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Informing The Target [Vanessa Atkins]

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Chasseuse de l'Elit Daemonia

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MessageSujet: Informing The Target [Vanessa Atkins] Mar 27 Juin - 2:12

L’homme qui se trouvait en face d’elle était en surpoids d’environ 80 kilos. L’obésité morbide n’avait rien d’exceptionnelle aux Etats-Unis, mais ce mec-là n’avait vraiment rien pour plaire. Entre les bourrelets tout transpirants que sa chemise peinait à contenir, les cicatrices d’acné sévère qui mangeait son visage, son gros nez rivalisant avec une patate mal-formée et ses yeux marrons aussi intelligent et expressif que ceux d’un mulet, elle avait vraiment, vraiment beaucoup de pitié pour lui.

Il l’avait contacté afin qu’elle enquête sur sa fiancée, qui était strip teaseuse au Moon Rise (un nom bien trop cliché pour un repaire de loups-garous). C’est qu’il n’était pas seulement laid, il était con aussi. Le pauvre était tombé dans le panneau, elle voyait mal une jolie fille comme elle s’engager sérieusement avec un déchet pareil. Elle devait très certainement s’amuser avec lui en dehors du travail pour profiter de son argent, mais franchement, elle doutait vraiment que la dite Vanessa soit sincèrement amoureuse de son client. Les enquêtes prénuptiales n’étaient pas rares, c’était même les demandes majoritaires de ses clients. Partir en filature pour savoir si un tel était fidèle et valait le coup d’être traîné devant l’autel… Berk. Ces missions étaient ultra chiantes pour deux raisons : la première, c’était le manque de challenge. Suivre madame ou monsieur tout le monde afin de les prendre en photo durant le coït n’était pas un boulot très exigeant physiquement. La seconde, c’était que pratiquement toutes les personnes qu’elle avait eu à suivre avaient effectivement des choses à se reprocher. D’un autre côté, quand les personnes venaient la voir et la payer pour avoir des preuves, c’est qu’ils avaient déjà des doutes et des soupçons. Le boulot de Cathan consistait juste à leur fournir l’évidence qui les empêcheraient de continuer à se mentir et à se voiler la face. Et oui, elle gagnait sa vie en ruinant celle des autres. Mais ça ne la dérangeait pas plus que ça.

« Vous m’avez ramené ce dont j’ai besoin ? »

Elle connaissait déjà l’adresse, le téléphone et le nom de la personne qu’elle allait devoir filer. Il lui fallait la moitié de l’argent que ce bibin d’homme lui devait. Il lui tendit une enveloppe, qu’elle s’empressa d’ouvrir et compta les billets.

« Parfait. On se revoit dans une semaine, je vous joindrai mon compte rendu à ce moment-là. Prenez soin de vous, Frank ».

Elle le raccompagna jusqu’à la porte et effectua les premières recherches sur internet, cherchant à savoir si Vanessa était active sur le web avant de partir faire le guet chez elle et de commencer l'enquête.

[...]

C’était le cinquième jour de filature, et Vanessa s’était révélée être quelqu’un de surprenant, pleine de surprise. Entre deux virées shopping où la belle faisait chauffer la mastercard pour faire le plein de tenues olé olé, elle se rendait dans un vieil entrepôt tout défraîchi près du centre-ville de Salem pour s’exercer au pôle-dance. Lorsqu’elle l’avait vue se diriger la première fois vers le bâtiment elle avait d’abord pensé qu’elle allait acheter de la drogue ou une connerie du genre, mais il s’agissait en vérité d’une grande salle de dance. L’extérieur était à chier, mais elle avait pu jeter un coup d’œil à travers les quelques fenêtres de l’entrepôt. Plusieurs salles avait été construites, rien de très extraordinaire : le sol était en parquet et les murs couverts de miroirs. Seule les barres verticales indiquaient qu’il ne s’agissait pas d’un studio de danse classique.

Après les entrainements et les virées en ville, la jeune humaine se dirigeait à la tombée de la nuit dans la forêt qui bordait le sud de Salem. Inutile de dire que Cathan s’était posée de nombreuses questions lorsqu’elle s’était mise à la suivre à travers les arbres.

Si le gros lard a oublié de préciser qu’elle était poilue, je le dépèce.

Finalement, elle l’avait suivie jusqu’à une porte abandonnée sur une colline dans ce qui semblait être une ancienne mine. La chasseuse avait dû rester à la lisière de la forêt, observant la danseuse à travers le zoom de son appareil photo. Elle était rentrée chamboulée de sa première journée de taf. Elle n’avait aucune connaissance d’un endroit pareil et il était impossible pour elle d’y rentrer. Elle avait clairement pu voir qu’un garde se trouvait à la porte et l’espace était suffisamment dégagé pour qu’elle ne puisse pas s’approcher de manière satisfaisante. Lorsqu’elle était rentrée chez elle, les recherches sur le net n’avait strictement rien donné. Mais elle avait réglé ce petit problème de manque d’information, du moins elle l’espérait.

Aujourd’hui, cinquième jour de filature donc, elle s’était approchée au plus près de sa cible alors qu’elle se trouvait chez l’esthéticienne. Cathan s’était assise à côté d’elle dans la salle d’attente, et tel un James Bond de mauvais gout, elle avait prétendu enlever une poussière de la veste de la jeune femme d’une main pendant qu’elle collait un micro dessus de l’autre. Classique, mais efficace.

La chasseuse était donc à nouveau postée à la lisière de la foret, les yeux braqués sur la cible à travers l’objectif de son appareil photo, observant Vanessa s’avancer vers la fameuse porte d’un pas assuré, son oreillette prête à lui chuchoter les secrets les plus sombres.

" Qu’est-ce que tu veux ?, dit une voix bourrue et grave.
- Piocher le dernier filon d'or. "

Cathan haussa les sourcils. Qu’est-ce que c’était que ce code à la con ? Elle allait où la ? C’était quoi, un bar pour pervers ? Piocher le dernier filon d’or, par pitié on aurait dit une réplique de Blanche-Neige et les 7 nains. Elle soupira et jeta un coup d’œil à sa montre. Il était à peine vingt heure. Elle attendit deux heures, observant les clients défiler vers cet endroit mystérieux. Son oreillette ne lui servait plus à rien, dès que sa cible avait passé la porte elle avait cessé de capter quoi que ce soit, mais de ce qu’elle pouvait voir à travers son zoom, ils bougeaient tous les lèvres, semblant répéter la phrase clé. La chasseuse avait le regard rivé sur cette porte étrange, pensant au bonnet à aux lunettes de soleil dans son sac, évaluant le pour et le contre.

Est-ce que je rentre, est-ce que je rentre pas ?

Ce qui était certain, c’était que Vanessa ne semblait plus travailler pour le Moon Rise, qu’elle ne voyait pour le moment pas d’autre homme, et qu’elle la conduisait tout droit vers une merde sans nom.

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Mer 28 Juin - 15:55



INFORMING THE TARGET
feat. Cathan

Quelques semaines auparavant.

Le Moonrise est encore plein ce soir. C’est un de ces soirs où la foule se presse parce que c’est le week-end et qu’une sortie dans un bar de strip-tease a toujours eu le don d’attiser les curiosités. On pourrait croire que le public y est typiquement masculin mais une poignée de femmes vous ferait mentir. Souvent plus en retrait à siroter un verre ou deux, elles contemplent le show qui anime la scène comme on regarderait un vieux téléfilm qui repasse pour la millième fois à la TV. Difficile de les comprendre ou de savoir ce qui peut bien ce tramer dans leur tête. Il est d’ailleurs très rare qu’elles demandent un show privé, se contentant d’observer ou de racoler pour les plus courageuses, lorsque la danseuse passe à côté.
Perchée sur mes talons dans de la lingerie fine, j’ondule au sol avant de venir chercher, dans une sensualité exacerbée, les petits billets qui s’agitent tout près de mon nez. Ils glissent entre mes seins, roulent sur mes hanches. Ils complimentent comme on complimenterait un joli petit chien et je m’en moque. Ils sont de tous types et de tous les âges. Les physiques varient et ne se ressemblent pas et si certains marquent difficilement, d’autres… C’est déjà plus évident.
Assis sur une banquette deux places, Franck admire deux fois par semaine, les shows que le Moonrise offre. Il dépense sans compter en jus de fruits et aussi, un peu parfois, en alcool. Il réclame systématiquement ma présence et m’offre quelques dollars de plus en guise de pourboire.

Mon corps parait si fin lorsque, entre ses cuisses je me déhanche lentement. Il arrive que je le laisse poser ses mains sur ma taille, c’est qu’il n’a pas une vie facile Franck. Il m’a déjà raconté son histoire, cette maladie orpheline qui semble lui ronger l’intérieur. J’ai toujours trouvé ça très triste parce que la maladie n’épargne personne et que lui n’a pas l’air bien méchant, au contraire. Alors je ne danse pas toujours. Parfois, je reste juste assise là, sur ses genoux et je l’écoute parler. La plupart de nos habitués finissent par ne plus être vraiment intéressés par nos courbes mais plutôt par l’oreille attentive qu’ils peuvent parfois trouver. Parce qu’il a toujours été plus facile de se confier à une inconnue, à une gogo danseuse dont les mœurs paraissent légères. Comme si on avait honte de ce qu’on était, suffisamment pour ne pas être en mesure de les juger.
Franck, il aime poser sa tête sur ma poitrine, il dit que les battements réguliers l’apaisent là, dans cette vie misérable que semble être la sienne. Et moi, je n’ai pas cœur de l’en déloger. Alors j’attends, patiente sagement et me repose en attendant mon prochain client. Tout le monde mérite un peu d’attention et d’affection. Surtout lorsque l’on se sait dans les derniers mois de notre vie.

Présentement.

Après un voyage dont j’aurai pas même rapporté une carte postale, je reprends le cours tranquille de ma petite existence avec un Gabriel sous surveillance. Du moins, j’essaie.
Il y a beaucoup de questions qui stagnent encore dans ma tête. Il y a une différence entre les histoires que le chasseur voulait bien me conter au détour d’une danse endiablée et les vivre réellement. Je ne sais pas encore où me situer. Je crois que je n’ai pas vraiment envie de savoir et que j’ai seulement envie de reprendre mes petites habitudes et mon train-train quotidien. Loin du chaos de Mexico ou des ruelles malfamées de Salem.
Alors je me force. Je continue mes sorties profitant allègrement de l’argent durement gagné au Hell-O pour renouveler ma garde-robe. Une femme heureuse est une femme dont les placards vomissent.
Très vite les soucis prennent une place minime. Parce que je ne les aime pas et que j’ai besoin de croquer cette vie à pleine dents. Je souris et ris. Seule ou avec la compagnie d’une amie. Les entrainements reprennent quotidiennement  pour ne pas couper court à ce que je sais faire de mieux : Danser. Et chaque soir, dans une des cages, sur une table ou sur les cuisses d’un autre, je me déhanche au gré de mes envies, comme si le monde entier m’appartenait. Et je crois qu’il m’appartient vraiment quand mes regards charment et envoutent, ces hommes en manquent d’affect ou tout simplement là, pour une détente bien méritée.
Je ne pense plus vraiment au Moonrise, juste parfois quand certaines filles me manquent. Les clients n’existent déjà plus ma mémoire les ayant tout simplement rayé de la liste.

Ce soir je retrouve mon rituel, m’enfonce dans la forêt, donne le joli mot de passe à Ike qui m’ouvre la porte. Je l’enlace comme à mon habitude, claque une bise sur chacune de ses joues. Avec Ike, impossible de ne pas se sentir en sécurité. Il parait froid et réservé surtout lorsqu’il ouvre la petite targette pour demander de cette voix rauque ce qu’on fait là. Mais on s’acclimate. Je l’abandonne, le laisse à son job quand je dois faire le mien. Je passe toujours très vite dans la partie mine. Parce qu’il y a toujours des araignées et que je couine presque à chaque pas quand je ne finis tout simplement pas par courir, ce qui l'amuse drôlement.
Un rapide tour pour saluer tout le monde et il est temps que je me mette en scène.

~~~~

Les minutes deviennent des heures. De toute évidence, Vanessa n’est pas prête de ressortir de cet endroit qui l’a englouti quelques heures plus tôt. Des rires gras résonnent contre l’écorce des arbres tout autour de Cathan. Elle peut facilement reconnaître ses frères d’armes. Des amis de Jake, des amis d’amis pour la plupart. Des visages alliés pourtant bien alcoolisés. Les entrées se font parfois par petit groupe et les sorties sont assez solitaires.

Si Cathan poussait le vice à cogner contre cette vieille porte, ce sont les yeux d’Ike qu’elle verrait et ce sempiternelle « Qu’est-ce que tu veux ? » qu’il prononce sur le même timbre froid et peu accueillant. Elle n’aurait qu’à suivre ce petit couloir et monter les quelques marches. Cathan, elle pourrait sentir l’odeur du sang, celui que perdent les participants et les monstres dans le Sanctum. Et un peu plus au fond encore, elle trouverait Vanessa sur des genoux d’homme, le bras enlaçant l’épaule. Tenue minimaliste oblige, le chasseur courtise la cuisse de ses doigts trop gros et trop rêches.
Sans doute même qu’elle pourrait y croiser Jake, là-bas, près du bar, à savourer un verre de la spécialité de la maison, le whisky Sanctum.
Elle pourrait prendre la fuite, ou décider de rester pour mieux analyser ce contrat qui repose sur les épaules de la brunette.
De toute évidence, Vanessa n’est pas le genre à se contenter d’une seule paire de bras...



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Dernière édition par Vanessa Atkins le Jeu 6 Juil - 19:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Mar 4 Juil - 23:26

La nuit était tombée, le vent s’était levé et Cathan se gelait le cul, ce dernier posé sur une souche d’arbre branlante, à moitié décomposée et rongée par les insectes. Elle se mordillait les lèvres alors que son être se trouvait en pleine réflexion. Elle avait passé ces cinq derniers jours à observer les clients du bar – ou les membres d’une possible secte, qui sait ? - arriver à la tombée de la nuit alors qu’elle attendait sagement le retour de Vanessa. Elle avait évidemment reconnu les visages familiers d’une poignée d’entre eux, les chasseurs survivants de sa génération n’étant visiblement pas tous morts, elle avait eu la surprise de revoir deux ou trois collègues d’une époque révolue. Cathan avait également pu reconnaitre quelques membres surnaturels de la communauté de Salem.

A croire que y’a que des bars mixtes dans cette ville de merde.

La chasseuse était de mauvais poil. Elle voulait savoir ce qui se cachait derrière cette porte : orgie bdsm ou fight club ? Elle voulait savoir ce qui attirait tous les gros poissons de la ville… Mais elle ne passerait pas inaperçue : si aucun ancien membre de l’élit n’était venu ce soir-là, rien ne promettait qu’ils ne viendraient pas après elle. Elle devrait dire adieu à son statut de chasseuse invisible, ceux qui la pensaient morte risqueraient de revenir toquer chez elle pour lui faire reprendre du service, au revoir la discrétion qui lui permettait de faire son job de détective privée. D’un autre côté, rien ne lui disait non plus que Lioness avait fermé sa gueule quant à son retour en ville. Si ça se trouvait le Fort Volsek était déjà au courant de tout, et elle se ferait baiser dans tous les cas de figure. Cathan soupira, cogitant comme jamais, la cervelle en ébullition.

Elle finit par trouver un compromis satisfaisant. Elle sorti de son sac deux grenades qu’elle glissa dans les poches intérieures de son tout nouveau blouson en cuir et rangea son appareil photo dans le sac qu’elle cacha sous un tas de fougère de manière à ce que personne ne puisse le voir.

S’ils me font chier j’me ferai sauter dedans.

Bien sur, Cathan ne s’épanchait pas sur ses tendances suicidaires, elle avait de toute façon du mal à reconnaitre qu’elle en possédait. Mourir ne lui faisait plus peur, au contraire, la mort s’était transformée au cours des siècles en envie, en désir. Le danger l’excitait encore un peu. Et ce soir elle avait l’impression de rentrer droit dans la gueule du grand méchant loup. Elle vérifia que toutes ses armes étaient en place et attrapa son téléphone pour le mettre en mode avion. Elle fut étonnée de constater, alors que ses yeux se posèrent sur l’écran, que son client Frank avait essayé de l’appeler 13 fois, sans succès. Cathan fronça les sourcils et regarda les messages qu’il lui avait envoyé.

Je suis au MoonRise. Ou est Vanessa ? Je déteste cet endroit mais je voulais la voir, je culpabilisais de vous avoir engagé, et elle n’est pas là ! Le propriétaire m’a dit que cela faisait déjà plusieurs semaines qu’elle avait quitté son poste ! Pourquoi me mentirait-elle ? Oh, je vous en prie, dites-moi ou elle est, je n’en peux plus d’attendre, je dois savoir, je… Il faut que je sache si elle voit quelqu’un d’autre…

« Je culpabilisais de vous avoir engagé » ? Ah parce que c’est de ma faute si t’as une vie de merde ?

Elle soupira longuement et lui envoya un texto  bref et concis, ne voulant pas se faire harceler toute la soirée alors qu’elle allait avoir besoin de toute l’attention disponible, ayant pris la décision d’en savoir plus sur cet endroit.

Elle se rend tous les soirs au beau milieu d’une mine abandonnée au sud de Salem. Je suis dessus, soyez patient. On se voit vendredi.

Une fois le message envoyé, elle coupa son téléphone et sortie de la lisière de la foret, se dirigeant d’un pas fort et assuré vers la porte au message codé, le vent faisant claquer son long manteau de cuir noir sur son sillage.

[...]

Cathan était assise au comptoir, observant les lieux avec attention, étonnée de voir à quel point ce…  bar, était immense. Elle savait enfin ce qui attirait tant de monde dans ce petit coin isolé : c’était ni une orgie, ni un fight club, mais bien un mixte des deux. Des mecs se foutaient sur la gueule dans une espèce d’arène tandis que des charmantes et plantureuses demoiselles se déhanchaient farouchement au rythme des visages qui se bouffaient le sol. Ca sentait le sang, la sueur, le sexe, l’alcool avec une pointe de gerbe en arrière fond. En bref, cet endroit était un pur délice.

« Tu prends quoi ma jolie ? »

La chasseuse se tourna vers le barman et lui sorti une espèce de sourire mêlant politesse et danger imminent.

« Tu me proposes quoi ? »

Il lui dévoila la carte de la maison, à savoir : 4 bières, une blanche, une blonde, une rousse et une brune au nom les plus beaufs qui soient. Après avoir pris sa pinte de brune et laissé un billet sur le comptoir, Cathan fit tranquillement le tour de l’endroit, cherchant Vanessa des yeux tout en cartographiant mentalement le bar-arène. La chasseuse ignora avec brio les rares hommes assez fous pour la siffler ou la regarder avec trop d’insistance. Les véritables monstres présents dans le bar savaient qu’elle ne faisait pas partie des petits poissons. Elle aurait pu la jouer discrète mais son petit doigt lui avait chuchoté qu’il valait mieux laisser tomber le masque et jouer du muscle pour être tranquille le restant de la soirée. C’était donc Cathan la chasseuse qui surveillait Vanessa tout en pariant sur les combats. Celle qui jouait les humaines était restée dans la foret, pour son plus grand plaisir.

La chasseuse profita donc de la nuit en tant que spectatrice des duels plutôt violents ayant lieu sur le sol du ring. Elle se tournait de temps à autre vers les danseuses, surtout Vanessa, qui dansait comme si sa vie en dépendait. Elle dansait bien, elle était jeune, belle, sexy. Avec assez d’amour propre pour refuser les invitations lourdes des types qui posaient leurs doigts gras et patauds sur son corps, espérant plus qu’un lap dance. Frank allait être ravi : elle ne voyait pas ailleurs et se tenait bien au travail, même si elle avait oublié de lui mentionner le changement de boite.

Les heures défilèrent plus vite que ce à quoi s’attendait Cathan. Elle avait gagné un joli montant résultant des paris, elle n’était pas vraiment porté sur les jeux d’argent mais lorsqu’il s’agissait d’évaluer un gagnant lors d’un duel à mort, autant se servir de son expérience pour se faire de l’argent facile. Elle n’allait certainement pas cracher dessus. La chasseuse se dirigea vers la sortie avec les rares clients qui avaient tenu jusqu’à l’aube. Le personnel sortant en général après la fermeture, elle fit mine de s’enfoncer dans la foret en s’assurant que personne ne l’avait suivie et revint s’installer à l’endroit où elle s’était postée plus tôt dans la soirée, récupérant son sac humide de dessous le tas de fougère. Cathan étouffa un bâillement et attendit patiemment que Vanessa sorte à son tour, pressé de pouvoir rentrer chez elle afin de finir une bouteille de whisky et de pouvoir aller dormir.

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Jeu 6 Juil - 18:21



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C’est un soir comme tous les autres soirs. A danser, à les regarder boire, à apprécier les sourires bêtes et les orbes qui se fixent sur moi. Ils envient ce qu’ils ne peuvent avoir. Ils payent pour obtenir leur part du gâteau même s’ils ne peuvent pas le croquer et parfois, pas même le toucher. Ils s’abrutissent devant les jolies courbes, oublient ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Tuer des monstres, avec une arme à feu ou une épée. Chacun ici aime raconter ses frasques, ses combats légendaires. Et j’écoute toujours attentivement les démonstrations de force, de puissance. Les chasseurs ont ce petit quelque chose de très particulier. Bourrus d’un côté et extrêmement faibles lorsqu’il s’agit de la chair et de ses plaisirs. Moment de détente loin du quotidien sanguinaire, moment que je leur offre en échange de quelques billets. J’aime penser qu’ils apprécient, qu’ils aiment pleinement ce qu’ils voient et qu’ils me désirent véritablement. J’aime croire qu’ils pensent à moi en partant d’ici, juste comme ça, parce que j’aime exister dans l’esprit des autres. J’aime marquer de façon agréable. Pour mon joli visage, pour mes courbes pas dégueulasses, pour une danse offerte avec un petit supplément à la clé. Ici, je me sens importante, vivante. C’est pour ça que j’aime ce que je fais. Je ne vois pas ça comme quelque chose de dégradant ou humiliant. J’offre du plaisir aux gens.

Larry me demande, passe son bras dans mon dos, pose sa main entre mes reins pour me coller à sa hanche. Un baiser est déposé sur mon front et il s’enquiert de mes nouvelles. Il est grand Larry, typé norvégien, les cheveux longs et blonds toujours attachés dans un semi-chignon.  Une barbe épaisse et des yeux d’un bleu perçant si bien que lorsqu’il vous regarde, il donne la sensation de pouvoir lire au plus profond de votre Être. Il a le rire gras, la blague facile et lorsqu’il revient de mission, il fait toujours un crochet au Hell-O pour saluer ses frères d’armes. Il me monopolise à grand renfort de billets verts qu’il étale aux yeux des autres sans grande gêne. Je l’aime bien, je crois. Suffisamment pour le laisser faire, pour l’entrainer dans une chambre là-bas, derrière. Un extra qu’il ne paie jamais. Je ne suis pas une prostituée. Mais pas ce soir.
Accrochée à son bras, je le laisse déambuler à travers les tables. Il arrive même à me tirer jusque sur le balcon qui offre une vue imprenable sur le sanctum en contrebas. Bière à la main, son autre entourant mon ventre, il encourage l’un des siens à exploser la mâchoire d’un lycan qui grogne et qui claque des dents. Le spectacle, il n’y a que lui qui l’apprécie. Moi, j’ai mal au cœur.

J’imagine bêtement les traits de Gabriel se déformer pour devenir cette bête immonde. Et le terme de bête est ici, extrêmement bien choisi. Parce que c’est ce qu’ils sont, les lycans. Des bêtes monstrueuses. Des centaines de kilos de viandes et de muscles. Ils piaillent tous, hurlent lorsque le brun tombe et que la montagne se jette sur lui. J’étouffe. J’ai besoin d’air. Je crois que je n’arriverai jamais à m’y faire. Voir les autres mourir, qu’importe la forme qu’ils revêtissent. Qu’importe ce qu’ils sont au fond. Alors je l’abandonne, Larry, je quitte la chaleur de ses bras réconfortants et apaisants. Je retourne près du bar pour respirer. Lovely me regarde, s’attarde sur mon visage pâle.

« Hey, ça va Vaness’ ? Tu veux que j’aille chercher Jake ou Ike ?
-Non, non. C’est pas grave. C’est rien. C’est juste le sanctum, j’aime pas regarder ça. Ça va passer. »

Et un sourire étire mes lèvres, mon visage reprend quelques couleurs après un verre de grenadine. Mes prunelles se plantent sur la brune assise au bar. Les femmes sont suffisamment rares pour qu’on les remarque. Elles dénotent souvent de l’endroit bien que quelques-unes aiment se ramener dans l’arène pour combattre parfois, pour regarder le plus souvent, parier aussi. Ma bouche s’ouvre avant de se refermer quand une main s’enroule autour de mon bras.

« Ah je te cherchais partout ! C’est à ton tour ! » piaille Esmée, la grande rousse.

Mes babines s’étirent en direction de la femme qui me fait face. C’est dommage, je crois que j’aurai bien aimé que tu me parles, que tu me narres tes aventures à toi comme ils le font tous ici.



Il est tard, ou très tôt, tout dépend de la vision que l’on se fait de ce moment. Quand la nuit est trop noire et que la lune décline. Je ne m’attarde pas ce soir. La fatigue se fait sentir dans chacun de mes muscles. Larry, il m’a laissé son numéro de téléphone avant de quitter le Hell-O, insistant pour que l’on puisse se voir en dehors des murs dans lesquels je travaille. Je crois que j’ai dû l’oublier sur le comptoir - sciemment. Parce que je crois, que je vais me contenter de tes billets et de nos extras gratuits. Je dois être l’une des dernières à quitter. Les filles sont déjà rentrées lorsque j’embrasse la joue d’Ike avant de sortir. Il fait frais contrairement à l’intérieur du Hell-O où la chaleur est poisseuse et oppressante. Les mains dans les poches, j’emprunte le petit sentier qui débouche plus loin sur la route. J’y repère ma voiture, cherche les clés dans mon sac à main et me maudis – comme toujours – d’oublier de les sortir quand je peux y voir clair. Et je fouille, fouille, m’agace avant d’entendre le tintement victorieux des clés.

Puis il y a lui. Lui, qui s’avance vers moi et me fait sursauter. Je porte la main à mon cœur en expiant l’air qui s’est retrouvé bloqué dans mes poumons.

« Vous m’avez fait peur !
-Je… Je suis dé..solé.
-Ce n’est rien mais vous devriez rentrer, vous ne trouverez rien ici. »

La voix claire et le sourire vissé aux lèvres, je le congédie gentiment reprenant les clés pour déverrouiller la portière. Mais il ne bouge pas, me fixe. Je peux même le sentir s’approcher. Lorsque je me tourne à nouveau et il est déjà trop près pour que je ne recule. Sa main se plaque sur mes lippes, empêchant un cri qui vient crever dans sa paume épaisse.

« Shhhhh princesse. Ça va aller. Tu verras. »

Il m’écrase de sa bedaine, j’ai l’air si petite et si fine entre ses doigts. Il n’a aucun mal à me pousser quand je gamberge à une solution de repli. Je cogne son tibia, il geint pareille à ces bêtes confinées dans une artère du Hell-O. S’il lâche sa prise, il me retient trop vite par les cheveux, me balançant contre la carrosserie. J’hoquette, de douleur et de surprise aussi. Et il me traine, Lui, me jetant sur le siège passager de son 4x4. Le temps qu’il s’installe côté conducteur je tente une sortie jusqu’à ce qu’un éclat m’interpelle. Ça brille. Son arme. Son arme pointée sur ma tempe.

« J’ai pas envie de te faire du mal Sweetie. Reste assise. Sage... Brave petite. »

Il ne bégaye étrangement plus. Il assoit sa supériorité factice. Une supériorité qu’il tient à bout de bras et qu’il pointe toujours sur moi. Jusqu’à ce qu’elle débarque, la brune du bar.
Son bras s’enroule autour de mon cou et m’attire tout contre sa poitrine. Tu sens la sueur et la vinasse. Tu m’écœures.

« Si vous avancez, je lui tire une balle en pleine tête ! Vous avez fait votre boulot, vous pouvez partir maintenant.
-Aidez-moi ! » cris-je à son intention. Un cri qui s’étouffe lorsqu’il referme sa prise, m'étranglant presque.

« On a plus besoin de se revoir. Vous avez votre argent et j’ai ce que je veux. Alors vous allez sagement vous barrer et reprendre vos activités. Je me fous de votre compte rendu, pas la peine de me l’envoyer. »

Et il démarre le moteur, narguant celle qui l’a conduite ici. Une lueur dégueulasse chatoie son regard. Parce que Franck, c’était un honnête homme avant la dépression et la prise de poids. Franck, il en a marre des moqueries générales et des putes qu’il paie. Il veut qu’on l’aime. Il l’aime Vanessa. Et il sait, qu’elle l’aimera en retour. Quand elle aura moins peur, qu’elle sera enfermée dans un sous-sol. Elle se fera à l’idée. Elle n’aura pas le choix.



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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Dim 9 Juil - 19:57

Vanessa sortie près d’une demi-heure après elle. Malgré le soleil d’été qui apportait une chaleur brûlante sur la région du Massachusetts, les nuits étaient fraîches et humides. Le ciel était couvert, les étoiles se cachaient derrières de sombres nuages. Le vent soufflait de plus en plus fort et une odeur d’ozone l’informa qu’un orage de chaleur n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez.

Cathan avait rangé son appareil photo. De nuit ses yeux fonctionnaient mieux que les caméras les plus perfectionnées. Elle se contenta d’observer la danseuse à distance, restant suffisamment loin pour ne pas attirer ses sens. Les surnats sous-estimaient souvent les humains, mais ils étaient très capables de sentir quand quelqu’un les observaient. Un peu à la manière d’une proie se sentant traquer par un prédateur. C’était l’instinct, et tout le monde en possédait un, même les strip teaseuse.

Elle la suivi à travers les arbres, jusqu’au parking ou les voitures des clients se garaient. C’était un terrain vague un peu bosselé et envahi par les mauvaises herbes, mais il était suffisamment grand pour garer en rang plus d’une douzaine d’SUV. La chasseuse resta cachée dans l’ombre des arbres, invisible dans la nuit noire, et observa la silhouette de Vanessa fouiller son sac, visiblement à la recherche de sa clé de voiture. Elle fut vite rejointe par une personne au profil exagérément large. Vu comme il fonça vers elle et vers son espace intime, elle pensa de suite à Frank. A moins que la stripeuse entretienne des relations avec des personnes en obésité morbide (chacun ses fantasmes et ses fétiches), mais elle en doutait. Cathan n’avait mis que peu de temps à remarquer que quelque chose clochait en observant leurs langages corporels : Frank collait littéralement son gras sur Vanessa, alors que cette dernière était en position de replis, semblant apeurée.

Cathan lâcha un long soupir, attrapa l’oreillette utilisée bien plus tôt dans la soirée et l’enfila alors qu’elle se dirigeait à grand pas vers la zone de tension. Quelque chose clochait, et elle détestait se sentir roulée dans la farine. La voix de son client résonna dans son oreille alors qu’elle ne se trouvait plus qu’à une dizaine de mètres.

« J’ai pas envie de te faire du mal Sweetie. Reste assise. Sage... Brave petite. »


Le ton de sa voix n’avait rien de rassurant. Une pointe de folie transparaissait, de perversion. Elle arriva près de la voiture et dégaina son arme qu’elle pointa sur lui. Visiblement, il avait eu la même idée qu’elle…

« Si vous avancez, je lui tire une balle en pleine tête ! Vous avez fait votre boulot, vous pouvez partir maintenant.
-Aidez-moi ! »


C’est quoi cette merde ?

Cathan ne bougea pas, son arme toujours braquée sur le gros plein de soupe.

« On a plus besoin de se revoir. Vous avez votre argent et j’ai ce que je veux. Alors vous allez sagement vous barrer et reprendre vos activités. Je me fous de votre compte rendu, pas la peine de me l’envoyer. »

Ok.

Il venait de signer son arrêt de mort. On ne parlait pas à la chasseuse de cette manière. On ne congédiait pas une créature ayant survécu plus de trois siècles comme une vulgaire servante. Elle était détective privée, pas un larbin ! Et puis merde, elle allait lui faire comprendre à coup de pied au cul qu’on ne kidnappait pas son amoureuse, niveau romantisme on se situait sur une catastrophe assurée. Sans compter le gun braqué sur la tempe. A croire que les fleurs et les chocolats étaient devenus démodés…

Cathan bouillonnait de rage. Elle s’était fait duper, et la baleine avait le dessus sur la situation. Impossible de risquer la vie de Vanessa. Alors elle resta sur place, aussi immobile qu’un bloc de marbre, impassible, l’arme toujours pointée sur lui. Elle le laissa faire monter sa prise de force dans la voiture et attendit que ce dernier pose ses mains sur le volant pour tirer.

Elle ne visa pas les fenêtres ou le pare-brise. Elle se trouvait à droite de la voiture, alors elle visa le capo. Tout son chargeur y passa alors que Frank démarra en trombe, écrasant la pédale d’accélérateur, faisant rugir le moteur de sa caisse de panique. Cathan resta quelques secondes sur place, droite comme un I. Elle finit par ranger son arme dans son holster d’épaule et s’avança jusqu’aux marque de pneus que  Frank avait laissé derrière son départ précipité. Elle posa un genou au sol et renifla, humant l’air, un sourire satisfait se dessinant lentement sur son visage. Son index vint toucher un liquide sur le sol, liquide qui allait la conduire jusqu’à eux. Elle avait visiblement réussie à provoquer une fuite d’antigel.

La chasseuse s’élança dans la nuit, bien plus rapide que n’importe quel joggeur, sa vision nocturne lui évitant les chutes et son odorat la guidant sur les chemins de foret emprunté par la voiture de Frank. Sans liquide de refroidissement, ils ne pourraient de toute façon pas aller bien loin.

[ … ]

La traque dura jusqu’au petit matin. Il était 6heure du mat’, le soleil se levait, et Cathan avait suivi les trainées d’antigel pendant près de deux heures. Elle se trouvait en haut d’une colline verdoyante qui surplombait la forêt du Sud. Une maison y trônait. Ce n’était pas une maison de premier prix, ça non. C’était un énorme domaine, la maison comportait deux étages et un nombre invraisemblable de baies vitrées. Rentrer la dedans sans se faire repérer allait être une vraie galère. Elle attrapa son arme et y vissa un silencieux, la chargea et l’arma. Une fois prête, la chasseuse passa en mode commando et se mit à roder autour de la maison, cherchant Frank et Vanessa à travers les vitres. Visiblement, personne ne se trouvait au rez de chaussé, et elle ne pouvait pas briser les vitres pour entrer : il n’y avait ni tapis ni moquette pour atténuer le bruit du verre tombant sur le sol. Elle revint donc au niveau de la porte d’entrée après avoir fait le tour du bâtiment et tira légèrement au-dessus de la serrure de manière à pouvoir la briser. Cathan n’eu plus qu’a donner un léger coup d’épaule pour que la porte cède et s’avança dans l’entrée, aussi silencieuse qu’une ombre. Elle était déterminée à trouver Vanessa et à faire bouffer la poussière à Frank. Jamais elle ne laisserait un obèse la doubler, il en était hors de question !

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Dim 16 Juil - 15:51



INFORMING THE TARGET
feat. Cathan

La peur. La peur partout dans mon ventre, dans ma cage thoracique, dans mon cœur et dans ma tête. La respiration difficile, les battements anarchiques de ce palpitant qui se débat, qui se démène quand tout est perdu d'avance. Alors c'est comme ça que ça se termine ? Sans cris, sans hurlements, sans contact physique violent, un flingue posé sur la tempe, des crissements de pneus, quelques coups de feu ? Je suis seule. Ça tempête à l'intérieur et il y a cette panique qui me fait cligner des paupières de façon frénétique. Je me recroqueville sur mon siège, me colle à ma portière pour ne surtout pas le toucher, pour ne surtout pas qu'il me touche. Je pleure. L'eau saline dévale mes joues et j'hoquette quand il me caresse les cheveux en me disant de me calmer. Il répète inlassablement qu'il ne me veut pas de mal, que je suis belle et qu'il veut seulement qu'on soit heureux. Mais moi ce qui me rendrait heureuse c'est que tu t'arrêtes sur le bas côté, que tu dises que tu t'es planté, que tu voulais pas, que t'as pas fait exprès. Que finalement tu n'as pas envie de me forcer, tu n'as pas envie de me voir pleurer parce que justement, tu veux mon bonheur. Mais je sais. Je sais déjà que ça n'arrivera pas. Parce que ton pied écrase l'accélérateur et qu'aucune lueur de regrets ne vient briller dans tes iris. J'ai peur de toi, de ce que tu me veux, de ce que tu veux me faire. J'ai pas envie de mourir.

Et plus il essaye de me calmer en me touchant, plus je m'agite et moins je me calme. Ça gonfle dans ma poitrine, tous ces sentiments affreux, tous ces sentiments qui me font me sentir mal. La tête tourne et la vision se trouble. Une caresse de trop sur ma cuisse et je hurle si fort qu'il me gifle avec cette paluche qui fait deux fois la mienne. Ça m'assomme, je sens mon cœur remonter dans ma gorge et battre désagréablement, juste là. Tu me donnes envie de vomir. De vomir vraiment. Ça pète là, quelque part à l'intérieur et c'est le trou noir. Le vide. Je viens de tomber dans les pommes, mon corps et ma tête incapable de gérer le stresse que Frank provoque. Le front cogne sur la vitre passagère quand ma carcasse bascule vers l'avant. Il s'arrête alors en râlant, ne se rend toujours pas compte de la fuite que les balles ont provoquée et qui pourtant offre à Cathan une splendide piste à suivre. Le petit Poucet des temps modernes.

~~~~

Frank, il réinstalle le corps inerte, lui passe la ceinture de sécurité afin de ne pas blesser sa jolie poupée. Une mèche de cheveux est replacée, il la trouve belle lorsqu'elle dort, quand ses traits ne semblent plus inquiéter. Il ose la toucher, du bout des doigts en une caresse tendre qu'il offre à sa joue. Frank, il est amoureux, il ne se rend pas compte vraiment de ce qu'il fait, de la stupidité de cet acte. Il sait pas lui, il agit comme un gamin capricieux à qui on a refusé trop souvent le jouet qu'il admirait en secret depuis des semaines, des mois. Alors il veut. Il désire et il prend, c'est bien tout ce qu'on enseigne à nos enfants, pas vrai ? Que dans la vie il faut apprendre à se démerder, à se servir puisque personne ne semble vouloir nous offrir sur un plateau d'argent l'objet de nos désirs. Il extirpe un profond soupir, mélange de contrariété et soulagement. Il va enfin l'avoir, sa fin heureuse. Celle qu'on conte, celle dont tout le monde rêve. Plus personne ne viendra lui retirer celle qu'il aime maintenant.
Un bruissement le ramène à la réalité. Celle qui vient lui mordre l'encéphale et lui rappeler qu'elle n'était pas trop d'accord, quand même, Vanessa. Qu'il serait dommage qu'elle se mette à crier maintenant. Alors il remonte en bagnole, ouais, il passe la première et accélère. Ils sont bientôt arriver de toute manière, ou presque.
Le 4x4 s'enfonce dans un chemin de terre, grimpe une colline pour s'arrêter proche d'une baraque beaucoup trop grande pour un mec seul.

C'est qu'il a de l'argent Frank, à ne plus quoi savoir en foutre. On lui avait dit pourtant que ça attirait les jolies donzelles, mais c'est faux. Parce qu'il n'en a jamais attiré aucune et les seules qui acceptent son pèze sont les jolies putains de Salem.
Mais lui il veut une femme, une vraie. Une qui l'attendra le soir un sourire accroché aux lèvres, une qui se blottira dans ses bras et qui lui dira combien elle l'aime et combien il lui a manqué. Une qui lui préparera des bons petits plats et fera son café le matin. Une qui enfantera, qui lui offrira de jolis bambins. Il a tout prévu Frank, il a aménagé toutes les chambres, déjà, en attendant de trouver sa perle rare. A l'étage de cette grosse baraque quatre chambres et une salle de jeux. Deux sont faites pour des nouveaux-nés, une autre comme chambre pour les invités et la dernière, la plus spacieuse pour eux. Il a même fait aménager un large dressing dans lequel trône quelques jolies robes et quelques sous-vêtements qu'il a pris soin de choisir pour Vanessa.

Elle dort encore la belle quand il se gare, alors il la porte et un sentiment de fierté gonfle son poitrail. Il aurait toutefois préféré qu'elle soit réveillée, qu'elle puisse apprécier tous les efforts faits mais il s'en contentera, Frank. Il la dépose dans la chambre, sur le lit à baldaquin, dans les jolis draps qui sentent bon la lavande. Elle est joliment décorée dans les tons zen. Du blanc, du marron et quelques touches de vert. Des orchidées blanches sur la commode et un petit bonsaï sur la table de chevet. Mais il y a quelques détails qui peuvent échapper à première vue. Des petits verrous insignifiants mais qui pourtant bloquent chaque issue. La clé tourne dans la serrure, puis une autre. Elle est enfermée Vanessa. Elle ne peut plus s'échapper, elle est à lui.

~~~~

La bouche pâteuse je m'éveille sans souvenir jusqu'à ce que je cligne des yeux à plusieurs reprises pour découvrir une pièce - une chambre - que je ne connais pas. Et tout s'imbrique à une vitesse folle, la panique me dévore à nouveau quand je me redresse si vite que je retombe immédiatement, rebondissant sur le moelleux du matelas.
Je réitère, sans tomber cette fois. Mes jambes me portent aux fenêtres que je tente d'ouvrir mais rien. Rien ne vient. Elles sont bloquées. Je comprends tardivement que chacune possède une sécurité. Celle qu'on vient mettre aux vitres des enfants pour ne pas qu'ils puissent les ouvrir et tomber. Et je n'ai pas la clé. Je n'ai pas cette foutue clé. Je m'acharne et esquinte mes doigts sur le petit boîtier qui est bien trop résistant. Je fouille, cherche, partout, partout mais ne trouve rien. En dernier lieu je m'approche de la porte qui, sans surprise, est verrouillée. Prise au piège je tente le tout pour le tout. Balance les vases, cadres, lampes, tout ce qui traîne en réalité, dans les fenêtres en espérant que l'une d'elles finira par se briser. Mais c'est du double-vitrage, le genre qui ne pète pas en un claquement de doigts...
L'escalier grince sous le poids des pas de Frank, la pression monte en flèche quand je cherche une cachette. C'est derrière le rideau du dressing que je me planque avec mon arme de fortune : un bout de verre, débris récupéré du vase explosé.

Le cliquetis de la serrure m'indique qu'il est là, juste là, tout près. Ses pieds font grincer le parquet quand je plaque une main sur ma bouche pour m'empêcher de couiner. Je retiens ma respiration alors qu'il me cherche.

« Vanessa, chérie, tu veux jouer à cache-cache ? Hum... Si je te trouve, tu me promets d'être sage ? Bien sûr que tu seras sage parce que tu veux pas que j'te fasse de mal hein, pas vrai ? »


Je peux l'entendre s'accroupir et je devine qu'il cherche sous le lit. Les guibolles traînantes, il fait un tour d'horizon derrière les longs rideaux avant de s'intéresser au dressing.

« J'aimerai un garçon en premier, tu sais, j'ai toujours rêvé d'avoir un fils et je suis certain qu'il sera parfait. »

Je couine et je déchiffre son sourire à travers le fin rideau lorsqu'il passe dans un rayon de lumière. Il sait que je suis là. Il a entendu. Il arrive. Poussée par l'adrénaline je m'élance, balafre sa joue avant de prendre la poudre d'escampette. Je dévale les marches qui me dégueulent dans l'entrée, m'agite sur la poignée de l'épaisse porte. Je cogne, hurle pour qui voudra bien l'entendre. Frank, il gueule comme un porc qu'on vient d'égorger. Il est contrarié. Il s'est donné tellement de mal et c'est comme ça qu'on vient le remercier. Il tire une première fois et je quitte mon poste, tente de défoncer toutes les fenêtres qui passent à ma portée avant de me mettre à quatre pattes pour lui échapper me glissant derrière chaises et meubles.

Il va me buter. est la seule pensée qui me traverse et qui manque de me faire sombrer dans les méandres de mon inconscient.


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I had a way then losing it all on my own. I had a heart then but the queen has been overthrown. And I'm not sleeping now, the dark is too hard to beat and I'm not keeping up... The strength I need to push me.

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Lun 24 Juil - 0:17

La maison semblait encore plus grande et lumineuse de l’intérieur. Décorée avec gout, moderne, avec un mobilier simpliste et des couleurs neutres, le rez-de-chaussée comprenait un salon de près de cinquante mètre carré, une cuisine ouverte, et une série de pièces comprenant une bibliothèque, une salle de sport et un espace de travail. Tout était beau, harmonieux, extrêmement bien rangé. Pas un seul grain de poussière ne se trouvait en vue, tout sonnait… Faux. On aurait dit ces maisons en exposition dans les magasins de meubles. C’était trop parfait, trop propre, et bien trop impersonnel. Pas de photos sur les étagères, pas de documents sur les bureaux, pas de nourriture ou de paperasse dans les placards… Cette maison n’était pas un lieu de vie, c’était un décor.

Cathan évolua silencieusement dans la maison, arme à la main, longeant les murs à la recherche d’un signe de vie. Aucun bruit ne transparaissait, alors elle fouilla les pièces les unes après les autres. Une porte en particulier titilla sa curiosité, menant sur un escalier étroit s’enfonçant dans l’obscurité. Elle s’y engouffra, pensant trouver Vanessa et Frank dans la cave de la maison, mais c’est tout autre chose qui vint se présenter à ses yeux. Une grande pièce rectangulaire se trouvait en bas des marches, plongée dans le noir. Seule une ampoule rouge éclairait la salle qui semblait être un laboratoire de développement de films photo argentiques. Des cuvettes, des tables lumineuses, et des photos par centaines recouvraient les murs et pendaient de fils traversant la pièce. Des photos de femmes partageant toutes le physique similaire : grandes, plantureuses, brunes, jeunes et sexy. Des photos de femmes dans les rues, dans les bars, chez elles, puis dans cette maison… Elle comprit que Vanessa n’était pas la première. Cette dernière se trouvait d’ailleurs ici, sur plus d’une cinquantaine de photo recouvrant le mur du fond. Une espèce d’autel se trouvait au centre de la pièce, un meuble sur lequel reposait une dizaine de culottes en dentelle. La chasseuse ouvrit les deux uniques portes du placard et découvrit avec effarement plusieurs dossiers empilés où était accrochée sur chacun une mèche de cheveux soigneusement enroulée. Elle prit délicatement le premier dossier sur le dessus de la pile et feuilleta rapidement les pages qui le composaient. Il s’agissait d’un compte-rendu très certainement effectué par un détective privé, par un investigateur, rendant compte des moindres habitudes, faits et gestes d’une dénommée Jody Jones. Cathan compris alors qu’elle était la victime d’un grand malade se servant des gens de sa profession pour attraper ses victimes. Se contentait-il de les attraper ? D’en abuser ? Les séquestrait-il ? Étaient-elles toujours vivantes ? De nombreuses questions se bousculaient dans son esprit, mais elle se demandait surtout pourquoi il était passé à l’acte avant d’avoir eu son dossier. Ça ne semblait pas coller avec son mode opératoire. En regardant les autres dossiers, elle remarqua que les dates qui y figuraient se rapprochaient de plus en plus les unes des autres. Frank perdait visiblement patience, et avec, le contrôle de ses actes, ce qui l’avait amené aujourd’hui à faire l’erreur de sa vie.

T’es tombé sur la mauvaise privée, sale con.

La chasseuse rangea soigneusement les dossiers dans le meuble et s’assura de n’avoir laissé aucune trace d’elle derrière son passage. Alors qu’elle remontait les marches la menant vers la lumière du jour du rez-de-chaussée, des bruits de verre lui parvint à l’oreille. Elle se figea derrière la porte de la cave, plongée dans le noir, écoutant le bruit d’un pas lent, lourd, celui de Frank sans doute, passant dans le couloir se trouvant de l’autre côté du battant. Une fois le pas éloigné, elle ouvrit le plus discrètement possible la porte, priant pour qu’elle ne révèle pas sa présence en grinçant. La démarche pesante de Frank fit grincer l’escalier menant au premier étage, lui indiquant le chemin à suivre. Alors qu’elle posa le pied sur la première marche, la voix de ce dernier l’informa que la jeune humaine était toujours en vie.

« Vanessa, chérie, tu veux jouer à cache-cache ? Hum... Si je te trouve, tu me promets d'être sage ? Bien sûr que tu seras sage parce que tu veux pas que j'te fasse de mal hein, pas vrai ? »

A part l’étouffer avec ses bourrelets, elle ne voyait pas trop comment il pouvait arriver à lui faire du mal, mais bon, pourquoi pas. Une fois arrivée à l’étage, un long couloir lui faisait face dont plusieurs portes décoraient les murs de gauche et de droite. Son ouïe beaucoup plus fine que celles des humains repéra sans difficulté la porte menant à Frank, et sans doute à Vanessa.

« J'aimerai un garçon en premier, tu sais, j'ai toujours rêvé d'avoir un fils et je suis certain qu'il sera parfait. »

Ok, on se bouge.

Cathan sortie son arme et se dirigea d’un pas décidé vers la porte en bois au fond du couloir. Les hurlements qui suivirent lui firent accélérer le pas. Un coup de feu retentit au moment où elle se retrouva devant la porte visiblement fermée de l’intérieur. Plus le temps de prendre des pincettes, elle envoya un bon gros front kick des familles au niveau de la traverse intermédiaire, le chambranle explosa et la porte sauta de ses gonds qui cédèrent sous la pression de sa force brute. Frank eu un moment d’arrêt, interloqué par sa présence. Son cerveau était beaucoup trop lent, et c’était sans parler de son corps.

Elle rangea son arme – elle n’en avait pas besoin- et fonça sur lui sans lui laisser le temps de réagir, le frappant dans le ventre. C’était un coup de pied bas et frontal qui le toucha juste au-dessus de l’aine. Les gens s’étendaient trop sur ces coups, mais le truc n’était pas de frapper, c’était de lever le genou bien haut et de frapper. Frank recula sous la violence du coup pour s’écraser avec la grâce d’une baleine sur le lit. Incapable de se relever assez rapidement à cause de son surpoids, Cathan s’avança jusqu’à lui et lui arracha son arme des mains, la laissant tomber au sol. Puis elle le releva de force en lui attrapant le col de sa chemise de ses deux mains, attrapa son poignet et le tordis vers le haut. Il s’agenouilla dans la seconde. Cathan n’eut plus qu’à lui donner un coup de genou au visage, lui explosant le nez, provoquant une rivière de sang sur sa gueule de phoque. Il tourna de l’œil et s’écroula sur le parquet, assommé. Il n’aura fallu que d’une poignée de secondes à Cathan pour le maitriser. Décevant.

Un couinement attira son attention. La chasseuse se tourna vers la source du bruit et regarda Vanessa, prostrée sous une table, uniquement vêtue d’un ensemble de sous-vêtements en dentelle.

« C’est bon. Tu peux sortir. »

Cathan sortie son téléphone portable de la poche intérieur de son blouson en cuir et composa le numéro de son contact membre de la police de Salem. Elle délaissa complètement Vanessa durant les minutes qui suivirent, décrivant la situation à son interlocuteur. Le plus urgent pour le moment était de mettre les forces de l'ordre au courant de ce qui se passait ici afin qu'ils puissent prendre le relais, et pour elle de quitter cet endroit au plus vite. Une fois l’appel terminé, elle se tourna vers la rescapée et lui tendit son manteau.

« Me l’abîme pas, il est neuf. Il faut qu’on se tire. Ou tu peux rester si tu veux, la police est en route. Mais je ne suis jamais venue ici, d’accord ? »

J’ai assez d’emmerdes comme ça.

Et son petit doigt semblait lui dire que ce n’était que le début.

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Mer 23 Aoû - 1:04



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Frank, il n’aime pas les filles désobéissantes. Il n’aime pas courir non plus. Le jogging n’a jamais été l’une de ses plus grandes passions. Il suffit de le regarder pour comprendre, Frank, il n’a jamais dû toucher à une altère de sa vie. N’en a jamais compris l’utilité - sa condition physique lui important peu. Il pensait que l’argent ferait le travail. Après tout, elles tombent toutes pour le premier connard qui se ramène avec une jolie caisse. Il veut sa part du gâteau et il est gourmand, Frank. Ouais. Très gourmand. Il veut pas seulement la part, il le veut entier ce putain de gâteau. Alors qu’elle s’échappe ne lui fait pas vraiment plaisir, non. Elles font toutes ça au début. songe-t-il en secouant la tête de droite à gauche, un peu dépité. Elles sont farouches les filles de nos jours, ne se laissent pas attraper si facilement. Et la belle, Vanessa, avec ses boucles brunes qui tombent en cascade sur ses épaules et son odeur fruitée. Ah... Rien que d’y penser il a la trique, Frank. Il s’imagine déjà s’enfoncer dans ce petit bout de femme. Il les aime menu, taille de guêpe et le cul moulé mais pas trop. Ça lui donne l’impression d’être monté comme un cheval et il aime ça, Frank. Parce qu’il n’a pas que des envies tendres. Il sait comment on fait les bébés. Il s’en fout de devoir l’attacher sa jolie Vanessa, persuadé que la corde rouge lui ira à merveille. Persuadé qu’ainsi suspendu dans les airs, jambes écartés il pourra aller et venir à sa guise. Et elle aimera ça ou elle finira par aimer ça se rassure-t-il.

Elle se planque la chienne et ça l’énerve. Les poings se serrent, l’envie de la cogner pour lui faire passer l’envie de recommencer l’enivre. Les nasaux se dilatent et il la voit, juste là et ses pas écrasent la distance. Et trop concentré, trop plongé dans ses envies d’elle il ne prend pas garde à cette intruse. Celle qui s’est faufilée à l’intérieur de sa belle demeure pourtant parfaitement sécurisée et verrouillée. La porte tremble et s’arrache. Il ne comprend pas tout, Frank. Et il lui faut un temps infini pour reconnaître les traits de cette femme. Celle qu’il a grassement payé. Il s’en offusquerait presque qu’elle débarque sans prévenir. Si elle voulait un extra, elle n’avait qu’à demander. Il se serait fait un plaisir d’emplir sa jolie petite bouche de suceuse. Perdu à ses délires il ne voit pas le coup venir. Parce qu’il a pensé naïvement qu’elle rangeait son arme pour l’implorer de la baiser, sur un malentendu… Ça peut passer…
Et elle frappe la privée, elle cogne et il suffoque dans son gras. Et la douleur irradie dans ses membres, derrière la graisse, muscles et os tyrannisés. Elle a l’air contrarié et il ne comprend pas vraiment pourquoi, lui. Il ne saisit pas les nuances de ses délires. Cette fille, il l’aime et il aimerait le lui gueuler. Lui dire qu’elle se trompe qu’il fait ça par amour et qu’elle ne devrait pas s’en mêler parce que Vanessa finira par l’aimer, ouais. Elle l’aimera. Et il y a le goût du fer dans le fond de sa gorge. La respiration se dérègle, il tousse et crache et il a mal, Frank. Si mal qu’il s’effondre rejoignant ses songes. Là où toutes ses envies malsaines peuvent vivre sans emmerder le monde.

~~~~

Et la peur panique qui défonce le poitrail. Ce palpitant qui cogne, cogne et cogne. Il parait que l’on peut voir sa vie défiler juste avant sa mort. Je confirme. C’est vrai. Le film pourri de mon existence remonte à vitesse grand V alors que je reste planquée. Je sais qu’il me voit ou qu’il me verra, ce n’est qu’une question de secondes. Oui. Je le sais. Et je couine et je pleure toutes les larmes de mon corps. Je suffoque, peine à aligner deux pensées cohérentes alors que les images défilent. Il va me tuer, il va me tuer et personne ne saura jamais où je suis. Il va me tuer et c’est triste, vraiment triste. Je ne veux pas mourir. Personne ne m’a demandé mon avis. Pensées dépourvues de cohérence parce que de toute évidence, de mon avis, il s’en fout comme de l’an 40, Frank. Et les regrets percutent l’encéphale avec violence, tout ce qui n’a pas été fait, vécu. Tout ce que j’aurai aimé voir. Je voulais voyager, voir du pays, galoper sur les longues plages, boire à m’en rendre malade, danser à m’en faire mal aux jambes. Je voulais prendre le temps de voir le dernier film à l’affiche au cinéma, retrouver Jake et me lover dans ses bras juste parce que j’aime ça. Je voulais essayer le surf, sauter en parachute juste pour connaître la sensation que ça procure ; nager avec les dauphins parce que c’est un rêve de gosse. Je voulais plein de choses, ouais. Sans jamais avoir le temps, l’occasion l’argent. Et ma vie me parait si courte et si ridicule là, tout de suite. Je suis jeune, je n’ai pas encore eu le temps de découvrir toutes ces choses. Je ne veux pas mourir maintenant, pas maintenant…
L’envie en supplique. Et je me sens terriblement seule, prise au piège comme un animal enfermé dans sa petite cage attendant sagement qu’on vienne lui donner de l’eau, de la nourriture, la mort.
Mais le bois craque et tout se fracasse. Une masse sombre qui s’agite, le bruit de la chair qui claque et qui éclate. Recroquevillée sur moi-même, là, dans ma cachette de fortune. Les paumes se vissent aux oreilles pour ne pas entendre les couinements et les grincements. Les yeux sont fermés très fort, comme si j’allais me réveiller, comme si tout ça n’était qu’un horrible cauchemar duquel je n’arrive pas à m’éveiller. Et je ne sais pas combien de temps cela dure puisque tout me parait horriblement long et lent. Puis tout semble se calmer, le sol ne vibre plus sous mes jambes alors j’ouvre un œil, puis deux. Couine sans m’en rendre compte en percutant que Frank est étalé, neutralisé. Et il y a cette silhouette qui s’approche et sa voix qui berce.

Des petits mots balancés sans aucune délicatesse pourtant. Parce qu’elle empoigne déjà son téléphone alors que je me déplie lentement. La scène chaotique me fait ouvrir la bouche et écarquiller les yeux. Le sang qui dégueule de son gros nez et la porte arrachée à ses gonds. Et tu as fait ça… Toute seule ? Je regarde à droite et à gauche, cherchant le renfort et rien, juste rien. Distraitement la conversation me parvient en morceau que je n’arrive pas vraiment à analyser encore sous le choc de cette nuit terrible et de ce Frank horripilant. Et démunie, je reste plantée au milieu de la pièce, ramenant un bras contre ma poitrine les yeux voguant partout autour. Je ne remarque que tardivement le manteau tendu et les consignes offertes. J’opine du chef et l’enfile en prenant garde en le mettant.

« Je… »

Les premiers mots butent à la barrière des lèvres tremblantes. Et les sanglots m’étranglent quand je semble réaliser à quoi je viens d’échapper. Incapable d’articuler quoi que ce soit, pleurant comme une gamine perdue dans un supermarché qui vient d’être retrouvée par l’hôtesse d’accueil. Sauf qu’ici, il n’y a pas de parents à appeler pour qu’on vienne me chercher. Les yeux se plissent à travers le voile humide. Son visage à elle qui me revient, que je connais ou que je semble connaître mais que je suis incapable de situer. Et j’arrive pourtant à articuler que « Je… veux… rentrer. Rentrer chez moi. S’il… Vous… Vous plait. »
Et dans le bruit de mes pleurs, Frank revient à lui. Il roule et récupère son arme dans un geste plus rapide qu’on ne le croirait capable.
Et il tire, Frank, comme ça, sans trop savoir où ni comment. Il tire et la balle effleure l’épaule de la sauveuse avant de prendre une nouvelle rouste bien méritée. Et elle saigne. La chair arrachée par la balle et le carmin qui dégouline le long de son bras.
Je me précipite, mécaniquement.

« Oh non. Oh non. Oh mon dieu. Oh non. »


Je dois devenir pâle, si pâle qu’on pourrait me confondre avec le mur blanc dans mon dos.

« Chez moi... Chez moi j’ai des pansements » ajoute-je maladroitement.

Comme si un pansement hello kitty pouvait changer quelque chose…



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I had a way then losing it all on my own. I had a heart then but the queen has been overthrown. And I'm not sleeping now, the dark is too hard to beat and I'm not keeping up... The strength I need to push me.

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MessageSujet: Re: Informing The Target [Vanessa Atkins] Lun 18 Sep - 13:08

Vanessa craqua. Difficile de lui en vouloir, elle venait de vivre quelque chose d’absolument terrifiant et de répugnant. Cathan s’était habituée aux pleurs de jeunes femmes vulnérables, que cela soit par le biais de ses amies ou de ses clientes faisant face aux preuves d’une infidélité tant redoutée. Et elles pleuraient, pleuraient, en s’époumonant que ce n’était pas possible, que ça ne ressemblait pas à leurs époux, qu’elle avait dû se tromper quelque part dans ses recherches… Les plus braves s’en prenaient aux bibelots qui décoraient son cabinet en les jetant au sol ou sur les murs, comme si casser quelque chose pouvait rendre la réalité plus supportable. Puis il y avait celles et ceux qui pétaient littéralement un câble et qui s’en prenaient au détective, source de tous leurs malheurs. Elle avait donc appris à consoler des têtes et à péter des culs. Un métier polyvalent que celui de privé. Elle s’approcha donc de la jeune humaine qui, après avoir enfilé son manteau en cuir, se mis à pleurer à chaudes larmes. Ce n’était pas de la tristesse, ou des larmes de colère… C’était le soulagement sous sa forme la plus pure. Toute l’angoisse que Vanessa avait dû accumuler depuis l’arrivée de Franck au parking sortie d’un coup, faisant trembler tout son corps et déclenchant une marée de sanglots l’amenant au bord de l’hyperventilation. La pauvre essayait de parler mais les mots s’étranglaient tant ses pleurs étaient incontrôlables. S’avançant jusqu’à elle, son corps faisant barrière entre le corps inconscient du gros lard et celui de sa victime, Cathan pris maladroitement la danseuse dans ses bras en lui tapotant le sommet du crâne d’une main et en lui mouchant le nez de l’autre.

« Ca va aller, respire », lui dit-elle tout en essuyant la morve sur son jean. « J’ai compris, je te ramène chez toi. »

Mais comment allait-elle la ramener au juste ? Elle n’avait pas de voiture, Vanessa non plus, et il était clair que cette dernière ne serait pas en état de marcher deux heures à travers la forêt pour retrouver son tacot. Attendre la police pour se faire déposer ? Hors de question, elle ne voulait pas finir dans une cellule sous les ordres de cet enculé de Moreno. Entre son esprit qui tournait à mille à l’heure et les sanglots de Vanessa, la chasseuse ne fit pas attention aux bruits de Franck reprenant conscience et dégainant son arme. Elle entendit le tir, et surtout elle senti la balle fendre la chaire de son épaule droite. Un rapide coup d’œil lui indiqua qu’il s’agissait d’une blessure superficielle. En une fraction de seconde, son cerveau s’éteignit pour ne faire place qu’aux réflexes de combattante. Elle poussa sa protégée au sol sans ménagement et se retourna pour faire face à un Franck allongé au sol, le visage déformé par la haine et la rage, son arme pointée droit sur elle. Cathan s’avança dans sa direction en faisant bien attention à rester entre lui et Vanessa. L’arme entre ses doigts patauds tremblait, et lorsqu’il tira une nouvelle fois, la balle siffla à travers la pièce pour se planter dans le mur. Lorsqu’elle arriva à son niveau, Franck tira une seconde et dernière fois, la balle venant transpercer sa cuisse. Grognant sous le coup de la douleur, Cathan lui arracha l’arme des mains et tordit le métal devant les yeux affolés de son ancien client. L’arme ne ressemblait plus à un pistolet, la chasseuse avait plié le canon comme s’il s’agissait un vulgaire morceau de chewing gum. Elle se laissa glisser à califourchon sur la bedaine de Francky –un siège plutôt confortable- et sa main gauche vint s’enrouler autour de son cou, le clouant au sol tout en lui laissant suffisamment d’air pour pouvoir respirer. Et pour pouvoir parler aussi, visiblement.

« Vous ne comprenez pas, balbutia-t-il. Elle m’aime, j’le sais, j’le SAIS ! Vanessa chérie, dis-lui… » Ses yeux se mirent à chercher sa belle mais cette dernière était restée au fond de la pièce. Ses globes oculaires étaient si gros, si énormes sous l’effet de la panique qu’on aurait presque pu croire qu’ils allaient se barrer de leur cavité. Ses yeux globuleux vinrent se poser à nouveau sur  Cathan, où elle put y découvrir toute l’étendue de la folie de ce gros pépère. Si son discours l’avait déjà convaincue du fait qu’il était complètement malade, son expression sûr de lui et la sincérité qu’elle lisait sur ses traits firent en sorte de le garder en vie. Inutile de butter une personne malade. Il croyait vraiment aux conneries qu’il débitait. Sa place n’était pas dans un cimetière ou dans une prison… il fallait qu’il soit pris en charge par le service psychiatrique de Salem, et vite.

« Elle vous le dira jamais parce qu’elle est timide ma Vanessa… Mais moi je vous l’dis… J’vous le dis elle est folle de moi, j’le sais… ».

Le hoquet de terreur qu’elle entendit dans son dos la ramena à elle. Fascinée qu’un homme puisse être autant déconnecté de la réalité, elle n’avait pas pensé une seule seconde aux effets que pourraient avoir de tel déclarations auprès de la personne qu’elle venait de sauver. Enfin sauver, elle l’avait tout de même condamné inconsciemment dans un premier temps. Alors que Franck continuait de clamer sa vision complètement déformée du monde et surtout des sentiments de Vanessa, la chasseuse serra l’arme bretzel dans sa main et le frappa au niveau de la tempe. Au dodo Mobydick.

Cathan resta ainsi une poignée de seconde, assise sur le gros Franck, sa jambe irradiant de douleur. Elle regardait son sang gouter sur le sol en soupirant, pensant déjà aux flics se présentant devant sa porte. Avec un peu de chance, cette affaire ne tomberait pas entre les mains du shérif de Salem. Il avait suffisamment à faire à cacher les traces criminelles des vampires de la ville. L’adrénaline en pleine chute libre, la perte de sang engourdissant ses sens, la fatigue pris finalement le dessus. C’est une Cathan claudicante et toute rouillée qui se redressa vers Vanessa, les traits tirés et les muscles de sa mâchoire contractées par la douleur.

« Oh non. Oh non. Oh mon dieu. Oh non. »

La jeune femme se précipita vers elle et observa ses blessures d’un œil à la fois curieux, inquiet et dégoûté. Toute couleur déserta son visage pour ne laisser qu’une peau aussi blanche que la neige.

« Ne vomis pas. S’il te plait. » Elle qui était déjà à moitié couverte de sang, elle ne voulait pas avoir en plus du vomis sur ses vêtements.

« Chez moi... Chez moi j’ai des pansements » lui répondit Vanessa, ignorant sa remarque destinée à détendre un peu l’ambiance. Il est clair que je n'vais pas pouvoir aller bien loin à pied. Se mordillant les lèvres, plongée en pleine réflexion, Cathan mis quelques minutes à répondre.

« Va chercher tes fringues, moi j’immobilise le gros. Attend moi en bas, j’arrive. »

Des indications claires, nettes, précises, concises. Il ne fallait plus s’attarder ici. Se retournant vers le gros plein de soupe, elle se baissa de manière à pouvoir déchirer un pan de la chemise de Franck, puis elle le poussa de manière à le retourner sur le ventre en grimaçant sous le coup de l’effort. Putain, t’es gros enculé, souffla-t-elle en grognant de douleur. Une fois la crêpe retournée, elle noua ses mains avec le morceau de tissu déchiré, et réitéra l’action afin de pouvoir immobiliser ses jambes en reliant ses chevilles. Au vu de son poids, s’il reprenait conscience avant l’arrivée de la police, il n’arriverait pas à se redresser pour leur échapper. Une bonne chose de faite.

[…]

Après avoir galéré à descendre les escaliers avec une seule jambe valide, Cathan réussit enfin à rejoindre Vanessa devant la porte d’entrée. Elle lui fit signe de la suivre et toutes deux se dirigèrent vers l’énorme voiture de Franck. Bien décidée à se barrer d’ici, la chasseuse utilisa pleinement ses réserves d’énergies pour démarrer cette foutue caisse. Elle s’apprêtait à donner un coup de coude afin de péter la vitre passager lorsque la voiture se déverrouilla, ses phares s’allumant durant quelques secondes avant de s’éteindre. De l’autre côté de la caisse, Vanessa lui souria d’un air innocent et un peu gêné, clés en mains. Déformation professionnelle, pensa-t-elle en lui rendant son sourire. Faut vraiment qu’j’arrête de bourriner comme ça.

« Tu te sens en état de conduire ? »

Si son visage avait repris quelques couleurs, elle ne savait pas si l’humaine se sentait ou non de prendre le volant jusqu’à sa maison. La terreur était une émotion particulièrement épuisante, elle laissait souvent ses victimes vides de toute énergie. Pour Cathan se n’était pas les émotions qui la rendait de plus en plus exsangue, elle se vidait lentement mais surement de son sang, et elle n’avait franchement pas envie d’utiliser sa jambe blessée. En étant passager, elle pourrait profiter du temps du trajet pour panser au minima ses égratignures.

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Informing The Target [Vanessa Atkins]

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