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Until It Sleeps

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Sorcier de l'Air
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● Chad collabore avec les chasseurs de Salem. Par ailleurs, on le surnomme Le Lynx en référence au personnage mythologique Lyncée qui détenait le pouvoir de voir à travers les murs. Si on le surnomme ainsi c'est parce que sa passion est de décrypter les mystères que l'on croit impossible à résoudre.

● Le sorcier est propriétaire d'une boutique d'antiquités : le Parish Treasure Chest. Si sa boutique lui sert de gagne-pain, elle est surtout une façade lui permettant de dissimuler un but plus précis, à savoir recueillir des objets - anciens ou non -, ensorcelés ou maudits, décrypter leurs mystères et ensuite s'assurer qu'ils soient inoffensifs, donc il s'applique à les désensorceler. C'est un peu sa bonne action envers le monde.

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MessageSujet: Until It Sleeps Sam 8 Avr - 6:13

UNTIL IT SLEEPS

SO TEAR ME OPEN, POUR ME OUT. THERE'S THINGS INSIDE THAT SCREAM AND SHOUT. AND THE PAIN STILL HATES ME. SO HOLD ME UNTIL IT SLEEPS. JUST LIKE THE CURSE, JUST LIKE A STRAY.
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UNE SEMAINE PLUS TÔT...


- Hey dude ! Tu t'ramènes ou pas ? J'ai installé l'playstation !
« Donne-moi cinq minutes, je dois... regarder cette chose... de plus près... »
- Ok, mais grouille ! J'nous mets quoi ? Gran Tourismo ?
« Ce que tu veux, je m'en fous, c'était ton idée...  »
- Tu dis ça parce que tu perds tout l'temps, man !, lance Lee au fond de la boutique, mais cette fois, le sorcier ne prend pas la peine de lui répondre.

Ses yeux se plissent tandis qu'il détaille ce vieux médaillon posé sur le comptoir. Il ne se souvenait pas l'avoir vu la veille. Pourtant, il était très organisé lorsqu'il était question d'anciens bijoux ou d'artefacts. Il les entreposait soigneusement dans sa salle aux mystères, au fond de la boutique, il ne les laissait jamais traîner au comptoir caisse. Et je ne suis pas amnésique, je me souviendrais de ce médaillon si je l'avais vu avant. Ce qui était surtout étrange, était le fait qu'il n'était pas sur le comptoir une minute auparavant. Il devait bien y avoir une explication logique, peut-être bien que quelqu'un était passé et l'avait déposé là pour... Impossible. J'aurais entendu la clochette de la porte de devant tinter. Okaaaaaaay. Alors comment est-ce que ce médaillon avait atterri ici ? Troublé, il s'empare d'un stylo et en glisse l'extrémité sous la chaînette pour soulever le pendentif afin d'éviter de le toucher. Si ce médaillon était arrivé ici par magie, hors de question qu'il y touche. Il avait suffisamment d'expérience en la matière pour être prudent lorsqu'il arrivait de manipuler des objets anciens, et ce bijou l'était à en constater son état.

Prudemment, il se dirige vers l'arrière-boutique avec l'objet et le dépose délicatement sur la surface de sa table de travail, déterminé à en découvrir davantage à son sujet. Il s'empare d'une loupe et actionne la lampe, se courbant vers l'avant afin de mieux l'observer. Ce médaillon était bien banal à première vue, mais selon les gravures qu'il décelait, il avait l'impression que celui-ci datait de la fin des années 1600, début 1700. En argent sterling, de forme circulaire - du moins, il aurait une forme circulaire s'il ne manquait pas la partie droite du médaillon -, diamètre d'environ deux centimètres - s'il se fiait à la première partie -, au moins cinq millimètres d'épaisseur, la chaîne semblait également en argent sterling... les gravures étaient intéressantes, mais d'aspect un peu... lugubre. En fond, on pouvait voir des figures fantomatiques, la bouche ouverte, qui semblaient tenter de fuir... quelque chose... aucune idée quoi puisqu'il n'avait pas en sa possession le second fragment. Il y avait aussi ce qui lui semblait être une tête de serpent, mais difficile à deviner puisque l'usure avait abîmé la pièce. Étrange tout de même, cette brisure. L'argent était massif, alors le briser de cette façon... assez incompréhensible. À moins que ce soit l’œuvre d'un sortilège. C'était une forte possibilité. En observant de plus près, il pouvait lire un nom, tout en bas, en très petites lettres.

« Érick... »

Il le regarde de plus près, et même s'il cherche à se souvenir de cette gravure, qu'il aurait peut-être vue quelque part sur internet ou dans l'un de ses multiples bouquins... rien. Je suis pourtant certain que je l'ai vu quelque part. Agacé de ne pas trouver, mais résigné, il place le pendentif dans une boîte et referme le couvercle, la déposant ensuite sur l'une des tablettes de son étagère. Dès demain, il allait rendre visite à Abraham Montgomery - un ami de son père, un connaisseur d'objets magiques en tous genre - certain qu'il allait parvenir à trouver l'origine du mystérieux médaillon. En attendant, à nous deux, Gran Tourismo... même si je sais que je vais encore perdre... hmph...


PRÉSENTEMENT, 22h00.


Non... non non non. NON !
Il tourne abruptement le volant et gare son vieux pick-up en bordure de la route. Il éteint rapidement le moteur et son regard exorbité fixe la banquette du côté passager, les cernes sous ses yeux lui donnant l'aspect d'un fou échappé de l'asile. Peut-être bien qu'il devenait fou, mais pour l'heure, il y avait une chose dont il était certain... et c'était que ce médaillon était encore là. Peu importait ce qu'il faisait pour s'en débarrasser, rien ne fonctionnait. Que ce soit de l'enfermer dans un coffre-fort et ensuite le laisser couler au fond d'un fleuve ou de l'enterrer six pieds sous terre... ce maudit médaillon revenait toujours auprès de lui. Dans la poche de sa veste. Sur la table de chevet dans sa chambre. Sur le comptoir à la boutique d'antiquités... ou sur le siège du passager dans son pick-up, comme maintenant. Depuis une semaine, il essayait de s'en débarrasser de différentes façons, même en usant de magie... mais rien ne semblait être suffisant. Il est indestructible. Sans doute que non, seulement, il ne connaissait pas le moyen de le détruire. Il avait demandé de l'aide, appelé tous les sorciers de sa connaissance et étrangement, aucun n'était disponible pour lui venir en aide. Sur une trentaine... aucun. Ce médaillon avait une mauvaise influence, autant sur lui que sur les gens qu'il côtoyait. Depuis qu'il l'avait trouvé voilà une semaine, il était tourmenté d'horribles cauchemars à chaque fois qu'il avait le malheur de fermer un œil. Des cauchemars tellement réalistes qu'il avait l'impression en se réveillant qu'il venait de massacrer une ribambelle de personnes à coups de poignard, en ressentant presque... une satisfaction malsaine. Il ne devait pas avoir dormi depuis deux ou trois jours, à se booster à la caféine, à tenter de ne pas s'endormir de peur de se réveiller entouré de vrais cadavres cette fois.

« Qu'est-ce que tu veux ?! Tu vas me répondre, oui ?!!! », qu'il beugle au pendentif, comme s'il allait vraiment lui répondre.

À ce stade, je me dis que tout est possible. Il lui poussera peut-être une bouche ! Exaspéré et exténué au stade de frôler le point de rupture, il pose son front sur le volant et se retient de chialer de fatigue.

« Je veux seulement dormir... quelques heures... tu peux me l'accorder, sans cauchemars, si possible ? Mieux, tu ne pourrais pas seulement... disparaître à jamais ? ZoOoooouuu disparu le vilain médaillon stalker ! Non ? »

S'il ne répond pas, ça veut dire oui ? Très bien, il perdait vraiment la tête, et quelque part, c'était compréhensible. Il reste quelques secondes dans cette position, tentant de se calmer un peu, de relativiser, même s'il avait passé les trois-quarts de son temps à le faire depuis une semaine et que ça n'avait strictement rien changé à la situation. Une fois plus calme, il se redresse et s'apprête à remettre en marche le moteur, mais à peine a-t-il le temps d'approcher sa main pour le faire que le moteur du pick-up gronde. Tout s'allume en même temps, la radio commence à cracher de la musique, le volume au maximum, les phares clignotent comme s'ils étaient tout à coup épileptiques.

« Mais c'est quoi ?! J'ai touché à... non, j'ai rien touché ! Qu'est-ce que... »

Question stupide, tu sais bien que c'est encore le... Médaillon... qui brille d'une lueur bleutée peu réconfortante.

« Tu sais, chérie, ça ne m'allume pas quand tu scintilles comme ça, alors... arrête ? »

Il émet un rire nerveux, un rire qui se transforme en une exclamation de panique lorsque le pick-up fonce sur la route, sans qu'il ne touche à rien. Il tente d'appuyer sur les freins, mais ça ne fonctionne pas. Tourner le volant, non plus. Ouvrir la portière pour sauter dehors, toujours pas. Utiliser ses pouvoirs, niet. Hurler ? Ça marche, mais ça ne sert à rien, autant abandonner cette option. Heureusement qu'il était sur une route désertique, plantée au milieu d'une infinité d'arbres, puisque maintenant le pick-up frôlait les cent kilomètres heure. Il se cramponne du mieux qu'il peut lorsque le véhicule décide tout à coup de tourner brutalement, fonçant droit vers un arbre. La collision... ne fais pas du bien. Autant au pick-up qu'au pauvre type assit dedans, qui s'était retrouvé la tête projetée contre le volant. Autant dire que c'était un miracle qu'il soit encore conscient et en un morceau. Par contre, ma tête est foutue... mon cou aussi. Il ignorait si sa tête était foutue, mais il savait qu'elle faisait atrocement mal. Les oreilles bourdonnantes, il reste un instant immobile à tenter de ne pas perdre conscience. D'un mouvement instinctif, ses doigts se portent à son front, loin d'être surpris de réaliser qu'il avait une plaie ouverte et qu'elle ne salivait pas de l'eau. Étourdi, il s'extirpe du pick-up, titubant... ne se sentant pas bien du tout. Il s’appuie contre la ferraille écorchée pour se soutenir, tentant maladroitement de trouver son téléphone cellulaire... qu'il ne trouve pas. Il savait qu'aucune voiture ne risquait de passer sur cette route, surtout à cette heure. S'il ne déplaçait pas sa carcasse au plus vite pour trouver de l'aide, possible qu'il ne survive pas longtemps s'il avait une commotion cérébrale sévère. Je ne suis pas médecin, mais je ne crois pas que ce soit normal que ma vision soit aussi floue.

Il se redresse au mieux lorsqu'il voit une faible lumière de l'autre côté de la route. Probablement, une maison ou un chalet. Ce n'était pas si loin, mais il se demandait s'il allait parvenir à s'y rendre alors qu'il avait du mal à rester debout. Il s'apprête à s'y risquer lorsqu'il entend le bruit d'une porte s'ouvrir au loin... et quelques secondes plus tard, une silhouette féminine plantée devant lui. Il plisse les yeux afin de discerner ses traits, mais échec.

« S'il-vous-plais... j'ai besoin de... j'ai besoin d'aide... vous pouvez appeler... une ambulance, pour moi ? J'en serais vraiment... très reconnaissant... s'il-vous-plais... », finit-il par souffler faiblement.

Il n'avait pas la tête à réfléchir, il était beaucoup trop confus en ce moment pour réaliser qu'une personne ne pouvait pas être aussi rapide sans avoir de longues canines. Tout ce qu'il souhaitait était de parvenir à l'hôpital le plus rapidement possible. Le reste, aucune importance.



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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Lun 10 Avr - 10:08



- Bienvenue chez moi Elizabeth. Enfin... Dans ma résidence secondaire !

La voix chantante de la jolie blonde s'éleva dans un rire léger. Le regard posé sur la belle rousse à ses côtés, elle attendait. Elizabeth adressa un sourire à la Sorcière, sincère et enjoué. Sans un mot, elle se mouva, gracieuse et légère, dans le chalet en bois. Clary était une Sorcière d'une quarantaine d'années, que la rousse connaissait depuis son arrivée à Salem, quelques années plus tôt. Sorcière de la terre, elle avait fait l'acquisition de ce chalet, à proximité de la ville, afin de pouvoir se ressourcer. L'endroit n'était pas immense, mais un minimum isolé et surtout proche de la nature et de son calme apaisant. Et c'était bien de ça que l'immortelle avait besoin. C'était ça qu'elle cherchait et qu'elle trouva lorsque ses doigts fins glissèrent sur le canapé en cuir, observant la vue que lui offrait la baie vitrée sur la nature environnante. Car si le chalet n'était pas vaste, il comportait deux étages et tout le nécessaire pour vivre confortablement. Pas luxueux, mais suffisamment pour qu'Elizabeth se sente à l'aise. Car elle aimait son petit confort, même dans un moment pareil.

- Tout ça me semble parfait Clary, je pense pouvoir retrouver calme et sérénité lors de mon petit séjour ici.

Le corps de l'immortelle se tourna vers celui de la Sorcière. Entre elles, pas de secret. L'une savait qui était l'autre, chacune se rendant mutuellement des services. Elles n'étaient pas amantes, ne pouvaient pas réellement se considérer comme d'excellentes amies. Elles étaient des connaissances ''plus plus''. Pas trop proches, mais suffisamment pour que Clary lui prête son chalet.

- Je vais faire livrer mes affaires ici pour demain. Et j'arriverais en fin de journée, j'ai encore quelques détails à régler.
- Sans soucis, je te laisse le double des clés. Comme je te l'ai dit, je pars pour deux semaines en Italie. Tu as donc tout ton temps ma chère.

Nul besoin de préciser que le chalet devrait être rendu en l'état. De toute manière, Elizabeth ne comptait pas inviter de monde ici. C'était la solitude qu'elle cherchait. Solitude, apaisement, inspiration. Car depuis ses retrouvailles avec Talia, depuis cette fameuse nuit durant laquelle elle avait pu peindre avec tant d'inspiration et de folie, Elizabeth semblait avoir tout perdu. Plus d'une semaine s'était écoulée depuis cette nuit. Depuis plus rien. Aucune toile ne vit le jour. Aucun son ne s'échappa de son piano. Aucune sculpture. Le vide. Complet. Étouffant. Et l'immortelle n'était pas habituée à cela. Le manque d'inspiration pouvait arriver à n'importe quel artiste digne de ce nom. Mais il lui suffisait alors de trouver un amant parfait, d'observer une scène particulière, d'écouter un morceau de musique classique, pour que ses idées folles lui reviennent et que la toile blanche se retrouver maculée. Mais pas cette fois.

Talia avait laissé visiblement plus de marques que prévu dans l'esprit de l'Anglaise. Des souvenirs du passé s'étaient invités dès le lendemain. Souvenirs d'un passé qu'elle n'avait pourtant pas voulu oublier, mais auquel elle se refusait de penser. Erick était l'objet principal de ses souvenirs, parfois violents et perturbants. Son Sir, son Créateur, ce lâche, auquel elle se refusait d'accorder à nouveau le moindre intérêt. Elle le pensait mort. Il ne pouvait que l'être. Son départ, son abandon, avait marqué à vie l'âme souillée et sanglante d'Elizabeth. Et, depuis qu'elle s'était trouvé un Père de substitution en la personne du grand Ezekiel Van Loth, la rousse accordait encore moins d'importance à son Créateur qui lui avait pourtant tout appris. Il était donc temps pour l'immortelle de retrouver son calme et son art. Cet endroit serait parfait.

(…)

Comme prévu, les hommes de main d'Elizabeth avaient livré ses affaires, son alcool, du sang, mais surtout tout le matériel nécessaire pour peindre, encore et encore. L'IPhone de la rousse balançait dans les enceintes un air de Jazz. Pieds nus, une coupe dans une main, un pinceau dans l'autre, la belle observait la toile vierge. Dehors, la lune brillait dans le ciel étoilé. Le sol était jonché de toiles brisées sous la colère de l'Anglaise. À n'en point douté, son inspiration ne s'était pas encore montrée, la faisant gronder de rage. Comme elle aurait aimé se réfugier dans les bras de son ''Père'', ronronner contre lui et savourer l'un de ses mets délicieux dont lui seul avait le secret. Ezekiel aurait très certainement pu rassurer sa jeune enfant, lui rappeler à quel point son art était divin et qu'elle n'avait pas à douter d'elle. La belle hésita même à l'appeler, ne serait-ce que pour entendre sa voix qu'elle aimait tant. Elle abandonna même son pinceau pour prendre son téléphone et composer le numéro de cet être qui lui était cher. Mais un bruit venant de l'extérieur l'interrompit. Se fut d'abord le vrombissement d'un moteur qui l'interpella, la poussant à se demander quel idiot pouvait donc rouler si vite sur une telle route. Puis son ouïe capta le bruit de la collision, du froissement du métal contre un arbre qui s'écorcha. Elizabeth pensa alors qu'il n'y aurait certainement aucun survivant, vu le bruit de l'impact. Elle se décida cependant à vérifier par elle-même. Non pas que la vie ou la mort des autres lui importait. Mais quelque chose l'y poussa. Pieds toujours nus, la belle abandonna son téléphone et son verre de vin. Vêtue d'un jeans, d'un débardeur blanc et d'une chemise à carreaux rouges, la belle n'avait rien de l'élégante femme qui se pavanait dans les rues et dans les soirées de Salem. Mais ici personne n'était censé la voir, avec ses cheveux lâchés négligemment et sa tâche de peinture sur le pantalon et la joue.


Lentement, elle ouvrit la porte. Sa vision lui permit de constater les dégâts de l'autre côté de la route. Son ouïe lui permit d'entendre le cœur battant à un rythme anormal. En une fraction de seconde, Elizabeth se trouva de l'autre côté, planté devant un homme blessé, dont le sang laissait s'échapper une odeur délicieuse.

« S'il-vous-plais... j'ai besoin de... j'ai besoin d'aide... vous pouvez appeler... une ambulance, pour moi ? J'en serais vraiment... très reconnaissant... s'il-vous-plais... »

Tête penchée sur le côté, Elizabeth observa l'homme qui lui demandait de l'aide, hésitant entre le laisser mourir là et lui venir en aide. Hors de question pour elle d'appeler une ambulance. Tout ce tapage et ce dérangement l'auraient réellement agacé. Et là, elle le vit, le médaillon, pendant au bout de la chaîne accrochée au rétroviseur intérieur. Sans ménagement, elle poussa l'inconnu pour arracher le bijou et la chaîne qui semblait lui brûler entre les doigts.

- J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce bijou avant aujourd'hui... Finit-elle par dire en se redressant, observant l'homme mal en point.

La belle se décida alors. L'homme n'allait pas mourir cette nuit. Sans douceur, elle l'attrapa et la cala sur son épaule. Pour une femme, ce genre de geste n'était pas normal. Pour une Vampire, c'était d'une facilité déconcertante. Même avec un homme qui faisait un tel poids, sans vouloir le vexer. Quelques instants plus tard, l'homme fut balancé sur le canapé sans une once de douceur.

- Où as-tu trouvé ça ?

La chaîne ondulait au bout des doigts d'Elizabeth. Plissant les yeux, elle observa l'humain. Nul doute que, dans son état, il n'était tout simplement pas capable de lui dire grand chose. Elizabeth constata même qu'il allait certainement se mettre à tourner de l’œil, peut-être même mourir d'une hémorragie interne. Mais, si elle voulait obtenir des réponses, la belle allait devoir le garder en vie. Elle abandonna le bijou, le laissant tomber sur la table basse.

- Oh reste avec moi ! Grogna-t-elle à son intention. Vous êtes pénibles vous les humains, à être si fragiles !

Tout en râlant, Elizabeth perça son poignet de ses crocs tranchants. Sans lui demander sa permission, la belle s'installa sur le canapé et força l'inconnu à boire son sang, plaquant son poignet contre sa bouche.

- Tu ne vas pas mourir ce soir, alors tais toi et bois.

À vrai dire, elle aimait ça. Elle appréciait terriblement cette sensation particulière, lorsqu'elle sentait des lèvres se poser sur elle, une langue lapant son sang, une gorge aspirant sa vitae précieuse et délicieuse. C'était enivrant. Alors elle le força à boire, encore un peu, pour être certaine qu'il puisse récupérer suffisamment de force. L'abandonnant sur le canapé, l'immortelle se dirigea rapidement vers la porte pour la fermer à clé. Juste au cas où. Lorsqu'elle revint, l'Anglaise s'installa sur la table basse, observant l'humain sans rien dire. Inconscience, blessures, hallucinations peut-être ? Il allait vite finir par être guéri, et serait donc en état de répondre à ses questions.

- Allez mon petit, on se dépêche de guérir, j'ai des tonnes de questions à te poser.

Par gourmandise, la belle tendit son bras, recueillant au bout de son index un peu du sang qui s'était échappé du front de jeune homme. Le portant à ses lèvres, elle écarquilla les yeux en suçant le liquide carmin. Un délice.

- Un sorcier... Murmura-t-elle en l'observant toujours. Le sourire de la belle s'étira sur ses lèvres. Finalement, elle risquait de vite retrouver son inspiration...



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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Jeu 20 Avr - 2:32

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Ce qu'elle prononce ne ressemble à rien. Des sons éparpillés, étouffés par sa tête horriblement indisposée à décrypter quoique ce soit de cohérent. Je ne sais pas ce que tu racontes, mais j'espère que c'est : oui, je téléphone à l'ambulance, no problemo. Il se sent bousculé et manque près de s'étaler de tout son long, les jambes aussi molles que du jell-o. Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que je vais mourir cette nuit ? Du peu qu'il avait conscience, cette femme ne semblait pas se préoccuper de lui, mais plutôt de quelque chose à l'intérieur du pick-up. Prend ce que tu veux, mais appelles-moi une ambulance. Il se maintient du mieux qu'il le peut et honnêtement, il se demandait comment il parvenait à le faire. Par ailleurs, il perd un peu la notion du temps... ou peut-être bien que le voyage entre la route et son vol plané jusqu'au canapé avait été tellement rapide qu'il avait l'impression d'en perdre des bouts. Il tente de se redresser tant bien que mal, mais finalement, il laisse tomber l'idée et reste écrasé entre deux coussins moelleux. Voilà mon cercueil. Confo'. Je peux reposer en paix maintenant. Il cligne à maintes reprises des paupières, essayant de rester conscient et d'écouter ce qu'elle lui disait.

- Où as-tu trouvé ça ?
« Hmph... c'est pas... un chat... c'est... un... pendentif... », articule-t-il évasivement, n'ayant absolument rien compris de ce qu'elle lui avait demandé, n'entendant que des fragments de mots et encore, c'était généreux.

Je crève et elle... elle me parle... d'un chat ? Meeeow ? Aucune idée pour quelle raison elle s'attardait à lui parler alors qu'il était très probablement sur le point d'agoniser devant elle. À croire qu'elle ne comprenait pas qu'il était sévèrement blessé à la tête et que ce n'était pas une petite sieste qui allait y remédier. Ou c'est peut-être moi qui ne comprends rien. Pas peut-être. Il ne comprenait rien, point.

« Désolé... Wonderwoman... je crois que je vais... dormir... un tout petit peu... juste... ici... », marmonne-t-il faiblement tandis que ses paupières se ferment et que son corps ne semble plus détenir de force.

Si elle s'adresse à lui, il ne capte pas grand chose, complètement out of order. Elle le secoue un peu - du moins c'est ce qu'il avait l'impression qu'elle faisait - et il fronce les sourcils lorsqu'il sent quelque chose se presser contre ses lèvres. Il ouvre les yeux et grommelle, incommodé, tentant d'éloigner son visage et de repousser son bras. Qu'est-ce que... tu fous ? Je veux dormir, laisse-moi... tranquille.

- Tu ne vas pas mourir ce soir, alors tais toi et bois.

En vérité, il ne résiste pas longtemps, ayant zéro énergie pour le faire. Alors il arrête de s'agiter... et fait ce qu'elle lui demande, perdu entre deux limbes. Le sang empli rapidement sa bouche et étrangement, il avait la sensation que ce n'était pas la première fois qu'il goûtait à du sang de cette façon. Pourtant, il n'avait pas l'habitude d'en boire un verre à chaque matin pour le petit déjeuner. Mais ce carmin qui roulait doucement sur sa langue... attisait quelque chose en lui. Comme si... le sang était indispensable à son existence. Je débloque complètement. Peut-être... mais ce fait ne l'empêchait pas de boire plus avidement, une main s'agrippant à son bras pour ne pas qu'elle le retire. Plus tôt, il la repoussait, maintenant... il la retenait, pompant son sang comme s'il était en manque d'Omega... alors qu'il n'en avait jamais bu de sa vie. Cette soudaine hardiesse se volatilise aussi rapidement qu'elle s'était révélée. Bientôt, sa tête retombe mollement, ses membres se relâchent... et il plonge dans l'inconscience.


**************************

Il ignorait combien de temps il était resté inconscient, mais il avait l'impression que ce laps de temps avait été beaucoup trop long. Si l'un de ces fameux cauchemars ne l'avait pas encore tourmenté, sans doute qu'il aurait trouvé ce repos apaisant. Mais évidemment, rien n'avait changé depuis une semaine, même une commotion n'en était pas venue à bout. Il émerge de son inconscience en un sursaut de panique, la sueur au visage et en battant l'air de ses bras comme si le diable tentait de le dévorer. Dans sa grande agitation, l'un des coussins effectue un vol plané et atterrit directement au visage de la rouquine. Il se redresse comme un ressort et manque près de culbuter en bas du canapé, mais il se fige à l'instant où il remarque la présence du... de... la vampire à la chevelure flamboyante. Il la regarde... regarde le coussin... la regarde... écarquille les yeux. Fais le lien. Oups.

« Oh merde, pardon ! Je ne voulais pas vous... ce n'était pas intentionnel... j'ai... enfin je... humph... ouais... voilà... », dit-il, sans trop de conviction.

Il se souvenait maintenant. Sa tête semblait de nouveau opérationnelle et avait retrouvé sa capacité à assembler les morceaux vite fait. Il s'assoit sur le rebord du divan, crispé, un peu nerveux. Ah non. Il fallait vraiment que je tombe sur une vampire ? Il n'avait rien contre les vampires, à savoir qu'il n'en avait jamais vraiment... rencontrer un. Du moins, pas de cette façon et ni d'aussi... près ? Il en avait sans doute rencontré dans la rue, comme ça, sans toutefois s'arrêter pour faire la discussion. En même temps, il sortait rarement, sauf pour aller d'un point A à un point B... ou C. Il restait les trois quarts de son temps dans sa boutique, à fouiner dans ses bouquins, à pianoter sur son ordinateur ou à tenter de désensorceler des artefacts dangereux. Il n'avait jamais eu d'attrait pour les sorties dans les bars ou autres du même genre... alors rencontrer beaucoup de gens... difficile. Bon, je dois avoir parlé à quelques vampires, sans vraiment le réaliser. Sans porter attention. Peut-être des clients de la boutique. Qui sait. Il n'avait pas l'habitude de juger d'après ce qu'on lui racontait, peu importait la race. Son père adoptif était chasseur, n'appréciait pas les vampires et n'avait pas hésiter à lui dire à quel point ils pouvaient être cruels, sans pitié. Pour sa part, il n'était pas persuadé qu'ils étaient tous mauvais. Il devait bien y en avoir quelques-uns encore pourvus d'humanité, non ? Restait qu'il n'avait aucune certitude à ce sujet et qu'il ignorait totalement qui était cette femme devant lui. Il avait aussi conscience qu'il avait bu de son sang et qu'il était en ce moment très vulnérable. Sois gentille, pour moi ? Please ? Il se racle la gorge et s'agite un peu, mal à l'aise.

« Question : vous m'avez sauvé la vie parce que... vous êtes la bonté incarnée... ou est-ce que vous m'avez sauvé seulement pour mieux me tuer ensuite ? », demande-t-il subitement, haussant un sourcil, incertain. « J'ai entendu dire que les vampires aimaient bien... jouer avec leur repas avant de... écoutez... j'aimerais bien... disons... rester en vie ? La mort ne m'intéresse pas plus qu'il le faut, alors... il serait possible de... j'en sais rien... négocier ma vie ? Je sais que vous en avez probablement rien à foutre, mais moi, j'y tiens à cette vie... vraiment. »

Et si elle est gentille, tu viens de l'insulter. Il se redresse, encore plus inconfortable maintenant.

« Je suis reconnaissant pour ce que vous avez fait pour moi... si vos intentions étaient bonnes... ça, j'en sais rien... », ajoute-t-il d'un rire un peu grinçant.

Tu devrais peut-être la fermer ? Trèèèèès bonne idée. Il se la ferme donc et se contente de l'observer, à la fois intrigué et prudent. C'était tout de même fascinant à regarder. Une femme qui devait avoir vécu plus d'un siècle et qui avait conservé sa jeunesse et sa beauté. Il incline légèrement sa tête de côté, la dévisageant plus attentivement. Sa longue chevelure rousse mettait un accent sur l'azur de ses yeux. C'était presque... hypnotisant. Elle a un charme fou. Je me demande combien d'hommes avant moi se sont dit la même chose avant de mourir sous ses canines ? Bon point.



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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Dim 23 Avr - 11:26


Elizabeth observait le Sorcier dont le corps tomba sur le canapé, endormi. L'Anglaise n'était pas la patience incarnée, mais elle savait pertinemment qu'elle devrait l'être si elle souhaitait obtenir des réponses sur ce maudit pendentif qui semblait resurgir d'un passé lointain. Trop lointain. Elle regretta cependant la fragilité du Sorcier qui dormait sous ses yeux, le cœur retrouvant un rythme un peu plus acceptable, signe que son sang faisait effet dans le corps du jeune homme. Assise là, sur la table basse, Elizabeth contempla le Bel au Bois dormant. Curieuse, elle se mit à se poser bon nombre de questions sur lui. Qui était-il, d'où venait-il, pourquoi avait-il ce bijou avec lui ? La belle resta là un moment, à observer le Sorcier, comme si son simple regard allait lui apporter les informations qu'elle attendait. Un soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'elle contempla le visage ensanglanté du bel homme. L'envie de goûter à nouveau son sang lui chatouillait le corps. Elle récupéra sa coupe de vin et, de son doigt, elle récupéra un peu de sang qu'elle fit glisser dans sa coupe, un sourire aux lèvres. Voilà de quoi agrémenter son alcool si délicieux. Et, lorsqu'elle porta son verre à ses lèvres, que le liquide s'écoula sur la langue, la belle laissa un gémissement de satisfaction s'échapper.

Pensant que le Sorcier serait inconscient un moment, l'immortelle retourna à son chevalet, coupe de vin à la main. L'inspiration semblait subitement vouloir revenir. Elle se mit donc à peindre, profitant de l'immobilité de bellâtre. Le pinceau dansa sur la toile, les couleurs se mélangèrent, les formes prirent vie. Là, sur la toile blanche, se dessina le corps d'un homme allongé dans les bois, le corps attiré contre celui d'une belle rousse -elle même. Au cou de la belle dessiné, pendait le bijou qu'elle observait sur la table basse. Son esprit vogua vers des pensées plus sombres, plus étranges. À cet instant, l'envie d'appeler à nouveau Ezekiel se fit sentir tout autant que le besoin de se réfugier dans ses bras pour chasser ces souvenirs qui lui tordaient parfois le ventre. Erick, Son Créateur, avait fait naître chez elle un sentiment d'abandon. Un sentiment qu'elle avait senti pour la seconde et dernière fois de son existence. Elle l'avait détesté pour ça. Elle en avait souffert également. Puis elle avait fini par oublier, par vivre, tout simplement. Vivre mieux d'ailleurs. Mais revoir ce bijou lui faisait ressentir des choses bien trop étranges. Des choses que la belle immortelle n'aimait pas spécialement.

Perdue dans ses pensées, Elizabeth revint à elle lorsque le corps du Sorcier se mit à bouger sur le divan. Soupirs, plaintes, il semblait être en proie à des cauchemars violents. Intriguée, elle abandonna son pinceau et sa toile, termina sa coupe de vin en se délectant de l'arrière-goût sanguin, et retourna s'installer sur la table basse, y déposant délicatement son magnifique séant.

- J'aimerai savoir à quoi tu rêves mon beau ...

Le bel inconnu, profondément agité dans son sommeil, envoya valdinguer les coussins trônant sur le divan. L'un deux vola directement contre le visage inerte de l'immortelle. La scène fut terriblement improbable, surréaliste. Elizabeth resta là, sans bouger, ses cheveux défaits par l'impact du coussin. Le coussin lui, retomba à terre. Elle cligna des yeux. Observa le Sorcier. Puis le coussin. Tout comme lui le faisait avec elle. Tous deux semblaient choqués par ce qui venait de se passer. Mais à aucun moment Elizabeth n'éprouva de colère. C'était certainement une chance pour le Sorcier qui s'excusa rapidement en bredouillant quelques mots. Dans un geste lent et délicat, Elizabeth replaça ses mèches de cheveux correctement et reporta son attention sur le Sorcier maintenant bien réveillé.

- J'ose croire en effet que tu ne l'as pas fait exprès. Se contenta-t-elle de dire.

La nervosité de l'humain était évidente, faisant pulser le sang dans ses veines, réveillant les appétits les plus voraces de la belle rousse. D'autant plus qu'en se redressant, le Sorcier fit planer des effluves délicats, odeur sanguine et délicieuse.

Silencieuse, l'Anglaise écouta le Sorcier inquiet. Elle aurait voulu rire, mais se moquer n'était pas toujours poli, elle en avait conscience. Et puis il était tellement mignon à se poser toutes ces questions, à craindre pour sa vie, à se demander comment elle allait le tuer. Elizabeth adorait l'écouter, se demandant ce qu'il s'imaginait réellement. C'était tout de même étrange, aux yeux de la rousse, de voir à quel point les Vampires avaient une mauvaise réputation. Bien qu'elle aimait particulièrement jouer, elle ne pensait pas qu'à tuer. Loin de là. Les humains et Sorciers étaient bien plus intéressants vivants que morts. Elizabeth se mit à sourire lorsque le jeune homme se mit à l'observer. Elle aimait ça, être regardée. Elle savait qu'elle était belle, elle en avait conscience, elle en jouait. Et c'était toujours un plaisir de voir hommes et femmes la dévorer des yeux. Et puis, il n'était pas vilain à regarder lui non plus, loin de là.

- Je ne compte pas te tuer. En tout cas, ce n'était pas dans mes projets jusqu'à ce que tu me lances ce vilain coussin à la tête.

Son regard froid. Son visage figé. Puis la belle se mit à sourire en se redressant avec classe.

- Je plaisante. Tu ne vas pas mourir ce soir. Au fait, moi c'est Elizabeth.

La jolie rousse se mouva lentement jusqu'à la cuisine, s'emparant d'un verre qu'elle s'empressa de remplir d'eau. Elle attrapa également une serviette qu'elle mouilla pour qu'il puisse laver un peu son visage ensanglanté, histoire de ne pas réveiller encore plus les envies bestiales de l'immortelle. Non pas que cela la dérangeait, mais ne pas pouvoir le goûter la frustrait un peu. Puis, tout aussi lentement qu'à l'aller, elle retourna aux côtés de l'humain, s'installant à nouveau sur la table basse et lui tendit le verre et la serviette. Elle se servit un nouveau verre de vin, la bouteille trônant à ses côtés sur la table.

- Pour faire passer le goût de mon sang dans ta bouche … à moins que tu aimes ça et que tu en redemandes … Dans ce cas je t'en redonne avec plaisir.

Un clin d'œil, un sourire… Une gorgée de vin fut avalée, moins goûteuse que précédemment, le goût du sang lui manquant déjà. Elizabeth était définitivement trop gourmande. Mais l'heure n'était pas à la gourmandise, malheureusement pour elle. Alors elle déposa sa coupe de vin près d'elle et s'empara de la chaîne au bout de laquelle pendait le médaillon. Elle l'observa puis reporta son regard sur le Sorcier.

- Tu peux remercier ce bijou, c'est grâce à lui que je t'ai sauvé la vie.

De ses doigts fins, tâchés de peinture, elle frôla le pendentif qui tourna doucement sur lui-même.

- Qui te l'a donné ? Pourquoi ? Comment ? Je veux absolument tout savoir. Parce que crois moi, ce pendentif, je le connais, et j'ignore pourquoi il se retrouve entre tes mains. Alors … tu vois … je peux être très gentille, mais il faut me donner quelque chose en retour.

Elizabeth reposa délicatement le bijou sur la table basse qui lui servait de siège. Lentement, elle se pencha vers le Sorcier, le dévisageant en silence. La belle se demanda qui était cet homme qui avait pu récupérer ce bijou. Peut-être avait-il une grande valeur, elle l'ignorait. Il avait seulement une valeur ''sentimentale'' pour elle. Elle l'avait vu, durant de nombreuses années et ce bijou se trouvait sur de nombreuses toiles, celles de ses débuts.

- Je pourrais t'hypnotiser… te torturer jusqu'à ce que tu parles, mais j'imagine que ces deux options ne te plairont pas. Et, comme tu t'en doutes, tes pouvoirs ne te serviront à rien en ce moment. Alors parle et je te jure que tu partiras d'ici vivant. Parle et tu passeras un agréable moment ici. Avec moi.

Un petit sourire étira les lèvres de la belle. Jouer, elle aimait ça. De toutes les manières possibles. Et jouer avec un si bel homme ne serait évidemment pas de refus. Mais malheureusement son esprit ne pourrait trouver de repos tant qu'elle ne saurait pas pourquoi ce pendentif se trouvait ici. Elle se mit même à murmurer, comme si quelqu'un pouvait l'entendre au-delà des murs du chalet.

- Est-ce … qu'il est encore en vie ?

Le regard de l'immortelle perdit un peu de lueurs, comme si elle craignait de revoir surgir les fantômes du passé. Non pas qu'elle risquait quelque chose. Non pas qu'elle craignait son Sire. Mais elle l'avait tant aimé qu'elle ne pourrait supporter de le voir pour le perdre à nouveau. Elle qui le pensait mort, préférait le savoir loin d'elle. Loin de sa vie merveilleuse qu'elle avait su se construire sans lui.

Et soudain, on frappa à la porte. Elizabeth laissa un grognement s'échapper de ses lèvres en se redressant, intimant au Sorcier de ne pas bouger de là. Rapidement, elle se mouva jusqu'à la porte qu'elle entrouvrit, un sourire radieux aux lèvres.


- Hey bonjour, j'ai vu la voiture dans l'arbre, j'voulais savoir si ça allait !
- Oui tout va bien, mon compagnon et moi passons un petit week-end en amour. Le propriétaire de la voiture a été conduit à l'hôpital.

L'homme doutait malgré tout, cherchant à voir à l'intérieur de la maison. Dans sa voiture, attendaient sagement sa femme et leurs enfants. Non pas que la belle n'aimait pas tuer femmes et enfants, mais cette nuit, d'autres projets l'attendaient.

- Vous êtes sûre ?

Elizabeth s'écarta et ouvrit la porte, dévoilant l'intérieur du chalet ainsi que Chad, le beau Sorcier.

- Chéri, peut-tu confirmer à ce Monsieur ?

Confirme, sinon je devrais tous les tuer, et bon sang ça va m'ennuyer.

Avec un peu de chance, le Sorcier jouerait le jeu. S'il était intelligent, il saurait qu'il était préférable de ne pas énerver une Vampire. S'il n'était stupide, il saurait aussi que tous risquaient de subir ses colères. Évidemment, l'hypnose pouvait être utilisée. Mais Elizabeth savait bien que certains humains possédaient des ressources pour éviter ce genre de choses. Et puis franchement, il pouvait bien mentir un peu, elle lui avait sauvé la vie non ?

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★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

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Sorcier de l'Air
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● Chad collabore avec les chasseurs de Salem. Par ailleurs, on le surnomme Le Lynx en référence au personnage mythologique Lyncée qui détenait le pouvoir de voir à travers les murs. Si on le surnomme ainsi c'est parce que sa passion est de décrypter les mystères que l'on croit impossible à résoudre.

● Le sorcier est propriétaire d'une boutique d'antiquités : le Parish Treasure Chest. Si sa boutique lui sert de gagne-pain, elle est surtout une façade lui permettant de dissimuler un but plus précis, à savoir recueillir des objets - anciens ou non -, ensorcelés ou maudits, décrypter leurs mystères et ensuite s'assurer qu'ils soient inoffensifs, donc il s'applique à les désensorceler. C'est un peu sa bonne action envers le monde.

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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Sam 6 Mai - 15:32

UNTIL IT SLEEPS

SO TEAR ME OPEN, POUR ME OUT. THERE'S THINGS INSIDE THAT SCREAM AND SHOUT. AND THE PAIN STILL HATES ME. SO HOLD ME UNTIL IT SLEEPS. JUST LIKE THE CURSE, JUST LIKE A STRAY.
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- Je ne compte pas te tuer. En tout cas, ce n'était pas dans mes projets jusqu'à ce que tu me lances ce vilain coussin à la tête... Je plaisante. Tu ne vas pas mourir ce soir. Au fait, moi c'est Elizabeth.

Ha, ha... ha ? Il se demandait si son humour était vraiment... humoristique. Il était un peu nerveux en ce moment, alors le rire ne semblait pas vouloir lui chatouiller le gosier. Toutefois, par politesse, il esquisse un chétif sourire, en espérant que ce sourire ne ressemblait pas à celui de cette vieille Gladys - une cliente de sa boutique - qui lui faisait penser à un gremlin. Et je ne compare pas avec celui le plus mignon. Il se redresse un peu et tente de se relaxer, de se convaincre que cette femme... fatale... n'était pas aussi fatale qu'elle n'en paraissait.

« Heureux de faire votre connaissance, Elizabeth... ce sera Chad pour moi. »

Je lui fais un autre sourire de gremlin ? Non, mieux valait ne pas sourire cette fois. Il reste silencieux tandis qu'elle se dirige vers la cuisine, pour revenir avec un verre d'eau et une serviette, qu'elle lui tend avant de se servir un verre de vin.

- Pour faire passer le goût de mon sang dans ta bouche … à moins que tu aimes ça et que tu en redemandes … Dans ce cas je t'en redonne avec plaisir.
« Oh... non, non merci... je ne suis pas vraiment... j'aime bien rester lucide... même si en ce moment je ne le suis pas tout à fait... ma seule véritable drogue c'est...euhm...le caramel. »

Désolé, je ne suis pas ce quelqu'un de très... party crasher ? Je suis très ordinaire et je fais des choses... pas toujours très ordinaires, okay. Mais je suis quand même... banal ? Je ne bois presque jamais. Je ne me drogue pas. Ne fume pas. Je trouve plus intéressant de lire un paquet d'anciens bouquins sur les mystères de ce monde que d'aller me griller la cervelle avec de la dope dans un club jusqu'aux petites heures du matin. Les mystères, l'occulte, la magie - et n'oublions pas le caramel, très important - étaient ses drogues à lui. Il n'allait pas nier que le goût de son sang avait attisé quelque chose en lui, mais il préférait se convaincre que son cerveau avait été si secoué par l'accident que ses fusibles s'étaient mélangés le temps de quelques secondes. C'est moins dérangeant. Et pour être honnête, il se sentait déjà suffisamment groggy, aucune envie d'empirer son état. Ce n'est pas un bon moment pour tenter de nouvelles expériences. Non, surtout qu'il n'était pas encore certain de sortir de cette maison en vie.

Il se débarbouille un peu et prend une petite gorgée d'eau, laissant ses yeux focalisés sur la rouquine, par prudence... ou par fascination. Lorsqu'elle s'empare du pendentif - qu'il avait presque oublié - il se braque et le dévisage, inconfortable à l'idée qu'il soit encore à sa proximité.

- Tu peux remercier ce bijou, c'est grâce à lui que je t'ai sauvé la vie... Qui te l'a donné ? Pourquoi ? Comment ? Je veux absolument tout savoir. Parce que crois moi, ce pendentif, je le connais, et j'ignore pourquoi il se retrouve entre tes mains. Alors … tu vois … je peux être très gentille, mais il faut me donner quelque chose en retour...

Le sorcier hausse un sourcil et la considère un instant en silence. Finalement, tu n'es pas si gentille. Espèce de... Briseuse de rêve ! Il croise les bras sur son poitrail et la lorgne avec une certaine arrogance au fond de ses prunelles.

« Vous venez de me dire que je suis seulement en vie parce que vous vouliez en connaître davantage au sujet de ce médaillon... alors qu'est-ce qui me fait croire qu'une fois que je vous aurai dit ce que je sais, que vous me laisserez partir gentiment ? »

Mauvaiiise idée. La défier n'était peut-être pas une bonne idée, mais il se demandait si de lui dévoiler ce qu'il savait n'était pas davantage suicidaire. Surtout que je ne sais pas grand chose à son propos, je risque de te décevoir. Elle s'incline en sa direction et un malaise le prend tandis qu'elle garde le silence quelques secondes. Ce regard veut dire quoi exactement ? Tu penses à la façon de m'éviscérer ? Prend ton temps pour y penser... vraiiiiiment, ce n'est pas pressé.

- Je pourrais t'hypnotiser… te torturer jusqu'à ce que tu parles, mais j'imagine que ces deux options ne te plairont pas. Et, comme tu t'en doutes, tes pouvoirs ne te serviront à rien en ce moment. Alors parle et je te jure que tu partiras d'ici vivant. Parle et tu passeras un agréable moment ici. Avec moi...

Un sourire un brin libidineux ourle les lèvres de la damnée, lui faisant froncer légèrement les sourcils. Elle pense à baiser en ce moment ou est-ce que c'est l'Omega dans mon système qui me le suggère ? Il connaissait les effets du sang de vampire et savait que la libido se retrouvait accentuée, alors peut-être que c'était pour cette raison que son regard tanguait un peu vers... les formes luxurieuses de sa... poitrine... Arrête ça tout de suite ! Focus ! Il relève rapidement ses prunelles et émet un rire un peu grinçant.

« Je vais passer mon tour pour la torture... », souffle-t-il, davantage pour lui-même.
- Est-ce … qu'il est encore en vie ?
« Hmm ? Pardon... qui ? »

Elle semble soudainement absente, ses pensées figées dans un autre espace temps. Il la dévisage, incertain... et un peu angoissé à l'idée qu'elle soit folle. À savoir si c'est une bonne chose ou une mauvaise qu'elle le soit. Il ignorait de qui elle parlait... quelqu'un en lien avec ce maudit médaillon ? Lorsque l'on cogne contre la porte d'entrée, il sursaute et son cœur amorce un désagréable looping. Évidemment, la première idée qui lui traverse l'esprit était que ce serait peut-être une belle opportunité pour fuir, mais il sait bien que ce n'est qu'un fantasme éphémère qu'il serait vraiment stupide à tenter de réaliser. Il se renfrogne lorsqu'elle ouvre la porte sur un homme, qui ne tarde pas à la questionner sur son pick-up accidenté qui trône en tas de ferrailles cabossés devant chez elle.

- Oui tout va bien, mon compagnon et moi passons un petit week-end en amour. Le propriétaire de la voiture a été conduit à l'hôpital.
- Vous êtes sûre ?

L'homme s'étire afin de jeter un œil à l'intérieur et la belle ne fait aucun barrage, ouvrant davantage la porte pour qu'il puisse regarder par lui-même.

- Chéri, peut-tu confirmer à ce Monsieur ?

Le sorcier la regarde... regarde l'homme... hésite une fraction de seconde... et esquisse un grand sourire colgate.

« Malheureusement pour moi, je suis prisonnier... de cet amour que j'ai pour elle ! C'est une vraie addiction, je ne peux plus m'en passer ! », s'exclame-t-il, bondissant sur ses pieds et se dirigeant vers eux.

Il s'immobilise aux côtés de sa '' femme '', l'enlace et lui colle un gros smack sur le front.

« Ah, ma femme adorée, si ce n'était pas de toi, je crois que je serais mort ! Ne me brise jamais le cœur, ça me tuerait ! », lance-t-il, toujours avec ce grand sourire... saturé de sous-entendus. Il reprend son sérieux et hoche la tête, la visage grave. « Effectivement, le pauvre homme a été escorté à l'hôpital un peu plus tôt. Il était en très mauvais état, aucune idée s'il survivra. Je l'espère pour lui... », dit-il, lançant un regard en biais à la rouquine.

Tu captes le message ? L'homme se détend et sourit à son tour.

- Je l'espère aussi... et je vous comprend parfaitement ! Moi et ma femme sommes ensemble depuis douze ans maintenant ! Impossible pour moi d'envisager ma vie sans elle ! Vous savez ce qui fait des miracles ? Les sex toys. Il n'y a rien de mieux pour pimenter les relations sexuelles. Le secret, c'est de rester ouvert à l'autre, sur ses fantasmes les plus déviants et les réaliser. Chacun fait des sacrifices, même s'il n'apprécie pas. C'est la clef de l'épanouissement d'un couple ! Une fois, je lui ai même permis de m'entrer un plug dans le...
« Ooookay ! Trop de détails pour moi ! Nous allons retenir la suggestion ! », coupe-t-il avant de se mettre à visualiser la chose.

Il doit se croire à l'émission sexe et confidences. Et pas question qu'on m'entre quoique ce soit entre les fesses. Suggestion rejetée, merci bien !

- Oh pardon ! Je suis vraiment bavard et sans retenue ! Désolé si je vous ai gêné ! Je vais vous laisser et éviter de vous faire perdre ce temps ensemble ! Je vous souhaite bon week-end à tous les deux !

Un sourire se crispe sur les lèvres du sorcier tandis qu'il le regarde s'éloigner vers sa voiture. Il s'écarte de l'entrée tandis que la rouquine referme la porte.

« Bon, très bien. Je vais vous dire ce que je sais de ce médaillon si je veux un jour quitter les lieux. Non pas que vous êtes d'une compagnie désagréable, mais j'ai des occupations ! », lance-t-il par-dessus son épaule, approchant le pendentif.

Il reste à sa proximité, mais n'esquisse aucun geste pour le prendre en main.

« D'abord, je vous conseille de ne pas trop le manipuler, il est ensorcelé. J'ignore de quoi il en retourne exactement, il pourrait s'avérer dangereux et je ne sais pas à quel degré. On ne m'a pas donné ce pendentif et je ne l'ai pas trouvé... c'est lui qui m'a trouvé. Il y a une semaine, en entrant dans ma boutique, je l'ai trouvé sur le comptoir caisse. Je trouvais étrange qu'il y soit puisque je ne l'avais pas vu la veille. Par ailleurs, je n'avais jamais vu ce pendentif avant ce jour. J'admets qu'il m'a intrigué et que je n'ai pu m'empêcher de l'analyser de plus près. Selon mes connaissances, je sais qu'il a été fabriqué vers la fin des années 1600, début 1700. Je sais également qu'un sorcier en est l'artisan en me fiant aux gravures symboliques représentées sur sa surface. Je pourrais être plus spécifique, mais comme vous le voyez, il manque la seconde moitié du médaillon, donc difficile à déchiffrer. »

Il se laisse choir sur le divan, fixant toujours le pendentif, d'un œil agacé.

« Si au début j'en étais fasciné, j'ai vite compris que ce médaillon n'avait rien de sympathique. La première journée, je l'ai laissé à la boutique, dans un petit coffre... et je l'ai retrouvé chez moi, hors du coffre, au centre de ma table de chevet. J'ai réitérer l'expérience plusieurs fois, avec le même résultat. Ce pendentif me colle à la peau et impossible de m'en débarrasser. Je n'ai aucune idée pour quelle raison il s'est attaché à moi, c'est un total mystère. Mais c'est un fait. J'ai tenté de le désensorcelé, aucun résultat. De m'en débarrasser de différentes façons, rien. Il revient toujours auprès de moi. Il semble aussi détenir une influence sur les personnes qui m'entourent, un peu comme un envoûtement, qui les rebute à l'idée de m'aider à le rendre inoffensif. », dit-il, lui adressant un regard troublé.

C'était troublant, surtout qu'il avait l'habitude de résoudre ce type de mystères assez rapidement. Mais ce pendentif sortait hors du lot, comme s'il se donnait un malin plaisir à lui donner du fil à retordre.

« Puis les cauchemars ont commencés... je ne suis pas quelqu'un qui rêve souvent, du moins, je me souvient rarement de mes rêves... mais maintenant, à chaque fois que je dors, je cauchemarde. Des rêves qui me semblent trop réalistes, au point où je me réveille en croyant... que je suis toujours en plein dedans. »

Il préférait éviter de donner trop de détails à ce sujet, il ne croyait pas que ce soit pertinent pour elle.

« Le pendentif a causé mon accident. J'ai perdu la maîtrise du volant et je n'avais plus aucun contrôle de rien. J'ignore ce qu'il me veut... s'il cherche à me tuer, il est sur la bonne voie. », grommelle-t-il, en se disant qu'il ne pouvait pas faire mieux, en provoquant un accident directement devant le chalet d'une vampire.

Une double chance de mourir. La mort sur un plateau, bon appétit ! Il tourne son visage vers elle et reste silencieux quelques secondes avant de reprendre...

« Malheureusement, j'ai fais des recherches le concernant, mais je n'ai rien trouvé. Il me reste encore quelques bouquins à éplucher, mais pour le moment, c'est un échec à ce niveau. », dit-il, plongeant son regard dans le sien, hésitant un furtif instant avant de se lancer. « Vous avez laissé sous-entendre un peu plus tôt que vous aviez déjà vu ce pendentif et puisque vous y êtes très intéressé... vous savez à qui il appartenait ?... C'était un sorcier ? Un nom est gravé sur le médaillon, un certain Érick... ça vous dit quelque chose ? Le médaillon n'est pas complet et je crois qu'un puissant sortilège est parvenu à le scinder en deux. Ma théorie serait que quelqu'un ait tenté de le rendre moins... menaçant ? Je crois que sa création avait un but spécifique, quelque chose de malsain, et que quelqu'un a essayé de le rendre inutilisable... Ceci dit, ce n'est qu'une théorie, aucune idée si elle est bonne. »

Il semblait subitement avoir oublié qu'il se trouvait dans une situation '' critique '', donnant davantage d'importance au mystère du médaillon qu'à la possibilité qu'il finisse six pieds sous terre dans peu de temps. Ma curiosité finira par me tuer. Très probable. Après tout, sa mère adoptive avait trouvé la mort de cette façon, en tentant de résoudre le mystère d'un artefact dangereux. Il faut bien mourir un jour, autant mourir en faisant quelque chose que j'aime.




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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Sam 20 Mai - 7:56




Le Sorcier n'était pas réellement prisonnier ici. S'il l'avait été, Elizabeth l'aurait maintenu de force, enchaîné à une chaise de la salle à manger. À la place, il était tout de même plus ou moins libre. Même si elle ferait tout pour qu’il reste ici. De toute manière, où voulait-il aller et comment ? Son véhicule était totalement détruit et donc hors d’usage. Impossible pour lui de partir à pied, surtout en pleine nuit. Appeler un taxi ? Peut-être. Encore fallait-il que l’Immortelle le laisse faire. En tout cas, Elizabeth ne s’était pas montrée cruelle jusqu’à présent, ni réellement menaçante. Elle se montrait plutôt intriguée, fascinée et assez hospitalière. Malheureusement, ils furent interrompus par l’individu devant la porte du chalet. Si Elizabeth se montrait calme, elle espérait que le Sorcier en fasse de même. La belle eut un doute, l’espace de quelques instants, alors que le regard de Chad vacillait entre elle et l’homme. La belle rousse se pinça légèrement les lèvres, soutenant le regard de celui qu’elle espérait être son complice durant quelques secondes. Et il joua le jeu. Plutôt bien d’ailleurs, ce qui détendit Elizabeth en un clin d’œil. Souriants, ils jouèrent le petit couple parfait et amoureux. La belle battait des cils, son regard plein d’amour posé sur son ‘’mari’’. Bien évidemment, l’Immortelle n’était pas stupide. Les mots du Sorcier étaient pleins de sous-entendus qu’elle recevait en souriant.

- Je pense qu’il survivra oui. Je l’espère. Pour lui.

Oui, elle avait saisi le message. Et non, elle n’avait pas comme projet de le tuer. La belle ne tuait pas toutes les personnes qui l’approchaient. D’autant plus que les Sorciers s’avéraient bien souvent utiles et que celui là était fort charmant et intéressant. Pour le moment en tout cas.

L’homme, très à l’aise, se mit à leur raconter des tonnes de choses sur sa vie sexuelle. La belle ne parvient à retenir un rire qu’elle étouffa contre le torse du Sorcier qui semblait bien plus gêné qu’elle. Car il ne s’en doutait pas, mais Elizabeth était adepte de toutes sortes de pratiques sexuelles, même si certaines étaient impensables pour elle.

- Au revoir, amusez-vous biiiennn ! Beugla Elizabeth en regardant l’homme partir, amusée par cette petite scène tout à fait charmante et divertissante. Elle ferma finalement la porte sans perdre son charmant sourire, ayant presque oublié où ils en étaient avant d’être interrompus de la sorte

Mais Chad se lança sur le sujet. Le pendentif. Elizabeth se crispa un peu, suivant le Sorcier. Avec grâce, elle s’installa sur l’un des fauteuils, son regard ne quittant pas le bijou. Attentive, silencieuse, la Vampire écouta le jeune homme, gravant chacun de ses mots, les analysant, cherchant la vérité et les mensonges. Il lui expliqua que le bijou était ensorcelé et qu’il l’avait trouvé. Arquant un sourcil, la belle chercha à comprendre s’il se moquait d’elle. Visiblement non. Alors elle continua à écouter le récit fascinant de cet homme et du pendentif si ancien. Ce pendentif dont il manquant un morceau. Effectivement, elle l’avait remarqué de suite. Toujours aussi patiente, Elizabeth laissa Chad expliquer, raconter. Il semblait étroitement lié à ce bijou, contre son gré et sans parvenir à l’expliquer. Si l’Immortelle n’y connaissait pas grand-chose en magie, elle pensait cependant que rien n’arrive par hasard dans la vie. Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi ce médaillon ? Pourquoi s’était-il retrouvé là, près de ce chalet qu’elle avait emprunté à cet instant précis ? Trop de questions sans réponses.

Quittant le regard troublé du Sorcier, Elizabeth scruta le bijou qui lui rappelait tant de souvenirs. Des souvenirs douloureux qu’elle aurait préféré effacer de sa mémoire. Sentant le regard de Chad sur elle, l’Anglaise quitta sa contemplation du bijou pour planter son regard dans le sien. Il ne mentait pas. Elle le voyait dans ses yeux. Ce bijou le perturbait, le troublait et le faisait souffrir. Il ne parvenait à comprendre d’où il venait, ni à qui il avait appartenu. Et c’est alors qu’il le lui demanda. Erick… Elizabeth ferma les yeux une fraction de seconde, soupirant doucement. Trop de questions. Ses doigts se crispèrent sur ses genoux. Sans rien dire, la belle se releva pour se servir une nouvelle coupe de vin. Lorsqu’elle revint, le regard grave et sombre, elle scruta le Sorcier sans rien dire. Une gorgée d’alcool fut avalée, comme pour lui donner de la force.

- J’ai vu ce médaillon pour la première en 1915, en Autriche il me semble. Mon Créateur en avait fait l’acquisition auprès d’un Sorcier. Pur égocentrisme. Mon Sire s’appelait Erick. Erick Peterson. Il trouvait ça amusant de trouver un bijou gravé à son prénom. Un beau bijou, de style ancien. Le pendentif l’avait immédiatement attiré. Je n’ai jamais réellement compris pourquoi. C’était comme ça … j’avais l’habitude avec Erick.


Prononcer son nom lui brûlait la langue. Elizabeth grimaça. Mélange de tristesse et d’écœurement.

- J’ai tout de suite constaté qu’il était incomplet lorsque je l’ai vu. Je ne pourrais dire l’histoire de ce bijou. À cette époque, je n’en avais que faire. Mais le revoir aujourd’hui… c’est un peu comme revoir un mort.

Parce qu’il est mort n’est-ce pas ?

- Lorsque ma route a quitté celle d’Erick, il portait toujours ce pendentif. Du moins, il en était encore le propriétaire. Il ne le portait plus autour du cou. Je crois qu’il lui faisait faire des cauchemars à lui aussi. J’ai de vagues souvenirs de nuits agitées. Le Sorcier qui le lui a vendu … je crois qu’il lui disait que ce bijou avait une grande valeur. Mais c’est tout. Qu’il était ancien … et … oh oui, qu’il venait d’Amérique. Ce bijou vient d’ici. Oui, c’est ça, je crois qu’il vient de Salem...

Un regard au pendentif. Un au Sorcier. La belle vida son verre de vin d’une traite avant de reprendre.

- Je ne sais pas si mon Créateur est mort. Je m’en moque. Mais si ce pendentif est ici c’est que soit il s’en est débarrassé d’une manière ou d’une autre, soit que quelqu’un l’a trouvé. Je suis curieuse de connaître la vérité.

La demoiselle se redressa et alla à la recherche de son téléphone portable qu’elle déposa sur la table basse, juste à côté du médaillon duquel elle parvenait difficile à détourner le regard.

- Je crois que tu as de la chance Chad. Je me souviens exactement de son état au complet. Et je dois très certainement avec des croquis de mon Sire portant ce bijou, chez moi. Je peux appeler mon homme de main pour qu’il recherche ça pour nous. Ou alors je pourrais essayer de le redessiner de mémoire.

Un sourire étrange étira les lèvres de la Vampire alors qu’elle s’empara du téléphone. Quelques sonneries plus tard, Eddie, son homme de main, répondit.

- Bonsoir Miss Fawkes, que puis-je faire pour vous ?
- Bonsoir Eddie. J’aimerais que tu ailles chez moi et que tu regardes dans le vieux coffre caché dans mon armoire. Regarde si tu trouves de vieux croquis daté, entre 1915 et 1935 environ.
- Quelqu’un en particulier ?
- Erick Peterson.

Un léger blanc s’installa à l’autre bout du fil. Eddie savait qu’Elizabeth ne parlait que très peu de son Créateur et cela semblait l’inquiéter.

- Vous allez bien Madame ?
- Oui tout va bien. Cherche les croquis. Je veux ceux où il porte un pendentif. Peut-être que j’en ai un juste avec ce pendentif d’ailleurs. Rappelle-moi, envoie-moi des photos.
- Très bien Miss Fawkes. Je fais au plus vite.

Elizabeth remercia son homme de main et raccrocha. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors que son regard se reposa sur le Sorcier.

- Tu ne trouves pas ça étrange toi ? Que je connaisse ce pendentif ? Que tu t’écrases juste là, devant ce chalet qui n’est même pas à moi ? Je crois Chad, que nous allons faire un bout de chemin ensemble tous les deux … Aloorsss … tu es mon hôte. As-tu besoin de quelque chose ? De quoi manger, boire ? Une douche peut-être ?

Toute guillerette, Elizabeth se releva d’un bond.

- Oh je me suis permise de te peindre pendant ta petite sieste, tu veux voir ?

La belle s’était déjà dirigée jusqu’à son chevalet, admirant la toile représentant le corps d'un homme allongé dans les bois, le corps attiré contre celui d'une belle rousse -elle même-. Au cou de la belle à la peau blanche pendait le fameux médaillon. Les détails n’étaient cependant pas assez grands pour pouvoir en faire quoi que ce soit.

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Sorcier de l'Air
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● Chad collabore avec les chasseurs de Salem. Par ailleurs, on le surnomme Le Lynx en référence au personnage mythologique Lyncée qui détenait le pouvoir de voir à travers les murs. Si on le surnomme ainsi c'est parce que sa passion est de décrypter les mystères que l'on croit impossible à résoudre.

● Le sorcier est propriétaire d'une boutique d'antiquités : le Parish Treasure Chest. Si sa boutique lui sert de gagne-pain, elle est surtout une façade lui permettant de dissimuler un but plus précis, à savoir recueillir des objets - anciens ou non -, ensorcelés ou maudits, décrypter leurs mystères et ensuite s'assurer qu'ils soient inoffensifs, donc il s'applique à les désensorceler. C'est un peu sa bonne action envers le monde.

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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Ven 23 Juin - 7:14

UNTIL IT SLEEPS

SO TEAR ME OPEN, POUR ME OUT. THERE'S THINGS INSIDE THAT SCREAM AND SHOUT. AND THE PAIN STILL HATES ME. SO HOLD ME UNTIL IT SLEEPS. JUST LIKE THE CURSE, JUST LIKE A STRAY.
YOU FEED IT ONCE AND NOW IT STAYS.




Ce pendentif était un réel mystère, mais cette femme devant lui l'était tout autant. Il lui avait dévoilé tout ce qu'il savait concernant le bijou et lorsqu'il l'avait interrogé en retour, son attitude avait subitement changé. Je ne crois pas me tromper en pensant que ce fameux Erick comptait pour toi... et qu'il n'a peut-être pas été très sympathique. Il ignorait ce qu'il en était de leur histoire, mais il était plutôt facile de deviner qu'il venait d'effleurer une corde sensible. Le sorcier était resté patient, voyant que ses questions causaient un mal-être chez elle, au point où elle avait tardé à répondre, esquivant le moment pour remplir sa coupe de vin. Désolé, mais si tu veux que j'assemble les morceaux du puzzle, il faut bien que tu me dises ce que tu sais. Une fois de retour devant lui, elle avait enfin délié sa langue. Silencieux, il avait écouté, sans l'interrompre, à la fois intrigué... et empathique. Il était évident qu'elle était bouleversée à parler de son sire, et même si elle était une étrangère pour lui, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver un peu de compassion. Si elle finit par te vider jusqu'à la lie, t'auras encore de la compassion pour elle ? Il se crispe un peu à cette pensée...

- Je ne sais pas si mon Créateur est mort. Je m’en moque. Mais si ce pendentif est ici c’est que soit il s’en est débarrassé d’une manière ou d’une autre, soit que quelqu’un l’a trouvé. Je suis curieuse de connaître la vérité.

Je ne suis pas stupide, je sais que tu ne t'en moques pas. Un petit sourire s'ébauche sur ses lèvres, mais il garde ses réflexions pour lui. Elle s'empare de son téléphone tout en lui expliquant qu'elle avait en sa possession des croquis représentant le pendentif complet. En vérité, ce serait bien utile d'y jeter un œil. J'aimerais bien en terminer avec cette histoire. Ce médaillon va me rendre dingue.

« J'aimerais bien les voir, ces croquis... », murmure-t-il, tandis qu'elle passe son appel.

Il patiente encore, écoutant distraitement l'échange, et porte à nouveau son attention sur la belle rouquine lorsqu'elle termine la communication.

- Tu ne trouves pas ça étrange toi ? Que je connaisse ce pendentif ? Que tu t’écrases juste là, devant ce chalet qui n’est même pas à moi ? Je crois Chad, que nous allons faire un bout de chemin ensemble tous les deux … Aloorsss … tu es mon hôte. As-tu besoin de quelque chose ? De quoi manger, boire ? Une douche peut-être ?
« Non-non, ça ira ! Mais c'est... gentil à vous de me l'offrir. Et je confirme, c'est très étrange. Il doit y avoir une explication, il suffit seulement de découvrir l'histoire de ce médaillon. Je crois que vos croquis aideront à y voir plus clair. », ajoute-t-il, un peu mal à l'aise de la voir aussi enthousiaste et convaincue qu'ils allaient faire un '' bout de chemin '' ensemble.

Il avait cette impression que cette situation lui plaisait. Ou que l'idée de ne pas être seule la réjouissait ? Après tout, elle était vampire et tout de même âgée selon ce qu'elle avait évoqué plus tôt, peut-être bien qu'au fil du temps, la solitude était devenue plus présente dans sa vie. Désespérée, elle s'accrochait au premier venu qui passait. Il n'en savait rien et peut-être qu'il exagérait un peu. Sa façon d'agir était tout de même particulière, il fallait le reconnaître. J'espère bien que tu ne t'imagines pas que je vais... m'éterniser ici. Je vais tenter de résoudre l'énigme du pendentif et ensuite, je disparais.

- Oh je me suis permise de te peindre pendant ta petite sieste, tu veux voir ?
« Vous m'avez peint ?... Pourquoi ? »

Le sorcier fronce un brin les sourcils, désarçonné. La question avait été stupide, mais il n'avait pu s'empêcher de la poser. Visiblement, c'est une artiste et les artistes s'inspirent de ce qu'ils voient ou de ce qu'ils entendent. Tu étais là, la muse lui a soufflé à l'oreille. Il grimace un peu à s'imaginer sur ce divan, inconscient, la bouche ouverte et un peu de bave au coin des lèvres. Ça ne donne pas envie de regarder le résultat. Puisqu'il ne voulait pas la froisser, il se lève lentement et se dirige vers elle, se posant à ses côtés afin d'admirer l'œuvre sur le chevalet. Un petit sourire sur les lèvres, il contemple une partie de la toile... et ce sourire s'affaisse subitement lorsqu'il pose enfin son regard au centre de la... ses yeux s'écarquillent... ses lèvres s'ouvrent... se referment... et il ne sait pas du tout quoi dire tellement il est perturbé par la scène centrale. Pourquoi est-ce qu'elle les avait peinturés... tous les deux... nichés l'un contre l'autre ? Je n'ai pas vraiment envie de le savoir. La toile était sublime, les couleurs très belles, et les visages très authentiques aux vrais. Certains détails restaient flous, mais le reste... C'est presque effrayant.

« C'est... heum... eh bien... c'est très réaliste et... vous avez définitivement du talent... mais je suis certain que je suis plus doué que vous pour dessiner des bonhommes allumettes. », dit-il avec un petit rire, tout en massant sa nuque.

Malaiiiiiiiiiiiiiise. Très, même. Et il était vraiment nul pour le cacher. Ça suffit maintenant. Il se tourne vers elle subitement, déterminé à lui dire le fond de sa pensée.

« Écoutez Elizabeth... je peux vous appeler Lizzie ? »

Non, tu ne peux pas ! Les surnoms, c'est trop personnel ! Tu ne veux pas que ce soit personnel ! Il s'agite et tente de trouver les bons mots pour s'exprimer et c'est évident qu'il peine un peu.

« Vous savez... vous... vous êtes vraiment intimidante ! Vous et... cette toile ! Je ne vous connais pas et je... je ne sais pas qui vous êtes et je n'ai absolument aucune confiance en vous ! Vous vous moquez peut-être de moi en ce moment, j'en sais rien ! Peut-être que ce médaillon ne vous intéresse pas et que c'est une façon de jouer avec moi avant de... de me bouffer tout cru ! Je ne veux pas être insolent, mais c'est... »

Il s'arrête subitement lorsqu'un petit bruit capte son attention. On aurait dit le bruit d'un petit objet que l'on traîne sur une surface lisse.

« Vous avez entendu ? Quelque chose bouge... », dit-il, les sourcils froissés, la contournant lentement afin de faire un tour d'horizon du regard.

Il esquisse à peine deux pas en direction de la table basse que quelque chose vole à toute vitesse dans les airs, passant rapidement entre le sorcier et la rouquine, pour ensuite se percuter contre un mur et tomber sur le sol. Et là... il le voit. He's alive, run. Le pendentif et son mystérieux médaillon, là, au sol, non loin du mur. Il avait tout simplement... traversé la pièce par lui-même pour se retrouver là.

« Ne tentez pas de le prendre et ne vous approchez pas. Lorsqu'il se met à bouger et à scintiller, ce n'est jamais bon, croyez-moi... vous voyez ? », finit-il par dire en lui démontrant le bijou, qui maintenant luisait d'une étrange auréole bleutée, très lumineuse... et inquiétante.

Et le pendentif se remet à nouveau à bouger, glissant lentement sur le sol, passant près de leurs pieds, et se dirigeant vers le couloir. Il glisse et glisse... et glisse encore... et cesse de bouger une fois devant la porte arrière de la maisonnée. Le sorcier s'avance lentement, mais s'immobilise à une certaine distance, un peu angoissé, fixant le bijou maudit d'un œil suspicieux.

« Je ne sais pas pour vous, mais moi... je déteste ce médaillon. », souffle-t-il à la rouquine non loin derrière lui.

La porte s'ouvre d'elle-même, brutalement... et le pendentif poursuit son chemin vers l'extérieur.

« Vous avez une lampe de poche ? »

Évidemment, il avait l'intention de le suivre à l'extérieur, même s'il redoutait un peu de le faire. Il n'avait pas le choix s'il voulait régler ce problème. Il ne serait pas difficile de suivre sa trace, même s'il faisait nuit. Sa lueur bleutée était un excellent point de repère. Lorsqu'elle lui tend une lampe de poche, il soutient son regard quelques secondes, hésitant...

« Vous venez ? »


****************************


Une quinzaine de minutes passent tandis qu'ils s'enfoncent dans les bois, suivant de près le pendentif chatoyant qui se fraye un chemin entre arbres et branches asséchées. Il avait l'impression que cette excursion nocturne ne se terminerait jamais... lorsqu'ils arrivent enfin sur un petit quai en bois surplombant un lac. Il était facile de comprendre que ce satané pendentif se dirigeait droit dans le lac. Et c'est ce qu'il fait, par ailleurs. Une fois au bout du ponton, il tombe dans l'eau et s'enfonce dans ses ténèbres. Je vais vraiment devoir plonger ? Rapidement, il tend la lampe de poche à la rouquine et retire ses souliers, chaussettes, ainsi que sa chemise. Pour le reste, pas le temps !

« Je vais plonger, éclairez-moi ! »

Sans attendre une réplique, il se précipite à la course et plonge dans l'eau glaciale. Oh-merde-que-c'est-gelé !!! C'était horrible ! L'eau était si froide qu'il avait l'impression que son sang se figeait en glace ! Malgré tout - et surtout déterminé à trouver la destination du pendentif - il tente d'ignorer les désagréables sensations de ses muscles pétrifiés par le froid mordant, et s'enfonce dans les eaux troubles, seulement guidé par la lueur du bijou et par la faible luminosité de la lampe de poche miroitant sur la surface du lac. Il nage vers le fond, là où se pose le bijou, au sein d'une panoplie de longues algues aqueuses. Sans tarder, le sorcier repousse les tentacules végétaux pour discerner le médaillon... et un petit coffret en fer cadenassé à sa proximité. Hésitant quelques secondes, il finit par le déloger d'entre deux roches. Aussitôt libérer, le coffret défit la loi de l'apesanteur et remonte par lui-même vers le haut, sans qu'il n'y touche. C'était un petit coffret, mais quand même lourd, suffisamment pour rendre impossible cette... ce n'était pas le moment de se poser des questions. Il allait bientôt manquer d'oxygène et il avait rudement envie de sortir hors de l'eau ! Il pose pied sur un rocher afin de se donner un élan pour remonter, mais quelque chose s'agrippe à sa jambe. Paniqué, il tente de percer la noirceur et comprend rapidement que ce paquet d'algues qui l'entoure prend soudainement vie. Elle s'entortillent autour de lui, lui compressant étroitement le corps, le gardant cloué au fond.

NON ! Il se débat comme un diable, les poumons en feu, tandis que le pendentif se soulève soudainement et vient s'enrouler autour de son cou, lui compressant douloureusement la pomme d'Adam. Un hurlement silencieux s'échappe d'entre ses lèvres et bientôt, il n'a plus aucune force et n'arrive plus à retenir son souffle. Il cesse alors de bouger... et l'eau inonde ses poumons...






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MessageSujet: Re: Until It Sleeps Dim 2 Juil - 17:47




« Vous m'avez peint ?... Pourquoi ? »

Vraiment ? Se demanda Elizabeth. Il osait réellement demander pourquoi ? La réponse était pourtant évidente ! Parce qu’elle était une artiste et qu’il était un modèle plus qu’agréable à peindre, voilà tout. Et il lui avait été nécessaire de s’occuper pendant que Monsieur récupérait de son maudit accident.

- Tu demandes vraiment pourquoi, Chad ?

Elle leva discrètement les yeux au ciel et laissa le Sorcier admirer son œuvre, dont elle était plutôt fière. Son inspiration revenait et elle en était ravie. Mais Chad semblait perturbé par cette toile. La rousse plissa les yeux, silencieuse, presque vexée par ses simples mimiques. Elle l’écouta, ne savant pas s’il se moquait d’elle ou pas. En tout cas, elle le sentait très mal à l’aise. Il fallait dire qu’elle avait l’habitude de faire cet effet aux mortels. De par sa beauté, sa prestance. Et clairement, Chad était très maladroit. La belle arqua un sourcil alors qu’il lui demandait s’il pouvait l’appeler Lizzie. Vraiment ? Un sourire naquit sur ses lèvres.

- Appelle moi comme tu veux ... Lâcha-t-elle simplement, amusée par le cœur battant trop vite, par la transpiration fine qui perlait sur son front. Chad se mettait mal à l’aise tout seul, comme un grand.

La belle croisa ses bras sur sa poitrine, écoutant le Sorcier bredouiller. Elle chercha à garder son air le plus sérieux possible, sans le quitter des yeux. Elle était intimidante, ça oui, et en effet, elle n’inspirait pas confiance, parce qu’elle était une créature vampirique et qu’elle pouvait faire de lui son petit-déjeuner. Mais, Elizabeth n’était pas qu’une folle dangereuse. Ce médaillon avait réellement réveillé des choses chez elle. L’Anglaise leva la main pour stopper Chad dans son monologue. Elle aurait aimé lui dire qu’il se fourvoyait, qu’elle n’allait pas le bouffer tout cru sans son autorisation. Elle n’était pas si folle que ça et Chad ne lui avait -pour le moment- rien fait qui pourrait l’énerver au point de vouloir le tuer. Mais, Elizabeth ne parvint pas à prendre la parole. Car si Chad avait entendu un bruit, elle-même l’avait également remarqué, son ouïe étant bien plus développé que celle d’un humain.

- Qu’est-ce que ...

Le bijou se mit à voler à toute vitesse, passant entre les corps des deux êtres, venant percuter le mur. Elizabeth plissait les yeux, l’air grave, intriguée. Elle n’avait pas peur, ça non.

- Je ne l’ai jamais vu faire ça ...

Dit-elle en voulant s’approcher du bijou. Mais les mots du Sorcier la stoppèrent alors qu’elle contempla le médaillon qui, effectivement, se mit à scintiller sous ses yeux ébahis. Et à nouveau, le bijou se mit à se mouvoir au sol, y glissant sans difficulté. Et la belle le suivi des yeux, étonnée.

« Je ne sais pas pour vous, mais moi... je déteste ce médaillon. »
- Je n’irai pas jusque là mais ...

Et la porte s’ouvrit d’elle-même, laissant le pendentif s’échapper à l’extérieur.

- Ok, c’est vraiment, vraiment bizarre ça ! T’es sûr de vouloir le suivre ?

Évidemment. Alors Elizabeth enfila des Converses et s’en alla à la recherche d’une lampe de poche. Soutenant le regard du Sorcier lorsqu’elle lui tendit la lampe de poche, elle hocha la tête. Oui, elle venait. Oui, elle allait le suivre, pourchasser ce médaillon. Car s’il pouvait lui apporter la moindre information sur son Créateur, elle se devait de le faire et prendre des risques. Même si elle le maudissait, une partie d’elle l’aimerait toujours, ce maudit Erick.

(…)

Le pendentif se mouvait dans la nature, entre les branches, les herbes et les arbres, éclairant son chemin sur son passage. Chad et Elizabeth le suivaient sans rien dire dans la nuit. Le bijou semblait vouloir les mener quelque part. Mais où ? Des tonnes de questions frappaient l’esprit de l’immortelle qui ne comprenait absolument pas le sens de tout ceci. Agacée, la belle fut soulagée de voir leur course s’arrêter sur le petit ponton de bois qui surplombait un lac. L’air était frais, délicat. Pourtant, quelque chose d’étrange planait autour d’eux. Et là, suspendu dans les airs, le pendentif se stoppa quelques secondes avant de plonger dans l’eau.


- Nooon !!!

Elizabeth usa de sa rapidité, mais en vain. Le bijou avait déjà rejoint les profondeurs des eaux sombres, la faisant grogner d’agacement. Chad ne chercha pas à comprendre. Pour quelqu’un d’effrayé par ce bijou, il ne se fit pas prier pour se dévêtir et plonger. C’était galant de sa part, Elizabeth aurait très bien pu y aller. Meilleure vision, pas de respiration nécessaire. Alors elle le laissa faire, lui soufflant de faire attention. Mais le corps de Chad plongeait déjà dans l’eau. Elizabeth laissa le faisceau de la lampe de poche à la surface de l’eau, espérant éclairer un minimum le Sorcier. Et elle s’impatienta. Les secondes s’écoulèrent, se transformant en minutes.

- Dépêche toi bordel. Ne me force pas à venir te chercher Chad … Ça va tuer mon brushing ...

Humour. Elle n’avait pas envie que le Sorcier périsse avec son sang en elle. Avoir un Infant, elle avait déjà donné. À la surface de l’eau, un coffret remonta. Elizabeth attrapa une branche sur le côté du ponton et fit venir le coffret jusqu’à elle. Le fer recouvert d’algue glissa sur les planches de bois. La belle s’attendit à voir Chad arriver à son tour. Mais rien. Toujours rien. Sauf des bulles d’air qui remontait à la surface. Signe que quelque chose se passait sous l’eau. La panique commençait à tirailler les entrailles de la belle qui abandonna ses chaussures, sa chemise et plongea dans l’eau sans plus attendre. Le froid, glacial, ne parvint pas à mordre sa peau. Les joues gonflées d’un air qui lui était inutile, elle chercha le Sorcier dans la masse sombre. Et soudain elle le vit, le pendentif, qui luisait toujours, autour du cou du mortel inanimé.

Oh putain non, tu ne me fais pas ça !

Et Elizabeth commença une lutte, acharnée, de toutes ses forces, contres les maudites algues qui s’étaient enroulées autour du corps de Chad. Elle se démena, comme une diablesse, pour le sortir de là. Ses lèvres se plaquèrent contre celles du Sorcier, elle pinça son nez, soufflant l’air de ses joues, espérant que cela soit utile. En vain. Rapidement, les deux corps se retrouvèrent sur la berge, Elizabeth tira avec elle le Sorcier inanimé, encore enroulé de quelques algues maintenant inoffensives. Le médaillon brillait toujours autour du cou du malheureux.

- Reviens bordel !

D’un geste précis et fort, l’immortelle vint abattre la paume de sa main sur le sternum du Sorcier, cherchant à raviver la flamme dans son cœur. Jamais elle n’avait eu à pratiquer un massage cardiaque. Jamais. Mais elle avait vu ça à la télévision. Elle était plutôt du style à donner la mort, pas la vie. Alors elle s’appliqua. Massage. Ventilation. Massage. Ventilation.

- Je t’en supplie. Reviens ! J’veux bien de toi comme Infant … Et elle frappa la poitrine, encore une fois, violemment. Allez putain !!!!

Et la lueur du médaillon se mit à changer, passant d’un blanc aveuglant à une lueur plus bleutée.

- Tu … me … fais … chier ! Lui hurla-t-elle, vraiment énervée.

Elle aurait pu le laisser là. Mais elle se démena, encore et encore. Et soudain, il se mit à tousser. Elizabeth le bascula sur le côté, pour qu’il puisse vider ses poumons, tombant sur ses fesses, épuisée, éreintée, trempée.

- Putain … Chad … tu m’as fait peur ...

Et, la belle était étonnamment sincère. Allez savoir pourquoi, la vie de ce petit Sorcier semblait compter pour l’Immortelle. Maintenant, il restait à savoir s'il allait devoir l’appeler ‘Maman’.

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