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It's time to face the Demon | feat. Jake

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Inferis, sorcière originelle

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MessageSujet: It's time to face the Demon | feat. Jake Sam 3 Juin - 20:30



▬  Abigaïl feat. Jake
I've battled demons that won't let me sleep. Called to the sea but she abandoned me. But I won't never give up. No, I won't never give up. And I won't let you get me down. I'll keep gettin' up when I hit the ground. I won't let you get me down.

Les journées se suivaient et certaines se ressemblaient beaucoup. Entraînements avec Jake. Le travail. Les patients. Les courses. La maison. Eva. Et parfois les entraînements avec le Lux Aeterna. Ces derniers m’aidaient à retrouver mes capacités, à maîtriser le peu de magie qui me restait. C’était un changement énorme pour moi. Frustrant. Déstabilisant. Mais je n’y pensais pas. J’exécutais ce qu’on me disait de faire, ce qu’on me conseillait. J’écoutais les conseils de Jake. Donnait des coups. En prenait. Mon quotidien était rythmé. Éloignant parfois la peur de retrouver les miens. Ma famille. Pas celle que j’avais choisie. Celle qui m’avait été imposée. Mary, Nathaniel, Sarah, Samuel. Mes frères et sœurs. A la demande du Lux Aeterna, je n’avais pas cherché à entrer en contact avec eux, ni avec Samuel qui était pourtant mon plus proche allié. Selon les membres du Lux’, mes frères et sœurs devaient certainement être au courant de ma perte de pouvoirs, et de bien plus aussi. J’étais donc en danger. Eva également. Comme tous ceux qui m’aimaient et me protégeaient. Et c’était difficile, douloureux même, de me dire d’autres pouvaient être en danger à cause de moi, de mes choix, de mes actes.

Les choses auraient certainement été bien plus faciles si j’avais été celle qu’on attendait que je sois. Cruelle. Dangereuse. Digne fille du Diable. Puissante et maléfique. Mais j’étais tout sauf ça et j’avais trop souvent fait des choix que je payais maintenant. Comme tous ceux qui m’aimaient et me protégeaient. Comment aurais-je pu ? Il me suffisait d’observer, au matin, Jake qui taquinait Eva au petit-déjeuner. Même si notre vie n’était pas parfaite, elle était agréable. J’aimais ma vie. Malgré les restrictions et les complications. J’aimais ma fille. J’aimais Jake. Même si ces derniers temps les tensions pouvaient se montrer un peu plus présentes. Faute à cette pression sur nos épaules. À cette peur aussi certainement, de voir le mal arriver.

Ma matinée de repos était arrivée. Repos au travail en tout cas. J’en profitais donc pour rejoindre le temple du Lux Aeterna. Selon leurs dernières recherches, nous étions proches de trouver l’emplacement où mes pouvoirs avaient été dissimulés par mon Créateur. J’étais arrivée au temple, une boule au ventre, comme bien souvent. Je ne parvenais pas à m’habituer à cet endroit. Trop grand. Trop ancien. Trop étouffant. Hommes et femmes portaient sur moi un regard étrange. Ici, tous savaient qui j’étais. ‘Mademoiselle Clarke, Mère de l'Énergie et de l'équilibre’. À mes yeux, je n’étais plus grand-chose. Une simple Sorcière. J’étais l’Inféris déchue. Reniée par son Créateur, faute d’avoir su être démoniaque. Certains me regardaient, un voile de pitié dans les yeux. D’autres avec de la compassion, de la joie, de l’admiration. Certains baissaient les yeux en ma présence, visiblement intimidés. Si au début, j’avais demandé à tous de me traiter comme leur égale, j’avais fini par abandonner l’idée, les laissant me traiter comme bon leur semblait. Ainsi, Leah, l’une de mes protectrices attitrées, n’avait jamais réussi à me tutoyer.

«- Mademoiselle Clarke, soyez la bienvenue. Nous vous attendions. Tout est prêt.
- Bonjour Leah. J’espère qu’aujourd’hui sera la bonne ! » dis-je la voix nouée.

La voix de Leah était d’une douceur particulière, tout comme sa beauté naturelle. Vêtue, comme toujours, de la robe traditionnelle du Lux Aeterna, la jeune femme me guida jusqu’aux anciens qui, comme toujours, m’accueillir avec le sourire et leur solennité.

« - Très bien, expliquez-moi ce que nous allons faire aujourd’hui.
- Comme vous pouvez le constater, commença l’Archimage, nous avons tracé un cercle particulier sur le sol. Nous vous demanderons de vous y allonger. Nous avons également décidé d’utiliser le médaillon de votre mère, pour canaliser vos souvenirs, votre marque. Nous allons vous envoyer dans une sorte de songe. Un long couloir, comme lorsque vous pénétrez l’esprit de quelqu’un. Il vous faudra trouver la bonne porte, celle qui devrait vous montrer le lieu où se trouvent vos pouvoirs.
- Est-ce risqué ?
- Oui, si vous ne trouvez pas la force de revenir. Mais ...
- Je reviendrais. Commençons. »

Sans hésiter, je détachais le collier qui ornait mon cou, le déposant dans la main tendue de l’Archimage. Puis, j’allais m’allonger au centre du cercle, sous le regard de l’assemblée présente. Les Sorciers se placèrent autour du tracé. Et l’Archimage se mit à psalmodier, suivi des autres Sorciers. Mes paupières s’abaissèrent. Et soudain, je me sentis partir.

(…) Lorsque j’ouvris les yeux, ce fut sur un long couloir blanc. De nombreuses portes s’enchaînaient, toutes blanches également. Je ne m’arrêtais pas. Ces portes là ne m’attiraient pas, elles n’avaient rien de particulier. Mais celle que je cherchais arriva. Rouge. Vieille. En bois usé. Elle ne ressemblait en rien aux autres. C’était la bonne. C’était évident. Et je restais là. Plantée devant celle-ci, la main posée sur le bois. J’hésitais. Avais-je peur ? Non, pas vraiment. Alors pourquoi ne pas pousser cette porte ? Pourquoi ne pas y aller, une fois pour toute ? En ai-je vraiment envie ? Ai-je réellement envie de retrouver mes pouvoirs ? Et si oui, à quel prix ? Le visage d’Eva m’apparut furtivement, comme pour me rappeler que je devais me battre, pour elle. Sans mes pouvoirs, j’étais incapable de la protéger réellement. J’étais un fardeau. Un poids pour Jake qui se sacrifiait. Et la porte fut poussée…

Il faisait nuit de l’autre côté de la porte rouge. Le ciel sombre dévoilait à peine la lune, pleine dans le ciel sans étoiles. Un vent, léger mais glacial, fit virevolter mes cheveux. Je m’avançais sur ce qui semblait être des ruines d’une vieille bâtisse. Un manoir ? Aucune idée, il faisait trop sombre. Dehors, je humais l’air marin. Au loin, le bruit de l’eau se fit entendre. J’étais sur une île dont je rejoignais bien vite le bout. À l’horizon, des lumières dansaient.

« Salem ? » dis-je pour moi-même.

Et soudain je compris. Si mes pouvoirs étaient ici, alors je savais où ils se trouvaient. Je quittais l’île, un sourire aux coins des lèvres.

(…) Lorsque je revins à moi, Leah s’empressa de franchir le cercle pour venir à moi, m’aidant à me mettre assise.

- Nous avons eu peur Mademoiselle Clarke, vous étiez partie pendant deux heures.

Je l’observais, ahurie. J’avais l’impression de m’être endormie pendant une dizaine de minutes, pas beaucoup plus. Mais autour de moi, tous les Sorciers semblaient être soulagés de me revoir consciente.

« - Alors ? Demanda l’Archimage ?
- Rien, malheureusement. J’ai trouvé la porte mais tout était en ruine de l’autre côté. J’ai eu beaucoup de mal à retrouver la porte.
- Rien ? Pas un signe ? Pas un quelque chose d’identifiable ?
- Non, j’aurais voulu. Mais non. »

Tous soupirèrent, déçus de ne pouvoir remonter une piste. Une piste que je comptais remonter moi-même.

(…) Jake ne me laissait pas toucher facilement à ses armes et surtout pas sans son accord. Mais je ne comptais pas demander. J’avais quitté le temple une heure plus tôt et avais directement retrouvé le calme de la maison des Rhodes. Eva était à l’école. J’avais eu le temps du trajet pour m’organiser. Arrivée à la maison, j’avais commencé par écrire un mot pour Eva et Jake.

‘‘ Eva, Jake.
Je crois savoir comment récupérer mes pouvoirs. Ne vous inquiétez pas pour moi. Je reviendrais, je vous le promets. Mais cette mission est la mienne. Je dois l’accomplir seule.
Je vous aime.
Abi. ’’


J’espérais être suffisamment loin au moment où ils trouveraient ce mot. Nous avions toujours ce lien particulier et tous deux pourraient voir où je me trouvais. Mais ils ne parviendraient certainement pas à localiser l’endroit. C’était fou tout de même, que mon Créateur puisse choisir un lieu comme celui-là. L’île aux Sirènes. J’avais pu reconnaître l’endroit grâce à la grande roue que j’avais vu au loin. Cette grande roue où Jake m’avait raconté les légendes concernant cette île. Pourquoi là ? Je n’en avais aucune idée. Mais je comptais bien le découvrir.

À la cave, munie d’un sac à dos déjà rempli de quelques vivres nécessaires, d’herbes et de potions, je fouillais armoires et tiroirs, essayant de les forcer pour récupérer des armes. Je voulais des lames. Tranchantes et efficaces. Car je l’étais persuadée, ma magie ne me suffirait pas. J’abandonnais l’un des placards après avoir réussi à trouver des poignards qui feraient certainement l’affaire. Je me retournais, me trouvant nez à nez avec Jake qui barrait la porte. Mon cœur rata un battement. Nul doute qu’il avait lu mon mot laissé sur le plan de travail. Nul que, vu son regard, il était en colère.

« N’essaye pas de me retenir Jake. J’y vais. Seule. Tu t’occupes d’Eva. Et si je ne reviens pas, tu te casses. Toi, Jasper, Eva. Quittez la ville. Allez le plus loin possible. »

J’attrapais mon sac et me plantant devant Jake.

« Laisse moi passer Jake. Je sais où sont cachés mes pouvoirs. Sur l’île aux Sirènes. Marrant non ? Je l’ai découvert aujourd’hui grâce au Lux’. Ils n’en savent rien. Je leur ai menti. Je dois faire ça seule Jake. T’en as déjà assez fait pour moi. »

J’aimerais pourtant que tu viennes. Parce qu’à chaque fois que tu es là, même dans les pires moments, je me sens en sécurité. J’ai une confiance aveugle en toi. Peut-être ne devrais-je pas. Peu importe. Mais cette mission est la mienne. Trop dangereuse. Et je ne veux pas que tu prennes encore plus de risques pour moi. Tu en fais déjà tant.

L’observant, nerveuse mais déterminée, je me mordillais la lèvre. J’avais peur. Peur d’échouer. Peur que mon Créateur ne m’ait tendu un piège, qu’il ne parvienne à faire de moi un monstre. Je n’avais pas peur de mourir. J’étais prête à ça. Mais j’avais peur de voir ceux que j’aimais mourir.

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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Sam 1 Juil - 4:58



IT'S TIME TO FACE THE DEMON
feat. Abigaïl
L'air est un serpent qui sinue le long de ses narines, qui s'infiltre jusque dans ses poumons, mordant les organes pour y répandre son venin sournois. Son torse se soulève lentement, s'accrochant aux parcelles de vie, perdu dans les limbes d'un sommeil forcé. L'humidité suffocante est telle qu'elle laisse filer des gouttelettes contre la pierre, elles retombent sporadiquement, du même rythme depuis des heures, éclatant sur la peau blême. Le corps bouge au sol, un tintement métallique raisonne en échos.

Le noir, le froid, l'eau, la mort.

Ouvrir les yeux est impossible, mais ce n'est pas la cécité, non. Puisqu'une lueur est perceptible sous les paupières closes et impossible à ouvrir. Pire que l'ivresse, semblable au coma, le corps est limité, léthargique... presque agonisant.

...

Jake quitte la salle de bain après avoir tiré une pisse. Ses pas le conduisent naturellement vers le frigidaire où il compte se trouver de quoi apaiser la sécheresse de son gosier. Un truc fort idéalement. Ses iris se heurtent à une note écrite à la hâte. Une note d'Abigaïl, qui de toute évidence à enfin obtenu réponse à la question qu'elle se posait depuis que son paternel avait décidé de la punir en la privant de ses pouvoirs. Des bruits anormaux lui écorchent les oreilles, de quoi susciter son intérêt. Elle était toujours là. Son corps s'échoue contre le cadre de porte de sa chambre, son bras appuyé bloquant complètement la sortie. Il reste un moment silencieux, suivant les mouvements de l'inféris déchue qui s'active presque à rassembler un paquet d'items dont l'utilité semble converger dans le même objectif : survivre en mission. Il finit par se redresser, croisant les bras, créant un mur entre elle et son objectif.

" ...tu vas quelque part.... " Question purement rhétorique.
- N’essaye pas de me retenir Jake. J’y vais. Seule. Tu t’occupes d’Eva. Et si je ne reviens pas, tu te casses. Toi, Jasper, Eva. Quittez la ville. Allez le plus loin possible. "

Le chasseur fronce les sourcils, plantant son regard sévère dans les orbes luisants de la sorcière qui se plante devant lui, bien décidé à continuer son épopée seule.

" Laisse moi passer Jake. Je sais où sont cachés mes pouvoirs. Sur l’île aux Sirènes. Marrant non ? Je l’ai découvert aujourd’hui grâce au Lux’. Ils n’en savent rien. Je leur ai menti. Je dois faire ça seule Jake. T’en as déjà assez fait pour moi. "

Il ne trouve pas ça particulièrement marrant, non. D'ailleurs, il ne bronche pas d'un cil. Immobile, il détecte cette peur sournoise que trahissent ses yeux clairs, la fébrilité à l'idée de retrouver ce qui comblera enfin le vide insinué en elle. La terreur face à l'inconnu, à ce que son père a prévu pour elle, là-bas... sur une île en tout points banale et insignifiante. Inutile de dire que ça sentait la merde à plein nez. Eva devait travailler sur la canalisation de ses pouvoirs avec Leah et Peter ce soir, et comme les choses avaient tendance à mal tourner, elle y passerait sans doute la nuit.

" Mentir au Lux, c'est éveiller leurs soupçons et te priver d'une protection que tu peux pas ignorer vu les circonstances... " Un reproche. Presque. Dissimulé dans une tonalité neutre et grave.

À moins que tu sois vraiment prête à tout pour retrouver tes pouvoirs... vraiment tout... Jake inspire l'air lourdement. Sa mâchoire se serre un bref instant où ses mains viennent encadrer sèchement le visage d'Abi'. Ses doigts s'enfoncent furtivement alors qu'il plante son regard dans le sien, dévisageant un oeil, puis l'autre. Quoi. Lui dire quoi ? De rester. De balancer ses foutus pouvoirs de fuck dans les oubliettes et de passer à autre chose. De claquer la porte. D'abandonner cette foutue ville, de partir sur une île dans un coin paumé d'une république de bananes... c'est pas comme si il lui avait suggéré un millier de fois de changer de vie. Mais le vide. Toujours le fuckin' vide qui l'obsède. Si elle croit recevoir un coup de poing sur la gueule, c'est plutôt ses lèvres qu'il plaque soudainement sur les siennes, les embrassant langoureusement comme on le ferait une dernière fois avant de faire une grosse connerie. Elle a raison. Elle doit y aller... y aller seule. Il finit par glisser les doigts dans la poche de son jeans et en sortir une flasque.

" ...ça... c'est si tu crois que la mort vient te cogner au coin de la gueule... L'utilise que si t'as plus d'autre choix... "

Les potions de chasseur, ça peut secouer un lycan, mais les autres ont pas l'habitude d'y survivre, alors vaut mieux éviter de s'en servir si on a pas subit les mutations pour la gérer. Il hoche la tête, glisse sa main contre son épaule. Ça ira. Ça ira. Inutile de la retenir puisque sa décision semble prise malgré les doutes qui la tourmentent. Alors il s'éloigne sans plus de cérémonie.

" ...à plus tard... "
Parce que ça n'a rien d'un adieu.

...

Le soleil crève déjà à l'horizon dans la cime des arbres qui bordent l'île aux sirènes. Cet amoncellement de terre n'est pas très vaste, une heure suffit à l'arpenter de long en large. La sorcière peut aussi ressentir l'énergie qui a envahit l'île jusque dans la moindre de ses petites brindilles. Plus loin, le long de la plage sauvage, l'inferis percevoir les feulements d'un groupe de trois individus. Des nécrophages. Des noyeurs. Inutile de dire qu'il ne réservent pas un accueil chaleureux à la donzelle qu'ils cernent rapidement. La voilà à peine arrivée que déjà, elle doit mettre ses connaissances en pratique. Les deux premiers attaquent en même temps, griffes déployées, la mâchoire béate. Ils n'ont aucun technique, ils attaquent pour tuer, déchiqueter et anéantir. Si la sorcière gère efficacement ses deux assaillants, elle en oublie le troisième qui en retrait, attend le bon moment pour bondir sur elle. Un coup d'épée lui détache soudainement la tête du corps. Jake ramène le plat de sa lame contre son épaule, jetant un regard froncé sur sa gauche.

" ... alors... tu les a localisé... "
Tes pouvoirs de fuck.

" J'avais rien d'autre à faire. " qu'il ment en guise de réponse à ce regard interrogateur presque choqué qu'elle lui lance. Il enjambe une souche d'arbre puis se remet en route, mine de rien.

Parce qu'on va pas y passer la nuit non plus...



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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Ven 7 Juil - 14:32



▬  Abigaïl feat. Jake
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Il y avait cette part de moi. Fébrile à son contact. Cette part d’amour qui aurait pu me faire reculer, pour lui, juste parce qu’il m’aurait demandé de ne pas y aller seule. Je sentais cette colère, légère, qui s’insinuait en lui, son regard brillant d’un quelque chose de sévère, de désapprobateur. Non, Jake n’était définitivement pas ravi des décisions que j’étais entrain de prendre. Je le sentais, dans mon ventre et mon cœur. Je le voyais, à sa mâchoire légèrement crispée, aux plis qui se dessinaient sur son front lorsqu’il n’était pas content ou soucieux. Je comprenais. Je n’aurais pu m’attendre à autre chose. Cela prouvait qu’il tenait à moi. Combien de fois nous étions nous disputés au sujet de mes pouvoirs ? Combien de fois avais-je tenté de lui expliquer que ce trou béant, laissé là à la perte de mes pouvoirs, m’était extrêmement douloureux et difficile à supporter. Combien de fois avait-il voulu me faire partir loin avec Eva, pour recommencer à zéro ? J’avais tant réfléchi. J’avais tant essayé. Sans y parvenir. J’avais besoin de cette partie de moi. Pour être complète. Je ne voulais pas être une Inféris, du moins pas comme l’étaient Nathaniel et les autres. Je voulais être moi. Je voulais défendre les miens, les protéger et les aimer. Et jamais je n’aurais pu le faire correctement sans mes pouvoirs. J’agissais donc pour moi et pour eux. Et, même si je savais que cela changerait beaucoup de choses entre Jake et moi, dans notre famille, j’étais prête. Je devais l’être. Malgré la peur qui faisait battre mon cœur et qui me nouait la gorge.

" Mentir au Lux, c'est éveiller leurs soupçons et te priver d'une protection que tu peux pas ignorer vu les circonstances... "

Un soupir. Jake me faisait des reproches et peut-être avait-il raison.

« Je mesure les conséquences Jake …  »

Ma voix avait perdu de sa vigueur et de sa force. Pourtant je restais droite, là, devant lui. Déterminée à passer et à accomplir ma mission. La mienne. Pas la sienne. Mais ses mains vinrent encadrer mon visage, fermement, sèchement. Ses prunelles sondèrent les miennes. Et je me sentis fébrile. Trop. J’avais peur qu’il me repousse, m’empêche, m’enferme. Je n’avais pas envie de me battre. Pas là. Pas maintenant. Pas pour ça. Je voulais garder une belle image de lui, de nous. Je voulais qu’il garde de moi l’image d’une femme souriante et forte, au cas où je ne pourrais revenir … ou plutôt pas comme avant ... Laisse moi partir Jake. Ne rends pas les choses encore plus difficiles. Tu ne sais pas à quel point il m’est difficile de partir, de vous laisser derrière moi, de ne pas être sûre de vous revoir un jour … Alors laisse moi y aller. J’attendais, ce moment où il parviendrait à détourner suffisamment mon attention, pour me mettre à terre. Mais à la place, ses lèvres s’écrasèrent sur les miennes, me surprenant. Un baiser soudain, langoureux, qui vint secouer mon corps, mon âme et mon cœur. J’étais à la fois remplie d’espoir, d’amour et de tristesse. C’était l’un de ces derniers baisers… Ceux pour dire Adieu. Et je sentis les larmes me monter aux yeux, les refoulant, pour ne pas craquer.

Lorsque Jake me relâcha, je me raclais la gorge et observais la flasque qu’il me tendit, l’attrapant entre mes doigts fins. Une potion de chasseur, au cas où la mort viendrait m’agripper un peu trop. Car nous savions que ma mort amènerait celle de notre fille … nous voulions éviter ça.

« Merci … je vais faire en sorte de ne pas en avoir besoin ...  »

Un sourire, crispé, étira légèrement mes lèvres.

« ...à plus tard... "
- Oui … à plus tard ... »

Parce qu’il y aura un plus tard, pas vrai ? Un plus tard où tout ira bien, comme avant. J’aurais mes pouvoirs, notre fille nous racontera son entraînement avec Peter et Leah … On ira se coucher, on fera l’amour, ou quelque chose comme ça. Et tout ira bien. Oui … ça doit se passer comme ça. Et je le regardais partir, le cœur lourd, bien déterminée à revenir chez nous, saine et sauve.

(…)

J’avais terminé de ramasser tout ce dont j’avais besoin pour ce périple. Mon sac à dos contenait quelques vivres, mais surtout de quoi pratiquer ma magie, de quoi me soigner. J’avais gardé sur moi deux poignards, tranchants, légers et efficaces, afin de me défendre. Un dernier regard fut jeté à la maison des Rhodes, ‘notre’ maison, avant de prendre la route vers le port. À presque toutes heures, des bateaux de tourisme allaient et venaient. Il ne me fut donc pas bien difficile d’en trouver un. Même si j’avais dû payer grassement pour être larguée sur l’île aux Sirènes.

« Mais M’dame, y a rien là-bas, personne n’y va, c’est dangereux y paraît ! »

J’avais insisté et payé. L’homme n’avait rien ajouté et m’avait déposé sur l’île. À ma grande surprise, il n’y avait rien. Du moins, il ne semblait pas y avoir grand-chose sur cette île, contrairement à ce que ma vision m’avait montré. Des arbres. Du sable. Des brindilles. De la terre. De l’eau. Mais visiblement, pas l’ombre de ruines. Pourtant, je pouvais sentir la magie qui brûlait ici, qui faisait vibrer le plus minuscule grain de sable. Au loin, j’apercevais la ville, comme dans ce songe… C’était ici. Il n’y avait aucun doute. Mais … où ? Par précaution, je sortais les poignards qui ne quittèrent alors pas mes mains. Autour de mon cou pendait le médaillon de ma mère, pour me rassurer, me donner de la force.

« Bon … à nous deux Papa ... »

Je m’avançais le long de la plage sauvage qui bordait l’île, me laissant guider par mes ressentis, par la magie qui pulsait partout autour de moi, en moi. Les feulements étranges arrivèrent à mes oreilles et bien vite, je me retrouvais encerclée par deux créatures. Il était temps pour moi de mettre en application les cours pris avec Jake … Mon sac glissa à terre, ma nuque craqua et les poignards se calèrent fermement dans mes mains. Un sourire étrange étira mes lèvres alors que les Noyeurs me sautèrent dessus. Coups de pieds, esquives, coups de poignard. J’usais à peine de ma magie, pour la préserver. Une lame empoisonnée se logea dans le cou de l’une des créateurs, alors que l’autre vint lui perforer la cage thoracique. Si l’un d’eux m’avait légèrement griffé le bras, ce n’était cependant pas bien grave. Je parvenais à maîtriser les deux horreurs, non sans quelques difficultés. J’étais recouverte de sable fin lorsque je me redressais, observant les corps morts. Un feulement retentit derrière moi, me faisant sursauter.

« Jake … »

Ma voix n’était qu’un murmure. Il était là. L’épée contre son épaule. Le corps du Noyeur séparé de sa tête, à ses pieds. Je n’en revenais pas. Il était là, debout, comme si de rien était. Je ne savais pas si je devais être touchée par sa présence ou agacée par son éventuel manque de confiance en moi. Si c’était ça qui l’avait poussé à me suivre. Et déjà, alors qu’il me demandait si j’avais localisé mes pouvoirs, il prit la route. Que pouvais-je bien dire ou faire ? Il était là et visiblement déterminé. Je soupirais et rattrapais mon sac, rangeant mes poignards dans leurs étuis. J’accélérais le pas pour rattraper le Chasseur.

J’aimerais te dire que ça me dérange de te voir ici, parce que j’ai peur pour toi. J’aimerais te dire merci d’être là, parce qu’à tes côtés je me sens plus forte et en sécurité. Mais tu sais, Jake, que cette mission est dangereuse et que mon amour pour toi te met en danger. Et tu sais aussi, que je pourrais ne plus être la même après ça ...

« Je ne sais pas si tu peux le sentir, mais l’île regorge de magie. Pourtant … il ne semble rien y avoir ici à part des arbres, du sable et des Noyeurs … Mais c’est là, je le sais ... Dans ma vision il y avait des ruines ou une grotte … j’ai du mal à dire. Il faisait nuit. Mais il y avait de la vieille pierre. »

Je continuais à avancer aux côtés de Jake, sans poser mon regard sur lui. Je ruminais. Sa présence était, de toute évidence, à la fois une force et une faiblesse pour moi. Alors je le devançais avant de m’arrêter et de me planter sur son chemin, le dévisageant.

« Si les choses tournent mal Jake … Pars sans moi. Laisse moi là. Et … » Je pris une grande inspiration, consciente de ce que j’allais dire. « Si je deviens … dangereuse … alors … tu ne peux pas me tuer, ça tuerait Eva, mais neutralise moi et ramène moi au Lux. Si tu n’y arrives pas, fuis, retrouve Eva et partez. Protège la. »

Parce qu’il n’y a qu’elle qui compte.

Je n’attendais pas de réponse. Il n’y avait rien à ajouter. C’était ainsi. Je continuais donc ma route, me laissant guider par mon instinct. Arrivés au centre de l’île, je me stoppais net. Il y avait là deux pierres, grosses et difformes, l’une en face de l’autre, laissant entre elles l’espace suffisant pour faire passer deux à trois personnes. Jake passa sans se rendre compte de rien.

« Jake, reviens … il y a quelque chose ici ... »

Je plissais les yeux. L’énergie ici me semblait puissante, différente. Je pouvais presque l’apercevoir, ondulant entre les pierres. C’était étrange. Effrayant et attirant à la fois. Il y avait là, quelque chose d’invisible, que mon esprit voulait me montrer, que ma magie voulait révéler. Lentement, méfiante, je m’approchais des pierres, levant mes mains, les immobilisant là où l’énergie semblait se mouvoir. Sans attendre plus, je récupérais l’un des poignards et tranchait la paume de ma main, laissant mon sang couler sur le sol.

« Quod sanguis sacra revelet Deus absconsa tua ... Quod sanguis sacra revelet Deus absconsa tua ... »

Et là, devant nous, les ruines d’un vieux Manoir se dévoilèrent. L’île semblait s’être subitement agrandie sous nos yeux. Juste là, après la frontière de ces deux pierres, une nouvelle île s’offrait à nous. Menaçante et sombre. Mon regard chercha celui de Jake, effrayée et déterminée à la fois.

« On y est ... Prêt ? »

Un regard. Un soupir, et je franchissais le seuil de ces pierres, pénétrant dans cet endroit qui m’attendait. L’air ici était à la fois lourd et froid. Pesant. Dérangeant. Au loin des cris se faisaient entendre, que je ne parvenais pas à identifier. Je m’avançais doucement, vérifiant la présence de Jake à mes côtés.

« C’est ici ... c’est ça que j’ai vu ... »

Je ne savais pas ce qui nous attendait. J’ignorais tout de ce que mon Créateur me réservait. Il était évident que retrouver mes pouvoirs n’allait pas être une partie de plaisir et j’espérais sincèrement avoir le choix d’y renoncer si les attentes de mon géniteur étaient trop grandes ou qu’elles allaient à l’encontre de ma personnalité. Mais j’ignorais tout. Et au fond de moi j’avais peur. Peur de ce qui allait se passer. Peur de rencontrer ce Être maléfique qui nous avait donné la vie, que j’avais déçu.

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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Mer 26 Juil - 2:01



IT'S TIME TO FACE THE DEMON
feat. Abigaïl
Les branches craquent sous les semelles de ses bottes. L'air salé a son arrière goût vaseux, l'atmosphère est lourde et gorgée de magie. La sorcière n'est pas folle d'affirmer avoir vu cet endroit dans ses songes... Jake y était venu plusieurs fois auparavant et jamais il n'avait ressenti de telles ondes obscures danser autour de lui. Une énergie extrêmement puissante avait la main mise sur cette île, ça faisait aucun doute. Rien de bon en perspective, en somme. Son avancée est stoppée nette par le corps frêle de la donzelle qui se plante devant lui. Il s'arrête, la jaugeant de ses orbes plissés alors qu'elle lui intime de la mettre hors d'état de nuire si elle devait perdre la raison dans ce périple qui les attendait. Qu'Eva était la seule personne qui avait le moindre intérêt en ce monde damné. Pourquoi tu crois que j'suis venu ici... Il la regarde s'éloigner sans un mot avant de se remettre à marcher dans cette végétation sauvage.

Difficile de trouver des signes de magie pour un humain tel que lui. Sans clairvoyance, seules les runes ou les pièges peuvent trouver échos à ses sens. Ce n'est pas joué malgré toute son expérience. Très peu de pistes à suivre, rares sont les animaux qui viennent trainer sur ces terres. Peu d'excréments. Même les oiseaux semblent avoir abandonné l'île qui leur est pourtant plus facile d'accès. Il lève les yeux vers le ciel obscure, couvert de brouillard. Un brouillard qui n'en est pas un... C'est la voix de l'Inféris déchue qui force son attention et lui fait tourner la tête. Le chasseur revient sur ses pas, s'intéressant aux pierres devant lesquelles Abigaïl s'est immobilisée. Il s'accroupit pour glisser ses doigts sur la rocaille puis suit un sillon délavé qui s'échoue jusqu'au sol.

" ...du sang... " qu'il marmonne... l'odeur était infime, mais toujours présente... même si les traces semblaient effacées par les intempéries.

Inutile de se poser davantage de questions, la sorcière exécute un rituel qui dévoile l'entrée secrètement gardée d'un manoir austère figé dans une dimension intemporelle. Un manoir qu'Abigaïl reconnait, un manoir qu'elle se tarde de découvrir... Redressé, le chasseur dévisage les vestiges avec une certaine appréhension. Difficile de savoir si cette chose a toujours été là ou si ce n'était qu'une illusion... qu'importe, ils devaient y entrer... et se préparer à toutes les éventualités.

" ...quelqu'un est passé par là avant nous... quelqu'un qui connaissait l'emplacement du manoir... et qui veut p't'être devenir l'Énergie lui aussi... "

Quelqu'un qui est peut-être toujours là-bas... comme si on aurait pas assez d'emmerdes juste avec le paternel

Jake tire son épée et pose le pied sur les pierres anciennes qui marquent la grande allée. Autour de lui, beaucoup de poutres sont effritées et effondrées. De bien anciennes sculptures sont abimées, nul doute que ce manoir fut prestigieux dans ses années de grandeur. Aujourd'hui, il n'est que désolation et l'atmosphère qu'il dégage est plus lourd que le cul d'une grosse bonne femme cochonne qui t'écrase la gueule entre le matelas et sa cellulite. Les cris raisonnent, inhumains, comme des échos sourds qui percutent les montagnes... mais y'a pas de montagnes. Ils se mélangent aux croassements des corbeaux qui semblent se moquer d'eux, du haut des remparts. Mauvais augure. Puis tout se tait. Dans un silence pire que les hurlements. Un silence presque troublant... qui vient s'infiltrer partout dans leur crâne. Le silence des ténèbres et de la mort... plus ils progressent vers les portes, plus le silence envahit leur esprit... Jake grimace, tant le silence devient douloureux... aux limites de l'insupportable... tous les sons internes de son propres organisme sont décuplés, puis le bourdonnement incessant vient faire gronder ses tempes... des sons qui frisent la folie... Ses doigts dressés poussent la porte puis le grincement vient tout arrêter. Ils sont entrés.

Jake expire puis jette un regard noir à Abi', lui fait signe que tout va bien d'un hochement de tête rapide. Derrière eux, plus de porte. Plus d'issue. Le chasseur prend un moment pour souffler, pour calmer le battement saccadé de son palpitant qui cogne dans sa poitrine. Debout dans le grand hall d'entrée, un rayon de lune venant éclairer par le plafond à demi effondré, les couloirs déserts. De vieux tableaux tiennent péniblement sur les murs, d'autres sculptures érodées guettent dans les corridors, beaucoup de débris et de pierres bloquent les passages. Il faudra faire attention de ne pas tomber ou d'abîmer davantage les structures plus qu'elles ne le sont déjà. Chaque geste devra être calculé stratégiquement pour éviter le pire.

" ... on commence par où ... " demande le chasseur, espérant peut-être que l'Inferis serait de nouveau guidée par des visions passées ou présentes.

Sans attendre de réponse, l'attention happée, Jake vient s'accroupir près d'un cadavre desséché, une bestiole morte, un chat sauvage visiblement. État de décomposition avancée. Pas d'insectes nécrophages. Aucune trace de griffes ou de morsures de charognards. Pas d'odeur non plus. Pourtant il est vidé de l'intérieur, comme si on lui avait aspiré les organes avec une paille. Bizarre. Hm. Il n'est pas le seul cadavre animal a avoir subit le même sort, plusieurs autres félins sont étendus sur le sol. Quelque chose se nourrit de ces animaux et pour le moment, le chasseur a du mal à statuer.

" ...il faudrait remonter la piste... "

Jake s'avance, suivant les carcasses desséchées. Il marche précautionneusement en évitant les pierres effondrées... puis... des chats... pas que des chats sauvages, mais des domestiques, poils longs, courts... des dizaines de chats... qui s'agglutinent dans les couloirs, la gueule ouverte, les yeux creux. Le chasseur grimace, un faible dégoût qui reste accroché à son visage alors qu'il enjambe ces foutus bêtes crevées de toutes les couleurs. J'aime pas les chats, encore moins les chats morts.

" ...la folle aux chats habite ici ou quoi... " qu'il maugréé dans sa barbe.

Quelqu'un a vraiment volé tous les chats d'la ville pour les boire à la paille avant de les balancer dans les couloirs ? Ça semble vraiment tiré par les cheveux, pourtant, c'est bien ce qui semble s'être passé ici. Wtf. Bientôt le couloir s'arrête, pour ne laisser qu'une grosse cavité dans le mur. Jake s'étire le cou pour zieuter à l'intérieur, un passage descendant humide, qui semble les attirer dans les bas-fonds. De la terre battue, des racines qui descendent du plafond... du noir... Comme un souterrain que l'ancien propriétaire aurait construit en cas d'invasion, un passage secret peut-être. Après avoir sucé autant de chats, il voulait peut-être un endroit tranquille pour chier en paix dans sa litière.

Le chasseur fait un signe entendu à Abigaïl, malgré le doute qu'il peut lire dans ses yeux, puis pose les mains sur les rebords pour pénétrer dans le tunnel. Des racines, de la terre battue... Il n'y a pas grand chose dans ce couloir plus obscure que les ténèbres. La vision du chasseur s'adapte rapidement, déjà habituée à la pénombre. Plus ils progressent, plus le passage se rétrécit, les oppresse, tellement qu'ils doivent poursuivre le chemin à quatre pattes puis ramper comme des taupes aveugles. Le chasseur entend les lamentations sourdes de la sorcière derrière lui, il connait également sa grande affection pour les espaces restreints. C'est un miracle qu'elle ne soit pas en pleine crise de panique...

" ...il faut continuer, Abi'... y'a quelque chose au bout... "

Pas le temps de perdre les pédales. Jake se hisse, tire sa carcasse hors du trou en grognant. Il reprend pied avant d'enfoncer son bras dans le tunnel pour y accrocher un bout de la sorcière qu'il tire sèchement vers lui pour la sortir de là. La donzelle atterrit dans ses bras, il la serre un moment avant de la redresser et de planter ses yeux dans les siens.

" ...ça va... on essayera de trouver un autre chemin pour sortir... " ou pas. Qu'est-ce que j'en sais, si jamais on doit sortir...

Jake se tait aussitôt, en fronçant les sourcils...

" T'entends... " ce bruit... comme... comme si quelqu'un s'amusait à donner des coups d'poings dans un pot de mayonnaise ouvert. Faudrait être vraiment... vraiment débile pour faire ça dans un endroit pareil. Pour faire ça tout court...

Deux pas hors des rochers et les voilà au milieu d'une immense grotte au plafond plus élevé, illuminé par des micro-organismes fluorescents. Dans les lueurs bleutées, on distingue plusieurs formes humanoïdes... là ...tout près d'eux... wtf... le chasseur reprend son arme en main, saisit par le spectacle qui s'offre à eux. Des corps nus sont suspendus du plafond par les pieds, retenus par d'étranges filaments organiques, des humains anonymes pour Jake, mais qui se dévoilent à l'Inféris malgré la sécheresse de leur organisme qui les défigure. Vidés, comme les chats... Une vingtaine de prisonniers tous arrachés à leur petite vie, des humains innocents qui un jour ou l'autre se sont montrés serviables, amicaux et généreux envers Abigaïl... Elle n'a qu'à observer leur visage éteint pour les reconnaître... Madame Johnson, une ancienne voisine qui aimait lui cuisiner des confitures... Docteur Smith avec qui elle partageait souvent une pause café et qui le lui payait... Le jeune Tates qui tondait la pelouse juste pour qu'elle lui adresse un regard, un sourire... puis il y a la belle Hannah, l'une de ses anciennes collègues infirmière d'Abi' toujours souriante et pleine de vie...

...c'est elle qui ouvre les yeux lorsque la sorcière s'approche d'elle, poussant un feulement glauque. La pauvre attrape une poignée de cheveux de la sorcière, la lui arrachant presque du crâne, hurlant, suppliant qu'on lui vienne en aide. Elle ne reconnait personne, trop hystérique pour reconnaître la sorcière. Jake étire le coude pour lui percute l'occiput.

" ... what the... "

Là-haut. Quelque chose se nourrit sur l'un des humains. Jamais... de sa fuckin' vie le chasseur n'a vu un truc aussi... déroutant... Un monstre désarticulée à huit pattes dont le tronc et la tête rappelle les dévoreurs... cette petite écoeuranterie a planté sa salopperie de grosse langue dégueulasse et indéfiniment longue dans l'sphincter de sa victime qu'il vide à grosses gorgées goulues. Sa victime agonisante mais toujours vivante... combien d'autres le sont...

" Détaches la... "

Le chasseur dégaine son arbalète, l'arme et tire. La chose bondit dans un grognement plaintif. Un bout de langue retombe mollement le long du corps de l'humain. Des gouttelettes de sang éclaboussent le visage du chasseur, de cette langue sectionnée. Puis ça se met à chauffer, ça brûle... on dirait que ça lui perce la peau, comme de l'acide... ARGGGGHL... Merde nécrophagique qu'il balaye en s'essuyant la gueule de sa main gantée frénétiquement... Et durant cette diversion plus qu'efficace, quelque chose le soulève du sol sans qu'il ne se méfie... comme un fouet qui lui tape l'abdomen avec une légère odeur de merde.

Le chasseur vole en poussant un juron, percute le mur et roule au sol, son épaule craque. Il grimace, le souffle court...

Fucccck...




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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Mer 2 Aoû - 21:20



▬  Abigaïl feat. Jake
I've battled demons that won't let me sleep. Called to the sea but she abandoned me. But I won't never give up. No, I won't never give up. And I won't let you get me down. I'll keep gettin' up when I hit the ground. I won't let you get me down.

Je devais me ressaisir, laisser ma peur de côté. Car si j’avais déjà peur maintenant, alors que rien ne s’était réellement passé, qu’adviendrait-il de moi lorsqu’il me faudrait affronter tout ce que mon Créateur mettrait sur ma route ? Rien ne serait simple et je me doutais qu’il allait jouer sur mes craintes les plus profondes, pour me pousser dans mes derniers retranchements. Pour lui prouver si je suis digne ou non de lui. Mais comment être digne, alors que la cruauté ne m’habitait pas, que je ne pouvais me résoudre à faire le mal comme le faisaient mes frères et sœurs ? Mes pensées furent interrompues. Non pas par du bruit ou des hurlements. Mais par le vide. Un silence. Le silence. Partout autour de nous. Mon regard effrayé se posa sur Jake et je compris qu’il ressentait la même chose que moi. Je ne l’entendais pas, le voyais seulement. Je m’entendais moi. Mon cœur. Ma respiration. Mes tripes. Mon sang coulant dans mes veines, pulsant dans mon crâne à m’en filer la migraine. C’était terrifiant, dérangeant, étouffant, douloureux. Ma respiration s’accéléra, mon cœur se mit à battre la chamade, la panique me gagnait, nous précipitant vers la porte du Manoir en ruines. Et puis plus rien. Ou si, tout. Le bruit. Enfin de retour. Partout, plus en moi. J’avalais difficilement ma salive, soulageant ma gorge devenue subitement trop sèche. Le regard de Jake me rassura un tant soit peu. Nous allions bien. Mais ce n’était que le début. Et dire que t’as voulu jouer la grande en venant ici toute seule. Reprenant mes esprits et mon air, je jetais un coup d’œil aux environs. C’était comme dans mes songes, avec cette lune qui éclairait les lieux dans le ciel à peine voilé. Les lieux étaient usés par le temps et ses ravages. Chaque pas serait dangereux. Nul doute que nous devrions avancer avec prudence ici.

" ... on commence par où ... "

Par où … Je n’en avais aucune idée. Dans mon songe, je m’étais précipitée à l’extérieur. C’était ça qui m’avait permis de découvrir la location, l’île. Je ne m’étais pas aventurée dans le Manoir détruit. J’essayais d’écouter mon instinct, mais il ne me dictait rien. Je haussais les épaules en guise de dépit, mais Jake avait déjà détourné son attention de moi, accroupit devant le cadavre desséché d’un chat. C’était écœurant. Effrayant. Non pas un … des chats. Pleins. Partout. Suivant une piste qui menait je ne savais où. Des dizaines de chats morts.

« Qu’est-ce qui a bien pu leur faire ça ? » demandais-je à voix basse, plus pour moi-même que pour Jake d’ailleurs, le suivant sur la piste laissé par les cadavres.

J’évitais de poser mes yeux sur eux, triste pour eux, écœurée aussi. Moi qui aimais tant les chats, la seule dans la ‘famille’ que nous étions. Chez les Rhodes, les chats étaient bannis. Ils n’avaient pourtant pas mérité un tel sort qui semblait même dégoûter le Chasseur. Au bout de notre piste, le couloir s’arrêta sur une cavité dans le mur. Ah non Jake, compte pas sur moi pour rentrer là dedans. Avais-je franchement le choix ? Malgré mon regard limite suppliant, Jake s’élança. Facile pour toi … t’es un Chasseur, tu vois dans le noir et t’as peur de rien. Et moi j’étais claustrophobe. Si au départ nous avancions dans une position plus ou moins verticale, la suite se compliqua. Ma vision peinait à s’adapter et j’avais une vue saisissante sur les fesses de Jake. C’était presque un soulagement de voir ça plutôt que des horreurs. Mais cette vue, fut bien vite oubliée lorsque les parois se resserrèrent, nous forçant à ramper. Je sentais la pression dans ma poitrine, mon cœur exploser dans mes tempes. La panique commençait doucement à me gagner. Je m’imaginer mourir ensevelie là en dessous. La sueur perlait sur mon front et les larmes ne demandaient qu’à s’inviter. Je détestais ça. Je voulais sortir de là. J’allais crever d’une crise de panique, luttant pour avancer en rampant, geignant. Tu vas sortir de là. Tu vas y arriver. Jake est là, ça va aller. Je ne répondis pas à ses mots. Oui, il fallait continuer. Nous ne pouvions pas faire marche arrière. Mais le simple son de sa voix me rassurait, me ramenait à une réalité plus … agréable malgré ce qui nous attendait certainement de l’autre côté. J’atterris finalement dans les bras de Jake qui m’avait extirpé de la cavité, collée contre son torse, serrée entre ses bras puissants, qui comme toujours me rassuraient. Je repris mon souffle, tentant de calmer mon cœur comme il me l’avait si souvent appris durant nos entraînements physiques.

" T'entends... "

Je plissais les yeux, tendant l’oreille. Un bruit étrange, indéfinissable pour moi, inconnu au bataillon. Mon regard se posa sur la grotte. Les lueurs bleutées auraient pu être sublimes si des formes humaines n’y vivaient pas.

« Qu’est-ce que ... »

Jake brandit son arme. Je l’imitais alors, récupérant l’un de mes poignards, le logeant dans le creux de ma main avec fermeté. Je m’avançais lentement … et je compris. Des vingtaines de personnes, hommes et femmes … des personnes que j’avais connues … Monsieur Andrews, un patient qui n’avait cessé de m’apporter fleurs et chocolat après avoir pris la peine de le soigner avec tendresse à l’hôpital ; Teddy, un jeune homme de la sécurité de l’hôpital … Je les dévisageais, les larmes aux yeux. Ils étaient tous là, à cause de moi. Ils étaient là, vidés comme les chats que nous avions croisés. C’était horrible, déchirant. Il n’y avait pas de mots suffisamment forts pour décrire ce que je ressentais. Cette douleur dans ma poitrine. Cette culpabilité. Ils sont morts pour me punir. Par ma faute. J’essuyais mes yeux remplis de larmes, m’avançant vers Hannah, si jeune, si adorable … Et un hurlement de peur, de douleur, s’échappa de mes lèvres, venant se percuter sur les parois humides. Hannah n’était pas morte, agrippée à mes cheveux avec force. Je tentais de la faire lâcher en vain.

« Jake !! »

Et elle lâcha prise, percuté par Jake, assommée. Mon regard suivit celui de Jake. Sur cette créature digne des meilleurs films d’horreur, et encore, personne n’aurait pu imaginer une créature aussi affreuse … qui ressemblait … à une PUTAIN D’ARAIGNÉE !! C’était bien ma journée. Putain de pouvoirs. Putain de Créateur. Putain d’Inféris. Putain de truc à pleins de pattes. Je ne cherchais pas à désobéir, abandonnant mon sac sur le sol, me saisissant de mon poignard pour m’acharner sur ce qui retenait Hannah prisonnière. Autour de moi, des bruits, celle d’une arbalète, celle de Jake beuglant, de la bête qui grognait. Je tentais un coup d’œil et vis Jake voler. La panique me gagnait à la vue de cette monstruosité. Et le corps d’Hannah tomba lourdement, nu, dans mes bras, me faisant tomber avec elle. Mes doigts glissèrent instinctivement à son cou, cherchant son pouls faible, lui insufflant un peu d’énergie pour qu’elle puisse tenir le coup. Ne meurs pas Hannah, je t’en supplie..

C’est le nouveau beuglement de Jake qui me fit abandonner la jeune victime. La créature était là, répugnante à souhait, attirant Jake à l’aide de … d’une queue immense et terriblement souple, mobile, forte. Elle attirait le Chasseur vers cette langue coupée, mais encore suffisamment longue pour faire … Non tu ne veux pas savoir ce qu’elle fait avec.

« HEYYY !! »

J’avais gueulé … comme si la bête allait réagir. Elle était bien trop occupée à vouloir savourer son nouveau repas. Et malgré ma peur panique de ces créatures ignobles, je n’allais pas laisser cette pétasse toucher à mon Chasseur. J’avais réussi à vaincre une fois ma peur des araignées pour sauver Eva dans son monde, j’allais pouvoir le refaire pour sauver celui que j’aimais. Ma première tentative fut donc de courir vers elle, récupérant mon poignard tombé à terre pour le lui planter, tant bien que mal, dans le flanc gauche, lui faisant pousser un hurlement de douleur. Mais cela eut pour effet de lui faire relâcher Jake un moment, le faisant rouler à terre. Cette fois, seulement, ce fut moi qui volai contre un mur, éjectée par cette queue puissante. Un grognement de douleur s’échappa de mes lèvres alors que je sentis une ou deux côtes douloureuses, certainement fêlées. Un regard à Jake, toujours bien vivant malgré des blessures lui aussi. Je pourrais le réparer, ce n’était pas un problème. Mais nous devions d’abord nous débarrasser de cette chose puissante et très très énervée.

Réfléchis Abi, réfléchis putain.

Et alors que la créature s’avançait à nouveau sur ses huit pattes hideuses, la bouche ouverte, prête à s’attaquer à Jake, je poussais un hurlement quasi bestial en courant vers eux, me jetant entre le père de ma fille et la créature.

« TU NE BOUGES PAS !»

Et la créature se stoppa. J’avais hurlé, aussi fort que possible, même si cela n’aurait pas été utile. C’était surtout libérateur. Essoufflée, les bras relevés, faisant barrage de mon maigre corps. Jake était derrière moi, je pouvais presque sentir son souffle chaud se perdre sur ma nuque. J’avais pénétré l’esprit de la créature. Je n’étais peut-être plus une Inféris, mes pouvoirs étaient peut-être bien moins puissants, mais je maîtrisais malgré tout mon élément mieux que n’importe quel Sorcier de l’Énergie. Si je n’avais jamais utilisé la persuasion et la manipulation sur des animaux, je venais de le faire sur cette chose répugnante, bloquée là devant nous, langue pendante, grognant.

« Recule,» dis-je d’une voix moins forte à l’attention de la chose qui, sans broncher, recula, l’air toujours extrêmement menaçant. « Encore (…) Bien … Ne bouge pas.»

Je maintenais la pression mentale sur cette chose, me retournant alors vers Jake.

« Ok … on … peut gérer ça … Laisse moi te soigner. »

Je forçais Jake à se mettre assise sur une roche, afin d’éviter les efforts inutiles. Les soins étaient l’un de mes dons principaux, celui que j’exerçais presque au quotidien, sans m’épuiser. Je soignais avec une facilité déconcertante, et même si Jake était un Chasseur, son visage avait été atteint par le sang de la créature, lui brûlant la peau.

« Je m’occupe de toi, ensuite … on verra ce qu’on fait d’eux et de cette chose … »

Il n’avait pas le choix. Mes règles. Il était là pour moi, ou quelque chose comme ça. Il était hors de question qu’il finisse défiguré, blessé ou pire … Derrière moi, la créature grognait, mais ne bougeait pas pour autant. Je me rendis soudain compte de mon erreur … Jake était blindé de Sorbier, tout le temps et son armure allait m’empêcher d’agir.

« Il fait chier ton Sorbier tu sais. » dis-je en souriant. Puis, sous ses recommandations, je fouillais ses poches à la recherche de capsules censées le soigner, jusqu’à les trouver dans une petite boite. Je laissais Jake l’avaler, douloureusement à cause de son visage brûlé. J’aurais tant voulu soulager sa douleur, cela me tordait les tripes. Alors, en attendant que le remède fasse effet, je tentais de lui changer les idées.

« Je les connais … tous … tous ces gens qui sont là … » dis-je alors que ma main s’était glissée sur la sienne, accroupie devant lui. « Ils sont là à cause de moi Jake … parce que j’ai désobéi … c’est … ma punition. »

J’essayais de rester forte, de ne pas pleurer, de ne pas laisser tout ça m’atteindre. Mais c’était difficile. Douloureux. Terriblement douloureux même. J’avalais douloureusement ma salive, coincée par ma gorge nouée, alors que le Chasseur guérissait (...)

« Voilà, comme neuf. » dis-je dans un sourire triste. « Maintenant … on peut tuer la bête … et eux … » dis-je en me retournant vers les corps suspendus, me disant que comme Hannah, certains devaient être encore en vie … « On ne peut pas les laisser là … ils ne pourront jamais se remettre de tout ça … et je n’aurais peut-être pas assez d’énergie pour leur faire oublier ça ... »

Dans un soupir douloureux, j’attrapais mon second poignard. « Je crois qu’il est préférable d’abréger leurs souffrances non ? Ils souffrent par ma faute … c’est à moi de m’occuper d’eux … »

Dis moi qu’il y a d’autres solutions. Ou alors dis moi que je m’en remettrais, une fois que je leur aurais arraché leurs derniers souffles. Dis moi qu’il n’y a pas d’autres choix, que je leur offrirais la liberté, qu’ils ne souffriront plus comme ça. Dis moi que c’est ce que je dois faire, que c’est ce qu’il y a de plus juste à faire pour eux. Pas pour moi. Moi ça ne compte pas. N’était-ce pas ce que mon Créateur voulait après tout ? Que je tue. Que je lui offre des âmes. N’était-ce pas ce qu’il voulait ? Que mon âme se noircisse un peu plus. Que tuer devienne une banalité. Que la mort des autres ne m’arrache plus de larmes. Je devais assumer, prendre mes responsabilités. Et si la seule solution résidait dans la mort de ces personnes, alors il me fallait le faire. Pour eux. Alors, sans rien dire, sans prévenir, je m’avançais vers Hannah, m’accroupissant devant son corps nu. Elle était toujours inconsciente. Sa respiration était faible, son cœur affaiblit.

« Pardonne moi Hannah ... »

Et le poignard fut brandi, visant le cœur.


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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Ven 8 Sep - 6:02



IT'S TIME TO FACE THE DEMON
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Des bruissements furtifs, d'une carcasse en mouvement raisonnent à ses oreilles distraites. Assourdies par ses propres râles de douleur, ses gémissements plaintifs. La souffrance, il l'avait apprivoisée au fil des décennies, assez pour l'apprécier viscéralement, pour en faire une partenaire de débauche. Mais jamais comme celle qui lui dévorait le coin de la gueule, jamais il n'avait ressenti quelque chose de semblable, comme cette brûlure qui lui mangeait la chair, qui ravageait les tissus de son visage tel un parasite, comme si le feu le consumait avec une lenteur sadique. Comme si les flammes de l'enfer venaient m'licher l'bout du cul.

Le chasseur rampe, roule au sol, presque recroquevillé sur lui-même, tâchant de calmer les pulsation de son cœur, les dents serrées, sa mâchoire si raide qu'elle menace de faire poper chacune de ses dents tour à tour. Il cherche presque vainement à retrouver sa concentration, à analyser un ennemi qui n'est pas loin, un ennemi qu'il perçoit tout à coup... Un réflexe de survie l'oblige à taper ce qui s'approche, ce qui siffle, menaçant. Si la bête se rétracte momentanément, il retarde simplement l'inévitable... et quelque chose s'immisce en lui... quelque chose comme la peur la panique qui compresse ses boyaux de nervosité... hors de question que tu m'enfonces ta grosse langue dégueulasse dans l'cul, bitch.

Le chasseur se redresse sur son coude lorsque l'Inferis hurle, propulsé par le même élan. L'arme en main, il souffle, presque hébété de voir le monstre immobilisé par un ordre si simple. Assez pour qu'il la croit victime d'un sortilège d'Inferis, victime d'une magie qu'il ne comprend pas... Il sourcille, la respiration encore saccadée, défiguré autant par l'acide douloureuse que l'étonnement et l'incompréhension. Les nécrophages sont insensibles aux manipulations mentales. Trop bête pour ça. Faut dire que c'truc, c'est rien qui existe... juste un cauchemar réincarné. Ou bien c'est qu'la créature reconnait son maître... Hm... Le monstre obéit, semblant toujours animé par l'appétit vorace qui le constitue. Abigaïl veut soigner le corps amoché du chasseur, et franchement, c'est pas lui qui va s'en plaindre.

" Ça... enlève moi ça... ENLÈVE MOI ÇA ! " qu'il gueule par dessus ses mots vains, en pointant son visage brûlé chimiquement, sa chair qui se dissout jusque dans les muscles de sa mâchoire.

La douleur finit par se calmer au contact de la sorcière, encore plus lorsqu'elle trouve les gélules d'Edwan planquées dans ses poches. Des pilules qui laissent leur trace amère tout le long de son gosier lorsqu'il les avale. Il souffle, à demi appuyé sur la paroi rocheuse, cherchant les infimes particules d'air qui ne serait pas viciées par l'odeur de merde et de chair en putréfaction. Les yeux noirs de colère, Jake dévisage la bête avant que ses orbes ne dévient sur les corps pendus, un pour chaque corde sensible d'Abigaïl.

" Ils sont là à cause de moi Jake … parce que j’ai désobéi … c’est … ma punition.
- On est pas v'nus à la chasse au lapin d'Pâques non plus, remarque. "

Un reproche, craché sans pitié. Une simple observation déplacée, insensible propulsée par la colère pleine de souffrance physique qui s'estompait à peine dans le creux de son thorax. On est venus montrer à ton paternel que t'es digne de ravoir son élément d'fuck. Enfin... toi t'es venue pour ça. J'sais pas combien ça coûte d'incarner l'Énergie, mais ça risque de prendre plus qu'un 'sorry daddy' et deux bonnes tapes dans l'dos... si Georgette bouffe des gens par le cul, j'veux même pas savoir c'qui faut donner à Satan pour dîner. Jake finit par hocher la tête de dépit, déviant le regard pour laisser sa tête retomber vers l'arrière, étouffant des geignements plaintifs dans la barrière de ses dents serrées. Son corps se braque, secoué par les os qui se ressoudent, par le derme qui picote et se reforme sur sa joue. FUCK....SHIT.... FUCK... puis le temps passe... péniblement...

" Voilà, comme neuf. "

Jake ouvre un œil... comme pour le constater de lui-même. Il prend un moment pour s'étirer, pour se relever, craquant sa nuque d'un mouvement sec de gauche à droite. Le chasseur roule des épaules, reprend son épée en main et la glisse dans son fourreau. Un sourire s'étire brièvement sur ses lèvres, puis un hochement de tête pour remercier la sorcière sans trop de cérémonies, surtout parce que le temps leur manquait... mais aussi parce qu'il n'était pas certain d'avoir capté la portée de ce qu'elle venait d'affirmer... elle voulait... les tuer, les humains pendus... tous ? Une légère grimace coince le nez du chasseur, le faisant bouger d'un pas, suivant le mouvement de l'inferis. Son regard se porte sur les corps dénués de leur humanité, cette offrande de viande grotesque. Jake inspire sèchement l'air, ne trouvant rien à redire devant l'empathique froideur d'Abigaïl. Si on avait trouvé ces gens là y'a un an, j'crois que tu les aurais porté sur ton dos un à un... j'crois que jamais l'idée d'abréger les souffrances de ces gens qui t'ont sans doute aidée, aimée t'aurait traversé l'esprit... j'crois que t'en aurais sauvé le plus possible... j'crois même que t'aurais osé me d'mander un peu d'énergie pour te recrinquer quand t'aurais senti la mort v'nir presser ton cœur dans sa main... quand le bourdonnement dans ta cervelle t'aurais empêcher de continuer... quand tes muscles se seraient affaissés. Comme si ça aurait pu t'ouvrir un coin de paradis de crever en héros... Hm... j'crois que cette idée là... de tous les tuer... c'est moi qui aurait dû te la souffler à l'oreille... parce que moi j'ai rien d'un héros... mais toi... même inferis t'arrivais à faire survivre le bon... parce que toi tu ferais l'bouche à bouche à un papillon qui s'éclate la gueule dans ton pare-brise... et sans doute que t'aurais réussi... parce que t'étais douée pour ça... Tu pourrais être celle qui les sauve... mais t'es pas venue ici pour ça... pas vrai...

Il renifle l'air, se frottant furtivement le coin d'la bouche.

" ... j'suis déjà pas optimiste sur notre avenir... et la plupart sont d'jà morts... "

...pourtant j'entends des cœurs qui battent, du sang qui pulse dans les veines. J'entends plein de vie endormie, comateuse. J'entends pas mal de trucs que j'ai pas l'intention de t'avouer. La seule chose qui m'empêche de te raisonner, c'est que j'ai l'impression que leur survie fouterait ton père deux fois plus en rogne et que la suite serait pire encore... Jake déglutit de travers, sillonnant à travers les corps suspendus, évitant les fluides qui s'égouttent parfois, il finit par s'éloigner pour mieux s'approcher du monstre, le regard fasciné par ce spécimen unique. Le chasseur avait rarement l'occasion d'observer un nécrophage vivant d'aussi près sans risquer de se faire lacérer. Hm... on dirait la même carapace qu'une arachnide guerrière... intéressant... comme si les deux espèces avaient baisé pour créer c'te p'tite écoeuranterie. L'idée absurde de prélever des échantillons lui traverse l'esprit, faut dire que c'était pas vraiment le moment pour ça. Il tourne la tête, jetant un furtif coup d’œil à l'inferis qui s'excuse auprès de l'humaine, une légère grimace errante sur le visage avant de ramener son attention sur la bestiole.

Subitement, les yeux d'Hannah s'ouvrent, bifurquent aussitôt sur la lame tendue au-dessus de son corps. Une fraction de seconde lui suffit pour qu'elle réalise ce que celle qu'elle considérait comme une amie comptait lui faire subir. Ses petites mains se lèvent, paniquée, viennent se couper sur la lame qu'elle tente de repousser en hurlant, des hurlements stridents de donzelle affolée. Le sang gicle sur son visage, dans sa bouche où elle étouffe ses supplications hystériques.

" NOOOONNN !!! PITIÉ NOOOOON !!! M'FAIS PAS D'MAL ! FAIS PAS D'MAL À MON BÉBÉ !!! NONNN ! NOOOOOOON !!!! AHHHHH !!!! MON BÉBÉ !!! MON BÉBÉ !!!!! PITIÉ !!! NOOON !!! "

Jake sursaute, se redressant vivement, l'épée tirée, le regard froncé. Le cœur serré. parce que tuer des humains, ça jamais été mon truc. Il s'avance mais s'arrête aussitôt... car le monstre s'agite derrière lui, comme si le contact avec l'Inferis faisait défaut, comme si les ordres avaient soudainement moins d'impact maintenant qu'elle était légèrement distraite. On s'demande pas pourquoi. L'épée pivote entre les doigts du chasseur, jugeant que la meilleur façon de l'anéantir, ce serait sans doute d'atteindre la partie molle située sous son abdomen. Alors il se penche, évitant un coup de patte, roule au sol, se redresse en parant la deuxième qui fait tinter le métal de sa lame. Il veut glisser au sol pour en finir... et si j'perçe une poche d'acide... autant prendre un bain dans les déchets radioactifs... hm... Plan B. Le chasseur grimpe, hors de portée de la sorcière, bien obligé de la laisser se démerder avec Hannah... et ses démons.

Le chasseur contre le monstre, l'Inferis contre sa propre déchéance.




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MessageSujet: Re: It's time to face the Demon | feat. Jake Jeu 14 Sep - 9:32



▬  Abigaïl feat. Jake
I've battled demons that won't let me sleep. Called to the sea but she abandoned me. But I won't never give up. No, I won't never give up. And I won't let you get me down. I'll keep gettin' up when I hit the ground. I won't let you get me down.

Mes paupières s’abaissèrent quelques instants alors que j’inspirais l’air qui vint brûler mes poumons, comme trop acide pour moi. Ou peut-être était-ce la bile qui me brûlait les tripes, marquant mon envie de vomir sur ce que j’allais faire, consciente que plus jamais je ne pourrais me regarder de la même manière dans un miroir. Je ne m’occupais plus de Jake, l’ayant vu dans mon champ de vision, qui se dirigeait vers la créature donc nous ignorions tout. J’étais là, penchée sur le corps d’Hannah, l’arme à la main, prête à percer son cœur, à faire taire ses battements, à lui arracher la vie. En réalité, non, je n’étais pas prête et j’imaginais ne jamais pouvoir l’être. Je n’étais pas née pour tuer. J’étais née pour aider, soigner, voir le beau dans les ténèbres, y dénicher la moindre parcelle de lumière. Et ça me crevait le cœur, de penser à tuer ces gens, toutes ces personnes qui avaient un jour croisé ma route, me souriant, m’aidant, m’appréciant pour celle que j’étais. Pas l’Inféris, mais la femme. Lorsque j’ouvris les yeux, je ne fus cependant pas décidée à changer d’avis. Hannah et les autres ne méritaient pas de se réveiller après tout ça. Jamais je n’aurais eu la force de tous les aider, les soigner ou d’effacer ce qui venait de leur arriver de leurs mémoires meurtries. Je n’avais pas le choix. Mais Hannah, elle, ne me facilita pas la tâche. Je vis ses yeux s’ouvrir, ronds comme des billes. Et je pus lire la peur dans son regard, celle de voir l’arme prête à la poignarder, lui arracher la vie. Ses mains vinrent empoigner la lame tranchante, déchirant ses chairs, faisant couler le sang sur elle. Pauvre femme paniquée, voyant la mort prête à la frapper, sous les traits d’une femme en qui elle avait eu confiance.

« Hannah, non arrête !»

Mais ses hurlements me déchirèrent les tympans et ses mots me firent l’effet d’un coup de poignard dans le cœur. Un bébé Hannah ? Putain, un bébé ! Et je sentis alors, cette énergie en elle, cette vie qui vibrait en son sein, juste là, nichée au creux de ses entrailles. Alors qu’elle se débattait toujours, j’abandonnais, l’espace d’un instant, toute résistance, relâchant le poignard qui roula bien vite sur le sol, permettant à Hannah de se protéger un peu plus. J’étais sous le choc, le regard rivé sur le ventre nu. Comment avais-je fait pour ignorer cette légère bosse sur son ventre habituellement si plat ? Comment avais-je fait pour ne pas voir qu’elle portait la vie en elle ? Ce fut le rire d’Eva qui vint me torturer l’esprit et les images de ma propre grossesse vinrent se rappeler à moi. Alors je me vis à sa place, dans ces souvenirs violents qui étaient les miens, ceux de mon accouchement. Je revis ces hommes venus pour m’arracher mon bébé ; j’entendis mes propres hurlements. Qui étais-je pour lui enlever ça, pour lui arracher la vie, lui enlever son enfant ? Qui étais-je pour lui infliger ce que j’avais vécu, ce qui m’avait fait peur durant toute ma grossesse ? J’étais une mère. Une mère qui s’était battue corps et âme pour son enfant, une mère qui se battait encore. Ma fille était ce que j’avais de plus beau, de plus pur, de plus sincère. Elle était un cadeau de la vie, quoi qu’on puisse penser ou dire. Et elle est la seule à pouvoir me raccrocher à mon humanité. Qu’aurait-elle dit en me voyant là, prête à tuer ces innocents, prête à tuer cette future maman ? Qu’aurait pensé ma fille de moi, à cet instant précis ? Que m’aurait-elle dit ? Elle aurait certaine dit qu’il y avait d’autres solutions. Elle m’aurait certainement rappelé, toutes ces fois où je lui avais dit à quel point la vie des autres comptaient autant que les nôtres ; que nous n’étions supérieures à personnes ; que nous n’avions aucun droit de vie ou de mort sur les autres. Elle m’aurait certainement rappelé que j’avais consacré ma vie à vouloir faire le bien autour de moi, à aider les autres. Elle m’aurait rappelé que je n’étais pas devenue infirmière pour rien et que ma vie n’aurait plus de sens si j’arrachais ces deux vies là. En tout cas, j’aurais aimé qu’elle me rappelle tout ça.

" Abigaïl … Je … Je t’en supplie … "

Elle sanglotait la belle Hannah, là, les mains en sang, le corps barbouillé de rouge et de substances étranges, les yeux pleins de larmes, les mains portées à son ventre, comme pour le protéger de ma folie. Je clignais des yeux. Tu sais ce que tu as à faire, me souffla une voix familière. Je fouillais rapidement mon sac, en sortant un pull trop long, que j’avais prévu au cas où, ainsi qu’une fiole d’un liquide verdâtre.

« Enfile ça Hannah et avale ça, » dis-je en me concentrant sur elle pour soigner ses plaies, usant de mon énergie précieuse et vitale. Elle écarquilla les yeux la belle, lorsqu’elle vit ses mains guérir et lorsqu’elle sentit son énergie revenir peu à peu.

" Mer...merci Abi’ … merci ! "

Elle tremblait la jeune Hannah, ses mains se glissant dans les manches du pull qu’elle enfila, trop grand pour elle et sa petite taille. Il lui retomberait sur les cuisses cachant sa nudité. J’insistais alors pour lui faire boire la potion qui la fit grimacer.

« Maintenant écoute moi, »[/color] Je calais dans sa main tremblante, l’un des briquets que je gardais sur moi, incapable de faire naître le feu par moi-même. « Tu vas oublier tout ce que tu as vécu ici, tu vas oublier nous avoir vu ici. Suis le chemin dans la roche, va sur la plage, allume un feu. Quelqu’un viendra t’aider. Ne te retourne pas. Jamais. Et oublie moi. »[/color] Parce que ça sera mieux pour toi.

Hannah se mit à cligner des yeux, se releva et s’en alla en courant, sans se retourner. J’espérais qu’elle parviendrait à rejoindre la plage, que rien ni personne ne viendrait la tuer. Une fois la jeune femme hors de mon champ de vision, j’attrapais le poignard abandonné au sol, bien décidée à rejoindre Jake et l’immonde créature que je n’avais plus sous mon contrôle.

« Jake ? JA… AHHHH»

Une main venait d’agripper par l’épaule. Et, alors que je cherchais à m’en défaire, les deux mains de Monsieur Scofield, un ancien voisin de l’époque où je vivais dans la maison Aux Sept Pignons, s’enroulèrent autour de mon cou, serrant de toutes les forces qui lui restait, incapable de réaliser qui j’étais. Et j’étouffais. Cherchant à me débattre, à cogner. Et finalement, ce fut mon poignard qui frappa, à plusieurs reprises, faisant gicler le sang, jusqu’à ce que l’homme cède, me relâchant. Mort... Essoufflée, le cou marqué par les traces des mains qui m’avaient enserrée jusqu’à m’en couper le souffle, je titubais vers l’arrière, l’arme dans ma main ensanglantée. Et je compris alors, que je n’avais pas le choix. J’ignorais si Hannah pourrait se remettre de tout ceci, si mon intrusion dans son mental serait suffisante. J’ignorais même si elle pourrait rejoindre la plage, si quelqu’un ou quelque chose ne viendrait pas la tuer... Mais je ne pouvais sauver les autres.

« JAKE EST-CE QUE CA VA ? »

Je hurlais, la voix enrouée, m’avançant déjà vers le corps suivant pour y planter mon arme. Cette fois, je n’aurais pas de pitié. Car parfois, la mort est une délivrance. Chacun son combat. Chacun son destin. Malheureusement, ces gens-là avaient été élus. Élus pour mourir. La mort était inévitable. Mon Créateur ne les laisserait pas partir de là vivant. De toute manière, qui voudrait vivre encore après ça ? Autant mourir de ma main. Et la lame se planta encore une fois, arrachant une seconde vie.

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Do or Die. Nobody can save you now.
Whatever it takes. Cause I love the adrenaline in my veins. I do whatever it takes. Cause I love how it feels when I break the chains. Whatever it takes. You take me to the top I'm ready for. Whatever it takes. Cause I love the adrenaline in my veins.

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It's time to face the Demon | feat. Jake

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