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Black holes and revelations [ft. Devan]

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MessageSujet: Black holes and revelations [ft. Devan] Dim 28 Mai - 22:28



❝ Black holes and revelations❞


Devan & Chiyoko
Far away The ship is taking me far away Far away from the memories Of the people who care if I live or die Starlight I will be chasing the starlight Until the end of my life I don't know if it's worth it anymore △


1791 - Chine

La rue fumante de la chaleur des mets cuisants mélangée à celle des corps mortels qui défilent dans la poussière de Pékin, renferme la misère du petit peuple et les soupirs des catins qui cherchent la clientèle enfumée à l’opium. Les bas fonds de la société poussée dans des recoins infâmes évoluent dans l’ombre de la rayonnante dynastie Qing, fierté de son peuple, héritage de l’empereur Yongzheng à son fils Qianlong, figures influentes de l’époque. Tel est le spectacle qui s’offre aux yeux de l’ancienne rōnin - l’unique femme rōnin - qui a quitté le pays voisin, ses terres d’origines, pour voir le monde et occuper son temps. La japonaise aux yeux de braise et aux cheveux de jais n’a rien de plus que les siens. Rien sauf l’éternité et la solitude.

Enveloppée d’un kimono lâche et noir négligemment noué sur sa taille mince, un katana accroché dans le dos, elle n’est qu’une moins que rien de plus aux yeux de ces mortels aveugles. Aveugles à son teint de porcelaine dont n’émane aucune odeur de vie, à sa peau froide et à ses crocs aiguisés qui attendent de déchirer une chair palpitante, et arracher la chaleur d’un sang rougeoyant comme le rubis. Aveugles à l’éclair de folie, de rage meurtrière qui brille dans l’encre de ses yeux alors que la personnalité du monstre s’est installée, subtilisant le contrôle de ce corps. Elle est « l’autre », celle qui tue pour le plaisir. Et elle jette des regards, écoute attentivement, repaire et calcule… Elle imagine quelques instants, cette rue sous son emprise, parsemée de cadavres découpés, tapissée de sang du sol jusqu’aux murs les plus hauts. Cette allée grouillante de monde à sa merci, fendue sous la lame du katana qui attend, blotti contre son dos. Un beau massacre comme elle les aime…

L’autre guette en silence, à la manière du prédateur qui contemple sa proie alléchante, et s’impatiente. Quelque chose la contrarie. Elle n’a pas besoin de motif pour ça, elle veut simplement sortir cette pulsion criminelle, l’accomplir et satisfaire sa soif. Tous ces gens plus ou moins malheureux, plus ou moins saouls ou drogués… Peu importe, ça ne peut plus attendre. Et comme une furie, la japonaise dégaine, tranche la tête du paysan qui lui proposait d’acheter son riz, et plante un inconnu passant derrière elle. Ses oreilles entendent les cris immédiats, les battements des cœurs qui s’emballent. La foule s’affole et supplie. La délicate et subtile odeur de la peur émane alors. L’autre sourit de toutes ses dents blanches et tranchantes. Cela lui manquait tellement ! La petite Chiyoko qu’elle a fait taire, n’aurait pas du quitter son temple du Japon. Elle aurait du rester samouraï pour garder davantage le contrôle. Quel dommage pour elle.

Le katana fend l’air puis les corps, un bras, une main, des têtes, et le sang… Sublime et brillant, une couleur parfaite comme il n’en existe aucune autre. Le massacre s’accomplit. Elle sépare sans réfléchir, attaque les quelques inconscients qui tentent de s’opposer à elle. Pour ces pauvres misérables, le démon est dans la rue. Le vampire rit aux éclats. Un vrai rire sadique et cruel. Elle s’attaque de nouveau à ceux qui courent encore. Sa vitesse et ses mouvements les devancent largement. Elle ouvre le ventre d’un homme, se remémorant la mort honorable des samouraïs. L’entaille horizontale fait se déverser les organes dans un seul paquet baigné de sang. Sans quitter des yeux sa victime qui s’affale par terre, elle saisit le poignet d’une femme et lui fend le visage de son katana, simplement pour l’entendre crier de douleur. Rapidement lassée, la japonaise progresse parmi les fuyards non sans en massacrer le plus possible et s’empare d’un jeune chinois, son met préféré, pour lui mordre sauvagement la gorge et boire goulument le vermeil de sa vie.

Consommé avec appétit, le corps s’écroule, happé par la mort. Mais elle tourne la tête, déjà attirée par autre chose. Parmi tous ces mortels, il est un cœur qui ne bat pas. Et une chevelure aussi claire qu’un rayon de soleil, qui se dénote tout à fait des autres. Elle voit tout de suite qu’il est jeune mais elle a besoin de lui faire front, de prouver que c’est son territoire et pas le sien. Qu’il n’est pas de taille. Le considérant, elle l’approche et lui fait bientôt face pour le regarder avec dédain.

- Dégage de mon chemin, lui dit-elle dans un anglais presque parfait.

Pauvre petite créature perdue. Perdue comme la Chiyoko avec qui elle doit lutter pour contrôler ce corps. Elle ne baisse pas les yeux, attendant la réaction de l’immortel, le katana fermement empoigné.


Epoque actuelle - Salem

Chiyoko fait sa nuit de travail, comme toutes les autres. Tirée à quatre épingles dans sa robe haute couture noire, relevée par quelques broderies rouges, les cheveux écarlates retenus par un kanzashi de bakélite, et un visage avenant ; c’est l’accueil que réserve la Salem Blood Bank pour ses clients. Elle a ouvert son registre devant elle, et consulte régulièrement les commandes entre deux clients qui passent, pour s’assurer que tout est en ordre. Le timing doit être respecté, car les vampires les plus capricieux sont aussi au rendez-vous quand il s’agit de protester contre quelque chose, la moindre, afin de chasser leur ennui. Et c’est toujours désagréable de se retrouver devant ces idiots qui possèdent une immortalité non méritée, à devoir sourire et rester aimable quand le tantō brûle de sortir de sous le comptoir massif en marbre, unique séparation entre elle et ces ingrats.

Cependant, il y a aussi des nuits où les choses se passent bien, il faut le reconnaître. Certains sont aimables, ont de la conversation sur le passé et sur le monde, ont vu et vécu des choses intéressantes à partager avec Chiyoko qui peut en dire de même. Dans ces moments là, elle se sent presque saine d’esprit, un vampire modèle dans une société délabrée. Et c’est là sa source de fierté, lorsque tous se vautrent dans l’infamie et la débauche, tandis qu’elle reste droite sans céder aux pulsions meurtrières de sa nature ; un travail de l’esprit et du corps que son apprentissage martial lui a donné. Si seulement elle pouvait toujours être comme ça…

La nuit s’est déjà bien écoulée quand un nouveau client entre après une pause dans ce flot de consommateurs. La démarche habituelle s’enclenche une énième fois : « Bonsoir »… et toutes les formules de politesses appropriées. Le nom, la commande. Un autre entre au même moment. Par réflexe, Chiyoko lui sourit et lui souhaite la bienvenue, comme à chaque personne qui passe cette porte. Elle ne s’attarde pas trop sur le regard étrange de l’immortel blond qui vient d’entrer et part chercher la commande du client précédent. Une petite caisse contenant plusieurs poches de sang, au design sobre et orné du logo de la banque. Le produit est rapidement réglé et l’homme s’en va tandis que la japonaise lui souhaite une bonne soirée. Puis elle revient sur le dernier venu, gardant son sourire habituel dont le métier l’a presque naturellement tiré sur ses lèvres vermeilles. Toi tu n’as pas décidé d’être aimable, apparemment… se dit-elle en le considérant. Dommage, la soirée se déroulait bien jusque là.

- Bienvenue à la Salem Blood Bank, monsieur. Une commande à récupérer, à passer ou un achat immédiat ? demande-t-elle toujours en souriant. C’est à quel nom ?

Monsieur Sourire, ça t’irait bien, non ?

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Dernière édition par Chiyoko Nakayama le Mer 28 Juin - 15:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Sam 10 Juin - 22:34

Black holes and revelations
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

1791 - Chine

Devan venait de rentrer dans cette province nouvelle. La Chine, il s’était décidé à quitter le continent Américain. Le continent asiatique était bien différent de la terre qu’il avait foulé durant plusieurs décennies. Mais ce n’était pas déplaisant non plus. Après tout, cela faisait du bien parfois de changer totalement d’air et de paysage. Surtout pour les vampires. Avec leur éternité, s’attarder trop longtemps dans un même endroit devenait vite lassant, alors mieux valait changer de temps en temps. Et puis ce n’était pas comme s’il avait de quelconques attaches où que ce soir, ce qu’il déplorait vraiment. Il aurait vraiment aimé pouvoir se poser quelque part avec des gens qui voulaient de lui, l’accepter et fonder un noyau stable. Mais ce n’était pas encore arrivé. Cependant il ne voulait pas perdre espoir, il savait que cela était possible, qu’il trouverait un jour. Il savait que cela arriverait un jour. Mais cela n’avait pas beaucoup d’importance pour l’heure, il se considérait comme en congés et comptait profiter de son séjour ici pour se créer de nouveaux souvenirs et peut être même rencontrer de nouvelles personnes pour tisser des liens. Il ne savait presque rien de ce peuple, à première vue il semblait plutôt amical, alors ce serait peut-être facile de nouer de nouvelles relations, même pour un temps limité. Il ne rejetait rien de ce sens-là. Mais Devan restait un vampire et un jeune vampire, malgré ses désirs personnels, ses besoins de sang et les vices qui étaient attribués à sa race étaient profondément ancrés en lui et difficilement réfutables quand ils faisaient surface.

Il marche tranquillement dans les rues. Découvrant tout plein de nouvelles couleurs et senteurs. Il ne comprenait pas encore bien la langue, même pas du tout mais la sonorité est agréable à ses oreilles, ce n’est pas moche à écouter, même si cela est bien différent de l’anglais qui lui est maternel. Il ne peut saisir aucun mot de ce qu’il entend mais il finirait bien par se faire comprendre. Il visite les rues commerçantes, parcourant les différentes étales des yeux. C’est alors qu’il se fige. Sentant une odeur qu’il reconnaîtrait entre mille. Le sang. Cette douce odeur âpre, ferreuse. Rien que d’y pensant seul paquet baigné de sang. Rien que ça le fait frémir d’excitation. Mais c’était tout de même étrange, car l’odeur était si fort qu’il devait en couler en très grande quantité. Des cris stridents sifflent à ses oreilles et un mouvement de foule se distingue rapidement. Curieux et attirer par le sang il se décide à aller dans cette direction. Il se moque des gens qui courent en sens inverse les visages défigurés par la terreur. C’est alors que ses chaussures foulent une rivière de sang et ce qui semble être des bouts humains. Cela ne l’effraie pas le moins du monde et il continue à avancer, voulant connaître ce que s’était passé. C’est alors qu’il se retrouve face à une femme. Elle tenait un katana et avait un regard qui se mélangeait à la folie. Elle était immortelle, cela se reconnaissait tout de suite. Et elle semblait également responsable de tout ce carnage.

- Dégage de mon chemin.

Il hausse un sourcil. Quelles étaient donc ces manières ? Tous étaient-ils comme ça ici ? Non… Il ne pensait pas.

« Pourquoi ? Je n’ai pas de raison de mérité ta colère, après tout, nous sommes pareil n’est – ce pas ? »

Epoque actuelle - Salem

Devan ne saurait vraiment dire pourquoi il s’était mis à penser à cette époque de sa vie. En deux-cent quatre-vingt-un ans d’existence, on en vivait des choses, des époques, des périodes différentes. Surtout quand on avait autant voyagé que lui. Plusieurs choses étaient différentes, les couleurs, les senteurs, les gens, les traditions. Les différents groupes qui peuplaient cette Terre avaient des points communs certes mais tout était différents et avaient leurs propres coutumes. Il ne saurait dire quel endroit il avait préféré, le peuple qui l’avait le plus marqué, il en avait tant vu que cela en était impossible. Seulement, tout était gravé dans sa mémoire et il se rejouait souvent quelques scènes, quelques moments qu’il avait apprécié de vivre. Certaines choses ne se voyaient qu’une fois, ne se vivaient qu’une seule et unique fois. Alors il valait mieux profiter de chaque instant de vie, c’était une chose qu’il avait apprise au cours de son existence de bientôt trois siècles.  

Pour ce jour, il s’était souvenu d’une escapade en Chine, vers la fin du XVIIIème siècle. Devan n’était encore qu’un tout jeune vampire, cinquante-six ans pour être précis. Pour un humain, cela pouvait déjà être un âge avancé mais pour un vampire, ce n’était qu’une infime poussière par rapport à l’éternité qui était leur seul fil conducteur. Il se souvient de cette étrange rencontre avec une autre immortelle. Une femme qui était amatrice des carnages et du sang d’après ses découvertes faîtes sur le terrain. Mais Devan n’avait pas vraiment le temps de repenser au passé durant des heures et des heures. En effet, il avait été passé commande au Salem Blood Bank où l’on pouvait commander des poches de sang et ainsi être tranquilles pour un moment. Ce n’était pas une mauvaise idée d’avoir instauré ce système étant donné les nouvelles lois et tous les vampires qui grouillaient à Salem. Même s’il arrivait souvent à certain de déroger à la règle, lui le premier. Rien ne valait de croquer dans une gorge chaude et bien en vie.

Devan sort donc de son appartement et marche d’un pas calme dans les rues de Salem, les mains dans les poches. Il observe un peu les différents groupes qu’il croise au fur et à mesure de sa progression. Il ne se presse pas, pas la peine. Il est encore large sur l’horaire de fermeture. Il voit enfin la grande bâtisse et entre à l’intérieur. Il fait la queue patiemment, le visage fermé comme souvent. Il n’était pas un homme particulièrement avenant. Il y avait des jours où tout ce qu’il voulait c’était être tranquille.

- Bienvenue à la Salem Blood Bank, monsieur. Une commande à récupérer, à passer ou un achat immédiat ? C’est à quel nom ?

Devan ne prend pas trop la peine de s’épancher sur la réceptionniste, il voulait régler cette faire au plus vite, il pourrait rentrer chez lui et rester au calme pour le reste de la soirée. C’était ce dont à quoi il aspirait en ce moment.

« Bonsoir, Devan Mckenzie s’il vous plaît. »

Rester poli était tout de même le minimum. Il pose son regard sur elle et a un mouvement de surprise. Ce visage… Il ne pourrait pas l’oublier de sitôt ! C’était bien elle il en était sûr et certain. Il penche légèrement la tête sur le côté et la dévisage sans être particulièrement insistant.

« Chiyoko… C’est ça ? ça faisait un baye. »


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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Mer 21 Juin - 11:26



❝ Black holes and revelations❞


Devan & Chiyoko
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1791 - Chine

L’autre jubilait, dominait la situation et le territoire, prenait plaisir dans une orgie de sang à entendre les cris, la douleur fuser et la vie s’effacer. Un tableau noir sur laquelle elle balaye les traces de craie, insignifiantes, des existences de rien dans ses ténèbres qu’elle impose et diffuse partout dans la rue. Il ne faudra pas rester très longtemps. Simplement le temps de quelques crimes. Avant que d’autres mortels plus téméraires arrivent pour tenter de maîtriser la situation. Elle partira avant… Mmm, à moins qu’elle ne les tue eux aussi pour leur arrogance ? C’est tentant. Peut-être qu’elle peut encore s’attarder ici. Les morts semés, les cris envolés, tout sera bientôt calme et elle disparaîtra comme un songe, un cauchemar qui nourrit les légendes. Enfin, la terreur à long terme evoquée dans les récits et les histoires. Voilà ce qui est superbe. Faire encore peur pour des générations alors que le monstre n’est plus là, parti loin, mais toujours dans leur tête. Semer un peu de soi ici, dans la violence pour laisser le souvenir qui hante comme les spectres, comme les amoureux aiment à se laisser des douceurs pour ne pas se faire oublier, l’autre aime donner ce témoignage, gage d’une méprise profonde pour le commun des mortels. Chiyoko ne parlerait pas comme ça, ne penserait pas comme ça. Elle réfléchirait, serait tantôt cruelle mais domptée, plus polie et éduquée. Tout ce que le monstre trouve ennuyant. Elle voudrait déverser sans cesse sa rage meurtrière sur ces insignifiants, réduire cette foule d’humains à un rien et se nourrir à eux sans cesse et avidement. Un spectacle parfait qui se déroule d’ailleurs sous ses yeux luisants de cruauté.

Puis il a fallut qu’un autre immortel arrive. Un parmi la foule mortelle. L’autre trouve ça ironique. Juste au moment où elle abat des vies à la chaîne, un des siens arrivent, comme une fleur, là alors qu’aucun autre sang froid ne s’est jamais présenté à elle depuis des années. La solitude et l’errance s’est fait ressentir dans ce monde éphémère. Et si Chiyoko l’aurait accueilli à bras ouverts, avec politesse et distinction, quoiqu’un peu plus droite dans sa posture façonnée par les arts martiaux qu’elle a emporté des terres du Japon ; l’autre le toise avec mépris, à peine plus que s’il eut été mortel. Peut-être n’aurait-elle pas été comme ça s’il était venu dans un moment moins crucial ou au début alors qu’elle n’avait pas commencé. Elle lui aurait demandé de prendre part et d’anéantir le petit peuple de la rue. Cependant, si le monstre est accaparé par sa soif dévastatrice et un peu moins enclin à réfléchir que Chiyoko quand elle est aux commandes, elle a remarqué le calme qui se dégage du jeune homme. Un calme presque provocateur. Non pas qu’elle aurait voulu qu’il soit apeuré, elle en aurait ri davantage, mais elle aurait apprécié le voir plus enjoué face au spectacle. Un vampire depuis tout ce temps, qui croise son chemin, et voilà qu’il est presque innocent et surtout trop jeune. Ce détail se sent. Puis il s’exprime, presque trop posément pour le monstre.

- Pourquoi ? Je n’ai pas de raison de mérité ta colère, après tout, nous sommes pareil n’est – ce pas ?

Tout à fait insupportable, pense-t-elle. L’autre relève la tête presque dans un spasme. L’autre qui n’a pas de sens, cette personnalité qui n’est qu’un amas de colère et de violence refoulé par Chiyoko lorsqu’elle vit toutes les nuits. Elle ne suit aucune logique ni conduite précise, c’est un brouillon de caractères inachevés et pourtant qui n’est pas complètement opposé à la japonaise cohabitant dans ce corps. Elle n’est bien sûr pas de la même taille que l’immortel mais cela ne l’impressionne nullement, et elle fait un pas en avant, si bien qu’elle peut presque le toucher. Cependant, c’est son katana qui surgit et qui vient frôler la gorge du jeune homme alors que ses yeux ne l’ont pas quitté, pour le couvrir de sa défiance.  Elle retrousse légèrement ses lèvres pour dévoiler ses crocs.

- Ma colère ? répond-elle avec un ton moqueur. Tu m’as gâché mon moment, petit vampire.

Elle repousse l’immortel avec force puis fais immédiatement un pas pour le rejoindre de nouveau, et le saisit par le col.

- Retourne vite d’où tu viens, tu es sur un terrain dangereux, blondinet.

A à ses mots, elle lui assène un coup au visage avec le manche de son katana. Allez, va-t-en vite, vite, vite… Le monstre s’imagine même une seconde pouvoir lui arracher son petit cœur immobile et froid, en voir se détacher les lambeaux et le dévorer. Elle aurait aimé sa réaction, elle en est sûre. Mais elle n’en fait rien. S’il est là et qu’il a accaparé son attention, autant qu’il serve à quelque chose à présent. Alors le monstre décide qu’elle préfère plutôt jouer avec lui, lentement, s’il vient à résister. Dans le cas contraire, s’il tourne les talons, elle le défiera comme un ultimatum et il ne pourra pas s’échapper. Quitte à l’entailler, peu à peu, voir se refermer les blessures et en faire de plus profondes, le trainer dans la poussière comme l’autre aime à le faire, simplement parce que cela l’amuse. Et peut-être qu’ensuite, elle le laissera dans l’agonie avec un nom aux lèvres, celui de Chiyoko, celui que la petite japonaise avec qui elle cohabite et qui rependra tous les torts de cette action, pourvu qu’il en vienne à survivre. Un sourire cruel aux lèvres, elle pointe son katana vers lui, la lame tranchante luisant du rougeoiement du sang sur le métal japonais.

- Mais comme il n'y a plus personne ici, c'est avec toi que je vais m'amuser, ajoute-t-elle avec un sourire maléfique.



Epoque actuelle - Salem

Chiyoko, dans l’habitude de son travail, enchaîne les gestes et les politesses sans vraiment plus y réfléchir. Cette prouesse, car des fois il faut bien l’appeler comme ça au vu de quelques insupportables clients,  était dure à accomplir au début, mais cela est venu au fur et à mesure des années. Alors que ce vampire-ci soit bougon, cela l’ennuie simplement et elle aurait aimé terminé cette soirée sur un ton plus joyeux.

-  Bonsoir, Devan Mckenzie s’il vous plaît.

La japonaise acquiesce puis parcourt d’un œil habitué et rapide, la colonne des clients listés sur son cahier. Elle repère le nom du jeune homme avant de relever la tête avec un sourire poli.

- Merci, je m’en vais chercher votre commande tout de suite.

A ses mots, elle s’engouffre dans la pièce derrière le comptoir et promène le bout de ses doigts sur les boites identiques mais rangées par ordre des noms. C’est ici que sont acheminées toutes les commandes prêtes à être récupérées. Il n’en reste que quelques unes à l’heure qu’il est et Chiyoko trouve rapidement celle qui porte celui du client. Cependant, même si elle s’efforce à rester normale, elle ne peut s’empêcher de se dire que quelque chose ne va pas avec ce vampire qui attend de l’autre côté. Sans plus attendre pourtant, elle revient vers lui en fermant la porte de la pièce derrière elle.

La réceptionniste n’a pas le temps n’énumérer la commande, qu’elle remarque la surprise étrange qui se lit sur les traits du vampire. Il paraît un peu bizarre et Chiyoko fronce les sourcils en s’apprêtant à lui demander s’il se sent bien. Et alors qu’il semble reprendre un peu contenance, le client la dévisage. A l’affut mais sans vraiment le montrer, elle est prête à bondir sur son tantō caché près d’elle pour le dégainer. Reste calme, l’autre ne doit pas surgir… Pas ici ou ce serait la fin du travail, sans compter la honte pour la banque.

- Chiyoko… C’est ça ? ça faisait un baye.

L’intéressée le regarde dans les yeux, ne sachant pas exactement s’il faut qu’elle abandonne maintenant la relation client/vendeur pour mettre les points sur les i. D’accord, on va parler.

- Je n’ai pas souvenir de vous, monsieur Mckenzie. Cependant, si vous me nommez par mon prénom je suppose que je peux vous appeler Devan en retour.

Elle sourit, mais plus de manière polie. Juste un petit sourire espiègle. Les personnalités s’entrechoquent dans sa tête mais Chiyoko, par miracle, garde le contrôle. Car elle n’est pas dupe. Etant donné qu’il y a deux personnes dans le même corps, si l’une ne reconnaît pas le jeune homme, c’est sans doute que c’est l’autre qui a eu affaire à lui. Qu’as-tu encore fait ? lui demande-t-elle en l’empêchant cependant de répondre. Cela l’inciterait à sortir. Mais comme l’immortelle semble en plein contrôle d’elle-même, la japonaise choisi de ne pas dégainer le petit sabre tout de suite. Il faut parler entre personnes civilisées. Seulement, si l’autre ne l’est pas, elle s’adaptera à lui. Comme elle le fait si souvent. Elle espère simplement que d’autres clients n’entreront pas entre deux.

- Cela fait combien de temps exactement ? Rafraichissez-moi la mémoire, demande-t-elle toujours un peu méfiante.

Car voilà, il se peut aussi que ce ne soit qu’une mauvaise blague. Des gens qu’elle a vexés, il y en a une foule. Amants, victimes, ennemis… Sans compter qu’elle en a volé quelques uns, humilié d’autres… Et elle en passe depuis tous ces siècles. S’il n’est pas directement concerné, il peut aussi participer à la vengeance de quelqu’un d’autre. Donc ces soupçons réunis ne plaisent pas du tout à Chiyoko qui attend promptement des explications de la part de l’immortel. Et pourvu qu’elles soient bonnes car la gentille hôtesse d’accueil peut redevenir la guerrière japonaise, alors qu’elle songe à la fois où elle s’est retrouvée avec une quantité phénoménale de verveine dans le sang et au bord de la mort pour une vengeance. Le prix fort à payer pour les erreurs de l’autre.

- Expliquez-vous. Et je saurai si vous mentez.

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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Jeu 22 Juin - 21:39

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1791 - Chine

La vie nous amenait à faire des rencontrer étonnantes n’est-il pas ? Quoique l’on puisse penser, la vie présentait toujours plusieurs chemins à chaque individu, ces derniers s’y aventuraient ensuite, conscient ou non qu’ils vinssent de produire un acte qui aurait des conséquences, immédiates ou bien plus tardives. Devan avait déjà plusieurs fois emprunté ces divers chemins. Il n’avait jamais vraiment regretté les choix qu’il avait pris, il avait à chaque fois, essayer de faire les meilleurs choix pour lui, excluant un peu les dégâts que cela pouvait causer aux autres. Ce n’était pas de l’égoïsme, juste de la survie et un certain ras-le-bol de devoir dépendre d’autrui. Il avait plus perdu que gagné en côtoyant d’autres humains. Lui, l’orphelin avait tant bien que mal essayé de se faire accepter par d’autres personnes. A essayer de créer des choses, mais tout c’était toujours soldé par un échec, par de la déception, de la peine. La souffrance, il connaissait, il en avait assez eu et il avait décidé de vivre pour lui et non pour les autres. Créer pour défaire, il ne voyait pas l’intérêt pour être tout à fait franc. Il avait été trop souvent mis de côté. Ecarté une fois les autres lassés. Il s’était beaucoup remis en question. Après tout, le problème venait peut-être simplement de lui. Pourtant il lui avait semblé de faire ce qu’il fallait pour se faire accepter, il avait même essayé d’adapter son comportement à celui de ses homologues afin qu’ils soient plus complices mais là encore, la fin en était restée la même. Devan ne recherchait pas la pitié mais l’affection des gens, c’était totalement différent, et il en était venu à la conclusion qu’il devait vivre pour lui-même et garder sa propre personnalité pour être fort et s’imposer dans ce monde cruel et impitoyable.

Un peu comme le vampire qu’il avait devant lui et qu’il venait tout juste de rencontrer. Elle venait de causer une panique totale, les cris perçants de terreur pouvaient encore se faire entendre dans les gens étaient choqués et terrifiés à l’idée de subir le même sort que leur comparse qui gisaient au sol dans une mare de sang. Même si pour être tout à fait exacte, le sang coulait tellement que cela avait plus le reflet d’un ruisseau que d’une mare, mais bon, cela n’avait pas non plus grande importance. En revanche, il pouvait noter à l’expression de l’immortelle que cette dernière ne semblait pas des plus heureuses de le voir en travers de son chemin. Pourtant, il n’avait aucune raison de provoquer une quelconque animosité chez elle, il ne chassait pas sur son terrain, en fait il n’avait eu aucune incidence sur tout ce qui venait de se produire. Il n’avait touché aucun de ces humains et n’avait revendiquer aucune de leur mort. Pourtant, il sent très bien qu’elle n’est pas heureuse de le voir ici. Pas du tout. Rien qu’à son expression faciale, il est possible de le voir. Rien qu’à son expression faciale et à la folie furieuse qui régnait dans ses yeux. Mais Devan ne se démonta pas à ce spectacle, il essaya même de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas de raison de s’attaquer à lui. Mais il n’était pas certain du rendu.

La Colère pure et dure se lisait totalement sur son visage figé à jamais par le temps ; telle une poupée de porcelaine. Mais elle n’avait rien d’une poupée, elle n’avait rien d’innocent et aucun homme ne serait assez fou pour la laisser avec un petit être aussi innocent qu’un enfant quand on observait ce qu’elle avait fait des êtres humains qui étaient il y a peu autour d’elle. Il ne bougea pas quand il sentit la lame aiguisée et déjà pleine de sang de son katana frôler sa peau pâle. Il n’avait aucune envie de mourir ici et il comptait bien se défendre pour préserver sa vie. Il n’avait vraiment pas envie de mourir dans ce pays qui lui était totalement étranger tout ça à cause d’un monstre avide de sang et de carnage. Vraiment pas.

- Ma colère ? Tu m’as gâché mon moment, petit vampire.

Il retient un grondement sourd qui remonte dans sa poitrine face à ses bousculades ; elle ne semblait pas être d’accord pour de la pacivité. Encore moins pour le laisser tranquille. D’autant plus que son discours n’était pas très cohérent avec les gestes qu’elle employait.

- Retourne vite d’où tu viens, tu es sur un terrain dangereux, blondinet.
Il grogne pour de bon quand il reçoit le coup qu’il lui assène, montrant les crocs lui aussi. Il ne s’était jamais battu contre un vampire mais il se basait sur ses instincts primaires. L’asiatique commençait à l’énerver. Il n’y avait aucune raison pour qu’il pâtisse de sa folie, il ne faisait que passer.

« Je n’ai rien gâché. Je n’ai touché à aucun de tes jouets. »

Il ne s’attend pas à ce que cela la calme d’une quelconque façon mais il a bien l’intention de se défendre aussi bien verbalement que physiquement. Il ne se laisserait marcher sur les pieds par rien ni personne. Et encore moins cette femme qui à cet instant ne ressemblait à rien d’humain. Il en aurait presque oublié l’odeur alléchante du sang qui jonchait le sol et s’incrustait dedans. Il la toise du regard, ne montrant aucun signe de peur ou de faiblesse, il n’avait pas peur non, il était déjà mort une fois et ce ne serait pas ce jour qu’il mourrait une deuxième fois, oh ça il pouvait l’affirmer. Il plisse les deux et agrippe la lame du katana et la brise d’un coup de poignet, s’entaillant un peu la paume mais cela cicatriserait très vite.

- Mais comme il n'y a plus personne ici, c'est avec toi que je vais m'amuser

Il lève les yeux au ciel pas du tout impressionné, il allait la faire redescendre sur terre assez rapidement.

« Ne prends pas tes désirs pour une réalité. »


Epoque actuelle - Salem

Devan attendait patiemment son tour. Il n’aimait pas beaucoup cette idée de banque de sang spécial vampires. Il préférait de loin l’ancienne méthode de croquer directement dans une veine bien juteuse mais il n’avait pas envie de trop en abuser au risque de se faire prendre. Les lois avaient été appliquées et même s’il les trouvait un peu idiotes et en enfreignaient quelques-unes, il n’avait aucune envie qu’un chasseur lui tombe dessus comme s’il était un héros alors qu’au final, personnes n’appréciait vraiment les chasseurs à part eux-mêmes et les humains.

- Merci, je m’en vais chercher votre commande tout de suite.

Devan attend donc patiemment que la jeune femme qui s’occupait de l’accueil aille chercher sa commande. Il en profite pour observer un peu les lieux avec distraction et curiosité. Il faut dire qu’il ne venait pas souvent ici alors autant bien décortiquer l’endroit avec attention. La bâtisse était plutôt pas mal, cela rendait l’attente un peu plus agréable. Il se fait donc de petites réflexions silencieuses, jusqu’à ce que l’hôtesse d’accueil revienne avec une boîte. Il l’observe un peu avant de se dire qu’il l’avait déjà vue quelque part. Mais tout de suite, cela ne lui revenait pas, il devait se concentrer un peu plus pour pouvoir trouver.

C’est alors que cela lui revient. La Chine, fin du XVIII ème siècle. Il avait rencontré une femme, une immortelle totalement par hasard alors qu’elle venait de commettre un véritable massacre avec les hommes et les femmes qui étaient autour d’elle. Un vrai bain de sang, Devan était arrivé là et la vampire l’avait provoqué, c’en était suivi de la violence physique entre eux. Et elle lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, c’était elle. Mais elle avait tout de même des différences, son regard était différent, l’expression de son visage aussi. Elle ne semblait plus dévorée par cette folie meurtrière à laquelle il s’était confronté. Il devait en avoir le cœur net.

- Je n’ai pas souvenir de vous, monsieur Mckenzie. Cependant, si vous me nommez par mon prénom je suppose que je peux vous appeler Devan en retour.

Etait-elle vraiment sincère quand elle ne prétendait pas le reconnaître ? Il ne savait pas vraiment quoi en penser. Mais cela semblait tout de même bizarre. Après l’affrontement qu’ils avaient eu, leur altercation avait plutôt été violente, enfin Chiyoko surtout. Il hausse un peu les épaules.

« Si tu veux, il n’y a jamais eu de formes de politesse entre nous. »

C’était la vérité. Ils ne s’étaient même pas dit bonjour ou quoi. Il était pourtant venu en simple étranger, attiré par l’odeur du sang et les cris que poussaient les gens. Malheureusement, elle ne l’avait pas entendu de cette oreille et lui avait vite fait comprendre que sa présence n’était pas la bienvenue ici. Mais Devan ne s’était pas démonté, il n’allait tout de même pas se laisser faire de la sorte, il n’était pas une petite fille pleurnicharde.

- Cela fait combien de temps exactement ? Rafraichissez-moi la mémoire

Bon, il n’avait pas vraiment envie de jouer les conteurs avec elle mais si elle ne se souvenait vraiment pas il allait peut-être devoir s’y sentir obligé. Après tout, elle semblait différente de l’autre fois où il l’avait vu. Elle était plus calme et plus posée, ce qui le rendait d’autant plus enclin à une conversation tout ce qu’il y avait de plus normal, sans sang, menace, violence et tout ce qui allait avec.

- Expliquez-vous. Et je saurai si vous mentez.

Il n’avait pas vraiment d’intérêt à lui mentir, cette femme était vraiment très étrange.

« C’était vers la fin du 18ème siècle. 1791 je crois si mes souvenirs sont exacts. J’étais en voyage en Chine, j’ai senti l’odeur du sang en très forte quantité et des cris rugissaient de partout. J’ai suivi l’odeur et je t’ai trouvé ton katana à la main et des tas de corps démembrés sur le sol. Alors que je ne te voulais aucun tu t’es montré très agressive et une rencontre assez agressive s’en est suivie. »


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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Jeu 29 Juin - 9:08



❝ Black holes and revelations❞


Devan & Chiyoko
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1791 - Chine

Le jeune vampire a amusé le monstre quelques temps avec ses idées bien sages et ses belles paroles, mais elle doit avouer qu’elle va devoir elle-même, ajouter du piment. Peut-être en entaillant quelques parcelles de chair froide. La nuit sera gâchée sinon. Et il ne faudrait pas. Ce serait dommage. Si peu de temps dans ce corps à chaque fois, il est d’autant plus contrariant quand cela est simplement pour ne rien donner d’utile. Bien que la notion soit floue ou totalement inappropriée pour un esprit aussi volatile et instable que celui de l’autre. Elle rit lorsqu’il grogne sous son coup. Un petit rire léger et cristallin, mais insultant et sarcastique qui dévoile le bout de ses crocs. Mais il continue de se défendre, voulant lui faire croire qu’il était un gentil petit vampire. Peu importe. Elle s’en fiche. Il n’aurait pu ne rien toucher comme il aurait pu tout mettre en bazar et protéger les choses mortelles qui périssaient sous son sabre… Cela lui fait le même effet maintenant. Celui qui la met en colère. Et le monstre est souvent en colère. Si elle ne l’est pas, elle rit à gorge déployée sous ses crimes et rien de plus. Le panel d’émotions est limité. Il est l’instinct à l’état pur, rien de plus.

Alors qu’elle a à peine savouré le premier énervement de l’immortel, celui-ci choisit d’empirer les choses. Il brise le katana. Chiyoko à son réveil, ne sera pas contente non plus. Tant pis pour elle. Elle n’avait qu’à en trouver un vrai des meilleurs samouraïs, plus résistant, ou un dotanuki, mais celui-ci était voué à être médiocre. Voilà ce qu’on gagne à voler misérablement des armes aux tréfonds d’un pauvre village. Cela ne vaut pas mieux qu’un bout de métal forgé par ces occidentaux, pauvre Chiyoko. Son bras retombe le long de son corps, ne lâchant tout de même pas le manche d’où dépasse un petit bout de lame brisée.

Et voilà qu’il lève les yeux au ciel comme si elle lui faisait simplement une morale. Il la sous estime… Très bien, continue comme ça. L’autre a un sourire en coin bien qu’elle soit profondément en colère. Et sans prévenir, elle entaille violemment la joue du vampire avec ce qu’il reste de son katana. Cependant, agacée par cette arme inutilisable, elle l’envoie valser ailleurs pour passer aux coups physiques. Des figures martiales précises que le sensei de Chiyoko a enseignées à cette enveloppe. Certainement que l’autre les fait moins bien de part son manque de stabilité spirituelle. Mais peu importe, elle se déchaîne, enchaînant les coups, recevant aussi et toujours continuant pour faire mordre la poussière à ce vampire. Au moins il y a plus de niveau que de se battre face à un humain. Les réflexes sont à sa hauteur et cela paraît moins ennuyeux. Les étales précaires de la rue déserte et tout ce qui tenait debout, est facilement renversé par la violence de l’affrontement entre les deux immortels. Et finalement elle réussit à prendre un peu le dessus sur lui redoublant ses coups et ses blessures.

Mais soudain, ses oreilles se dressent, alertées par un bruit plus fort au loin. A plusieurs rues d’ici, la garde arrive au galop de grands chevaux battant les pavés de leurs sabots bruyants. Elle grimace. Décidemment cette nuit est tout à fait gâchée. Contrariée. Elle est contrariée. Le monstre flanque un énorme coup à l’immortel et entend un os se briser. Elle regrette de ne pas avoir de verveine à porter de main pour lui en administrer. Elle s’écarte, hésitant un instant à achever le travail. Pourtant, quelque chose en elle lui plait encore moins. Cette sensation qu’elle va bientôt se rendormir. Chiyoko revient à l’assaut du corps. Alors le monstre a un brin de réflexion durant une seconde. Elle regarde la rue transformée en boucherie et décide de laisser l’immortel ici sur les lieux du crime. Peut-être aura-t-il la force de ramper plus loin, à temps pour échapper aux gardes qui arrivent, ou peut-être pas.

Dans tous les cas, ils ont l’éternité devant eux et avec un peu de chance, elle pourra terminer son travail plus tard si le destin ne l’a pas emporté avant.

- Tu devras cet instant à Chiyoko, dit simplement le monstre en s’amusant déjà de ce que son autre personnalité va devoir encore pâtir.

Un de plus ou de moins… Et sans attendre plus longtemps, elle s’enfuit avant qu’elle ne perde totalement le contrôle du corps ou que l’immortel ait récupéré assez pour la prendre en chasse. Ce serait dommage que la Chiyoko voit ce qu’il s’est passé cette fois. Il vaut mieux la perdre un peu plus loin et la faire tomber de haut si tout cela la rattrape. Dommage que le monstre ne sera pas là pour le voir mais l’idée lui plait.



Epoque actuelle - Salem

Chiyoko aurait juré qu’il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle insistait pour ne pas qu’il lui mente. Elle se dit qu’elle peut certainement mettre de côté les soupçons quant à une recherche de vengeance, mais son instinct et ses habitudes ne peuvent pas totalement lui faire baisser la garde. Et si la plupart des personnes qui sont venues pour l’affronter ou rétablir justice sont d’emblée agressives et sortent les armes, lui, arbore un comportement tout à fait opposé. Donc soit il opère une stratégie différente qui la ferait se tirer à l’extérieur de la banque de sang, soit… Alors ce n’est que le hasard qui nous réuni cette nuit ? finit-elle par se demander, tandis qu’elle ravale en silence la haine qu’elle éprouve envers l’autre personnalité. Pourquoi tu me fais ça ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Mais l’autre reste silencieuse. Elle n’a jamais été disposée à parler de ça. Ca n’étonne plus la japonaise qui préfère son silence à ses paroles énervantes et dénuées de sens. De toute façon elle connaît la réponse. Parce que tu n’as jamais ouvert un dico pour comprendre le sens du mot « stabilité », tu tues et t’acharnes dès que quelque chose échappe à ton contrôle. Je vais te dire, ce n’est pas comme ça que ça fonctionne…

Contrairement à Chiyoko, le jeune homme semble bien se rappeler et avec précision, leur rencontre. Il faut dire que ce n’est certainement pas tous les jours qu’il croise une immortelle enragée au point de s’en prendre à lui. Et le motif ? Aucun. Tant qu’à faire… Son récit ne plait pas à la japonaise. Elle tente de situer mentalement ce qu’elle avait fait en Chine. Ce voyage a duré longtemps mais elle réussi à se remémorer globalement l’année. Il lui semble que c’était pourtant une période où l’autre n’a pas trop fait surface, mais apparemment, elle n’a pas perdu son temps quand elle était là.

Le monstre en a profité, maintenant c’est à elle de réparer les torts… Mais comment formuler ça ? « C’est pas moi, c’est l’autre dans ma tête » ? Donc criminelle, mais folle à lier aussi. Quel profil adorable et confiant elle lui présenterait là… Parce que Chiyoko se soucie de son image auprès des autres. Elle a envie de se sentir comme quelqu’un de bien - ou pas totalement mauvais - des fois. Elle voudrait montrer qu’immortalité rime avec sagesse, cependant la tâche est plus ardue quand on cohabite avec un monstre qui revêtit le même visage qu’elle. Et a-t-elle vraiment changé depuis ? Se teindre les cheveux pour ne pas oublier le sang qu’elle doit faire couler ne suffit pas à se pardonner. Je n’y arrive pas moi-même, alors comment pourrai-je lui demander de faire cet effort ? Ses épaules s’affaissent un peu. C’est plus facile quand ils sont agressifs et prêts à me tuer dans un coin pas net et isolé… Et quand ils ne sont pas immortels aussi. Des humains ça peut passer, mais un des siens ? Saleté de monstre, j’en viendrais à bout de toi, tu peux me croire.

- Je crois qu’il n’y a pas besoin de vouloir du mal à cette autre pour qu’elle veuille la mort du premier venu, murmure Chiyoko songeuse.

Cependant la japonaise réalise qu’elle est encore sur son lieu de travail et elle ne voudrait surtout pas que des oreilles indiscrètes parmi ses collègues censés être au laboratoire, ne captent la conversation. Pourtant elle se sent obligée de fournir des explications au jeune homme. Ce ne serait pas poli sinon, et elle n’aime pas le manque de politesse. Elle décide alors de fermer. Il reste peut-être cinq minutes avant l’horaire de fermeture, rien d’important ; et dans le pire des cas, elle raterait un client qui aime venir au dernier moment, parce qu’il se fiche que la réceptionniste ait une vie à côté de son comptoir.

- Je vais fermer. Et si tu as dix minutes, j’essayerai de t’expliquer ce qu’il s’est passé.

Elle ferme le registre et prend ses affaires pour se diriger vers la porte où elle fait passer Devan en premier, puis elle éteint les lumières avant de fermer à clé derrière elle. Ils arrivent dans la rue déserte à cette heure et plongée dans la nuit seulement entravée par quelques lampadaires inondant le trottoir de leur lumière. L’immortel étant toujours là, Chiyoko suppose qu’il accepte de l’écouter, peut-être curieux ou peut-être trop poli pour refuser. Elle range les clés en se demandant comment raconter ça. Non pas qu’elle ne l’ait jamais fait, au contraire et même trop souvent, mais pas à ceux auxquels elle s’est attaquée parce qu’ils ne parlent pas ou qu’avec des poings. Et elle ne se justifie pas auprès des mortels. Sauf la sorcière qui lui a sauvé la vie mais c’est un cas exceptionnel.

- Je ne vais pas te dire que je suis innocente ni que je n’ai pas de responsabilité dans cette histoire, mais si j’avais vraiment eu le contrôle des choses, rien de ça ne serait passé. J’aurai été heureuse de rencontrer un immortel et j’aurai volontiers accepté sa compagnie. Seulement… Quand c’est l’autre qui est là… Je veux dire, quand elle me met de côté pour prendre le contrôle, elle ne me laisse aucun souvenir de ce qu’il s’est passé ensuite. Elle n’a pas vraiment de raisonnement, elle a plutôt tendance à tout décimer sur son passage.

Chiyoko contemple sa veste qu’elle tient dans ses mains en espérant que son explication ne soit pas catastrophique. Ce n’est pas pardonnable, en tout cas elle le considère comme ça, mais elle souhaite qu’il ait au moins écouté ce qu’elle avait à dire.

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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Lun 3 Juil - 13:11

Black holes and revelations
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

1791 – Chine

Devan avait encore du mal à saisir de quelle façon il en était arrivé là. Dans cette ruelle, en face de ce qui ne semblait n’avoir rien en commun avec un humain. Elle pourrait être tout droit sorti d’un conte pour enfant qu’il n’en serait pas surpris. Quoique cela aurait été bien trop violent pour un enfant. Les monstres étaient accoutumés associés aux contes, histoire d’effrayer les enfants pour leur passer toute envie de commettre certaines actions qui pourraient s’avérer être dangereuses pour eux. Mais cette femme en face de lui, relevait tout droit d’un cauchemar sanglant et sans limites. Il n’était ni impressionné ni effrayé par elle. Mais il se demandait comment on pouvait en arriver à une telle cruauté en regardant les cadavres qui jonchaient le sol de leurs restes. Peut-être que c’était son parcours qui avait ainsi forgé son envie de carnage et de sang, mais cela devait remonter avant son vampirisme, à moins qu’elle soit particulièrement âgée mais il en doutait sincèrement. Il était à peine croyable qu’elle soit réelle. Elle était plus proche d’être une représentation même du chaos et du massacre. Cela le ferait-il reculer devant elle ? Certainement pas. Il ne comptait en aucun cas se défiler, s’il devait y avoir affrontement il ne serait pas le dernier à rendre les coups.

Cette dernière le défiait, et semblait prendre un malin plaisir à le faire. Peut-être espérait-elle le faire fuir ou bien le mettre dans un état de tétanie mais autant qu’elle abandonne ce projet si ce dernier avait effleuré son esprit. Devan n’était pas un homme particulièrement courageux mais il n’était pas un couard. Elle pensait peut-être avoir quelque chose d’impressionnant avec son katana à la main, pourtant, cela ne l’empêcha pas d’en briser la lame d’un mouvement de poignet, peu importe la petite coulée de sang qu’il perdit dans la manœuvre, sa paume était déjà en train de cicatriser. Ce n’était qu’une broutille totalement insignifiante.

Le vampire en face d’elle ne semble pas vraiment contente de ce qu’il venait de faire de son arme mais il n’était pas là pour lui faire plaisir. Elle avait commencé par le provoquer, il n’allait tout de même pas rester sans rien faire et la laisser lui marcher sur les pieds comme s’il n’était qu’un gamin vulnérable et abandonné. Il n’a pas le temps d’esquiver qu’elle entaille sa joue à l’aide de sa lame brisée. La douleur était superficielle, ce n’était rien, il s’en ressortirait totalement intact. Il n’aurait même pas de cicatrice vue que ses cellules se régénéraient totalement. Il l’observe jeter son arme, l’œil mauvais et affuté. C’est alors qu’elle use de techniques physiques, voulant lui porter atteinte à mains nues. Même si elle semblait très bien maîtriser une certaine technique et le touchait facilement, cela ne l’empêchait pas de lui rendre les coups tout en la touchant à son tour, il ne retenait pas ses coups, elle ne retenait pas les siens. Etait-ce un combat dans le but de détruire l’autre ? Il ne saurait répondre, mais cela n’avait pas bien d’importance. L’important était de ne pas laisser l’autre avoir le dessus, mais cette immortelle semblait déchaînée et prête à tout.

Alors qu’elle semble être dans une position de dominante, l’asiatique s’arrête sur le coup. Devan perçoit ce qui l’a faite arrêtée. Il se doute de ce que cela peut-être mais n’en est pas bien sûr. Il n’est pas vraiment déçu qu’elle ait cessée ses coups, elle commençait à avoir un peu trop le dessus à son goût. Il se déconcentre un peu d’elle pour essayer de mieux percevoir ce qui approchait de la sorte. Mais ce n’était pas une bonne idée, déconcentré il ne peut esquiver le dernier coup que lui porte l’immortelle. Elle arrive même à lui briser un os. Il serre les dents, refusant de lui donner la satisfaction d’émettre un son de douleur. Il était capable de surmonter cela. Cela guérirait, la douleur passerait, il fallait juste qu’il réussisse à se concentrer suffisamment le temps de quelques minutes pour se remettre. Il lui lance un regard noir et mauvais, cette fille ne méritai vraiment aucune pitié ou envie de lui venir en aide. Il ne savait même pas si une raison avait place dans son esprit. C’était une chose dont il n’était absolument pas convaincu.

- Tu devras cet instant à Chiyoko

Chiyoko… C’était donc cela son nom. Il la regarde s’en aller et se dit qu’il devrait même faire de même. Malgré la douleur et sa fracture pas encore rétablie il réussit à s’en aller, abandonnant la scène et les cadavres aux nouveaux arrivants. Il ne savait pas encore s’il reverrait cette femme, honnêtement, cela ne lui donnait pas envie de la revoir, mais après tout, il ignorait de quoi l’avenir était fait et ce que ce dernier pouvait bien lui réserver encore. Il avait toute son immortalité pour le découvrir.


Epoque actuelle – Salem

Dire qu’il aura fallu attendre presque trois siècles pour qu’ils se retrouvent face à face. Oh bien sûr cela pouvait paraître énorme pour les simples mortels mais l’était-ce vraiment dans l’éternité qui enchaînait les vampires ? Il n’en était pas sûr. Il avait bien sûr fini par oublier cette histoire avec le temps, du moins il n’y pensait plus, mettant cela sur une mauvaise rencontre avec un autre spécimen de son espèce, voilà tout. Mais il ne s’était jamais vraiment dit qu’il pourrait la revoir un jour ou l’autre, surtout dans ces conditions-là. C’était très particulier au final. Surtout qu’elle était très différente du jour où il l’avait rencontré. Elle était souriante, mais pas de sourire sadique ou un peu fou, plutôt un sourire bienveillant et aimable, toute son attitude transpirait la sympathie et la politesse. Il avait bien failli ne pas la reconnaître mais ses traits étaient identiques, totalement. Rien n’était différent et Devan était très physionomiste. Bien qu’il ait toujours gardé son nom en mémoire, elle avait bien failli lui causer de très sérieux ennuis à cause de sa boucherie. Mais bien heureusement, il avait réussi à s’en sortir à temps et pouvoir guérir de ce qu’elle lui avait infligé tranquillement. Encore heureux d’ailleurs. La retrouver dans cette situation était impensable, surtout qu’elle ne semblait en aucun cas le reconnaître.

Cela l’intriguait vraiment. Même si, peut-être bien qu’elle fût tellement farouche qu’elle s’était retrouvée dans cette situation encore et encore. Et que lui, à ce moment-là, n’avait été qu’une fois de plus. C’était plausible, mais en même temps… Elle était si différente. Cela le perturbait beaucoup et il ne savait pas quoi en penser. Il se mit à lui conter leur dernière entrevue -si on pouvait appeler cela ainsi- sans se faire prier. Toute cette histoire commençait à sérieusement l’intriguer et il était curieux d’en découvrir le fin mot. Peut-être bien qu’elle se fichait totalement de lui, auquel cas elle était excellente comédienne.

Durant qu’il lui contait leurs aventures qui n’avaient rien de glorieuses et honorables, il observait ses traits avec précision, essayant de lire ses expressions et ses émotions sur son visage tandis qu’il avançait peu à peu dans son histoire. Il essayait d’être le plus précis possible, espérant qu’elle se souvienne de lui. Elle semblait ne pas vraiment réagir, plutôt en pleine réflexion. Peut-être bien qu’elle tentait de forcer sur sa mémoire pour retrouver des bribes imagées de ce qu’il venait de lui révéler. Cette histoire était vraiment étrange, ou bien elle avait une sœur jumelle qui était elle aussi devenue une immortelle. Et que c’était face à son double qu’il s’était retrouvé. Il ne savait pas si c’était plausible mais il tentait au moins d’obtenir quelques réponses. Pourtant, elle avait répondu au prénom de Chiyoko, et on ne donnait pas le même prénom à des jumelles n’est-ce pas ? ou sinon cela serait vraiment très étrange. Peut-être que le mieux serait encore de lui demander mais il préférait attendre pour avoir l’opportunité de voir un peu plus les réactions de l’immortelle. Il restait tout de même sur ses gardes, au cas où elle l’attaquerait sans prévenir.

- Je crois qu’il n’y a pas besoin de vouloir du mal à cette autre pour qu’elle veuille la mort du premier venu

Cette autre ? De quoi pouvait-elle bien parler, ou plutôt de qui. La théorie de la sœur jumelle s’avèrerait-elle être la bonne ? Il n’avait aucun élément pour le confirmer pour le moment et il espérait que l’immortelle lui fournisse d’avantage d’informations sur la question histoire d’y voir plus clair. Plus cela allait et moins il comprenait ce qui se passait ici. Et un peu moins ce qu’il s’était passé il y a plusieurs siècles de cela. Il avait vraiment besoin d’explications en ce moment, et il espérait vraiment que cette Chiyoko ou qui qu’elle puisse être était en mesure de les lui fournir.

- Je vais fermer. Et si tu as dix minutes, j’essayerai de t’expliquer ce qu’il s’est passé.

Il la regarde assez intrigué, risquait-il vraiment quelque chose à la suivre ? Elle ne semblait pas agressive et pas aussi dérangée que la femme qu’il avait rencontrée en Chine, mais peut-être attendait-elle simplement d’être dans un espace aéré et sans risque de public pour reprendre son vrai visage. Quoique le public ne semblait pas la déranger vu comme elle avait pris plaisir à massacrer tous ceux qui étaient sur son chemin. Néanmoins, Devan détestait avoir des pièces manquantes et voulait connaître la vérité de toute cette histoire. Et puis il ne s’en était pas trop mal sorti après sa première rencontre avec elle, il n’avait pas grand-chose à craindre. Il glisse ses mains dans ses poches et la suit sans prononcé un seul mot, encore un peu sur la défensive.

- Je ne vais pas te dire que je suis innocente ni que je n’ai pas de responsabilité dans cette histoire, mais si j’avais vraiment eu le contrôle des choses, rien de ça ne serait passé. J’aurai été heureuse de rencontrer un immortel et j’aurai volontiers accepté sa compagnie. Seulement… Quand c’est l’autre qui est là… Je veux dire, quand elle me met de côté pour prendre le contrôle, elle ne me laisse aucun souvenir de ce qu’il s’est passé ensuite. Elle n’a pas vraiment de raisonnement, elle a plutôt tendance à tout décimer sur son passage.

Il la dévisage incertain. Etait-elle en train de soumettre l’idée qu’elle avait une double personnalité ? Il ne croyait pas cela possible mais elle ne semblait pas mentir, ou alors elle était vraiment excellente dans ce domaine.

« Ce que tu dis est ce que tu as deux personnalités c’est cela ? Je ne savais pas cela possible et je ne sais pas si tu dis la vérité ou non. Il est vrai que tu es radicalement différente de l’autre… toi que j’ai rencontrée. Par tous les points, on dirait vraiment deux personnes différentes. Cela doit vraiment être handicapant, surtout si tu ne te souviens de rien du tout. En tout cas tu semblais déterminée à mettre fin à mon existence et je suis heureux que cela ne soit pas arrivé. »

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MessageSujet: Re: Black holes and revelations [ft. Devan] Dim 3 Sep - 22:33



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1791 - Chine

Les ruelles crasseuses se font de plus en petites sous les pas de la japonaise qui titube. Le combat ne l’a aucunement ébranlé. Certainement pas. Mais c’est sa lutte intérieure qui commence, la plus grande bataille et l’éternelle. Reprendre le contrôle du corps. Chiyoko a profité de la faille de l’autre pour revenir à l’assaut. Le monstre grogne et s’appuie contre un mur après l’avoir rasé durant quelques pas. Il faut que cela cesse… Mais cela doit toujours cesser sans jamais le faire. Il n’y a aucun accomplissement, aucun progrès. Sur ce point, les deux personnalités sont d’accord. Pas d’évolution. Chiyoko se demanderait pourquoi, une énième fois. Le monstre ne se pose pas de question. Il subit. Il grogne et regarde d’un œil mauvais, le bout de la ruelle. La Chine a les mêmes bas fonds que les autres pays. Les ruelles sont sales et malodorantes, et bien pire encore lorsqu’on a l’odorat surdéveloppé. Elle croit même apercevoir la silhouette d’un ivrogne plus loin, qui passe rapidement son chemin. Il faut dire que le monstre paraît être davantage une bête sauvage, qu’une jeune femme a première vue, assez frêle.

Pourtant elle vacille, elle griffe les parois et s’y casse les ongles. L’autre est en colère ce soir. Cela ne s’est pas passé comme elle le voulait. Et déjà, elle doit partir pour laisser l’autre revenir. C’est seulement par esprit de contradiction ou par méchanceté, qu’elle lutte. Elle sait que son heure est venue de céder encore sa place. Mais Chiyoko n’aura pas ce qu’elle veut aussi facilement. Ses mains atterrissent dans la boue alors que ses jambes cèdent, et elle s’écrase sur le sol immonde. Les bruits se précipitent puis s’en vont au loin, et bientôt se sont ses yeux qui se ferment… A moins que ce ne soit simplement la personnalité qui devient aveugle, et pas le corps.

Et avant de disparaître complètement, le monstre émet un petit ricanement de satisfaction.

[…]

Chiyoko revient à elle dans une inspiration profonde. Il pleut. Où est-elle ? La ruelle qui la couvre sera bientôt sous le jour. La japonaise doit absolument trouver un abri, même si elle ignore où elle se trouve. Toujours en ville apparemment. Elle regarde son corps poissé par la boue et trempé jusqu’aux os. La voilà encore bien misérable. Encore toi, horrible monstre, se dit-elle sans plus d’émotion. Elle a l’habitude. Mais il reste à savoir ce qu’il s’est passé durant son absence. Elle porte un vieux kimono lâche qu’elle ramène un peu sur ses épaules blanches en se demandant où elle l’a eu. Elle a aussi perdu son katana si elle se souvient bien.

La japonaise se relève et déambule dans la rue, espérant en vain, le trouver sur sa route. Cela ne rate pas, il n’y en a aucune trace. Elle marche un peu. Les rues sont encore à peu près vides à cette heure. Puis l’odeur du sang et de la mort se répand parmi celle de la saleté. Chiyoko se guide alors à l’odorat, prenant soin d’être discrète. De toute façon, vêtues comme telle, elle ne devrait pas dénoter de la misère environnante.

C’est là qu’elle y arrive, dans la grande rue. Et aussitôt qu’elle aperçoit les corps démembrés que l’on ramasse ça et là, elle tourne les talons, aussi vive qu’un éclair. Pas de doute qu’elle est impliquée dans ce massacre. Et elle ne veut plus y penser. Ce n’en est qu’un de plus. Il faudra vivre avec et c’est tout. Chiyoko décide alors de quitter la ville, la prochaine nuit tombée.


Epoque actuelle - Salem

Elle s’est un peu souvenue. Pas du moment précis. Mais de ce qu’il s’est passé ensuite. Des massacres, elle en a vu et fait un nombre incalculable de fois. Elle essaye assez souvent de les garder en mémoire. Pas pour le respect, mais pour elle-même. Elle ne dirait pas qu’elle a une morale vis-à-vis de ça. C’est plus compliqué et ambigüe. Mais là, sur le parvis du Salem Blood Bank, elle exprime du regret. Chiyoko a changé depuis. Beaucoup changée. Pas le monstre en revanche. Lui il n’a pas d’évolution, il demeure pareil, fidèle à sa violence et égal à lui-même. La japonaise a eu ses moments de folie, elle aussi. Elle a tué, a torturé et fait tout ce que la plupart des siens font. Mais s’attaquer à un autre immortel n’est pas dans ses habitudes ni dans son code d’honneur. Le monstre n’a pas de code d’honneur. Elles ont simplement le même corps. Et il faut faire avec.

Elle doute que Devan l’ait vraiment cru pourtant. C’est compréhensible. Pour sa part, elle n’a jamais croisé un immortel dans le même cas. Mais sa race offre bien des personnalités différentes en tous points, c’est ce qui fait sa richesse et sa finesse au fil des siècles. Elle ne porte certes, pas la meilleure, mais elle demeure encore en vie aujourd’hui et forte. Sa faiblesse, c’est elle-même ou plutôt le problème qu’elle y trouve, si l’on considère ça d’un point de vue détaché.

Devan la dévisage, elle le voit bien. Pourtant elle ne tente aucune explication supplémentaire et pressée pour chasser le scepticisme de son interlocuteur. Elle le laisse parler, c’est le mieux à faire. Puis elle sourit à ses paroles. Il semble si compréhensif et calme malgré tout.

- Je ne sais pas si le terme « handicapant » est approprié pour une immortelle tricentenaire mais cela pose problème, c’est assuré. Je comprends que tu ne me crois pas dans l’immédiat et je comprendrais aussi que tu ne veuilles pas me connaître davantage, mais si tu reviens ici ou que l’on se voit ailleurs dans des lieux respectables, je t’assure que tu y trouveras celle que tu as devant toi. J’aimerai t’assurer que c’est la vérité et que tu n’as pas à en douter, mais le répéter n’y fera rien.

Elle porte un regard sur la rue en faisant une pause.

- J’aimerai me souvenir, je t’assure. J’essayerai. Je revois à peu près la ville, je pourrais obtenir plus de détails peut-être. Si j’ai de la chance je pourrais demander à l’autre. Mais je n’arrive pas vraiment à communiquer avec, elle n’a pas de raisonnement véritable…

Chiyoko s’interrompt en réalisant qu’elle parle de ça à haute voix. Elle ne le fait presque jamais. Elle n’aime pas ça. Puis elle se reprend pour passer rapidement à autre chose.

- En tout cas, je suis également heureuse que tu sois toujours en vie. La mort d’un immortel par ma main m’aurait été dure à accepter. Sincèrement.

Puis le doute s’immisce encore en elle. La méfiance, un peu. La curiosité surtout.

- J’ai déjà eu affaire à des gens à qui l’autre à causé du tort, reprend-elle. Mais ils étaient plutôt en colère, de façon violente. J’ai eu à me battre surtout et pas à parler, ou très rarement, après les coups. Mais pour toi, c’est différent et j’avoue que je n’ai pas l’habitude de ce genre de réaction, c’est pour cela que j’ai douté. Tu as l’intention de te venger ou de rester calme de cette manière ? Dans le premier cas, je t’assure que j’ai la pleine capacité à me défendre, mais dans le second, je serais ravie de faire ta connaissance si tu l’acceptes.

Chiyoko n’a aucune crainte. Elle n’a pas d’arme mis à part son kanzashi en bakélite dans ses cheveux, mais elle n’en est pas moins désavantagée. Soit il a fait semblant car il compte tout de même se venger avec les poings et elle en fait son affaire, car elle regretterait d’avoir été aussi honnête avec lui ; soit il est véritablement pacifique, et c’est alors comme elle le pensait précédemment, une personnalité différente. Dans ce cas, elle serait heureuse de mieux le connaître car il susciterait sa curiosité.

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Look into my eyes It’s where my demons hide Don’t get too close It’s dark inside It’s where my demons hide
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Black holes and revelations [ft. Devan]

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