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Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope

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MessageSujet: Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope Mar 11 Avr - 13:05


▬  Abigaïl feat. Hope▬

Éreintée, je soufflais de fatigue sous la douche, l'eau brûlante venant dénouer mes muscles tendus. Comme presque tous les matins, j'avais dû me lever à quatre-heures pour mon entraînement avec Jake. Au programme, une heure de d’entraînement cardio et musculation, puis une heure de technique de combat. Ce n'était pas toujours de tout repos. C'était épuisant, physiquement et psychologiquement, pour moi, comme pour Eva qui avait hérité du même traitement. C'était l'une des conditions, pour que nous puissions quitter le temple du Lux Aeterna. Maintenant que j'avais été reniée par mon Créateur, maintenant que je ressemblais plus à une Sorcière lambda qu'à une Inféris, il était impératif que je puisse me protéger, nous protéger. Et cela durait depuis plusieurs semaines maintenant. Une cohabitation particulière dans la maison des Rhodes. Jasper me semblait bizarre et évitait toujours de vraiment passer du temps avec moi. Jake n'était pas toujours à la maison, mais notre relation avait changé. Forcément. Vivre ensemble changeait les choses. Nous n'étions pourtant pas un couple, loin de là. Mais j'avais l'impression qu'une certaine complicité était née entre nous, différente de ce que nous avions avant. En attendant, je continuais à vivre ma vie et Eva continuait à fréquenter le lycée de la ville. Le Lux Aeterna nous surveillait de prêt, je le savais. Nous étions protégées.

Je sortis de la douche et terminais de me préparer. J'enfilais une tenue simple et confortable, féminine malgré tout. Oui, je faisais des efforts. Je retrouvais Eva au petit-déjeuner, avalant rapidement ma tasse de thé préparée par Jake et les deux toasts. J'avais rendez-vous à 9h et je devais encore passer dans une agence immobilière. Comme presque tous les matins, nous échangions quelques mots, rien de fantasque, rien de particulier. Banalité devenues quotidiennes dans notre vie. On pourrait presque croire à une vraie famille. J'abandonnais ma tasse dans l'évier, déposais un baiser sur les cheveux d'Eva en lui souhaitant une bonne journée. Je volais un baiser à Jake et filais, embarquant mes clés, mon sac et ma pochette de documents.

Infirmière libérale d'expérience, cherche collaborateur ou collaboratrice en vue d'ouvrir un cabinet d'infirmiers dans le cœur de Salem. Disponibilité nécessaire, véhicule recommandé. Expérience nécessaire, mais débutants acceptés. Pas sérieux s'abstenir. Contactez moi à l'adresse e-mail suivante : ac.Salem@gmail.com.

J'avais déposé, deux semaines plus tôt, cette annonce dans le journal de la ville. J'en avais parlé à quelques connaissances également. L'intention d'ouvrir un cabinet d'infirmiers était réelle et nécessaire. Mais vie n'était plus la même. J'avais besoin d'un peu plus de temps pour moi et je devais m'assurer que mes patients seraient entre de bonnes mains en cas d'empêchement de ma part. Je repensais alors à Charlie, nostalgique, me forçant à ne pas pleurer. Mon défunt meilleur ami avait toujours cru en moi, en ma capacité à mener une telle entreprise. C'est aussi pour toi que je fais ça Charlie. Pour que tu sois fier de moi, où que tu sois. J'avais eu quelques e-mails, mais les personnes ne m'avaient pas inspiré confiance. Et puis j'avais eu celui d'une certaine Hope Jane Crane, âgée de 24 ans. Jeune infirmière fraîchement arrivée à Salem, elle cherchait un emploi. Celui-ci semblait l'intéresser. Étant du style à laisser la chance aux autres, j'avais accepté de la rencontrer. C'était donc avec elle que j'avais rendez-vous ce matin là, à 9h pétant, au centre-ville de Salem. J'avais repéré, quelque temps plus tôt, un local à louer situé sur New Derby Street, non loin de la caserne des pompiers de Salem. Situé dans un long immeuble, pas très haut, de briques rouges et brunes, le local n'était pas très grand mais suffisant pour ce que nous aurions à y faire. Mais avant de m'y rendre, je fis un détour par l'agence immobilière qui louait les lieux, afin de récupérer les clés. Un petit tour de persuasion me permit de ne pas m'encombrer de l'agent immobilier pour cette visite.

J'arrivais sur les lieux quinze minutes avant l'heure, juste de quoi ouvrir le local fraîchement repeint. Il n'y avait qu'à installer un bureau dans la première pièce, pour pouvoir travailler et prendre les rendez-vous, accueillir nos patients ; installer quelques chaises, pour une minie salle d'attente. Deux autres pièces se trouvaient dans le fond. L'une d'elles était celle des sanitaires, rien de plus banal. L'autre pouvait servir de salle de soin si nous décidions d'accepter des patients sur place, pour prises de sang ou autre. Pas grand, pas trop cher. J'avais beaucoup de facilité à m'imaginer ici. Au moins, je n'aurais plus à garder tous mes dossiers patients à mon domicile... Enfin, chez Jake.

Une table, toute simple, et deux chaises, trônaient au centre de la pièce vide. Elle manquait de vie, mais cela pourrait très vite changer. Lumières allumées, rideau tiré, je posais mon sac et mes papiers sur la fameuse table. Je n'avais plus qu'à attendre que mon rendez-vous arrive. J'étais un peu nerveuse, je devais bien l'avouer. C'était une nouvelle étape dans ma vie, un changement important alors que mon existence me semblait fébrile et en danger permanent. Je vérifiais mon téléphone, vérifiais mes mails. J'avais planifié un séjour à Paris avec Eva. Elle n'était pas encore au courant, mais, j'avais très envie de passer du temps seule avec elle, pour que nous puissions nous changer les idées. Et j'avais envie de découvrir autre chose que Salem, moi qui n'avais jamais quitté la ville en plus de 345 années d'existence, en dehors des petites villes alentours. Il était temps que je me mette réellement à vivre non ?

Je fus sortie de mes pensées lorsque je vis une silhouette féminine et délicate s'arrêter devant le local. Son regard croisa le mien, je lui adressais un sourire. La demoiselle poussa la porte, un peu nerveuse je crois.

« Hope Crane ? » Elle acquiesça. « Enchantée, Hope. Abigaïl Clarke. Vous avez pu trouver facilement ? »

J'invitais la demoiselle à déposer ses affaires et se mettre à l'aise avant de prendre place sur l'une des chaises qui encadrait la petite table.

« Bon, je suis un peu nerveuse, c'est la première fois que je fais ça et ce projet me tient vraiment à cœur. Je suis infirmière libérale depuis quelques mois maintenant. Je travaillais avant ça à l'hôpital de Salem. J'ai déjà une clientèle en place, qui ne demande qu'à s'agrandir. Et je travaille en collaboration avec l'hôpital et certains médecins. »

Tu parles trop Abigaïl. Un rire, nerveux, s'échappa de mes lèvres alors que je remis en place une mèche de cheveux derrière mon oreille.

« Parlez-moi de vous Hope. D'où venez-vous, où avez-vous fait vos études, pourquoi avoir répondu à mon offre ? Je veux tout savoir. »

Et j'aimerai aussi savoir pourquoi je sens une source de magie chez toi… Une de ces sources qui me rappelle Rhydian et les autres loups.


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MessageSujet: Re: Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope Jeu 13 Avr - 18:37

Entrer ou ne pas entrer, telle est la question. Cela fait maintenant cinq minutes que je fais les cent pas devant le lieu de rendez-vous, me demandant avec une pointe d'angoisse si je vais convenir pour l'entretien ou me prendre un formidable refus qui achèvera de faire tomber les derniers vestiges de ma confiance en moi. Pourtant il va falloir que je me décide assez vite car l'heure de rendez-vous arrive à grands pas, et il serait tout de même malvenu de ma part d'arriver en retard pour me faire embaucher.

Je remets en place une énième fois les manches de ma veste en jean, respirant un bon coup pour évacuer la pression qui menace de déborder. J'ai besoin d'un travail. Depuis qu'il est devenu évident que je devrai rester quelques temps -voire toute ma misérable existence- à Salem, trouver un job est devenu une priorité car je ne roule pas sur l'or. J’avais déjà donné ma démission sur mon précédent lieu de travail suite à ma transformation, et ma réserve ne fait que diminuer depuis, la courbe de la déchéance monétaire s'étant considérablement accrue avec le prélèvement du loyer ainsi que de la caution. Un beau trou dans le budget si vous voulez mon avis.

Pourtant le souci ne se trouve pas véritablement là et j'ai longtemps hésité à reprendre le travail pour lequel on m'avait formé. Non pour une question de capacité car après quelques années aux urgences j'ai largement pu démontrer mon aptitude à gérer de nombreux cas, mais plutôt pour ma subite évolution en bête féroce. Mon appétit s'est accru, ma force aussi, mes sensations n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient... Et ça me terrifie. Bon... pouvoir calculer un pouls sans poser sa main sur le patient peut être intéressant, mais avoir peur de le casser en deux pendant un massage cardiaque est nettement moins rassurant. J'aurais la force de soulever un malade d'une main pour le relever dans le lit, mais si c'est pour avoir envie de le bouffer à la vue de la moindre goutte de sang... Très peu pour moi.

Je soupire, remontant sur mon jean noir le sac à main dans lequel reposent portfolios et CV. Mon expérience n'est pas mauvaise et j'ai les aptitudes pour travailler à domicile d'où le mail envoyé à la personne que je m'apprête à rencontrer. J'ai essayé d'aller à l'essentiel et  cela a manifestement payé puisque cette charmante dame a accepté de me rencontrer. Maintenant je ne peux pas non plus justifier mon choix par une aussi brève explication que  « Parce qu'il y a certainement moins de risque pour les patients de me laisser les prendre en charge à domicile car les cas sont sans doute moins stimulants pour la bête féroce qui se cache en moi. ». Cela risquerait de faire fuir en courant tout recruteur, aussi attentionné soit-il.

Dernier regard dans le reflet de la fenêtre et je me félicite pour avoir choisi une tenue suffisamment habillée sans pour autant qu'elle soit désagréable à porter, mon chemisier blanc faisant délicatement ressortir mes yeux verts et mes boucles noires. J'ai pourtant délaissé les escarpins pour une paire de bottes sans talons afin de démontrer ma capacité à m'adapter à des tenues plus agréables pour le terrain -mais moins jolies. Un choix stratégique dont je suis assez satisfaite car cela m'empêchera de me casser la figure à cause de mes jambes rendues flageolantes par le stress. Une louve terrifiée par une humaine. Mais où va le monde ?

Je lève la main pour pousser la poignée, prise d'un soudaine impulsion face à la nécessité de me bouger les fesses. La porte ne grince pas en s'ouvrant et je suis accueillie par une odeur de peinture fraîche qui me coupe la respiration, les réflexes protégeant mes orifices nasaux sur-développés ayant pris le relais. Pourtant je me force immédiatement à reprendre une inspiration, autant pour me calmer que pour m'habituer à cette odeur dérangeante qui le deviendra moins si je me force à quelques exercices. Les locaux sont neufs et je laisse mon regard errer quelques instants pour les détailler. Le choix des couleurs me paraît satisfaisant et j'apprécie l'impression de propreté qui se dégage des lieux. Lumineux et agréable... Le projet de faire ouvrir un cabinet libéral me paraît brusquement tout à faire réalisable dans un lieu aussi accueillant.

Tout aussi accueillant que la jeune femme qui m'apostrophe alors, me saluant en m'appelant par mon nom auquel je réponds par un hochement de tête décidé. Elle se présente alors et j'en profite pour m'asseoir, affichant un sourire plus tranquille que je ne le suis en réalité, même si cet entretien a l'air de bien commencer avec une personne qui me semble agréable et avec laquelle il ferait bon travailler.

Admettre qu'elle est stressée me fait me détendre légèrement et j'en profite pour relâcher les muscles de mes fesses avant de chopper une contracture à force de rester en équilibre sur le bout de ma chaise. J'arbore alors un large sourire en répondant à ses questions, ne me montrant pas trop sûre de moi mais suffisamment amicale pour qu'elle remarque bien que le relationnel n'est en aucun cas un soucis pour moi et constitue au contraire une force dans ma prise en charge des malades.

 « Bonjour, enchantée de vous rencontrer et merci d'avoir répondu à mon mail pour un projet qui semble être une véritable passion pour vous ! Donc... Pour répondre à vos questions il se trouve que j'ai fait mon cursus un peu en dessous de New York, dans une ville secondaire peu connue... Je n'ai pas d'expérience dans le domaine libéral mais j'ai travaillé quatre ans aux urgences dans l'hôpital de mes études. J'ai été embauchée directement après la fin de mes années de formation suite à un stage pré-professionnel assez réussi. »

La suite vient moins naturellement car je ne me sens toujours pas à l'aise avec ma nature de loup-garou ce qui me pousse à édulcorer certains détails qu'une psychiatre elle-même ne serait pas capable d'entendre sans craindre une hallucination.

 « Je me suis retrouvée dans l'obligation de venir sur Salem dans le but de répondre à un impératif personnel... Et j'aime mon métier. J'ai répondu à votre annonce car elle me permettait de voir de nouvelles choses et de participer à un projet qui boosterait de manière significative mon quotidien. Je suis en général assez engagée et il me faut des buts dans la vie que l'ouverture d'un cabinet et le développement de votre patientèle constitueraient très bien ! J'ai souvent voulu être indépendante et votre annonce me semblait à la fois honnête et passionnée ce qui m'a conduite à penser que je pourrais tenter ma chance. »

Cela fait déjà quelques arguments qui sont absolument véridiques et qui expliquent tout à fait mes désirs professionnels. J'espère juste qu'elle ne creusera pas la raison de ma venue à Salem car je n'aimerais pas être obligée de lui mentir, cela ferait partir notre entraide sur de mauvaises bases dans le cas où elle déciderait de m'accepter.
Déjà que je vois difficilement comment je pourrai expliquer mes absences une fois par mois le lendemain de mes transformations...
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MessageSujet: Re: Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope Lun 17 Avr - 10:45


▬  Abigaïl feat. Hope▬

Hope était une jeune femme charmante et souriante. J'étais persuadée qu'elle plairait à ma patientèle déjà en place et qu'elle se trouverait facilement sa propre patientèle. J'avais dû refuser des soins, par manque de temps, malheureusement. Travailler à deux serait vraiment idéal. J'avais beau être une Sorcière de l’Énergie, j'avais beau parvenir à soigner de nombreuses maladies, de nombreux ''bobos'', je cherchais à utiliser le moins possible mes capacités. Ce métier était une passion et la partager avec quelqu'un me faisait du bien. Mais j'avais avant tout besoin de savoir ce que la demoiselle valait. Pas que dans son travail. Mais dans sa nature, dans son cœur et son âme. Je n'aurais pu travailler avec quelqu'un de trop différent de moi. Il fallait que je puisse m'associer avec une personne qui avait des principes, qui ne faisait pas ce métier pour l'argent, mais pour le côté humain du métier, pour venir en aide à ceux qui en avaient besoin. Je laissais donc la jeune femme me parler d'elle, attentive à ses mots, sa posture, ses gestes. J'étais nerveuse et elle aussi, mais j'avais l'impression que nous parvenions à nous détendre un peu plus.

Hope était une jeune femme qui avait vécu près de New-York. Sans expérience libérale, elle avait cependant une expérience d'urgentiste, grâce à ses études. Elle avait visiblement fait bonne impression dans cet hôpital qui avait fini par l'embaucher. J'étais cependant curieuse de savoir pourquoi elle avait dû quitter si rapidement sa vie là-bas pour rejoindre Salem. Enfin... j'imaginais facilement que ce que je ressentais chez elle pouvait être à l'origine de cette arrivée en ville. Je pris quelques notes, rien d'important, des petites questions éventuelles à lui poser. J'aimais beaucoup son aisance, sa manière fluide de parler. Je sentais sa passion pour son métier. Ce projet était une nouvelle aventure, pour elle comme pour moi, bien que j'avais pu me faire ma petite expérience depuis quelques mois, dans le domaine du libéral.

« Je pense que ma patientèle actuelle vous aimera beaucoup, vous me semblez très à l'aise, douce et souriante. Après, je ne vais pas vous cacher que ça va vraiment vous changer et parfois vous sembler plus… ennuyant que les urgences. J'avoue que l'adrénaline me manque parfois, l'ambiance également, mais travailler pour soit, gérer son emploi du temps, c'est intéressant également. Le métier est différent. Pas de gros blessés, pas de gros soins d'urgences ou d'opérations. Mais ce que j'aime, c'est de pouvoir apporter plus de temps à mes patients. Le côté humain est plus présent qu'à l'hôpital, lorsque la folie des Urgences nous anime. »

Je lui présentais une liste déjà bien complète d'une patientèle que j'avais réussi à me faire. Parmi eux se trouvaient des patients à voir tous les jours pour des soins médicaux complets, personnes âgées, grands malades qu'ils soient enfants ou adultes. Pour d'autres, les soins allaient et venaient, entre prises de sang ou petites injections.

« Certains patients ont besoin de dialyses, de soins palliatifs, d'injections régulières, de perfusions. La plupart sont des personnes à qui les médecins offrent la possibilité de rester à domicile, pour éviter l'hospitalisation. Je travaille en relation étroite avec les médecins des patients. J'ai déjà eu des réunions avec certains, concernant l'état de santé d'un patient et l'évolution à donner aux soins. C'est un rôle vraiment important que nous avons, en tant qu'infirmière libérale. C'est aussi ce qui m'a poussé à m'installer de cette manière, même si parfois l'hôpital me manque. »

Je souriais. Au moins, j'étais sincère. Oui, l'hôpital me manquait parfois. Mais je n'avais pas le choix. Travailler ainsi me convenait.

« Je dois aussi vous avouer que j'ai une vie très chargée. J'ai quitté le milieu hospitalier car j'ai une enfant et les horaires ne me convenaient absolument plus. Maintenant je peux aménager mes horaires au mieux pour combiner mon rôle de femme et de mère. J'aurais parfois besoin d'un peu de temps en plus, en cas d'urgence de mon côté. »

J'avais envie de lui demander... Lui demander depuis quand elle était louve. Je ne savais seulement pas comment m'y prendre. Les loups se cachaient. Leur race était la seule à ne pas être connue de tous et rares étaient ceux qui les connaissaient réellement. Je ne pouvais que les connaître, j'étais l'une de leurs créatrices. Un soupir s'échappa de mes lèvres, il fallait que je me lance.

« Je suis une Sorcière. Sorcière de l'énergie. J'use parfois de ma magie pour soigner mes patients, soulager leurs douleurs. J'essaye au maximum de pratiquer des soins humains, mais parfois, avec certains patients, j'use de mes dons. Je vous le dis car j'ai besoin de savoir comment, de votre côté, vous gérez les choses... en tant que louve ? J'en connais quelque un, je suis guérisseuse d'une des meutes de la ville. Avec moi votre secret est bien gardé, vous n'avez rien à craindre. Je suppose que vous avez déjà écarté les jours de pleine lune de votre planning, ainsi que les lendemains ? »

Ok, bon, si elle part en courant, je suis un peu dans la merde. Ne pars pas, ne hurles pas.

C'était un peu délicat d'aborder les choses de cette manière. Mais y avait-il réellement un bon moment et une bonne manière pour ça ? J'avais du mal à le dire. Si elle avait été humaine, j'aurais peut-être pu lui cacher que j'étais une Sorcière. Mais nous n'avions rien d'humain. Autant jouer cartes sur table si nous devions collaborer. Naturellement, je n'allais pas lui dire que j'étais une Inféris déchue, que j'étais née depuis plus de 340 années, que j'avais aidée mes frères et sœurs à créer les loups, les sorciers et les vampires. Non, nous ne nous connaissions pas assez pour ça et surtout, je n'avais pas à la mêler à cette partie de ma vie. Pas pour le moment en tout cas.

Maintenant, il ne me restait plus qu'à voir comment elle allait réagir à tout ça. Je savais bien que les loups se cachaient. Et si elle était seule en ville, elle risquait de, peut-être, prendre peur et fuir.


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MessageSujet: Re: Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope Mer 26 Avr - 15:11

Je jette un coup d'oeil à la liste qu'elle me tend sans vraiment me sentir angoissée par la charge de travail inscrite noire sur blanc. Cela ne diffère pas vraiment d'une journée particulièrement difficile aux urgences et j'avais affaire à des cas autrement plus graves. Au moins ici les patients seront stabilisés, et en cas de souci un coup de fil aux urgences est largement suffisant. Moins de responsabilité quant aux surveillances, plus d'humain et d'accompagnement au jour le jour. Pile poil ce qu'il me faut.

J'écoute avec attention le reste de ses explications sans trouver cela insurmontable. Peut-être que les dialyses demanderont un peu plus de mon attention dans un premier temps mais avec quelques indications cela devrait être abordable même si je n'en ai jamais surveillées jusqu'à présent. Je pose les feuilles de patientèle sur le table avant de poser mes mains à plat sur le bureau. Oui, vraiment rien de trop insurmontable au final.

Pourtant je ne m'attends en aucun cas à la bombe que ma future employeuse me lâche subitement, se qualifiant elle-même de sorcière de l'esprit avant de me demander comment je compte aborder la situation de part la présence de poils et de crocs une fois par mois sur mon pauvre petit corps plus trop humain. J'en oublie un instant de respirer avant de jeter un regard vers la porte de l'établissement, me demandant pendant un instant si j'aurais le temps de m'enfuir face à une sorcière. Et surtout si cela vaut le coup sachant qu'elle ne me semble pas particulièrement agressive et qu'elle m'a quand même montré une liste de patient ce qui induit de partager le secret professionnel. Encore que cet argument me paraît peu viable dans le sens où un cadavre peut difficilement trahir le secret partagé... Mais bon.

Je soupire largement avant de me reculer dans mon siège pour laisser mes yeux se perdre dans le vague un bref instant. Autant jouer la carte de la franchise puisqu'elle même semble ne pas vouloir passer par quatre chemins pour en savoir plus sur moi.

 « Enchantée de rencontrer une sorcière de l'esprit, je dois vous avouer que vous êtes la deuxième sorcière que je rencontre et ça représente sans doute largement mon niveau de connaissances de ce qui était il y a encore un mois pour moi que du «  paranormal ». J'ai été transformée il y a peu et j'ai en grande partie choisi de travailler à domicile pour ne pas être entourée par l'univers sanglant que peut être l'hôpital. Sans parler du fait que j'ai été griffée dans l'ancien établissement où je travaillais. Je ne compte pas regarder avec suspicion mes patients pour le restant de mes jours en me demandant s'il ne va pas me transformer en beefsteak de loup. »

J'ai un rire un peu mélancolique avant de me redresser sur mon siège, ne désirant pas me laisser aller à ce léger sentiment de regret qui me prend aux tripes quand je parle de ce qu'était ma vie avant de que « l'accident » n'arrive.

 « Je veux travailler. Et vous qui bossez sans doute avec des accidentés de la vie vous devez comprendre ce sentiment de ne rien lâcher pour ne pas vivre dans le regret d'avoir laissé tomber ce qui constituait votre raison de vivre pour le seul motif d'une peur dévorante. Parce que j'ai peur de ce que je suis devenue, mais pas pour moi, pour les autres. Après je n'ai pas eu de problème pour le moment et on m'a aidée, je sais où aller si quelque chose se passe mal. Mais je ne vais pas m'arrêter de vivre sachant que j'aime m'occuper des gens et que je sais que ma présence leur est bénéfique. Je ne suis pas une mauvaise personne et je ne suis un loup qu'une fois par mois, ça me paraît bien peu comme raison de m'enfermer en ruminant sur ma nouvelle condition. Je préfère me rendre utile. »

Je la regarde dans les yeux, parfaitement convaincue de ce que j'explique. Dans un entretien traditionnel une telle introspection ne serait peut-être pas aussi bien passée mais j'ai le sentiment que même si elle est sorcière elle paraît plus humaine que beaucoup d'autres soignants que j'ai pu rencontrer.

 « Et puis... Je suis consciente de ce que je suis devenue même si j'ai encore quelques lacunes. J'estime qu'avoir identifié mes faiblesses peut me permettre de progresser et de donner le meilleur de moi-même en passant au-dessus de mes défauts. »

Sans parler du fait qu'une personne avec un flingue décidant de trucider quelqu'un serait toute aussi dangereuse que moi.
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MessageSujet: Re: Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope Jeu 27 Avr - 11:11


▬  Abigaïl feat. Hope▬

Sa nervosité était palpable. Quoi de plus normal me direz-vous. À sa place, j'aurais certainement été prise de panique. Mais elle se montrait relativement calme et ne se mettait pas à hurler. C'était une bonne chose. Je n'avais pas envie de lui courir derrière. Parce qu'ensuite, j'aurais fait quoi ? Lui effacer la mémoire ? Pourquoi pas. Mais je n'avais vraiment pas envie d'en arriver là. Et puis pour être honnête, mon instant me disait que les choses se passeraient bien entre nous. J'aimais sa façon de parler, sa manière d'aimer notre métier. Elle était jeune, pétillante, souriante et j'étais persuadée que tout se passera bien avec elle. Mais pour ça, il fallait qu'elle accepte de se livrer, qu'elle accepte de me faire confiance. Je lui avais avoué clairement, sans détour, que j'étais une Sorcière. Certes, je ne lui disais pas qui j'étais réellement. Inutile de parler de mon existence d'Inféris et de tout ce qui allait avec. De toutes manières, ma vie était assez compliquée ces derniers temps pour en parler.

Je l'observais. Calme. Silencieuse. La jeune femme hésitait certainement entre rester et fuir. Mais elle décida de rester. J'en étais soulagée, vraiment. Elle se laissa tomber dans le siège, le regard perdu durant quelques instants. Je lui laissais le temps qu'il fallait. Nous avions tout le temps. Surtout pour ça. Et finalement, elle prit la parole. Jouant nerveusement avec un stylo, je m’appuyais contre le dossier de mon siège sans la quitter des yeux. Selon ses dires, j'étais la deuxième Sorcière qu'elle rencontrait. Très vite, elle m'expliqua qu'elle n'était louve que depuis peu et qu'elle avait, de ce fait décidé de quitter l'émergence des Urgences et tout son sang. La pauvre avait été griffée et j'imaginais donc qu'elle était livrée à son sort, seule. Ses peurs étaient normales et légitimes. La peur permettait d'ailleurs de rester vigilent en permanence. Du moins, c'était ainsi que je voyais les choses. Hope aimait son travail et elle était en droit de continuer à travailler ainsi. Je connaissais d'autres loups qui avaient fait carrière dans le médical. Même si la plupart étaient des loups pure race. J'étais rassurée de savoir qu'elle savait vers qui se tourner. Je lui aurais volontiers présenté Wade ainsi que la meute. Mais ne pouvais pas la forcer à quoi que ce soit.

« Merci d'accepter de vous livrer Hope. Je sais que ce n'est pas forcément facile et que ça peut faire peur. La meute dont je suis proche, comporte beaucoup de jeunes loups, des fraîchement mordus, rares sont ceux qui sont de pure race. Je sais que les premiers temps sont difficiles ; les premières pleines lunes sont douloureuses et effrayantes parce que les souvenirs sont inexistants. Le tout, c'est d'accepter son Loup intérieur. Mais je ne suis pas une Louve, mes conseils ne valent pas ceux qu'un autre de votre race. »

Un sourire. Il est vrai que, même si Wade m'avait beaucoup parlé des loups, mes conseils ne valaient pas ceux d'un congénères ou d'un Alpha.

« Vous parviendrez à vous contrôler. S'il le faut, dans un premier temps, nous pourrons adapter les patients pour éviter trop de sang. En tout cas, votre condition ne me pose aucun problème tant que cela ne vous pose aucun problème. Et puis si je peux vous aider, n'hésitez pas à demander, jamais. On s'aide entre collègues n'est-ce pas ? »

Je me détendais un peu et me rapprochais à nouveau de la table en souriant toujours. Hope était jeune. Elle méritait de construire sa vie malgré ce qui lui était arrivé.

« Bon, maintenant que nous avons vu ça, passons aux choses sérieuses… Le Loyer est de 560 $, charges comprises. Pour local commercial, c'est plutôt pas mal, je trouve. Il y a une pièce au fond et je me disais que nous aurions pu faire quelques soins ici … pourquoi pas pour les plus défavorisés, une fois par mois ou quelque chose comme ça. Je suis ouverte à toutes propositions. J'ai vraiment envie que ce cabinet se monte à deux, aussi bien pour la décoration, que pour la manière de fonctionner. Nous sommes un duo. Ettttttt je propose qu'on se tutoie. Si nous sommes amenées à travailler ensemble ça sera plus facile je crois non ? »

Je me redressais et invitais Hope à me suivre, lui laissant bien évidemment le temps de me répondre, de me donner son avis et ses idées. J'avais à cœur de lui montrer cette petite salle qui serait facilement aménageable pour recevoir notre patientèle.

« J'ai toujours eu à cœur, depuis ma plus tendre enfance, d'aider et soigner les autres. Les Urgences, l'Hôpital … c'était fabuleux. Mais les choses changent et j'aspire vraiment à autre chose. La proximité avec les patients, c'est ce que j'aime. Alors Hope … on en fait quoi de cette pièce ? »

Je l'observais, le regard certainement pétillant, le sourire aux lèvres. Mon boulot, c'était ça qui me faisait vibrer ; ça qui me changeait de mon quotidien un peu trop compliqué. Ce travail me raccrochait à une vie normale, comme si j'étais normale. Alors que je ne l'étais pas. Mais rien ne m'empêche de faire comme si…

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It's do or die. Nobody can save you now.
Whatever it takes. Cause I love the adrenaline in my veins. I do whatever it takes. Cause I love how it feels when I break the chains. Whatever it takes. You take me to the top I'm ready for. Whatever it takes. Cause I love the adrenaline in my veins.
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Les infirmières de l'étrange | Feat. Hope

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