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Twisted [Jesùs]

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Humaine

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MessageSujet: Twisted [Jesùs] Jeu 6 Juil - 16:07



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« Ce serait cool que tu passes Sweetie ça fait longtemps qu’on t’a pas vu et je suis pas la seule à vouloir que tu te ramènes.
-Mais je bosse moi Lucy... Bon… Après demain alors. T’y seras ?
-Ah super ! Tu vois quand tu veux ! Je taff mais c’est pas grave, on se verra entre deux. Ah merde je dois y aller, tu connais Ben il aime pas quand je traine au téléphone. Bisous bisous. »

Lucy c’est une tornade. Elle vit tout le temps à trois milles à l’heure si bien que parfois ça me dépasse un peu. Je sais que je passe plus de temps au Hell-O qu’ailleurs. Faut dire que mes heures de boulot s’étalent énormément et que parfois, quand je rentre, je pense surtout à me poser dans mon canapé plutôt qu’à me préparer et sortir me faire une petite soirée.
Puis les histoires avec Gabriel m’angoissent légèrement, alors moins je sors, mieux je me porte. Pour le moment du moins. La phase de reconstruction est plus longue que je ne le pensais. Malgré tout, il arrive à me manquer. Quand bien même je l’efface en ouvrant ma couette à d’autres. Cela reste… différent. Physique en réalité. Gabriel, il sait mieux que personne comment me combler parce qu’il a appris à me découvrir et qu’il me connait par cœur. Mon petit cœur de guimauve fondue a du mal à se défaire de lui.
Je soupire en repoussant le téléphone. L’appartement est en désordre et comme aucun planning n’est établi c’est celui qui est à la maison qui fait. Et aujourd’hui, c’est moi.  Je brique et j’astique. Retire poussières et toiles d’araignées en grimaçant et en couinant. Ces bestioles m’insupportent. De savoir qu’elles peuvent venir sur moi, dans la nuit, ça me file presque une crise d’anxiété ! Et dire qu’une étude prouve qu’on en avalerait au cours de notre sommeil sans le savoir durant notre existence… Cela a de quoi faire pâlir ! J’hésite presque à dormir enveloppée dans une moustiquaire depuis…

...

A la nuit tombée, j’abandonne Rhydian qui est en grande conversation avec Mauricette. Je n’ai toujours pas compris l’utilité de posséder un poisson rouge, encore moins de lui parler. Un manque affectif, probablement. Je commence à connaître le régime alimentaire de madame mais ne prend jamais le temps de lui donner les granulés qu’elle réclame – ou pas. C’est que c’est difficile de comprendre le langage des poissons. Ils tournent toujours en rond en ouvrant et fermant la bouche. Parfois quand on s’approche du bocal, elle vient se coller à la paroi et j’ose même pas imaginer ce qu’elle voit à travers le verre rond. Sans doute pas grand-chose. Nos visages déformées et nos sourires hébétés probablement. Je crois que je m’inquièterai d’elle que lorsqu’elle se mettra à flotter à la surface de l’eau. Autant dire que c’est pas pour maintenant. Du moins j’espère. Je ne veux pas imaginer Rhydian en train de pleurer toutes les larmes de son corps en jetant Mauricette dans les toilettes. A moins qu’il me demande un enterrement en bon et due forme, histoire de friser un peu plus le ridicule… On est plus à ça près remarque.

Nude aux lèvres, petite robe en dentelle rose poudrée, cheveux détachés et parfaitement lissés, j’enfile une paire d’escarpins crème avant de me diriger vers ma voiture. Personne ne parle du fait que conduire avec des talons est une vraie plaie. La quasi-totalité des femmes finissent pieds nus ou cachent une paire de ballerines sous leur siège. Je ne déroge pas à la règle…
Arrivée devant le Moonrise après une circulation difficile – où j’ai failli écraser une vieille et son chien ainsi qu’un cycliste n’ayant à priori pas vu mon clignotant… - je rejoins le club en saluant chaleureusement les vigiles à l’entrée. Les habitués me reconnaissent, quémandent de mes nouvelles, demandent où je travaille maintenant pour les plus fidèles. Mais comme je n’ai pas le droit de parler du Hell-O comme on parle du dernier bar à la mode, je tais le nom et me contente de les envoyer sur les roses très gentiment. Lucy ne tarde pas à débarquer entre deux shows. Elle s’élance dans un cri de joie que je lui rends volontiers avant qu’elle ne me colle sa tignasse rouge dans la tronche. Je n’ai pas encore eu le temps de me poser ni même de boire un verre ! C’est agréable de revenir là, de les regarder, de les retrouver. Je n’ai jamais eu de mal pour copiner, sans doute parce que j’aime beaucoup parler et que j’ai le rire et le sourire facile.
Elle me raconte les derniers potins, Lucy. La fille qui m’a remplacé avec ses cheveux bleu électrique qui est une vraie chaudasse mais qui « danse comme un bébé chaton. Le cul trop lourd et les cheveux qui lui barrent le visage. Ridicule ! »
Ici, les filles ne restent jamais bien longtemps, elles tournent souvent, se lassent certainement de faire ce job. Pour certaines c’est juste une transition, le temps de récupérer un peu d’argent, se refaire une santé et repartir. Pour quelques énergumènes comme elle et moi, c’est une réelle vocation. On les reconnait vite les amoureuses de la barre de pole dance et les inconditionnelles de ce boulot. Elles s’appliquent et changent leur show chaque semaine pour contenter les spectateurs mais surtout, se contenter elles-mêmes.
Et la soirée est faite de retrouvailles, d’embrassades, de rires. Jusqu’à ce que mes guiboles ne tiennent plus vraiment. Je profite d’un instant de répit pour me hisser sur le tabouret du bar. Jesùs est toujours là, fidèle au poste. Je me redresse, me penche pour embrasser ses joues et commander une pina colada.

« Il y a tellement de monde ce soir, c’est fou. Comment ça se fait ? Il y a une fête, une thématique particulière ? En tout cas, ça fait plaisir de vous revoir. T’as pas changé d’un poil. Ah si. Attend. T’es mal rasé là, je crois. »

Jesùs c’est celui qui sert une grenadine, une menthe à l’eau ou un jus de fruits dès qu’une fille termine son show. Il se souvient des gouts de chacune et c’est tellement réconfortant de venir se nicher quelques secondes contre le bar et de voir son visage.
Les heures défilent trop rapidement, je m’amuse tellement que j’en ai oublié de regarder ma montre. Telle une cendrillon, je me faufile à l’extérieur du Moonrise pour regagner ma précieuse et rentrer à la maison. J’ai horriblement besoin de dormir.
Et je trébuche, bêtement, toute seule en cognant contre le trottoir. Les clés tombent et glissent.. . Dans une bouche d’égout. « Oh non ! Pas ça ! OH NON BORDEL  DE MERDE ! »

Je déboule comme une furie, attrape Jesùs par le bras pour le trainer à ma suite tout en lui expliquant en chemin la malheureuse aventure.

« J’étais là comme ça, je marchais et j’ai trébuché et. Merde Jesùs mes clés sont tombées là, juste là. Comment je vais faire ? Je n’ai plus le double, je ne peux pas rentrer à pied ou en taxi. J’ai besoin de ma caisse pour bosser. Aide-moi, s’il te plait. Elle est tombée juste là, regarde, tu la vois ? »

Mais il ne peut rien voir Jesùs, pas même à l’aide de sa lampe torche. Parce que sous nos pieds, le conduit est gorgé d’eau et a dû entrainer les clés plus loin.

« Ca doit bien conduire quelque part… Faut y aller. Mais… J’ai peur des araignées… »

Autant le dire tout de suite. Il pourra s’habituer psychologiquement à mes cris stridents.



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Humain

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MessageSujet: Re: Twisted [Jesùs] Dim 9 Juil - 12:13




"Twisted"


Vanessa & Jesùs








Barman ne fut jamais un travail qui avait fait rêver Jesùs, ni même sa mère d'ailleurs. Elle, voyait en ces endroits-là qu'un lieu infernal de débauche où les hommes, comme les femme, venaient s'adonner à des pensées et des gestes peu respectueux et bien loin des enseignements du Christ. Car oui, vous l'aurez sans doutes deviné, la femme était particulièrement croyante et avait  éduqué ses deux enfants avec la lecture de la Bible, essayant de leur faire comprendre ce qui y était écrit, ce qu'il fallait retenir et comment il fallait vivre quotidiennement. De fait, notre ami était particulièrement droit et honnête, dans la grande majorité des cas, particulièrement poli et calme. Malheureusement, il dût vendre une partie de son âme au Malin pour la santé de sa sœur et le futur de sa mère. Échanger une vie éternelle pleine de bienfaits pour permettre à Rosa de vivre sans souffrir ? L'on ne pourrait nommer cela un choix tant il n'y eut pas la moindre hésitation à le faire. La nature lui avait offert une agilité que l'on pourrait qualifier sans mal d'exceptionnelle, comme si … Tout le menait dans cette direction. L'on raconte souvent que le Seigneur a un plan pour chacun de nous et, même si cette pensée pourrait sembler impure pour de nombreux croyants, l'étranger en vint à se demander si, ce fameux plan n'était pas de faire de lui un voleur. Peut-être était-ce sa destinée, peut-être qu'à un moment il en viendrait à faire de grandes choses, que cela soit pour le monde, ou encore l'endroit où il se trouvait. Force était de constater que ses méfaits finirent par offrir à sa jeune sœur une vie bien plus grande que ce que tous les docteurs de sa terre natale pouvaient espérer. Il avait beau demander le pardon chaque soir à travers quelques prières, sachant néanmoins qu'il reprendrait les délits sans la moindre hésitation à chaque fois que sa famille aurait besoin. Ce qui amusa beaucoup Jesùs, cependant, avec cette histoire de plan et de destin, ce fut que, effectivement, quelqu'un de bien finit par trouver une utilité à ses dons. Une certaine Cathan, qui enquêtait sur des non-humains à gérer et lui l'aider avec ses talents, ce qui le rendait relativement heureux. Il travaillait aussi d'ailleurs pour une vampire à la beauté presque … Impensable. Il devait récupérer du sang pour elle, pensant que cela pourrait empêcher certains vampires d'attaquer de pauvres humains sans défense, pensant ainsi agir pour le bien de tous, sans savoir que cela ne servait que pour des cocktails. Pourtant, l'idée qu'il s'en faisait l'aider à avancer.

Mais pour en revenir à ce travail qu'il trouva en arrivant à Salem, il n'avait jamais pu imaginer que cela pourrait lui plaire et pourtant. Cela faisait presque deux ans qu'il y était et, chaque jours, il se rendait au Moonrise avec un grand sourire. Pour répondre aux petits malins dans le fond, ce n'était pas à cause des filles qui y travaillaient, même si, il faut être honnête, croiser de si belles femmes tous les jours pouvait mettre de bonne humeur. Non, l'ambiance était particulièrement agréable, les gens chaleureux et accueillant. Les gens ne l'accusaient pas de tous les maux simplement parce qu'il venait du Guatemala, aucun non-humain n'avait tenté de lui faire quoi que ce soit. Il s'était toujours senti en sécurité et un peu comme au sein d'une seconde famille. Aucune fille ne l'avait jamais envoyé boulé lorsqu'il en venait à la saluer poliment, demandant des nouvelles ou autre, comme cela fut de nombreuses fois le cas avant qu'il n'arrive dans cette ville. Oui, l'homme était apprécié là-bas et, cela le rendait particulièrement heureux, tout comme sa mère au final qui, avait fini par accepter que son fils puisse travailler dans ce genre d'endroits, contre toute attente. Sans doutes avait-elle été aidée par quelques mots glissés par Rosa sur le grand sourire que pouvait avoir son grand-frère lorsqu'il y travaillait.

Avec le temps, notre ami avait appris à connaître tous les employés, leur noms, leur passions, leur rêves, mais aussi leur boisson préférées, qu'il servait machinalement lorsqu'un deux avait fini son service, échangeant ainsi quelques mots à chaque fois, saluant tantôt la prestation, prenant quelques fois des nouvelles de leur filles, ou de leur garçon. Ainsi, il n'oublia jamais un visage et c'était toujours un grand plaisir de recroiser d'anciens collègues. Ce fut tout particulièrement le cas lorsqu'il recroisa Vanessa. Cela ne faisait que peu de temps qu'elle avait quitté l'endroit mais, son absence créait sans le moindre doutes un sacré vide. C'était une danseuse, particulièrement belle, qui avait du faire chavirer un nombre incalculable de cœurs, menant sûrement certains à une consommation excessive d'alcool, voire même de la dépression. Car oui, la voir danser était tout simplement un émerveillement. De fait, son départ avait causé une certaine tristesse dans le public, tant elle avait ses habitués et ses fans. C'était à se demander si elle n'avait jamais été suivie dans la rue par quelques tarés un peu trop collants. En plus d'avoir un visage d'ange et, des formes à faire tourner des esprits, la jeune femme était particulièrement agréable, rayonnante et chaleureuse, ce qui avait toujours beaucoup plu à l'étranger qui s'entendait particulièrement bien avec elle. Alors, la revoir par cette soirée, en beauté, toute souriante à lui faire la bise en demandant ce qu'il se passait, ne put que le mettre de bonne humeur. « Je sais pas trop, nous avons quelques nouvelles danseuses qui dansent bien en plus d'être particulièrement jolies, il y a dû y avoir du bouche à bouche et ça attire les foules. Oh et puis, il commence à faire chaud, les gens sortent un peu plus souvent. Ou peut-être qu'ils ont appris que notre meilleure danseuse venait faire un tour ce soir. » Souriant avec joie il reprit en douceur. « Laisse mes poils tranquille, ma sœur me dis que ça fait plus viril, je la crois. » Riant doucement à cette remarque, il envoya tout de même la main pour savoir où est-ce qu'il avait bien pu commettre cette bourde, avant de croiser un poil dru et rebelle. « Cela fait vraiment plaisir de te revoir, tu t'es faite drôlement jolie en plus. Tu n'as pas croisé de … Fans un peu trop collants ? »

La soirée avança tout doucement et, lorsque son shift finit enfin, Jesùs récupéra les clés de sa moto, prêt à sortir avant qu'une main ne vienne étreindre son bras, qui l'amena vers l'extérieur. Main qui appartenait à une Vanessa dans un état peu enviable, tentant de lui expliquer une mésaventure tout autant peu enviable. Il se retint de rire, afin de ne pas la rendre encore plus paniquée, mais, il y avait de quoi s'amuser avec cela, tout de même. Des clés dans une bouche d’égouts, c'était digne d'un roman. S'agenouillant devant cette bouche pour tenter de voir quoi que ce soit, le guatémaltèque dégaina son téléphone, qu'il tint fermement, pour observer, espérant voir quelque chose, mais rien n'attira son regard à part de l'eau et … Des trucs qui flottaient, qu'il préférait même ne pas savoir ce que cela pouvait bien être. « Je … Je vois rien, je suis vraiment désolé Vanessa. Mais, allons. Ne panique pas, je vais t'aider d'accord ? Il y a une plaque qu'on peut enlever un peu plus loin, on va passer par là. Ça ne va pas être agréable, ça va sentir très mauvais aussi, mais je suis certain que l'on peut la trouver. Et, je serais jamais bien loin de toi d'accord ? Pas besoin d'avoir peur et puis, en toute honnêteté, je ne pense pas qu'on l'on puisse trouver énormément d'araignées en dessous. Respire un bon coup et … Tu veux une veste peut-être ? Il risque de faire un peu frais dessous, j'ai ma veste de moto si tu veux, en plus ça évitera de trop te salir. »

Après ce quelques échanges, le barman entraîna la jeune femme un peu plus loin où il descella sans grand mal cette fameuse plaque d’égouts qui laissa découvrir une échelle sommaire, descendant dans l'obscurité. « Je descends en premier, au cas où tu viendrais à glisser. C'est peut-être pas les meilleures chaussures pour crapahuter. » Certaines personnes à l'esprit quelques peu pervers ou simplement mal placé pourraient imaginer que ce n'était là qu'une ruse afin de pouvoir reluquer sans la moindre vergogne ce qui se passait sous sa robe, mais, sachez, que Jesùs est bien meilleur que vous. Non, jamais il ne profiterait de ce genre de situations pour se livrer à ses bassesses. Une fois arrivé en bas, l'homme dégaina à nouveau son téléphone pour éclairer les lieux, en faisant signe à la belle de descendre, tentant de comprendre dans quelle direction ils devraient aller durant cette fameuse descente. En suivant le courant, notre ami finit par désigner une direction, espérant ne pas se tromper. « Je … Je pense que nous devrions aller par là, le courant a dû emporter tes clés dans cette direction, il va falloir envoyer la main dedans lorsque c'est un peu profond c'est … J'ai déjà l'envie de vomir. »

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Humaine

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MessageSujet: Re: Twisted [Jesùs] Sam 5 Aoû - 17:48



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La maladresse. Ah qu’elle est bien garce cette dernière. Il y a la panique qui dégueule de mon corps et de mon visage. Surtout de ma bouche. Il n’y a qu’à écouter le débit de mes paroles pour comprendre que quelque chose ne va pas. Vraiment pas.
La faute au trottoir, à mes talons, au petit caillou, à l’oiseau qui m’a fait lever les yeux, à l’inventeur des grilles d’égouts qui doit certainement se marrer. Bah oui, bah tiens ! Je le vois déjà en train de penser tout haut « Si on faisait une grille avec des trous assez larges pour que les gens puissent y laisser tomber leurs clés, ou leurs bijoux ça pourrait être cool ! Et en prime on cassera les talons des femmes ! » qu’il a dû se dire. L’inventeur de cette grille est fourbe et cruel, surtout cruel. Parce que maintenant, je me retrouve sans mes précieuses et il est impensable que je trouve un serrurier à cette heure capable de me refaire la copie de ma clé de voiture… Les démarches sont longues et coûteuses. Et j’ai BESOIN de cette voiture. Même si elle est petite, pas très jolie, un peu cabossée et carrément pas rangée. L’habitacle ressemble à un vrai champ de bataille. Entre tickets de courses, feuilles, cailloux ramassés sous les godasses, emballages de gâteaux… Ma voiture est une vraie porcherie. Le pire, c’est que je le sais mais que je ne fais rien quand même. C’est une affaire d’hommes, les voitures. Ils aiment la ranger, la nettoyer – intérieur et extérieur. C’est leur truc à eux et pas mon truc à moi. Il suffit que je me trouve un homme.

Alors je le traine Jesùs, le traine dehors, le pousse un peu pour qu’il se penche au-dessus de ce trou merdique. Et il s’applique, prend son téléphone pour en faire jaillir une petite lumière et regarder dans le fin fond des choses. Et je me demande ce qu’il voit, s’il voit mes clés ou des trucs peu ragoûtant. Mais je m’abstiens de demander parce que je n’ai pas vraiment envie de savoir pour ces derniers. Je m’agite un peu, tangue sur mes guiboles. Droite, gauche. Gauche, droite. Je suppose que j’aurai pu avoir la présence d’esprit de regarder avec mon propre téléphone mais je suis presque certaine qu’il m’aurait échappé lui aussi, pour rejoindre le trousseau. Et le verdict tombe, là, comme ça. Il ne voit pas les clés Jesùs, il ne voit rien du tout d’ailleurs. Mon visage s’affaisse. L’envie subite de pleurer secoue mes épaules dans un reniflement. Pourtant il rassure, dit qu’il va m’aider et il élabore une théorie de glissement mais pas que. Il dit aussi qu’on va aller les récupérer. Pas quelqu’un, pas lui, pas moi, non, Nous. Nous deux.
Et l’horreur se fige à mon visage avec le dégoût qui l’accompagne. C’est que… Les filles ne vont pas dans les égouts. Ou tout du moins, JE ne vais PAS dedans. Parce que ça sent mauvais, que ça grouille et fourmille de petites bestioles écœurantes et dégoûtantes. J’ai envie de lui demander s’il est sûr de lui, s’il ne vaudrait pas mieux attendre demain matin, que c’est pas grave je vais pouvoir me débrouiller pour ce soir. Et demain on demandera à quelqu’un d’y aller pour nous. Enfin, pour moi, parce que lui, il s’en fout. Ce n’est pas vraiment son problème même si je fais comme si ça l’était, comme s’il me devait quelque chose quand le pauvre ne me doit absolument rien.
Mais Jesùs, comme s’il percevait déjà mes phobies, tente de rassurer sur les possibles araignées qui pourraient s’y trouver. Mais tu mens, t’as jamais regardé les tortues ninjas ? Il y a toujours une saloperie d’araignée dans un angle, une toile, quand parfois la caméra focus sur la maudite qui enroule sa proie de soie. Beurk.

Pas très certaine de ce qu’il faut faire, je le suis à quelques pas de là. J’ai récupéré sa veste trop grande et trop large que j’ai enfilée et qui me donne une allure de gamine. Mais une gamine qui ne sentira pas les petites bêtes cavaler sur ses bras. Quand il descend le premier, quand il s’enfonce sous l’asphalte mon cœur rate un battement ou deux. « Attention ! » gueule-je quand un barreau glisse sous son pied. Arrivé en bas il attend que je me décide. Et je regarde les alentours, cherche probablement une issue de secours, un éclat de génie qui viendrait foudroyer ma caboche mais rien.
Je pousse un soupir puis un autre comme pour me donner du courage. Je m’assois, me retourne et tente de descendre. Et les barreaux sont… glissants. Probablement dû à l’humidité ambiante qui règne là-dessous. Je glisse et tombe dans ses bras. Un sourire merdique accroché aux lippes et un petit « oops » qui s’échappe. La paire d’escarpins étaient une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Quand il me dépose sur le béton qui borde le canal je suis presque soulagée de voir que je n’ai pas à mettre les pieds dans la vase. L’odeur est démentielle, insupportable. Je suffoque sous la chaleur probablement dû à la décomposition… Cette simple idée me file un haut le cœur que je tente de contenir. S’en suit plusieurs manquant de me faire gerber pour de bon.
Jesùs trouve bon de parler de son envie de vomir à lui aussi. Je m’accroche à son épaule.

« Arrête, arrête, j’te jure que je vais vomir… J’aime pas vomir. »

J’aime pas ça, non. Ça brûle la gorge, ça laisse un arrière-goût dans la bouche. Ça fait mal. Il me faut quelques longues secondes pour m’habituer, pour ne plus avoir envie de dégueuler à chaque inspiration. Le nez caché dans le blouson, je m’accroche à son bras à lui pour le suivre.
Je couine à plusieurs reprises, quand je sens un petit courant d’air ou que je vois quelque chose bouger. Le bras est serré à le tordre et mon corps se presse contre le sien, tremblant. Je suis terrorisée. Le moindre petit bruit me fait sursauter et j’ai l’impression délirante que quelque chose me touche à chaque fois. C’est psychologique. C’est comme quand on parle des poux et qu’on finit par se gratter la tête pour une obscure raison. Une raison propre à notre cervelle. On a parcouru quelques mètres quand la marche de béton sur laquelle nous nous trouvons prend fin.
Il faut traverser pour continuer de suivre le courant. Traverser dans… cette merde verte et marron dégueulasse.
Je recule d’un pas.

« Ah non non non NON ! Je ne mets pas les pieds là-dedans ! »

Un caprice. Je fais un caprice.

« Mais c’est… dégoûtant. Je peux pas je te jure que je peux pas. En plus il y a des trucs et des machins beurk beurk beurk. »

Et j’ai des apparences de femme précieuse, parce que je mets un point d’honneur à me faire jolie et j’adore prendre soin de moi. Parce que je n’aime pas les araignées ouais, mais surtout aussi les insectes en général. Ça a tendance à me rendre folle. Les pique-niques tournent très souvent aux drames, le camping est une vraie plaie. On dit que je suis superficielle et sans doute que c’est un peu vrai. Parce que je n’aime pas ce que le commun des mortels semblent apprécier. Je suis incapable de me détendre, incapable de raisonner et d’être cohérente. La panique sort par tous les pores de ma peau. Et je me gratte le visage, le cou et les jambes. Je me gratte les mains. Je termine même par retirer la veste, la peau forme des plaques rouges à force d’être démangé.

« Dis-moi que j’ai pas de bestioles sur moi s’il te plait, j’en peux plus, ça me démange mon dieu c’est horrible. »

Et je le laisse m’inspecter, déclarer qu’il n’y a rien, pas même le moindre petit moucheron. Si je suis rassurée, je continue de grattouiller encore un peu, comme ça, parce que c’est purement dans ma tête qu’il y a des bébêtes. On traverse finalement, moi accrochée à son dos, riant un peu le temps de la traversée pendant qu’il marche dans la vase. Erk. Le courant le plus fort semble se diriger vers la droite mais rien toujours rien.

« C’est bizarre, ça flotte pas des clés, comment ça a pu parcourir tout ce chemin-là ? Ou alors j’ai vraiiiiment pas eu de chance et c’est tombé sur le dos d’une tortue, ou d’un crocodile, ou pire, d’un serpent. - Merde. Pourquoi je raconte ça moi. - On trouve des trucs tellement bizarres dans les égouts aussi… et j’ai qu’une paire de talons aiguille pour me défendre… »

Et j’ai l’air embêtée, la mine défaite de ces mômes qui ont perdu quelque chose et qui perdent espoir d’un jour le retrouver. Après quelques minutes à le faire fouiller la merde, je m’active à mon tour, plongeant le bras dans la flotte crade, non sans afficher une moue profondément écœurée. Après trois petits plongeons de mimines hasardeux, je ressors le bras et l’agite dans tous les sens parce qu’un truc vert s’y est logé.

« aaaaaaah ! aaaaaaahhhh retire çaaaa aaaaah ! »

Mes cris résonnent partout dans les conduits si bien que j’ai l’impression que ça les intensifient.

« C’était pas une bonne idée, je suis désolée, j’y arrive pas, je déteste cet endroit. Et je suis désolée de t’entrainer avec moi là-dedans. C’est nul, complètement nul. Je vais jamais les retrouver. »


Je sanglote presque, la faute à cette frayeur que je viens de me faire avec ce pauvre morceau d’algue qui n’avait rien de nocif. Et sur le trousseau, un petit porte-clé, une babiole offerte par Gabriel dont je n’arrive pas à me séparer. Un médaillon sans valeur en force de rose. Parce qu’il disait que j’étais pareille à elle, douce, belle et parfois terriblement piquante.



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MessageSujet: Re: Twisted [Jesùs] Lun 21 Aoû - 23:45




"Twisted"


Vanessa & Jesùs








Jamais. Jamais il n'aurait pu imaginer dans quoi il s'embarquait en acceptant de descendre avec son ancienne collègue dans les égouts. Naïvement, le jeune homme s'était imaginé une simple petite promenade de santé, faire quelques mettre dans ces tunnels pour finalement trouver miraculeusement le trousseau de clés tant convoité. Innocemment, Jesùs avait aussi imaginé que sa charmante compagne d'infortune saurait se montrer courageuse, le temps de retrouver le sésame. Après tout, la chose n'était pas si horrible que ça, ce n'était pas comme s'ils allaient s'aventurer dans un nid de garou affamés et enragés. Ou … une tanière de toute autre créatures, dont il était peu recommandable de croiser de cette façon. Après tout, il existait des sorciers, des vampires, des loup-garous, alors, pourquoi pas d'autres choses ? Vanessa avait toujours été particulièrement coquette et attentionnée de part son image et tout ce qui pouvait en découler mais, le barman ne se serait pas imaginé pareille aventure.

Dès le début, la chose sembla presque compliquée. Ce fut lui qui descendit en premier. L'idée n'était pas de profiter d'un placement stratégique pour observer d'une façon peu chrétienne sous la robe de la jeune femme, mais plutôt de la rattraper en cas de chute. Lui-même faillit glisser et se rétamer les fesses contre la pierre durant sa descente. La soudure d'un des barreaux venait de sauter sous son poids, risquant de lui faire perdre l'équilibre, ce qui fit une petite frayeur à la demoiselle. Notre ami pouvait remercier le Seigneur d'avoir de bons réflexes. Bientôt, il l la regarda avec un grand sourire, tentant de lui faire comprendre que tout allait bien, espérant ainsi la rassurer. Elle qui ne semblait déjà que trop peu confiante, autant ne pas l'angoisser encore plus. Une fois en bas, le guatémaltèque attendit patiemment que ma demoiselle en détresse ne vienne à se donner le courage nécessaire pour descendre. Respectueusement, il détourna le regard de l'échelle afin de ne pas profiter de ce qu'il ne méritait pas, mais, très vite, un petit cri à la fois surpris et apeuré se fit entendre, redressant les yeux avec vivacité, Jesùs put tendre les bras au bon moment pour la rattraper, en lâchant un lourd soupir, le tout en lui évitant de venir frapper la tête contre l'un des barreaux ou encore le mur. N'allez pas penser qu'il la pensait lourde, non, elle était … Littéralement parfaite, ou quelque chose comme ça, de son point de vue. La surprise et la chute firent le reste. Un sourire fut échangé entre les deux protagonistes de notre histoire, avant que le pseudo-héros de la journée ne la repose en douceur sur le sol, s'inquiétant tout de même de son état. « Tu vas bien ? On prend une minute pour souffler si tu veux, rien ne presse. » Que cela fusse la peur ou la douleur, si elle devait prendre un petit moment pour récupérer, elle se devait de le faire. L'homme n'avait dans tous les cas rien prévu pour le reste de sa soirée, alors, rester cinq minutes de plus ou de moins, cela ne l'effrayait pas plus que ça.

Bien vite, leur mésaventure continua, pour quelques pas seulement où, enfin, ils arrivèrent face à ce liquide nauséabond dont les couleurs semblaient se mélanger dans une chose indescriptible et dont de nombreuses choses flottaient à sa surface. Parfois même, notre ami se mit à se demander comment telles ou telles choses pouvaient bien flotter. Cette mixture devait être tellement danse et … Remplie d'algues en tout genre que n'importe quoi semblait pouvoir flotter. Sans difficultés l'on pouvait apercevoir des sacs plastiques, des branches, des journaux et même quelques boîtes de conserves entrouvertes. L'odeur était particulièrement insoutenable. Dans les deux pays qui avaient fait son enfance, Jesùs était passé par bien des endroits sales et peu agréables pour les narines, la plupart du temps pour échapper à quelques gars qui avaient un peu trop regardés de films de gangster. Les égouts il y était passé quelques fois, mais, cela n'avait rien de comparable avec les américains. Sans doutes était-ce dû à la suralimentation, ou encore, à l'excès de burgers et de sauces en tout genre. De son côté, lui avait une alimentation plutôt saine, il ne pouvait réellement se permettre un excès de gras pour ses aventures nocturnes et … Non, en fait, ce n'est pas vraiment intéressant. La belle, elle, de son côté, semblait avoir quelques problèmes avec l'odeur qui était loin d'être agréable. Il la vit se retenir quelques fois de faire faire à son dîner le chemin inverse, mais fit mine de ne pas voir et surtout, ne dit pas un seul mot sur la chose. Bien vite, Vanessa vint s'accrocher à son épaule, commentant ce qu'il venait de dire au sujet de ses potentielles nausées. Il ne fallait pas rire, pas ici, pas dans cette situation, pas avec elle qui était si peu enjouée par cet univers, mais lui ne put s'empêcher d'en rire, sans vraiment se retenir. La bonne chose c'est que cela le débrida, totalement. En temps normal, une telle proximité et, une étreinte de ce genre aurait pu le faire rougir, grandement, le gêner et même le déstabiliser mais là, pourtant, tout semblait pour le mieux. « Ahaha ! Je suis désolé, vraiment. Mais, je suis presque sûr, Venessa, que personne n'aime vomir. Mais, sincèrement, je m'excuse, je ne voulais pas te faire penser à ce genre de choses c'est juste que c'est … Enfin, tu vois quoi. » Souriant doucement, il la prit dans ses bras un bref instant, toujours accrochée à son bras, pour essayer de la rassurer et essayer de se faire pardonner, le tout, sans la moindre gêne.

Leur chemin continua tout doucement, elle toujours accrochée à son bras, le visage enfoui dans la veste bien trop grande pour elle. Elle avait quelque chose de particulièrement adorable, attachant et de mignon. Elle était comme une petite fille presque apeurée se rattrapant à qui elle pouvait. Bon, cette petite fille était capable de faire fondre n'importe quel homme avec une déconcertante facilité et qui avait du briser de nombreux cœurs sans forcément le savoir, mais la voir ainsi démunie, cela lui rajoutait un petit quelque chose de … D'indescriptible. Durant leur chemin, elle s'arrêta quelques fois, poussant de petits cris de peur, sursautant au moindre petit bruit, ou la moindre petite ombre. Patient, Jesùs restait là, accroché comme il le pouvait malgré les ongles qui, parfois, s’enfonçaient dans son bras, lui déformant légèrement le visage dans un petit rictus de douleur qu'il tentait au plus vite de cacher pour ne pas paniquer plus que cela la danseuse qui semblait déjà dans un état pas possible. Alors, l'homme avançait à son rythme à elle, attendant qu'elle se calme ou respire quand elle en avait besoin. Nul besoin de la brusquer plus que nécessaire. Malheureusement, bien vite, leur route s'opposa à un obstacle qui semblait infranchissable pour la brune, qui, face à cela recula d'un pas paniqué. Le sol dur s'arrêtait et, pour continuer il fallait marcher dans ce tas informe qui, à la base devait être de l'eau. Relâchant son étreinte un court moment, Jesùs ôta ses chaussures, il lia ses lacets entre eux pour les mettre autour de son cou. Ses chaussettes finirent dans ses poches et, son pantalon remonté jusqu'au genoux, espérant que cela soit assez haut pour ne pas massacrer son jean. Soupirant à nouveau, il entraîna sa compagne d'infortune jusqu'à la limite et mit enfin les pieds dans la vase, un grand air de dégoût sur le visage avant de présenter son dos à la jeune femme. Mais, ce fut là qu'elle paniqua à nouveau, ôtant la veste pour se gratter de partout, s'imaginant qu'elle avait des insectes, des araignées ou pire, un peu de partout. Alors, toujours avec la même patience, le barman se releva, revenant à nouveau sur la terre ferme pour l'observer sous toutes les coutures avec grande attention, douceur et respect.

Une fois certain que rien ne l'ait attaqué, il posa ses deux mains sur ses épaules tentant de la rassurer. « Tu n'as rien. Tu dois essayer de te détendre, d'accord ? Respire tranquillement par le nez, sors par la bouche. Tout doucement. Tout va bien. Remets la veste pour commencer. » Doucement, Jesùs récupéra son habit un peu plus loin pour venir lui renfiler et le lui ziper jusqu'en haut, faisant bien attention de ne pas toucher de partie gênante dans le processus. « Là, tes bras sont protégés, rien ne rentrera dans la veste, concentre-toi sur ça et tout ira bien je … Enfin, je suis pas doué pour parler et dire ce genre de choses … J'espère que … Enfin, tu comprends quoi. » Souriant nerveusement face à cette dernière remarque, l'homme retourna dans l'eau en proposant son dos, une fois de plus. « Allez, monte, je te porte. » Il attendit sagement que la belle se décide et, remarqua une chose qui ne l'avait guère frappé jusqu'à maintenant. Sa robe était courte et, dans cette position, les mains de la mule ne pouvait finir qu'à un seul et unique endroit, ses cuisses libérées de toute protection d'un quelconque tissus ce qui, vous l'aurez deviné, le fit grandement rougir. Fort heureusement, il n'eut pas à parler durant un bon moment, bercé seulement par le son des flots, si l'on pouvait appeler cela ainsi, mais aussi des petits rires de Vanessa qui semblait s'amuser ainsi perchée. Chose rassurante après cette petite crise de panique. Au milieu de la traversée, la jeune femme se posa la question fatidique au sujet de l'épopée de ses clés, parlant de bestioles en tout genre, ce qui amusa notre ami. « Honnêtement, je ne sais pas. Il doit effectivement y avoir quelques animaux, mais … Des serpents ou des crocos, je ne pense pas du tout. C'est … Je pense, peut-être, que ça a du atterrir sur quelque chose, un journal, une boîte, une branche ou je ne sais quoi. Je pense qu'en suivant le courant on devrait finir par trouver. Et … J'ai un couteau dans la poche aussi, ça sera peut-être un peu plus efficace .» Finissant sur un petit rire presque enjoué, Jesùs se demandait, au fond de lui, s'ils allaient vraiment finir par trouver ces fameuses clés. Il ne pouvait abandonner la recherche, il ne pouvait pas la laisser elle dans la merde à ce point mais … Était-ce vraiment faisable que de retrouver un trousseau qui était parti on ne sait où ?

Enfin de retour sur la terre ferme, le barman reposa avec une infinie délicatesse son ancienne collègue sur la pierre avant de tenter joyeusement de farfouiller la vase en quête d'un quelconque trousseau. Un miracle pouvait bien arriver après tout, n'est-ce pas ? De son point de vue, aux intersections, les clés, si elles étaient accrochées à quelque chose, pouvaient tomber dans le virage, alors, il fallait envoyer la main un peu de partout, sans vomir. Après quelques minutes de recherches intensives, Vanessa se décida à mettre la main à la pâte, ce qui marchait presque littéralement d'ailleurs, mais, rapidement, elle en ressortit la main affolée, un petit bout d'algue entre les mains, l'agitant dans tous les sens en sommant à son compagnon de lui enlever, ce qui l'amusa ironiquement, malgré son visage forcé à rester stoïque. Abandonnant ses recherches en agitant nerveusement ses mains dans tous les sens, avant de les essuyer contre son jean, le guatémaltèque attrapa en douceur sa main, sans rougir – un exploit – pour venir enlever la petite intruse. Mais avant qu'il ne puisse la rassurer, la jeune femme commença à paniquer une fois de plus, disant tout ce qu'elle pensait de cet endroit mais aussi de leur expédition qui, selon elle, était vouée à l'échec. Il y avait presque des sanglots dans son intonation, on aurait pu jurer qu'elle était à deux doigts de pleurer. Ne sachant pas vraiment quoi faire, Jesùs se frotta encore les mains contre son pantalon pour enlever le plus possible des saletés présentes pour finalement venir la prendre dans ses bras avec douceur pour tenter de lui offrir ce qu'il espérait être une espèce de câlin réconfortant. « Allons, allons, du calme. Tout va bien. Je … Je sais pas quoi … Vraiment dire ou faire mais … Je suis là, d'accord? On prend le temps qu'il faut, on se presse pas d'accord ? Tout va bien se passer et .. Comment dire ? Je … On va continuer à chercher un peu. Si on trouve vraiment rien, on va revenir tranquillement d'accord ? Si ça se trouve, en faisant quelques pas on va trouver. Tu n'as pas à envoyer ta main dedans si tu veux pas. Et … Si une bestiole t'attaque je te protégerai comme je peux. Et je .. » Soupirant longuement, Jesùs finit par se rendre à l'évidence qu'il n'était pas fait du tout pour ce genre de choses. « Désolé je … Suis nul pour ça. Je passe pour un demeuré n'est-ce pas ? » Ses mots se finirent par un petit rire à peine camouflé dans l'étreinte. Oui, il était un bon à rien, quelle que soit la situation, cela ne faisait plus aucun doutes. Même ça, il n'en était pas capable.

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Twisted [Jesùs]

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