce qui lui arracha un sourire en coin.

(…)

Quatre heures du matin sonnèrent presque. Le Club s’était presque entièrement vidé maintenant. Le barman terminait de ranger son bar et les dernières danseuses terminaient de se changer dans les loges. Teddy s’était assurée que tout allait bien et qu’elle quitterait l’établissement par l’arrière pour ne pas être emmerdée. Le videur du soir s’était visiblement assuré que tous les clients étaient bien partis, pour pouvoir s’en aller lui aussi. Et Teddy le salua d’un signe de la main. Il ne restait donc plus qu’eux. Jesùs et Teddy. L’humain et la Louve. Professionnelle, la belle décida de faire un dernier tout, pour s’assurer que tout était en ordre.

- Je fais une dernière vérif’ et on pourra fermer la boutique. Lança-t-elle au barman en s’en allant vers les toilettes des hommes et des femmes.

Rien à signaler chez les femmes, si ce n’était une odeur nauséabonde et du papier toilette un peu partout. Décidément, sous leurs airs de mignonnes, certaines gonzesses étaient vraiment crades. Lorsqu’elle quitta les toilettes, la louve entendit quelques bruits qui attirèrent à nouveau son attention, venant près des salles réservées aux danses privées. Et qui voilà ? Bingo Dumb et Dumber !

- Qu’est-ce que vous foutez là ? Dégagez avant que je vous foute dehors !
- Oh ça va du calme hein, tu t’prends pour qui !
- Pas pour ta mère et c’est pour ça que j’vais pas me gêner pour te foutre une branlée !

Et elle en empoigna un, le balançant dans la salle principale, au pied du bar. L’autre suivi peu de temps après en grognant, insultant la Louve. Dur dur de se faire botter le cul par une femelle n’est-ce pas ? Les jeunes loups, fougueux et trop sûrs d’eux face à une femme. Mais Teddy n’était pas du genre à se laisser faire ou à être impressionnée. Elle avait vu pire. Tellement pire. Teddy était une pure race avec un caractère de Bêta, rôle qu’elle aurait pu tenir à merveille si elle avait été équipée du service trois pièces entre ses jambes. Autant dire donc qu’elle ne se laissait pas faire. Un coup d’œil au bar … Fuck, il est où? Bon, dans un sens ce n'était pas plus mal. La Louve s’autorisa quelques excès et castagnait un peu le gras des deux types qui perdaient doucement le contrôle de leurs loups respectifs. Les dents claquaient, les grognements se faisaient entendre. Et même si les coups pleuvaient et que Teddy maîtrisaient bien les sports de combat et sa Louve, elle se fit griffer le bras par l’un des deux, lui arrachant un grognement bestial.


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Humain
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MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mer 12 Juil - 0:04




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Malgré l'amour qu'avait Jesùs pour son dernier travail, il fallait admettre que cela n'était pas toujours de tout repos. Oh, bien entendu, la grande majorité des clients savaient se tenir, étaient polis, courtois et agréables, venant profiter de l'ambiance, du spectacle, de la musique ou tout simplement pour boire un coup. Il découvrit d'ailleurs, un peu plus d'un an et demie après son embauche, que l'endroit était une espèce de point de rendez-vous pour de nombreux loups. Dès lors, une bonne partie des gens se comportaient convenablement. Pour être honnête, le guatémaltèque avait encore un peu de mal à comprendre tout ce qui touchait aux garous, il n'avait découvert leur existence que tout récemment et était encore un peu dans le brouillard sur leur culture et leurs habitudes. Fort heureusement, notre ami avait trouvé un guide en la personne de Cathan. Une charmante femme qui enquêtait sur les éléments non-humain à problème. Lui travaillait pour elle, usant de ses dons pour s'infiltrer un peu de partout pour récupérer des informations et elle, en plus de l'entraîner, lui dévoilait toutes sortes de choses sur ces êtres qu'il ne connaissait que trop peu. Une chose était certaine, cette femme était une combattante exceptionnelle, bien plus que tout ce que pourrait jamais devenir notre homme, même s'il s'entraînait, même s'il le voulait. Lui, avait toujours relativement été un pacifiste, préférant toujours user des mots avant de penser à la violence, chose qui lui avait attiré la sympathie de nombreux habitués. Toujours calme, posé et réfléchi, il était rare de voir un client déraper par sa faute. Rare, pour ne pas dire impensable. Cependant, derrière ce calme olympien se cachait un garçon qui n'avait jamais eu peur de rentrer dans le lard s'il le fallait. Né dans un coin peu recommandable et ayant vécu dans deux pays que l'on ne pouvait que peu qualifier de sûr, il avait grandi dans un univers fait de violence et avait assez jeune dû protéger sa sœur et ainsi apprendre à se défendre. Autant, lorsqu'on venait d'une façon hostile vers lui, il était capable de garder son calme en de nombreuses occasions, autant, lorsqu'il s’agissait de sa sœur, Jesùs était incapable de se maîtriser et libérait une colère noire, le rendant presque capable d'écraser le visage d'un des malotrus contre le sol et même sauter quelques fois dessus, histoire d'être certain de ne plus le voir vraiment bouger. Fort heureusement, ces épisodes étaient assez rares.

De fait, lorsqu'on lui demanda s'il était capable de se défendre au travail, il ne put qu'acquiescer, précisant qu'il faisait des arts martiaux depuis une bonne douzaine d'années maintenant, du Silat. Il ne s'en servait que peu au final, ne faisait pas de compétitions, n'aimant pas se battre plus que ça, mais une chose était certaine, il était sans aucun doutes capable de se défendre face à un agresseur, laissant ainsi les agents de sécurité s'occuper des hommes un peu trop alcoolisés qui s'imaginaient avoir une quelconque chance avec les danseuses. Comme si, de si belles femmes, qui, pour certaines, étaient l'incarnation de la grâce et de la sensualité pouvaient se rabaisser à quoi que ce soit avec de tels êtres abjects. D'autant plus que, celles-ci devaient avoir des listes de prétendants interminables, comment pouvaient-ils s'imaginer de telles choses, même avec quelques coups dans le nez ? Ainsi, une bonne partie de leur travail reposait sur cela. Jesùs, de son côté, n'eut à se servir de ses mains qu'une poignée de fois, ce qu'il apprécia particulièrement. Malgré tout, il y eut une fois qui resta ancrée dans sa mémoire. Particulièrement violente et mémorable.

C'était un soir comme n'importe quel autre avant celui-ci. Les filles dansaient avec la grâce d'une sylphide, les gars bavaient, buvaient et dépensaient leur argent, pour le plus grand bonheur du patron. Il était arrivé assez récemment une nouvelle agent de sécurité, une certaine Teddy. Une blonde, magnifique, à couper le souffler, qui n'avait pas grand chose à envier de ce côté là avec les demoiselles sur scène. Un regard captivant et acéré. Il ne l'avait jamais vue user de la force, mais, l'on racontait que la belle était particulièrement efficace dans son domaine. Cependant, elle semblait assez froide et distante avec la grande majorité des gens. Elle ne parlait que très peu et souriait sûrement encore moins. Ce qui était triste, elle devait disposer d'un sourire merveilleux, mais bon, elle n'était peut-être pas à l'aise avec les gens, qui pouvait bien le lui reprocher ? Il y avait eu quelques emmerdeurs, mais rien de bien méchant, que ce soit au bar ou en salle, tous furent gérés sans le moindre incident et tout se déroula bien jusqu'à la fermeture. Ce soir-là, il devait s'en occuper avec cette Teddy justement, qui resta professionnelle jusqu'au bout, en allant jusqu'à vérifier une nouvelle fois les salles privées ou encore les toilettes, tandis que lui ramenait quelques caisses de bières au sous-sol afin de les garder au frais. Quand il remonta enfin, il découvrit avec effroi deux hommes, qui avaient dérangés le public un peu plus tôt, en train de se battre avec Teddy. Des loups, tous les trois. L'étranger hésita un petit moment, était-il capable de se mesurer à des loups ? Ne risquait-il rien à combattre aux côtés d'une louve ? D'autant plus que la jeune femme semblait parfaitement maîtriser la situation.

Ce fut un coup de griffes fut porté au bras de sa collègue, lui arrachant un cri … Inhumain, un mélange de douleur et de colère. Suffisamment pour décider le barman à rentrer dans l'équation, prenant appui sur le bar il s'élança avec une facilité déconcertante vers l'un des deux, qui tenait de prendre en tenaille la jeune fille pour lui balancer un violent crochet du droit dans la gueule, ce qui le fit trembler légèrement et grogner. Il tenta tant bien que mal d'attraper le gêneur qui, après tout, n'était qu'un simple humain, mais, rapide et excessivement agile, le guatémaltèque passa sous chacun des coups pour le cogner en tournoyant, au corps, au visage, au cou ou encore aux genoux. S'il y avait bien une chose pour laquelle Jesùs était fier, c'était bel et bien son agilité, ce qui lui avait permis, entre autres, de sauver la vie de sa sœur et, ce soir-là, d'aider sa collègue. Malgré les coups, ce loup ne semblait guère faiblir et, le moindre de ses coups semblait être capable de le déchirer en deux, parer le moindre coup semblait complètement hors de question. Malheureusement, à un moment, notre ami se fit bousculer par l'autre loup, ce qui lui fit perdre momentanément son équilibre et son attention, suffisamment pour que le garou n’attrape sa cible pour l'envoyer valser sur le bar, lui faisant attraper des verres avant qu'il ne parte violemment contre le mur juste derrière, éclatant de nouveaux verres, quelques bouteilles et quelques étagères. Gémissant de douleur, le pseudo-héros se releva douloureusement, en crachant un peu du sang qui s'était glissé dans sa bouche, avant de retirer quelques éclats de verres enfoncés dans ses bras dans un rictus douloureux. Une certaine colère finit par l'envahir et, un flot d'injures en tout genre, dans sa langue natale, sortir de sa bouche, tandis qu'il envoyait la main sur une étagère cachée au dessus du bar d'où il tira une paire de bâtons d'une cinquantaine de centimètres de long. C'était et cela fut toujours son arme de prédilection. Une arme de défense, difficilement capable de tuer ou de blesser sérieusement, toujours au même endroit au cas où. Prenant son élan, l'homme sauta du bar en direction de son adversaire pour lui assener deux coups simultanés sur la boîte crânienne, ce qui le fit tituber quelques instants, ne le rendant que plus enragé, tentant de découper littéralement le gêneur de ses griffes. Evitant de justesse la majorité des coups, il put en bloquer quelques unes avec ses armes tout en contre-attaquant à chaque fois. La différence avec les mains nues, ce fut que les coups marquaient bien plus à l'impact, en allant même jusqu'à attendre des bruits de craquement à un moment, chose qui lui fit baisser sa garde, où Jesùs profita pour fracasser la mâchoire du loup en un coup ascendant particulièrement violent, ce qui le mit au sol. Dès lors, il se retourna pour découvrir la belle venait de finir son combat de son côté, ce qui le rassura et lui fit cracher une autre gorgée de sang avant qu'il n'en vienne à menacer les deux fouteurs de merdes. « Allez, cassez-vous maintenant ! Je vous promets, oh, je vous promets putain, si je vous revois ici je vous casse vos dents une par une, puis vos doigts et vos genoux, oh putain que vous vous en souviendrez. . » Frappant un deux, plus pour le faire bouger que pour lui faire mal, notre ami les chassa jusqu'à la sortie où il verrouilla la porte pour enfin revenir dans la salle principale et se laisser tomber sur une des chaises, tandis que ses armes rebondissaient sur le sol, il soupira une nouvelle fois pour regarder en direction de Teddy et regarder cette marque sur le bras, relevant légèrement une de ses lèvres en signe de douleur. « C'est moche votre bras madame … Enfin, la blessure je veux dire. Votre bras est très bien, comme tout le reste. Mais, va falloir soigner ça. On a … Une trousse là, attendez. » Se relevant difficilement, notre ami fit le tour du bar pour en ressortir une caisse de premiers secours qu'il vint poser à ses pieds. Là, le barman prit deux verres et une bouteille de whisky qu'il apporta auprès de la louve pour remplir les deux et lui tendre. Descendant le sien, l'homme arracha les quelques bouts de verres encore coincés dans son torse ou ses bras, toujours dans ce rictus de douleur pour enfin ôter sa chemise, tantôt ensanglanté, tantôt teinte par les alcools, mais surtout, particulièrement trempée et collante. Il n'était pas particulièrement pudique et, au vue de la situation, cela ne pouvait que moins le déranger encore. « Hmm. En fait, j'ai pris ça mais … Je vous avouerai, madame, que je ne sais absolument pas comment vous soigner. Je … Je vous avouerai qu'il y a trois mois, je savais même pas que vous … Existiez. Je sais que vous vous soignez beaucoup plus vite que nous mais … Je dois mettre un produit spécifique ? Je dois éviter quelque chose ? Je … Je veux pas vous brûler ou je sais pas quoi. Enfin, désolé je … N'y connais rien. » Se grattant nerveusement la tête, presque dépité de son manque de savoir, il la regarda de nouveau avec un petit sourire. « En tout cas, vous êtes sacrément douée pour la baston madame. C'est impressionnant. Je crois qu'on va devoir faire quelques heures supplémentaires ce soir, le patron risque de pas être super content d'arriver et voir toutes cette pagaille. Faudra … Faudra juste je … Je suis désolé, il va falloir que je vous demande de m'aider, quand j'ai fini de vous soigner. Je dois avoir pas mal de bouts dans le dos, si vous pouviez me les enlever, ça m'arrangerait vraiment. »

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MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mer 12 Juil - 12:10



TEDDY FT. JESUS


Elle n’avait pas peur, la Louve. Elle en avait vu d’autres des bagarres, que ce soit dans les bars ou dans la meute. Elle en avait donné des coups, de dent, de griffes. Elle en avait pris aussi. Et ça ne lui faisait pas peur. Fut un temps, elle avait eu peur d’une main levée sur elle, menaçante. Elle avait eu peur de la douleur, de la soumission, des coups. Elle avait eu peur des bruits, des regards, sans comprendre pourquoi elle. Et lorsqu’elle était partie, Teddy et la louve s’étaient jurées de ne plus jamais laisser qui que ce soit les soumettre ; elles s’étaient jurées de rendre coup sur coup, ne de plus jamais se laisser, abattre et battre. Et puis franchement, c’était pas deux gamins qui allaient lui faire peur. Deux gamins, certainement pas des loups purs race. Deux ivres qui se pensaient plus fort que tout, plus fort qu’une femme. Mais ils ignoraient qu’au fond d’elle, une louve dominante et forte sommeillait. Si elle était venue à Salem pour se planquer, elle n’avait pas pris ce job pour rester inactive. Foutre une branlée ne lui posait donc aucun souci. Ce qui l’embêtait, par contre, c’était de voir l’humain dans son champ de vision, alors qu’elle grognait de douleur. Un humain. Certes, elle ne savait  pas grand-chose de lui, hormis son identité. Elle l’avait observé, comme elle observait chaque personne travaillant ici, en silence, sans rien laisser paraître. Il était gentil le barman, attentionné avec les filles qui dansaient, sympa avec les clients. Il n’emmerdait personne et d’ailleurs, il semblait plutôt respectueux des autres. Un type bien en apparence, malgré son style et les tatouages qui ornaient le peu de peau qu’elle avait pu voir chez lui. Bref, ça l’emmerdait de le voir là. Parce qu’elle ne pouvait pas le protéger tout en défonçant les deux loups qui prenaient de plus en plus de force et donc perdaient de plus en plus le contrôle. Seulement, à sa grande surprise, Teddy vit débarquer le barman pour la sortir des emmerdes, venant frapper l’un des loups à la mâchoire, d’un coup bien placé et puissant. Elle écarquilla les yeux la Louve, surprise par sa force et son courage.

Et un combat, presque équitable, commença. Chacun son adversaire. Chacun sa manière de faire. Teddy laissa sa louve prendre le dessus, faisant briller ses yeux. Elle ne pouvait pas se préoccuper du barman sans risquer de se prendre un coup trop violent. Poing, pieds. La belle se battait avec souplesse et agilité, faisant voler le corps de son adversaire. La louve grogna, se prenant un nouveau coup de griffe du gamin qui s’était transformé à moitié. Elle n’eut donc pas le choix et laissa son corps muter. Crocs, griffes, poils. Elle se moquait de son apparence, n’en avait pas honte. Elle se rua sur son adversaire en grognant, enfonçant ses crocs dans son bras, mordant, secouant, pour le faire se soumettre. En vain. Malheureusement, Teddy fut déconcentrée par le bruit d’un corps brisant du verre. Son regard se posa derrière le bar, cherchant Jesùs. Et le gamin en profita pour se jeter sur le dos de la belle, s’accrochant à son épaule, la lui mordant. Enfoiré ! Mais Teddy n’en avait pas fini avec lui. Les jeunes loups pouvaient être forts, mais ils manquaient bien souvent de rigueur et de réflexion. Ils mordaient, cognaient, sans réfléchir. Et le gamin se retrouva le dos explosé contre le mur, forcé de lâcher prise sur la Louve qui lui décrocha un coup de pied dans la mâchoire, le mettant temporairement k.o. Et Teddy reprit sa forme féminine, crachant le sang de son adversaire qu’elle avait mordu, le corps endolori et blessé par endroit. Son regard chercha alors immédiatement l’humain qui en avait fini lui aussi. Il avait eu une chance incroyable. S’en était-il rendu compte ?

Essoufflée, Teddy garda un œil sur les deux hommes mis à terre, vaincus. Jesùs, menaçant, somma les deux hommes de partir, jurant plus d’une fois, promettant de les fracasser à volonté s’ils ne quittaient pas le bar immédiatement. Et ils s’exécutèrent sans tarder. Dur de se prendre une branlée. Pendant que l’humain fermait le bar, Teddy fit le tour de la salle de son regard. Quelques dégâts étaient à déplorer, mais surtout beaucoup de verre cassé. L’odeur du sang chatouillait les sens de la Louve qui grognait, toujours énervée, le corps et les muscles tendus.

« C'est moche votre bras madame … Enfin, la blessure je veux dire. Votre bras est très bien, comme tout le reste. Mais, va falloir soigner ça. On a … Une trousse là, attendez. »

Teddy écarquilla les yeux. Venait-il sérieusement de la vouvoyer et de l’appeler Madame ? Elle ? Et il voulait la soigner, elle, alors que son corps à lui était impacté par de nombreux morceaux de verre qui entaillaient son corps. Vraiment ? Teddy resta muette, observant l’humain qui se déplaça un peu douloureusement, allant à la recherche d’une trousse de secours et d’alcool. Parce que l’alcool aidait toujours. Alors comme lui, elle vida son verre d’une traite, cherchant à se détendre, à calmer la Bête en elle. Elle observa, le corps qui se dévoila sans pudeur, montrant les tatouages dissimulés habituellement par les vêtements. Le pauvre venait d’être confronté à une bagarre entre loups et il semblait plutôt bien le prendre. Même si tout ça, selon ses dires, semblait tout nouveau pour lui. Les loups étaient en général des créatures discrètes. Au pire, les meutes passaient pour des grandes familles bizarres.

Et Teddy resta là, debout, presque bêtement, sans avoir prononcé le moindre mot jusqu’à présent. Elle l’observait et l’écoutait. Étonnée. Amusée aussi. Ce gars là semblait la respecter. Pourquoi ? Parce qu’il respectait les femmes ou parce qu’elle lui faisait peur ? Finalement, elle attrapa la trousse de secours, vérifiant son contenu, reniflant certains produits.

- Premièrement, je m’appelle Teddy, pas Madame et on se tutoie. Je préfère. Un sourire, léger, certainement le premier qu’il pouvait voir chez elle, étira légèrement ses lèvres.Deuxièmement, normalement tu trouveras rien de dangereux pour ma race ici … Mais dans le doute, évite tout ce qui porte la mention aconit et sorbier.

Teddy s’installa sur l’un des tabourets de bar encore debout. Elle jeta un coup d’œil à la griffure sur son bras, puis elle dégagea ses cheveux blonds qui avaient été détachés durant le combat, dévoilant un bout d’épaule mordue, marqué par la mâchoire d’un des loups sous son t-shirt déchiré. Elle grimaça à peine la belle, habituée à la douleur.

- C’est dangereux, pour un humain, de s’battre contre un loup. Tu risques gros, même si tu te bats vraiment bien. Évite de te faire griffer ou mordre d’accord ? En tout cas … merci … d’m’avoir aidé. Et ça lui écorchait un peu la gueule, de devoir le dire, trop fière. J’vais pas cicatriser de suite, alors j’veux bien que tu me soignes, je te soignerais ensuite. Si tu veux bien, pendant c’temps, je vais boire … parce que l’odeur du sang est un peu difficile à supporter, ça excite ma Louve.

Et ça me ferait franchement chier d’avoir envie de te bouffer.

- La douleur ne me fait pas peur, alors … t’as pas à avoir peur de me faire mal.

La douleur, c’était dans la tête. A force de prendre des coups, de se plier sous l’acharnement de son mari, elle avait appris à faire abstraction. Alors ce n’était pas quelques petites blessures qui allaient lui arracher une larme, bien au contraire. La belle, pas pudique, retira son t-shirt, dévoilant une lingerie étonnamment féminine de dentelle noire, plus à l’aise ainsi pour soigner l’épaule blessée. Teddy laissa Jesùs faire, remplissant son verre d’alcool à deux ou trois reprises. Elle ne broncha pas, ne bougea pas malgré le produit qui piquait légèrement ses plaies. Et elle en profita pour l’observer de plus près, de scruter ses tatouages d’un style particulier. Elle jugea également l’étendue de ses plaies. Rien de bien grave … Finalement, elle ferma les yeux, respirant l’odeur de l’alcool plutôt que de se focaliser sur l’odeur du sang. Elle chercha à calmer son cœur, sa nervosité, sa colère qui grondait encore. (…) Lorsqu’il eut terminé, Teddy observa les soins apportés, satisfaite, le remerciant d’un signe de tête et d’un sourire, à nouveau léger.

- J’vais me laver les mains, trouve-moi une pince à épiler, j’vais éviter de sortir les griffes pour t’arracher tes bouts de verre.

Plaisanterie. Mais elle ne savait pas si elle était la bienvenue. Quoi qu’il en soit, Teddy se releva et alla laver ses mains pleines de sang, pas le sien. Elle observa l’eau se teinter de rouge, lavant les mains à peine meurtries. Sans rien dire, elle alla rejoindre l’humain, lui indiquant de s’installer sur un tabouret, dos bien droit. Elle enfila des gants, pour plus d’hygiène, aussi bien pour lui que pour elle. La pince en main, elle commença à détailler le dos, frôlant la peau de ses doigts dans une caresse presque étonnamment légère. Et c’est avec une douceur tout aussi étonnante qu’elle retira un à un les morceaux de verres rougis par la substance vitale, les laissant tomber sur le bar. Et il y en avait pas mal.

- J’appellerais le boss. Je lui expliquerai ce qu’il s’est passé. Il comprendra. Si ça peut te rassurer, j’pense pas qu’on se fera virer.

Elle n’était définitivement pas douée pour l’humour. Pourtant, lorsqu’on la connaissait bien, lorsqu’elle se lâchait, elle était drôle et souriante la blonde. Elle le laissa parler, si l’envie lui prenait, se concentrant sur sa tâche. Heureusement, sa vision était suffisamment bonne malgré l’ambiance tamisée. Sa main glissa une nouvelle fois sur tout le corps, lentement, de manière involontairement sensuelle, vérifiant une dernière fois que tous les morceaux avaient été retirés. Puis elle attrapa de quoi nettoyer, désinfecter. Il aurait été dommage qu’il se tape une infection alors qu’il avait échappé à la contamination des loups.

- Terminé. On s’prend un verre et on range si tu veux. dit-elle en balançant ses gants. Y a pas des t-shirts qui traînent quelque part ? Pas que j’sois pudique, les loups ne le sont pas, mais j’voudrais pas te foutre mal à l’aise.

Parce que si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait pu traîner comme ça sans gêne.


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MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Lun 17 Juil - 23:11




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Teddy était une personne assez étrange et compliquée à comprendre. Peut-être était-ce là une des particularités des loups, lorsqu'il s'agissait de se fondre dans la masse, loin de sa meute. Avec le temps, Jesùs avait finit par repérer petit à petit qui était avec qui, quelles étaient les relations entre les différents loups, les frictions, les amitiés, les amours. Tous avaient quelque chose à montrer aux autres lycans, mais pas elle. Comme si … Comme si elle se tenait à l'écart, comme si elle préférait n'avoir affaire à personne, un peu comme si elle préférait la solitude et le silence à n'importe quelle conversation. C'était donc tout naturellement que notre homme ne lui avait que peu adressé la parole, si ce n'était les salutations et les quelques échanges tout ce qu'il y a de plus standard entre deux collègues. Bien entendu, jamais il ne voulut la forcer ou quoi que ce soit, elle était du genre solitaire et ne cherchait pas le contact ? Pourquoi aller l'embêter et faire du forcing pour pouvoir discuter, au risque de l'exaspérer ? Belle comme elle était, la louve devait avoir déjà tout un tas d'emmerdeur pour remplir ce rôle et, ceci, quotidiennement. Mais, cette soirée-là, il y eut une particularité de cette presque inconnue qui surpris grandement l'étranger, en effet, la demoiselle semblait presque choquée de découvrir la politesse dont son interlocuteur usait à chacune de ses phrases, mais aussi du respect qu'il avait pour les conventions et de tout le monde. Le choc fut si grand, que la blonde ne sut quoi lui répondre, se contentant d'écarquiller les yeux, chose qui aurait presque pu le faire sourire s'il n'était pas aussi fatigué et mal en point. Malgré tout, cela surprenait vraiment le guatémaltèque qui ne pouvait s'empêcher de se poser de nombreuses questions à ce sujet. Comment, une si belle femme pouvait ne pas être habituée à une certaine forme de respect ? Comment son interminable liste de prétendants tentaient de l'approcher si ce n'était pas avec le strict minimum ? Non, Jesùs ne pouvait guère comprendre. Même les brigands avec qui il avait grandi se montraient, la plupart du temps, courtois avec les femmes.

Lorsque le barman revint enfin vers la jeune femme, une trousse de soin à la main et deux verres pleins, il put entendre une forme de remontrance de Teddy, voulant lui rappeler son nom avant de lui demander tout simplement de la tutoyer, ponctuant le tout avec un petit sourire. Quelque chose de doux et de chaleureux, qui, malheureusement, n'était pas assez présent sur ce si joli visage. « Je m'excuse. Je connais vo … Ton prénom, mais, nous ne nous étions que si peu adressé la parole, je pense que … Comment dire ? Un minimum de politesse et de respect semblait de mise. D'autant plus que, je connais encore assez peu de choses sur les tiens. J'ignore à quel point vous vieillissez, quelles sont vos coutumes et ... » S'arrêtant un petit moment, presque abattu, Jesùs soupira longuement en agitant tout doucement la tête, comme s'il pestait contre lui-même. « Je m'excuse, je me rends compte à quel point ma remarque est déplacée, l'âge n'est pas une chose qui se demande. J'ai encore du mal à nager librement dans … Dans tout ça, pardon. » Souriant timidement, le jeune homme passa bien volontiers à la suite de la conversation, dont le sujet était les contre-indications dues à son espèce. Afin d'être certaine, la jeune femme renifla la trousse avant de lui parler de deux produits dangereux, ce qui le fit acquiescer sérieusement. « Vous … Tu m'apprends quelque chose. J'étais au courant pour le sorbier mais, je découvre pour l'aconit. Je … Je ne pense pas que l'on puisse en trouver dans ce bazar, un peu de fil, une aiguille et un peu d'alcool pour désinfecter, cela devrait suffire. »

Bientôt, la demoiselle s'installa sur un tabouret, avant d'ôter son haut, chose qui laissa un bref instant le latino sans la moindre défense. Oh, oui, cette femme était belle, mais jamais il ne l'aurait pensée si peu pudique et, si bien vêtue là-dessous. De part son travail, lui aurait plus facilement imaginé quelque chose de sportif. Malgré cette petite absence, l'homme se rattrapa rapidement en écoutant sagement tout ce qu'elle racontait, avant de commencer à travailler avec grande attention. Faisant chauffer l'aiguille, il profita de l'attente pour désinfecter la plaie avec un peu d'alcool pour commencer son labeur et, enfin reprendre la conversation. « J'aurais jamais pu me regarder dans un miroir si j'étais pas intervenu. Quelques coups, quelques lacérations, ça me fait pas plus peur que ça. J'ai grandi dans un des coins les plus merdiques inimaginables. Cartels, guerres de gangs en tout genre, fusillade devant les écoles et police quasi inexistante, j'ai dû apprendre à surmonter mes peurs particulièrement jeune. J'ai pris quelques coups de couteaux plus jeune, jamais un coup de griffe, c'est certain mais … C'est ce que je devais faire, c'est ce qu'un homme se doit de faire dans ce genre de situation. Tu sais … Tu vas peut-être trouver ça idiot, ou je ne sais quoi, je ne sais même pas si vous, les loups, croyez en un quelconque dieu, mais, je suis croyant. Ma mère m'a toujours éduqué, espérant faire de moi une bonne personne … Enfin, tout ça pour dire que, le Seigneur m'a octroyé un don. J'ai toujours été agile comme un singe. J'ai appris à m'en servir, pas toujours pour les bonnes choses, alors, si je ne m'en servais pas pour de bonnes choses, je ne mériterai pas un tel cadeau. Et puis … Ma mère et ma sœur ont besoin de moi, je ne peux pas mourir ici, pas aujourd'hui, pas demain. Ce n'est pas mon destin. » Riant légèrement, Jesùs finit par se rendre compte à quel point il avait monopolisé la conversation, ce qui le gêna soudainement horriblement. « Pardonne moi je … Parle beaucoup. Ce n'est d'ailleurs certainement pas intéressant. Je te remercie de ton attention mais, si la situation venait à se représente, je ferais de même, encore et encore. »

La conversation continua doucement pendant que le barman recousait avec grande attention, n'en profitant même pas une seule fois pour loucher que ce soit sur ce décolleté offert par la tenue, ou encore le reste de cette peau qui s'offrait à l'air libre, se contenant de se montrer respectueux et ne voulant en aucun cas abuser de la situation. Enfin fini, notre homme fit quelques bandages à la belle, devant pour l'épaule, passer par un endroit bien attrayant mais, Jesùs se comporta une fois de plus comme un véritable gentleman, avant que cela ne soit son tour. On lui demanda de trouver une pince à épiler, jugeant la chose plus pratique que des griffes, ce qui l'amusa quelques peu, pour finalement s'asseoir comme Teddy lui demandait, grimaçant tantôt lorsque des bouts un peu gros se faisaient extraire, souriant d'autre fois lorsqu'une mai sensuelle glissait le long de son dos, ne pouvant le rendre que … Joyeux. « Je … Je suis vraiment désolé de te demander de t'occuper de ça, je sais … Enfin, j'imagine à quel point cela doit être dur avec tout ce sang, ses plaies et … Enfin, je sais pas trop comment ça marche, l'odeur sûrement. Enfin, voilà, je te suis reconnaissant de bien vouloir m'aider malgré ces contraintes, je n'aurais pas pu vraiment me débrouiller tout seul pour ça. » La conversation continua tout doucement et, rapidement, la louve finit par tenter un nouveau trait d'humour, ce qui l'amusa. « J'espère, ça serait triste de perdre mon travail pour des idiots. »

Une fois le travail terminé, la jeune femme finit par balancer ses gants dans un coin avant de proposer de prendre un dernier verre pour enfin attaquer le grand ménage. Boire lui plaisait bien, passer le balais et la serpillière si tard, ou plutôt si tôt, ne l'enchantait guère cependant. Se relevant péniblement, Jesùs fit le tour du bar pour ouvrir une trappe cachée sous celui-ci et sortir une bouteille à moitié pleine, qui sembla le rendre particulièrement heureux et, étrangement fier. Servant deux bons verres, il alla en tendre un à son compagnon d'infortune pour finalement donner quelques explications. « Je le garde pour de grandes occasions, comme pour quand ma sœur vient me rendre visite au travail, mais … Je suppose qu'on peut en boire un peu ce soir. C'est du rhum, fait par chez moi. Enfin, c'est pas là où je suis né, mais, c'est du pays, ça vient de Zacapa, ça porte le nom. Attention, cependant, ça c'est la version royale, vous … Tu boiras jamais de meilleur rhum, j'en suis certain. » Buvant d'une traite son verre après avoir trinqué, notre ami fut cependant bien vite désarçonné par ce qui suivit, une question de haut de rechange, suggérant un quelconque malaise à son égard. Gêné, oui, il l'était désormais. Souriant nerveusement en se grattant la mâchoire notre homme tenta de reprendre la parole, tentant de remettre ses esprits en place. « Je vais être honnête, vous êtes une femme particulièrement belle, alors, vous imaginez qu'il n'y a guère de malaise de mon côté .. Enfin, tu. Pardon. Cependant, je suis capable de ne pas profiter de la situation, si cela t'inquiète. Dans tous les cas … Oui, j'ai quelques t-shirt de rechange. Moi … Avec tous ses bandages, je n'en ai que peu besoin. » Souriant toujours nerveusement, l'homme se pencha par dessus le bar pour ouvrir un placard et en ressortir un t-shirt blanc, tout ce qu'il y a de plus simple, mais surtout sec, qu'il envoya vers la belle. Bientôt, le guatémaltèque récupéra deux balais pour finalement se rendre auprès de la louve pour lui en tendre l'un des deux. « Bien, on attaque ? »

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MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mar 18 Juil - 19:50



TEDDY FT. JESUS

Écouter. Ça, elle savait faire. Avant, dans son ancienne vie, lorsque la joie étirait encore ses lèvres en de radieux sourires, elle avait souvent écouté les autres, les jeunes loups, les transformés ; ses amis, sa famille. Une oreille attentive, ça elle avait su l’être. Mais personne ne l’avait été pour elle, lorsqu’elle en avait eu besoin. Lorsque ses sourires s’étaient fanés, laissant place à la tristesse, à la lassitude, à la peur. Alors elle avait écouté le barman, sans trop rien dire, juste ce qu’il fallait, quand il fallait. L’humain était croyant et respectueux. Il avait été élevé par une bonne mère, c’était certain. Comme elle d’ailleurs. Sauf qu’elle ne croyait pas en Dieu. Dans leur meute, la religion n’avait jamais eu de place. Comment croire en un Dieu qui avait laissé des êtres étranges venir au monde ? En tout cas, même si elle ne le lui disait pas, Teddy pensait que cette mère, celle du Guatémaltèque, avait visiblement bien éduqué son fils. Poli, courtois, respectueux et serviable. Non pas qu’elle n’avait pas l’habitude. Mais toutes ces qualités mélangées en un seul homme, c’était assez surprenant. Elle, la louve et la fille, avaient été éduquées par un père Bêta, bien placé donc dans la hiérarchie de la meute. Petite dernière. Petite à part. Avec un caractère bien marqué. Plus garçon manqué que demoiselle, elle avait eu à contrer les remarques sexistes, aussi bien dans la vie courante que dans la vie de la meute. Elle castagnait les mâles, sans gêne, sans peur et remettait en place ceux qui l’emmerdaient. Elle s’était bien vite fait sa petite place dans cette meute pleine d’hommes forts. Une meute dans laquelle les femmes étaient presque les égales des hommes. Teddy elle, en tout cas, avait été élevée comme si une paire de couilles s’étaient mises à lui pousser entre les jambes en même temps que sa paire de seins. Mais sa meute… Son ancienne meute… Elle lui avait apporté du bonheur pendant tant d’années. Une famille, immense, dans laquelle chacun prenait soin de l’autre. Toujours. Ou presque. Alors elle pouvait comprendre le besoin viscéral de Jesùs, celui d’aider les autres. Et, même si là encore elle ne l’avouerait certainement pas – ou pas tout de suite – elle le respectait pour ça, pour ce devoir qui de faisait, d’être là pour les deux femmes de sa vie.

Lorsqu’il s’excusa de parler trop, Teddy se contenta de sourire. C’est pas grave, tu parles pour deux comme ça. Parce qu'elle, clairement, n’était pas la personne la plus loquace qu’il avait dû rentrer dans sa vie. Une vie qui lui faisait découvrir des choses, des choses bizarres, comme les loups. Et il ne savait visiblement pas beaucoup sur sa race à elle. Pourtant, il travaillait ici. C’était bien un truc qu’elle ne comprenait pas. Des humains étaient embauchés ici, pourquoi ne pas les briefer direct ? C’était quasi inévitable, selon elle, d’être confronté un jour à un truc de loup en passant son temps dans cet endroit. Enfin, ça n’était pas trop son problème après tout. Elle avait bien d’autres choses à gérer la blonde qui s’était docilement laissé soigner. D’ailleurs, pour un humain, il était plutôt solide le barman. Il ne broncha pas lorsqu’elle retira les morceaux de verre de son corps, soignant ensuite les plaies pour penser les plus profondes. Certaines n’étaient qu’égratignures, rien de trop grave. Elle fit de son mieux, pour parler, pour soigner. Heureusement, Teddy contrôlait sa louve à merveille. Elle était pure race. Élevée par les meilleurs de sa meute. Par son père le Bêta, sous l’œil de l’Alpha. Mais elle chassa toutes ses pensées lorsque sa main agrippa le verre tendu. L’alcool lui chatouillait les narines. Une odeur particulière. Celle du Rhum.

- Merci ! J’me considère comme une privilégiée du coup. C’est sympa.

Et ils trinquèrent. L’alcool se glissa sur la langue, puis dans la gorge, brûlant doucement les parois au passage. Une brûlure douce, délicate, délicieuse, qui força Teddy à fermer les yeux, savourant le liquide alcoolisé. Un délice. Vraiment. Nul besoin de dire un mot, on pouvait lire la satisfaction sur le visage de la louve. Tout comme on pouvait lire la gêne sur celui de l’humain lorsqu’elle lui demanda un t-shirt. Il était marrant. Oui, il avait quelque chose qui amusait la Louve. Non pas par moquerie. Mais … elle n’aurait pu dire pourquoi en fait. Il n’était pas un de ces hommes qui la reluquait lourdement. Elle l’avait remarqué ça, qu’il n’avait jamais laissé son regard s’aventurer sur sa poitrine cachée d’une lingerie fine qui contrastait avec sa manière d’être et de parler. Et ça, elle ne pouvait que l’apprécier.

Teddy ne parvint à s’empêcher de sourire lorsqu’il se mit à nouveau à la vouvoyer, visiblement très gêné par la peau dévoilée chez la blonde. Il en bégaya presque le pauvre. Alors que pour elle il n’y avait aucun mal. Il aurait pu se retrouver nu devant elle, qu’en n’aurait pas été choqué. La pudeur chez les loups n’existait pas. Cela ne faisait pas d’elle une insensible au charme et aux corps. Mais la nudité était quelque chose de naturel. Elle resta silencieuse, le laissant bredouiller puis chercher un t-shirt qu’il lui lança. D’un signe de tête, elle le remercia, enfila le tissu un peu trop serré au niveau de la poitrine. C’était quoi ça ? Un t-shirt pour adolescente à peine formée ? Ou le truc spécial t-shirt mouillé ? Bon, elle s’en contenterait. Le t-shirt enfilé, Jesùs lui tendait déjà un balai. Un soupir s’échappa des lèvres de la belle lorsqu’elle s’en empara, pas vraiment motivée pour faire tout ce rangement.

- On passe le balai, rien de plus. Les femmes de ménage feront le reste plus tard. J’pense qu’on a assez donné d’notre personne ce soir.

Elle s’en moquait bien que cela passe ou pas. Ils avaient été blessés et secoués par deux abrutits. Ils n’allaient pas encore tout remplacer. Hors de question qu’elle se mette à passer la serpillière. Alors elle commença, poussant les tabourets.

- J’ai pas peur que tu profites de la situation tu sais. Je sais me défendre … Et je doute que tu sois l’genre de gars à profiter d’une femme. Un sourire, léger, alors qu’elle s’activait. Les loups n’ont en général aucune pudeur, du moins ceux qui vivent ou ont vécu en meute. Être à poil ça fini par être naturel quand tu chasses à plusieurs, que tu te transformes devant les autres. Donc ni ton corps dévêtit, ni le mien, ne me pose de problème. Bon c’est pas pour autant que j’vais courir nue à chaque fois qu’on se croisera hein.

Encore de l’humour. Décidément, la blonde se lâchait cette nuit. Et elle souriait. Amusée. Et c'était pourtant pas évident de la faire sourire comme ça. Ils étaient rares, très rares à pouvoir s'en vanter.

- Ta mère peut être fière, elle a élevé un bon garçon. J’ai grandi dans une meute où les femmes étaient plus ou moins égales aux hommes. En tout cas moi je me suis toujours battue pour gagner ma place et on m’a bien vite considéré comme une femme avec des couilles. Pas pour autant qu’on ne se respectait pas. On était une grande famille, on se respectait, on s’aidait. Mais tu sais, tous les hommes ne sont pas aussi respectueux que toi. Même si je n’me considère pas comme une belle femme, ça n’empêche pas les gros lourds à tenter d’me mettre la main au cul. Et crois moi qu’en général y a des os qui finissent brisés. Et ça l’amusait, de leur montrer à ces hommes, à quel point elle pouvait être dangereuse. Teddy s’étonna elle-même de parler d’elle, sans trop en dire pour autant. Mais elle avait vraiment voulu lui faire comprendre, au barman, qu’il était une sorte de perle rare. Et au fait, j’ai que trente-quatre ans ...

Alors stresse pas, j’suis pas une mamie au fond d’moi.

Elle continua à s’activer. Le silence s’imposa naturellement ou presque, de manière à pouvoir terminer plus vite. Mais la belle se cogna l’épaule au coin du bar, souligné par un grognement qui s’échappa de ses lèvres, incontrôlé. Elle constata que le t-shirt blanc se teintait déjà de rouge au niveau de l’épaule blessée. Le sang passait l’épaisseur légère du bandage. Fais chier, murmura-t-elle. Elle n’avait pas mal, ou à peine. L’alcool devait certainement anesthésier un peu ses neurones. Bon allez, c’est bon, on en a assez fait ! Pis j’crois que j’ai fait sauter des points … dit-elle en essayant de retirer son t-shirt en grimaçant, en vain, abandonnant l’idée. Il était peut-être temps qu’elle accepte de se montrer un peu autrement que forte non ? Bien que cela lui était difficile.

- Faut que je t’avoue que je ne supporte pas de demander de l’aide. J’ai horreur de ça. Je me débrouille toujours seule. Et là, vraiment, ça me fait chier de devoir te demander de rejeter un coup d’œil à cette putain de morsure.

Elle était là, debout, gênée, emmerdée. Au fond d’elle, ça lui tordait les tripes de devoir demander de l’aide.

- Je crois que ma louve rejette les points. Et … je crois que tu vas devoir me les enlever. J’suis désolée … Faudrait que je lave ça à grandes eaux et que je laisse mon corps guérir tout seul.

Et faudrait que j’me descende encore quelques litres d’alcool.

- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. she’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
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