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House of the Rising sun [PV Amalia]

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Loup-garou, solitaire
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MessageSujet: House of the Rising sun [PV Amalia] Mar 4 Avr - 11:13

House of the rising sun
- Jackson Sorrow & Amalia Kline -
« There is a house in Salem. They call the Rising Sun. And it's been the ruin of many a poor boy. And God I know I'm one»




Je l'avais rencontré ce fils de pute. Enfin. Après deux ans, lui, revenant la queue entre les jambes. Lui, sa dégaine, sa voix. Lui qui m'a pris mon humanité pour faire de moi une sorte de monstre sanguinaire et sans grande conscience. J'ai besoin de me changer la tête. D'avaler la nouvelle. De me faire une raison. La proposition d'entrer dans sa meute est tentante. Celle d'appartenir à une famille, un clan, quelque chose de solidaire enfin. Mais de solidaire, comment ? C'pas comme s'il m'avait laissé crever tout seul comme un connard sans se soucier de ce qui allait advenir de moi. Non. Il en n'a rien eu à foutre. Et maintenant ? Maintenant je sais plus. J'en sais rien. Je crois que je suis encore plus paumé que je ne l'étais déjà. Plus largué, perdu. J'ai eu mes réponses, mais maintenant je regrette. Je crois que je voudrais ne l'avoir jamais croisé ce connard. Du temps pour réfléchir. C'est ce que j'ai demandé. Du temps. Pour moi, pour réaliser, pour comprendre. Pour avaler cette salope de couleuvre qui me reste bien coincé en travers de la gorge. Mais ça va prendre du temps putain. Ca va prendre du temps, des jours, des mois, peut-être même des années. Loup Garou. C'est ce que je suis. Maintenant je le sais. Et c'est ce que je serais jusqu'à ce que je crève. Souffrir à en gerber à chaque pleine lune. Souffrir le martyr pour un truc dont je n'ai jamais voulu. Tu parles d'un cadeau toi.

Alors ce soir je n'ai pas pris le temps de fini mon service. Non, franchement, je crois que j'avais simplement besoin de prendre l'air. Laissant Tracy faire la fermeture à ma place. Empoignant la bouteille de whisky qui se trouvait derrière le comptoir. Je ne voulais pas rentrer, je ne voulais pas m'enfermer. Retournant à mes bonnes vielles racine. La rue. Cette bonne vielle connasse qui nous infecte comme une gangrène et qui nous colle à la peau. Déambulant dans ses boyaux puants la pisse et la merde. Siphonnant ma bouteille, sans but. Sans grande réflexion. J'étais mal. Mal de savoir maintenant. Et dans 48 heures la chanson recommencera. Ca sonne dans mon crâne, le Glas, celui de l'agonie que cet enfoiré m'a offert. Peut-être que demain j'airais le voir. A cette adresse qu'il m'a donnée. Peut-être que demain je m'y rendrais, pour ne plus être tout seul. Pour avoir de l'aide. Mais là, ce soir, je dois... Je dois quoi ? Pardonner ? Passer à autre chose ? Ne plus lui en vouloir peut-être ? Bordel de merde j'en sais rien et franchement, je crois juste que je vais me poser là pour la nuit. Oui, là, dans ce coin près de cet immeuble. Buvant ma bouteille. Retour aux racines. Retour aux sources. M'aidant à me rappeler. De quoi ? De qui je suis. De ce qui m'a forgé. De ce que je resterais ? J'en sais rien bordel de merde. Non. Je crois que je pige que dalle là.

Je crois que je vais simplement rester là un moment, siphonnant jusqu'à plus soif et essayer de retrouver un peu de bon sens. Je crois oui, que je vais faire ça et demain je prendrais une décision. Demain, je verrais bien comment je me sens. Pourquoi moi ? Pourquoi ça m'arrive à moi ? Moi, l'attrape emmerde, merde fait chier. Je suis un bon gars, un gars gentil, j'ai jamais rien fait de mal. Je donnerais un rein a un inconnu pour l'aider alors pourquoi ? Cette question qui tourne en boucle dans mon crâne, sans arrêt. J'aimerais savoir, j'aimerais comprendre, j'aimerais me dire que c'est un cauchemar, mais le cauchemar, ça fait des siècles qu'il existe. Des siècles que ça ne s'arrête pas. Jamais. C'est de pire en pire. Si ce connard de bon Dieu existait j'aimerais savoir ce que je lui ai fait pour qu'il soit autant en rogne contre moi. Franchement ? J'ai jamais rien demandé à qui que ce soit moi. Jamais. Et même quand j'étais dans la rue, je me plaignais jamais. C'est dégueulasse. Et puis je picole, et ça ne m'aide pas. Conduisant la bouteille à mes lèvres, adossé contre ce mur dégueulasse, replié sur moi-même en fixant devant moi. Ca me donne des airs d'ahuris mais je crois que je suis pas en état de réagir à quoi que ce soit. Non. J'ai pas envie. Je ne suis même pas sûre de réagir si on vient me faire chier. Je suis comme lobotomisé, sous le choc, incapable de réaliser ou de faire quoi que ce soit. Complètement à la masse. C'est le mot.

« Hey Sorrow ! De retour au bercaille mon salaud ? T'as pas tenu un an au boulot s'pèce de fégnasse ?»
« Casses toi Dixon. Fous-moi la paix.»
« Roh mais c'est qu'il est ronchonchon ce soir en plus. Aller passes une clope»
« Vas te faire foutre.»
« Passe une clope j'ai dit, fais pas chier !»

Fais pas chier. Toi, fais pas chier. Qu'est-ce que je disais ? Que j'étais pas en état de réagir ? C'était sans compter sur ma putain de mauvaise humeur. Dixon a eu le malheur de poser sa main sur mon épaule, me secouant un peu de trop, et sans le vouloir je pense avoir un peu trop sur réagis. Grognant je me suis relever, le faisant une clé de bras avant de l'encastrer contre le mur sur lequel j'étais adossé. Le faisant bouffer la pierre. Je lui avais demandé de ne pas me faire chier. Et franchement, depuis ma transformation je n'étais pas très enclin à garder mon calme. Enfin, pas comme avant. Je crois que j'ai pas tout de suite compris ce qui m'arrivait quand j'ai pris un coup de couteau dans les côtes. Fils de pute ! Cet enfoiré n'était jamais seul et ça, j'avoue, j'avais oublié ce petit élément. Me souvenant soudainement pourquoi ce connard venait toujours m'emmerder sans crainte quand j'étais encore dans la rue. Je n'ai pas eu le temps de me retourner, que j'en prenais déjà plein la gueule. J'aurais pu me défendre, mais j'avais la flemme. J'étais rond comme un cul de pelle et déprimé par dessus le marché. Alors peut-être bien que je les ai laissé faire. Sans doute oui. C'était même certain. Me voir crever là serait peut-être la solution. Je sais pas trop. Et franchement, j'ai même pas essayé de réagir. Je savais que je les aurais butés, je savais que j'aurais fait une grosse connerie. Alors j'ai rien fait. Tout simplement. C'était con, mais je savais aussi que je m'en remettrais tant que je ne prenais pas une balle dans le melon. La dernière choses dont je me souviens ? Le son de l'alarme. Et le trou noir. Bordel... J'avais pris chers je crois.

****************************

« Lâches moi connard ! Touche moi pas bordel ! »

Quand j'ai ouvert les yeux j'étais allongé sur un putain de lit d'hôpital. Une intraveineuse enfoncée dans le bras. J'ai rien compris, et c'est les premiers mots que j'ai lancé au type qui était penché sur moi, regardant mes plaies. Me redressant j'ai arraché la perfusion, repoussant le binôclard avant de me faire interpeller par d'autres gugus. Mais bordels de merde ils vont t'y me foutre la paix ce soir ?! Ils s'étaient passé le mot pour me faire chier ou quoi ? J'ai grogné, encore, pour ne pas changer. D'une humeur complètement irritable. L'alcool me tapait encore sur le caisson, ou alors c'était les coups ? J'en sais rien, puis je m'en branle. Mais on a fini par m'administrer un calmant, un truc de cheval sans doute, pour mieux me contrôler. Du coup, je n'ai pas eu le choix. Fait chier, si on m'oblige a rester alors une seule à le droit de poser ses mains sur moi. Pas d'autre. Je sais que je veux, et c'est sans doute pas ces petits cons en blouse blanche.

« OK vous avez gagné. Mais j'veux pas d'vous. J'veux Amalia... Dites lui que Jax s'est encore foutue dans la merde, 'comprendra. PAS TOUCHE J'AI DIT ! »

Me redressant encore malgré la tête qui me tournait j'en encore renvoyé chez le petit gars. Il insistait ce connard. Mais j'voulais pas qu'il me touche. Pas lui, je le connaissais pas. Non. Je voulais Amalia. Point barre. L'est gentille Amalia. Elle au moins me connait et ne me juge pas.


© Fiche codée par Jackson Sorrow

_________________
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Humaine
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MessageSujet: Re: House of the Rising sun [PV Amalia] Mer 24 Mai - 18:05

House of the Rising Sun

Jackson & Amalia


La première heure de garde. Certains disent qu’elle est déterminante. Que c’est celle qui est décisive. Celle qui indiquera si la journée sera bonne ou mauvaise. D’autres, comme moi, pense que ce n’est qu’un ramassis de foutaises. La première heure peut-être idyllique et la dernière cauchemardesque.
Il n’est que quatorze heures quand j’enfile ma blouse. J’ai quitté tôt ce matin mon poste, quelques heures de sommeil ont été accueillis bien volontiers avant de repartir bosser.
En chemin pour les consultations des urgences je croise Hélène. Une grande blonde, fan des derniers potins et qui s’avère être une amie très agréable. Elle écrase la distance qui nous sépare en quelques enjambées et attrape mon bras, tout sourire.

« Ah Amalia ! Je te cherchais partout. Tu as bonne mine dis-moi, alors… T’as conclu avec Chris ? »

Ma tête se tourne dans sa direction, bouche grande ouverte, j’en reviens pas qu’elle me pose une question pareille au beau milieu des couloirs de l’hôpital. Ma main vient taper son bras.

« Roh quoi, allez Amalia tu peux tout me dire tu le sais. Pas vrai que tu le sais hein ?
-T’as pas croyable Hélène ! Et.. Enfin.. Non, oui, pas vraiment on a juste discuté et
-Eeeeet ?
-Et voilà il m’a apporté un café ce matin. Et un croissant. Délicieux le croissant.
-Quoi, c’est tout ? Il t’a même pas fait le coup de la chambre de garde ?
-Roh mais chut ! Tout le monde va t’entendre ! »

Je la tire par le bras pour l’entrainer dans une salle d’examen vide. Parce qu’à ce rythme-là, tout l’hôpital va être au courant de ce que je fais quand c’est calme aux urgences.

« Si il l’a fait. Non mais attend, comment tu sais ça ? Oh non, me dis pas qu’il fait ça à toutes les nanas Hélène ? »

Son visage se décompose, elle ne semble pas très à l’aise soudainement.

« Mais merde Hélène tu pouvais pas me le dire ? Fais chier, j’ai l’air de quoi moi maintenant ? D’une fille facile ? SUPER !
-Mais non Amalia. Tout le monde a besoin… de temps en temps de… tu vois, lâcher la pression.
-Deux fois.
-DEUX FOIS ?
-Oui c’est ce que j’ai dit, t’es pas obligé de répéter après moi… Pfff. T’aurais dû me le dire. C’était irresponsable de ma part mais toi aussi t’aurais pu me dire qu’il était pas fait pour moi.
-Amalia. Arrête de chercher un prince charmant et contente-toi de te détendre et de t’amuser. Ca n’a jamais fait de mal et ça ne fera pas de toi une mauvaise personne.
-Ouais… Faut que j’aille bosser… A plus. »

Elle tente de me retenir mais n’insiste pas. Si on se base sur la théorie de la première heure de garde… J’ai clairement pas fini d’en chier aujourd’hui…
J’évite soigneusement Hélène et me concentre sur les patients que je dois voir. Du petit bobo à l’intervention d’urgence, tout y passe. La théorie semble se confirmer comme si l’univers tout entier me faisait regretter ce que j’avais fait quelques heures plus tôt avec Chris, dans une chambre de garde minable et dans la réserve. Je me sens naze et surtout roulée. Oui. Comme si on s’était moqué de moi. Je veux bien croire qu’une partie de jambe en l’air n’engage à rien mais deux… C’est pas rien deux, non ?
Chris essaye de me joindre sur mon cellulaire à plusieurs reprises. Appels que j’ignore les uns après les autres. Si c’est pour me dire de te rejoindre dans les vestiaires, tu peux aller te faire voir. L’hôpital est assez grand pour que l’on s’évite. Chose encore plus pratique, c’est que nous ne sommes pas affectés au même service. Je suis au rez-de-chaussée quand lui est au troisième étage. La chirurgie viscérale. Voilà une raison parfaite qui me fait dire que se trouver un mec convenable au travail, c’est la plus mauvaise idée que je pouvais avoir. Si c’est pour croiser sa trogne à l’angle d’un couloir alors qu’on s’est disputé au petit matin… Non merci.

Je dîne à la cafétéria en compagnie de deux collègues quand une main se pose sur mon épaule.

« Hey Amalia. Je peux te voir deux minutes ? »


J’avale de travers ma bouchée et manque de m’étouffer cruellement quand je reconnais bien évidemment le son de sa voix. Chris. Si je ne laisse rien transparaitre à l’intérieur je hurle et je tape des pieds comme une gamine effarouchée. Mais je suis une adulte alors…

« Je mange là. On peut se voir… plus tard genre, demain ? Demain c’est bien.
-Non maintenant, s’il te plait. »

Dans un soupir j’abandonne ma salade et attrape ma pomme pour la manger sur le chemin. Stratagème visant surtout à occuper ma bouche pour ne pas me mettre à geindre stupidement. Seuls dans la salle de pause, je prends appuie sur le plan de travail et croque dans ma pomme. Voilà, parfait. Comme ça, je n’ai pas à parler.
Il dit qu’il a vu Hélène un peu plus tôt dans l’après-midi et il cherche à s’excuser de son comportement. Je fronce les sourcils parce que je ne comprends pas très bien. Tu t’excuses alors qu’on est pas ensemble et que tu n’as encore rien fait. Il insiste, tente de me rassurer en disant que ce n’était pas juste comme ça, qu’il m’apprécie et qu’il aimerait bien que l’on continue à se voir en dehors du travail. Que ça lui ferait plaisir de m’inviter à dîner. Oh l’angoisse. Si mon cœur a très envie d’accepter, ma tête, elle, me suggère de fuir le plus loin possible parce qu’il va me briser en minuscules petits morceaux. Et tout le monde sait que c’est moche, de pleurer devant un film romantique en s’enfournant des beignets au chocolat jusqu’à l’écœurement.

« Je… Euh… oui. D’accord. On fera ça. Plus tard. La semaine prochaine peut-être. Ok ? »

Et je fuis. Je fuis comme je le fais à chaque fois. Pourquoi ? Parce que Hélène m’a mise le doute et que je ne sais pas si je dois le croire, le prendre au sérieux. Que cette histoire à piqué mon ego et qu’il a du mal à s’en remettre. J’ai l’impression qu’il se force à vouloir me rassurer juste parce que ma copine le lui a dit. Ce serait ridicule. C’est ridicule.
Je l’abandonne, retourne bosser. Un peu confuse, un peu chamboulée.



Le rideau est tiré. C’est le visage de Chris qui apparait. Crotte, il ne va pas recommencer quand même ? Masque sur le visage, je reprends là où j’en étais, terminant les points de sutures de mon patient sur son avant-bras.

« Ah je te cherchais partout, t’es là. Bonsoir madame, excusez-moi. Docteur Kline, nous avons une urgence en salle 8.
-J’ai presque terminé. De quoi il s’agit ?
-Un certain Jak, Jax.
-J’arrive. »

Jackson. Je le connais pour avoir plusieurs fois dû m’occuper de panser ses blessures diverses et variés mais surtout, pour traiter son problème d’alcool qui a une forte tendance à le rendre paranoïaque. Allez savoir pourquoi, il n’y a que ma présence qu’il arrive à tolérer.
Les points terminés, je confie Madame Birsdy à un collègue. Devant la salle 8, une équipe semble prête à intervenir à tout moment. On m’indique qu’il a déjà reçu une dose de sédatif mais que malgré ça il semble tenir le coup. C’est normal, il n’est pas vraiment comme nous…
Je prends le relai, toque à la porte. Un geste de tête et mon collègue sort de la pièce, visiblement soulagé de me voir arriver.

« Monsieur Sorrow. C’est le docteur Kline. Vous m’entendez ? »

Si le calmant ne suffit pas à le coucher et à le faire dormir, il n’empêche qu’il l’assomme tout de même en partie.

« Je vous manquais ? Alors qu’est-ce qui s’est passé, vous me racontez pendant que je vous examine ? »

Stéthoscope en main, j’écoute sa respiration un peu sifflante et les battements de son cœur. Tension, pupilles. Tout y passe. La perfusion est réinstallée et je m’occupe enfin de la plaie à son ventre. Celle qui se referme déjà mais qui n’est pas propre.

« Vous auriez dû les laisser désinfecter ça. Ce n’est pas très joli à voir. La chair a commencé à se refermer. Je risque de vous faire mal, vous me dites si c’est insupportable, d’accord ? Et Jackson. Vraiment insupportable. »

Je lui offre un petit clin d’œil et un sourire avant d’enfiler des gants et de m’armer de compresses. Je dois tirer les chairs, ouvrir à nouveau la plaie qui suppure pour lui éviter une vilaine infection. L’antidouleur et le calmant doivent aider à anesthésier en partie mes gestes bien que cela ne doit pas être agréable. Après quelques longues minutes, j’ai enfin terminé.

« Voilà, reposez-vous, je repasserai plus tard et Jackson, n’insultez pas le personnel médical. Je vais revenir, d’accord ? »

Fracassé par les anesthésiants et par l’alcool ingurgité, je le laisse se reposer quelques heures. Le sommeil est réparateur et le rendra moins confus dans ses propos.



C’est au petit matin, juste avant de quitter ma garde que je reviens dans sa chambre. Il a été transféré pour libérer un lit. Je sais parfaitement qu’il n’a pas de couverture sociale et me suis arrangée pour que cela ne pose pas de problèmes sur le remboursement de ses frais.

« Bonjour monsieur Sorrow. Vous vous sentez comment ce matin ? J’ai apporté de l’aspirine pour... la gueule de bois. Par contre pour le petit déjeuner, il faudra attendre que je termine et je vous invite prendre un café et de quoi manger. »

Je m’approche dans un sourire réconfortant.

« Je peux ? » dis-je en montrant du doigt la plaie ventrale.

« C’est propre, vous allez pouvoir sortir sans difficulté. Prenez une douche, j’ai laissé des vêtements sur la chaise et rejoignez moi à la cafétéria d’ici une demi-heure, c’est d’accord ? Vous pourrez me racontez ce dont vous vous souvenez comme ça. Hier vos propos étaient inintelligibles et je n’ai pas envie de vous retrouver mort la prochaine fois. »

Ma main se pose sur la sienne, apaisante et rassurante.





_________________

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