Partagez|

Did I miss you Sweety ? Feat. Talia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mar 4 Avr - 10:21


Pendue à son téléphone, l'immortelle était installée au volant de sa voiture, une Porshe 911 Carrera 4S Cabriolet. Ni plus. Ni moi. De couleur rouge sang, la voiture ne passait pas forcément inaperçu. Mais Elizabeth Fawkes n'aimait pas passer inaperçu. Cachée derrière des lunettes de soleil, la rouquine attendait, sans grande patience, que son interlocuteur à l'autre bout du fil finisse ses recherches.

- Eddie, je m'impatiente. Et tu sais que ce n'est jamais bon signe...
- Je sais Miss Fawkes, encore deux petites secondes et c'est bon ...

Les doigts d'Elizabeth pianotaient sur le volant de son bolide, soupirant lourdement d'ennui. Les yeux rivés sur un motel de mauvaise qualité.

- Je confirme, elle est bien ici. Talia Friedman. Je viens de vous envoyer un e-mail crypté avec le numéro de sa chambre, son numéro de téléphone, son adresse e-mail et toutes autres données qui pourraient vous être nécessaires.
- Et bien voilà pourquoi je te paie aussi grassement Edward.

Sans plus de cérémonie, Elizabeth raccrocha. Ses doigts fins tapotèrent sur le téléphone dernier cri pour réceptionner l'e-mail et en faire la lecture. L'immortelle fut ravie de constater que son espion n'avait loupé aucune information concernant celle qu'elle recherchait. Le téléphone retrouva sa place sur le tableau de bord. Sa main droite se lova sur la cuisse de l'homme assis à ses côtés. Silencieux, il observait l'immortelle avec beaucoup d'admiration dans le regard. Les lèvres de l'homme frémir lorsque celles de la Vampire se posèrent délicatement dessus, les baisant presque trop chastement. Lorsqu'elle y mit fin, la belle plongea son regard dans celui de l'humain. Ses pupilles se dilatèrent à leur maximum. L'hypnose commençait.

- Tu vas patienter sagement en face de l'hôtel. Voilà les clés d'une vieille Ford garé non loin.. Tu te souviens de son visage n'est-ce pas ? L'homme acquiesça sans piper mot. Parfait. Tu m'appelleras dès qu'elle sortira d'ici et tu la suivras, discrètement. Je veux savoir où elle va et avec qui. Je prendrai le relais dès que je vous aurais rattrapé. Et surtout, tu ne fais rien contre elle. Interdiction de l'aborder ou de lui parler. Compris ?

L'humain hocha la tête. Elizabeth mit fin à l'hypnose et embrassa à nouveau l'humain avant de s'abreuver à son cou durant quelques instants, savourant le sang délicat et chaud qui glissait sur sa langue gourmande. Quinze minutes plus tard, l'immortelle démarra en faisant gronder le moteur de sa voiture, laissant l'homme vaquer aux obligations qui étaient désormais les siennes.

(…)

La journée avait été longue. Trop longue. Elizabeth avait bien tenté de peindre, mais la toile termina sa vie sur le trottoir, volant par le balcon. Un hurlement rageur s'était échappé des lèvres maquillées de rouge. Un hurlement que ses plus proches confidents auraient reconnu comme dangereux. Elizabeth s'impatienter. Retrouver Talia était sa priorité du jour. Pendant de longues années, la jeune Vampire avait mené une vie bien trop paisible aux yeux de la rouquine. Une vie trop douce et pas assez sanglante. Durant de nombreuses années, l'Infant d'adoption d'un Sanguisuga, avait surveillé les faits et gestes de la jeune Vampire. L'histoire de Talia et d'Elizabeth remontait à plus de soixante années maintenant. Une histoire passionnante, passionnée et sanglante. Très sanglante. Elizabeth s'attachait aux gens. D'une certaine manière en tout cas. Mais elle était surtout très possessive et jalouse, avec certaines personnes en tout cas. Talia avait été un cas particulier dans la vie d'Elizabet Fawkes. Elles s'étaient connues lorsque Talia n'était qu'une gamine, fraîchement transformée en Vampire, abandonnée de tous, condamnée à un sort funeste. Mais Elizabeth et son Sire avaient croisé sa route. Talia était alors devenu un caprice pour la rousse au regard brillant de folie. Un caprice auquel Erik Peterson n'avait que pu céder, jalousement. Car la jeune immortelle était devenue une obsession pour l'Infant de l'anglais. Une obsession maladive et dangereuse. Passionnée par la folie de la gamine, par tout ce sang qu'elle faisant couler avec splendeur. La jeune Talia avait su rendre l'art d'Elizabeth parfait. Une muse, un modèle. Elizabeth s'était appliquée à forme la jeune femme à son image. Elle la voulait parfaite.

Pourquoi n'es-tu donc plus parfaite ma douce ?


Un soupir s'échappa des lèvres de l'immortelle, un verre de vin rouge dans une main, une cigarette dans l'autre. Elle s'ennuyait en observant le soleil se coucher sur Salem, laissant la nuit prendre ses droits, la lune haute et brillante dans le ciel légèrement nuageux, laissant percevoir ici et là quelques étoiles. Elizabeth aimait observer la nuit. Ses sens étaient en ébullition. Ses voisins du dessus semblaient encore se disputer pour une énième fois depuis le début de la semaine. S'ils continuaient ainsi, Elizabeth irait s'occuper d'eux, cela ne faisait aucun doute. Finalement, l'immortelle décida de se prélasser dans un bain moussant, ne perdant pas la compagnie de son vin rouge si cher et précieux. Un cru particulier, aromatisé spécialement pour elle avec du sang de vierge. Un délice.

La sonnerie de son téléphone retentit. D'un doigt humide, la belle décrocha et enclencha le haut-parleur.

- J'espère que tu as de bonnes nouvelles pour moi. Je m'ennuie Theodore. Et je n'aime pas m'ennuyer. L'ennui est cruel et dangereux.
- Elle est en mouvement. Elle vient de quitter son motel. J'ai commencé la filature.

D'un bond, l'immortelle quitta son bain, abandonnant son verre et l'eau chaude pour se sécher.

- Je t'interdis de la perdre de vue. Je te rappelle dès que je me suis mise en route.



La belle quitta son immeuble à bord de sa Porshe. Vêtue d'une robe rouge sang qui s'arrêtait à mis cuisse, perchée sur des talons noirs d'une marque hors de prix, Elizabeth s'était précipitée hors de chez elle, impatiente de retrouver sa chère et tendre Talia. Le numéro de Theodore, son humain de service, fut composé, le haut-parleur activé.

- Dis moi que tu ne l'as pas perdue...
- Non Madame. Je la suis toujours. Elle a pris la direction du nord. Je suppose qu'elle se dirige vers Salem Willows. Je suis sur Colombus Avenue.
- Tu la suis, même si elle va dans le parc. Je veux savoir à quel arbre elle touche, quel banc elle frôle.
- Oui Madame.



Les indications de Theodore étaient parfaites. Talia se trouvait là. Assise sur un banc. Non loin d'elle, des artistes de rues se donnaient en spectacle, chantant, jonglant, dansant, crachant du feu. Dans l'ombre d'un lampadaire, l'humain était entrain de s'abreuver au poignet de l'immortelle qui ne quittait pas la jeune Vampire des yeux, scrutant le moindre de ses gestes. Lorsqu'elle en eut assez, elle abandonna l'humain.

- Amuse toi maintenant.

Et l'humain s'en alla.

Les talons d'Elizabeth claquèrent sur le bitume lorsqu'elle se faufila entre les humains, Sorciers et autres créatures qui observaient le spectacle. La rousse aux cheveux qui dansaient sur son dos, s'avança vers Talia et s’installa sans rien dire sur le banc, à ses côtés. Son regard resta rivé sur le cracheur de feu qu'elle imaginer se consumer de l'intérieur, hurlant de souffrance. Un tableau divin. Il fallait qu'elle occupe son esprit à autre chose. Penser à Talia, l'avoir à ses côtés, tout ça la perturbait. Elizabeth vivait ses émotions pleinement. Trop. Encore joie, colère, déception, envie et violence, la belle rousse éprouvait trop de choses. Elle en avait presque la tête qui tournait. Elle sentait Talia fébrile à ses côtés.

- Bonsoir Talia.

La voix d'Elizabeth n'était qu'un murmure. Murmure que son ancienne protégée pouvait naturellement et facilement entendre... Sa main se posa sur le banc, frôlant la cuisse de son ancienne amante. Ces deux là avaient tout été. Amies. Sœurs. Amantes.

- Tu m'as manqué. Et moi Talia ? Est-ce que je t'ai manqué ? Est-ce que tu penses à moi lorsque tu fais tes vidéos, que tes fans t’adulent ? Est-ce que tu penses à moi lorsque tu t'abreuves de sang ?

Lentement, le visage de l'immortelle se tourna. Ses yeux scrutèrent alors le visage délicat de la jeune femme à ses côtés. Elle n'avait pas changé. Ou alors que très peu. Un sourire, nostalgique, étira légèrement les lèvres ourlées de la rousse.

Pourquoi as-tu changé autant Talia ? Pourquoi je ne ressens plus cette folie qui faisait vibrer tout ton corps ?



_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★



Dernière édition par Elizabeth Fawkes le Lun 26 Juin - 19:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mar 4 Avr - 14:36

La nature est belle, simple, loin des préoccupations mortelles et immortelles, elle se contente seulement d'exister, elle m'avait calmé, provoquant en moi un sentiment de sérénité bienvenue dans mon chaos habituel. Nous avons tous besoin de fuir un moment ou l'autre, de prendre retraite dans notre abri, de mettre en pause les obligations du monde, ses complications permanentes. Ma célébrité avait beau être une cure de bien être pour moi, elle en devenait parfois étouffante l'espace d'un instant, ce sentiment d'être observé par le monde entier. Mes pulsions quant à elles s'amusaient à pointer le bout de leur nez sanglant et remplies de promesses de si douces destructions, c'était peut-être ridicule, mais ce parc était un sanctuaire. Ici les arbres ne s'occupaient pas de ma reconnaissance ou de mes péchés, rien ne pouvait m'atteindre en ces lieux, pas même l'occasionnel fan me reconnaissant.

Je suppose que mon besoin de socialisation explique le choix de ce parc contrairement à un quelconque lieu désert, même dans mon exil, je ne voulais pas rester seule. Je pouvais les observer de mon banc, les humains, l’Humanité, parlant, jouant, s’amusant au-dessus des herbes indifférentes, moi je sourirais légèrement, me souvenant d’une époque où tout ceci comptait vraiment encore pour moi. Le genre de sourire qui contient à la fois joie et tristesse, loin était le temps où je jouais comme ces enfants dans la nature, le temps où ma famille m’emmenait voir la foire à Francfort. Ma mémoire semblait se fracturer progressivement, devenant un peu plus cendres jours après jours, c’est ce que je devenais, cendres, un fantôme de qui j’étais, je ne voulais pas perdre le peu d’humanité qu’il me restait. C’est ce qu’elle faisait de moi, celle qui avait tout interrompu, d’un murmure elle avait été tout balayée.

Les bruits des enfants jouant dans l'herbe, les rires des amoureux, le crépitement du feu du cracheur, le temps semblait s'être suspendu par un simple murmure. Je n'avais pas osé tourner le visage au début, continuant à observer le monde qui semblait désormais déposséder de toutes ses couleurs, ses mots étaient du sucre, du miel, des poignards, un réconfort et une torture. Elle était là, à mes côtés, celle qui m'a tout donné, celle qui m'a tout pris, celle qui a achevé la pauvre Talia pour en faire un ange magnifique, dont les ailes étaient maculées de sang et de destruction. Elizabeth avait vu le potentiel dans la loque que j'étais, le cadavre sans vie, l'animal enragé, elle m'avait magnifié telle une artiste perfectionne ses toiles, sa vision. C'était un sanctuaire, un lieu où rien ne pouvait m'atteindre, rien sauf elle, elle était là, si proche, je ne savais pas si j'aurais la force pour la regarder.

D'abord ce fut ma main se posant sur la sienne, comme si je m'assurais de sa réalité, de son existence à mes côtés, je la serrais doucement, lâchant un petit mot. « Bonsoir… » Il n'avait pas fallu longtemps à partir de ce moment pour que je tourne ma tête vers elle, restant piégée par sa perfection, son regard, ses lèvres rougies, sa robe. Elle était flamboyante, éclatantes, radiante de promesses toutes plus douces les unes que les autres, comment avais-je pu penser un seul instant pouvoir oublier tout cela ? Je finissais néanmoins par me ressaisir, la confusion sur mon visage se changeant en un de ces sourires charmeurs dont j'avais le secret. « Comment pourrais-tu me manquer ? Tu es une partie de moi, pas même une galaxie pourrait me faire te sentir loin de moi. »

Je l'avais oublié, tout du moins autant que je le pouvais, avec elle j'étais une tout autre personne, une créature oubliant son humanité un peu plus jours après jours. Elle faisait de moi tout ce qu'elle désirait et je me perdais en elle avec plaisir, je perdais tout ce que je possédais encore humaine. Les derniers fragments que je tenais à conserver. Elle m'avait manqué, comme un membre fantôme dont je voulais à nouveau retrouver la présence, mais je devais l'oublier, je devais avancer pour devenir ce que je voulais devenir. Mais désormais elle était là et je serrais sa main, ne voulant pas qu'elle disparaisse à nouveau de mon éternité, indéniablement déjà charmé par tout son être. « Je suis heureuse de te revoir Elizabeth… »

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mer 5 Avr - 11:19




Les émotions et les souvenirs submergeaient l'esprit, le cœur ainsi que l'âme maudite de l'Immortelle. Son regard rivé sur celle qui fut, durant quelque temps, l'une des personnes les plus importantes de son existence. Talia avait été un caprice. Comme celui d'un enfant se roulant à terre devant un rayon de jouets, pour obtenir celui qu'il convoitait. Talia avait été une passion, comme pour quelqu'un se passionnant pour un art ou un sport. Elizabeth avait vécu, durant cette période, pour modeler la jeune femme, la former et l'observer. Elle avait été sa source d'inspiration inépuisable pendant tout ce temps. Une source qu'elle avait vu grandir et exploser dans toute sa splendeur, dans toute sa décadence. Une enfant devenue femme sous les yeux de celle qui l'avait formée. Erik, le Sire de la rousse, avait vu en Talia un danger pour lui même. Il l'avait dit une fois, à sa douce et bien-aimée Infante. Mais celle-ci n'avait vu là qu'une jalousie déplacée et inutile. L'amour qu'elle avait eu pour Talia n'avait rien de comparable avec celui qu'elle avait pu avoir pour son Créateur. Elizabeth était une passionnée, dans tout ce qu'elle pouvait entreprendre, dans ses relations, dans son art, dans sa manière de vivre.

Durant toutes ces années, la rouquine n'avait cessé de suivre Talia, d'observer ses pas, ses habitudes, ses passions. Elle avait vu sa chute, plus bas que terre. Du moins, c'était ainsi qu'elle avait considéré et vécu l'humanisation de Talia. Déçue de ne plus la voir tuer avec autant de facilité et de magnificence. Déçue de la voir devenir trop humaine. Elizabeth aurait pu la renier, abandonner l'idée de la retrouver un jour et de la confronter à ce qu'elles étaient devenues. Mais Talia était une partie d'elle qu'elles ne pouvaient renier. Pourquoi maintenant ? Pourquoi ainsi ? Nul n'aurait pu le dire ou même le prédire. Elizabeth avait décidé que le temps était venu pour elles de se retrouver. Le temps pour elles de renouer ce lien qu'elles avaient perdu. Car c'était Elizabeth qui avait fini par abandonner Talia. La laissant à sa nouvelle vie, comme une mère laissant son oisillon voler de ses propres ailes. Elle se rappelait pourtant des mots qu'elle avait soufflés à sa douce la nuit de son départ. Ne m'oublie pas. Jamais. Et tu verras ma belle, un jour, nous nous retrouverons. Je te le jure. Et ce fut une promesse qu'elle venait de réaliser. Elle était là. À ses côtés. Installée sur ce banc trop froid et inconfortable. Elle était là, sa main frôlant sa cuisse, son regard pénétrant le sien après avoir furtivement observé ses lèvres.

Un frisson électrique parcouru le corps délicat de la rousse, lorsque la main de sa congénère se posa sur la sienne. Des visions de leur passé commun la frappèrent à nouveau, des visions sanglantes et charnelles, délicates et violentes, faisant rugir la créature qui vivait en elle. La voix douce de Talia s'était élevée dans un Bonsoir simple, trop simple. Elizabeth ne bougea pas d'un millimètre. Pas un battement de cils. Pas une respiration. Immobile telle une poupée de cire, elle observait cette femme qui n'était plus celle qu'elle avait tant aimée, persuadée malgré tout que cette chose passionnante vivait encore en elle, rongeant ses tripes à chaque minute de son existence. Du moins, elle osait l'espérer. Elle était là pour cela. Là pour faire revivre ce qu'elles avaient vécu. Là pour refaire d'elle une créature parfaite.

« Comment pourrais-tu me manquer ? Tu es une partie de moi, pas même une galaxie pourrait me faire te sentir loin de moi. »

Un sourire, léger, en coin, sortit Elizabeth de son état. La flatterie était une particularité dont elle usait bien souvent pour plaire, séduire et manipuler. Quelque chose lui disait cependant que Talia l'usait tout autant qu'elle. Quelque chose de faux sonnait chez elle et cela fit enrager intérieurement la rousse qui ne montrait rien. Immuable.

Lorsque, enfin, Talia avoua être heureuse de revoir la belle immortelle, cette dernière retira sa main, la déposant délicatement sur sa propre cuisse, le visage fermé et froid. Son regard, glacial et assombrit, quitta celui de la demoiselle, se posant à nouveau sur la foule. Les cris des enfants parvenaient à ses oreilles. Les odeurs de sucreries, d'alcool et de cannabis lui chatouillaient les narines. Elizabeth se concentrait sur autre chose que sur Talia, assise à ses côtés.

- Je t'ai tant manqué que jamais tu n'as cherché à reprendre contact avec moi ? Sais-tu où j'ai vécu ? Connais-tu les pays que j'ai pu parcourir. Sais-tu que j'ai vécu un temps à Paris durant les années 80 ? J'en doute... Je crois, Talia, que tu as tout fait pour me fuir. Allant jusqu'à vivre dans un motel miteux dont la chambre toute entière ne fait même pas la taille de ma salle de bain.

Lentement, le visage pâle de l'immortelle se tourna à nouveau vers celle qu'elle avait éduqué, modelé.

- Moi j'ai été en manque de toi. Je t'ai faite suivre partout où tu as pu aller et vivre. Je pourrais retracer chacune de tes aventures, je pourrais te parler de chacune de tes vidéos. Je sais TOUT sur toi. Tout comme je sais quand tu t'es procuré du sang pour la dernière fois à la SBB.

Sans prévenir, la main délicate d'Elizabeth attrapa la nuque de la jeune immortelle, forçant leurs visages à se rapprocher. Sans demander l'autorisation, la rousse déposa ses lèvres sur celles qui l'appelaient, s'y pressant presque avec violence, montrant à la fois son envie d'elle et sa colère.

- Je t'ai demandé de ne jamais m'oublier. Et je t'ai juré de revenir vers toi un jour. J'aurais tant aimé te dire que je suis fière de celle que tu es devenue. Mais tu mérites tellement mieux que cette vie cachée que tu t'offres... Où est passée la femme divine et sanguinaire que j'ai tant aimée ? Où est passée cette femme que j'ai modelée pour être parfaite ?

Sa voix ne fut que murmure. Mais Elizabeth relâcha enfin son ancienne protégée, reprenant sagement sa place sur le banc.

- Tu étais ma plus belle œuvre Talia. Étais...

Elizabeth avait parfaitement conscience de ses mots. Tout comme elle savait les maux qu'elle risquait de faire naître dans le cœur de celle qu'elle avait considérée un temps comme son Infante d'adoption. De la même manière que le Grand Ezekiel Van Loth considérait la rousse comme étant la sienne. Elizabeth voulait faire mal. Elle voulait faire naître de violentes émotions chez Talia. Pour la perturber. Pour la torturer... Pour lui rappeler à quel point elle pouvait encore avoir de l'influence sur elle.

Tu étais à moi Talia. Et tu le seras toujours. Je suis là pour te le rappeler.


_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mer 5 Avr - 14:10

Pourquoi était-ce tellement dur de la voir à mes côtés ? Une partie de moi voulait que cela soit simple, étreindre ma bien aimée et recommencer un cycle de destruction. Je pouvais la sentir, la Bête, elle essayait de s’extirper de moi, de me dévorer, de dévorer ce pathétique monde, sang, chaire, souffrance, c’est ce qu’elle désirait. Je l’avais fait taire bien des années, mais désormais elle rugissait, Elizabeth avait cet effet sur moi, ses mots, son toucher, son regard, je pouvais sentir sa déception envers ma personne. Ses mots blessaient, les fameux poignards se resserraient autour de mon cœur plus fragile que je ne le pensais, elle savait ça, elle voulait que je souffre, me punir pour mon changement. Je savais qu’elle n’aurait jamais approuvé ma reconversion, mais l’éternité est compliquée et je voulais avoir ma propre voie loin d’elle, je méritais plus que ce qu’elle m’offrait.

Ses paroles étaient dures, mais prévisible, malgré le choc, je restais telle un roc, je ne devais montrer à personne mes faiblesses, je n’avais néanmoins pas prévu ce qui arriverait. Je n’avais pas prévu la main sur ma nuque, le contact, le baiser, ma cruelle Maîtresse était plus cruelle que je ne l’avais imaginé, ses lèvres, sa force, la violence de son cœur. Je ne savais pas lui résister, je n’étais qu’une enfant, c’était ce que j’étais, une perpétuelle enfant devant cette sublime créature, condamné à toujours rester dans son ombre. Je voulais m’accrocher à ce baiser qui ramenait tant de souvenirs euphoriques, tant de plaisirs sanglants et de chairs à la fois, notre première fois et toutes les autres. J’avais été brisée par la vie lorsqu’elle m’avait trouvé, elle était la première en qui j’ai eu confiance, prenant mon cœur pour elle, mon corps, mon être.

Mais le baiser était bientôt stoppé, l’étreinte brisée, ne laissant que la déception de mon interlocutrice et une faim terrible dans mon estomac, je détournais lentement mon regard du sien. « Je vois…et qu’est-ce que je mérite ? Une vie dans les ombres de ce monde ? Seule dans le sang ? N’ayant pour public que quelques humains condamnés ? Le monde avance Elizabeth, je ne veux pas être oubliée dans les tréfonds de ce dépotoir, ici je suis reconnue et admirer. » Je ramenais mon regard sur celui de la vampire, m’approchant un peu plus. « Tu penses que j’essaye de t’échapper ? Si je le voulais tu ne m’aurais jamais retrouvé, j’aurais été sur mes gardes et tes laquais n’auraient pas pu me suivre. Tu penses que j’aurais laissé faire cela ? Etre un animal en cage ?»

Je pouvais le sentir, mon esprit bouillonnait, subissant une colère bien mériter, certains diraient même une rage, je continuais à m’approcher. « Ils n’auraient eu aucune chance, c’est ce que tu aurais voulu ? Que je m’amuse avec eux, que je les déchire, que je les dévore, que je m’abreuve de leurs sang et de leurs cris, que… » Je n’avais pas fini ma phrase, me poussant contre le corps de ma compagne, posant mes lèvres sur les siennes, les attaquant, j’étais affamée d’elle. J’avais entrouvert la porte et désormais la Bête se délectait, je profitais des douces lèvres de ma chère et tendre, ne demandant pas la permission tandis que je l’embrassais avec fougue, violence, bestialité. Mon corps recouvrait presque le sien, le dossier du banc constituant le seul obstacle à ce que nos ébats ne nous conduisent dans l’herbe plus bas.

Il y avait des gens qui pouvaient nous voir, je n’en avais cure, ils pouvaient mourir pour ce que cela m’importait, je la voulais elle, je la désirais, mes lèvres, ma langue, tout était si affamée d’elle. Elle était magnifique, mon ange sanglant, ma main s’était elle aussi prêtée au jeu, passant sous la robe rouge d’Elizabeth, caressant sa cuisse, j’aurais pu la prendre sur ce banc devant tout le monde. Me rouler dans le sang de tous ceux qui oseraient faire un seul son alors que j’honorais ma sanguinaire dulcinée, je lui aurais offert leurs cris en présent. Mais ce n’est pas arrivé, j’ai arrêté, fermant les yeux tandis que je me retirais de son corps. « Je suis désolée, je me suis emportée...»

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 6 Avr - 10:26




Elizabeth était un être cruelle. Bien qu'encore habitée par des émotions, elle restait une créature qui aimait contrôler. Manique du contrôle comme diraient certains. La cruauté était l'une de ses particularités. Cruelle de toutes les manières possibles. Aussi bien physiquement que dans ses mots. Et la rousse savait, à cet instant précis, qu'elle blesserait très certainement Talia en parlant de la sorte. C'était le but. C'était là sa principale volonté. C'était ainsi qu'elle asseyait son pouvoir. En étant cruelle et en faisant naître un trop-plein d'émotions chez les autres. L'immortelle voulait que la jeune créature se sente mal, à la fois excitée par sa présence et craintive ; à la fois heureuse, triste, en colère et apeurée. Elle voulait que l'esprit de Talia soit bouleversé par des choses qu'elle refusait peut-être de ressentir dans ce quotidien qu'elle s'était construite loin de l'Anglaise. Elizabeth était une femme très sûre d'elle. Elle se surestimait peut-être parfait, mais elle avait en tout cas conscience de ses qualités, défauts et surtout de ses capacités diverses et variées. La belle avait été à bonne école pour apprendre, avec un Sire sadique et fascinant. L'immortelle n'imagina donc pas une seule seconde que Talia puisse s'en aller loin d'elle et ne pas souffrir de ces retrouvailles. Elle voulait que la jeune femme souffre, de toutes les manières possibles. Pourquoi ? Parce que. C'était ainsi. Elle voulait qu'elle souffre, qu'elle tombe, pour l'aider à se relever et redevenir indispensable à son existence.

Car Elizabeth pouvait ne pas aimer sincèrement quelqu'un, mais s'y intéresser que par plaisir d'être aimée, adulée, respectée. Elle aimait se sentir important aux yeux des autres. Seul Tyler, le Chasseur, semblait parvenir à réellement déstabiliser l'immortelle, ne supportant pas qu'il se refuse à elle, ne supportant pas l'idée qu'il puisse la tuer si elle ne répondait pas à ses attentes. Un chantage malsain dans lequel elle prenait pourtant du plaisir. Mais avec Talia les choses étaient différentes. Elle était à Elizabeth. C'était un fait. Il était tout simplement impensable qu'il en soit autrement. Et si Talia pensait un seul instant pouvoir échapper à la belle rousse, elle se voilait la face.

Seulement Talia parvint à surprendre l'immortelle dans ses mots. Elle gardait une contenance qu'Elizabeth lui croyait perdue. La rousse observa la jeune femme du coin de l’œil, l'écoutant attentivement. Talia était telle qu'Elizabeth l'avait formée, cherchant à obtenir adulation et reconnaissance chez les autres. Elle en avait besoin. Quelque part, elle-même en avait besoin, ne supportant pas de ne pas être intéressante. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle s'était battue pour se faire un nom dans le monde de l'art.

Elizabeth sentit le regard de sa congénère, se posant sur elle. Toujours silencieuse, la belle au teint de velours, resta concentrée sur la foule toujours attroupée autour des artistes de rue qui se donnaient en spectacle. Eux aussi avaient un besoin de reconnaissance, besoin de se sentir appréciés. Comme elles. Elles qui se retrouvaient après tant d'années, toujours autant attachées l'une à l'autre. C'était une évidence. Et Elizabeth sentait une tonne de choses gronder en elle. Mais elle n'aurait pu l'avouer. Elle ne s'autorisait d'ailleurs pas à montrer la moindre émotion face aux paroles et à la présence de Talia qui se faisait toujours plus proche. Une sorte de courant électrique glissait entre les deux femmes, signe annonciateur d'un contact imminent.

« Ils n’auraient eu aucune chance, c’est ce que tu aurais voulu ? Que je m’amuse avec eux, que je les déchire, que je les dévore, que je m’abreuve de leurs sang et de leurs cris, que… »

Elizabeth aurait voulu répondre. Elle s'était d'ailleurs mise à sourire en écoutant la jeune femme parler. Oui, c'est ce qu'elle aurait voulu. Elle aurait aimé ça, voir ses hommes de mains tués de manière abominable. Elle aurait voulu que Talia s'amuse de cette manière. Cela aurait voulu dire que cette partie d'elle n'était pas morte. Elle aurait voulu lui dire que oui, c'était ce qu'elle avait attendu d'elle. Mais elle ne parvint à dire quoi que ce soit. Le corps de Talia prit possession du sien, de ses lèvres, les dévorant avec une faim non contenue. Plus rien autour d'elles ne semblait exister à cet instant précis. Rien. Ni le monde, ni les êtres vivants. Les mains délicates de l’artiste se glissèrent sur la croupe de son amante, empoignant la chair avec fermetés, sans aucune délicatesse. Et Elizabeth répondit à ce baiser, avec une passion dévorante. Seulement les choses prirent une tournure qu'Elizabeth n'aurait pas envisagée. Déjà que la gamine s'était pris le droit d'agir ainsi, c'était surprenant. Mais le pire fut qu'elle stoppa le baiser. ELLE. Pas Elizabeth. Et la jeune Vampire s'excusa de son acte impulsif, faisant gronder intérieurement la belle rousse qui retrouva sa superbe. Robe remise en place, lèvres séchées du bout des doigts, Elizabeth planta son regard glacial dans celui de Talia.

- Tu as raison d'être désolée Talia. Parce que tu me déçois tellement. J'ai travaillé si dur pour que tu sois parfaite et tu gâches mon merveilleux travail. Pourtant... Pourtant, je sens que c'est encore là, en toi.

Un soupir s'échappa des lèvres légèrement démaquillées de l'immortelle.

- J'aurais adoré te voir tuer, torturer, déchiqueter mes hommes. J'aurais aimé te voir, sublime, allongée dans leur sang. C'est ainsi que je t'ai toujours aimé. Regarde-moi Talia. Je n'ai jamais renié qui j'étais. J'ai mon succès, je suis riche, je suis aimée. Des personnes tueraient pour avoir une de mes toiles chez eux. Et je suis pourtant une sacrée salope manipulatrice et sanguinaire. Et j'aime ça. Les gens m'aiment comme ça. Et ceux qui ne m'aiment pas, ne méritent pas de croiser mon regard.

Elizabeth se redressa, quittant la froideur du banc qui aurait pu accueillir leurs ébats passionnels. Un regard à Talia l'incitait à la suivre. L'immortelle avait besoin de se dégourdir les jambes. Les humains commençaient à l'ennuyer. Et elle avait faim. Encore. Pas que de Talia d'ailleurs.

La belle resta silencieuse alors que ses talons claquaient sur le sol de son pas léger. Sa robe flottait sur ses cuisses alors que ses cheveux en faisaient de même sur son dos, caressant par moment ses bras dénudés, dans un effleurement délicat.

- Tu mérites mieux que d'être derrière une caméra Talia. Tu es divine. Tu l'as été en tout cas. Tu étais superbe lorsque tu prenais le pouvoir sur les autres, lorsque tu n'avais pas peur de céder à tes pulsions sanguinaires et morbides. Pourquoi Talia ? Le visage de la belle rousse se tourna légèrement vers sa congénère, sans cesser de marcher. Pourquoi as-tu cessé de te comporter ainsi ?

Un jogger arriva en face d'eux. Elizabeth en profita pour capter son regard, le forçant à s'arrêter. Quelques mots furent murmurés. Suis-moi Talia. L'immortelle jeta un regard à sa belle, un sourire carnassier aux lèvres, avant d'amener l'homme d'une carrure tout à fait respectable, entre deux arbres, enfoncés dans l'herbe qui abritait en journée des familles qui pic-niquaient. À l'abri des regards, Elizabeth plongea ses crocs dans le cou musclé de l'homme qui ne broncha pas, s'abreuvant en ronronnant presque. Le sang était divin, sucré par l'effort sportif qui avait fait accélérer la circulation du sang vers le cœur. Ses crocs quittèrent la chair appétissante. Un filet de sang coulant de ses lèvres, Elizabeth se tourna vers Talia.

- Bois. Mais ne le tue pas. Ensuite, nous irons chez moi. J'ai envie de te peindre. Avec lui. Si tu refuses... Alors nous ne nous reverrons plus. C'était à prendre, ou à laisser. Alors ?

Ne me déçois pas Talia.


_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 6 Avr - 17:04

Elle me l'avait fait comprendre, le choix était simple, les termes de notre contrat limpides, deux possibilités, l'existence regorge habituellement de multitudes d'embranchements, tant de possibilités qui semblent nous obstruer dans l'indécision. Pourtant cette fois j'aurais aimé me perdre dans tous ces scénarios, les envisager dans mon esprit encore et encore, pour gagner du temps, pour trouver une solution. Je pouvais être forte, imperméable au monde autour de moi, mais sentait cette plaie grandir dans mon cœur, elle savait mes faiblesses, comment les exploiter pour son jeu malsain. J'essayais de me concentrer, mais le goût de ses lèvres sur les miennes restaient imperméable, pourtant je savais qu'il disparaîtrait trop tôt pour moi, bien trop tôt. J'avais un choix à faire et je ne le voulais pas, mais elle connaissait la réponse à sa proposition, elle avait tout prévue, était-ce un test ? Allait-elle réellement disparaître si je refusais d'entrer dans son jeu ?

Comment pourrais-je faire cela ? Moi qui n'avais pu que suivre la douce musique de ses talons sur le sol, marchant fièrement contre le monde entier, elle marchait alors que mon monde s'arrêtait. C'était son genre, elle fixait les règles et nous ne pouvions que les suivre, elle m'avait mal, encore une fois ses mots assassins avaient transpercé ma chair. Pourtant je la suivais à travers ce parc, l'écoutant comme une fidèle devant des vérités prophétiques, il était dur de ne pas se laisser complètement tenter, de garder un semblant de réflexion. Les mots qu'elle prononçait étaient alléchants, elle avait réussi dans sa vie d'immortelle, le monde la respectait, une artiste érigée au panthéon, ne se contentant pas d'un simple motel par peur. Non, ma compagne savait exactement ce qu'elle voulait, elle pouvait marcher sur sa voie sans risquer de se perdre, je l'enviais, je l'avais toujours envié.

Le choix était devant moi, simple, concis, incarner en une effigie de chair et de sang, un homme, il allait mourir ce soir, son destin était scellé. Je l’observais, un jogger, sportif, relativement mignon, la transpiration coulait, mais pas encore suffisamment pour devenir malaisant, je l’observais et je pouvais presque tout voir, tous les pas qu’il avait effectué jusqu’ici. Dans ce parc, les ruelles adjacentes, remontant sa vie jusqu’au début, il avait une histoire, des amis, une famille, des peines, peut-être était-il coupable ou un saint. Des secondes, minutes et jours d’existence, chacun marqué par sa survie, tant de choses auraient pu éteindre sa flamme, tuer une vie est une chose sans pareil. Avoir le pouvoir absolu sur toute une vie, sur son présent, son passé et son potentiel futur, c’est une jouissance sans pareil, nous devons la personne qui a mis un terme à un processus si complexe.

Je l’observais, remplie de potentiel, le tuer n’était pas un problème, il était une commodité, un pathétique être de chai, mais c’était les conséquences de cela qui me troublaient. Si je ne suivais pas Elizabeth, elle mettrait fin à son existence elle-même plus tard, je le savais, je n’avais cure de lui sauver la vie, je me demandais seulement si j’étais encore sauvable. J’étais proche de cet homme, de plus en plus proche à mesure que les paroles de ma douce résonnaient dans mon esprit, enfonçant des portes que j’avais essayé de fermer des années avant. Son visage était doux, une belle peau, agréable au toucher, imperméable à mes actions du fait de l’hypnose, je relevais son visage, observant la marque des crocs laisser par la vampire avant moi. « Une peinture…sera-t-elle un chef d’œuvre comme autrefois ? Peinte dans le sang et les cris, dans la mort et les pleurs, ton merveilleux travail, ta création si parfaite et immaculée de toute humanité. »

Un sourire se formait sur mon visage tandis que ma main caressait la joue du prisonnier, descendant progressivement contre son cou. « Te sens-tu comme une déesse lorsque tu le fais ? Une déesse, sanguinaire et parfaite, j’ai rencontré Dieu il y a longtemps, dans sa magnificence. Seulement lui aurait pu toucher mon âme ainsi, la vider, un dieu sanguinaire et parfait dans sa destruction. » L’extermination de mon peuple n’était qu’à l’image créer par le Tout Puissant après tout, un monde violent et cruel, sans sens, là-bas dans les camps je l’avais compris, rien n’importait, personne ne se souciait. Nous n’étions qu’une série télévisée dont les saisons semblaient s’accumuler, un spectacle sachant sans cesse se renouveler dans l’horreur, il n’y avait pas de Messie, pas pour moi. Pas pour ma famille, pour mes amis, pour mon peuple, pour l’homme subissant la poigne de ma main toujours plus forte sur son cou.

« Il manque d’air, je devrais le lâcher. » Mes actes parlaient pour eux-mêmes alors que ma main quittait le cou de l’homme reprenant souffle, ne lui laissant un court instant de répit avant d’y plonger mon visage, mes crocs dans sa chair. J’avais toujours trouvé le sang plus spécial lorsqu’un être retrouvait sa vie, que l’air libérateur s’écoulait à nouveau en lui, redonnant fonction à son corps, influant son sang, je trouvais cela poétique. Je pouvais encore sentir les lèvres de ma dulcinée derrière le sang coulant dans ma bouche et sa peau, sur ma langue impitoyable et carnassière, je pouvais le tuer. Mais d’autres plans l’attendaient, je savais me contrôler un minimum lors de mon repas, bientôt et je m’extirpais à contre cœur de son cou meurtri, j’étais vorace et l’aurait dévoré si nous n’avions pas besoin de lui. Je m’étais tournée vers celle qui avait tout instigué, ma bouche rougie et un petit bout de chair pendant bientôt rattraper par ma langue, j’étais vraiment vorace. « Il survivra pour l'instant, J’accepte ton offre.»

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Dim 9 Avr - 13:08


Elizabeth savait qu'elle avait encore ce pouvoir sur la jeune immortelle. Du moins, elle y croyait si fort qu'elle s'en persuadait, incapable de penser autrement. Incapable d'envisager un refus de la part de Talia. Comment aurait-elle pu refuser cette proposition alléchante, celle qui les ramèneraient des années en arrière, lorsque l'Anglaise peignait sa Muse avec une joie immense. Elles avaient été si heureuses à cette époque, si passionnées, si destructrices et malsaine. À n'en point douter, cette période de la vie d'Elizabeth était l'une des plus belles. Une époque si riche en émotions, en adrénaline. Riche de tout. Une époque qui avait changé les deux femmes. Surtout Talia. Et maintenant qu'elles étaient à nouveau réunies, Elizabeth ne souhaitait guère perdre encore du temps. Elle voulait Talia. Elle voulait tout chez elle. Sa folie, son sang, son corps, ses gémissements suppliants. Absolument tout. Mais pour ça, la jeune immortelle devait accepter l'offre de son aînée. Sans la quitter des yeux, Elizabeth laissa sa langue gourmande recueillir le sang qui s'échappait de ses lèvres, tenant toujours à être tirée à quatre épingles lorsqu'elle se montrait dans un lieu public. L'immortelle avait conscience des lois, même à Salem, même si elles pouvaient être détournées. Elle avait surtout une réputation à tenir. Il était donc important pour elle ne quitter ce parc dans une tenue convenable, qui n'attirerait pas les regards pour autre chose que son corps divin.

Quelque chose grondait en Talia. Quelque chose que la rousse connaissait mieux que quiconque. Elle l'observa, de son regard brillant de malice et d'envie, s'approcher de l'humain, de plus en plus. Elle l'observa caresser sa peau, sentir de loin l'odeur du sang délicat qui venait chatouiller leurs sens, les appelant à plus de débauche. Ses mots s'échappèrent de ses lèvres qu'Elizabeth scrutait avec envie. Un sourire se glissa sur les siennes, satisfaite de voir que sa proposition faisait son cheminement dans l'esprit de sa protégée.

- Comme avant Talia. Dans le sang. Avec perfection. Tu as toujours été mon plus beau chef d’œuvre ma douce.

Talia, elle aussi, savait comment flatter l'Anglaise. Parler de son art, de ses peintures, avec des adjectifs si merveilleux, ne pouvait que la rendre un peu plus encline à la discussion et à la négociation, plus douce aussi, plus féline. Elizabeth avait très certainement un sérieux complexe de supériorité. Et les mots de Talia l'entretenaient un peu plus, faisant afficher un sourire ravi sur ses lèvres rougies. Mais ce qui plaisait encore plus à l'Anglaise, c'était de voir la belle immortelle se retenir avant de céder à ses pulsions. La voir ainsi, caressant l'humain incapable de bouger, était terriblement excitant pour elle, faisant gronder ses instincts les plus primitifs.

- Je me sens parfaite Talia. Toujours. Surtout quand je peins. Tu devrais te sentir ainsi à chaque moment de ta vie. Si seulement tu pouvais te voir comme je te vois. Les Dieux sont stupides et inutiles s'ils ne voient pas ton potentiel et ta beauté. Tu es ma perfection.

Elle l'avait été. Et Elizabeth espérait qu'elle pourrait l'être encore. Sa plus belle œuvre. Sa plus belle réussite. Elle qui tuait avec tant de facilité et de bestialité. Elizabeth sentait cette envie chez Talia, observant l'humain qui commençait à manquer d'air. La jeune immortelle finie par lâcher leur proie. Un soupir de plaisir s'échappa des lèvres de l'Anglaise, qui ferma les yeux quelques instants, prise par un frisson de bonheur lorsqu'elle entendit les crocs de sa belle percer la chair humaine. Un bruit si parfait. Une odeur délicieuse. Par chance, Elizabeth n'eut pas à stopper sa congénère qui se retira du cou de l'humain, arrachant un bout de chair au passage. La rousse roula des yeux, se rappelant à quel point sa douce était parfois incontrôlable.

« Il survivra pour l'instant, J’accepte ton offre.»

Elizabeth sautilla sur place, se ruant sur Talia, l'embrassant à pleine bouche, plus excitée que jamais. Le sang de l'humain, encore perdu sur leurs langues, la fit ronronner. Ses mains glissèrent sur son corps qu'elle connaissait par cœur et qu'elle avait déjà bien hâte de retrouver. Mais il lui fallait encore patienter. Alors elle quitta les lèvres délicieuses, à regret, reprenant de l'air dans ses poumons comme si ce baiser l'avait essoufflé.

- Je pourrais te dévorer ici même, déguster ton corps en me glissant sur ta peau parfaite, en t'écartant les cuisses et en te faisant hurler de plaisir, comme avant. Mais cet endroit n'est pas digne de nous et nous avons à faire.

Elizabeth se recoiffa rapidement avant de se mordre le poignet et de donner un peu de son sang à leur jouet de la nuit. Il était hors de question qu'elles le portent jusqu'à la voiture de la belle. Un peu de sang donc, pour le garder en forme et vivant. Lorsqu'elle récupéra son poignet, le regard de l'immortelle pénétra à nouveau celui de l'humain.

- Tu vas nous suivre, sagement, naturellement. Tu vas tenir mon amie, ici présente, par la main, comme si elle était ta fiancée. Et moi, je vais marcher devant vous. Elle se retourna vers Talia cette fois. Vous allez me suivre jusqu'à moi voiture, ensuite nous irons chez moi. Tiens-toi bien, pas de débordement. Je te fais confiance Talia.

À nouveau, elle lui vola un baiser, plein de promesses. Puis elle les devança, regagnant le pavé et les allées du parc dans lesquelles quelques personnes se promenaient encore malgré la nuit devenue fraîche. La belle rousse sentait derrière elle, la présence de sa protégée et de l'humain. La nuit serait prometteuse, à n'en point douter et elle s'en réjouissait déjà.

(…)

La Porsche 911 Carrera 4S grondait dans les rues de Salem. L'humain avait été posé à l'arrière du véhicule par les deux immortelles et patientait sagement. La plaie à son cou avait pu cicatriser grâce au sang d'Elizabeth. Une chance, cela éviterait au jouet de salir la voiture que l'immortelle aimait tant. Voiture qui se rapprochait du quartier où vivait l'Anglaise. Situé dans un quartier huppé de Salem, Elizabeth vivait dans un duplex prenant les deux derniers étages d'un grand immeuble, offrant une vue parfaite sur la ville. Le premier niveau du duplex offrait une très grande pièce à vivre, luxueuse, avec cuisine, séjour, billard, coin bibliothèque et peinture. Une chambre d'invité se trouvait également à ce niveau, avec une salle de bains privée. Une grande baie vitrée -équipée de vitres spéciales pour les amis Vampires-, s'ouvrait sur une grande terrasse avec jacuzzi. Le second niveau abritait la chambre d'Elizabeth, immense, toute blanche avec une grande salle de bains privée. Une pièce, fermée à clé, cachait une salle de torture particulière, avec de nombreux instruments et un grand lit. Le duplex était neuf, moderne et très bien décoré et surtout très bien isolé.

La voiture fut garée dans le parking privé de l'immeuble, sur la place tout aussi privée d'Elizabeth. L'humain glissa hors de la voiture et se fut en silence que les trois compagnons prirent l'ascenseur qui les menèrent à l'étage privé d'Elizabeth. Le 'ding' significatif leur indiqua leur arrivée. Les portes d'ascenseur s'ouvrirent sur un couloir. Toujours silencieuse, Elizabeth ouvrit la porte de son grand appartement.

- Bienvenue chez moi ! Dit-elle en s'écartant pour laisser passer Talia et l'humain. Mets-toi à l'aise Talia, je vais nous chercher du champagne. Aide donc notre ami à se mettre à l'aise également.

Un clin d’œil, amusé, fut adressé à la belle demoiselle qu'Elizabeth quitta à regret durant quelques instants. Lorsqu'elle revint, la rousse apporta avec elle une bouteille d'un champagne français hors de prix ainsi que deux coupes, une pour elle, une pour son amie. Lentement, elle s'avança vers elle et lui tendit sa coupe pour trinquer.

- A nos retrouvailles. À cette nuit qui sera, sans aucun doute, divine à souhait. Sans gêne, Elizabeth vola un baiser à la belle Talia, ronronnant sur ses lèvres. Je vais préparer mon matériel. Amuse-toi avec notre invité. Mais n'oublie pas qu'il ne doit pas mourir trop vite…

Un sourire glissa sur les lèvres de l'immortelle qui, accompagnée de sa coupe, s'éclipsa dans son bureau. Quelques instants plus tard, une grande toile fut posée sur le chevalier. À côté du salon, deux marches surélevait le niveau, offrant une grande place qu'elle utilisait pour la peinture. Un canapé, neuf, en cuir blanc véritable pouvait servir. Sol blanc, murs blancs, tout était carrelé, facilitant ainsi le nettoyage du sang. Son regard se posait parfois sur sa protégée, alors qu'elle préparait ses couleurs. Pieds nus, elle retrouva la compagnie de ses deux invités. Sa main attrapa celle de l'humain, lui perçant un doigt de son croc. Du sang perla, coulant directement dans la coupe de champagne.

- Tu es divin mon chou ! Finalement, elle se retourna à nouveau vers Talia, caressant sa joue avec tendresse. Le loft est très bien isolé. Personne n'entendra ses hurlements. Tu es prête pour jouer avec lui ? Montre-moi… J'ai hâte de te peindre. Et quand nous en aurons fini avec lui… Nous baiserons ma chérie. Encore et encore.

Le rire cristallin d'Elizabeth s'éleva. Sans rien dire de plus, la rouquine alla s'installer derrière son chevalet, attendant que sa belle Muse se mette en scène.

Montre-moi à quel point tu es toujours aussi douée.



_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Lun 10 Avr - 21:38

C'était fini, le questionnement, l'étalage des possibilités, la raison, tout était fini, balayer par de simples mots, par un contact bref, trop bref, j'aurais pu goûter ses lèvres pour l'éternité. J'entendais ses promesses, sa joie, son enthousiasme malsain, celui d'un enfant recevant les cadeaux qu'elle désirait pour Hanoukka, mais Elizabeth n'attendait pas les saints jours pour recevoir, elle prenait. Elle était une prédatrice, impitoyable, cruelle, sanglante, certains diraient même folle, j'aimais cela chez elle, elle possédait une vie en elle, une source d'énergie inépuisable, je me sentais revivre à ses côtés. Elle m'embrassait là dans ce parc et je ne pensais plus à la moralité, l'humanité, les questions philosophiques qui me tordaient quelques minutes avant, toutes années passer sans elle, seule dans le noir. Une poussée d'euphorie s'emparait de moi, je ne pensais plus, je vivais, je la voulais, maintenant et pour toujours, je me sentais prête.

J'écoutais ses promesses et elles me paraissaient si belles, poétiques, mais elle avait raison, nous ne pouvions pas nous laisser aller dans cet endroit, chez elle paraissait être une bonne idée. Avant même que je ne le comprenne, nous étions en mouvement, l'homme tenait ma main, comme mon fiancé, une pensée étrange, un petit sourire se formait sur mon visage. Je baladais doucement nos mains jointes comme une enfant tout le long du trajet vers le véhicule de ma douce partenaire, j'étais excitée et confuse à la fois. Il n'avait pas fallu attendre longtemps avant d'apercevoir la voiture, rouge, luxe, prévisible venant de ma sanguinaire compagne, Elizabeth ne se contentait pas de peu, elle ne vivait pas sobrement. Non, elle était une déesse, méritant les plus beaux ornements, je le savais, elle me l'avait prouvé un nombre incalculable de fois, j'anticipais de voir la demeure digne de l'accueillir.

Ce n’était pas malheureusement pas un château, mais je pouvais très bien voir l’intérêt d’un tel lieu alors que je le traversais, l’observant avec une certaine attention. Je pouvais le sentir, le moment, il arrivait, c’était une torture, lente et sinueuse, je ne voulais pas attendre, après ce qui semblait être une éternité, le champagne arrivait. L’alcool, il avait détruit ma vie, m’avait achevé, tout comme la drogue après mon passage dans les camps, après ma première mort, Elizabeth menait une vie de débauche. Elle m’y avait initiée avec joie, m’avait appris à m’y complaire, après son départ j’ai changé cela, progressivement, devenant la personne qu’elle détestait, celle qu’elle voulait détruire. Je m’étais interdis les plaisirs de la Terre, l’alcool, le tabac, la drogue, évitant son style de vie, cette coupe de champagne dans ma main me rappelait tout cela, je la fixais, l’hésitation dans mes yeux.

Mais la magnifique rousse m'extirpait rapidement de mes rêveries, me forçant à répondre au monde réel tandis que je trouvais en moi une gêne toute nouvelle qui commençait à monter. « Je…je suis prête à jouer. » J'adressais un bref sourire à celle qui m'avait formé, posant le verre sur la table à proximité, m'approchant de l'homme immobile dans la pièce, mais je pouvais le sentier, la bataille en moi. Cette gêne, cette incertitude qui résonnait à chacun de mes pas, mon euphorie se volatisais, ne laissant place qu'à cette impression que j'allais bientôt exploser sous la pression. Elizabeth me regardait, nous regardait, mais je ne faisais plus attention, j'étais transportée dans mon propre monde, le seul que je voyais était le jogger, un titre bien ridicule pour un être conscient. Je pouvais la sentir en lui, sa peur, elle se jouait de moi, essayant de m'amadouer, d'échapper à son sort.

J’étais plantée devant lui, la bouche entrouverte et silencieuse, portant ma main contre ma veste de cuir, la retirant doucement puis la jetant sur le canapé plus loin. J’entendais son cœur s’emballer, crier toute sa peur, sa terreur de proies incapable de faire quoi que ce soit face à sa fin alors que je retirais ma chemise. Tout le reste y passa, j’étais nue, pure devant lui, un animal, mon petit corps, maigre et fragile devant lui, les vestiges d’une vie de dommage et de hantise s’y exprimaient par les nombreuses cicatrices. Lentement je relevais mon bras droit, regardant ce simple tatouage sous mon poignet, celui que les nazis m’avaient fait, j’étais une bête, ils avaient raison à ce sujet, ils ne savaient seulement pas ma futur faim. Je fixais cette marque et je savais, je savais où trouver la rage et la haine dont j’avais besoin pour me guider.

Sang, c’était la prochaine chose que je voyais, le visage ensanglanté de l’homme devant moi, des bouts de verre enfoncer un peu partout et du champagne hors de prix coulant sur lui. « Je ne suis pas faible ! Je ne le serais jamais devant un mouton comme toi. » Mes paroles sonnaient plus comme un grognement, le rugissement d’un fauve, d’une bête sauvage, je contemplais quelques instants les traces de mon ancienne coupe de champagne sur ma victime. Un grand sourire s’affichait sur mes lèvres tandis que je grimais sur l’homme au sol, approchant mon visage du sien. « Tu es à moi et je vais tout te dévorer… » Rapidement mon visage colla le sien, ma joue se frottant contre lui alors que ma langue récupérait le champagne sur son visage sans aucune douceur. Je relâchais un soupire d’aise en sentant le goût divin de l’alcool et du sang en moi.

Un petit gémissement prit même la peine de sortir de mes lèvres occuper à mesure que je poussais mon visage contre le verre enfoncé sur son visage, coupant le mien. Ce n’était rien, la douleur prouvait que nous étions toujours présent dans ce monde, elle rendait vivant, je finissais par me relever, caressant une dernière fois le visage de mon prisonnier. « Sois honoré, cette nuit ta chaire va être sacrifiée à une chose plus grande que toi, ma petite nourriture sacrée. » Je tournais lentement ma tête sur le côté, l’épiant tel un oiseau de proie avant de rire, mon sang coulant le long de mon visage en temps normal tellement enviable. J’étais un animal, furieux, frénétique, enrager, rien ne pouvait me résister, pas ses vêtements, sa chaire, ses os, je n’avais pas besoin d’instruments, seulement de mon corps.

Chacun de ses cris et de ses hurlements étaient des chefs d’œuvres accompagnés d’un grognement aussi fort de ma part, chaque douleur d’une projection de sang sur mon corps, le peignant comme un maître. C’était long, éternel, je savais comment faire durer le jeu, les os brisés, la peau retirer, la chaire déchire, tout était un jeu malsain, la chasse meurtrière d’une créature la viande encore à la bouche. Il était mien, ma proie et je comptais le savourer, je n’avais peut être pas la grâce d’un Van Loth, mais j’étais tout aussi vorace, affamer de douleur, de vie, de mort. De tout ce qui composait son petit corps, je le dévorais tel un wendigo et j’hurlais de plaisir, je ne sais pas combien de temps cela avait duré, mais j’avais fini. L’homme n’était plus, seulement une bouillie, une parodie d’être humain, je la contemplais un sourire au visage.

Le sang et la chaire ne faisaient plus qu’un avec moi, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, j’avais faim, encore, toujours plus, la Bête rugissait en moi. Lentement je rêvais le visage vers ma dulcinée, plongeant mon regard dans le sien. « Es-tu heureuse mon ange de souffrance ? »

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mer 12 Avr - 11:37


La torture était un art. Elizabeth avait débuté sa vie d'immortelle sans aucune base dans ce domaine. Son Créateur, Erick Peterson, avait été un maître en la matière. Il l'avait forgé l'Anglaise à sa manière, lui apprenant l'art de la domination, de la torture, de la soumission aussi. Elizabeth savait porter toutes les casquettes. Il n'y avait pas grand chose qui pouvait la dérouter ou l’écœurer. Par contre, la belle aimait apprendre tout autant qu'elle aimait être impressionnée. Sa passion pour la peinture la poussait bien souvent à assister à des scènes particulières, à les mettre en scène. Elle aimait observer les corps, le sang, la violence ou la sexualité. Elle savait apprécier les courbes délicieuses et délicates, les variations de lumières et de couleurs. Elle aimait anticiper, imaginer, ce qui pourrait se passer. Elle aimait se sentir parfois gênante, voyeuse. Sa curiosité était parfois dérangeante, mais cela faisait son charme. La belle mettait ça sur son âme d'artiste. Elle avait besoin de nourrir son imagination, sa curiosité, son esprit malsain et dérangé. Elle avait su trouver ça avec Talia. Telle une bouffée d'air frais dans son existence. La jeune immortelle avait su inspirer la folie d'Elizabeth, nourrissant ses lubies perverses et son art déjà dépravé pour l'époque. Talia avait été uns source d'inspiration inépuisable tant sa faim avait été forte et violente. Toujours plus. Plus sanglant. Plus fort. Plus puissant. Plus jouissif. Tant de toiles avaient été peintes à cette époque. Depuis elle, Elizabeth avait peiné à trouver une Muse aussi délicieuse. Izabella Mokhov en était devenue une. Jeune immortelle au physique délicieux, elle se montrait douée dans l'art de la torture. Elizabeth se réjouissait à chaque fois qu'elle la peignait. Ses toiles se vendaient cher, très cher. La dernière ''Le Crucifié'', lui avait apporté environ 30 000 dollars, rien que ça. Mais personne ne semblait pouvoir surpasser la folie de Talia.

Elizabeth était prête. Alcool, sang, peinture. Que demander de plus ? La belle rousse était aux anges. Elle avait retrouvé sa Muse et cette nuit là, elle en était persuadée, ce serait l’apothéose. Elle s'en réjouissait d'avance, comme une enfant devant une boutique de bonbons. Elle sentait pourtant la fébrilité de Talia. Elle sentait sa Bête qui rongeait son corps et son humanité qui semblait vouloir garder le dessus. Elizabeth connaissait bien trop la jeune immortelle. Elle pouvait lire en elle, presque comme on lisait un livre ouvert. Elle connaissait le sens de chaque frémissement de son corps, de chaque battement de cils, de chaque regard porté sur elle. Elizabeth et Talia n'avaient formé qu'un durant un long moment. Cela marquait les corps, les esprits, les âmes. Et elle savait que sa douce créature sanguinaire avait cherché à fuir, durant toutes ces années, la perfection qu'elles avaient su atteindre ensemble. Elle savait que Talia refusait de s'adonner à nouveau à de tels actes. Mais Elizabeth savait aussi, que sa belle pourrait difficilement le lui refuser.

Le pinceau était prêt, souillé par de la peinture noire comme la mort. Elle commença à peindre, un cadre, un univers, sombre et sanglant, imaginant Talia perché sur des ruines aux pierres noircies par la mort, le corps de l'homme reposant sur une stèle brisée, telle une offrande à un Dieu qui les haïssait. L'atmosphère dans le duplex était très électrique. La peur de l'humain faisait battre son cœur donc les échos résonnaient aux oreilles des deux immortelles, l'une assoiffée de sang, l'autre affamée d'un spectacle délicieux. Le pinceau resta suspendu dans les airs durant quelques secondes, lorsque son regard se posa sur le corps nu de la belle. Un corps qui était parfait à sa manière, marqué par les horreurs de sa vie d'humaine. Ses cicatrices étaient sa marque, son tatouage était son histoire. Une histoire cruelle qui faisait d'elle le monstre qu'elle savait être. Un monstre sanguinaire qu'Elizabeth aimait profondément. Alors oui, elle admira ce corps qui lui avait manqué, elle devait se l'avouer. Un corps qu'elle avait tant aimé toucher, caresser, baiser dans tous les sens du terme.

Et le carnage commença. Délicieux et envoûtant. Les hurlements de l'humain firent bien souvent frissonner la belle anglaise dont les pinceaux s'activaient sur la toile qui perdait de sa blancheur naturelle. Son propre corps, ses mains, son visage étaient souillés par la peinture particulière. Le sang giclait, sublimant cette scène morbide et délicieuse. Elizabeth se délectait de ces visions rougies, des cris, de la rage de Talia qui s'acharnait sur l'homme qui connaîtrait une fin digne des plus grands massacres. Un sacrifié, pour la bonne cause, se dit-elle en observant sa belle. La bestialité de Talia était impressionnante, réveillée après toutes ces années de sommeil. Elizabeth fut obligée de se retenir, pour ne pas rejoindre sa douce Muse. L'odeur du sang l'appelait ; la rage de Talia l'excitait. Et cela rendit la toile encore plus sublime.

Peignant à une rapidité hors-norme, grâce à sa condition vampirique, Elizabeth s'activait, certaine que cette toile serait un chef d'œuvre. Sous les coups de pinceaux naissait un univers diabolique. Le corps nu et ensanglanté se Talia était penché sur celui de l'homme, défiguré, rongé par les crocs de la prédatrice emportée par sa folie. Talia était sublime, divine. Parfaite. Elizabeth l'avait rarement vu aussi belle dans son art. Cette renaissance était impressionnante. Et la Rousse se félicitait d'avoir fait renaître cette créature qu'elle admirait tant. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres alors qu'elle savourait une gorgée de champagne, le regard rivé sur sa belle qui s'adressait à sa proie. La toile continuait de vivre. Le corps de l'humain peint montrait une jambe arrachée, un corps mutilé. Le sang s'éparpillait sur les pierres noires et fissurées. Le ciel nuageux se teintait de rouge et d'orangé et, la Lune pleine brillait d'un rouge intense. Talia était une bête sauvage, dévorant les chairs, ne se contentant pas de les déchirer de ses crocs et de ses griffes. Elle s'en délectait. Nul doute qu'Elizabeth devrait l'inviter dans le restaurant de son Père d'adoption.

La scène durait. Encore. Délicieuse et parfaite. Talia savait comment faire durer la souffrance et le plaisir. Elle connaissait le corps humain. Elle avait appris. C'était un art de garder sa victime en vie, pour la faire souffrir durant de longues heures. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, et le corps de l'humain fini par ne plus ressembler à rien d'autre qu'à un ramassis de chairs, une bouillie sanglante. Le corps nu de la belle Talia, peinte du sang de sa victime, de ses tripes, de ses chairs, se redressa, souriant à sa douce Anglaise. Elizabeth était fière en l'observant ainsi, si belle dans sa nudité ; si parfaite dans sa laideur.

- Viens me rejoindre ma belle. Dit-elle dans un murmure teinté d'excitation.

Quelques coups de pinceaux se perdaient encore sur la toile, déposant ici et là des touches de rouge sanglant. La toile était parfaite. L'artiste était comblée.

- Admire ton travail. Admire ce que tu as su me faire créer.

Le regard d'Elizabeth se posa sur le visage de Talia qui contemplait le travail achevé, ou presque. La rousse aimait découvrir les émotions de ceux qui admiraient ses œuvres. Elle aimait par-dessus tout observer les visages de ses Muses, de celles et ceux qu'elle s'était amusée à peindre en y prenant un plaisir immense. C'était, selon certains, une fierté de se voir ainsi peint. Et, alors que la belle observait toujours la toile, Elizabeth laissa sa langue glisser sur le flanc nu de sa Belle, récoltant le sang et les chaires qui souillaient son corps divin. Ses dents vinrent même mordiller la peau blanche qui lui avait manqué.

- Alors ? Qu'en penses-tu ma belle ? Aimes-tu cette toile ? Je songe à l'appeler ''La Renaissance d'une Divinité'', ou quelque chose comme ça...

Son nez vint se frotter sous son sein délicat, laissant à nouveau sa langue récolter à nouveau une goutte de sang. Puis la rousse se releva, dominant un peu Talia de sa taille. Ses mains expertes avaient abandonné pinceaux et coupe d'alcool pour se perdre doucement sur le corps de sa douce. Son regard chercha le sien, un sourire glissa sur ses lèvres qui retrouvèrent les siennes. Délicatement, d'abord, savourant le goût du sang et des chairs incrustées en elle.

- Maintenant Talia, je vais m'occuper de toi d'accord ? Tu m'as tellement manqué ma chérie.

Et ses lèvres retrouvèrent les siennes, s'en emparant avec un brin de violence. Un râle, presque un grognement, s'échappa de sa gorge, signe de son désir pour sa protégée, pour sa Perfection. Ses mains fines et souillées par la peinture, s'accrochèrent à ses fesses qu'elle pressa, caressa, griffa. Sans grand ménagement, Elizabeth poussa son Amante sur le canapé, le souillant de leur folie. Lentement, elle retira sa robe rouge qu'elle laissa glisser le long de ses jambes, s'en débarrassant d'un coup de pied. Ses sous-vêtements noirs en dentelle délicate, soulignaient ses formes alléchantes. Joueuse, affamée, la belle se glissa à terre, à genoux entre les cuisses ouvertes de son amante.

- Je vais prendre mon temps, pour te dévorer.

Un sourire. Une caresse. Elizabeth retrouva les lèvres de sa belle, l'embrassant avec passion, sa langue retrouvant la sienne dans un ballet langoureux. Tandis que l'une de ses mains se perdait sur le cou, l'autre alla se perdre sur le reste du corps parfait, caressant un sein, le ventre, une cuisse, dans une lenteur déconcertante, éveillant certainement chaque sens des deux immortelles. Le corps souillé lui appartenait. Encore. Depuis toujours. Et les lèvres quittèrent ses comparses. La langue glissa sur la joue, descendant sur le cou pour cueillir à nouveau le nectar qui la peignait. Les seins furent retrouvés, la langue joueuse en titilla les pointes. Elizabeth ronronnait, jetant quelques regards langoureux à la jeune Immortelle. Et, toujours lentement, elle glissa sur le ventre, la langue tournant autour du nombril avant de rejoindre, gourmande, l'entrejambe de la divine créature. Gourmande. Encore. Elle se délecta d'elle, cherchant à faire naître ses soupirs, les plus profonds, ses gémissements suppliants. À aucun moment, elle ne s'arrêta. Sa langue se fit de plus en plus aventurière alors que ses doigts se glissèrent en elle, prenant possession de son être dans une danse délicate, cherchant à pénétrer son corps sans ménagement. L'intimité de Talia ne fut jamais délaissée. Mains baladeuses, caressant et griffant. Langue joueuse, titillant et roulant. Elizabeth se montrait douce, féline experte. Pour le plaisir de sa belle. Cherchant à lui faire atteindre la jouissance, pour la première fois de cette longue et délicieuse nuit.

_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mer 12 Avr - 15:18

Elle était là, magnificente, apparaissant comme la grâce elle-même alors que je relevais mon visage emplie de sang et de chaire, il n'y avait plus de jugements, seulement de l'adoration. J'étais heureuse, affamer, d'une faim que seule elle pourrait combler, je sourirais tandis que je m'approchais d'elle comme elle me l'intimait, je connaissais le processus, celui de l'artiste. Je pouvais enfin voir mon travail, cette représentation si particulière venant d'un esprit aussi complexe et beau que celui de d'Elizabeth, ce n'était pas la première fois que je posais pour elle. Pourtant cela ne devenait jamais lassant, cette sensation d'être aimée, adorée, j'étais une œuvre d'art, sa plus grande œuvre, elle me le rappelait à chaque sourire, chaque contact de ses lèvres contre ma peau. J'observais la toile, mon sourire de satisfaction devenant plus intéressé en même temps que tous ses détails se dévoilaient à mes yeux, comment elle réussissait à transmettre tant d'émotions avec un pinceau.

Ma compagne était comblée, je la laissais prendre soin de mon flanc, observant la toile avec une obsession malsaine, un léger souffle amusé sortant de ma bouche en entendant son nom. « Ton art me fait toujours le même effet après tant d'années, c'est incroyable. » Un petit soupire d'aise sortait de ma bouche en sentant ma douce s'affairer à rattraper le temps perdu, je ne pouvais qu'hocher vigoureusement la tête devant les prochaines paroles de ma belle. Nous étions rapidement passées sur le canapé immaculé, pur, d'un blanc si intense que notre décadence ne pouvait que le changer à tout jamais, déjà le rouge de mon corps le tâchait un peu partout. Je m'installais en son sein, l'envie dévorant chaque trait de mon visage, observant avec un grand intérêt la déesse en face de moi. Elle n'avait vraiment pas changé et j'adorais ça comme au premier jour.

Je sentais ses ongles me griffer, rentrant un peu dans ma chair et j'en voulais plus, je la voulais plus profondément encore en moi, j'en avais besoin, d'encore ne faire qu'un avec elle. Mais ma belle savait prendre son temps, même après toutes ces années c'était horriblement frustrant, mon souffle s'accélérait progressivement, même nue ma compagne donnait l'impression d'être parée comme les plus grands. Le sang lui continuait de recouvrir le canapé, ne faisant à certains endroits qu'un avec moi, mais je n'y faisais pas attention, mon regard affamer était fixé sur la vampire. Répondant à chacun de ses baisers avec une passion débordante, à chacun de ses regards par le désir le plus pur qui soit, par chacune de ses petites tortures, par un grognement insistant. Bientôt ce que j'attendais était à portée de main, de langue, d'elle, je me cambrais légèrement, relâchant un gémissement bestial de soulagement, puis de plaisir à mesure que ma douce continuait.

Elle me dévorait comme elle l'avait promis, elle me faisait me sentir vulnérable à ses côtés, je fermais les yeux, reposant ma tête contre le canapé, passant instinctivement mes doigts sur le contour de mes lèvres. Ils descendaient progressivement, suivant le même parcours que ceux d'Elizabeth quelques temps auparavant, caressant allégrement les surfaces. « Tu es tellement parfaite...j'ai envie de te souiller pour l'éternité contre ce canapé mon ange… » J'avais essayé de dire d'autres mots, mais seule un long gémissement sortait de mes lèvres plus rouges qu'elles ne le devraient, je mordillais violemment dedans, mordais, faisant de mon mieux pour faire durer le plaisir. Une de mes mains était enfin arrivée près du lieu de l'action de ma belle rousse, caressant brièvement ses cheveux, passant ensuite sur sa joue, y déposant une partie du rouge les recouvrant. Je le laissais ensuite se reposer contre le canapé, ma main l'agrippant doucement.

« Je pourrais poser pour toi tout le temps, je suis tellement affamée… » Mon dernier gémissement se transformait en un son digne d'une bête alors que ma seconde main s'abattait avec violence au-dessus du centre d'attention de la vampire. Mes doigts se glissaient avec brutalité et rapidité contre le petit bouton de chair, participant à l'indécente danse commencée par ma douce, recouvrant mon être tout entier d'encore plus de sensations. Mon bassin remuait frénétiquement sous nos attentions conjuguées, le canapé se déchirant doucement sous la pression de mon autre main, le temps lui-même semblant se distordre, me donnant tout ce que je désirais. Éveillant son tour toujours plus de désirs...

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 13 Avr - 11:04


Elizabeth était une amante qui aimait donner autant que recevoir. C'était flatteur, pour son égo démesuré, de sentir frémir ses partenaires sous ses doigts. Elle se délectait des saveurs des corps, des jouissances puissantes et des cris de désir. La Rousse refusait l'échec, quelque soit le domaine, ne s'arrêtant qu'une fois son but atteint. Il était donc impensable pour elle de ne pas faire atteindre l'orgasme à sa délicieuse partenaire. Elle voulait l'entendre hurler, encore et encore ; la voir se tordre face au plaisir devenant presque douloureux, jusqu'à atteindre l'orgasme libérateur. Et pour ça, Elizabeth s'appliquait. Ses doigts s'enfonçant d'abord lentement, puis à un rythme plus soutenu dans l'antre de sa belle. Sa langue roulait sur le bout de chair qui délivrait tant de plaisir, bientôt rejointe par la main de Talia, désirant s'offrir son petit plaisir. Elizabeth grogna au bout d'un moment, stoppant ses doigts et sa langue, stoppant toute caresse sur le corps de sa maîtresse.

- Moi Talia. Juste moi. Je ne te suffis pas ? Je ne suis pas suffisamment douée pour te donner du plaisir ?

Ses doigts s'enfoncèrent à nouveau en elle, violemment, alors que son visage venait se perdre sur sa toison, mordillant la peau délicate avant de remonter sur son ventre. Ses doigts s'enfonçaient encore sur l'humidité de sa belle, variant les rythmes. La langue, malicieuse, se promena à nouveau alors que les dents mordillaient la peau souillée. Finalement, Elizabeth arriva jusqu'à la poitrine délicate. Un sein fut percé sans ménagement par les crocs de l'immortelle, se nourrissant du sang parfumé de sa partenaire. Puis elle quitta son sein, l'embrassant quelques instants avant de retourner s'affairer sur l'intimité de sa belle, lui interdisant du regard le moindre geste qui pourrait lui donner du plaisir. C'était à elle, à elle seule, de lui en donner.

Elle s'activa, encore et encore, retenant d'un main le corps qui se cambrait. Doigts et langues, souffle brûlant et mordillement. Elizabeth se montra impitoyable. À chaque fois qu'elle sentait sa douce atteindre l'orgasme, elle se stoppait quelques instants, le lui refusant, encore et encore. Elle voulait l'entendre la supplier. Elle voulait sentir son corps souffrir de ne pouvoir se libérer. Elle voulait qu'elle se torde de douleur à chaque convulsion de son corps, stoppée pour le plaisir d'Elizabeth. Pour la faire souffrir un peu plus, les crocs perçaient les chairs par moment. Talia était fière. Elizabeth le savait. Supplier n'était pas dans ses habitudes. Mais Elizabeth marquait ainsi sa domination sur elle. Elle serait interdite de jouissance si elle ne suppliait pas. Interdite de se donner du plaisir elle-même. Elle voulait la faire jouir. Elle voulait l'entendre supplier, courbe l'échine, s'avouer vaincue.

Et, lorsque, enfin, elle la supplia de mettre fin à cette délicieuse torture, Elizabeth s'activa bien plus, avec précision, efficacité et maîtrise du corps. Elle laissa enfin sa belle jouir, se délectant de ses cris, de cet orgasme qui ravagea son corps divin. La belle rousse savoura son nectar, son goût particulier qui lui avait manqué. Elle lui appartenait. Si belle, si parfaite sous ses yeux, son corps secoué par l'intensité de cette délivrance. Elizabeth finis par l'attirer sur le sol, la lovant contre elle, caressant doucement ses cheveux, son visage qu'elle baisa avec délicatesse.

- Viens, je vais te laver maintenant.

Ce n'était pas une question. Talia n'avait pas le choix. Elizabeth l'aida à se relever, l'attrapant par la main, nouant ses doigts aux siens. Elle conduisit sa belle dans l'escalier pour l'amener à l'étage de son duplex. Talia, privilégiée, avait le droit naturel de pénétrer dans l'immense chambre de la belle Anglaise, toute de blanc maculée, au sol carrelé, recouvert de quelques tapis qui encadraient le très grand lit aux draps de soie. Sans rien dire, elle fit entrer Talia dans la grande salle de bains. En son centre trônait une grande baignoire blanche en forme d'œuf, dans un coin se trouvait une grande douche à l'italienne ; deux grandes vasques tenaient dans un meuble blanc, surplombé d'un immense miroir.

Après avoir déposé un baiser au coin des lèvres de la belle, Elizabeth ouvrit l'eau chaude qui se mit à remplir la baignoire. Pendant ce temps, un morceau de musique classique fut lancé dans des haut-parleurs directement incrustés dans les murs ; quelques bougies furent allumées, pour une ambiance tamisée et presque romantique. Un gant de toilette et du gel douche parfumé furent déposés sur une petite table se trouvant juste à côté de l'immense baignoire.

- Je vais prendre soin de toi. Je suis sûre que tes admirateurs ne savent pas le faire aussi bien que moi. Il n'y a que moi qui te connais réellement, tu le sais Talia.

Sans plus attendre, Elizabeth abandonna ses sous-vêtements qu'elle laissa glisser à terre, se retrouvant elle aussi nue, les seins pointant délicatement vers sa douce Muse. Son corps se mouva avec lenteur, pénétrant dans la baignoire.

- Viens ma belle.

Elizabeth invita Talia entre ses cuisses, son dos venant appuyer contre la poitrine délicate de la belle rousse. Un soupir s'échappa des lèvres de l'immortelle, heureuse d'avoir contre elle cette femme qu'elle avait tant désirée par le passé, qu'elle désirait toujours autant. Ses bras s'enroulèrent autour d'elle, caressant machinalement son ventre. Ses lèvres se perdirent dans le cou de sa Muse, y déposant de délicats baisers. Elles restèrent ainsi, lovées dans le silence, durant de longues minutes. Puis, sans rien dire, Elizabeth s'empara du gant de toilette, du savon qu'elle déposa sur ce dernier. Dans de gestes lents et experts, elle commença à laver sa Douce, commençant par son cou ; ses seins dont elle prit soin.

- Lève toi, que je puisse laver tes jambes.

Et elle le fit, lavant chaque jambe avec précaution, tâchant de retirer chaque souillure qui vinrent rougir l'eau du bain. À nouveau, elle la fit tourner, nettoyant ses fesses. Puis, pour terminer dans cette danse, elle lava son intimité, délicate et joueuse, avant d'y déposer un chaste baiser.

- Tu es parfaite. Allez, à toi de me laver.

Un sourire espiègle naquit sur les lèvres de l'immortelle. En son sein, une nouvelle faim naquit, jamais rassasiée.


_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Sam 15 Avr - 2:17

Elizabeth, mon Amie, ma Sœur, mon Amante, ma Maîtresse, ma Déesse, elle avait tout été, elle l’était encore et bien plus, elle me donnait ce que je désirais. Mais elle le faisait avec ses conditions, ce n’était pas étonnant, seulement frustrant, tout ce plaisir qui montait en moi, cette envie, mais je ne pouvais rien faire. Je subissais de temps à autres les regards courroucer de ma belle, magnifique lorsque la fureur s’emparait de son corps, je tardais de la revoir tuer, ne plus être une simple spectatrice. D’être une actrice de notre si décadente pièce, en attendant je la laissais être actrice à part entière de notre plaisir, regrettant presque immédiatement cette décision lorsque je comprenais ce qu’elle saisirait désormais. Je pouvais faire ce que je voulais, serrant la mâchoire, perdre mon regard sur des choses moins excitantes, rien n’y faisait, elle était également ma Tortionnaire.

Lentement, méticuleusement, sadiquement, elle me restreignait mon plaisir, mon besoin de sentir son corps au plus profond de moi, me le redonnant pour me le retirer encore jusqu'à que je cède. Je devais capituler, la supplier, montrer ma soumission à cette cruelle Reine, me donner tout entièrement à elle, abandonnant jusqu'à ma fierté à ses caprices, m'abandonner encore une fois complètement à sa personne. Mais je résistais, durant de si longues minutes, je résistais de toutes mes forces, pour montrer ma force, par fierté, mais aussi par plaisir, le plaisir de lui donner un semblant de défi. Je finissais néanmoins comme elle l'avait prévu depuis le début, criant ma soumission et mon plaisir, berçant nos oreilles de ce si doux son, la preuve de mon amour inconditionnel pour Elizabeth. Tout était fini, la torture, le plaisir, il ne restait que la paix, mon corps paisible dans les bras de celle qui avait apaisé mon cœur tant de fois telle une Mère.

Notre relation était peu orthodoxe, elle était tordue, malsaine, décadente, mais je n'en avais cure, tous ces qualificatifs, la vampire l'était pour moi, l'avait toujours été et je m'en délectais. Mais l'étreinte était trop courte, toujours trop courte, je me consolais en tenant fermement sa main pour que plus jamais elle ne puisse m'échapper, bientôt la salle de bain nous ouvrait ses portes. Comme tout le reste de l'appartement, du rez de chaussé en passant par sa chambre, tout n'était que grandeur, il ne pouvait en être qu'ainsi. Un sourire se dessinait sur mes lèvres tandis que j'entendais les paroles d'Elizabeth. « Jamais un fan comptera autant que toi pour moi, personne ne le peut… » Elle me lavait, tout comme elle salissait selon son bon vouloir, j'avais toujours donné une grande valeur à ma liberté, à mon indépendance, mais à côté d'elle je me sentais perpétuellement sienne.

Rapidement je me trouvais dans cette baignoire, coller contre elle, la laissant encore une fois prendre soin de moi, laissant durer ce moment dans mon esprit des éons durant. Un sourire plus que malicieux se formait sur ses lèvres alors que le tour de ma dulcinée se profilait, que moi-même devait la nettoyer de ses impuretés. C’est avec lenteur que je me mettais à genoux dans la baignoire, passant mon cours entre ses cuisses, la rejoignant, mes mains posées sur ses flancs, les caressant avec douceur. Mon visage seulement à quelques centimètres du sien. « Tu es parfaite. » Je déposais un tendre baiser sur ses lèvres, jouant un petit peu avec sa langue et ses douces lèvres avant de l’arrêter, murmurant à même ses lèvres. « J’aimerais te salir un peu plus avant de te laver… »

Un petit clin d’œil amuser et je reportais mon attention sur son cou, y déposant un baiser, puis un deuxième, n’arrivant plus à faire le compte alors que je descendais progressivement le long de son corps. Chaque petite surface accueillait un autre de mes baisers, mon visage continuant sa lente ballade jusqu’aux parfaits seins de ma compagne, les laissant subir le même tendre sort. Lèvres, langues, dents, j’accordais toute mon affection à la poitrine de belle, traitant avec le plus grand soin ses tétons auxquels je donnais du plaisir. Mes mains quant à elles descendaient le long du flanc de ma partenaire, atteignant ses cuisses qu’elles caressaient, continuant ma vénération de son corps quelques temps avant de reprendre contact visuel avec Elizabeth. « Que désires-tu meyn libe ? » Une affection particulière, je parlais rarement yiddish depuis la guerre, mais c’étaient les seuls mots que je pouvais trouver pour la qualifier, dans toute mon émotion et mes sentiments, ‘’mon amour’’.

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mar 18 Avr - 10:05


Elizabeth aimait donner. Ah ça oui. Elle aimait chérir, cajoler, donner du plaisir. Elle avait beau être une personne parfois hautaine, imbue d'elle-même, narcissique et bien d'autres choses qui faisaient d'elle une femme particulière. Mais elle aimait donner du plaisir. Lorsqu'elle donnait, elle le faisait à cent pour-cent. Et lorsqu'elle prenait aussi. Mais Elizabeth aimait par-dessus tout recevoir. Elle aimait se sentir Reine, désirée, désirable. Elle aimait que l'on prenne soin d'elle, que l'on bichonne son corps, son cœur et son âme rougie du sang de ses victimes. La belle anglaise aimait se sentir au-dessus de tout. Elle aimait se sentir importante, voilà tout. Peut-être parce qu'elle avait toujours cherché l'amour des autres. Enfant, ses parents l'avaient aimé plus que tout. Jusqu'à cet événement tragique qu'était la mort de sa mère. Lorsque son père l'avait vendu à Erick Peterson, Elizabeth s'était sentie rejetée. Bien plus tard, son Créateur lui apporta tout l'amour dont elle avait besoin, caressant sa joue d'une main paternelle, caressant son corps avec celle d'un amant. Elizabeth était une femme-enfant, capricieuse et fragile malgré tout. Elle ne supportait ni la défaite, ni l'abandon.

L'Immortelle avait besoin d'être aimée et désirée. Et avec Talia, elle obtenait tout. Elle pouvait à la fois donner et se faire désirer ; tout autant qu'elle recevait un amour inconditionnel de la part de sa jeune congénère. Talia aimait Elizabeth d'un amour malsain et particulier. Elizabeth en avait conscience. Elle avait voulu ça. Elle avait cherché à faire naître un besoin chez la jeune Vampire. Un besoin d'elle, de sa présence, de son corps, de son être. Et leurs retrouvailles étaient telles qu'elle l'avait imaginé. Divine.

Et maintenant qu'Elizabeth avait donné, beaucoup donné, elle attendait quelque chose en retour. L'immortelle savait que sa belle lui rendrait la pareille, qu'elle ferait tout son possible pour la satisfaire et la combler. Alors la rousse observa son amante se mettre à genoux dans la grande baignoire dont l'eau s'était rougie de leurs souillures. Ses mains caressaient son corps à la peau si blanche, si lisse. Elizabeth avait envie de la dévorer. Encore. Elle avait envie de répondre un peu plus à ce baiser, de dévorer ses lèvres, de jouer avec son corps. Mais elle se retenait, laissant sa belle mener la danse. Et ses mots étaient prometteurs. Elizabeth n'avait, de toute manière, jamais été déçue par sa belle. Elle se laissa donc aller à ses baisers, soupirant doucement à son parcours sur son corps réceptif. Ses seins furent la cible parfaite des caresses de Talia. Seins dont les pointes se dressèrent naturellement, répondant au plaisir que la belle anglaise éprouvait.

Elizabeth se laissa aller quelques instants, posant sa tête sur le bord de la baignoire, fermant ses yeux, caressant doucement les cheveux et la nuque de sa douce qui s'affairait à faire monter le plaisir en elle. Finalement, l'immortelle rouvrit les yeux, admirant sa Douce qui mordillait ses seins. Leurs regards se retrouvèrent, intenses, brûlants d'une fièvre qu'elles connaissaient si bien.

« Que désires-tu meyn libe ? »

La fille du Sang se mit à sourire. Ce surnom était le sien, elle seule y avait droit, énoncé dans la langue natale de sa Parfaite. De sa main, elle caressa sa joue, ses lèvres, la couvrant du regard avec amour. Se redressant un peu, Elizabeth attrapa les lèvres de Talia, les embrassant avec une tendresse incroyable. Son nez se frotta contre sa joue avant d'y laisser un baiser. Elle avait suffisamment éveillé l’appétit de sa congénère, elle le savait et c'était là ce qu'elle avait désiré

- Fais tout ce que tu voudras de moi Talia. Mon corps est en manque de toi, il te désire. Fais moi hurler, fais moi souffrir, fais moi jouir. Je suis à toi. Prends-moi, ici, dans chaque pièce de mon duplex. Partout. Encore et encore. Use-moi. Désire-moi. Baise-moi.

Elizabeth brûlait de désir pour ça belle protégée. Tout son corps l'appelait. Elle la voulait, encore et encore, en elle, contre elle, pour elle. Cette nuit serait la leur. À tout jamais. Unique et merveilleuse. Une nuit que rien ne pourrait venir perturber. L'heure était au plaisir. Plus tard, elles auraient le temps de parler. En attendant l'Anglaise se remettait aux mains de sa maîtresse qu'elle savait experte, douée. Elle savait qu'elle s'affairerait à lui donner un maximum de plaisir. Car ces deux-là se donnaient toujours tout. Bien qu'Elizabeth savait priver sa belle de plaisir, d'affection. Elle l'avait su. La punissant lorsqu'elle en avait envie ou lorsqu'elle l'estimait nécessaire. Cruelle, perfide et malicieuse, Elizabeth savait comment faire souffrir Talia tout autant qu'elle savait lui donner de l'amour.

_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Mar 25 Avr - 15:02

Elle était là, allongée dans cette baignoire à mes côtés et plus rien ne comptait, c’était notre moment, plus important que le reste du monde, je souhaitais le prolonger pour toujours. Je buvais ses paroles dans l’eau rougie par les conséquences de ma faim et je me sentais spéciale, parfaite, Elizabeth comment me faire ressentir ces choses, je l’aimais, plus que tout. Ce soir était une célébration sanglante, macabre et sensuelle, je lui souriais de tout mon être, je l’embrassais comme je savais qu’on ne l’avait jamais embrassé. Je savais ce qu’elle désirait, ce que je désirais, lentement je caressais à mon tour sa joue du bout du nez et plongeais mon regard droit dans le sien. Mes mains se baladaient sur son corps, en caressant avec attention la moindre parcelle, j’étais douce, mais affamée, ronger par une faim grandissante en moi tandis que je dévorais du regard ma chère et tendre.

« Je ne peux que te dévorer toute crue après une telle requête… » Je n’attendais pas, plongeant mes lèvres avec violence contre les siennes, embrassant, léchant, mordillant, ses si douces lèvres étaient à moi et je comptais bien qu’elles se rappellent de mon passage. Je grognais dans sa bouche, jouant avec sa langue, mes mains caressant du bout des ongles les flancs de ma belle, j’étais une bête sauvage et je prenais ce que je désirais. Ce que mon être tout entier réclamait comme un besoin physiologique essentiel, c’était mon instinct le plus primaire, lentement une de mes mains remontait sur sa poitrine. Caressant la pointe de ses seins pointant déjà, mon baiser s’intensifiant toujours plus passionnément, mes dents s’enfonçant plus fortement dans sa lèvre inférieure, la faisant rougir, ma langue lapant avec gourmandise le filet de sang coulant. Elle était délicieuse, comme toujours, je m’en délectais alors que ma deuxième main descendait le long de son corps.

Je relâchais finalement mon emprise sur sa bouche, léchant une dernière fois sa lèvre, déposant ensuite un tendre baiser sanglant sur le bout de son nez, un petit air amusé se dessinant sur mon visage. Je reprenais néanmoins immédiatement notre plaisir, descendant mon visage contre sa poitrine, en embrassant toute la surface, profitant de sa peau si parfaite, le rituel se répétait. Baisers, lèche, petites morsures, je n’épargnais aucune surface de ses seins, finissant par concentrer mon attention sur ce qui se dressait, me réclamant avec insistance, je ne le faisais pas attendre. Je caressais la pointe des seins avec le bout de ma langue, faisant de lents et réguliers passages, ma main atteignant enfin l’endroit désirer depuis longtemps, caressant son bassin. Tout était lent, régulier, je voulais faire durer ce moment le plus longtemps possible, j’enfonçais doucement un doigt en elle tandis que je prenais un téton dans ma bouche, le suçant tendrement.

Mon envie était palpable, je relevais le regard va ma compagne, continuant mes activités, l'observant avec amour, envie, le va et vient de mon doigt devenant de plus en rapide. Progressivement ma tendresse devenait plus dure, bestiale, ma succion se faisait plus puissante, mon doigt plus profond, je ne détournais pas un instant mon regard du sien, enfonçant en même temps un deuxième et troisième doigt en elle. Je voulais être la meilleure amante qu'elle ait eue, je voulais qu'à chaque fois qu'elle comble ses envies avec un homme ou une femme, elle se souvient de moi. Que je sois imperméable, éternelle, plus que tout ce qu'elle a vécu, plus Ericksen son Sire, qu'elle soit mienne, ce soir et pour toutes les autres nuits, peu importe la distance nous séparant. Mes trois doigts dansaient toujours plus rapidement en elle, mon pouce s'occupant de satisfaire son petit bouton de chaire.

Lentement je me retirais de son sein, continuant de lui faire plaisir plus bas, amenant mon poignet de libre devant ma bouche. « Tu es si magnifique, parfaite, une véritable œuvre d’art… » Je mordais à pleine dent mon poignet, l’ouvrant dans un long gémissement de douleur mêler à du plaisir, il saignait, je le portais aux lèvres de mon amour, la laissant boire un peu avant de le retirer. Mes doigts devenaient plus rapide, violents à l’intérieur d’elle, oubliant toute la douceur dont je pouvais montrer, mon poignet se plaçant au-dessus de sa poitrine alors que je le mordais une nouvelle fois. Il saignait abondamment, déversant son rouge si pure sur le corps d’Elizabeth, recouvrant son corps comme de la peinture recouvrirait une toile encore vierge, je souriais, d’un sourire enthousiaste, dérangeant, malsain. J’observais ce corps rougie de mon propre sang, tout à moi, se tordant sous mes attentions, sous le plaisir que je lui donnais alors que l’orgasme n’était plus qu’une question de secondes.

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 27 Avr - 11:08




Les deux amantes se connaissaient par cœur. Du moins, ce fut le cas à une certaine époque. Le temps s'était écoulé et les deux femmes avaient changé. Pourtant, Elizabeth savait exactement ce qui plaisait à sa douce compagne. Elle savait surtout ce qu'elle aimait, ce qui la faisait vibrer, gronder, frémir. Il en allait de même pour Talia qui connaissait les envies de sa belle Rousse. Ces deux-là avaient appris à se connaître, à s'aimer, parfois à se haïr. Et cette nuit, leurs retrouvailles étaient prometteuses. Elizabeth y avait souvent pensé. Elle avait souvent imaginé ce moment magique. Et tous les scénarios possibles lui plaisaient. Mais aucun n'égalait ce moment qu'elles partageaient après toutes ces années, comme si jamais elles ne s'étaient séparées. Son corps tout entier réclamait la présence de celui de Talia. Chaque parcelle de peau réagissait à son contact. Son corps, pourtant mort et froid, semblait brûler sous ses doigts experts. Talia se fit sauvage, pour le plus grand plaisir d'Elizabeth qui savourait le baiser brûlant que lui offrait sa belle, grognant sur ses lèvres qui dévoraient les siennes. Un grognement sauvage s'échappa des entrailles de la rousse. La douleur d'une lèvre percée sauvagement lui apportait un plaisir immense. La douleur était jouissive. Le goût du sang, le sien, était divin. Ronronnant presque sous la langue gourmande qui lapait le sang, Elizabeth observait sa belle, frôlant son corps de ses mains.

Talia était divine. Sublime même, aux yeux de l'immortelle. Elle savourait chaque regard, chaque baiser tendre ou brusque. Elle savourait sa douce. Elizabeth se laissa aller aux caresses de sa maîtresse, cambrant son corps, gémissant de plaisir. Ses doigts se perdaient dans les cheveux de la brune, s'y agrippant parfois, les caressant à d'autres moments. Un gémissement plus prononcé se fit entendre lorsque la belle se fit pénétrer. Talia lui fit ressentir tant de plaisir, à plusieurs endroits différents. C'était troublant et Elizabeth aimait ça. Tout autant qu'elle aimait gémir, encore et encore, toujours plus fort. L'espace d'un instant, son regard croisa celui de sa belle, se mordillant la lèvre en ondulant son bassin au rythme des doigts qui s'infiltraient en elle. Des gémissements devenant des cris, doux et délicieux. Sans gêne. Jamais. Son corps fut secoué par la bestialité de son amante.

- Oh Talia. Se mit-elle à gémir.

Le plaisir grimpait. Brûlant son ventre, son corps tout entier d'ailleurs. Elizabeth contemplait Talia et ce sang qui coulait déjà du poignet qu'elle venait de mordre avec violence. Sans se faire prier, la rousse attrapa le bras de sa belle pour le porter à ses lèvres, buvant avec plaisir son sang teinté du parfum de l'humain qu'elle avait dévoré. Un grognement s'échappa de sa gorge lorsqu'elle fut privée de ce met délicieux. Son préféré... Un nouveau cri de plaisir, intense, alors que les doigts en elle s'acharnaient sans douceur, pour son plus grand plaisir. Le sang s'écoulait sur elle, réveillant ses appétits les plus bestiaux. Se tordant sous les assauts de sa Muse, Elizabeth n'était plus que gémissements et grognement de plaisir. Ses mains se glissèrent sur ses propres seins rougis par le sang de son amante, les serrant entre ses doigts fins pour se faire souffrir un peu plus. La souffrance, elle aimait ça. Vraiment. Tout autant que le plaisir jouissif qui l’entraîna dans un orgasme intense et violent, lui arracha un spasme qui secoua son corps tout entier. Un cri, bestial et libérateur s'éleva dans la pièce. La tête basculée en arrière, le corps cambré, Elizabeth avait atteint l'extase. Jamais ça n'avait été aussi bon. Ou peut-être que si. Mais depuis longtemps, elle n'avait plus réussi à ressentir cela.

De très longues et délicieuses secondes s'écoulèrent avant qu'Elizabeth rouvrît les yeux, reprenant conscience du monde qui l'entourait. Son regard se posa immédiatement dans celui de Talia, lui souriant tendrement. Sa main se glissa jusqu'à son visage, caressant ses lèvres.

- Je t'aime...

Un simple murmure. Une de ces rares déclarations d'Elizabeth. Une des plus sincères. Oui, elle aimait Talia. Elle le lui avait toujours dit. C'était un amour particulier. Pas comme celui d'un époux et de sa femme. Ni comme celui d'une mère et de sa fille. C'était un amour malsain mais beau à ses yeux. Un amour qu'elle retrouvait. Et ses lèvres retrouvèrent celles de son amante, tendrement, langoureusement. Sans rien dire, elle colla la belle contre sa poitrine, enroulant ses jambes autour de sa taille. Collées l'une à l'autre, dans un silence quasi-absolu, Elizabeth profita, fermant les yeux.

- Je pourrais rester comme ça pour l'éternité.

Ses doigts fins caressaient le dos de sa douce, avec une tendresse infinie, dessinant sur sa peau des arabesques qu'elle aurait pu peindre. Elles restèrent ainsi de longues minutes encore, jusqu'à ce que la rousse quémande à sa belle de se faire laver. Cette dernière le fit avec plaisir, tout comme Elizabeth l'avait fait plus tôt et elle savourait ça. Vraiment. Finalement, elles quittèrent le bain, enroulées dans de grandes serviettes éponges. La rousse sécha sa belle, frottant ses cheveux avec amusement, frictionnant son corps. Quelques baisers se perdirent, ici et là. Une fois sèches, Elizabeth invita Talia à rejoindre sa grande chambre. Ensemble, elles se glissèrent sur les draps de soie, se lovant l'une contre l'autre. Sans rien dire, l'Anglaise caressa le visage de sa belle, le contemplant comme l'on regarde une toile. Son index le frôla, caressant les traits de son visage. Talia pouvait lire, dans le regard de son amante, une fascination réelle et étrange.

- Est-ce que je te manque parfois Talia ? Pourquoi n'as-tu pas cherché à me retrouver ou à me contacter ? Ne suis-je pas assez bien pour toi ? Ne suis-je pas assez parfaite ?

La voix de l'immortelle n'était que murmures. Ses questions étaient sincères, trahissant un mal-être qu'elle cachait en permanence. Mais pour les rares encore vivants qui la connaissaient réellement, il était facile de savoir qu'elle montrait là sa peur de l'abandon, sa peur de ne pas être aimée.

- Tu m'as manqué à moi. Je n'ai jamais retrouvé une Perfection comme toi...

Un baiser, volé. Comme un aveu silencieux.



_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Sam 29 Avr - 5:17

Tout était comme je l'espérais et même plus, Elizabeth était à moi, se tordant sous le plaisir que je lui donnais, devenant de plus en plus magnifique à mesure que mon sang la recouvrait. Elle ne devenait qu'une avec moi, je ne devenais qu'elle avec elle, deux bêtes sauvages se laissant aller à leurs instincts leurs plus primaire, à leur désir le plus profond. Je ne pouvais pas ne pas la désirer, ne pas l'aimer, c'était en moi, telle une marque indélébile dans ce qui restait de mon âme, j'étais faites pour lui appartenir. Elle ne devenait plus que gémissement de douleur, de cris de plaisir, je pouvais voir toute sa décadence devant moi, goûtant à chaque tressaillement de son corps. Je goûtais son plaisir, sa douleur, ils m'enivraient, je voulais la déchirer jusqu'à qu'elle ne soit qu'elle ne soit plus rien, entièrement dévorée par ma faim d'elle.

Je l'observais atteindre l'orgasme, arrêtant progressivement mes attentions envers son corps, laissant reposer ma belle, l'amour le plus pur dans mon regard et mon sourire tandis qu'elle émergeait à nouveau vers la conscience. Ses mots atteignaient tout mon être, la puissance de ses mots n'était jamais diminuée dans la bouche de ma dulcinée, me donnant toujours le même bonheur. Je me laissais être attirée contre elle, me reposant contre sa poitrine pour ce qu'il semblait être une éternité, murmurant, comme ayant peur de briser cette tranquillité. « L'éternité n'est pas assez longue quand je suis avec toi. » Je restais ainsi pendant un long moment, me laissant bercer par le contact de ma douce, ne pensant plus à rien, dérivant au loin sur des océans sans horizon ou abîme. Finalement la réalité nous rattrapait, accueillant avec une petite moue triste, je me décidais à enfin laver ma compagne qui en avait vraiment besoin.

Nos pas nous menaient à sa chambre, toutes deux encore nues, enrouler par de simples serviettes dans ce lit, dans la chambre d’une véritable reine, encore une fois l’une contre l’autre. Elizabeth savait comment m’apporter la paix, mais également comment me troubler jusqu’au plus profond de mon être, elle avait déjà posé ses questions plus tôt sur le banc. Mais désormais après une telle nuit d’intimité et d’expression de notre amour, cela était encore plus dur à entendre, je l’avais blessé, je le savais, j’avais fait saigner une déesse. Je connaissais ma belle, Ericksen l’avait abandonné, certainement en partie à cause de moi, j’étais tout ce qui lui restait, pas une conquête d’un soir, pas une amitié de circonstance, j’étais tout. Je le savais et pourtant je l’avais blessé, fais souffrir, la voir comme ça, vulnérable dans mes bras, cela faisait remonter une chose que je n’avais pas ressenti depuis une éternité, la culpabilité.

Je pouvais sentir sa douleur et derrière toute culpabilité qui rongeait le bout de mon être, je jouissais d’un plaisir malsain, je me délectais de tout ce que je lui avais fait subir. Je l’aimais, je l’aimais tellement puissamment que le simple fait de savoir que je pouvais toucher une déesse comme elle, qu’elle m’appartenait, c’était grisant, mais c’était le problème. Pas mon envie de contrôle sur elle, mais ce besoin de blesser, de détruire, ce bonheur que je ressens lorsque je mets fin à celui des autres. Je regardais ma compagne droite dans les yeux, voulant pleurer des larmes que j’avais depuis longtemps perdue, portant ma main sur sa joue, la caressant doucement. « Tu seras éternellement ma Perfection Elizabeth, pour toujours et au-delà, je suis celle à blâmer. » Un léger soupire sortait de ma bouche avant que je ne vole moi-même un tendre baiser à ma belle, essayant de repousser l’inévitable.

Je ne me retirais pas totalement, conservant notre si douce proximité. « J'ai rencontré Dieu durant la Shoah, je n'avais jamais ressenti sa présence avant, pas dans mes prières, mais là au milieu de toute cette douleur, la fin de toute chose sacrée. Je l'ai senti, j'ai contemplé sa magnificence et j'en ai perdu la vue, mon âme, ma vie, j'ai tout perdu et j'ai essayé de combler ce trou dans mon existence. Alcool, drogue, sexe, jusqu'à que tout ne devienne noirceur, je peux encore ressentir la corde autour de mon cou, mais pas le visage de ma propre famille. Mais je ne suis pas morte, je me suis levée une deuxième fois et je ressentais la faim, une insatiable faim, lorsque je me suis nourrie pour la première fois, j'ai compris. J'ai compris comment me sentir plus en vie que lorsque je l'étais moi-même, en prenant celle des autres, en prenant leur peine, leur douleur, leur existence et en la faisant mienne. Et ce trou dans mon âme n'a jamais cessé de rugir, demandant toujours plus, une bête destinée à dévorer tout ce qui est sacrée, puis je t'ai rencontré et je t'ai aimé. Tu m'as donné un but, un sens, tu m'as fait devenir quelqu'un en dehors de toute cette faim qui me rongeait, puis tu es partie, me laissant seule avec ce vide, ce n'est pas ta faute. Je voulais être aimée, pour combler ce vide en moi, au moins pour une seconde, rien ne surpassera jamais ton amour, mais il est si fort qu'il me dévore. Je me perds dans toi et j'aime ça plus que tout, j'oublie mon identité et ça me fait peur, mais sans toi c'est la noirceur de ma propre âme qui m’a rattrapé. Être une célébrité n'est peut-être pas parfait, mon hygiène de vie est perfectible, mais cela m'aide, parcequ'au fond de moi, je le vois dans mon être, la douleur et la destruction. Je vois cette ville, ce monde sous une pluie de sang, je les dévore, je dévore tout jusqu'il ne reste que le vide et puis il ne reste rien. »

Je détournais le regard, n’osant pas regarder celle qui m’avait tout donné, ne disant que quelques mots après avoir livré tout ce que j’avais sur mon cœur, aussi confus et étrange que cela pouvait paraître. « Je suis désolée Elizabeth… »

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Dim 30 Avr - 15:55




Elizabeth n'était pas une femme qui pouvait aimer. Du moins, c'était ce qu'elle se répétait sans cesse. Aimer, sainement, elle ne pouvait le faire, trop jalouse et possessive, trop volage également. À vrai dire, la belle avait peur d'aimer. Elle l'avait fait, certainement, avec son Créateur. Depuis lui, l'Immortelle refusait de s'attacher de trop. Pourtant, elle le faisait, malgré elle. Talia. Tyler. Ezekiel. Et d'autres encore. Elle souffrait alors, dès qu'elle était abandonnée ou délaissait. Et se vengeait à sa manière, sur les autres. Avec Talia, les choses avaient été douloureuses, même si c'était elle-même qui avait décidé d'abandonner la jeune immortelle après une dizaine d'années passées ensemble. La retrouver cette nuit lui faisait ressentir des tonnes d'émotions qu'elle détestait. Talia savait. Elle avait vu Elizabeth hurler sa triste, tuer et pleurer, lorsque son Sire, Erick, l'avait abandonné. Elle avait vu la rage et la haine en elle. Elle avait vu, l'espace d'un court instant, la petite fille livrée à elle-même. Elizabeth souffrait de l'abandon. Et, dans ces moments-là, elle redevenait une enfant perdue, celle que son propre père avait abandonnée un jour. La belle rousse, en temps normal sûre d'elle et arrogante, devenait alors une pauvrette qui doutait de tout et surtout d'elle, qui avait peur sans cesse. L'abandon. Rien de pire pour elle.

Le regard plongé dans celui de sa belle, Elizabeth n'avait d'yeux que pour elle. Lentement elle ferma les yeux, respirant son odeur. Elle les rouvrit lorsque la main de sa belle lui caressa la joue dans un geste d'une tendresse infinie. La belle qui se blâmait pour tout ce qui c'était passé. Alors qu'Elizabeth était responsable de leur séparation. Mais jamais elle n'avait cessé de surveiller sa Perfection qui retrouva ses lèvres pour un tendre baiser. Elizabeth voulait savoir. Elle devait savoir. Pour elle-même, pour se rassurer. Elle devait comprendre si leur passait comptait vraiment. Car certains mots, certains gestes ne lui suffisaient pas. Et Talia fini par se lancer dans un long monologue. Tantôt pendue à ses lèvres, tantôt perdue dans son regard, Elizabeth ne coupa pas la parole à sa Douce, buvant ses mots qui parfois lui déchiraient son cœur mort. Elle écouta sa belle Création lui raconter les choses telles qu'elle avait pu les vivre. Car même si elle savait que Talia avait souffert avant de devenir immortelle, elle détestait l'entendre, elle détestait le savoir. Elle seule devait être autorisée à lui faire du mal et à l'aimer. Voilà ce qu'elle pensait. Elizabeth savait la place qu'elle avait dans le cœur de Talia. Elle avait également conscience de tout ce qu'elle avait su apporter à la jeune fille qu'avait été sa Douce, la formant à son image, la modelant. Nerveuse, la rousse se mordilla la lèvre. Oui, elle avait abandonné Talia. Elle l'acceptait et l'avouait. Elle l'avait laissé seule. Mais dans son étrange bonté, dans son amour aveugle, la jeune femme ne lui en voulait pas. Talia ouvrait son cœur comme jamais auparavant. Elle n'avait pas peur. Elle avouait son amour si fort. Trop fort.

Et elle détourna le regard. Comme honteuse. Confuse peut-être. S'excusant encore. Et le cœur de l'Anglaise se brisant encore un peu. Sa main, délicate, vint s'accrocher doucement à la joue de son amante, rapprochant son visage du sien. Ses lèvres retrouvèrent les siennes dans un baiser d'une tendresse infinie.

- Je suis l'unique responsable Talia. C'est moi qui t'ai abandonné. Pas parce que je voulais que tu voles de tes propres ailes. Mais par anticipation. Car je crois que les gens finissent toujours par m'abandonner. C'était donc plus simple pour moi de prendre les devants. Tu aurais fini par t'en aller, par ne plus supporter ma folie, mes dérives et mes amants. Et si tu avais supporté ça, c'est moi qui n'aurais pas supporté de te voir encore dans les bras d'autres femmes et hommes.

Un sourire, un peu tendu, se dessina sur les lèvres de l'immortelle. De son doigt fin, elle caressa la mâchoire de sa belle, descendant sur son cou, jusqu'à l'orée de ses seins.

- Tu as vu dans quel état j'étais lorsque… Quand Erick s'en est allée. Tu es la seule à m'avoir vu dans un état si lamentable. Les autres sont tous morts de mes mains. J'ai souffert Talia. Trop. Et … je n'aurais pas pu supporter de te perdre.

Ses doigts remontèrent allant caresser ses lèvres, tendrement.

- Je t'ai vue tu sais… tuer ces hommes et ces femmes. J'ai vu ta folie et ta vengeance. Tu étais si parfaite Talia. Si sublime. Je n'ai jamais cessé de te suivre ou te faire suivre. J'ai toujours su où tu étais, avec qui. J'étais si fière de toi.

Un soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes. Talia s'était livrée comme rarement auparavant. Elizabeth en vint à se dire qu'elle devait, elle aussi se livrer, si elle ne souhaitait pas perdre Talia à nouveau.

- L'idée de te perdre m'est insupportable tu sais … tout comme l'idée d'être abandonnée. Quand mon père m'a vendu à Erick, j'ai tant souffert que j'ai cru en mourir. Quand Erick m'a abandonné… j'ai ressenti ça en plus fort encore. Et toi … Je n'aurais pas supporté ... Je ne suis jamais seule. J'ai toujours du monde autour de moi … J'ai eu un Infant, tu sais. Je n'en parle à personne. Il m'a abandonné lui aussi. Il ne supportait pas ma vie, ma débauche. Il a voulu que je choisisse entre lui et les autres. Je n'ai pas pu ...

L'Anglaise baissa les yeux, presque honteuse, se mordillant la lèvre comme une enfant.

- Je suis brisée Talia. Je veux dire … à l'intérieur. Mon cœur est brisé. Depuis trop longtemps. Je … je ne suis pas capable d'aimer vraiment. J'ai peur … de souffrir encore. Alors je fais le mal autour de moi. Et ...

Elizabeth s'accrocha aux lèvres de sa douce, pleine d'une détresse qui lui était presque inconnue, murmurant ses ses lèvres.

- Je suis désolée….

Accrochée au cou de son amante, l'Anglaise se montrait plus fragile que jamais auparavant, s'ouvrant pour les beaux yeux de sa belle ; celle qu'elle avait haïe autant qu'elle avait su l'aimer et désirer.




_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 11 Mai - 2:38

Des mots, des simples mots savaient tant transmettre, des petits sons qui voulaient tant dire, je les entendais, les percevais, pendu au visage de ma douce et je les assimilais. Tant d’informations, tant de détresse dans son âme impie, elle se livrait à moi à cœur ouvert d’une manière inédite, après tant d’années je pouvais toucher un peu plus son être. Elle me parlait de moi, d’elle, d’Erick, il l’avait abandonné, la laissant seule à mes côtés, nous avions pris soin l’une de l’autre, j’avais fait tout ce qui était en mon pouvoir pour la faire oublier. Mais encore aujourd’hui, alors que nous étions toutes deux dans ce lit après une nuit fantastique, même là, il rodait, telle une tique ne voulant jamais se retirer. Je haïssais cela, Erick ne la méritait pas, il l’avait abandonné, lui avait fait du mal, il ne l’aimait pas comme je l’aimais et pourtant il continuait de la faire souffrir.

J’entendais ses mots d’amours et je restais plonger dans son récit, me laissant emporter par sa douce voix, sa vulnérabilité, je voulais l’embrasser encore et encore pour la faire mieux se sentir. Mais je savais que je devais la laisser terminer, je devais lui laisser ce moment, pas en faire le mien, je la laissais donc continuer, s’enfonçant plus dans la tristesse. J’apprenais des choses, son Infant, je ne savais pas qu’elle en avait eu un, une pointe de jalousie naissait dans mon cœur, j’aurais aimé véritablement être de son sang. Lui aussi l’avait abandonné, tout le monde l’abandonnait, moi-même l’avait abandonné pour vivre une vie qualifiée de respectable, je n’aurais pas pu imposer à ma bien aimée de devenir ce qu’elle n’est pas. Mais cet Infant l’a fait, il n’a pas pu voir sa vraie perfection, son incomparable esprit, pas entièrement en tout cas.

Elle s'excusait, se tenait au plus près de moi et je pouvais sentir la détresse dans chaque parcelle de son corps et de son esprit, j'étais son ancre dans l'infini océan. Lentement je plaçais ma main dans sa chevelure, la caressant avec douceur, murmurant moi aussi contre ses lèvres. « Tu n'as pas à être désolée, tu m'as faite tel que je suis, je te serais éternellement reconnaissante pour ça, ton cadeau ne m'a jamais quitté. » Je lui souriais tendrement, resserrant l'écart entre nos deux lèvres, savourant longuement la douceur de sa peau, « Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous avons l'éternité à passer ensemble, deux âmes brisées, entremêlées… » Ma main descendait de sa chevelure, venant se poser sur sa joue, la tenant avec fermeté. « Et si j'ai à brûler ce monde pour te retrouver, des flots de sang couleront en ton nom Elizabeth, aucun homme, femme, qu'ils soient entre nous et dans nos lits ne pourra nous séparer. »

Je la lâchais, admirant encore quelques instants son visage avant de porter ma main à ma bouche, mordant sans attendre mon poignet, faisant soin à ne pas éclabousser le lit. Je le portais avec précaution devant le visage de mon amante, le posant devant ses lèvres. « S’il le fallait, je te nourrirais de chaque goutte de mon sang, bois autant que tu le désire ma douce, ça te fera du bien et je suis là pour toi… » Je lui faisais un clin d’œil, l’observant avec la plus grande tendresse sur mon visage.

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Sam 13 Mai - 12:23




Se confier, c'était un peu comme livrer son âme. Elizabeth ne considérait pas forcément en avoir une. Mais si tel était le cas, la sienne devait certainement être teintée de rouge sang et de noir pour sa noirceur. À cet instant particulier, l'Anglaise avait le sentiment de s'être arraché le cœur, le livrant à Talia sur un plateau d'argent ; lui offrant ce qu'elle avait de plus symbolique. Un cœur mort, qui ne battait plus dans sa poitrine. Mais un cœur qui semblait parfois se pincer douloureusement lorsque ses démons et ses souvenirs désagréables venaient la hanter. Si quelqu'un méritait de savoir, c'était elle, Talia, cette femme qu'elle aimait tant. La seule ayant été capable de la faire vibrer de tout son corps, de toute son âme. Lui faisant vivre le meilleur et le pire. Qui aurait pu croire que la belle rousse était capable de souffrir à ce point, alors qu'elle ne montrait d'elle que sa splendeur, sa grandeur, sa beauté et bien d'autres choses positives et jouissives. Parfois un peu de colère, de violence, de rage. Mais jamais de peine, ni de souffrance. Elizabeth se préservait. Car, personne n'était capable de le faire pour elle. Elle avait pourtant décidé de s'ouvrir à son amante. Des excuses. Pour tout. Pour rien. Mais des excuses quand même, accrochée là, au cou de sa belle.

Un soupir s'échappa de ses lèvres, savourant la caresse délicate dans sa chevelure rousse. Cet instant n'était que douceur et tendresse entre les deux femmes. Talia murmura des mots touchant sur les lèvres de sa belle. Des mots qui firent grandir, chez Elizabeth, un sentiment de satisfaction et de fierté. Elle avait fait de Talia sa perfection, même si elle avait cessé d'être aussi parfaite que l'Anglaise le voulait. Mais elle était fière de sa douce. Fière de l'entendre dire qu'elle lui avait fait don d'un cadeau en la faisant à son image. Et leurs lèvres se retrouvèrent le temps de quelques instants, entre deux mots prononcés. L'éternité. Elles avaient l'éternité devant elles, pour elles. L'éternité pour s'aimer. Se haïr. Se chercher. Se quitter encore. Talia semblait brûler d'un amour inconditionnel pour sa belle. Un amour éternel. Qui touchait celle qui ne voulait pourtant pas aimer, ni s'attacher. Mais elle savait, que c'était inévitable. Que c'était déjà trop tard. Talia était l'une des rares à accepter réellement de partager son existence avec une femme comme Elizabeth. Acceptant aussi bien ses nombreux défauts que ses qualités et son mode de vie.

La belle Anglaise ne quitta pas sa douce des yeux, buvant ses paroles, observant ses lèvres qui se mouvaient lentement. Ces lèvres qu'elle avait tant souvent baisées, avec tendresse ou violence. Talia mordit sa chair et porta son poignet aux lèvres d'Elizabeth. Son sang délicatement parfumé explosa sur la langue de l'immortelle. Yeux ouverts d'abord, elle écouta sa belle lui adresser quelques mots encore. Puis elle ferma les yeux, grognant de plaisir en s'abreuvant, se nourrissant de ce sang qu'elle aimait tant. Comme un enfant lové contre le sein maternel, Elizabeth s'accrocha à son amante, savourant ce cadeau qu'elle lui faisait. Lorsqu'elle estima avoir assez bu, la belle se détacha du poignet, léchant de sa langue rougie les quelques gouttes qui s'échappaient encore. Ses lèvres tout aussi rouges vinrent baiser celles de sa partenaire, partageant un peu de ce sang bu avec plaisir. La rousse était excitée. Fini la tristesse. Elle voulait encore de ce corps qu'elle connaissait par cœur. Mais elle se détacha de cette bouche audacieuse.

- J'ai encore envie de toi. De toutes les manières possibles. Mais je veux te montrer quelque chose... Viens avec moi...

Nue, gracieuse, l'Anglaise quitta le lit, attirant avec elle sa Muse. Sans rien dire, elle l'amena jusqu'à l'étage du dessous, retrouvant le salon, bifurquant dans un coin. Une porte fut poussée, donnant sur une chambre d'ami. L'un des murs rouge était sublimé par une grande toile. La peinture était parfaite. Une représentation délicate. À terre gisait un corps sang vie, mutilé. Sur le lit, on pouvait distinguer deux corps entremêlés. L'un avait le visage caché dans le cou d'une sublime créature nue, simplement recouverte d'un drap maculé de quelques taches de sang. C'était Elles. Si l'Artiste n'avait pas souhaité être reconnaissable en dehors de la chevelure rousse qui cachait un sein de son amante, ce ne fut pas par honte. Mais pour laisser place à sa Parfaite.

Elizabeth se plaça derrière sa belle, posa son menton sur son épaule, enroulant ses bras autour du corps nu de sa belle.

- C'est l'un de nos derniers moments ensemble. J'ai voulu l'immortaliser quelques années plus tard. Pour ne jamais oublier ce moment parfait.

Un baiser délicat fut déposé sur l'épaule avant qu'elle ne reprenne la parole.

- Je veux que ceux qui ont le privilège de dormir chez moi puisse admirer à quel point tu es belle. Parfaite. Qu'ils sachent qu'une femme a de l'importance pour moi.

Et Talia savait qu'Elizabeth ne se mettait que très rarement en scène sur ses propres toiles. Pourtant l'Anglaise était d'un narcissisme incroyable. Mais ses toiles ne la représentaient que très rarement. C'était là une exception particulière. Pour une situation particulière.

- Je ne suis pas ta Créatrice. J'aurais voulu l'être, tu sais. Mais je suis bien placée pour savoir que le lien du sang n'est pas indestructible. On choisit sa famille. On choisit les siens. Au-delà des liens naturels. Tu es ma famille. Tu es Mienne. Pour toujours, Talia.

Ses crocs vinrent grignoter son cou. Délicatement.

- J'ai un coup de fil à passer, pour nettoyer un peu ce qui reste de notre victime. Ensuite, nous pourrons faire ce que tu veux. Je suis toute à toi. Tes désirs sont des ordres ma belle.

Un baiser volé et Elizabeth s'éclipsa. La belle avait du personnel qualifié pour ce genre de situation. Qualifié et discret surtout. Il valait mieux vu le prix déboursé pour obtenir les services de cette agence particulière. Cinq minutes plus tard, l'Anglaise retrouva sa belle protégée, un sourire aux lèvres. Elle l'observa en silence, détaillant son corps nu, parfait à ses yeux.

- Je pourrais te bouffer tellement tu es parfaite Talia. As-tu faim ? Soif ? Dis moi ce que tu veux. J'ai un jacuzzi aussi sur la terrasse… Si jamais ça te dit.

Lentement, elle se rapprocha de l'immortelle, se collant à sa peau nue, ses seins frôlant les siens ; sa main caressant sa joue.



_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Sam 20 Mai - 16:10

Je pouvais sentir sa détresse, là dans mes bras, mais je pouvais également sentir le réconfort que je lui offrais, la reconnaissance dans les yeux de ma belle, les frétillements de son corps. Je le connaissais par cœur, l’ayant étudié de manière approfondie pendant une dizaine d’année, l’explorant sous tous les angles et toutes les émotions, je savais ce qu’elle aimait. Je lui souriais tendrement, la laissant se nourrir à sa guise de moi, ne pouvant m’empêcher de relâcher un soupir de plaisir en sentant sa bouche contre ma plaie. Elle était magnifique, sa flamboyante chevelure contrastant avec la pâleur de sa peau elle-même viciée par le rouge sanguin, elle n’était jamais autant attirante qu’ensanglantée de la source de la vie. Je la laissais faire, contemplant sa grâce, me crispant en sentant sa langue caresser ma chair meurtrie dans une douleur si exquise, j’aurais pu prolonger ce moment pour toujours.

Mais tout plaisir avait une fin, je recevais avec enthousiasme les lèvres de ma compagne, écoutant ensuite ses douces paroles teintée de tant de promesses. Je la suivais, prenant sa main, refusant de quitter celle qui m’avait tant donné après une telle retrouvaille, elle était une drogue, mon addiction, l’opium de mon esprit et de mon corps. Lentement nous nous mouvions à travers son appartement que je connaissais encore à peine, j’avais hâte d’en voir plus, d’observer la vie de ma partenaire. Nos pas nous menaient à une chambre d’ami, je n’avais possédé ce genre de choses, il faut dire que je ne possédais pas beaucoup d’amis ou de logement fixe. Mais là dans cette chambre, je pouvais voir une chose étonnante, un tableau, mais pas n’importe lequel, pas une de ces œuvres où je figurais après avoir inspiré ma peintre.

Je n’avais pas besoin des explications de ma douce pour comprendre, c’était nous, elle et moi dans un lit, le cadavre d’un pauvre hère se fondant dans le décor, un détail. C’était notre amour, un amour si puissant qu’elle ne pouvait qu’apparaître sur la toile elle-même à mes côtés, une chose qui n’arrivait pas normalement, c’était nous, c’était parfait. Je ne pouvais pas détourner le regard de cette peinture, écoutant les mots passants dans mes oreilles, profitant de cette étreinte qui m’était offerte, si mon cœur pouvait encore battre, il aurait explosé ma cage thoracique. Je n’étais pas son Infante, mais je m’étais donnée à elle, sa marque était écrite de manière indélébile sur tout mon être, je ne pouvais pas lui échapper, je ne voulais pas. Avant que je ne puisse véritablement en profiter, elle était partie, me laissant seule, mon premier moment de solitude depuis nos retrouvailles.

J’aurais pu réfléchir, penser à propos de sujets tout aussi varier les uns que les autres, à ce que j’allais faire à propos de cette situation, mais je n’y arrivais pas. Je fermais mes yeux, sentant toute la décadence de cet endroit, imaginant le sang et les corps qui avaient défilé en ce lieu, ne pouvant détacher mon esprit de ma belle. Un grand sourire s’affichait sur mon visage alors que je quittais cette chambre d’ami, me dirigeant vers mes habits posé anarchiquement par terre dans le salon, prenant le temps de les poser sur une chaise. Le corps était toujours là, un sans nom, sans importance autre qu’être un objet de notre malsain plaisir, je n’y faisais pas plus attention que cela, retrouvant mon portable. Je regardais l’avis des gens sur ma personne sur le net, j’aimais faire cela, voir leur adoration, leur amour, mais je le rangeais rapidement.

L’amour de ma douce arrivait à rendre fade même celui de mes fans, heureusement mon visage retrouvait de sa superbe en apercevant Elizabeth enfin prête à me rejoindre. J’haussais un sourcil en entendant ses propositions. « Un jacuzzi ? Tu sais que ce n’est pas bien de me gâter comme ça, je vais finir comme une princesse pourrie gâté vivant en permanence dans le luxe la décadence… » Je lui souriais malicieusement, n’attendant pas pour prendre ses lèvres contre les miennes, l’embrassant avec passion, le prolongeant longuement avant de me retirer, un air interrogatif se lisant sur mon visage. « Tu sais que je suis horrible pour faire des décisions, heureusement que tu ne me demande pas où passer nos vacances, j’arriverais après des années d’hésitation à nous mettre sur le Titanic. » Un léger rire sortait de ma bouche tandis que j’attrapais la main de ma belle, la tirant vers la terrasse.

Je pouvais voir le jacuzzi, mais ne l’approchait pas le moins du monde, préférant m’approcher du bord du bâtiment, m’y asseyant, invitant Elizabeth à faire de même. Je faisais bien sûre attention à ne pas tomber de l’immeuble et m’écraser par terre, mais l’imagerie était belle, elle et moi, nue et surplombant toute la ville de nuit, regardant Salem s’étendre au loin. « Le monde a tellement changé depuis ma naissance, je n’ose pas imaginer ce que ça doit être pour toi, c’est beau de là-haut… » Un sourire se formait lentement sur mon visage. « Et pas seulement car je veux voir ce que ça fait de jeter quelqu’un dans le vide. » Je finissais par prendre un air plus sérieux, plus pensif. « Parfois je pense à ce qu’il se serait passé si tu étais ma Créatrice, je n’ai pas exactement eu le Créateur ou Créatrice le plus présent, les inconvénients de la transformation par suicide je suppose. Ce qu’aurait été notre existence si j’étais une partie de toi, dans l’éventualité où tu ne m’aurais pas assassiné à notre rencontre, ça aurait été vraiment gênant pour le coup. »

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Dim 21 Mai - 10:50




Elizabeth était rarement aux petits soins pour les autres. Mais, il y avait quelques rares personnes qu’elle considérait comme importantes à ses yeux ; importante à son Univers. Et Talia en faisait partie. Si elle pouvait parfois l’avoir haï, pour son absence par exemple, elle ne pouvait cependant pas s’empêcher de l’aimer. L’Anglaise n’avait certainement jamais connu le vrai amour. Si Lenny, le bel écuyer de son Créateur, avait su faire battre son cœur d’humaine, elle n’avait jamais aimé ‘’normalement’’ en dehors de lui. Son amour pour Erick avait été malsain, pervers, obsessionnel et si fort. Celui pour son Infant également. Ce que la belle ressentait pour Talia se rapprochait le plus d’un amour réel. Même si elle était obsédée par elle, Elizabeth aimait Talia profondément. Le monde aurait pu s’écrouler autour d’elles que la belle s’en serait moqué, tant que sa Parfaite était à ses côtés. Et c’était là aussi ce qui avait tendance à l’effrayer, à la faire fuir. Car Elizabeth ne pouvait s’autoriser à souffrir encore. Elle ne voulait s’attacher de trop, au risque de s’y perdre et de devenir folle. Alors oui, elle aimait Talia et la retrouver semblait une évidence. Non, elle ne voulait plus la perdre. Mais jamais ces deux-là ne pourraient vivre normalement ensemble. Car Elizabeth était forgée dans la perversion, la jalousie et l’égoïsme. Parce que jamais elle ne pourrait abandonner son mode de vie et ses travers. Jamais.

Mais étant une femme à penser principalement au présent, elle ne se posait à cet instant aucune question sur sa relation avec Talia. Elle savait, au fond d’elle, que la jeune Vampire ne pourrait à nouveau plus se passer d’elle. Tout comme elle savait qu’elles allaient certainement pouvoir trouver un équilibre dans cette relation diaboliquement malsaine et fusionnelle. Pour ne plus commettre les erreurs du passé. Pour ne plus avoir à se séparer comme elles avaient du le faire. Et cette nuit, rien ne comptait à part Elle et ses désirs. Et ça tombait bien, car en général, les désirs de Talia allaient de paire avec ceux d’Elizabeth.

L’Anglaise souriait, observant le visage de sa belle, ce visage qu’elle connaissait mieux que n’importe qui ; qu’elle aurait pu dessiner les yeux fermés. Elle aurait pu se perdre toute une vie dans son regard, lovée contre son corps nu qu’elle aimait tant. Et, elle ne pue s’empêcher de sourire à ses traits d’humour. Il n’y avait décidément qu’avec Talia que la rousse pouvait être naturelle, laisser tomber ses barrières de femme fatale.

- Je te trouverai la plus belle des couronnes dans ce cas. Et puis Princesse ce n’est pas assez. Tu seras ma Reine. Lui-dit elle avant que sa Douce ne s’empare de ses lèvres, la dévorant avec une passion non contenue, réveillant comme toujours les pulsions de l’aînée. Restant tout contre sa belle, elle l’écouta en souriant. Il est vrai que Talia n’avait que rarement pris de décisions. Elizabeth avait toujours aimé décider pour elle, la guider, lui imposait, la conseiller. Cela avait certainement été sa manière à elle, particulière certes, de prendre soin de celle qu’elle désirait tant.

Elizabeth se laissa tirer sur la terrasse, laissant en silence sa belle admirer l’endroit. La terrasse était assez grande, sans vis-à-vis, fleuris, pavée. Quelques arbres en pots, quelques fleurs. Un endroit presque paisible et vraiment beau. La vue sur Salem était divine, surtout de nuit. L’air frais de cette nuit printanière était agréable. L’Anglaise apprécia tout particulière la sensation sur sa peau nue alors que toutes deux s’avançaient vers le bord de l’immeuble. Talia s’installa sur le bord et Elizabeth en fit de même, leurs jambes pendantes dans le vide sous leurs pieds. Salem s’étendait sous et devant elles, telles des Reines en haut de leur tour d’ivoire. La belle avait raison, le monde avait terriblement changé. Parfois, Elizabeth avait du mal à s’y faire, notamment aux nouveaux goûts, aux langages. Elle était encore parfois figée dans un temps que certains n’avaient pas connus, préférant les mots soutenus et la musique classique aux langages sms et aux r’n’b.

L’Immortelle quitta la vue sur la ville pour contempler le visage pensif de sa Douce, l’écoutant attentivement. La belle caressa la cuisse de son amante, venant déposer ses lèvres sur son épaule, dans un baiser tendre et presque réconfortant.

- J’aurais aimé que tu sois mienne de toutes les manières possibles. J’aurais été fière d’être ta Créatrice. Mais … je ne suis pas certaine d’être la meilleure dans ce domaine. Un autre baiser, tout aussi tendre, fut déposé sur l’épaule de l’immortelle. J’ai rencontré un Vampire Originel il y a quelque temps. Je me suis installée à Salem pour être plus proche de lui. Te rends tu comptes que je pense l’estimer et l’aimer plus que j’ai pu le faire avec Erick à l’époque ? Je crois, ma belle Talia, qu’on peut considérer quelqu’un comme étant son Sire, même si le lien du sang n’est pas là.

Elizabeth posa sa tête sur l’épaule de sa belle, observant à nouveau la ville qui s’étendait sous leurs pieds.

- D’ici nous sommes les Reines. Rien ne peut nous arriver. Je veux que tu sois mienne Talia. Je ne veux plus te perdre. Mais nous allons devoir faire les choses autrement. Je vais devoir accepter de ne pas avoir le contrôle sur ta vie. Pourrais-je l’avoir sur ton corps lorsque nous sommes ensemble ?

Une pensée traversa alors l’esprit d’Elizabeth. Pensée qui étira un sourire sur les lèvres de la belle Immortelle. Un sourire que Talia connaissait… Joueur et plein de promesses.

- Abandonnons la vue et la jacuzzi, je veux te montrer quelque chose.

Elizabeth quitta le rebord de la terrasse et tendit la main à sa Parfaite, l’entraînant sans rien dire avec elle, lui volant un baiser au moment où leurs corps se retrouvèrent proches. À nouveau, les deux femmes se retrouvèrent à l’étage. L’Anglaise ne prit pas la direction de sa chambre cette fois. Plus bas, la porte d’entrée s’ouvrit, les agents de nettoyage venaient d’arriver. Elizabeth ouvrit la porte fermée à clé en temps normal. Lorsqu’elle alluma la lumière, une pièce aux murs rouges se dévoila. Le sol était, comme dans tout l’appartement, carrelé de blanc. Aux murs, de nombreux instruments étaient attachés et exposés ; fouets, cravaches, menottes, cordes, sangles. Dans des armoires, de nombreux accessoires attendaient d’être utilisés. Au plafond, une grille était suspendue, laissant apercevoir des chaînes coulissantes. Un canapé en cuir blanc trônait dans un coin. Contre un mur, un grand lit à baldaquin noir, aux draps rouges et sans voilages patientait. Les sur pieds du lit, ainsi que sur les poutres épaisses, étaient accrochés des anneaux en fer. La pièce n’était pas immense, mais suffisamment grande pour contenir tout ce dont Elizabeth avait besoin.

- Ma propre salle de jeu. Je l’ai voulu plus … délicate que celle qu’Erick et moi avions à l’époque.

Elizabeth vola un baiser à sa douce avant de quitter son corps et sa main. Elle longea les murs, caressant du bout de ses doigts les fouets et cravaches, faisant tinter les menottes entre elles.

- As-tu envie de jouer Talia ? Me laisserais-tu te dominer cette nuit et t’offrir un plaisir comme jamais tu n’aurais pu ressentir auparavant ? Tu peux choisir ce que tu veux tester, j’ai de tout … plugs, pince à tétons, bougies, chaînes … demande … ou laisse toi te faire surprendre.

Le regard d’Elizabeth en disait long sur ses envies. Lorsqu’elle amenait des personnes ici, elles n’étaient pas toujours consentantes et parfois certaines finissaient par mourir. Car, si à la base cette salle était une pièce de jeux et de jouissance, l’Anglaise s’en servait également comme salle de torture et de souffrance. D’une pierre, deux coups. Mais avec Talia, la belle n’avait aucune envie de la faire souffrir … ou alors simplement pour qu’elle puisse mieux jouir.

- Seulement si tu acceptes de jouer, il nous faudra un code, pour que je saches si je dois m’arrêter. Tu n’imagines pas à quel point ça peut aller loin et à quel point je peux aller loin. Je me suis amélioré avec les années. Mais c’est à toi de voir. Tu n’es pas forcée, tu le sais.

Elizabeth s’installa sur le bord du lit, nue et parfaite, contemplant sa plus belle œuvre d’un regard pétillant d’envie et de vice.



_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Dim 21 Mai - 21:06

De douces pensées gravitaient dans mon esprit, l’idée d’être l’infante de ma douce Elizabeth était tentante, j’étais dans la crasse d’une chambre, seule après avoir pris ma propre vie. Personne ne m’avait accordé d’importance après la guerre, personne sauf elle, celle qui a fait tout ce que mon Créateur ou Créatrice aurait dû faire, m’accompagner et m’aimer. J’étais une orpheline, mais la magnificente rousse m’avait adopté, faisant de moi sa plus belle création, un lien bien plus fort que n’importe quel sang ou affiliation. Seulement crée par notre détermination et notre amour, aussi malsain soit-il, un véritable conte de fée, remplie de sang, de décadence et de peine, une histoire dont nous étions les Reines. Pourtant derrière toutes ces promesses, tous ces espoirs et fantasmes, je pouvais le sentir, ce doute rongeant mon être, cette inquiétude d’être à nouveau seule au monde.

C’était irrationnel je sais, ma belle m’aimait inconditionnellement, mais je craignais Erick, je ne voulais plus perdre ma compagne et il possédait une grande influence sur elle. Mais cela n’était pas suffisant, non elle avait trouvé quelqu’un qu’elle adorait plus encore, un vampire puissant, un originel, quelqu’un pour qui elle a déménagé à Salem. Je ne laissais rien paraître, mais j’avais peur, peur de la perdre encore une fois, qu’elle trouve que je ne sois plus assez bien pour elle, j’étais une perpétuelle enfant face à elle. Cherchant toujours son approbation, j’en avais besoin, mais qui étais-je face à un originel ? Ces êtres puissants, les plus premiers de notre espèce, je ne les portais pas dans mon cœur, les gens qui peuvent me tuer en une fraction de seconde ont tendance à m’inquiéter. Non, j’étais bien mieux loin de leur politique et de leurs intrigues, tous pouvaient rester dans leur monde, moi le mien.

Mais comme pour me rassurer, les paroles de ma partenaire me rappelaient l’évidence même, j’étais sienne, pour toujours, un doux présent et avenir, oh ma douce avait le contrôle illimité de mon corps. Désormais elle souriait, un sourire que je connaissais, remplie de promesses plus belles les unes que les autres, bientôt je comprenais la raison d’un tel sourire, bientôt je restais sans voix devant la suite. Tant d’instruments de décadence s’offrait à nous dans cette nouvelle chambre, j’observais attentivement ce lieu, les nombreux accessoires ayant certainement vu passer maintes personnes. Ma belle aimait dominer, affirmer son contrôle sur les autres, les faire souffrir, les faire jouir, des plus grands plaisirs, je savais ce qu’elle me voulait. Je l’entendais, je le lisais dans chaque muscle de son corps anticipant le fait que je lui dise oui, que je m’offre véritablement à elle en cette nuit de retrouvailles

Je m’approchais des accessoires sur le mur, les observant avec une certaine fascination avant de me tourner vers la rousse aux envies si particulière, un léger sourire se formant sur mon visage. « Je dois avouer que je ne m’attendais pas à cela, félicitations pour la surprise. » J’approchais d’elle, une certaine convoitise pouvant se lire dans mon regard tandis que me posais devant ma belle. « Première nuit de nos retrouvailles après tant d’années et tu veux déjà faire de moi ta soumise, je te reconnais bien là Elizabeth. » Mon sourire s’agrandissait progressivement au fur et à mesure de mon rapprochement, rapidement nos lèvres se rejoignaient pour un tendre baiser prolonger pendant un long moment. « Rien n’est trop beau pour moi… » Je retirais un peu mon visage, profitant un peu, lui adressant un petit clin d’œil joueur, ma main droite s’occupant déjà de lentement caresser de l’extérieur son point de plaisir plus bas.

« Je suis ta Reine et tu la mienne, ce soir et jusqu’à la fin des temps, j’accepte volontiers tous les délices et supplices dont tu voudrais m’infliger. » Je passais doucement un doigt en elle, juste assez pour l’exciter plus que de raison, mais je le retirais bien assez tôt, me reculant un peu plus loin du lit, l’innocence même parcourant mon visage. « Fais ce que tu veux de moi, tu es l’experte après tout, concernant le code, une idée ? Ce n’est pas comme si j’allais en avoir besoin de toute façon. » Je jouais la fierté, je la provoquais sexuellement avec mon doigt et mes baisers, ce n’était pas anodin, je voulais la titiller avec le grand jeu, je savais qu’elle me ferait payer. J’allais souffrir pour elle et adorer ça, j’en étais sûr, je ne voulais pas utiliser ce code, mais l’éclat dans les yeux de ma belle me faisait légèrement douter de mes capacités à lui résister.

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Lun 22 Mai - 19:55




Le regard rivé sur la belle immortelle, Elizabeth ne bougea pas et n’ajouta rien. C’était un plaisir pour elle de voir sa Douce se déplacer en ce lieu presque sacré. L’envie montait toujours plus chez la rousse, nourrissant chaque partie de son corps alors qu’elle s’imaginait déjà utiliser ces accessoires sur Talia. C’était presque incroyable de la voir ici. Elizabeth ne s’était pas préparée à la voir si tôt et pourtant elle l’avait voulu. Elle avait tout voulu. À aucun moment elle ne s’était imaginée que les choses se passent si facilement entre elles ; que ces retrouvailles soient si belles et agréables, si excitantes et réconfortantes. Et pourtant, elles étaient là, dans cette salle de jeux qu’Elizabeth affectionnait tout particulièrement. L’Anglaise, toujours très observatrice, souriait à la vue de sa Parfaite qui s’approchait d’elle, lentement. Inutile de dire ce qu’elle comptait faire. Elizabeth savait. Talia allait jouer. Attiser l’envie. Et elle la laissa faire. Un rire léger s’échappa des lèvres de l’immortelle assise sur le lit.

- J’ai toujours aimé te voir soumise, tu le sais …

Oui, elle le savait. Elizabeth aimait dominer et elle avait aimé le faire avec Talia, durant toutes ces années. Elle avait tout autant aimé lui laisser son libre-arbitre. Les choses étaient particulières, car l’Anglaise n’était pas une vraie dominante. Elle n’était pas que ça. Et elle trouvait ça d’ailleurs bien plus divertissant. Mais cette nuit, elle voulait que Talia soit sa soumise, du moins qu’elle accepte de s’offrir à elle, de la laisser être maîtresse de son corps. Elizabeth voulait pouvoir rendre folle sa belle. Elle voulait lui interdire de jouir, et l’autoriser à le faire. Elle voulait être totalement responsable de son plaisir et de ses frustrations. Pour l’amener là où elles n’étaient plus allées depuis bien longtemps maintenant. Trop longtemps. Elizabeth était en manque de ce corps, de ces lèvres qui retrouvèrent les siennes. Et Talia savait faire monter cette envie, se permettant de caresser son amante, juste là, où le désir prenait tout son sens. Mais Talia savait aussi que c’était là de la pure provocation qu’elle finirait par payer.

Elizabeth la laissa faire malgré tout, gémissant doucement, ondulant un peu contre cette main baladeuse dont un doigt s’infiltra dans son antre déjà humide. Un sourire étira les lèvres de l’aînée. Amusée par l’audace.

« Fais ce que tu veux de moi, tu es l’experte après tout, concernant le code, une idée ? Ce n’est pas comme si j’allais en avoir besoin de toute façon. »

Talia ne se doutait pas à quel point elle pouvait devenir folle. Mais elle voulait essayer sans code. Soit. Elizabeth acceptait. De toute manière, elle serait suffisamment observatrice pour voir si sa Belle avait besoin d’arrêter. Dans tous les cas, elle n’avait cessé de provoquer la rousse qui étirait un peu plus son sourire. Lentement, elle se releva, le visage un peu plus dur et se planta à quelques pas de sa belle. Quelque chose venait de changer chez Elizabeth, devenant plus imposante, plus sombre, plus écrasante.

- Très bien Talia. Tu as dès maintenant interdiction de me toucher sans mon autorisation. Je ne vais pas t’imposer certains détails comme m’appeler Madame et baisser les yeux lorsque tu t’adresses à moi. Mais tu obéis, ne me touches pas. Compris ?

Elizabeth attendit que Talia acquiesce avant de continuer.

- Place toi sous les deux anneaux accrochés au plafond. Et lève les bras au-dessus de la tête. Tu ne bouges pas et ne te retournes pas. Je reviens.

Elizabeth se mouva en silence. Elle attrapa d’abord un bandeau pour les yeux, comme ceux que l’on utilise par exemple en avion, pour se cacher du soleil. Elle attrapa également deux paires de menottes aux bracelets larges et en cuir. Sans un mot, Elizabeth revint vers Talia et se colla dans son dos, sa poitrine frôla sans peau. Elle passa d’abord le bandeau sur ses yeux, la privant ainsi de sa vue. Puis elle attacha chaque poignet aux anneaux suspendus. La belle tira doucement sur les bras de Talia, lui montrant la solidité du matériel, malgré leur force Vampirique. À nouveau, Elizabeth abandonna Talia. Ses doigts allèrent frôler quelques ustensiles. Elle s’arrêta finalement sur un martinet aux lanières en cuir noir. Elle s’arrêta également sur des pinces pour les seins délicats de sa ‘’Soumise’’. À nouveau, elle retourna près de sa belle qui devait s’impatienter. Sans rien dire, elle laissa sa langue glisser sur les pointes des seins délicats de l’immortelle, les suçotant légèrement pour les faire pointer au maximum. Puis elle y fixa les pinces, lentement, qui lui procurèrent très certainement une sensation à la fois légèrement douloureuse et agréable. La belle eut une idée de dernière minute et retourna à ses affaires en souriant. Lorsqu’elle revient, elle fut plus que satisfaite.

- Ouvre la bouche et suce.

Elizabeth attendit que la bouche souffre pour glisser, l’une après l’autre, des boules… boules de geisha. Il fallait les humidifier suffisamment. Lorsque cela fut fait, la rousse se faufila à genoux entre les cuisses de la belle, lui relevant une jambe. Lentement, elle glissa les deux boules dans l’antre sacré de sa belle, un sourire aux lèvres. Puis elle la relâcha, se redressant.

- Maintenant, je vais te fouetter, et quand tu en aurez assez, tu crieras le mot ‘sang’. Retiens et n’oublie pas Talia. Est-ce que c’est compris ? N’hésite pas à l’utiliser. Jamais. Tu as interdiction de jouir sans mon autorisation. SI tu le fais, tu seras punie. Compris ?

D’abord, le martinet caressa la peau parfaite, le ventre, les seins, les cuisses. Les lanières se promenèrent sur la peau convoitée, jusque sur les fesses de sa belle. Et le martinet claqua, sans prévenir, sur la fesse gauche de l’immortelle soumise. Et, sans répit, les lanières claquèrent à nouveau, sur l’autre fesse. Elizabeth enchaîna les coups à des intensités différentes : fesses, dos, sein, ventre, cuisse, allant même jusqu’à fouetter son intimité. Les coups étaient une fois doux, une fois violents. La belle rousse faisait en fonction des réactions de sa belle. Et elle continua ainsi, encore et encore. Frappant cette peau délicate jusqu’à ce que Talia atteigne un point particulier entre l’excitation et la douleur.

Elizabeth, joueuse, laissa sa langue courir sur le corps de sa belle, glissant entre ses cuisses pour se délecter de son parfum, suçotant son bouton de plaisir. Cruel jeu, avec interdiction de jouir.

_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 02/01/2017
Messages : 78
Rp postés : 41
Avatar : Bex Taylor-Klaus (Rhydi <3 <3 <3)
Âge du perso : 94 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas pour le moment
Multis : Aleksandra Mokhov
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Jeu 25 Mai - 16:06

Ma douce devenait moins douce, c’était à prévoir étant donné le petit jeu auquel nous allions nous adonner, mais cela restait tout de même impressionnant à voir. Elizabeth savait se montrer imposante lorsqu’elle le désirait, me donnant l’impression de prendre possession de tout mon être comme de sa chose, enfin, plus que d’habitude. C’était réconfortant de la laisser ainsi prendre le contrôle de mon corps, de ma vie, de me remettre à ses mains expertes comme il y a si longtemps. Elle n’avait toujours voulu que mon bien, mon amour, dans ses caresses, ses baisers, ses réprimandes, ses punitions, je le savais et rien ne pourrait me faire douter de cela. Elle me donnait désormais des règles, des règles très simple, mais diablement frustrante, comment ne pas désirer de tout mon être toucher un corps si parfait ? Mais c’était la règle et je comptais bien la respecter, j’hochais donc doucement de la tête pour montrer mon accord avec la principale intéressée.

Je suivais attentivement les instructions de ma belle, la laissant m’immobiliser avec ses anneaux, puis me couvrir les yeux avec son bandeau, me plongeant dans a paralysie et le noir. Ma compagne aimait assurément pouvoir contrôler tous mes actes et sensations, mais la suite n’en était que plus belle, un léger gémissement sortait de ma bouche tandis que je sentais la langue de mon Éternelle. Elle les recouvrait de sa langue, les suçant, emplissant mon corps d’envie et de désir pour elle, je me languissais du moment où je pourrais la jeter contre le lit juste derrière. Mais bientôt la bouche de ma belle n’était pas la seule chose sur mes tétons, je ressentais soudainement une pression sur eux, si je devinais bien, des pinces. Je sentais un début de douleur, mais aussi de plaisir, la douleur était une chose que je connaissais, que j’avais appris à apprécier, que ce soit celle des autres ou la mienne.

J'entendais l'ordre de celle qui officiait de Maîtresse dans notre jeu et je m'exécutais immédiatement, ouvrant la bouche, suçant avec conviction les boules insérer dans ma bouche. Rapidement je les sentais entrer en moi, lâchant un gémissement un peu plus fort, un sourire se formait sur mon visage alors que le reste de notre séance se faisait entendre. J'avais mon mot de passe, ma nouvelle règle, mon enfin de torture, ma dominatrice, j'hochais à nouveau la tête, laissant faire ma belle, je m'attendais à me faire fouetter, mais le vivre était différent. D'abord un coup, puis deux, puis trois, ils s'enchaînaient un peu partout sur les points importants de mon corps, frappant avec douceur, force, tout ce dont ma chère et tendre ressentait le besoin de m'infliger. Je sentais les boules faire pression dans mon intimité, les pinces sur mes tétons, le martinet s'abattre sur mon corps.

Moi la forte vampire, attacher, à la merci de ma cruelle geôlière, obliger de prendre tout ce qu'elle me réservait, c'était enivrant, rapidement la douleur et le plaisir se rejoignaient dans un doux délicieux ballet. Toutes ces sensations partout sur mon corps en même temps, j'imaginais ma compagne, son air sadiquement enjôleur sur le visage, son magnifique corps frémissant devant mes gémissements toujours plus forts. J'étais une bête, grognant pour toujours plus, impatiente d'être dompter et dresser par ma Divine, sentant à chaque coup le plaisir monter dans tout mon corps, se propageant dans tout mon être. Je me demandais si les hommes d'entretiens étaient toujours présents, peut être étaient t'ils en train d'entendre tout cela, cela ne m'importait pas, ils pouvaient bien m'entendre. Ils pouvaient saliver en imaginant toutes les attentions que ma belle me donnait tandis qu'ils nettoyaient le sang souillé par le sang et notre vice.

Ils auraient pu venir voir que je n'en aurais eu cure, ils auraient pu avoir l'étendue de ma dévotion et de mon amour, de notre Perfection à jamais éternelle. Je me demandais à quoi je ressemblais vu de l'extérieur, disponible et soumise à Elizabeth, c'était une vision que je ne montrais pas aux gens, cela m'intriguait. Mais ces simples considérations ne se bousculaient pas plus dans mon esprit bientôt accaparé par autre chose, un autre plaisir, celui du retour de la bouche de ma belle. Je la sentais, sa langue partout sur mon corps, entre mes cuisses comme avant sur le canapé, le plaisir était enivrant, débordant, déchirant, mais je résistais. Je n'avais pas crié le mot de passe pour arrêter ma douce torture, je n'allais pas succomber face à elle, par fierté, défi, envie de prolonger encore et encore ce plaisir si particulier.

Je retenais mon extase, mon orgasme, le plaçant le plus loin possible de moi, mes poings et mon corps se raidissant pour retenir ce douloureux orgasme au fond de moi avec difficulté, mais détermination. Criant au milieu de mes gémissements un simple. « Je t’aime ! »

_________________

So what if you can see the darkest side of me. No one will ever change this animal I have become. Help me believe it's not the real me. Somebody help me tame this animal
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Vampire

Date d'inscription : 09/03/2017
Messages : 219
Rp postés : 85
Avatar : Deborah Ann Woll
Âge du perso : 24 / 150 ans
Groupe du perso : Vampire
Disponibilités : Pas Disponible
Liens infos : Fiche - Liens - Sujets
Avis de recherche :
- Un(e) employé(e) pour la galerie d'Art
- Des compagnons de jeux de toutes races,
- Des ennemis également,

Multis : Abigaïl / Teddy / Valeska
MessageSujet: Re: Did I miss you Sweety ? Feat. Talia Ven 26 Mai - 12:43




C’était étrange pour l’Anglaise, de soumettre ainsi sa belle. Certains pensaient ce genre de relations malsaines et sadiques. Elles pouvaient l’être. Mais Elizabeth souhaitait avant tout donner du plaisir à sa partenaire. Et cela passait par les ordres, les règles, la frustration et, parfois, la douleur. Une douleur qui amenait à la jouissance. Une jouissance parfois violente, qui faisait tourner la tête et perdre pied. Certaines de ses amantes avaient parfois perdu connaissance, quelques instants. C’était beau à voir. Et si Elizabeth ne savait pas jusqu’où Talia était capable d’aller, elle comptait bien y aller ‘‘doucement’’ avec sa belle. Elle voulait lui montrer tout ce qu’elle avait loupé, tout ce qu’elles allaient pouvoir rattraper. Parce qu’il était hors de question qu’elles se perdent encore. Et là, accrochée aux hanches de sa Douce, léchant son intimité avec envie, Elizabeth lui montrait à quel point elle l’aimait ; à quel point, elle voulait d’elle… À quel point elle lui avait manqué.

Le corps de Talia se tendait. Ses muscles se bandaient peu à peu, retenant l’orgasme. En bonne soumise, elle obéissait, pour le plus grand plaisir d’Elizabeth. Mais l’Anglaise voulait pousser encore plus loin les sensations que sa belle éprouvait. Des sensations toujours plus fortes, se transformant en une douleur sournoise et délicieuse. Des mots d’amour furent criés, entre les gémissements de plus en plus difficiles à retenir. Alors, pendant que sa langue se perdait encore sur le bouton de chair, les mains quittèrent les hanches, grimpant sur le corps parfait de sa Soumise. Les doigts allèrent malaxer les seins offerts, dont les pointes étaient malmenées par les pinces. Et, sans prévenir, Elizabeth retira d’un coup les fameuses pinces. La sensation était un mélange de douleur vive et de plaisir, de quoi augmenter un peu plus l’intensité de l’extase que sa belle refoulait. Un sourire amusé glissa sur les lèvres d’Elizabeth qui observa, quelques instants, le corps de Talia qui se mouvait, se débattait presque contre cet orgasme.

- Pas encore ! Lui ordonna-t-elle d’une voix presque grave.

Les doigts glissèrent sur le corps fébrile et s’arrêtèrent sur ses cuisses. La langue avait repris son chemin vers l’intimité de la belle lui infligeant encore une torture sensuelle.

- Détends-toi… et laisse toi aller. Tu as le droit.

Et, subitement, les boules de geisha furent retirées du corps de Talia, retombant à terre, poussant la belle à jouir. Elizabeth caressa ses hanches, malaxa ses fesses, soufflant doucement sur son intimité en souriant. L’orgasme était intense, violent, secouant l’être tout entier, apportant des sensations extrêmes. Si c’était une torture de retenir l’orgasme, ce l’était encore plus de le subir vu son intensité. Laissant la belle subir, Elizabeth se redressa rapidement pour détacher les mains de Talia donc le corps, privé de force, s’écroula dans ses bras. Et la Douce fut portée jusqu’au lit où elle fut déposée. Les lèvres d’Elizabeth retrouvèrent les siennes, dans une douceur infinie. Le temps s’écoula. En secondes. En minutes. Le silence régnait durant ce laps de temps nécessaire. Les yeux furent débandés, le corps totalement libre de ses mouvements, là, sur les draps fins. Elizabeth garda sa belle contre elle, ayant calé la tête de sa ‘Soumise’ sur sa poitrine, caressant doucement ses cheveux.

- Tu sais te montrer obéissante, c’est parfait. J’espère que tu as aimé ça Talia. Car je pourrais t’en donner encore, de manières différentes. C’était un avant-goût, on va dire… Pour te tester et voir si tu pourrais facilement jouer le jeu.

Les lèvres d’Elizabeth embrassèrent furtivement le front de la belle. Elle était d’une douceur incroyable, presque maternelle, soucieuse du bien-être de son amante.

- Reste là, je reviens.

Elizabeth abandonna Talia quelques instants. Nue, elle descendit au rez-de-chaussée. Le service de nettoyage n’était plus là. Le sol carrelé avait retrouvé son éclat et sa blancheur. Comme si de rien était. Sans un bruit, la belle se traîna jusqu’à la cuisine ouverte. Un verre de sang, apporté le matin même et parfaitement conservé, fut déversé dans un verre en cristal. Du sang de Sorcier. D’un goût divin. Belle récompense pour sa parfaite qu’elle retrouva, allongée sur le lit. Elizabeth pénétra dans la chambre, un sourire aux lèvres. S’installant à nouveau sur le lit, elle tendit la coupe à la demoiselle, nue et splendide.

- Une récompense. Tu me diras ce que tu en penses.

Elizabeth vola furtivement les lèvres de sa douce avant de la laisser boire.

- Cela doit te sembler étrange mais … J’aime l’idée de te soumettre. De t’obliger à obéir. J’aimerais pouvoir recommencer. Serais-tu d’accord ? J’aimerais savoir ce que tu as éprouvé… J’ai besoin de savoir. C’est important.

C’était important, pour une bonne entente, dans le cas où elles recommenceraient. Et Elizabeth avait vraiment envie de recommencer.

_________________

★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Did I miss you Sweety ? Feat. Talia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» miss petite bergere pot de colle ( evreux 27)
» Haïti Couronne une Nouvelle Miss
» Anastagia Pierre Américaine d’origine haïtienne couronnée Miss Florida USA 2009
» Quand on rêve éveillé. [Pv Jann et Sweety]
» Miss Haïti prendra d'assault Miss Univers le 23 Août!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: . :: North of Salem :: Salem Willows-
Sauter vers: