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Coefficient bêta [Mary]

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Sorcier de l'Énergie

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MessageSujet: Coefficient bêta [Mary] Ven 9 Juin - 14:35

« REVIENS ICI TOUT DE SUITE ! »

Cria-t-il en courant après le chat blanc qui tapait un sprint redoutable à travers les étagères encombrant le grenier de la bibliothèque. Daniel, lui, flippait surtout que l’animal passe par la fenêtre. L’attrapant au vol avant que le félin ne fasse une connerie fatale, l’ancien trader poussa un soupir de soulagement avant de lui faire un câlin en frottant son nez contre le sommet de son crâne soyeux, lui tirant des ronronnements de contentement – au chat, pas à Daniel, suivez un peu. Le problème était que s’il continuait à lui faire des câlins à chaque fois qu’il essayait de faire une bêtise, le chat n’allait plus rien comprendre, mais le sorcier ne pouvait pas s’en empêcher. Oui, un des anciens traders les plus puissants de la planète avait un doudou. Ce chat. Le sorcier était à peu près sûr qu’il allait finir par l’adopter pour de bon. Il l’avait resurnommé Thimothy, parce qu’il adorerait lui faire des câlins comme ça quand il était ronchon. S’il faisait pareil avec sa version humaine, peut-être que ce dernier serait tellement surpris qu’il renoncerait à l’envoyer en taule. À ce stade, il l’enverrai sans doute directement consulter.

Reposant le chat qu’il vit disparaître de la pièce – il le verrai quelques instants plus tard disparaître dans la rue d’à côté, Daniel épousseta rapide la manche de son veston et sortit de la pièce pour descendre dans les étages inférieurs. Il avait remis aux placards ses costumes sur-mesure très couteux, peu appropriés dans une bibliothèque, mais il avait tout de même gardé des habitudes vestimentaires. Chemise, veston, parfois une cravate, comme ce jour-là. Classe sans paraître totalement à côté de la plaque. Il tenait à sa discrétion. Le sorcier fit un bref salut de la main à une de ses collègues, une petite brune rigolote avec quelques rondeurs qu’il trouvait plutôt mignonne – en tout bien tout honneur, bien sûr. Elle était très loin des rapaces de Wall Street, et se sentirait sans doute très mal dans ce genre d’environnement. Tout le monde n’était pas fait pour flouer, trahir et agir de façon mesquine dès qu’il en aurait l’occasion. Inutile d’expliciter à quelle catégorie Daniel appartenait.

S’asseyant à son bureau, le sorcier s’appliqua à trier la documentation et à remettre à jours leurs archives. Leur site internet avait clairement besoin d’être actualisées ; le passage au numérique avait dû se faire au prix de quelques difficultés. L’ancien trader s’attelait volontiers à cette tâche depuis qu’il était arrivé ici. Cela avait d’ailleurs été un de ses premiers arguments d’embauche. Ça, ainsi que les quelques services rendus à un politique visiblement un peu pourri de la ville. Pas pour autant, néanmoins, qu’on pouvait le considérer comme un incompétent.

Relevant légèrement la tête de ses papiers, son regard se posa sur une jeune femme qui avait l’air d’inspecter les différents rayons du rez-de-chaussée de la bibliothèque. Mais qu’est-ce. Que c’est. Que ce bordel ? Il n’était vraiment pas un adepte des grossièretés, fussent-elles mentales. Mais là, il n’avait jamais vu ça de sa vie. Non, Daniel Andrews n’était pas en train d’avoir un coup de foudre. Il se demandait juste pourquoi diable cette femme – qu’il voyait d’ailleurs pour la première fois – avait une aura de la puissance d’une bombe H. Le sorcier ne laissa rien paraître de son trouble intérieur. Il était passé maitre dans l’art d’afficher constamment sur son visage une expression tranquille et souriante, comme si tout allait absolument bien, et que rien n’avait l’air de méchamment dérailler. Et c’était une chance. Parce qu’elle se dirigeait vers lui. Son sourire s’agrandissant en une expression serviable, il se redressa contre son dossier en la regardant.

« Que puis-je faire pour vous mademoiselle ? »

Comme pour n’importe quel usager de la bibliothèque. Ce qui ne l’empêchait pas de savoir qu’il venait de tomber sur un sacré os. Il avait toujours eu la sensation que quelque chose clochait sacrément à Salem, et il avait l’intuition qu’il venait de tomber sur l’une des raisons de ce dérèglement général. En attendant, la meilleure chose à faire était de donner l’impression – même s’il se doutait que cela ne marcherait pas très bien – qu’il ne se rendait compte de rien d’anormal, et d’un point de vue extérieur, il y arrivait tout à fait. Si c’était effectivement une sorcière aussi puissante, elle aurait sans doute les moyens de le repérer en tant que sorcier. Étrangement, il n’avait pas réellement peur. Il avait comme la sensation que les choses allaient vite devenir très intéressantes.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Coefficient bêta [Mary] Mer 21 Juin - 16:00

Coefficient bêta

La différence entre le possible et l'impossible se trouve dans la Détermination.


Elle parle beaucoup ma nouvelle assistante. Elle jappe des choses inintéressantes tout en pressant le pas derrière les miens trop rapides. Parce que je n’ai pas le temps, pas l’envie. Ni d’écouter tes plaintes concernant les autres, ni même de savoir comment tu le vis. Je m’en fous à un point que tu ne sembles pas imaginer.
Clarisse, elle continue ses blablas sans intérêt dans un débit qui lui fait frôler l’apoplexie. Elle ose, l’insolente, pénétrer dans mon bureau à ma suite sans y avoir été invité. Les dossiers claquent sur le bois noble de mon bureau et elle sursaute.

« Cla… Claire, Clarence…
-Clarisse madame Williams.
-Peu importe. Est-ce que tu crois que les bruits de couloirs m’intéressent ? Est-ce que tu penses que je te paye pour t’écouter déblatérer des conneries dont je me fous éperdument ? »

Elle s’empourpre, se met à bégayer des excuses qui ne trouvent aucune grâce à mes yeux.

« Bien. Maintenant, tente de te rendre utile. Apporte-moi le dossier 7bis-Damont et un café long. Sans sucre.
-Et avec ceci madame Williams ?
-Tu te crois à la boucherie, Claire ? »

Et mon regard la dissèque, l’imagine avec cette jolie teinte violacée qui zèbrerait son visage trop fin et trop pâle. Elle n’ose pas dire que le prénom n’est pas le bon, elle préfère regarder le bout de ses pompes et ne rien ajouter de plus.
Je m’enfonce dans mon fauteuil, m’y balance en jouant avec l’un de mes crayons. L’ennui prend place sur mes épaules comme un trop lourd fardeau. C’est embêtant, terriblement gênant. Alors, comme à chaque fois, c’est à Lui que je téléphone. A ce juge qui aura caressé l’espoir d’un jour partagé ma vie. Il s’enquiert des nouvelles de Némésis. Un prénom qui vient heurter quelque chose dans le fin fond de mes entrailles, une étincelle, une flamme qui meurt la seconde d’après. Alors je mens. Obtiens un déjeuner. Parce que tu es le mieux placé pour savoir combien j’aime faire le Mal avec toi à mes côtés. Et soudain ma journée m’apparait moins terrible que ce que j’avais pu me l’imaginer.



Un déjeuner tout en courtoisie, entre sourires polis et œillades discrètes. Comme deux morceaux d’un même ensemble. On s’attire autant qu’on se déchire pour baiser vulgairement dans les lambeaux d’un Nous éphémère. Un Nous qui n’héritera ni d’une heure, ni d’une croix sur un calendrier.
Et les affaires reprennent, entre deux bouchées de crème glacée.

« Tu devrais faire un tour à la bibliothèque de la ville il y a ce Andrews. Je pense qu’il pourrait nous être utile, plus tard. C’est Anton qui l’a aperçu ouvrir la boutique un bon matin. Ce Andrews comme il se fait appeler ici, n’est autre qu’un ancien trader. Je sais que l’argent est une notion abstraite pour toi Mary mais tu sais qu’on a besoin de têtes solides pour pouvoir exécuter des plans sordides. Des plans qui te plaisent me semble-t-il. J’ai une audience, le temps qui vous était imparti est écoulé mademoiselle Williams, vous m’en voyez désolé. »

Il quitte sa serviette, embrasse mon front avec une certaine affection en profite pour glisser quelques murmures. Une invitation, une soirée, une nuit. Je le regarde d’un air détaché, le congédie recouvrant ce vouvoiement qui nous fait basculer du privé au professionnel. Même si parfois, ça s’emmêle.

Il ne suffira que d’un SMS envoyé à l’assistante pour qu’elle se débrouille et reporte mes derniers rendez-vous. C’est à ça que tu me sers. Tu dois être celle qui doit rendre l’impossible, possible. Peu importe la manière dont tu t’y prends.
Robe cintrée et talons de marques prestigieuses à mes pieds, je passe la porte de la librairie. Un regard circulaire me laisse apprécier l’ambiance de cet endroit que je ne fréquente que très peu. Je préfère de loin celle planquée dans un sous-sol, gardienne des petits trésors de magie. Je fais mine de m’intéresser à quelques rayons alors que je ne cherche qu’un certain Andrews dont la tête s’était affichée en pièce jointe dans l’un de mes mails.

Et il est là, sagement assis derrière son bureau trop petit pour toutes les choses qu’il doit supporter. C’est presque du gâchis de perdre son temps à trier et ranger quand on sait que les chiffres n’ont aucun secret pour toi. Son accoutrement me fait étirer un sourire. Difficile d’oublier qui on est vraiment, pas vrai ? C’est comme une seconde nature, une seconde peau et les vêtements en font irrémédiablement partie. Ce n’est pas parce que tu as choisi du coton bon marché que cela fera de toi un parfait petit citoyen sans grande ambition.  

« Bonjour. » ajoute-je comme pour lui faire remarquer son imprudente impolitesse.

« Beaucoup de choses, j’espère. Mais commençons par Jérôme Kerviel l’engrenage, s’il vous plait. »

Et ma bouche s’étire de politesse et d’angélisme. Alors selon toi, coïncidence ? Trouves-tu cela déstabilisant que quelqu’un vienne te demander un livre que tu aurais toi-même pu écrire ?
Il y a cette aura, qui scintille autour de sa chemise trop lisse. Et cela pique ma curiosité. Que vient faire un sorcier comme toi à Salem ? J’ai eu mon quota d’imbéciles pensant pouvoir nous rayer, les miens et moi, de la surface de la terre…
Il parcourt les allées, Andrews. Il sillonne entre les étagères comme s’il connaissait déjà l’emplacement exact. Ma main se tend et récupère le précieux demandé.

« Quelle rapidité d’exécution. Je vous remercie. Vous me seriez bien utile pour apprendre cela à mon assistante étourdie. »

La paume s’avance, l’invite.

« Consule Mary Williams, enchantée. »

Et sa menotte ainsi récupérée, je peux sentir son énergie réchauffer mes doigts quand lui doit sentir mon aura l’écraser, l’étouffer.

« Qu’est-ce qui vous amène à Salem monsieur .. ? »



_________________

It's getting close. I lose control. It's taking over. It's getting close.
I'm slipping into the deep end. I'm in over my head I can't catch my breath. I'm slipping into the deep end. Darkness is sinking me Commanding my soul. I am under the surface where the blackness burns beneath.

I am a wicked.



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MessageSujet: Re: Coefficient bêta [Mary] Dim 2 Juil - 23:34

Jérome Kerviel. L’histoire d’un type écrasé par une banque multinationale, utilisé comme petit cailloux sensé cacher une montagne. Une montagne si grande qu’un petit oiseau aurait besoin d’un siècle pour arriver à son sommet et encore un autre pour redescendre. Évidemment, la référence n’était pas innocente, du moins elle était loin d’apparaître comme telle. Juste suffisamment subtile pour que personne d’autre autour de lui ne tilt, mais à ses oreilles cela sonnait comme si elle avait pris un mégaphone avant d’hurler : « Je sais absolument tout. ». Quoique justement il restait à déterminer ce qu’elle savait réellement. De ce qu’il savait, il n’avait, du moins pour l’instant, aucun mandat d’arrêt contre lui, quoiqu’il ne fût pas dupe sur le fait que s’il était resté à New York, cela n’aurait su tarder. Et que Thimothy Wallace avait bien l’intention de ne pas le lâcher. Néanmoins, il ne laissa rien transparaître de ses pensées. Le bibliothécaire lui rendit son sourire tout aussi angélique et poli avant de se lever et de faire un signe de tête approbateur.
 
« Mais bien évidemment. Si vous voulez bien me suivre mademoiselle. »
 
Se levant agilement, le sorcier se mit à arpenter les couloirs de la bibliothèque en essayant de conserver la tête froide. C’était clairement bizarre, et elle avait l’air d’attendre de lui quelque chose en rapport avec son ancienne profession. Comment avait-elle eu l’info ? Il avait soigneusement évité de parler de ses anciennes expériences professionnelles dans ses papiers officiels, le service rendu par le politique véreux en question ayant aidé à rester discret à ce niveau là. À son avis, cela signifiait que cette femme, malgré son jeune âge apparent, avait un poste bien gradé. Arrivé au bon rayon, le sorcier jeta un regard rapide sur les rayons puis étira un fin sourire lorsque son regard se trouva sur le bon livre. Se hissant légèrement sur la pointe des pieds pour l’atteindre, Daniel le saisit puis se retourna pour le confier à la sorcière à l’aura peu commune avec cet éternel sourire collé aux lèvres, qui s’étirèrent un peu plus quand elle lui parla de son assistante. L’opération totale entre le moment où il avait quitté son bureau et celui où il lui avait tendu l’ouvrage demandé n’avait en effet duré qu’à peine deux minutes.
 
« Je vous en prie. Si cela peut vous aider, je le ferais avec plaisir. Si vous l’acceptez, je peux également vous conseiller les livres de Jordan Belfort si vous vous intéressez à l’impitoyable monde de la finance, notamment Le Loup de Wall Street. Kerviel a été sacrifié par la banque l’employant pour éviter d’être elle-même incriminée, alors que Belfort est, disons… tombé sur un limier très coriace. Entre autre.»
 
Termina-t-il de façon toute aussi polie, un peu comme une hôtesse de l’air, proposant sans rien imposer. Néanmoins, derrière ce ton badin se cachait quelque chose entre l’aveu et la rectification. Kerviel s’était fait ravager. Belfort, lui, s’était laissé consumer par son instinct de compétition dévorant, tout comme d’autres trader et… tout comme lui, au final. Parce que c’était bien de ça dont on parlait, d’un instinct de compétition à faire peur Lance Armstrong. Grand sourire aux lèvres, Daniel avança sa main pour récupérer celle de la jeune femme en face de lui.
 
« Tout l’honneur est pour moi mademoiselle la consule. »
 
Il sentait son aura traverser son corps comme de l’électricité le long de fils optiques. C’était parfaitement incroyable, improbable. Pourtant, il faisait comme si de rien n’était. Il ne broncha pas non plus quand elle l’invita à décliner son nom. Oh, je suis certain que vous savez parfaitement à qui vous parlez, et que vous avez largement eu le loisir d’éplucher mon dossier d’une façon ou d’une autre. En tout cas, vous savez au moins ça. 
 
« Daniel Andrews. Il faut voir ma présence dans votre jolie ville comme une sorte d’année sabbatique. Je dois dire que Salem est… assez unique en son genre. Et sans vouloir être obséquieux, très bien gérée. »
 
Dieu ce que cette zone grise pouvait s’avérer utile. Et vous n’y êtes absolument pas étrangère, n’est-ce pas ? Pour le moment, il ne tenait absolument pas à faire de premier pas : dans ce genre de situation c’était parfaitement stérile. Elle venait clairement avec quelque chose d’autre en tête.
 
« Pourrais-je vous être utile d’une autre façon Mademoiselle Williams ? »
 
Là encore, son sourire courtois et charmant cachait une seconde lecture à sa question. De toute évidence, elle avait une idée en tête. Alors qu’elle l’expose. Cela promettait d’être intéressant.

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