Partagez|

Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Jeu 6 Juil 2017 - 19:54



TEDDY FT. JESUS

Elle observait. Analysait. Postée dans un coin, la blonde aux bras croisés, laissait son regard se perdre sur toute la salle. Sur scène, une petite rousse aux allures de gamine, se trémoussait au rythme de chanson envoûtante, pour le plaisir des yeux qui la scrutaient, là, installés sur les banquettes de velours noir. L’ambiance était feutrée, sensuelle, délicate. Pas de bruit inutile. Le spectacle se suffisait à lui-même. Et il était beau, le spectacle. Teddy devait bien l’avouer, ces filles là étaient douées avec leurs corps. Même les serveuses étaient belles, saluant la blonde qui leur répondait d’un signe de tête. Un coup d’œil au bar, Teddy observa les quelques clients adossés et déjà trop alcoolisés. De jeunes loups qui avaient été à deux doigts de se faire refouler à l’entrée, parce que trop bruyants et déjà trop éméchés. Mais Jesùs, le barman, semblait gérer la situation. Chacun son job après tout. Le sien était d’assurer la sécurité.

Teddy avait été embauchée là quelques semaines plus tôt, peut-être un ou deux mois même. Elle ne savait plus trop. Elle perdait la notion du temps la Louve. Elle avait eu ce job un peu par hasard, un soir où elle était venue boire un verre ici, attirés par la masse de loups qui fréquentaient l’endroit. C’était assez paradoxal d’ailleurs. Parce qu’elle avait tendance à les fuir ses congénères, à s’en méfier maintenant. Et pourtant, elle éprouvait le besoin d’être à proximité. Parce qu’une louve comme elle, née dans une meute, garde cet instinct. Malgré elle. Bref. Elle s’était retrouvée là un soir, à boire un verre, à observer les gens. Lorsqu’elle était partie, une bagarre avait éclaté sur le trottoir. Au départ, elle avait voulu ne pas s’en mêler. Autant ne pas s’attirer d’emmerdes. Mais ce fut plus fort qu’elle et son poing alla se lover contre le nez d’un type qui se mit à pisser le sang. Quelques prises plus tard et le grand gaillard de deux mètres se retrouva à embrasser le sol. Et voilà, comment elle s’était faite embaucher à mi-temps, comme agent de sécurité. Parfois à l’entrée, parfois en salle, parfois à l’arrière pour surveiller les filles et les salles privées. Teddy touchait à tout et se fondait dans la masse, toute de noire vêtue, ses cheveux longs et blonds tirés en une queue-de-cheval de laquelle aucun cheveu ne dépassait.

Du bruit s’éleva à nouveau au bar et le regard de la blonde fut immédiatement attiré. L’avantage d’avoir une ouïe très développée et de savoir s’en servir. Les yeux plissés, elle remarqua qu’il s’agissait à nouveau des jeunes loups qui commençaient sérieusement à emmerder quelques clients. Alors elle s’avança, doucement, d’un pas sûr et elle s’interposa.

- Messieurs, je vais vous demander de baisser d’un ton, vous dérangez les clients qui sont venus là pour se détendre et apprécier le spectacle.
- Oh ça vaa là ! On a bien le droit de rigoler !
- Je ne suis pas certaine que les clients ont envie de rigoler. Alors je vous le redemande, baissez d’un ton ou vous quittez les lieux. Merci.

Un grognement, très léger et presque inaudible, s’échappa de la gorge de la blonde, en guise d’avertissement. Et les gamins la fusillèrent du regard, pensant certainement l’impressionner, ce qui lui arracha un sourire en coin.

(…)

Quatre heures du matin sonnèrent presque. Le Club s’était presque entièrement vidé maintenant. Le barman terminait de ranger son bar et les dernières danseuses terminaient de se changer dans les loges. Teddy s’était assurée que tout allait bien et qu’elle quitterait l’établissement par l’arrière pour ne pas être emmerdée. Le videur du soir s’était visiblement assuré que tous les clients étaient bien partis, pour pouvoir s’en aller lui aussi. Et Teddy le salua d’un signe de la main. Il ne restait donc plus qu’eux. Jesùs et Teddy. L’humain et la Louve. Professionnelle, la belle décida de faire un dernier tout, pour s’assurer que tout était en ordre.

- Je fais une dernière vérif’ et on pourra fermer la boutique. Lança-t-elle au barman en s’en allant vers les toilettes des hommes et des femmes.

Rien à signaler chez les femmes, si ce n’était une odeur nauséabonde et du papier toilette un peu partout. Décidément, sous leurs airs de mignonnes, certaines gonzesses étaient vraiment crades. Lorsqu’elle quitta les toilettes, la louve entendit quelques bruits qui attirèrent à nouveau son attention, venant près des salles réservées aux danses privées. Et qui voilà ? Bingo Dumb et Dumber !

- Qu’est-ce que vous foutez là ? Dégagez avant que je vous foute dehors !
- Oh ça va du calme hein, tu t’prends pour qui !
- Pas pour ta mère et c’est pour ça que j’vais pas me gêner pour te foutre une branlée !

Et elle en empoigna un, le balançant dans la salle principale, au pied du bar. L’autre suivi peu de temps après en grognant, insultant la Louve. Dur dur de se faire botter le cul par une femelle n’est-ce pas ? Les jeunes loups, fougueux et trop sûrs d’eux face à une femme. Mais Teddy n’était pas du genre à se laisser faire ou à être impressionnée. Elle avait vu pire. Tellement pire. Teddy était une pure race avec un caractère de Bêta, rôle qu’elle aurait pu tenir à merveille si elle avait été équipée du service trois pièces entre ses jambes. Autant dire donc qu’elle ne se laissait pas faire. Un coup d’œil au bar … Fuck, il est où? Bon, dans un sens ce n'était pas plus mal. La Louve s’autorisa quelques excès et castagnait un peu le gras des deux types qui perdaient doucement le contrôle de leurs loups respectifs. Les dents claquaient, les grognements se faisaient entendre. Et même si les coups pleuvaient et que Teddy maîtrisaient bien les sports de combat et sa Louve, elle se fit griffer le bras par l’un des deux, lui arrachant un grognement bestial.


- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne
avatar
Humain

Date d'inscription : 25/06/2017
Messages : 452
Rp postés : 13
Avatar : Miguel Gomez
Âge du perso : 31 ans
Groupe du perso : Humain
Liens infos : PrésentationLiens
Avis de recherche : - Ouvert à beaucoup de choses, des amis, des ennemis, des gens qu'il aurait pu rencontrer au Guatemala ou au Salvador
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mer 12 Juil 2017 - 0:04




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Malgré l'amour qu'avait Jesùs pour son dernier travail, il fallait admettre que cela n'était pas toujours de tout repos. Oh, bien entendu, la grande majorité des clients savaient se tenir, étaient polis, courtois et agréables, venant profiter de l'ambiance, du spectacle, de la musique ou tout simplement pour boire un coup. Il découvrit d'ailleurs, un peu plus d'un an et demie après son embauche, que l'endroit était une espèce de point de rendez-vous pour de nombreux loups. Dès lors, une bonne partie des gens se comportaient convenablement. Pour être honnête, le guatémaltèque avait encore un peu de mal à comprendre tout ce qui touchait aux garous, il n'avait découvert leur existence que tout récemment et était encore un peu dans le brouillard sur leur culture et leurs habitudes. Fort heureusement, notre ami avait trouvé un guide en la personne de Cathan. Une charmante femme qui enquêtait sur les éléments non-humain à problème. Lui travaillait pour elle, usant de ses dons pour s'infiltrer un peu de partout pour récupérer des informations et elle, en plus de l'entraîner, lui dévoilait toutes sortes de choses sur ces êtres qu'il ne connaissait que trop peu. Une chose était certaine, cette femme était une combattante exceptionnelle, bien plus que tout ce que pourrait jamais devenir notre homme, même s'il s'entraînait, même s'il le voulait. Lui, avait toujours relativement été un pacifiste, préférant toujours user des mots avant de penser à la violence, chose qui lui avait attiré la sympathie de nombreux habitués. Toujours calme, posé et réfléchi, il était rare de voir un client déraper par sa faute. Rare, pour ne pas dire impensable. Cependant, derrière ce calme olympien se cachait un garçon qui n'avait jamais eu peur de rentrer dans le lard s'il le fallait. Né dans un coin peu recommandable et ayant vécu dans deux pays que l'on ne pouvait que peu qualifier de sûr, il avait grandi dans un univers fait de violence et avait assez jeune dû protéger sa sœur et ainsi apprendre à se défendre. Autant, lorsqu'on venait d'une façon hostile vers lui, il était capable de garder son calme en de nombreuses occasions, autant, lorsqu'il s’agissait de sa sœur, Jesùs était incapable de se maîtriser et libérait une colère noire, le rendant presque capable d'écraser le visage d'un des malotrus contre le sol et même sauter quelques fois dessus, histoire d'être certain de ne plus le voir vraiment bouger. Fort heureusement, ces épisodes étaient assez rares.

De fait, lorsqu'on lui demanda s'il était capable de se défendre au travail, il ne put qu'acquiescer, précisant qu'il faisait des arts martiaux depuis une bonne douzaine d'années maintenant, du Silat. Il ne s'en servait que peu au final, ne faisait pas de compétitions, n'aimant pas se battre plus que ça, mais une chose était certaine, il était sans aucun doutes capable de se défendre face à un agresseur, laissant ainsi les agents de sécurité s'occuper des hommes un peu trop alcoolisés qui s'imaginaient avoir une quelconque chance avec les danseuses. Comme si, de si belles femmes, qui, pour certaines, étaient l'incarnation de la grâce et de la sensualité pouvaient se rabaisser à quoi que ce soit avec de tels êtres abjects. D'autant plus que, celles-ci devaient avoir des listes de prétendants interminables, comment pouvaient-ils s'imaginer de telles choses, même avec quelques coups dans le nez ? Ainsi, une bonne partie de leur travail reposait sur cela. Jesùs, de son côté, n'eut à se servir de ses mains qu'une poignée de fois, ce qu'il apprécia particulièrement. Malgré tout, il y eut une fois qui resta ancrée dans sa mémoire. Particulièrement violente et mémorable.

C'était un soir comme n'importe quel autre avant celui-ci. Les filles dansaient avec la grâce d'une sylphide, les gars bavaient, buvaient et dépensaient leur argent, pour le plus grand bonheur du patron. Il était arrivé assez récemment une nouvelle agent de sécurité, une certaine Teddy. Une blonde, magnifique, à couper le souffler, qui n'avait pas grand chose à envier de ce côté là avec les demoiselles sur scène. Un regard captivant et acéré. Il ne l'avait jamais vue user de la force, mais, l'on racontait que la belle était particulièrement efficace dans son domaine. Cependant, elle semblait assez froide et distante avec la grande majorité des gens. Elle ne parlait que très peu et souriait sûrement encore moins. Ce qui était triste, elle devait disposer d'un sourire merveilleux, mais bon, elle n'était peut-être pas à l'aise avec les gens, qui pouvait bien le lui reprocher ? Il y avait eu quelques emmerdeurs, mais rien de bien méchant, que ce soit au bar ou en salle, tous furent gérés sans le moindre incident et tout se déroula bien jusqu'à la fermeture. Ce soir-là, il devait s'en occuper avec cette Teddy justement, qui resta professionnelle jusqu'au bout, en allant jusqu'à vérifier une nouvelle fois les salles privées ou encore les toilettes, tandis que lui ramenait quelques caisses de bières au sous-sol afin de les garder au frais. Quand il remonta enfin, il découvrit avec effroi deux hommes, qui avaient dérangés le public un peu plus tôt, en train de se battre avec Teddy. Des loups, tous les trois. L'étranger hésita un petit moment, était-il capable de se mesurer à des loups ? Ne risquait-il rien à combattre aux côtés d'une louve ? D'autant plus que la jeune femme semblait parfaitement maîtriser la situation.

Ce fut un coup de griffes fut porté au bras de sa collègue, lui arrachant un cri … Inhumain, un mélange de douleur et de colère. Suffisamment pour décider le barman à rentrer dans l'équation, prenant appui sur le bar il s'élança avec une facilité déconcertante vers l'un des deux, qui tenait de prendre en tenaille la jeune fille pour lui balancer un violent crochet du droit dans la gueule, ce qui le fit trembler légèrement et grogner. Il tenta tant bien que mal d'attraper le gêneur qui, après tout, n'était qu'un simple humain, mais, rapide et excessivement agile, le guatémaltèque passa sous chacun des coups pour le cogner en tournoyant, au corps, au visage, au cou ou encore aux genoux. S'il y avait bien une chose pour laquelle Jesùs était fier, c'était bel et bien son agilité, ce qui lui avait permis, entre autres, de sauver la vie de sa sœur et, ce soir-là, d'aider sa collègue. Malgré les coups, ce loup ne semblait guère faiblir et, le moindre de ses coups semblait être capable de le déchirer en deux, parer le moindre coup semblait complètement hors de question. Malheureusement, à un moment, notre ami se fit bousculer par l'autre loup, ce qui lui fit perdre momentanément son équilibre et son attention, suffisamment pour que le garou n’attrape sa cible pour l'envoyer valser sur le bar, lui faisant attraper des verres avant qu'il ne parte violemment contre le mur juste derrière, éclatant de nouveaux verres, quelques bouteilles et quelques étagères. Gémissant de douleur, le pseudo-héros se releva douloureusement, en crachant un peu du sang qui s'était glissé dans sa bouche, avant de retirer quelques éclats de verres enfoncés dans ses bras dans un rictus douloureux. Une certaine colère finit par l'envahir et, un flot d'injures en tout genre, dans sa langue natale, sortir de sa bouche, tandis qu'il envoyait la main sur une étagère cachée au dessus du bar d'où il tira une paire de bâtons d'une cinquantaine de centimètres de long. C'était et cela fut toujours son arme de prédilection. Une arme de défense, difficilement capable de tuer ou de blesser sérieusement, toujours au même endroit au cas où. Prenant son élan, l'homme sauta du bar en direction de son adversaire pour lui assener deux coups simultanés sur la boîte crânienne, ce qui le fit tituber quelques instants, ne le rendant que plus enragé, tentant de découper littéralement le gêneur de ses griffes. Evitant de justesse la majorité des coups, il put en bloquer quelques unes avec ses armes tout en contre-attaquant à chaque fois. La différence avec les mains nues, ce fut que les coups marquaient bien plus à l'impact, en allant même jusqu'à attendre des bruits de craquement à un moment, chose qui lui fit baisser sa garde, où Jesùs profita pour fracasser la mâchoire du loup en un coup ascendant particulièrement violent, ce qui le mit au sol. Dès lors, il se retourna pour découvrir la belle venait de finir son combat de son côté, ce qui le rassura et lui fit cracher une autre gorgée de sang avant qu'il n'en vienne à menacer les deux fouteurs de merdes. « Allez, cassez-vous maintenant ! Je vous promets, oh, je vous promets putain, si je vous revois ici je vous casse vos dents une par une, puis vos doigts et vos genoux, oh putain que vous vous en souviendrez. . » Frappant un deux, plus pour le faire bouger que pour lui faire mal, notre ami les chassa jusqu'à la sortie où il verrouilla la porte pour enfin revenir dans la salle principale et se laisser tomber sur une des chaises, tandis que ses armes rebondissaient sur le sol, il soupira une nouvelle fois pour regarder en direction de Teddy et regarder cette marque sur le bras, relevant légèrement une de ses lèvres en signe de douleur. « C'est moche votre bras madame … Enfin, la blessure je veux dire. Votre bras est très bien, comme tout le reste. Mais, va falloir soigner ça. On a … Une trousse là, attendez. » Se relevant difficilement, notre ami fit le tour du bar pour en ressortir une caisse de premiers secours qu'il vint poser à ses pieds. Là, le barman prit deux verres et une bouteille de whisky qu'il apporta auprès de la louve pour remplir les deux et lui tendre. Descendant le sien, l'homme arracha les quelques bouts de verres encore coincés dans son torse ou ses bras, toujours dans ce rictus de douleur pour enfin ôter sa chemise, tantôt ensanglanté, tantôt teinte par les alcools, mais surtout, particulièrement trempée et collante. Il n'était pas particulièrement pudique et, au vue de la situation, cela ne pouvait que moins le déranger encore. « Hmm. En fait, j'ai pris ça mais … Je vous avouerai, madame, que je ne sais absolument pas comment vous soigner. Je … Je vous avouerai qu'il y a trois mois, je savais même pas que vous … Existiez. Je sais que vous vous soignez beaucoup plus vite que nous mais … Je dois mettre un produit spécifique ? Je dois éviter quelque chose ? Je … Je veux pas vous brûler ou je sais pas quoi. Enfin, désolé je … N'y connais rien. » Se grattant nerveusement la tête, presque dépité de son manque de savoir, il la regarda de nouveau avec un petit sourire. « En tout cas, vous êtes sacrément douée pour la baston madame. C'est impressionnant. Je crois qu'on va devoir faire quelques heures supplémentaires ce soir, le patron risque de pas être super content d'arriver et voir toutes cette pagaille. Faudra … Faudra juste je … Je suis désolé, il va falloir que je vous demande de m'aider, quand j'ai fini de vous soigner. Je dois avoir pas mal de bouts dans le dos, si vous pouviez me les enlever, ça m'arrangerait vraiment. »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mer 12 Juil 2017 - 12:10



TEDDY FT. JESUS


Elle n’avait pas peur, la Louve. Elle en avait vu d’autres des bagarres, que ce soit dans les bars ou dans la meute. Elle en avait donné des coups, de dent, de griffes. Elle en avait pris aussi. Et ça ne lui faisait pas peur. Fut un temps, elle avait eu peur d’une main levée sur elle, menaçante. Elle avait eu peur de la douleur, de la soumission, des coups. Elle avait eu peur des bruits, des regards, sans comprendre pourquoi elle. Et lorsqu’elle était partie, Teddy et la louve s’étaient jurées de ne plus jamais laisser qui que ce soit les soumettre ; elles s’étaient jurées de rendre coup sur coup, ne de plus jamais se laisser, abattre et battre. Et puis franchement, c’était pas deux gamins qui allaient lui faire peur. Deux gamins, certainement pas des loups purs race. Deux ivres qui se pensaient plus fort que tout, plus fort qu’une femme. Mais ils ignoraient qu’au fond d’elle, une louve dominante et forte sommeillait. Si elle était venue à Salem pour se planquer, elle n’avait pas pris ce job pour rester inactive. Foutre une branlée ne lui posait donc aucun souci. Ce qui l’embêtait, par contre, c’était de voir l’humain dans son champ de vision, alors qu’elle grognait de douleur. Un humain. Certes, elle ne savait  pas grand-chose de lui, hormis son identité. Elle l’avait observé, comme elle observait chaque personne travaillant ici, en silence, sans rien laisser paraître. Il était gentil le barman, attentionné avec les filles qui dansaient, sympa avec les clients. Il n’emmerdait personne et d’ailleurs, il semblait plutôt respectueux des autres. Un type bien en apparence, malgré son style et les tatouages qui ornaient le peu de peau qu’elle avait pu voir chez lui. Bref, ça l’emmerdait de le voir là. Parce qu’elle ne pouvait pas le protéger tout en défonçant les deux loups qui prenaient de plus en plus de force et donc perdaient de plus en plus le contrôle. Seulement, à sa grande surprise, Teddy vit débarquer le barman pour la sortir des emmerdes, venant frapper l’un des loups à la mâchoire, d’un coup bien placé et puissant. Elle écarquilla les yeux la Louve, surprise par sa force et son courage.

Et un combat, presque équitable, commença. Chacun son adversaire. Chacun sa manière de faire. Teddy laissa sa louve prendre le dessus, faisant briller ses yeux. Elle ne pouvait pas se préoccuper du barman sans risquer de se prendre un coup trop violent. Poing, pieds. La belle se battait avec souplesse et agilité, faisant voler le corps de son adversaire. La louve grogna, se prenant un nouveau coup de griffe du gamin qui s’était transformé à moitié. Elle n’eut donc pas le choix et laissa son corps muter. Crocs, griffes, poils. Elle se moquait de son apparence, n’en avait pas honte. Elle se rua sur son adversaire en grognant, enfonçant ses crocs dans son bras, mordant, secouant, pour le faire se soumettre. En vain. Malheureusement, Teddy fut déconcentrée par le bruit d’un corps brisant du verre. Son regard se posa derrière le bar, cherchant Jesùs. Et le gamin en profita pour se jeter sur le dos de la belle, s’accrochant à son épaule, la lui mordant. Enfoiré ! Mais Teddy n’en avait pas fini avec lui. Les jeunes loups pouvaient être forts, mais ils manquaient bien souvent de rigueur et de réflexion. Ils mordaient, cognaient, sans réfléchir. Et le gamin se retrouva le dos explosé contre le mur, forcé de lâcher prise sur la Louve qui lui décrocha un coup de pied dans la mâchoire, le mettant temporairement k.o. Et Teddy reprit sa forme féminine, crachant le sang de son adversaire qu’elle avait mordu, le corps endolori et blessé par endroit. Son regard chercha alors immédiatement l’humain qui en avait fini lui aussi. Il avait eu une chance incroyable. S’en était-il rendu compte ?

Essoufflée, Teddy garda un œil sur les deux hommes mis à terre, vaincus. Jesùs, menaçant, somma les deux hommes de partir, jurant plus d’une fois, promettant de les fracasser à volonté s’ils ne quittaient pas le bar immédiatement. Et ils s’exécutèrent sans tarder. Dur de se prendre une branlée. Pendant que l’humain fermait le bar, Teddy fit le tour de la salle de son regard. Quelques dégâts étaient à déplorer, mais surtout beaucoup de verre cassé. L’odeur du sang chatouillait les sens de la Louve qui grognait, toujours énervée, le corps et les muscles tendus.

« C'est moche votre bras madame … Enfin, la blessure je veux dire. Votre bras est très bien, comme tout le reste. Mais, va falloir soigner ça. On a … Une trousse là, attendez. »

Teddy écarquilla les yeux. Venait-il sérieusement de la vouvoyer et de l’appeler Madame ? Elle ? Et il voulait la soigner, elle, alors que son corps à lui était impacté par de nombreux morceaux de verre qui entaillaient son corps. Vraiment ? Teddy resta muette, observant l’humain qui se déplaça un peu douloureusement, allant à la recherche d’une trousse de secours et d’alcool. Parce que l’alcool aidait toujours. Alors comme lui, elle vida son verre d’une traite, cherchant à se détendre, à calmer la Bête en elle. Elle observa, le corps qui se dévoila sans pudeur, montrant les tatouages dissimulés habituellement par les vêtements. Le pauvre venait d’être confronté à une bagarre entre loups et il semblait plutôt bien le prendre. Même si tout ça, selon ses dires, semblait tout nouveau pour lui. Les loups étaient en général des créatures discrètes. Au pire, les meutes passaient pour des grandes familles bizarres.

Et Teddy resta là, debout, presque bêtement, sans avoir prononcé le moindre mot jusqu’à présent. Elle l’observait et l’écoutait. Étonnée. Amusée aussi. Ce gars là semblait la respecter. Pourquoi ? Parce qu’il respectait les femmes ou parce qu’elle lui faisait peur ? Finalement, elle attrapa la trousse de secours, vérifiant son contenu, reniflant certains produits.

- Premièrement, je m’appelle Teddy, pas Madame et on se tutoie. Je préfère. Un sourire, léger, certainement le premier qu’il pouvait voir chez elle, étira légèrement ses lèvres.Deuxièmement, normalement tu trouveras rien de dangereux pour ma race ici … Mais dans le doute, évite tout ce qui porte la mention aconit et sorbier.

Teddy s’installa sur l’un des tabourets de bar encore debout. Elle jeta un coup d’œil à la griffure sur son bras, puis elle dégagea ses cheveux blonds qui avaient été détachés durant le combat, dévoilant un bout d’épaule mordue, marqué par la mâchoire d’un des loups sous son t-shirt déchiré. Elle grimaça à peine la belle, habituée à la douleur.

- C’est dangereux, pour un humain, de s’battre contre un loup. Tu risques gros, même si tu te bats vraiment bien. Évite de te faire griffer ou mordre d’accord ? En tout cas … merci … d’m’avoir aidé. Et ça lui écorchait un peu la gueule, de devoir le dire, trop fière. J’vais pas cicatriser de suite, alors j’veux bien que tu me soignes, je te soignerais ensuite. Si tu veux bien, pendant c’temps, je vais boire … parce que l’odeur du sang est un peu difficile à supporter, ça excite ma Louve.

Et ça me ferait franchement chier d’avoir envie de te bouffer.

- La douleur ne me fait pas peur, alors … t’as pas à avoir peur de me faire mal.

La douleur, c’était dans la tête. A force de prendre des coups, de se plier sous l’acharnement de son mari, elle avait appris à faire abstraction. Alors ce n’était pas quelques petites blessures qui allaient lui arracher une larme, bien au contraire. La belle, pas pudique, retira son t-shirt, dévoilant une lingerie étonnamment féminine de dentelle noire, plus à l’aise ainsi pour soigner l’épaule blessée. Teddy laissa Jesùs faire, remplissant son verre d’alcool à deux ou trois reprises. Elle ne broncha pas, ne bougea pas malgré le produit qui piquait légèrement ses plaies. Et elle en profita pour l’observer de plus près, de scruter ses tatouages d’un style particulier. Elle jugea également l’étendue de ses plaies. Rien de bien grave … Finalement, elle ferma les yeux, respirant l’odeur de l’alcool plutôt que de se focaliser sur l’odeur du sang. Elle chercha à calmer son cœur, sa nervosité, sa colère qui grondait encore. (…) Lorsqu’il eut terminé, Teddy observa les soins apportés, satisfaite, le remerciant d’un signe de tête et d’un sourire, à nouveau léger.

- J’vais me laver les mains, trouve-moi une pince à épiler, j’vais éviter de sortir les griffes pour t’arracher tes bouts de verre.

Plaisanterie. Mais elle ne savait pas si elle était la bienvenue. Quoi qu’il en soit, Teddy se releva et alla laver ses mains pleines de sang, pas le sien. Elle observa l’eau se teinter de rouge, lavant les mains à peine meurtries. Sans rien dire, elle alla rejoindre l’humain, lui indiquant de s’installer sur un tabouret, dos bien droit. Elle enfila des gants, pour plus d’hygiène, aussi bien pour lui que pour elle. La pince en main, elle commença à détailler le dos, frôlant la peau de ses doigts dans une caresse presque étonnamment légère. Et c’est avec une douceur tout aussi étonnante qu’elle retira un à un les morceaux de verres rougis par la substance vitale, les laissant tomber sur le bar. Et il y en avait pas mal.

- J’appellerais le boss. Je lui expliquerai ce qu’il s’est passé. Il comprendra. Si ça peut te rassurer, j’pense pas qu’on se fera virer.

Elle n’était définitivement pas douée pour l’humour. Pourtant, lorsqu’on la connaissait bien, lorsqu’elle se lâchait, elle était drôle et souriante la blonde. Elle le laissa parler, si l’envie lui prenait, se concentrant sur sa tâche. Heureusement, sa vision était suffisamment bonne malgré l’ambiance tamisée. Sa main glissa une nouvelle fois sur tout le corps, lentement, de manière involontairement sensuelle, vérifiant une dernière fois que tous les morceaux avaient été retirés. Puis elle attrapa de quoi nettoyer, désinfecter. Il aurait été dommage qu’il se tape une infection alors qu’il avait échappé à la contamination des loups.

- Terminé. On s’prend un verre et on range si tu veux. dit-elle en balançant ses gants. Y a pas des t-shirts qui traînent quelque part ? Pas que j’sois pudique, les loups ne le sont pas, mais j’voudrais pas te foutre mal à l’aise.

Parce que si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait pu traîner comme ça sans gêne.


- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne
avatar
Humain

Date d'inscription : 25/06/2017
Messages : 452
Rp postés : 13
Avatar : Miguel Gomez
Âge du perso : 31 ans
Groupe du perso : Humain
Liens infos : PrésentationLiens
Avis de recherche : - Ouvert à beaucoup de choses, des amis, des ennemis, des gens qu'il aurait pu rencontrer au Guatemala ou au Salvador
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Lun 17 Juil 2017 - 23:11




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Teddy était une personne assez étrange et compliquée à comprendre. Peut-être était-ce là une des particularités des loups, lorsqu'il s'agissait de se fondre dans la masse, loin de sa meute. Avec le temps, Jesùs avait finit par repérer petit à petit qui était avec qui, quelles étaient les relations entre les différents loups, les frictions, les amitiés, les amours. Tous avaient quelque chose à montrer aux autres lycans, mais pas elle. Comme si … Comme si elle se tenait à l'écart, comme si elle préférait n'avoir affaire à personne, un peu comme si elle préférait la solitude et le silence à n'importe quelle conversation. C'était donc tout naturellement que notre homme ne lui avait que peu adressé la parole, si ce n'était les salutations et les quelques échanges tout ce qu'il y a de plus standard entre deux collègues. Bien entendu, jamais il ne voulut la forcer ou quoi que ce soit, elle était du genre solitaire et ne cherchait pas le contact ? Pourquoi aller l'embêter et faire du forcing pour pouvoir discuter, au risque de l'exaspérer ? Belle comme elle était, la louve devait avoir déjà tout un tas d'emmerdeur pour remplir ce rôle et, ceci, quotidiennement. Mais, cette soirée-là, il y eut une particularité de cette presque inconnue qui surpris grandement l'étranger, en effet, la demoiselle semblait presque choquée de découvrir la politesse dont son interlocuteur usait à chacune de ses phrases, mais aussi du respect qu'il avait pour les conventions et de tout le monde. Le choc fut si grand, que la blonde ne sut quoi lui répondre, se contentant d'écarquiller les yeux, chose qui aurait presque pu le faire sourire s'il n'était pas aussi fatigué et mal en point. Malgré tout, cela surprenait vraiment le guatémaltèque qui ne pouvait s'empêcher de se poser de nombreuses questions à ce sujet. Comment, une si belle femme pouvait ne pas être habituée à une certaine forme de respect ? Comment son interminable liste de prétendants tentaient de l'approcher si ce n'était pas avec le strict minimum ? Non, Jesùs ne pouvait guère comprendre. Même les brigands avec qui il avait grandi se montraient, la plupart du temps, courtois avec les femmes.

Lorsque le barman revint enfin vers la jeune femme, une trousse de soin à la main et deux verres pleins, il put entendre une forme de remontrance de Teddy, voulant lui rappeler son nom avant de lui demander tout simplement de la tutoyer, ponctuant le tout avec un petit sourire. Quelque chose de doux et de chaleureux, qui, malheureusement, n'était pas assez présent sur ce si joli visage. « Je m'excuse. Je connais vo … Ton prénom, mais, nous ne nous étions que si peu adressé la parole, je pense que … Comment dire ? Un minimum de politesse et de respect semblait de mise. D'autant plus que, je connais encore assez peu de choses sur les tiens. J'ignore à quel point vous vieillissez, quelles sont vos coutumes et ... » S'arrêtant un petit moment, presque abattu, Jesùs soupira longuement en agitant tout doucement la tête, comme s'il pestait contre lui-même. « Je m'excuse, je me rends compte à quel point ma remarque est déplacée, l'âge n'est pas une chose qui se demande. J'ai encore du mal à nager librement dans … Dans tout ça, pardon. » Souriant timidement, le jeune homme passa bien volontiers à la suite de la conversation, dont le sujet était les contre-indications dues à son espèce. Afin d'être certaine, la jeune femme renifla la trousse avant de lui parler de deux produits dangereux, ce qui le fit acquiescer sérieusement. « Vous … Tu m'apprends quelque chose. J'étais au courant pour le sorbier mais, je découvre pour l'aconit. Je … Je ne pense pas que l'on puisse en trouver dans ce bazar, un peu de fil, une aiguille et un peu d'alcool pour désinfecter, cela devrait suffire. »

Bientôt, la demoiselle s'installa sur un tabouret, avant d'ôter son haut, chose qui laissa un bref instant le latino sans la moindre défense. Oh, oui, cette femme était belle, mais jamais il ne l'aurait pensée si peu pudique et, si bien vêtue là-dessous. De part son travail, lui aurait plus facilement imaginé quelque chose de sportif. Malgré cette petite absence, l'homme se rattrapa rapidement en écoutant sagement tout ce qu'elle racontait, avant de commencer à travailler avec grande attention. Faisant chauffer l'aiguille, il profita de l'attente pour désinfecter la plaie avec un peu d'alcool pour commencer son labeur et, enfin reprendre la conversation. « J'aurais jamais pu me regarder dans un miroir si j'étais pas intervenu. Quelques coups, quelques lacérations, ça me fait pas plus peur que ça. J'ai grandi dans un des coins les plus merdiques inimaginables. Cartels, guerres de gangs en tout genre, fusillade devant les écoles et police quasi inexistante, j'ai dû apprendre à surmonter mes peurs particulièrement jeune. J'ai pris quelques coups de couteaux plus jeune, jamais un coup de griffe, c'est certain mais … C'est ce que je devais faire, c'est ce qu'un homme se doit de faire dans ce genre de situation. Tu sais … Tu vas peut-être trouver ça idiot, ou je ne sais quoi, je ne sais même pas si vous, les loups, croyez en un quelconque dieu, mais, je suis croyant. Ma mère m'a toujours éduqué, espérant faire de moi une bonne personne … Enfin, tout ça pour dire que, le Seigneur m'a octroyé un don. J'ai toujours été agile comme un singe. J'ai appris à m'en servir, pas toujours pour les bonnes choses, alors, si je ne m'en servais pas pour de bonnes choses, je ne mériterai pas un tel cadeau. Et puis … Ma mère et ma sœur ont besoin de moi, je ne peux pas mourir ici, pas aujourd'hui, pas demain. Ce n'est pas mon destin. » Riant légèrement, Jesùs finit par se rendre compte à quel point il avait monopolisé la conversation, ce qui le gêna soudainement horriblement. « Pardonne moi je … Parle beaucoup. Ce n'est d'ailleurs certainement pas intéressant. Je te remercie de ton attention mais, si la situation venait à se représente, je ferais de même, encore et encore. »

La conversation continua doucement pendant que le barman recousait avec grande attention, n'en profitant même pas une seule fois pour loucher que ce soit sur ce décolleté offert par la tenue, ou encore le reste de cette peau qui s'offrait à l'air libre, se contenant de se montrer respectueux et ne voulant en aucun cas abuser de la situation. Enfin fini, notre homme fit quelques bandages à la belle, devant pour l'épaule, passer par un endroit bien attrayant mais, Jesùs se comporta une fois de plus comme un véritable gentleman, avant que cela ne soit son tour. On lui demanda de trouver une pince à épiler, jugeant la chose plus pratique que des griffes, ce qui l'amusa quelques peu, pour finalement s'asseoir comme Teddy lui demandait, grimaçant tantôt lorsque des bouts un peu gros se faisaient extraire, souriant d'autre fois lorsqu'une mai sensuelle glissait le long de son dos, ne pouvant le rendre que … Joyeux. « Je … Je suis vraiment désolé de te demander de t'occuper de ça, je sais … Enfin, j'imagine à quel point cela doit être dur avec tout ce sang, ses plaies et … Enfin, je sais pas trop comment ça marche, l'odeur sûrement. Enfin, voilà, je te suis reconnaissant de bien vouloir m'aider malgré ces contraintes, je n'aurais pas pu vraiment me débrouiller tout seul pour ça. » La conversation continua tout doucement et, rapidement, la louve finit par tenter un nouveau trait d'humour, ce qui l'amusa. « J'espère, ça serait triste de perdre mon travail pour des idiots. »

Une fois le travail terminé, la jeune femme finit par balancer ses gants dans un coin avant de proposer de prendre un dernier verre pour enfin attaquer le grand ménage. Boire lui plaisait bien, passer le balais et la serpillière si tard, ou plutôt si tôt, ne l'enchantait guère cependant. Se relevant péniblement, Jesùs fit le tour du bar pour ouvrir une trappe cachée sous celui-ci et sortir une bouteille à moitié pleine, qui sembla le rendre particulièrement heureux et, étrangement fier. Servant deux bons verres, il alla en tendre un à son compagnon d'infortune pour finalement donner quelques explications. « Je le garde pour de grandes occasions, comme pour quand ma sœur vient me rendre visite au travail, mais … Je suppose qu'on peut en boire un peu ce soir. C'est du rhum, fait par chez moi. Enfin, c'est pas là où je suis né, mais, c'est du pays, ça vient de Zacapa, ça porte le nom. Attention, cependant, ça c'est la version royale, vous … Tu boiras jamais de meilleur rhum, j'en suis certain. » Buvant d'une traite son verre après avoir trinqué, notre ami fut cependant bien vite désarçonné par ce qui suivit, une question de haut de rechange, suggérant un quelconque malaise à son égard. Gêné, oui, il l'était désormais. Souriant nerveusement en se grattant la mâchoire notre homme tenta de reprendre la parole, tentant de remettre ses esprits en place. « Je vais être honnête, vous êtes une femme particulièrement belle, alors, vous imaginez qu'il n'y a guère de malaise de mon côté .. Enfin, tu. Pardon. Cependant, je suis capable de ne pas profiter de la situation, si cela t'inquiète. Dans tous les cas … Oui, j'ai quelques t-shirt de rechange. Moi … Avec tous ses bandages, je n'en ai que peu besoin. » Souriant toujours nerveusement, l'homme se pencha par dessus le bar pour ouvrir un placard et en ressortir un t-shirt blanc, tout ce qu'il y a de plus simple, mais surtout sec, qu'il envoya vers la belle. Bientôt, le guatémaltèque récupéra deux balais pour finalement se rendre auprès de la louve pour lui en tendre l'un des deux. « Bien, on attaque ? »

Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mar 18 Juil 2017 - 19:50



TEDDY FT. JESUS

Écouter. Ça, elle savait faire. Avant, dans son ancienne vie, lorsque la joie étirait encore ses lèvres en de radieux sourires, elle avait souvent écouté les autres, les jeunes loups, les transformés ; ses amis, sa famille. Une oreille attentive, ça elle avait su l’être. Mais personne ne l’avait été pour elle, lorsqu’elle en avait eu besoin. Lorsque ses sourires s’étaient fanés, laissant place à la tristesse, à la lassitude, à la peur. Alors elle avait écouté le barman, sans trop rien dire, juste ce qu’il fallait, quand il fallait. L’humain était croyant et respectueux. Il avait été élevé par une bonne mère, c’était certain. Comme elle d’ailleurs. Sauf qu’elle ne croyait pas en Dieu. Dans leur meute, la religion n’avait jamais eu de place. Comment croire en un Dieu qui avait laissé des êtres étranges venir au monde ? En tout cas, même si elle ne le lui disait pas, Teddy pensait que cette mère, celle du Guatémaltèque, avait visiblement bien éduqué son fils. Poli, courtois, respectueux et serviable. Non pas qu’elle n’avait pas l’habitude. Mais toutes ces qualités mélangées en un seul homme, c’était assez surprenant. Elle, la louve et la fille, avaient été éduquées par un père Bêta, bien placé donc dans la hiérarchie de la meute. Petite dernière. Petite à part. Avec un caractère bien marqué. Plus garçon manqué que demoiselle, elle avait eu à contrer les remarques sexistes, aussi bien dans la vie courante que dans la vie de la meute. Elle castagnait les mâles, sans gêne, sans peur et remettait en place ceux qui l’emmerdaient. Elle s’était bien vite fait sa petite place dans cette meute pleine d’hommes forts. Une meute dans laquelle les femmes étaient presque les égales des hommes. Teddy elle, en tout cas, avait été élevée comme si une paire de couilles s’étaient mises à lui pousser entre les jambes en même temps que sa paire de seins. Mais sa meute… Son ancienne meute… Elle lui avait apporté du bonheur pendant tant d’années. Une famille, immense, dans laquelle chacun prenait soin de l’autre. Toujours. Ou presque. Alors elle pouvait comprendre le besoin viscéral de Jesùs, celui d’aider les autres. Et, même si là encore elle ne l’avouerait certainement pas – ou pas tout de suite – elle le respectait pour ça, pour ce devoir qui de faisait, d’être là pour les deux femmes de sa vie.

Lorsqu’il s’excusa de parler trop, Teddy se contenta de sourire. C’est pas grave, tu parles pour deux comme ça. Parce qu'elle, clairement, n’était pas la personne la plus loquace qu’il avait dû rentrer dans sa vie. Une vie qui lui faisait découvrir des choses, des choses bizarres, comme les loups. Et il ne savait visiblement pas beaucoup sur sa race à elle. Pourtant, il travaillait ici. C’était bien un truc qu’elle ne comprenait pas. Des humains étaient embauchés ici, pourquoi ne pas les briefer direct ? C’était quasi inévitable, selon elle, d’être confronté un jour à un truc de loup en passant son temps dans cet endroit. Enfin, ça n’était pas trop son problème après tout. Elle avait bien d’autres choses à gérer la blonde qui s’était docilement laissé soigner. D’ailleurs, pour un humain, il était plutôt solide le barman. Il ne broncha pas lorsqu’elle retira les morceaux de verre de son corps, soignant ensuite les plaies pour penser les plus profondes. Certaines n’étaient qu’égratignures, rien de trop grave. Elle fit de son mieux, pour parler, pour soigner. Heureusement, Teddy contrôlait sa louve à merveille. Elle était pure race. Élevée par les meilleurs de sa meute. Par son père le Bêta, sous l’œil de l’Alpha. Mais elle chassa toutes ses pensées lorsque sa main agrippa le verre tendu. L’alcool lui chatouillait les narines. Une odeur particulière. Celle du Rhum.

- Merci ! J’me considère comme une privilégiée du coup. C’est sympa.

Et ils trinquèrent. L’alcool se glissa sur la langue, puis dans la gorge, brûlant doucement les parois au passage. Une brûlure douce, délicate, délicieuse, qui força Teddy à fermer les yeux, savourant le liquide alcoolisé. Un délice. Vraiment. Nul besoin de dire un mot, on pouvait lire la satisfaction sur le visage de la louve. Tout comme on pouvait lire la gêne sur celui de l’humain lorsqu’elle lui demanda un t-shirt. Il était marrant. Oui, il avait quelque chose qui amusait la Louve. Non pas par moquerie. Mais … elle n’aurait pu dire pourquoi en fait. Il n’était pas un de ces hommes qui la reluquait lourdement. Elle l’avait remarqué ça, qu’il n’avait jamais laissé son regard s’aventurer sur sa poitrine cachée d’une lingerie fine qui contrastait avec sa manière d’être et de parler. Et ça, elle ne pouvait que l’apprécier.

Teddy ne parvint à s’empêcher de sourire lorsqu’il se mit à nouveau à la vouvoyer, visiblement très gêné par la peau dévoilée chez la blonde. Il en bégaya presque le pauvre. Alors que pour elle il n’y avait aucun mal. Il aurait pu se retrouver nu devant elle, qu’en n’aurait pas été choqué. La pudeur chez les loups n’existait pas. Cela ne faisait pas d’elle une insensible au charme et aux corps. Mais la nudité était quelque chose de naturel. Elle resta silencieuse, le laissant bredouiller puis chercher un t-shirt qu’il lui lança. D’un signe de tête, elle le remercia, enfila le tissu un peu trop serré au niveau de la poitrine. C’était quoi ça ? Un t-shirt pour adolescente à peine formée ? Ou le truc spécial t-shirt mouillé ? Bon, elle s’en contenterait. Le t-shirt enfilé, Jesùs lui tendait déjà un balai. Un soupir s’échappa des lèvres de la belle lorsqu’elle s’en empara, pas vraiment motivée pour faire tout ce rangement.

- On passe le balai, rien de plus. Les femmes de ménage feront le reste plus tard. J’pense qu’on a assez donné d’notre personne ce soir.

Elle s’en moquait bien que cela passe ou pas. Ils avaient été blessés et secoués par deux abrutits. Ils n’allaient pas encore tout remplacer. Hors de question qu’elle se mette à passer la serpillière. Alors elle commença, poussant les tabourets.

- J’ai pas peur que tu profites de la situation tu sais. Je sais me défendre … Et je doute que tu sois l’genre de gars à profiter d’une femme. Un sourire, léger, alors qu’elle s’activait. Les loups n’ont en général aucune pudeur, du moins ceux qui vivent ou ont vécu en meute. Être à poil ça fini par être naturel quand tu chasses à plusieurs, que tu te transformes devant les autres. Donc ni ton corps dévêtit, ni le mien, ne me pose de problème. Bon c’est pas pour autant que j’vais courir nue à chaque fois qu’on se croisera hein.

Encore de l’humour. Décidément, la blonde se lâchait cette nuit. Et elle souriait. Amusée. Et c'était pourtant pas évident de la faire sourire comme ça. Ils étaient rares, très rares à pouvoir s'en vanter.

- Ta mère peut être fière, elle a élevé un bon garçon. J’ai grandi dans une meute où les femmes étaient plus ou moins égales aux hommes. En tout cas moi je me suis toujours battue pour gagner ma place et on m’a bien vite considéré comme une femme avec des couilles. Pas pour autant qu’on ne se respectait pas. On était une grande famille, on se respectait, on s’aidait. Mais tu sais, tous les hommes ne sont pas aussi respectueux que toi. Même si je n’me considère pas comme une belle femme, ça n’empêche pas les gros lourds à tenter d’me mettre la main au cul. Et crois moi qu’en général y a des os qui finissent brisés. Et ça l’amusait, de leur montrer à ces hommes, à quel point elle pouvait être dangereuse. Teddy s’étonna elle-même de parler d’elle, sans trop en dire pour autant. Mais elle avait vraiment voulu lui faire comprendre, au barman, qu’il était une sorte de perle rare. Et au fait, j’ai que trente-quatre ans ...

Alors stresse pas, j’suis pas une mamie au fond d’moi.

Elle continua à s’activer. Le silence s’imposa naturellement ou presque, de manière à pouvoir terminer plus vite. Mais la belle se cogna l’épaule au coin du bar, souligné par un grognement qui s’échappa de ses lèvres, incontrôlé. Elle constata que le t-shirt blanc se teintait déjà de rouge au niveau de l’épaule blessée. Le sang passait l’épaisseur légère du bandage. Fais chier, murmura-t-elle. Elle n’avait pas mal, ou à peine. L’alcool devait certainement anesthésier un peu ses neurones. Bon allez, c’est bon, on en a assez fait ! Pis j’crois que j’ai fait sauter des points … dit-elle en essayant de retirer son t-shirt en grimaçant, en vain, abandonnant l’idée. Il était peut-être temps qu’elle accepte de se montrer un peu autrement que forte non ? Bien que cela lui était difficile.

- Faut que je t’avoue que je ne supporte pas de demander de l’aide. J’ai horreur de ça. Je me débrouille toujours seule. Et là, vraiment, ça me fait chier de devoir te demander de rejeter un coup d’œil à cette putain de morsure.

Elle était là, debout, gênée, emmerdée. Au fond d’elle, ça lui tordait les tripes de devoir demander de l’aide.

- Je crois que ma louve rejette les points. Et … je crois que tu vas devoir me les enlever. J’suis désolée … Faudrait que je lave ça à grandes eaux et que je laisse mon corps guérir tout seul.

Et faudrait que j’me descende encore quelques litres d’alcool.

- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne
avatar
Humain

Date d'inscription : 25/06/2017
Messages : 452
Rp postés : 13
Avatar : Miguel Gomez
Âge du perso : 31 ans
Groupe du perso : Humain
Liens infos : PrésentationLiens
Avis de recherche : - Ouvert à beaucoup de choses, des amis, des ennemis, des gens qu'il aurait pu rencontrer au Guatemala ou au Salvador
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mar 1 Aoû 2017 - 0:31




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Lorsqu'il était gêné, perdu ou encore ne savait pas quoi faire, Jesùs avait cette propension exceptionnelle à parler, encore et toujours d'un peu tout et n'importe quoi, juste pour combler. Dévoilant tantôt des choses sur lui, tantôt sur sa terre natale, ou encore parlant fièrement de sa petite sœur adorée. Il lui fallait combler ce vide et faire passer ce sentiment de malaise qui l'assaillait dans ces moments-là. Contrairement à ce qu'on pourrait penser en le voyant, le guatémaltèque était relativement timide et avait beaucoup de mal à nouer des contacts ou encore à discuter naturellement avec des gens dont il ne connaissait que peu de choses, voire même rien du tout. C'était là le cas, avec cette fameuse Teddy qu'il recousait avec grande concentration. De cette femme, les seules choses qu'il savait, c'était qu'elle était une louve, qu'elle était incroyablement belle, capable de se défendre contre beaucoup de choses et … C'était à peu près tout. La jeune femme n'avait jamais parlé à grand monde dans l'établissement et semblait mettre un point d'honneur à se tenir à distance de tout et tout le monde. Comme si elle cachait quelque chose, un secret, ou un lourd passé. Malgré sa curiosité, notre ami ne s'était jamais permis de lui demander quoi que ce soit, préférant la laisser seule, si c'était ce qu'elle préférait. Pourquoi diable forcer les gens s'ils ne le voulaient pas après tout ? Alors, le jeune homme parla encore et encore, jusqu'à se rendre compte de son monologue et s'excuser, ce qui fit au moins sourire la jeune femme, prétextant même qu'ainsi, il parlait pour deux, chose qui l'amusa à moitié. Il ne savait pas si la blessée était sérieuse, ou, au contraire, moqueuse. Fort heureusement, la situation changea et, bien vite, il put trouver quelque chose d'intéressant à raconter en parlant du rhum venu tout droit de sa terre natale, expliquant que c'était une bouteille qu'il sortait pour les grandes occasions, chose qui sembla grandement la flatter, se sentant même privilégiée. Mais, ce qui fit vraiment plaisir à Jesùs fut de voir son visage lorsqu'elle but une gorgée de la fameuse boisson et que l'on pouvait y lire la satisfaction sur son visage. « Privilégiée … Oui, je suppose. Nous avons combattu côte à côte, ça mérite bien un petit verre particulier. Et, je suis enchanté de voir que ça te plaît. »

Bientôt, un haut fut trouvée afin que la jeune femme ait une tenue un peu plus présentable et, manque de pot, celle-ci semblait un peu trop en forme pour le t-shirt trouvé par le barman. N'allez cependant pas imaginer que la chose était intentionnelle. Bien qu'il observa quelques peu les délicieuses formes créées par ce haut particulièrement serré, l'homme fut tout de même gêné de ne pas avoir trouvé de vêtement à sa taille, d'autant plus que ce genre d'accoutrement, en étant blessée devait être tout sauf agréable à porter, le pire, c'est qu'elle le portait pour lui. Pas par pudeur ou par gêne, mais pour éviter que lui soit gêné, ce qui le mit encore plus mal à l'aise. Ironique n'est-ce pas ? Malgré l'état de son épaule, Teddy attrapa le balais et commença à nettoyer, précisant tout de même qu'elle ne s'occuperait que des débris, laissant le reste aux femmes de ménages. Puis, à la grande surprise de l'étranger, la belle parla, étonnamment longtemps, elle qui était pourtant si silencieuse d'habitude. L'écoutant avec attention, Jesùs vit un grand sourire se dessiner peu à peu sur son visage. « Je t'avouerai que ouais … Autant mettre des vêtements, je sais pas si j'arriverais à me concentrer. » Un petit rire léger s'échappa de ses lèvres avant de reprendre. « Je ne parlais pas de profiter dans ce sens. Il faudrait être fou, ou … Suicidaire pour tenter de forcer une louve dans ce sens. Je parlais plus de … Profiter de la vue, dirons-nous. » S'en suivit alors un autre monologue de la belle, qui ne put que surprendre une fois de plus le guatémaltèque qui, au fond, était presque heureux. Comme s'il était devenu … Spécial aux yeux de la louve, la rendant tout d'un coup plus libre, plus ouverte, comme s'il faisait parti des rares à qui elle pouvait tant parler. Cela le toucha profondément, sans pour autant être sûr de la véracité de ces faits. « Je me doute qu'ils doivent regretter leur gestes, tout comme les deux de tout à l'heure et … Si je peux me permettre. Tu es vraiment une belle femme, tu n'as pas à douter de cela. Je suis certain, que d’innombrables autres hommes le pensent. Je suis même sûr que pas mal de femmes doivent te jalouser pour ça. Enfin ... » Prenant une profonde inspiration en guise de ponctuation, Jesùs renchaîna rapidement. « Ma mère … Je ne sais pas si elle peut vraiment être fière de moi. J'ai fait et je fais encore des choses qui ne lui plaisent pas. C'est … La plupart du temps pour la bonne cause et, je n'ai pas vraiment le choix mais … Je sais que quelque part ça la blesse. Agir alors qu'une femme se bat seule contre deux autres hommes ne fait pas de moi quelqu'un de respectueux, d'honnête ou même de courageux. Si je l'avais été, je n'aurais pas hésité, j'aurais foncé de suite. J'ai hésité et tu as pris un coup à cause de cette hésitation. Tu sais, même là où j'ai grandi, entouré de cartels et de tarés en tout genre. La plupart des gens avaient un grand respect pour les femmes et, lever la main sur elles c'était juste … Impensable. Et puis, ma mère m'a un jour dit quelque chose qui m'a toujours bien marqué c'est qu'un homme n'est jamais aussi grand que quand il met genoux à terre pour aider autrui. J'essaie d'appliquer ça au mieux mais … C'est pas toujours évident et … Une fois encore, je parle trop, désolé. »

Bien vite, une espèce de silence s'imposa entre les deux, chacun balayant de son côté, voulant finir au plus vite pour rentrer chez soit avant le lever du soleil. Jesùs apprit néanmoins que Teddy n'avait que trente-quatre ans, ce qui ne lui donnait plus aucune réelle raison de la vouvoyer. Mais, bien vite, un petit choc se fit entendre non loin et une petite insulte soufflée avant qu'un ras-le-bol ne se fasse ressentir. Puis, comme horriblement gênée, elle passa par de nombreux détours pour demander son aide au barman pour lui faire sauter les points, ce qui l'amusa grandement. La scène n'avait pas grand chose de comique, certes, mais la façon dont elle avait de demander le fit légèrement rire. « Tu n'as pas besoin d'être gênée. Bien sûr que je vais t'aider voyons. Je récupère des ciseaux et un peu d'alcool et j'attaque ça. » Souriant joyeusement, il lui demanda de s'installer sur une chaise avant de revenir avec une bouteille, deux verres, qu'il servit à la blonde avant de dégainer les ciseaux et découper le haut déjà bien serré. Vu les points qui avaient sautés, il était hors de question de le lui ôter normalement. Alors, avec delicatesse tout en tenant le tissus, l'étranger prit soin de découper le vêtement, faisant grande attention à ne pas abîmer son soutien-gorge, ni-même de toucher, que cela soit avec sa main ou ses ciseaux, sa peau, pour finalement laisser découvrir se bandage rougit qu'il ôta avec facilité. Proposant un second verre à la blessée, il chauffa avec son briquet les lames de l'outil pour attaquer minutieusement le travail, toujours en évitant de poser sa main sur sa peau, par respect. Il n'avait pas été invité à le faire, il trouvait la chose normal de ne pas la caresser, ne serait-ce que par mégarde. « Je … Je suis désolé mais, tu entends quoi quand tu dis que la louve rejette tes points ? En fait c'est comme si … Je crois ne rien savoir si votre … Là aussi je ne sais pas comment formuler. Quel terme semble le plus approprié et le moins insultant ? Race ? Peuplade ? Ethnie ? Espèce ? Je … Désolé. Mais .. Comment ça marche ? Je veux dire … La louve et toi ne formez pas une seule et même personne ? Il y a comme … Deux entités en toi c'est ça ? » Curieux et un peu trop honnête, notre ami ne se gênait pas vraiment pour poser ce genre de question alors qu'il détachait soigneusement les fils. Une fois son labeur achevé, il conclut par une nouvelle question. « Voilà, points débarrassés, je peux faire quoi maintenant pour t'aider à soigner plus que ça ? » Avec un sourire il proposa un nouveau verre d'alcool comme pour faire passer la douleur avant de poser une dernière question. « Tu vas être capable de rentrer ? Je veux dire, l'épaule dans cet état, ça risque d'être compliqué pour conduire non ? Je … Je vais rester un peu après ça moi, finir de nettoyer, s'il y a tant d'alcool par terre, c'est ma faute, je vais pas punir les femmes de ménages pour mon manque de vigilance. Après je te ramène si tu veux. »


Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mer 2 Aoû 2017 - 18:26



TEDDY FT. JESUS

Jesùs avait quelque chose de rafraîchissant et c’était rare que la belle se mette à penser ça. Peut-être parce qu’il était humain. Un simple humain, avec ses emmerdes d’humain et sa vie humaine. Un type qui avait bien des soucis dans sa vie, certainement en tout cas, mais qui aimait sa vie, qui se battait. Un gars avec des valeurs et du respect pour les siens. Teddy aurait aimé avoir des enfants, avec un fils respectueux comme lui. Cette idée l’avait souvent traversé à une époque où ses sourires s’étaient montrés bien plus fréquents. Mais ce temps-là était révolu. Jesùs quant à lui, lui rappelait à quel point une vie de famille pouvait lui manquer. Un brin de nostalgie. De rancœur aussi. Mais l’alcool et la douleur chassaient ces pensées malvenues dans l’esprit de la louve. Et à vrai dire, Jesùs aidait bien à oublier tout ça, à faire tomber la colère et l’envie de bagarre qui la rongeait. Elle était une bête sauvage, qu’on le veuille ou non. Et elle assumait ça. Teddy ne faisait qu’un avec sa Louve, même si parfois une des deux natures prenait plus le dessus sur l’autre. Et à cet instant, la Louve voulait cicatriser seule, réparer les chairs comme elle savait le faire. Les points avaient pourtant été une bonne idée. Mais non. Les onguents qu’elle se procurait ici et là auraient certainement mieux fait l’affaire. Mais ils étaient chez elle et elle n’était pas encore rentrée.

« Tu n'as pas besoin d'être gênée. Bien sûr que je vais t'aider voyons. Je récupère des ciseaux et un peu d'alcool et j'attaque ça. »

Teddy adressa un sourire au barman. Elle n’était que rarement gênée dans sa vie. Mais bon, elle s’en voulait plus qu’autre chose. Jesùs s’était emmerdé à la recoudre avec précaution, et voilà qu’il devait faire sauter les points fraîchement faits. Et cela n’allait certainement pas être une partie de plaisir, ni pour lui, ni pour elle. Mais il acceptait et c’était tant mieux. Teddy ne se voyait pas se les arracher elle-même et aller à l’hôpital était clairement impossible. Appeler son Chasseur ? Nan, elle n’allait pas l’emmerder à chaque fois qu’elle avait une emmerde. Eh oui, Teddy avait une putain de fierté. Qu’elle savait cependant mettre de côté là tout de suite, en s’installant sur le tabouret. Silencieuse, elle observa le jeune homme, le laissant faire. Le T-shirt fut découpé. Rapidement, Teddy constata que Jesùs ne la touchait pas, par respect ou par pudeur, elle n’aurait su dire, mais c’était appréciable. Bien qu’elle n’avait rien contre ce genre de contact physique. Elle préférait la douceur des mains d’un homme aux coups qu’on pouvait lui porter. Son corps d’humaine, de femme, n’était qu’une enveloppe. Si, à une époque passée, elle avait apprécié cette enveloppe charnelle, jouant parfois de ses charmes, son corps n’était aujourd’hui qu’un moyen de locomotion. Elle avait passé du temps sous sa forme lupine, animal, réfugiée dans des bois, loin de toute civilisation. Mais n’était pas un loup comme on pouvait en voir dans la nature, elle n’avait pu se résoudre à passer le rester de sa vie sous cette forme. Elle devait donc vivre avec ce corps là, trop malmené au point de la dégoûter.

Teddy se perdit dans ses pensées, l’alcool glissant dans sa gorge pour l’enivrer. Quelques grimaces défigurèrent légèrement son visage lorsque le liquide brûla sa gorge. Jesùs, curieux et bavard, lui changeait les idée avec ses questions, alors qu’il s’activait à retirer les points. Le barman avait beaucoup de question, pas étonnant, il découvrait les loups depuis peu et la belle s’imaginait bien qu’il n’avait pas dû taper la causette avec quelqu’un de sa race. Encore une fois, elle trouva ça idiot qu’il n’ait pas été mieux informé que ça.

- J’ai toujours parlé de race, parce que nous sommes des sortes d’animaux au final. Bref … ma louve, elle aime cicatriser seule. On a un corps qui se régénère bien mieux que celui des humains et souvent les trucs basiques sont inutiles. Je suis une pure race et du coup ma louve et moi, on est en parfaite harmonie. C’est un peu compliqué, ajouta-t-elle en grimaçant un peu de douleur, se consolant rapidement dans une gorgée d’alcool. Je maîtrise totalement ma nature. Mais il y a elle et moi. J’ai les instincts et les sens d’un animal et les envies d’une femme par exemple. Et des fois la Louve prend le dessus sur l’humaine et inversement. C’est pas d’la schizophrénie si ça peut te rassurer. Ceux qui sont pas de pure races et qui ne se maîtrisent pas, eux par contre c’est un carnage. Moi je suis née comme ça, c’est pas un soucis.

L’alcool fort commençait doucement à taper dans le crâne de la louve. Elle n’était pas certaine de savoir expliquer les choses. C’était compliqué pour elle d’en parler, parce qu’elle le vivait. C’était en elle, c’était comme ça. Dur de faire comprendre les choses, surtout qu’elle n’en parlait pas souvent de ça, elle ne donnait pas des cours de compréhension sur les gens de son espèce. Mais au moins cela avait permis de lui faire un peu oublier la douleur pendant que Jesùs faisait sauter les points.


« Voilà, points débarrassés, je peux faire quoi maintenant pour t'aider à soigner plus que ça ? »

Teddy haussa les épaules, pensant surtout à un nouveau verre d’alcool. Et, comme s’il lisait dans ses pensées, le barman lui en resservit un.

- Toi tu sais parler aux femmes comme moi, dit-elle en souriant, Merci, pour tout ça ! Va falloir laisser faire, j’ai des trucs chez moi qui m’aideront un peu.

Une gorgée d’alcool fut à nouveau avalée. Teddy décréta que se rhabiller ne servirait à rien, à part foutre en l’air des t-shirt qui iraient bien mieux à d’autres qu’à elle. Rester en soutien-gorge était donc préférable. Jesùs, quant à lui, toujours serviable, lui proposa de la ramener chez elle après avoir terminé de nettoyer. Parce qu’en tant qu’homme bien élevé, il tenait à tout ranger. Teddy hésita. Laissa sa voiture ici ne l’enchantait pas, mais entre sa blessure, l’adrénaline et l’alcool ingurgité, il était peut-être préférable qu’elle ne roule pas. Bien que ses réflexes étaient en général excellents. Et puis c’était à nouveau sa fierté qui en prenait un coup. Pourtant … elle décida d’accepter.

- P’tin, ça m’coûte d’accepter mais … d’accord … j’veux bien. Mais j’voudrais pas abuser de ta gentillesse hein ! Parce que t’es clairement quelqu’un d’gentil toi. Et des gens comme ça, ça traîne pas à tous les coins d’rues !

Tant bien que mal, Teddy aida tout de même le barman. Tenir un balai à une main n’était pas non plus la chose la plus compliquée qu’elle avait eu à faire .

- J’suis pas la plus douée pour expliquer les choses, mais si t’as encore des questions, n’hésite pas. Tu connais le secret de ma race et pour le préserver c’est important que tu sois informé aux mieux … et pour ta sécurité aussi.

Parce que Teddy n’avait pas spécialement envie d’apprendre un jour que Jesùs avait été mordu par l’un des siens et qu’il était condamné à vivre avec cette chose en lui, qu’il peinerait à maîtriser parce qu’il ne serait pas né comme ça. A croire que la miss commençait réellement à l’apprécier. En tout cas elle le sentait, sa louve elle, l’aimait bien. Il n’avait rien d’un mâle extrêmement dominant, du moins il ne s’imposait pas comme tel. Il était respectueux et délicat. Un mâle à la fois rassurant et agréable. C’était ça qu’elle aimait parfois.

(…)

Le bar était rangé, nettoyé et il était presque difficile de savoir qu’une bagarre avait eu lieu cette nuit. Les minutes s’étaient transformées en heure et il était vraiment temps de rentrer maintenant.

- J’vais chercher mes affaires à l’arrière et j’arrive.

Teddy vida son dernier verre d’alcool et s’en alla vers l’arrière de l’établissement, dans la remise. Des caisses de boissons, des vieux costumes, un canapé trop usé et des casier de vestiaires. Teddy avait le sien, y entreposait les quelques rares affaires qu’elle apportait au travail. Empoignant sa veste en cuir, son porte-feuille et ses clés de voiture, la belle fit quelques dernières vérifications avant de rejoindre le bar et Jesùs. Hors de question de salir son cuir … elle était condamnée à sortir en soutif de là. Ma foi, s’pas comme si y avait plein d’monde dans les rues à l’heure là.

- J’suis prête … T’es sûr que ma bagnole risque rien ici ? Parce que j’l’aime ma bagnole ...

Teddy avait limite mal au cœur à l’idée de la laisser là, sa belle et vieille Chevrolet. Mais elle fit confiance à Jesùs et le suivi dans la fraîcheur de la nuit. Heureusement, le parking des employés se trouvait à l’arrière et clairement, personne ne passait par là. La belle grimpa à l'arrière de la moto de l'humain.

- J’habite sur Cabot Street, dit-elle en appuyant sa tête contre son dos, enroulant ses bras autour de son corps.

Le silence s’installa, seule le vrombissement de la moto se fit entendre. Un silence reposant pour la Louve qui commençait à cicatriser, doucement, lentement. L’alcool faisait encore un peu effet, mais les douleurs se firent malgré tout sentir. La belle ouvrit les yeux lorsque la mott s’arrêta devant son immeuble. Elle vivait dans un coin calme de la ville, un lieu familial. Le logement se situait au sommet d'un petit immeuble de trois étages qui ne payait pas de mine, mais pourtant dedans tout était entièrement refait à neuf.

- Merci … tu … tu veux monter boire un verre ? demanda-t-elle en plongea son regard dans celui du barman. J’ai des pommades un peu particulières… si jamais tu veux que je t’en passe … je te dois bien ça après ce que tu as fait pour moi.

Et elle se sentait très reconnaissante la Louve, espérant qu’il accepte. Et il accepta, non sans hésiter visiblement. Teddy le conduisit donc dans sa ‘tanière’. L'appartement était composé d'un salon / salle à manger avec vue sur un petit balcon, d'une cuisine ouverte ; toilettes et salle de bains séparés ; une chambre à coucher et une chambre d'ami faisant également office de bureau. Sobrement décoré, dans des tons clairs.

- Fais comme chez toi et si t’es trop bourré pour rentrer chez toi, j’ai une chambre d’amis, dit-elle en balançant ses chaussures et sa veste, allant chercher deux bières au frais. Comme je te l’ai dit, j’ai des pommades spéciales, avec des herbes, qui pourront t’aider à cicatriser. Bon faudrait que t’aies quelqu’un pour te la foutre après une bonne douche. Mais c’est vraiment efficace, va falloir que je m’en mette aussi d’ailleurs.

En attendant, Teddy s’installa sur le canapé en soupirant d’aise, diable que ça faisait du bien.


- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne
avatar
Humain

Date d'inscription : 25/06/2017
Messages : 452
Rp postés : 13
Avatar : Miguel Gomez
Âge du perso : 31 ans
Groupe du perso : Humain
Liens infos : PrésentationLiens
Avis de recherche : - Ouvert à beaucoup de choses, des amis, des ennemis, des gens qu'il aurait pu rencontrer au Guatemala ou au Salvador
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Dim 20 Aoû 2017 - 0:45




"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Bien qu'assez gêné au début, l'homme se sentit de plus en plus à l'aise avec la louve. La tutoyer était encore relativement contre-nature à la vue de leur proximité tout juste naissante et, il n'aurait jamais oser lui poser une question un tant soit peu personnelle mais … Jesùs s'était vite senti tout simplement plus serein en sa présence. Sans doutes était-ce parce qu'il avait combattu à ses côtés où qu'ils s'étaient soignés l'un-l'autre ? Il n'en savait rien mais, une chose était certaine, cela le débrida, suffisamment pour qu'il se permettre de poser des questions à la belle blonde sur son espèce, espérant en découvrir un peu plus sur ses confrères, mais aussi sur elle et cette bête tapie au fond de leur être. Rapidement, l'étranger découvrit qu'être une pure-race semblait énormément faciliter le contrôle de leur côté bestial. Elle parlait d'harmonie, de cicatrisation, d'instinct mais aussi de cette dualité intérieure. A ce sujet, il n'était pas certain de réellement comprendre, mais il se contenta d’acquiescer doucement tandis qu'il s'occupait doucement à faire sauter les points. Pour dire vrai, l'homme était presque certain que ce genre de choses étaient des plus compliquée à appréhender pour ceux que ça ne concernait pas directement. Sans doutes que lui, dans sa condition de simple humain ne pouvait pas vraiment comprendre tout cela. Une fois l'opération terminée, Jesùs proposa à sa collègue de la ramener. La jeune femme avait pas mal bu et, sa blessure à l'épaule la gênerait sans doutes pour conduire. Teddy sembla hésiter un moment avant d'accepter, prenant toutefois quelques détours avant de donner sa réponse. Sans doutes que sa fierté en prennant un coup mais, l'étranger trouvait cela idiot. Non pas qu'être fier était quelque chose d'idiot non. Il n'y avait tout simplement pas à revêtir un quelconque masque face à lui. Lui était simple, discret et ne se cassait pas la tête sur tout et rien. Il tenait simplement à aider. Avant qu'il ait pu placer un quelconque mot, l'agent de sécurité rajouta bien vite que s'il avait des questions sur les loups, qu'il ne se gêne pas, même que cela l'aiderait pour sa sécurité. La chose l'amusa doucement. « C'est qu'on s'inquiéterait presque pour moi. C'est … Touchant, réjouissant, ou quelque chose comme cela. Merci, j'essaierai de m'en souvenir de ces mots et, de ne pas hésiter. Quant à parler de gentillesse il … Me semble que c'est la moindre des choses que de t'aider. Sans même parler des préceptes archaïques sur la femme et l'homme, on travaille ensemble, c'est tout normal de s'entraider. Et puis … Je ne sais pas, mais, je suppose que combattre côte à côte, ça rapproche. Alors … Je me dois de faire ce genre de choses. Quelque chose comme ça du moins, je ne suis pas particulièrement doué pour les formulations. » Un petit sourire gêné s'afficha petit à petit sur son visage. Notre homme avait l'idée parfaitement claire en tête de tout cela mais, sa langue semblait vouloir n'en faire qu'à sa tête et le faire presque passer pour un idiot. Alors, plutôt que rester planté là à ne pas savoir quoi dire, le barman récupéra son balais pour finir de nettoyer le tout en compagnie de Teddy, ce qui dura un bon moment.

La salle enfin propre, la louve lâcha joyeusement son balais pour expliquer qu'elle allait chercher ses affaires, prête à enfin partir de leur lieu de travail. Acquiesçant d'un mouvement du menton, le guatémaltèque récupéra sa chemise trouée, qui avait finie par sécher, toujours relativement imprégnée par l'odeur de la transpiration, de l'alcool et du sang mais, il n'allait tout de même pas sortir avec, pur seul haut des bandages. Une fois la chemise enfilée, il se rendit à son propre casier pour récupérer veste, casque et clés pour finalement retrouver la blonde qui s'inquiéta pour sa voiture tandis que les deux jeunes gens sortaient après avoir vérifié que toutes les portes étaient bien fermées. « Je pense que ça devrait aller. Depuis que je suis là, personne n'a jamais eu de soucis et … Il va bientôt faire jour, elle ne devrait rien risquer. » Avançant encore quelques pas jusqu'à son véhicule, notre homme finit par tendre son épaisse veste et son casque vers Teddy qui sembla hésiter et même refuser. Cela offrit un petit rire nerveux à Jesùs qui se sentit obliger d'insister. « Je vais être contrait de redemander. Ce n'est pas une question de blessures, de … Race ou de genre. Je suis le conducteur, si on vient à se manger, ce sera ma faute à moi. Cela me paraît particulièrement injuste que je sois le seul de protégé dans ce genre de cas. Et puis … Si peu vêtue, tu risques d'attirer quelques incidents selon qui on croise. » Riant doucement à sa propre phrase, mais s'arrêtant relativement vite, ne sachant s'il pouvait se permettre ce genre de remarques il renchérit. « Alors, s'il te plaît, accepte de porter ça, d'accord ? » La garou accepta finalement et les deux jeunes gens partirent à toute vitesse sur le vieux modèle de moto, après qu'on ait donné au conducteur la destination. Prenant grand soin de ne pas prendre les virages aussi vivement qu'à son habitude, Jesùs arriva bien vite à l'appartement de la belle où il la déposa, pensant que son travail était terminé, il était même prêt à la saluer mais, une fois de plus, notre ami se fit prendre de vitesse par l'habitante, lui proposant un verre de plus chez elle, ainsi qu'un peu de pommade. Cela le fit réfléchir et, le moteur s'arrêta bien vite. Nombreux auraient étés ceux à imaginer des choses avec cette proposition mais pas lui. Peut-être était-il trop naïf, mais, l'idée de lui traversa même pas l'esprit. « Avec plaisir. S’asseoir un peu, souffler avec un petit verre ne fera certainement pas de mal et … Je veux bien essayer tes pommades. Seulement, qu'entends-tu par spéciales ? Remède de … Enfin, de vous ? » Sachant leur race encore secrète, Jesùs préféra ne rien nommer, passant potentiellement pour un abruti pour quiconque écouterait la conversation.

Teddy ouvrit la voie, montant les escaliers en premier. L'étranger détourna sagement les yeux, ne voulant en aucun cas profiter de la situation pour se rincer l’œil. Aussi belle que pouvait être cette jolie petite paire de fesses, il n'en abusa pas. D'autant plus qu'elle devait très certainement appartenir à un autre homme qui, vraisemblablement ne voudrait pas partager, ne serait-ce qu'un peu. Arrivant dans l'appartement, Jesùs s'extasia devant l'endroit, bien rangé et délicatement décoré. En comparant au studio dans lequel il vivait, cela faisait presque appartement de luxe. Son chez-lui était presque un taudis, tant il avait voulu mettre le moins d'argent possible dans ce loyer. « Waw, c'est super chez toi. J'aime beaucoup ta décoration. » Les étoiles pleins les yeux, l'invité observa avec attention le reste de la décoration tandis que l'hôte lui proposa de se mettre à son aise, profitant même pour lui dire que s'il ne se sentait pas de rentrer, elle disposait d'une chambre d'invité, alors qu'elle balançait ses affaires au loin, se retrouvant à nouveau en soutien-gorge, ce qui le fit doucement rougir. Tandis qu'elle allait récupérer des bières au frigo, notre homme s'installa doucement sur le capé. « C'est gentil, merci, mais, je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité. Et puis, je vais essayer de ne pas trop charger, je … Je vais aller voir ma sœur à l'hopital dans la matinée, je lui ai promis de passer, je veux pas rater les heures de visite. » Souriant joyeusement il remercia sa compagne d'infortune qui lui amenait une bière en la remerciant pour finalement répondre à sa seconde proposition en rougissant. « Dans ce cas, prenons une douche. » S'arrêtant un bref instant, les rougeurs sur ses joues s'amplifièrent bien vite. Mouvant ses doigts dans tous les sens en essayant de se rattraper, il reprit bien vite maladroitement la parole. « Enfin, chacun de son côté, cela serait gênant de … Enfin, toi et … Dans tous les cas, c'est très gentil de me permettre de prendre une douche et de vouloir t'occuper de tout ça. »


Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Lun 21 Aoû 2017 - 12:21



TEDDY FT. JESUS

Teddy n’était pas vraiment une femme prise de tête. Dans sa vie d’avant, elle ne l’avait pas été non plus. Elle fut, durant une période de son existence, une femme que l’on qualifiait de bonne vivante. Bien qu’elle s’était mariée tôt, elle ne s’était pas pour autant mariée vierge. La belle avait vécu avant le mariage, profitant de la vie, des hommes et des femmes de passage dans son existence. Les loups étaient un peu comme ça, vous dirons certains, volages et affamés de sexe. Teddy n’avait jamais écouté ce genre de chose, ne le laissant que guider par ses envies et son instinct. Mais, une fois mariée, la belle avait été fidèle et heureuse durant quelques mois. Bien que fidèle, elle l’était toujours resté du vivant de son époux. Depuis, elle avait connu des hommes, redevenant peu à peu elle-même. Elle flirtait, elle couchait. Mais il y avait un mais, avec les foutus sentiments qui l’habitaient. Des sentiments qu’elle essayait de mettre de côté, pour se persuader qu’elle n’était pas amoureuse et qu’elle ne le serait jamais. Alors il n’y avait pas de mal à inviter un homme chez elle non ? Même sans arrière-pensée, du moins pour le moment. Bref. Teddy et Jesùs avaient grimpé les étages pour rejoindre l’appartement de la belle. Appartement que Jesùs complimenta, appréciant visiblement la décoration. Elle n’était pas la plus douée pour ce genre de choses féminines, mais elle n’avait pas non plus mauvais goût. Elle se contenta donc de le remercier d’un signe de tête et d’un sourire. Installée sur le canapé, à l’aise et toujours pas pudique pour un sou. Ce fut naturellement qu’elle avait proposé à Jesùs de dormir chez elle, si besoin. Non pas pour profiter de lui, mais parce qu’elle se souciait réellement de sa sécurité. L’humain était un collègue et, étrangement, quelque chose lui disait qu’ils pourraient être de bons amis. En tout cas Jesùs inspirait confiance, sinon jamais elle ne lui aurait proposé de monter chez elle. Il était prévenant et délicat ; avait insisté pour qu’elle enfile veste et casque pour leur virée en moto. Définitivement, ce type là n’avait rien à faire dans un endroit comme le Moonrise, même si ce n’était pas le pire endroit de Salem. Il refusa, pour le moment, de rester dormir, ne voulant pas finir trop saoul pour pouvoir visiter sa sœur malade à l’hôpital.

- Pas d’soucis, la proposition tient toujours au cas où. dit-elle en buvant une gorgée de bière.

La belle lui avait donc parlé des pommades qu’elle possédait. Elle avait quelques connaissances qui lui permettaient d’avoir des produits naturels et efficaces qui lui permettaient de se soigner. Gbo’ l’aidait d’ailleurs pour ça, comme pour beaucoup d’autres choses. Teddy chassa cependant le Chasseur de ces pensées, pas prête à se torturer l’esprit.

« Dans ce cas, prenons une douche. » Teddy arqua un sourcil, étonnée, sa bière en suspend près de ses lèvres prêtes à s’y poser pour boire. « Enfin, chacun de son côté, cela serait gênant de … Enfin, toi et … Dans tous les cas, c'est très gentil de me permettre de prendre une douche et de vouloir t'occuper de tout ça. »

Et Teddy explosa de rire. Non, pas, pour se moquer, parce que ce n’était pas du tout son genre. Mais parce que la situation était drôle. Vraiment. Le pauvre Jesùs était quelqu’un de timide, ses joues rougissaient et c’était … mignon. Ou quelque chose comme ça. C’était étrange, pour Teddy, de voir un homme intimidé.

- Tu sais moi y a pas grand-chose que je trouve gênant. La nudité c’est quelque chose de naturel pour les loups, surtout ceux qui vivent en meute. Tu sais … on quand on quitte notre stade de loup bah on est nu … et quand tu chasses en meute ben tu te retrouves à poil devant tout le monde. Faut pas être pudique quoi. On regarde même plus à force, on juge pas non plus. C’est juste … naturel.

Une nouvelle gorgée de bière fut avalée avant que la bouteille n’aille rejoindre la table basse.

- Et puis … quoi de plus naturel entre un homme et une femme.

Bon d’accord, là, elle se doutait que les sous-entendus pourraient le faire rougir. Mais Teddy était comme ça. Pas forcément charmeuse. Mais joueuse. Pas sensuel, mais attirante. Et Jesùs était un homme charmant, plutôt beau-gosse avec son air latino. Pas de mal à regarder et à apprécier non ?

- Enfin bref, viens, je vais te montrer la salle de bain, après je te passerai la pommade, tu verras ça fait des miracles !

Teddy laissa Jesùs finir sa bière avant de le conduire dans la salle de bain. Pas immense, mais suffisante, loin d’être habitée par des tonnes de parfums ou de maquillages. Teddy n’était pas comme toutes ces femmes. Loin de là. Quoi qu’il en soit, la belle déposa une grande serviette sur le meuble de l’évier.

- Le rideau de douche bloque un peu, faut tirer dessus … dit-elle en observant le jeune homme. Bon ben … je vais te laisser … n’hésite pas à m’appeler si tu as besoin de quoi que ce soit ...

Et Teddy laissa Jesùs là, retournant dans le salon, débarrassant les deux bières. Puis, dans sa chambre, elle alla chercher la fameuse pommade… et elle hésita. Sous la douche, l’eau coulait déjà. La belle poussa doucement la porte de la salle de bain. Sa louve, encore nerveuse et excitée par sa poussée d’adrénaline et le sang, la poussa dans son envie. Lentement, sans un bruit, elle laissa ses vêtements quitter son corps pour s’échouer sur le sol. Elle tira doucement le rideau de douche, croisant le regard du barman, nu comme un vers et franchement bel homme.

- J’me suis dis … qu’on pourra la prendre à deux finalement cette douche ...

La belle s’approcha de Jesùs, collant son corps au sien. Elle brûlait à l’intérieur. Et ses lèvres vinrent s’emparer de celles du Barman, ses mains se glissant sur sa peau nue et mouillée. Hésitation. Durant quelques instants. Avant que le baiser ne prenne un peu plus d’ampleur. Caresse, ardeur, envie. Soudain, elle se rendit compte d’une chose : ce n’était pas ça qu’elle voulait, pas lui … Lorsqu’elle fermait les yeux, c’était Gbohoukwé qu’elle voyait. Son Chasseur, sa peau noire, ses muscles parfaitement dessinés, ses mains fortes qui empoignaient son corps, enfonçant ses doigts dans ses chairs pour la plaquer contre un mur … Alors elle mit fin au baiser, reculant de quelques pas, trempée par le jet de la douche. Son regard presque paniqué et -pour une fois- gêné, se planta dans celui de Jesùs.

- Pardon je … je suis désolée …

Et elle s’échappa, se volatilisa, attrapant son peignoir au passage. Elle était tendue la belle. Effrayée par ce qu’elle ressentait. Depuis quand ne pouvait-elle juste pas s’envoyer en l’air et profiter pleinement ? Depuis qu’elle l’aimait … son Chasseur.

(…)

Lorsque Jesùs revint dans le salon, il trouva Teddy dans son peignoir, assise sur le canapé, une nouvelle bière à la main. Un soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’elle releva son regard perçant sur lui. Et là, t’as l’air bien conne ma fille.

- Je suis désolée Jesùs … j’aurais pas dû faire ça et j’veux pas passer pour la salope de service. C’est juste que … ma vie est un peu compliquée en c’moment et même si j’essaye de croire le contraire … j’suis amoureuse d’un homme et c’est tellement pas évidemment pour moi … alors … je suis désolée de t’avoir donné de faux espoirs. Tu mérites pas ça. Et elle était désolée, vraiment. Je comprendrais que tu veuilles plus … me parler ou j’en sais rien. Si tu veux partir je comprendrais.

Et c’est dans ces moments là qu’en général j’me casse. Sauf qu’elle était chez elle, et qu’elle ne pouvait aller nul part pour le moment. La belle espérait seulement que Jesùs ne lui en veuille pas trop.



- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne
avatar
Humain

Date d'inscription : 25/06/2017
Messages : 452
Rp postés : 13
Avatar : Miguel Gomez
Âge du perso : 31 ans
Groupe du perso : Humain
Liens infos : PrésentationLiens
Avis de recherche : - Ouvert à beaucoup de choses, des amis, des ennemis, des gens qu'il aurait pu rencontrer au Guatemala ou au Salvador
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Lun 28 Aoû 2017 - 22:52

[quote="Jesùs dos Santos"]family=Pompiere" rel="stylesheet">



"Un p'tit coup de main ? Please !"


Teddy & Jesùs








Prendre une douche chez quelqu'un d'autre avait toujours été particulièrement gênant pour Jesùs. Il y avait quelque chose de très intime dans la chose et, avec l'intimité, lui n'avait jamais été particulièrement pote avec. La chose se corsait encore plus lorsqu'il s'agissait d'une personne qu'il ne connaissait que peu et, encore plus lorsqu'il s'agissait d'une femme particulièrement belle. Ainsi lorsque tous ses paramètres étaient mélangés, notre ami voleur n'était guère au mieux de sa forme. C'était un peu ce qu'il s'était passé ce soir-là chez Teddy. Sa collègue à qui il n'avait que très peu parlé et qui était belle comme peu de femmes pouvaient se targuer de l'être. Peut-être pas qu'Izabella pour qui il travaillait ou encore cette charmante petite sorcière qu'il avait rencontré très récemment par le biais de Cathan, mais, la louve était une femme particulièrement charmante. Chacune de ses femmes devaient avoir un grand nombre de prétendants et, dans aucune réalité parallèle, ou même fantasmée, il ne pouvait avoir ses chances avec l'une d'entre elle. Alors, autant rester à sa place, autant de pas prendre de veste gratuitement, se taper une honte monumentale, instaurer une gêne palpable entre eux et, passer pour un con qui ne savait pas où était sa place. Sa place, il la connaissait très bien, ne vous en faites pas. En bas, touuuut en bas de la chaîne alimentaire, quelque part entre les planctons et les algues. Voire peut-être même plus bas. Cette réalité peu charmante, cette fameuse Teddy, lui rappela d'une façon particulièrement crue, lors de cette même soirée.

Après lui avoir montré la sale de bain, en lui expliquant que le rideau bloquait un peu, tout en le laissant avec une phrase relativement énigmatique au sujet d'une aide potentielle sous la douche. De quoi pouvait-il avoir besoin après tout ? Il avait tout à portée de main. Une serviette, un gel douche, que demander de plus ? Une fois seul dans le lieu, notre homme se permit de jeter un petit coup d’œil à droite à gauche, découvrant quelques vêtements qui traînaient, ainsi qu'une petite lingerie dans un coin qui le fit doucement rougir avant de sourire bêtement et se dire que ce qu'il faisait était impropre. Alors tout doucement l'étranger rentra dans la cabine, tirant ce fameux rideau, qui bloquait, en douceur de peur de le déchirer pour finalement commencer à laisser couler l'eau sur son corps meurtri. A ses pieds, le liquide se teinta rapidement de rouge tandis que tout son corps semblait le picoter de part les multiples coupures plus ou moins profonde. Jesùs resta là, la tête baissé un bon moment, attendant sagement que son corps ne se réchauffe avec cette eau chaude, mais aussi que le sang n'arrête de dégouliner le long de ses jambes. C'est après ces quelques minutes de douche que quelque chose d'impensable ne se passa. La divine blonde le rejoignit dans la cabine, suggérant que prendre une douche à deux était peut-être une bonne idée. Il ne comprit pas. Il ne comprenait pas et ne comprendrait sûrement jamais. Pourquoi était-elle là, nue, parfaite, malgré ses cicatrices à se rapprocher de plus en plus de lui, jusqu'à venir se coller. Il n'osait guère soutenir son regard de feu et se sentit particulièrement … Bien lorsqu'elle commença à caresser son torse pour finalement venir l'embrasser. L'impensable s'était produit et son esprit ne semblait guère savoir où aller. Mais, ce fut là que ce baiser s'intensifia, avec passion et ardeur, en même temps que les caresses, que lui-même n'osait faire. Son sang bouillonnait et, il était clairement visible et perceptible que la chose lui plaisait. Le cœur s'emballait, son esprit fusait et … Bien trop vite la chose s'arrêta. La belle eut un regard affolé, gêné, presque paniqué avant de se retirer rapidement et s'excuser.

A ce moment là, il y eut quelque chose qui se brisa en lui. Était-son cœur ? Était-ce son âme ? Était-ce le peu de confiance qu'il avait en lui ? Notre homme n'aurait su vraiment dire. Mais ce qui était certain, c'est qu'une larme perla le long de sa joue, se fondant sans mal avec le reste de l'eau. Qu'il avait été idiot. Comment pouvait-on être si con ? Il le savait pourtant, il savait qu'une femme comme elle n'avait rien à avoir avec un déchet comme lui. Il était passé de roi du monde à la plus basse des créatures de ce monde en un instant. Que trouvait-on sous les algues ? Des vers peut-être ? Ou peut-être bien un cafard. Il n'aurait su dire. Pourtant, il savait que ce genre de choses était impossible. Malgré ses trente-et-un an, notre homme ne s'était toujours pas fait à l'idée. Pourtant … Dès qu'il s'éloignait un tant soit peu de la seule raison de sa présence sur Terre, l'univers entier le ramenait violemment à la raison. Il n'était là que pour une chose, sauver sa sœur et s'occuper de sa mère. C'était la raison pour laquelle le Seigneur l'avait fait si agile. Sans doutes que son âme avait été noircie par de quelconques pêchés et, sa salvation ne semblait pouvoir passer que par cette mission. Cela ne le dérangeait pas vraiment, en soit. Quel homme serait-il à refuser d'apporter tout son temps pour sa mère et sa sœur ? Seulement, il aurait espéré un peu de bien pour lui. Il fallait croire que le Seigneur avait d'autres plans pour lui et … Malgré cette idée, le guatémaltèque ne put qu'être attristé et profondément bouleversé par ce qu'il venait de se passer, pestant contre lui, en allant jusqu'à se frapper le crâne en s'insultant dans sa langue natale.

Il fallut un petit moment au barman pour se calmer. Retrouver un semblant de dignité, ne serait-ce qu'au niveau du visage prit quelques minutes. Il ne devait pas lui montrer qu'il avait été tant bouleversé par tout cela. La louve finirait par mal le prendre et, ce n'était pas une bonne chose. Lui, qu'il s'en prenne plein la gueule, il avait fini par en avoir l'habitude et, force était de constater que l'univers aimait bien lui mettre quelques claques derrière la tête. Jesùs prit du temps pour se rhabiller et se sécher, mais il finit par débarquer, torse nu, ses bandes et sa serviette à la main, l'air malgré tout gêné. Il était prêt à demander où est-ce qu'il pourrait ranger sa serviette, mais la blonde le prit de vitesse en s’excusant pour les faux espoirs, mais expliquant aussi qu'elle avait quelqu'un dans son cœur, ce qui avait pour but de faire comprendre à son interlocuteur son dilemme et, finir en lui disant comprendre s'il lui en voulait. L'invité eut un petit rire nerveux et gêné, encore rouge de la scène qui venait de se produire « C'est … Je t'en veux pas tu sais. En plus tu as … De bonnes raisons et … Ça aurait été encore plus compliqué si … Si on … Enfin … Voilà. » Se grattant nerveusement la tête, son sourire devint de plus en plus crispé, tandis que ses mains s'agitaient. « Quant aux espoirs … Je n'en avais pas des masses tu sais, on … On boxe pas dans la même catégorie et, ça sera jamais le cas. Je sais où est ma place. » Son sourire tomba finalement dans un regard particulièrement lucide et, avant qu'elle ne puisse rajouter quoi que ce soit, le pseudo héros de la nuit reprit la parole. « Et s'il te plaît, n'ajoutons pas de gêne supplémentaire, je ne veux pas de pitié, compassion ou mots mielleux pour tenter de me remonter le moral ou je ne sais pas quoi. C'est … Cela sera suffisant pour aujourd'hui. Je mets la serviette où d'ailleurs ? » Finissant par donner la serviette à son hôte, il s'installa sur le canapé, presque déçu une fois de plus. Comment pouvait-il être si idiot. Sincèrement ? Comment avait-il pu se dire qu'une femme si belle n'avait pas quelqu'un dans sa vie ? C'était tout simplement impensable. Après un très court moment de rechute, le jeune homme s'enfonça un peu plus dans le canapé, faisant grandement attention de ne pas se coller au dossier afin de ne pas le salir, pour finalement prononcer de nouveaux mots, n'osant guère la regarder dans les yeux, trop honteux de ce qui venait de se passer. « Je … Je vais attendre que tu prennes ta douche et on va se servir de ta pommade. Après … Je m'en irai. Je pense que la situation est suffisamment pesante comme ça, un peu de … Séparation ne fera pas de mal. Je pense qu'un jour ou deux de réflexion ne me fera pas de mal. Et … Le soleil pointe le bout de son nez, je voudrais être à l’hôpital quand ma sœur se réveillera. » Se concentrer sur a sœur, c'était la seule chose qu'il devait faire. Elle avait toujours compté plus que tout et elle devrait le rester, en ce jour et à jamais.


Code by Sleepy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Loup-garou, solitaire

Date d'inscription : 04/07/2017
Messages : 301
Rp postés : 18
Avatar : Natalie Dormer by Lilie
Âge du perso : 34 ans
Groupe du perso : Loup-Garou pure race
Disponibilités : Dispo pour 2 sujets max
Liens infos :
StoryLinks
Avis de recherche :
- Des loups et Louves de passage dans sa vie ;
- Des membres de son ancienne meute ;
- Des amis et des emmerdes.
Multis : Abigaïl / Valeska / Elizabeth
MessageSujet: Re: Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs Mar 29 Aoû 2017 - 12:15



TEDDY FT. JESUS

Jamais Teddy n’avait rencontré d’homme comme Jesùs. Respectueux Sensible. Poli. Serviable. Il avait, sur le papier, tout pour être l’homme parfait, d’autant plus qu’il n’était pas du tout vilain à regarder. Mais il n’était pas un homme pour elle. Même si elle n’avait pas été amoureuse, même si un homme ne venait pas hanter ses pensées en permanence, ces deux là n’auraient pas pu avoir un avenir ensemble. Elle l’aurait brisé. Trop dominante, trop imparfaite. Trop sauvage. Et, même si elle le connaissait à peine, la belle pensait sincèrement que Jesùs méritait une femme bien, une femme comme lui, avec les mêmes valeurs et les mêmes envies. Et, même si ça n’avait été que pour du sexe, Teddy ne pouvait pas. Elle aurait pu le faire, quelques mois plus tôt, avant de s’installer à Salem. Mais plus maintenant. Pas alors que Gbohoukwé et elle s’étaient rapprochés un peu plus. Pas alors qu’elle doutait réellement de ses sentiments. Et elle s’en voulait, en lisant le chagrin dans ses yeux, même s’il essayait de le cacher. Le cœur de la jeune femme se serra dans sa poitrine, douloureusement. Elle ne pleurait pas, par fierté, mais une partie d’elle aurait voulu. Maladroite, gênée et en colère après elle-même, la belle ne savait pas comment gérer ce genre de situation. Parce qu’en général, je baise et j’me casse. Je cherche pas à parler ou à être pote. J’assouvis mes instincts primaires et c’est tout. Mais Jesùs ne pouvait pas être ça, un simple exutoire, c’était impossible. Il méritait mieux que ça. Mieux qu’une handicapée des émotions. Alors elle l’écouta après s’être excusée. Il disait ne pas lui en vouloir, mais il devrait. Il aurait raison et elle ne lui en voudrait pas pour ça, bien au contraire. Pourtant, quelque part, elle se disait qu’il le pensait vraiment, tant il était gentil. Et elle ne méritait pas tant de gentillesse. Les mots de Jesùs lui brisaient toujours un peu plus le cœur, elle s’en voulait tant de lui avoir fait tout ce mal. Jamais elle n’avait voulu lui donner de faux espoirs.

Dans un soupir douloureux, Teddy quitta le canapé, se redressant lentement pour débarrasser Jesùs de sa serviette qu’elle alla, sans rien dire, déposer dans le panier de linge sale. Lorsqu’elle revint, elle aurait voulu lui dire qu’il pouvait partir, qu’il n’avait pas à s’infliger ça. Mais il était là, sur le canapé, attendant qu’elle revienne. Sans la regarder, il lui conseilla d’aller prendre sa douche pour qu’ils puissent enfin passer la pommade sur leurs plaies. Et la gorge de Teddy se serra un peu plus.

- D’accord… Je… Je ne serai pas longue. Fais comme chez toi.

Et elle s’éclipsa dans la salle de bains et se glissa sous le jet d’eau chaude. Et là, les mains appuyées contre la paroi carrelée, Teddy se mit à pleurer en silence. Les sanglots lui nouaient la gorge, lui donnant presque l’impression d’étouffer. Elle avait mal la Louve et elle s’en voulait. Toutes ses émotions étaient bien trop fortes et ingérables pour qu’elle parvienne à les surmonter. Tout se mélangeait dans sa tête. Sa vie d’avant et ses craintes. Ses sentiments pour Gbohoukwé et le reste de ses émotions. L’eau coulait sur le corps nu de la belle blonde, lavant ses plaies de son sang, laissant les larmes se noyer dans le siphon. Le cœur serré, elle dû se résoudre à se laver, shampouinant ses cheveux, lavant son corps, frottant les chairs avec une certaine frénésie. Une dizaine de minutes plus tard, les yeux rougis, vêtue d’un short et d’un bustier de sport dont une bretelle pendait, libérant son épaule blessée.

- Si tu veux, je me débrouillerai seule, ma Louve prendra le dessus c’est… c’est pas grave. dit-elle en rejoignant Jesùs sur le canapé. C’est une pommade que j’utilise des années, à base de plantes médicinales. Si ça t’aide bien et que tu en as besoin, je pourrais te donner la recette, suffit de connaître des Sorcières qui gèrent un peu les plantes.

Ses doigts fins plongèrent dans le pot de pommade pour en prendre et l’étaler doucement sur le dos du barman, sur chaque blessure causée par le verre. Du bout des doigts, sans trop oser le toucher, la belle fit pénétrer le produit blanc qui guérirait ses blessures. Le silence s’installa. Gênant. Pesant. Teddy aurait voulu dire quelque chose, mais quoi ? Que dire dans un tel moment ? Rien ? Sauf pour aggraver les choses. Alors elle se contenta de le soigner. Et comme elle s’y était attendue, Jesùs se montra malgré tout bien trop gentil et soigna Teddy, déposant la même pommade sur les blessures de la Louve qui ne broncha pas une seule seconde. Furtivement, elle essaya de croiser son regard, en vain. Jesùs l’évitait autant que possible. Finalement, tous deux furent soignés et Jesùs annonça son départ. Teddy l’accompagna jusqu’à la porte.

- Jesùs ? Prends soin de toi d’accord ? A bientôt j’espère.
Si tu acceptes encore de me parler.




- code by lilie -

_________________

x That girl with a broken heart. She’s worth more than she realizes. There’s a galaxy hidden behind her tired eyes. When she smiles, she draws you in like a black hole,. The tears that spill from her eyes fall like shooting stars. The anger in her soul flares like a supernova, and, oh, that heart, it loves as harshly as the sun burns. x
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://boite-a-idees.tumblr.com/ En ligne

Un p'tit coup de main ? Please ! | Feat. Jesùs

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Un petit coup de main ? (pv Shitsu)
» [Terminé] Un coup de main pour le col rouge ?
» Soirée Coup-de-main 3
» BESOIN D'UN COUP DE (MAIN) PHOTOSHOP.
» Besoin d'un coup de main ? (pv Manon)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: . :: Downtown of Salem :: Moonrise Club-
Sauter vers: