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Satisfying you is our priority Feat. Messire Van Loth

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Vampire
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MessageSujet: Satisfying you is our priority Feat. Messire Van Loth Ven 5 Mai - 14:15




Le corps allongé sur son lit, la tête pendante dans le vide, ses longs cheveux roux flirtant avec le tapis, Elizabeth observait les murs de sa chambre. Voilà un peu plus de trois années que la belle rousse s'était installée à Salem, suivant les précieuses recommandations du plus grand Immortel qui existait à ses yeux : Ezekiel Van Loth. Ce dernier, Vampire Originel, avait su attirer l'attention de l'Anglaise alors qu'elle vivait à New-York, profitant de son immortalité et de son talent pour vivre pleinement. Elle avait su se faire une place à ses côtés, elle l'artiste capricieuse et un peu folle, pleine d'un talent passionné et passionnant. Restés en contact durant quelque temps, Elizabeth et Ezekiel s'étaient revu quelques fois, ici et là, lors de dîner ou expositions. L'Ancien avait su donner envie à la jeune fougueuse de s'installer dans cette ville où les légendes étaient nées, celle où les murmures n'étaient pas des rumeurs. Considérant l'Homme comme un maître dans son domaine, Elizabeth n'avait cessé d'apprendre à ses côtés, en l'observant, en l'écoutant. Petite fille espiègle, elle profitait de la sagesse de celui qu'elle considérait comme un Maitre, un Père. Son expérience était incroyable, nourrissant l'esprit de la jeune Immortelle. Le Vampire Originel était une source inépuisable de savoir et la belle avait toujours soif d'apprendre et de découvrir de nouvelles choses.

L'Anglaise était une femme-enfant. À la fois sensuelle, autoritaire et démoniaque. Elle était également capricieuse, colérique et boudeuse. Au fond d'elle sommeillait un besoin permanent d'être parfaite, de surpasser la perfection ; un besoin de plaire, toujours ; de rendre fier et de satisfaire. À la fois dominante et dominée, Elizabeth portait bien des masques. Mais surtout, la belle éprouvait une peur terrifiante, celle d'être abandonnée, comme elle l'avait trop souvent été. Sa mère d'abord, morte. Son père, qui l'avait vendu. Son Sire qui l'avait abandonné sans rien dire. Talia, qu'elle avait laissé partir sans que cette dernière ne se retourne. Puis, quelques années plus tôt, son seul et unique Infant, qui avait claqué la porte par jalousie. Cette peur, maladive, rongeait l'enfant encore caché en elle. Une peur qu'elle ressentait lorsqu'elle ne voyait pas l'Originel assez ; lorsqu'elle n'entendait pas suffisamment sa voix ; lorsqu'elle était en manque du contact délicat de sa main sur sa longue chevelure rousse. L'Infant véritable d'Ezekiel était ici, à Salem. La belle s'inquiétait de son propre sort auprès de l'Immortel. Et si elle ne lui plaisait plus ? Et s'il venait à se lasser d'elle comme d'autre auparavant. C'était dans de telles moments que la jeune artiste sombrait dans ses pensées les plus tristes et obscures, rongée par cette peur inévitable de l'abandon.

La vie de l'Anglaise, depuis son installation à Salem, avait été calme. Sa propre galerie d'art lui demandait du temps, mais l'enthousiasmait et faisait sa fierté. Dîners, galas, clients, amants, la belle avait vécu trois années calmes mais agréables. Cependant, sa vie avait basculé depuis que Talia, sa douce Muse, avait repris sa place dans sa vie. Les deux femmes, folles d'un amour malsain et irrationnel, s'était retrouvé au bon vouloir de la rousse qui n'avait cessé de suivre sa belle durant toutes ces années passées loin d'elle. Des retrouvailles qui avaient fait remonter trop de choses, souvenirs à la fois doux, sanglants et douloureux, cherchés dans son passé. La belle avait essayé de surmonter ça seule, de chasser ses propres démons. Elle s'était isolée dans un chalet et y avait vécu des aventures hors du commun, réveillant un peu plus ses souffrances, celles liées à un Sire qui l'avait oublié. Mais elle devait se rendre à l'évidence, la belle avait besoin de son Mentor, de celui qui représentait la source de pouvoir, celui qui pouvait faire d'elle la femme la plus docile et la plus monstrueuse s'il le désirait.

Depuis un moment, Elizabeth avait éprouvé l'envie de peindre l'Originel, de dresser son portrait, de laisser glisser ses pinceaux sur une toile vierge pour rendre hommage à la grandeur et à la beauté de l'Immortel. Jamais auparavant, la belle n'avait osé le lui demander. Pourtant, elle s'y était osé, lors d'un appel des plus courtois.

- J'aimerai vous peindre Messire et vous rendre hommage. Seriez-vous disposer à m'accorder un peu de votre précieux temps ? Je vous promets que vous ne serez pas déçu, jamais. Et puis… vous me manquez …. Avait-elle déclaré en usant de sa voix la plus douce, à la fois charmeuse et enfantine, espérant faire craquer l'Immortel.

Et il avait accepté. Au téléphone, la belle avait remercié l'Originel, gardant sa joie débordante pour elle. Mais, à peine avait-elle raccroché, qu'Elizabeth s'était mise à sauter sur son grand lit aux draps onéreux, comme une enfant trop enjouée. Sautant, criant de joie, elle s'était laissée aller à des élans de bonheur. Le rendez-vous avait été pris.

(…)

Plusieurs jours plus tard, Elizabeth s'était préparée pour son rendez-vous avec Ezekiel. Les premières séances de peintures s'étaient déroulées chez la belle Immortelle. L'Originel lui avait fait l'honneur de se déplacer jusqu'à son duplex, pour prendre la pose et la laisser peindre. Bien souvent, elle avait reçu son Mentor dans une tenue simpliste, celle où elle était la plus à l'aise pour peindre : un jeans, une chemise large et ample, les cheveux négligemment relevés dans un chignon. Cette fois, la belle avait enfilé un charmant tailleur noir d'un grand couturier, agrémenté par un joli bustier rouge. Ses cheveux, coiffés avec élégance, étaient à nouveau relevé dans un chignon bien moins négligé. Accompagné d'Eddie, son homme de main. Eddie était un homme, chauve, grand et très musclé, bâti comme une armoire à glace, il était un homme d'apparence froide et stricte. Un as de la technologie et un tueur incroyable. Portant avec soin la toile presque achevée de l'immortelle, ainsi que son nécessaire (Chevalet, peinture…), il suivit sa ''maîtresse'' jusqu'au Pulp'n'Skin. Le rendez-vous y avait été donné pour achever cette toile.

L'Anglaise était nerveuse. Son besoin permanent de plaire et de satisfaire se faisait particulièrement ressentir aux côtés de grand Ezekiel Van Loth. Ce dernier n'avait pas eu le droit de jeter un regard à ce portrait pour lequel la belle avait eu carte blanche. Elle avait peint son mentor comme elle l'imaginait, comme elle le voyait, respectant plus ou moins ses traits, mais rendant surtout hommage à sa grandeur et sa splendeur.

C'est avec un sourire ravi et le regard pétillant qu'elle se présenta à son Mentor. Inclinant la tête devant lui, la belle rousse lui tendit la main.

- Merci de me recevoir chez vous pour cette dernière séance Messire. C'est un honneur pour moi. Je suis si impatiente de pouvoir vous montrer le résultat final.

Derrière elle, Eddie patientait.

- Où pouvons nous installer tout ceci ? N'ayez crainte, Eddie ne restera pas et il est plus que discret.

Eddie salua l'Originel d'un signe de tête poli, sans rien dire, toujours très silencieux. Elizabeth, quant à elle, resta silencieuse et observatrice. Cet endroit n'était pas le sien. Respectueuse de son aîné, elle ne se mouverait qu'à son invitation. La belle souhaitait plus que tout satisfaire l'Immortel. Impatiente, elle trépignait malgré tout. Nerveuse aussi, elle se mordilla la lèvre. De nombreuses émotions se bousculaient en elle, pour son plus grand plaisir.



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Dernière édition par Elizabeth Fawkes le Lun 26 Juin - 19:00, édité 1 fois
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Sanguisuga
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MessageSujet: Re: Satisfying you is our priority Feat. Messire Van Loth Mer 10 Mai - 18:48







Il y a quelques mois maintenant que j'entretenais avec la "jeune" Elizabeth Fawkes une relation des plus cordiales mais néanmoins teinté d'une ambiguïté sulfureuse . (Oui tout est relatif quand il s'agit de jeunesse à propos des immortels que nous sommes, nous autres vampires .. mais que voulez vous, tant par mon âge physique par le nombre d'années que j'ai passé sur cette terre, d'une existence à l'autre, pour moi  tout vampire est un jeunot ...)

Car en effet, Bien que je ne sois pas le plus primesautier des jouvenceaux qui connaissent la rousse damoiselle artiste (il en était pléthore à vrai dire, je n'en doutais point. Cette oiselle là ne manquait pas de prétendant et elle en jouissait sans l'ombre d'un doute!) J'avais dans son estime autant que dans son affection. Au point qu'elle éprouvait pour ma personne un attachement qui oscillait sensuellement entre la filiation dévote frisant l'infant et flirt roucoulant de minauderies fiévreuses d'une amante inavouée. Tout un poème pour l'être flatté que je m'en trouvais être. Je savais que proche était le jour où elle succomberait d'elle même à la tentation qui lui taraudait l'esprit autant que le ventre. Ainsi avais-je a ses yeux le statu d'une certaine admiration rougissante qu'elle se gardait bien de cancaner en public mais qu'elle ne pouvait dissimuler à mes talents de lecture émotionnelle.

Car diantre il n'y a bien que ces fâcheux Inferis pour être des citadelles mentalement impénétrables ... mais ce n'était pas le cas de la belle peintre qui était un véritable livre ouvert, et son chapitre me concernant en fut des plus passionnant, croyez le bien. J'appréciai certes la fraîcheur de son teint d'albâtre, l'incendiaire lumière de sa chevelure carmin et la malice  boudeuse de ses regards charmeurs tout autant que la générosité tentatrice de ses formes pleines et ondulantes.

Mais bien au delà de ces atouts féminins indéniables dont elle usait avec certains et dont elle abusait avec tant d'autres; C'est ce talent créatif et cette sensibilité artistique magnifique qui m'avait fait la remarquer  lors d'un vernissage de ses propres œuvres à New-York. Ainsi quand elle m'appela pour me proposer d'être le modèle d'un portrait ... mon portrait évidemment ... j'en fut ravie car son coup de pinceau ne manquait pas d'exprimer et de transcender le sujet qu'elle traduisait sur la toile. J'osai alors escompter me voir  tracé de lignes aussi révélatrices qu'esthétiques.

- J'aimerai vous peindre Messire et vous rendre hommage. Seriez-vous disposer à m'accorder un peu de votre précieux temps ? Je vous promets que vous ne serez pas déçu, jamais. Et puis… vous me manquez ….

Le sourire intérieur qu'elle avait en prononçant cette phrase était d'un ravissement délicieux. J'y percevais tout l'espoir et l'envie d'une jeune fille aux abois qui glapissait qu'on lui accorda un privilège depuis longtemps espéré.

"Et bien pourquoi pas! ... Je viendrai donc prendre la pose pour la postérité" c'était bien là le cas de le dire.

Plusieurs séances furent nécessaires. Les croquis, les esquisses, l'établissement des gabarits et le choix de la pose parfaite prirent quelques jours bien qu'Elizabeth mit tout son coeur à l'ouvrage. Je ne doutais pas un instant de sa détermination à faire de son mieux. Je faisais donc mon possible pour statufier la facilité d'une interprétation picturale de mon auguste personne. A plusieurs reprises je me mordais jusqu'au sang l'intérieur des joues - délicieux apéritif autophage -pour ne pas éclater de rire devant sa mine concentrée a l'extrême. On eut dit une enfant autiste qui créait son plus fameux chef d'oeuvre!  C'en était  flatteur et prometteur puisque pour respecter la superstition des artistes peintres qui veut que le modèle  ne voit jamais la toile avant son parachèvement, je me réservais la découverte finale pour le jour où elle s'estimerait prête a me la faire découvrir.

Le jour était donc enfin arrivé et Elizabeth avait justifié quelques dernières retouches pour amener le portrait en question au restaurant. Cela me rendait grandement service car le jour dit, j'avais un Everest de travail à gravir en solitaire. mais l'attente avait été si prometteuse que je me réservai tout de même le temps d'accorder a ma petite protégée la pleine et disponible découverte de cette hommage en deux dimensions.

- Merci de me recevoir chez vous pour cette dernière séance Messire. C'est un honneur pour moi. Je suis si impatiente de pouvoir vous montrer le résultat final.

J'accueillais d'un regard souriant la tenue des grands jours qu'elle avait prit soin de revêtir pour ce "vernissage privé" Elle avait bon goût .. c'est le moindre des talents pour une artiste ... Une fois que son chaperon patibulaire eut l'obligeance de nous accorder l'intimité de cette entrevue charmante en se mettant en retrait, la belle installa son petit matériel non sans afficher une nervosité  que je trouvais ravissante de candeur enfantine et féminine. Je retrouvais bien là le coté candide et fantasque de cette rouquine inspirée. .

Je pris place dans un fauteuil du salon privé où étaient accueillis les clients les plus importants. Je savais que nous y serions tranquilles jusqu'à l'heures où les serveurs y viendraient dresser les tables de leurs argenteries. Mon humeur était paisible quoi qu'un peu curieuse de voir le résultat de cette précieuse créativité.

"Alors ma chère Elizabeth? ... dois-je reprendre la pose ou est-ce suffisant? J'ai hâte de voir ce que tu as ressentis de moi et comment tu l'auras exprimé sur la toile ..."

haussant un sourcil enjôleur j'affichai un sourire en coin qui traduisait une confiance aussi hautaine que bienveillante à son égard.
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MessageSujet: Re: Satisfying you is our priority Feat. Messire Van Loth Jeu 11 Mai - 20:14




Elizabeth avait conscience de sa chance. Elle savait que ce n'était pas donné à n'importe qui d'attirer à ce point un homme tel que l'était Ezekiel Van Loth. L'originel avait dû voir tant de choses, rencontrer tant de personnes durant sa longue existence, qu'il devait certainement être devenu un peu plus exigeant. Mais la belle Anglaise avait su attirer le regard de l'homme, elle avait su attiser sa curiosité pour lui plaire. Petite veinarde qui s'estimait heureuse d'être ainsi appréciée par un homme tel que lui. Et, si la belle le considérait comme un mentor, un Sire de substitution, elle voyait un lui quelque chose de plus, attirée par le charisme de l'Ancien. Ses envies les plus malsaines la poussaient parfois à rêver de l'Originel, se réveillant avec l'entre-jambe humide de désir. Mais elle n'osait l'avouer. N'osant pas non plus tenter quoi que ce soit depuis toutes ces années. Pourtant, elle sentait qu'il savait. Elle en était même persuadée. Et se retrouver seule avec lui, si souvent ces derniers temps, lui avait fait ressentir à la fois fierté et excitation.

Face à l'Originel, la belle avait osé se montrer sous ses traits les plus naturels d'artiste : vêtue simplement, à peine maquillée. Mais pour cet ultime rendez-vous, l'Immortelle s'était appliquée à être aussi belle que sophistiquée, pour le plaisir de son aîné. Comme à son habitude, la belle espérait lui plaire, en toutes circonstances. Dans son charmant tailleur qui soulignait sa taille et ses formes, la belle attendait un signe de l'Immortel. Eddie, le bienveillant, installa le matériel de sa patronne., du moins le chevalet et la toile. La belle installa elle-même ses peintures particulières, ses pinceaux... Tout le nécessaire fut mis en place à l'endroit indiqué par le propriétaire des lieux. Elizabeth resta silencieuse pendant ce temps. Et, lorsque tout fut installé, la belle remercia son homme de main qui s'en alla. Il serait rappelé en temps et en heure. Pour le moment, elle souhaitait se retrouver seule avec Ezekiel dans ce salon privé.

L'immortel prit place dans un fauteuil. Cet homme dégageait une classe incroyable. C'était ça qui avait frappé Elizabeth en premier lieu. La belle, à la fois nerveuse et impatiente, s'installa derrière son chevalet, scrutant la toile quasi-achevée. Seules quelques retouches étaient encore nécessaires. Lorsque la voix de l'Ancien s'éleva, l'Anglaise se décala légèrement, observant l'Homme dans toute sa classe.

- Nul besoin de prendre la pose aujourd'hui, je vous en ai assez demandé. Mettez-vous à l'aise, je n'ai plus que quelques touches à apporter à cette toile.

La belle se mordilla la lèvre, plissant les yeux. L'artiste était déjà à l’œuvre. Le décor, les lumières, la position du corps et donc du visage, tout était scruté et des idées nouvelles lui chatouillèrent l'esprit. Juste ce qu'il fallait.

- J'ose espérer qu'elle vous plaira Messire. Vraiment.

Un sourire étira les lèvres maquillées de rouge. Puis doucement la belle reprit place derrière son chevalet. L'odeur de la peinture s'éleva dans la pièce, doucement, ainsi qu'une douce odeur de sang. Le mélange secret de l'Artiste. Le pinceau fut trempé dans la peinture rouge et se mit à danser sur la toile en quelques coups précis, en quelques courbes ou traits tirés. Puis la peinture blanche fut, elle aussi utilisée, faisant ressortir le rouge sang. L'Artiste étant concentrée, inébranlable. Son regard quitta parfois la toile, observant l'Immortel qui posait pour elle et qu'elle chérissait tant. Ses yeux se plissèrent durant quelques secondes de concentration intensive alors qu'elle peignait à nouveau. Blanc. Rouge. Rouge. Blanc. Le silence n'était dérangé que par les bruits légers des pinceaux qui glissaient, caressaient la toile. L’œuvre touchait à sa fin, marquée par quelques détails qui auraient pu paraître superflus. Pourtant, ils donnaient plus d'âme à la toile.

Au bout de quelques longues minutes, Elizabeth se recula de quelques pas, le pinceau mordillé entre ses dents. Silencieuse, elle scruta la toile. La tête penchée tantôt à gauche, tantôt à droite. Puis le pinceau quitta ses lèvres qui s'étirèrent en un sourire satisfait.

- C'est terminé... Lâcha-t-elle en cherchant le regard de l'Originel. Et sa nervosité revint lui ronger les tripes.

- Avant que vous venez voir par vous même, sachez que j'ai tenté de faire ressortir ce que je vois chez vous, ce que j'aime voir. Mais ce n'est que l’œil d'une Artiste, nullement la vérité vraie.

La belle posa le pinceau sur le bord de son chevalet et, d'un geste gracieux de la main, elle invita l'immortel à la rejoindre. Sans rien dire, elle s'écarta, laissant le Maitre des lieux prendre sa place devant la toile. La belle se posa sur le côté gauche du chevalet, légèrement en retrait et attendit, silencieuse. À aucun moment elle ne quitta l'Originel du regard, cherchant à scruter son visage et à y déceler une émotion ou la moindre chose qui pourrait lui indiquer si cette toile lui plaisait ou non. Comme souvent, Ezekiel Van Loth était indéchiffrable, ce qui n'aida pas l'Artiste à se rassurer. Aussi loin qu'elle s'en souvenait, l'Homme n'avait jamais détesté une de ses œuvres. Si certaines avaient su attirer son regard plus que d'autres, il avait toujours su apprécier et admirer son travail. Mais cette toile ci était différente. Elle le représentait lui. Elizabeth était restée fidèle à elle-même, peignant son mentor dans la morbidité et le sombre qu'on connaissait à l'Artiste qu'elle était. Elle, trouvait ce portrait à la fois sombre et majestueux. Elle espérait seulement que le modèle puisse apprécier. Car il n'était pas n'importe que.

Nerveuse face au silence, la rousse osa un pas en avant. Les mains croisées devant elle, le regard légèrement baissé.

- Votre silence m'est insoutenable Messire... J'espère tant que cette toile vous plaît. Je trouve qu'elle vous rend hommage, dans sa noirceur et grandeur.

D'un pas lent, elle se rapprocha un peu plus, scrutant la toile d'un œil critique. Jamais, ou presque, elle ne doutait d'elle. Mais face à l'Originel, la belle se mit à douter de son travail. L'Homme parvenait à la perturber au plus haut point. Personne n'avait plus d'importance que lui depuis quelque temps. Et le satisfaire était sa priorité.



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