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Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher

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MessageSujet: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Mer 29 Mar - 20:27


Trust me, i'm lying

- NON !!! Pfff foutu humain, pas solide du tout ces choses là !

Elizabeth était calmement installée sur le lit d'un jeune étudiant. Malgré les années, elle appréciait de mettre à l'épreuve la résistance des humains. À vrai dire, depuis le temps, elle ne s'était toujours pas lassée de jouer avec ses pouvoirs. Elle était une grande passionnée du corps humain, de ses merveilles, de ses secrets. C'était pour elle une source inépuisable d'imagination. Elle se nourrissait de tout cela pour peindre ses toiles qui se vendaient si chère. Et puis, quel plaisir pour elle d'entendre crier, de goûter du bout de sa langue les larmes salées s'échappant des yeux pleins de terreurs de ses victimes. Son ouïe se calait sur le rythme cardiaque et en savourait chaque variation telle que l'accélération due à la peur ou le net ralentissement jusqu'à ce que le vide se fasse et que la mort étreigne la pauvre âme condamnée. Cette victime là devait avoir environ dix-neuf ans, tout juste sorti de l'adolescence, pas vraiment entrée dans le monde des adultes. Un jeune homme si calme que l'immortelle avait croisé quelques jours plus tôt. Un jeune homme commun, comme les autres. Pas le beau ténébreux, ni le geek gringalet. Elle lui avait gentiment fait le coup de la jeune femme adorable, car oui, elle savait jouer un tel rôle. Elle l'avait un peu aguiché, gagnant peu à peu sa confiance jusqu'à ce qu'il lui propose de venir déjeuner chez lui. Lily accepta avec beaucoup d'enthousiasme, bien évidemment. Ce jour là, elle avait vêtu une robe blanche en mousseline, lui arrivant au-dessus des genoux, avec un cardigan beige. Ses longs cheveux roux, légèrement ondulés, flottaient sur ses épaules. Bel ange de la mort.

Le déjeuner n'avait pas eu le temps d'être préparé. Elizabeth s'était empressée d'embrasser sa jeune victime et celui-ci, un peu débauché, l'avait conduite dans sa chambre à coucher. Le massacre avait commencé. Ses doigts, portés à ses lèvres rougies, se glissèrent dans sa bouche, récoltant encore quelques gouttes du savoureux liquide.

Deux heures plus tard, le pauvre homme gisait sur les draps tâchés, mort. Son corps nu avait été découpé par un couteau de cuisine mal aiguisé. Cela avait commencé par une simple coupure sur la joue, pas bien profonde, mais qui avait malgré tout fait sursauter le pauvre gamin. La langue de la belle s'était alors glissée sur les gouttelettes de sang, refermant la plaie soigneusement. La peur s'était emparée du jeune homme, accélérant son cœur, sucrant son sang. Il aurait pu mourir vidé de son sang, mais bon nombre de plaies furent cicatrisées. Sa langue avait cependant été coupée pour qu'il n'émette aucun son. Cela fut douloureux, très douloureux et les larmes s'étaient mises à couler le long des joues de cette innocente victime. Mais le pauvre avait été contraint à se taire.

- Chut, tu ne dois pas avoir peur, je vais bien m'occuper de toi, lui avait-elle soufflé entre deux baisers.

Elle lui avait fait l'amour et malgré lui, il avait pris du plaisir, en voyant le corps parfait de la belle, onduler sur lui à un rythme effréné. Ses griffes s'étaient enfoncées dans la chair maigre et peu musclée de son torse, entaillant presque jusqu'à l'os. Un rire cristallin s'était élevé dans la pièce avait de retomber aussi rapidement lorsqu'elle avait senti le cœur ralentir. Alors elle s'était entaillée le poignet, laissant un filet de sang glisser dans la bouche de l'élu. Il fallait le réparer. Il ne devait pas mourir. Non pas que cela lui tenait à cœur, mais elle ne voulait pas faire de lui sa progéniture. Ce fut donc bien déçue, que la rousse s'était rendue dans la salle de bains pour se débarbouiller un peu les bras et le visage, enfilant sa robe délaissée pour ne pas la salir. Une fois certaine que l'humain fut guéri, elle effaça ses souvenirs. Le pauvre ne saurait jamais pourquoi sa langue avait été tranchée. Pauvre petit bouchon ...

...

Les talons claquaient sur le bitume. La silhouette fine et élancée s'avançait sur le trottoir, s'approchant dangereusement du bar sur lequel l'immortelle avait jeté sur dévolu ce soir là. La belle avait quitté son duplex quelques heures plus tôt pour se doucher après sa petite séance de torture. Mais la rousse était capricieuse et se laissait assez vite des humains un peu trop normaux. Et ce dernier, bien qu'il avait su réjouir et satisfaire l'immortel, avait été trop banal. Il était temps qu'elle change. Qu'elle s'amuse. La lassitude n'avait rien de bon chez la Vampire. Ce sentiment qu'elle haïssait n'était pas de bon présage pour les autres. Car pour elle, tout était toujours amusement, ou presque. Mais pour les autres, sa lassitude pouvait être néfaste. Et cette nuit, Elizabeth était bien décidée à trouver quelqu'un avec qui s'amuser. Homme ou femme, cela lui importait peu. Il lui fallait de l'amusement.

Le bar n'était certainement pas le plus chic de la ville, ni le mieux fréquenté, mais c'était exactement ce qu'il lui fallait. Tranquillement, la rouquine pénétra à l'intérieur de l'établissement, sondant les lieux et les personnes autour d'elle. Finalement, Elizabeth décida de s'installer au bar, comme bien souvent. C'était au comptoir que les individus étaient les plus extravertis ; là qu'ils osaient le plus aborder les femmes comme elle. Jambes croisées, elle attendit qu'on vienne prendre sa commande.

- Un Bloody Mary, avec quelques gouttes de ton sang, murmura-t-elle, son regard hypnotisant sa victime. Quelques gouttes. Justes deux ou trois. De quoi aromatiser sa boisson.

Comme demandé, quelques instants plus tard, sa boisson arriva, dégageant une légère odeur de sang. Les pupilles de la Vampire se dilatèrent instantanément. Ses lèvres, de rouge maquillées, se glissèrent sur le bord du verre. L'alcool glissa sur sa langue, dans sa gorge, éveillant ses sens. Elle aimait ça. Son attention fut attirée par des voix un peu trop élevées. Une dispute. Elle observa la scène. Observa la demoiselle qui calma les individus un peu trop alcoolisés. Et le calme revint. Comme si de rien était.

L'immortelle, intriguée par la demoiselle, l'observa quelques instants encore avant de l'aborder lorsqu'elle passa à sa hauteur.

- Vous êtes douée. Vous devriez être payée plus pour ce que vous venez de faire. Quand vous aurez une pause, venez me voir, je vais m'installer à une table. Je vous offrirai un verre.

Rien chez Elizabeth ne laissait penser qu'elle était une Vampire. Après tout, ce n'était pas écrit sur son sublime visage. Un sourire plus tard, charmeur et délicat, l'immortelle quitta son tabouret dans un mouvement de hanche sensuel et se déplaça jusqu'à une table dans un coin du bar. Tranquillement, elle s'installa sur une banquette, accompagnée de son verre.

Et son regard ne quitta pas cette humaine au physique attrayant, qui cachait dans son regard un quelque chose d’intrigant. Délicieuse petite poupée, avec qui Elizabeth avait maintenant envie de jouer.



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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Sam 1 Avr - 3:48

Accoudée au bar, le médaillon de l’Elit glissant entre mes doigts, je… Je ne savais plus ce que je cherchais. Des réponses sans doute… parce qu’il y avait tellement de questions qui tourbillonnaient dans ma tête. Sans cesse, les mêmes images qui repassaient en boucle. La mort de ma famille, tuée par un trio de vampires sanguinaires. J’avais échappé de peu au massacre. Si Gab ne m’avait pas poussée à l’extérieur. Gab, qui avait subi les foudres des vampires… On avait filmé ce moment et on me l’avait envoyé. J’entendais toujours ces cris dans ma tête. Des hurlements horrifiants qui me hantaient constamment. Mes grands-parents ne furent pas épargnés de cette folie meurtrière. Le regard de mon grand-père à l’instant même où j’appuyais sur la détente pour mettre fin à ses souffrances… La vie de recrue ne m’avait apporté qu’un lot d’emmerdes. Pourtant, quand je repensais à Jasper ou encore à Jake, j’étais incapable d’haïr complètement ce que j’étais devenue, ce que je tentais de devenir. Il devait y avoir une justice dans ce monde, non? Pourquoi fallait-il toujours qu’une merde nous attende dans l’détour? Non, fallait bien qu’un truc bien m’arrive… Au moins une fois… Jasper. Mon cœur se serra lorsque je vis les contours de son visage torturé. Il avait partagé ma souffrance tout comme j’avais partagé la sienne. Il persistait à m’enseigner ce qu’il connaissait, bien qu’il n’approuvait pas ce choix de vie pour moi. Cependant, quelle autre option s’offrait à moi? Petite proie facile dans un monde de grands méchants loups.

Et Jake. Jake… Mon regard s’embrouilla lorsque le visage du chasseur de la vieille école se matérialisa dans mon esprit. Avais-je complètement effacé le souvenir qui m’allumait sans cesse alors que je revoyais son corps contre le mien, les baisers échangés… Fermant les paupières, serrant le médaillon de l’Elit dans le creux de ma main, je n’arrivais pas à faire taire toutes ces émotions qui me torturaient. Fichues émotions. La gorge nouée, j’avais du mal à me concentrer sur le brouhaha ambiant. J’aurais pu lâcher ce travail qui ne payait pas des masses, mais c’était sans doute ma façon de me convaincre que ma vie était encore normale. Je savais bien que ma vie était dérangée, dysfonctionnelle, cauchemardesque… Je luttais comme je le pouvais, me démerdant avec les situations auxquelles je devais faire face. Ouvrant les yeux, je croisai ceux du barman, confortablement accoudé devant moi.

« T’as envie d’en parler, No? »

Haussant les épaules, j’voyais pas à quoi ça pourrait bien m’servir d’me vider le cœur. J’savais bien que Stephan essayait d’me remonter le moral et qu’il tentait de le faire dès qu’il le pouvait, mais il y avait toujours cette part d’ombre en moi qui subsistait et qui m’gueulait : « Tu pourras jamais t’en sortir! » Effectivement, j’savais bien que je ne pourrais jamais m’en sortir. Jake m’avait prévenu : les emmerdes ne cesseraient pas de venir cogner à ma porte parce que j’étais chasseur. Elles se presseraient toutes autour de moi, n’attendant qu’un moment de faiblesse de ma part pour me faire capituler.

« Merci, Steph. Sans doute après l’boulot s’tu veux. Mais là, j’ai l’impression que si j’bouge pas mon cul pour travailler un peu plus, y’a l’patron qui va m’foutre à la porte. »

Je le voyais, dans son coin, ronger son frein, se demandant quel serait le meilleur moment pour intervenir. Glissant le médaillon de l’Elit sous mon chandail, j’empoignai mon cabaret avant de faire le tour des tables. J’savais bien que je n’étais pas encore chasseur, mais le porter me donnait un sentiment de sécurité : comme si rien de mal ne pouvait m’atteindre lorsque je l’avais avec moi. J’savais bien que ce n’était pas la réalité, mais j’espérais, secrètement, qu’il détenait des pouvoirs quelconques… N’importe quoi… Ramassant les corps morts sur et sous les tables, j’entendis un peu de grabuge non loin de l’endroit où j’étais. Ne désirant pas qu’une bagarre éclate – parce que le gérant me foutrait sans doute ça aussi sur l’dos – je me dirigeais lentement en direction des opposants. Difficile de comprendre ce qui avait provoqué la bousculade puisque leur bouche, empâtée par un trop-plein d’alcool, n’articulait plus correctement. Je fis donc mine d’écouter toute leur histoire, acquiesçant à quelques moments, questionnant les propose de l’un et de l’autre. En fait, tout commençait toujours avec un truc complètement stupide et tout dégénérait ensuite. Calmant les ardeurs de l’un et les revendications de l’autre, j’arrivai à les éloigner suffisamment pour qu’ils repartent chacun de leur côté avec un p’tit sourire en coin et une poignée de main. Soufflant et ramassant quelques morceaux de bouteilles de bière, j’allais jeter le tout lorsqu’une rouquine m’accosta. Mon regard la détailla un moment : grande, élancée, rousse… Rien d’anormal pour l’instant. J’acquiesçai à sa demande avec un sourire.

Passant un coup de balai à l’endroit où la bagarre s’était déclarée, je jetai le contenu du porte-poussière avant de m’intéresser de nouveau à la rouquine qui s’était installée confortablement dans un coin plus à l’écart. Je commandai une bière à Stephan et l’avertit que j’allais prendre ma pause. Marchant lentement en direction de la rousse, j’essayais de savoir qui était cette énigmatique jeune femme. Rien dans son regard ou dans son attitude ne laissait entrevoir le prédateur assoiffé. Aurais-je dû me méfier davantage? Peut-être… Mais le cerveau embrouillé par différentes émotions, je n’arrivais plus à différencier le bien du mal… Et puis, était-ce réellement important? Peut-être cherchait-elle simplement un peu de compagnie dans ce temple de la testostérone. Après tout, fallait pas s’le cacher, peu de femmes fréquentaient cet endroit. Non pas parce qu’il n’était pas accueillant, mais parce que les femmes cherchaient habituellement les endroits plus raffinés, pas les trous perdus dans le fin fond de nulle part.

« Que fait une jeune femme telle que vous dans un endroit aussi perdu que ce bar? »

Elle détonait dans le décor. Et cela aurait dû être suffisant pour m’alerter. Mais ça faisait longtemps que je ne l’écoutais plus cette petite voix dans ma tête. Parce qu’elle ne cessait de me faire culpabiliser sur tout et sur rien… Et en ce moment même, malgré ses avertissements retentissants, je lui faisais un magnifique doigt d’honneur. Prenant une gorgée de ma bière, m’installant en face d’elle, je pris un moment pour la jauger, la dévisageant presque impunément.

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Mer 5 Avr - 10:11


L'immortelle observait la créature mortelle qui se mouvait entre les corps qui buvaient, riaient grassement et se bousculaient. Elle en vint à se demander comment une telle jolie jeune femme pouvait tolérer ces présences insupportables et limite répugnantes. Était-elle une mère célibataire, forcée à accumuler plusieurs emplois pour subvenir aux besoins de ses rejetons ? Ou alors était-elle une étudiante forcée à travailler le soir pour pouvoir payer ses études, que ses parents étaient incapables de payer pour elle ? Elizabeth s'amusait à imaginer quelle était la vie de cette demoiselle qui n'avait rien à faire là. Nul doute qu'avec de belles chaussures de chez Louboutin, une belle robe Chanel et un maquillage discret mais charmant, la chenille deviendrait papillon. Elle méritait certainement mieux que d'être ici, dans ce bar moisi qui sentait terriblement mauvais pour son odorat trop développé. C'était étrange à quel point l'Immortelle pouvait se fasciner aussi instantanément.

Cette gamine là avait quelque chose de le regard qui appelait la rouquine. Quelque chose de perturbant. Et, la curiosité maladive de l'immortelle, la poussait à en vouloir plus de cette humaine. Et lorsqu'elle commençait à en vouloir plus, elle ne s'arrêtait que très rarement, ou alors au bout d'un très, très long moment. Elizabeth avait souvent, durant son existence, été fascinée par d'autres. Sa principale fascination fut pour Talia à l'époque ou la Seconde Guerre mondiale s'achevait. Une fascination morbide, sanglante et envoûtante. Elizabeth ne faisait rien à moitié, jamais dans la demie mesure. Impossible donc de dire comment Elizabeth allait se comporter. Son esprit divaguait dans tous les sens possibles en observant les courbes délicates de l'humaine. L'instant semblait suspendu dans l'éternité. L'immortelle n'avait d'yeux que pour elle. Plus personne autour ne comptait. Tous venaient de sortir de son champ de vision. Il n'y avait plus qu'elle dans le bar. Elle et son parfum particulier. Elle et son corps qu'elle imaginait nu et peint de sang. Elle et son regard perturbant.

Il ne fallut pas bien longtemps pour que la jeune femme délaisse son travail, une bière à la main, afin de rejoindre la table de la rouquine qui se montrait intérieurement impatiente d'en savoir plus sur elle et satisfaite de la voir accepter sa proposition de la rejoindre. Elle l'accueillit d'un sourire qui étira ses lèvres ourlées, délicatement.

« Que fait une jeune femme telle que vous dans un endroit aussi perdu que ce bar ? »

La voix de l'humaine s'était élevée jusqu'aux oreilles de l'immortelle, étirant un peu plus son sourire, faisant presque semblant d'être gênée par les compliments sous-entendus dans ces quelques mots. Les lèvres d'Elizabeth se glissèrent sur le bord de son verre, cueillant sur la langue le liquide alcoolisé, aromatisé avec le sang du serveur. Un léger soupir de bonheur s'échappa furtivement, l'immortelle frissonnante de plaisir avant de reporter son attention sur l'humaine qui se trouvait en face d'elle.

- Je pourrais vous retourner cette question. Que fait une si belle demoiselle dans un tel taudis ? Je suis certaine que vous méritez bien mieux.

Les doigts fins de la rousse glissèrent sur la table, dessinant quelques cercles autour du pied de son verre. Son regard quitta temporairement celui de la jeune femme, se posant sur l'assemblée ivre d'alcool et de stupidité. Une grimace, mélange étrange de dégoût et d'amusement, étira ses lèvres.

- Je suis une artiste en quête de nouvelles inspirations. Son visage, d'une pâleur délicate, se tourna à nouveau vers la serveuse, lui souriant sincèrement. Dessin, musique, mais surtout peinture, que je pratique depuis de nombreuses années. De tels endroits sont parfois des sources immenses d'inspirations tant ils diffèrent du monde dans lequel j'ai l'habitude de vivre. C'est passionnant. Malsain peut-être, mais qui ne l'est pas de nos jours ? Et puis je vous ai vu et je vous ai trouvé fascinante dans cet endroit, vous semblez si différente de tous les autres idiots qui boivent ici ...

Une nouvelle gorgée, savoureuse, fut avalée, marquant une légère pause dans la conversation, laissant aussi la possibilité à l'humaine de s'exprimer. Elizabeth choisissait ses mots. Tout, ou presque, était calculé pour plaire, intriguer, fasciner et inspirer la confiance.

- J'ai oublié mes bonnes manières, je me prénomme Elizabeth et vous c'est… Nolan n'est-ce pas ? J'ai cru entendre quelqu'un vous appeler ainsi. Alors dites moi, que faites vous ici ? Pourquoi travailler dans un tel taudis alors que vous pourriez trouver mieux ailleurs ?

Les mains délicates de l'immortelle se joignirent sous son menton qui s'y posa, observant la jeune femme avec fascination, curieuse d'en savoir plus sur elle. Jouer avec l'hypnose serait pour plus tard. Pour le moment Elizabeth souhaitait gagner naturellement la confiance de Nolan, en l'amadouant, la flattant. Quelque chose lui disait que cette petite manquait cruellement d'attention et de considération.



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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Lun 17 Avr - 4:03

La rouquine était déstabilisante parce qu’elle ne cadrait pas dans cet endroit merdique. M’asseyant en face d’elle, m’installant à mon aise, je calai une gorgée de ma bière, ne prêtant plus aucune attention à ce qui se passait autour de moi. Après tout, j’avais bien mérité une pause, non? J’avais empêché un groupe de mecs d’se taper sur la gueule. Pis si l’patron était pas content, il n’avait qu’à me foutre à la porte. Ce serait pas la première fois. J’observais avec une curiosité non contenue le moindre de ses gestes, l’épiant ouvertement, attendant le moment de maladresse qui me révèlerait ses intentions. À croire que j’devenais complètement cinglée depuis que j’voulais devenir chasseur. La Terre entière ne pouvait pas s’être liguée contre moi… Fallait bien que j’connaisse un peu d’répit. Parce que ça ne pouvait pas tout le temps être juste de la merde, non?

« C’que j’fais ici? J’travaille. À défaut d’mieux, on fait c’qu’on peut. Et pis, j’connais bien l’endroit, le patron… Tout l’monde me connait et me respecte… Ça m’suffit… »

Je vis la grimace qui s’étira sur ses lèvres pulpeuses et je souris en avalant une autre gorgée de bière. Mériter mieux que cet endroit? J’méritais sans doute mieux que c’te vie, mais tsé, on fait c’qu’on peut avec ce qu’on a… Et quand on a tout perdu, bah, on s’dit que les choses ne peuvent pas être pires… Souriant à mon tour, j’écoutai ma compagne me raconter qu’elle était une artiste en quête d’inspiration. Hochant la tête, une moue amusée sur les lèvres, je ne pus contenir un ricanement à ses paroles. Différente, moi? Non, pas vraiment… Si elle savait.

« J’sais pas. J’crois pas être différente. J’crois juste que j’appartiens à ce lieu. Comme les meubles… Aucune idée… »

Haussant les épaules, j’avais l’impression que c’était toujours ce que j’avais mérité : cet endroit de merde. Un patron qui m’chiait sur la tête dès que j’faisais une connerie. Une partie de moi voulait croire ce mensonge. L’autre partie me gueulait que j’étais étudiante à l’université, y’a pas si longtemps. Avant que ma vie entière ne crashe… Avant qu’on me retire tout ce que j’avais, tout ce que j’aimais… Plantant mes pupilles sur ma bouteille, mon regard s’était noirci pendant une fraction de seconde, mais je retrouvai rapidement mon sourire, camouflant habilement ma douleur. La tristesse, ça intéresse personne. Le bonheur fait vendre. J’acquiesçai à l’évocation de mon prénom et enregistrait le sien dans un coin d’ma cervelle. J’sais pas si ça m’servirait un jour de connaître une artiste, mais sait-on jamais…

« Trouver mieux ailleurs? Possible… Possible que ce soit parce que j’suis trop paresseuse pour trouver mieux ailleurs. Que j’trouve quand même mon bonheur ici… J’sais pas. En fait, j’y ai jamais pensé. Ça paye pas des masses, mais ça m’permet d’me mettre suffisamment d’argent de côté. Alors, j’vois pas où est l’problème… En plus, c’t’un job respectable… »

Ouais, pour une étudiante en biochimie…

« En fait, j’étudiais en biochimie à l’université, mais… y’a comme des événements qui sont survenus dans ma vie et qui ont foutu en l’air mes plans… »

J’étirai un large sourire pour camoufler ma tristesse. Après tout, elle n’avait pas besoin de savoir tout ça. Non. Personne n’avait besoin de connaître tout ça. C’était que d’la merde. Des trucs que j’avais pas envie de raconter. Calant le reste de ma bière, je fis signe à Steph de m’en apporter une autre. Lorsqu’il arriva près de moi, il me chuchota à l’oreille de prendre le reste de ma soirée, qu’il allait me couvrir. Je le remerciai et me concentrai de nouveau sur Elizabeth.

« Apparemment, j’vais avoir plus de temps libre ce soir. J’espère que tu n’es pas pressée… »

Parce que si tu l’es pas et que j’me saoule suffisamment, tu pourras p’t’être comprendre pourquoi j’me terre ici. Parce qu’ici, c’est mieux qu’ailleurs. Et parce qu’ici, j’ai la paix.

« J’ai juste pas envie d’parler avec les gens que j’fréquentais avant… Pis ici, ben, y’a personne que j’connais qui traîne ici. Alors, j’ai la paix. J’pas obliger de raconter toujours les mêmes histoires, pis y’a personne qui vient s’apitoyer sur mon sort ou m’dire que ma vie est donc bien horrible… Y’a des horreurs, mais j’ai pas envie d’en parler… »

Mon regard perdit son étincelle lorsque je levai les yeux en direction d’Elizabeth.

« Comme ça, t’es une artiste touche à tout, si j’comprends bien. T’as plus d’une corde à ton arc. J’imagine que c’est bien, parce que l’art, ça doit pas être super rentable à Salem. À moins que tu possèdes déjà une clientèle régulière… »

Calant une nouvelle gorgée de bière, j’voulais qu’on change de sujet, qu’on parle d’autre chose, n’importe quoi, sauf de moi. J’avais pas envie d’avoir l’alcool triste ce soir. J’voulais pas passer ma soirée à déblatérer sur de vieux souvenirs en réouvrant de vieilles plaies. Les cicatrices étaient toujours bien présentes et elles saignaient parfois, alors, valait mieux éviter de parler de ma famille. Parce qu’ils étaient tous morts de façon horrible et que ça ne servirait à rien de raconter c’te histoire une nouvelle fois. Cependant, l’étincelle dans mes yeux s’était éteinte et je me forçais pour sourire parce que je n’avais pas envie qu’on m’pose plus de questions. C’était suffisant, du moins pour moi et le sujet était clos.

Ne quittant pas des yeux la rouquine, j’étais fascinée par une telle délicatesse dans le mouvement. Pas surprenant que les mecs ne cessaient de lui renvoyer des regards intéressés et appuyés. Genre de regard que je n’obtenais jamais ou presque. Sans doute parce que je prenais jamais le temps de m’arranger de façon convenable et que j’me fichais pas mal de quoi j’avais l’air. Mon look garçon manqué me suffisait : je n’avais jamais aimé les princesses dans les contes de fée puisqu’elles finissent toujours par subir au lieu d’agir. Et je voulais agir… Agir, même si cela signifiait mettre en péril ma propre vie. Parce que ma vie n’était plus suffisante désormais.

« Alors, cet endroit t’inspire? »

J’étais curieuse de savoir si l’artiste devant moi arrivait à être créative dans un lieu qui empestait l’alcool, le tabac et le mâle en rut. Parce que des filles comme elles dans ce bar miteux, c’était rare que ça se produisait. Ils se tenaient tous à l’écart et je savais bien que dès que je m’éloignerais d’elle, ce ne serait qu’une question de temps avant que l’un d’eux tente sa chance. J’allais quand même essayer de lui épargner ça, parce que certains mecs pouvaient devenir carrément lourds ici. Ne la quittant plus des yeux, j’attendais encore de trouver la faille, faille que je n’arrivais pas à déceler.

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Mar 18 Avr - 11:55


Elizabeth était une créature malsaine. Certains diraient que tous les Vampires l'étaient. Mais la rousse était particulière. Aux côtés de son Créateur, la belle s'était découvert une fascination pour tout ce qui était dérangeant, dangereux, morbide. Elle aimait le malheur des autres, s'en délectait, l'observant comme un charognard qui observait la carcasse qu'il allait dévorer. À l'époque des camps de concentration, Elizabeth et Erick avaient parcouru l'Allemagne. Ils s'étaient fascinés pour les corps d'une maigreur alarmante, par les os qui perçaient presque les chairs si fines. Elle avait peint de nombreuses toiles à cette époque, de corps enlacés ou entassés, brûlant dans les feux de l'enfer ; se noyant dans des mares de sang. Cette fascination morbide avait alimenté son art, son talent. C'était à cette époque qu'elle avait rencontré Talia Friedman, sa Muse, sa fille, sa maîtresse, sa fascination. Jeune Vampire venue des camps, la gamine avait été prise sous les sombres ailes de l'Anglaise, passionnée par la détresse et la rage de la nouvelle Vampire. La souffrance de la demoiselle avait éveillé toute l'attention et la curiosité maladive d'Elizabeth. C'était bien ça qu'elle aimait : la souffrance des autres. Elle aimait l'analyser, l'observer, l'exploiter. Elle s'en servait, pour se divertir, pour s'amuser, pour peindre et créer. Et c'était certainement pour cela que la jeune humaine avait su attirer le regard de l'immortelle. Elle avait su lire en elle la détresse, la souffrance. Elle avait su déceler sa misérable existence en un seul regard. Malheureusement pour l'humaine, Elizabeth ne lâchait pas facilement ses proies.

Nolan parlait facilement, même si elle ne s'en rendait peut-être pas compte. Chaque mot, chaque geste, chaque battement de cils, donnaient des informations sur sa personnalité et sa vie. En fine observatrice, Elizabeth comprit rapidement que la jeune demoiselle était une fataliste en manque total de confiance en elle-même et en la vie. Elle baissait les bras, acceptait son sort malheureux et se contentait de la médiocrité. Cette gamine était fascinante. Elle pensait peut-être parvenir à cacher sa tristesse, celle qui parvenait à éteindre la lueur dans ses yeux, mais elle se trompait. L'Anglaise voyait tout, s'en cachant cependant. Et le corps de la serveuse la trompait tellement. Ses battements de cœur disaient le contraire de ses mots, plus fébriles à certaines pensées qu'Elizabeth aurait aimé découvrir. Plus tard certainement.

En attendant, il fallait gagner la confiance de cette humaine qui ne semblait avoir confiance en personne, pas même en elle. Ou alors, au contraire, cherchait-elle à poser sa confiance à quelqu'un, à se remettre entre les bras d'une personne qui saurait l'aimer et la protéger ? Était-ce de cela dont elle souffrait ? Du manque d'amour ? Car à l'entendre parler, la demoiselle était une jeune femme intelligente. N'était pas étudiante en biochimie l'idiote du village ! C'était dommage. Tellement dommage de la voir gâcher intelligence et beauté dans un tel endroit, avec des vêtements si minables. Elizabeth jubilait intérieurement. De l'amour, de l'attention, elle savait en donnait. Elle aimait en donner. Mais c'était rarement gratuit. Elle en tirait toujours quelque chose. À chaque fois. Tristesse. Abandon. Alcool. Nolan avait tout ce qu'il fallait pour fasciner Elizabeth qui était persuadée que la gamine cachait des secrets sombres et hideux. Des secrets qu'elle comptait mettre à jour et utiliser.

La jeune femme fit appel au serveur pour se recommander une bière. Ce dernier lui murmura quelques mots à l'oreille, mots qu'Elizabeth fit mine de ne pas entendre, étirant un sourire ravi lorsque la demoiselle lui annonça qu'elle aurait plus de temps libre que prévu.

- J'ai absolument tout mon temps Nolan.

Et la belle continua à parler, à se confier sans en dire trop, mais juste assez pour faire comprendre qu'elle fuyait sa vie, qu'elle se terrait là où personne ne viendrait l'ennuyer et lui poser trop de questions. Elle ne souhaitait d'ailleurs pas parler de sa vie, mais elle ne se doutait pas un seul instant qu'elle n'aurait pas le choix de le faire. Mais chaque chose en son temps. Nolan changea de sujet, s'intéressant à l'art de la rousse, posant des questions. Était-elle réellement intéressée ou cherchait-elle simplement à ne plus avoir la lumière sur elle ? Elizabeth optait pour la seconde option.

- Je suis installée à Salem depuis trois ou quatre ans. Je vivais dans de grandes villes avant ça, entre Chicago, New-York. J'ai beaucoup voyagé pour exporter mes œuvres. Je dirais que j'ai une clientèle très variée et très importante même. Je suis venue ici pour me rapprocher de... Ma famille

Ce n'était pas réellement un mensonge. Elizabeth était venue se poser à Salem pour rejoindre Ezekiel, son Sire d'adoption, son ''Papa'' comme elle aimait l'appeler parfois. L'homme était l'un des plus grands Vampire qu'elle avait pu rencontrer, puissant et distingué, il était l'un des Vampires Originels. Et rien que pour ça, elle se devait de le rejoindre ici.

- J'ai une galerie d'ailleurs, mon petit bébé comme j'aime l'appeler. Tu n'auras qu'à me rendre visite un jour.
La belle porta son verre à ses lèvres, le vidant de son contenu. D'un signe de la main, dans un geste lent et gracieux, elle interpella un serveur pour réclamer la même chose. Son regard fit un tour de la salle, jugeant ceux qui l'observaient, ceux qui la désiraient. Son sourire s'étira lorsque ses yeux pétillants se posèrent finalement sur Nolan.

- L'endroit est inspirant en effet. Mais il l'est grâce à ta présence. Sans toi, cet endroit ne serait qu'un bar comme un autre, sans aucun intérêt. Mais tu es là et tu fais ressortir l'intérêt de ce lieu. Tu es un peu comme la lumière au milieu de la noirceur. Délicate et mystérieuse.

Elizabeth se mordilla la lèvre, légèrement, se faisant presque rougir à ses propres mots. Comédienne dans l'âme, elle jouait. Son attention fut reportée sur le jeune homme qui lui apporta son verre. Lorsqu'il s'en alla, elle bu une gorgée d'alcool, trouvant le liquide plus fade sans une goutte de sang pour l'accompagner.

- As-tu déjà posé pour un photographe ou un peintre ? Je suis souvent à la recherche de modèles et ça paie plutôt bien. Évidemment, il est préférable que tu sois à l'aise avec ton corps, car j'aime peindre des situations particulières et parfois dénudées. Mais je pourrais m'adapter à toi. Mon imagination est très très développée et je n'ai pas besoin de grand chose pour imaginer des scènes incroyables.

Une nouvelle gorgée fut dégustée, lentement, jusqu'à ce que le regard de l'immortelle retrouve celui de la jeune humaine. Si elle n'avait pas encore usé de l'hypnose, elle n'hésiterait pas à le faire pour convaincre la belle de la suivre. Car il était inutile de préciser qu'Elizabeth ne comptait pas partir seule cette nuit.

- Je pourrais te montrer quelques toiles chez moi. J'habite dans un quartier chic et calme de la ville, dans un grand duplex. J'y ai plusieurs toiles, que j'affectionne particulièrement et que je me refuse de vendre. Nous pourrions faire plus amples connaissances et tu verrais également mon monde...
L'Anglaise marqua une pause, se doutant bien que la gamine n'accepterait peut-être pas aussi facilement. Il fallait donc rassurer la bête apeurée.

- Bien évidemment, je comprendrais ta réticence. Je peux aisément te donner mon adresse pour que tu puisses la communiquer à des proches amis ou tes collègues, si cela peut te permettre de te sentir en sécurité. Je sais que de nos jours, avec toutes ces créatures dangereuses qui traînent, les rues ne sont plus sûres pour des femmes comme nous.

Jouer la carte de la femme ; des dangers ; des monstres... Elizabeth pensait que cela pourrait mettre Nolan un peu plus à l'aise face à sa proposition. Mais, soucieuse de sa réaction, elle capta son regard. Les pupilles de la rousse se dilatèrent, pénétrant celles de la belle humaine pour manipuler un peu son esprit.

- Tu n'as absolument rien à craindre de moi Nolan...

Elle voulait que Nolan se sente bien, qu'elle accepte les choses par ''elle-même''. La suite serait différente, à n'en point douter. Mais chaque chose en son temps n'est-ce pas ? Dans tous les cas, si Nolan acceptait naturellement, elle proposerait à la belle de la suivre jusqu'à chez elle.


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Dernière édition par Elizabeth Fawkes le Sam 22 Avr - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Sam 22 Avr - 4:34

Bien que j'observe tout ce qui se déroule dans la pièce, j'écoute d'une oreille attentive la rouquine assise devant moi. Ne ratant aucun des gestes posées, je l'observe avec une attention particulière : comme si le Jake Rhodes à l'intérieur de moi ne cessait d'me gueuler de constamment surveiller mes arrières. Sérieux, j'devenais carrément paranoïaque dernièrement! C'était difficile de croire que Salem au complet regorgeait de gens prêts à vous planter un poignard dans l'dos. J'observais la testostérone qui grouillait autour de nous : vrai que nous n'étions que très peu de femmes à fréquenter cet endroit. Lorsqu'elle mentionna le mot famille, j'approuvai d'un signe de tête. Si j'avais encore eu la mienne, sans doute aurais-je voulu moi aussi me tenir près d'eux. Quoiqu'on peut parfois être si ingrat envers sa famille quand on sait qu'on a du temps presqu'à l'infini. Ne quittant pas ma bière des yeux, je n'arrivais pas à comprendre c'qui m'foutait dans un tel état. Sans doute l'évocation du mot famille. Je n'avais plus la mienne et il me serait impossible de les revoir... Enfin, oui, j'allais les revoir. Le jour de ma mort. J'acquiesçai lorsque la rouquine en face de moi me proposa de visiter sa galerie. Tiens, ça m'ferait faire un truc différent. Et j'étais persuadée d'une chose : j'risquais pas de crever si j'allais m'balader dans un endroit où j'regarderais des oeuvres d'art...

Mon interlocutrice ne cessait de parler et elle n'avait pas la langue dans sa poche. Tant mieux, je n'avais jamais été très bavarde. Ce qui expliquait sans doute pourquoi j'intervenais si peu dans la conversation que nous avions. Je souris, gênée par le compliment qu'elle venait de m'envoyer. Elle me comparait à une lumière... sans doute parce qu'elle n'avait pas vu toute la merde qui s'étalait dans ma tête... Sourire en coin, je pris une nouvelle gorgée de ma bière.

«Délicate et mystérieuse? Pas vraiment. Enfin, j'ai jamais eu la chance d'être délicate, encore moins mystérieuse. J'pas vraiment bavarde comme fille. J'déteste parler de moi, parce que y'a rien d'intéressant à dire. Pis y'a plein de filles cent fois plus jolie que moi. Mais bon, n'importe quelle fille te répondrait ça aussi. »

J'imagine que c'était ça aussi avoir l'âme d'une artiste : c'était voir la beauté là où il n'y en avait pas. Du moins, c'était toujours de cette façon que je m'étais représentée les artistes. Je n'avais pas étudié dans ce domaine, je n'y connaissais pas grand chose. Faut dire que dans la famille, on préconisait l'usage d'une arme à feu à celle d'un pinceau. Pas que j'savais pas apprécié une peinture magnifique quand j'en voyais une... mettons que je n'avais juste pas les connaissances pour l'apprécier pleinement. Lorsqu'elle me questionna pour savoir si j'avais déjà posé pour un peintre ou un photographe, je ne pus m'empêcher de cacher ma surprise derrière un petit rire nerveux. Moi? M'avait-elle vraiment bien regardé? Et... Était-elle en train de me proposer d'être son modèle? Heureusement que je n'avais aucun liquide en bouche, sinon, j'me serais sans doute étouffée. Cependant, j'eus un peu de difficulté à avaler ma salive. Non, c'était clair qu'elle blaguait... Toutefois, en regardant son visage, je réalisai que non... Elle était vraiment... sérieuse?

[b« Heu... Non. Je n'ai jamais posé... Mettons que j'suis pas l'genre de fille pour ça. Moi, mon truc, c'est d'me battre... Pas de poser... J'crois pas que j'pourrais l'faire. Tu vois, y'a des filles féminines qui adoreraient ce que tu leur proposerais... Et, y'a moi. Moi, j'fais pas c'genre de truc. »][/b]

J'voulais pas la froisser, mais juste l'idée de poser pour me faire peindre ou photographier.... Heu... Non. Pis si un jour les autres chasseurs tombaient là-dessus? Clair que je n'arrêterais pas d'me faire agacer... C'était hors de question que je joue au modèle. Avant même que je n'ai le temps de digérer cette information, voilà que la belle me proposait d'aller chez elle pour qu'elle me puisse me faire découvrir son art. Là, y'avait la voix de ma conscience - appelons-la Jake Rhodes - qui m'gueulait d'être sur mes gardes et de faire attention. Zieutant Elizabeth, une partie de moi - la plus grande - était incapable de l'imaginer me faire le moindre mal. À regarder son corps, comment pourrait-elle être de taille contre moi? J'étais entraînée, j'étais beaucoup plus forte qu'elle - ça non plus, je n'en doutais pas - et je savais très bien manier toutes les armes. De plus, je dus me ranger à son argument : elle était une femme. Je pris une autre gorgée de bière. Fallait quand même que je sois prudente, non?

Lorsqu'elle mentionna que je n'avais rien à craindre d'elle, je levai les yeux et plantai mon regard bleuté dans le sien. C'était pourtant vrai, je n'avais rien à craindre d'elle. Elle était une femme, une artiste, que pouvait-il bien m'arriver si je décidais de la suivre? Mais, y'avait un truc qui clochait. Elle était belle, semblait sans défense... Gallagher, fuck! Qu'est-ce que tu fous? Non, pour une fois, j'allais écouter la voix de ma raison et non celle qui m'amener constamment à faire des trucs stupides - merci les Rhodes! - et insensés. Calant ma bière d'une seule gorgée, je baissai mon regard en direction de la table alors que je faisais tourner la bouteille de bière entre mes doigts.

« J'crois que j'vais refuser l'invitation pour ce soir. J'dois aider à closer le bar et j'avoue que j'suis crevée. J's'rais pas une bonne compagnie... Alors, j'vais te souhaiter une bonne soirée... »

Me levant de ma chaise, je lui fis un petit signe de tête pour la saluer, et je retournai près du bar. Fallait bien que j'aide à ranger tout c'bazar. Mon collègue m'avait pourtant dit qu'il allait me couvrir, mais j'préférais prendre mes précautions avec la belle rousse. Y'avait sans doute plus d'un homme qui aurait accepté de la suivre ce soir. Mais moi, j'étais pas l'un d'eux. Pas que j'me méfiais, mais à force de m'traîner l'cul dans les emmerdes... Mettons que j'avais pas envie d'en ajouter une de plus.

Eric, le doorman, s'occupait de vider la place des derniers saoulons pendant que je ramassais les bouteilles de bières vides. Le ménage terminé, il était plus d'une heure passée. J'souhaitai bonsoir à tout l'monde avant de sortir par la porte des employés. Cherchant mon trousseau de clés dans mes poches, je sentis un regard se poser sur moi... Comme si je n'étais pas seule dans cette ruelle... Un sourire étira mes lèvres alors que mes pupilles reconnurent la silhouette de celle qui se tenait dans la noirceur.

« Mademoiselle l'artiste... On peut dire que tu n'as pas froid aux yeux... Ou que tu es tenace...»

Ou que t'as vraiment envie que j'joue les poupées Barbie grandeur nature. Sauf que j'ai jamais aimé jouer à la poupée et j'pas douée pour être un modèle... Le modèle de personne en fait... Parce que j'voudrais pas qu'aucune fille de ce monde ait une vie comme la mienne.

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Sam 22 Avr - 20:34


Elizabeth était une femme d'expérience. En bon nombre de domaines. Elle savait que les choses ne lui tombaient pas dans la main facilement. Même si parfois cela pouvait être agaçant, elle aimait également les défis. Elle aimait trimer pour obtenir ce qu'elle désirer. Car à l'obtention de ce qu'elle convoitait, elle s'en réjouissait terriblement. Bien plus que si les choses lui avaient été offertes sur un plateau d'argent. Peut-être était-ce là un vestige du passé, un quelque chose qu'elle avait su garder de sa vie d'humaine, sa vie de pauvrette londonienne qui avait vite appris la valeur de l'argent. Mais aujourd'hui la belle ne manquait de rien. Elle pouvait tout avoir en un claquement de doigts, en un regard hypnotique. Voilà pourquoi la rousse n'avait pas encore hypnotisé la charmante humaine. Parce qu'elle attendait les complications. Parce qu'elle savait que cette humaine était un défi qu'elle allait devoir relever. Comment le savait-elle ? Il suffisait de regarder Nolan pour le comprendre. De voir la méfiance dans son regard ; de comprendre que la belle ne pensait pas mériter quoi que ce soit. Il suffisait de regarder où cette brillante étudiante travaillait. Il suffisait de l'écouler parler. D'écouter ses silences, ses respirations. Elizabeth n'était pas qu'une artiste. Elle avait appris, au fil des années, à écouter et observer les gens. Peut-être était-ce son côté artistique, justement, qui lui permettait de voir des choses que d'autres ne pouvaient voir. Et ce qu'elle voyait chez Nolan était assez particulier. Car à ses yeux, il fallait être aveugle pour ne pas voir la beauté de son corps. Cette gamine était belle. Vraiment. Elle ne savait seulement pas mettre en valeur cette beauté là. Elle doutait tellement d'elle qu'elle dégageait quelque chose de négatif, quelque chose qui n'attirait pas forcément l’œil des mâles, des plus sérieux aux plus écœurants.

L'immortelle ne fut donc pas étonnée lorsque la belle lui annonça qu'elle n'avait jamais posé pour qui que ce soit. Ignorait-elle seulement que même dans la laideur, les plus grands artistes parvenaient à trouver quelque chose de beau et d'intéressant ? La beauté était quelque chose de subjectif. Ce qui était beau pour l'un ne l'était pas pour l'autre. Mais Nolan était belle. Personne n'avait, visiblement, su le lui montrer jusqu'à présent. Et Elizabeth comptait bien le lui montrer.

« J'crois que j'vais refuser l'invitation pour ce soir. J'dois aider à closer le bar et j'avoue que j'suis crevée. J's'rais pas une bonne compagnie... Alors, j'vais te souhaiter une bonne soirée... »

Elizabeth cacha sa frustration. Elle s'y était attendu après tout. La réaction de Nolan était, on ne peut plus, normale. Mais quand même.

- Aucun soucis. Je comprends parfaite. Bonne soirée Nolan. Prends bien soin de toi surtout.

La belle rousse salua l'humaine d'un signe de tête, lui offrant un sourire délicat. Elle l'observa s'éloigner et termina son verre. Comme elle s'en était également douté, un homme courageux et ivre, prit rapidement la place de l'humaine.

- Hey, salut ma belle. J'peux t'offrir un verre ?
- J'ai déjà ce qu'il faut… Mais…

L'immortelle plongea son regard dans celui de l'homme pour l'hypnotiser.

- Tu vas attendre un peu quand je serai sortie. Et tu me rejoindras dans la ruelle d'à côté. Et nous baiserons. Sauvagement.
- O..Okay.

Elizabeth termina son verre et se leva sous les regards vicieux des mâles qui buvaient encore dans le bar. Sans un regard pour Nolan, elle quitta les lieux et attendit patiemment dans la ruelle adjacente. Quelques longues minutes plus tard, l'humain arriva, comme prévu. Sans un mot, Elizabeth se rua sur lui, le plaquant contre le mur. Ses crocs percèrent la chair délicate et le sang se mit à jaillir sur la langue. L'humain ne cria pas, bien trop excité. Ses mains robustes soulevèrent l'immortelle, et se glissèrent sous sa robe. Sans attendre, il défit son pantalon et laissa son membre, déjà érigé, s'échapper pour se faufiler entre les cuisses de la belle rousse. Et là, sauvagement, comme deux animaux, ils baisèrent contre le mur. Elizabeth ne cessa de s'abreuva, son corps claquant contre le mur ; son bassin frappé par celui de son amant qui la pilonnait sans ménagement. Elle aimait ça, lorsque c'était sauvage. Elle aimait sentir le membre dur la pénétrer sans ménagement, lui arrachant des gémissements délicieux. Et ils jouirent, tous les deux, sans retenue, sous le regard de quelques personnes qui passèrent par là. Mais Elizabeth se moquait bien des autres.


Lorsque ses pieds retrouvèrent la terre ferme, elle replaça son sous-vêtement et sa robe rouge correctement. Sans attendre, elle se mordit le poignet pour lui donner de son sang, le forçant un peu. Mais bien vite, il se montra docile. Suite à ça, Elizabeth mis en place son petit jeu, captant à nouveau le regard de l'humain pour l'hypnotiser.

- Tu vas attendre que la serveuse vienne. Tu te feras discret. Et puis tu viendras nous agresser. Frappe-moi le visage, claque ma tête contre un mur, fais-moi mal.
- Te frapper. D'accord.
- Et tu te laisseras te faire frapper aussi. Compris ? Et si tu peux, prends la fuite et oublie-moi.

L'humain acquiesça. Elizabeth l'abandonna en souriant. Satisfaite, essuyant les dernières preuves de son dîner aux coins de ses lèvres. La belle patienta le temps nécessaire, voyant de sa pénombre, les clients quitter le bar en solo ou à plusieurs, tous trop ivres pour remarquer sa présence. Vers une heure du matin, à l'arrière de l'établissement, la belle humaine s'échappa. Elizabeth n'eut aucune difficulté pour l'observer malgré la nuit, mais elle s'avança malgré tout, ses talons claquant sur le bitume, pour s'approcher de Nolan qui l'accueillit avec un sourire.

« Mademoiselle l'artiste... On peut dire que tu n'as pas froid aux yeux... Ou que tu es tenace...»
- Je ne voudrais pas paraître insistante Nolan. Je voulais juste m'excuser. J'ai certainement été un peu trop… Dérangeante ou que sais-je. J'ai vraiment flashé sur toi. Je te trouve très belle et tu as un quelque chose qui m'intrigue. Les femmes les plus belles sont celles qui ignorent qu'elles le sont et ...

Elizabeth n'eut pas le temps de finir que l'homme, qu'elle avait utilisé quelque temps plus tôt, se jeta sur elle, la faisant rouler à terre. L'immortelle le laissa faire en hurlant, se débattant vainement. Dire qu'elle aurait pu l'étriper n'était pas mentir. Mais elle s'abstenait. À la place, elle laissa l'homme la frapper au visage et dans les côtés, lui frappant le crâne sur le sol poisseux et humide.

- Nolann ...

Un murmure. Une plainte. Une supplique. Une stratégie. Elizabeth espérait que Nolan lui vienne en aide. Elle qui était si fragile et délicate, victime d'un monstre qui la frappait.


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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Dim 21 Mai - 3:17

Avant que je ne franchise la porte de l'établissement, j'entendis Steph me gueuler :

« No’, tu veux que j’te raccompagne ou ça va aller? »

J’fis signe que non, j’avais pas b’soin qu’on m’raccompagne. Steph me serra dans ses bras avant de déposer un baiser sur mon front. On s’échangea un bonne nuit et il vint barrer la porte du bar alors que je quittai l’établissement. Je pris mon téléphone cellulaire dans mon sac pour regarder si je n’avais pas un message des Rhodes. Silence radio de ce côté. Je levai la tête et vit la ravissante rouquine qui se tenait dans la pénombre. Est-ce que je pouvais vraiment lui en vouloir? Pas tellement.

Les mecs au bar m'en avaient tellement voulu de l'avoir laissé quitter l'endroit sans moi. J'crois qu'ils auraient bien aimé une invitation de la divine rouquine comme ils l'avaient surnommée. Je ne pouvais qu'être d'accord avec eux : Elizabeth était ravissante et charmante. Et j'étais persuadée qu'elle pouvait faire le bonheur de n'importe quel homme sur Terre. Mais pas moi... Moi, j'étais pas attirée par c'genre de trucs. D'ailleurs, j'comprenais pas vraiment pourquoi je l'intéressais. Habituellement, j'passais inaperçue. Alors, c'était nouveau pour moi d'être le centre d'intérêts de quelqu'un. J’lui balançai rapidement une p’tite formule amicale, ce à quoi elle répondit :

« Je ne voudrais pas paraître insistante Nolan. Je voulais juste m'excuser. J'ai certainement été un peu trop… Dérangeante ou que sais-je. J'ai vraiment flashé sur toi. Je te trouve très belle et tu as un quelque chose qui m'intrigue. Les femmes les plus belles sont celles qui ignorent qu'elles le sont et ... »

Et avant même qu’elle ne puisse finir sa phrase, un homme se jeta sur elle. Fuck! Y s’passait quoi là? J’entendis la voix de la belle rousse m’appeler et je n’eus pas besoin qu’elle m’appelle plus longuement : je me jetai sur l’homme pour l’éloigner d’Elizabeth et le cognai ensuite aussi fort que je pus. Les coups fusaient et lorsque je l’agrippai par le col de son chandail, je remarquai le sang qui s’écoulait de son nez et de sa lèvre. J’avais cogné tant que ça? Sans doute. Je détestais qu’on s’en prenne à une femme sans défense comme ça. Même s’il était saoul, j’étais persuadée qu’il en garderait un souvenir et qu’il y repenserait à deux fois avant de cogner une femme.

« Dégage avant qu’j’appelle les flics, sale enfoiré… »

Que j’lui crachai à la figure. Je le regardai déguerpir avant de me retourner vers la rouquine. Elle était amochée. Tirant une moue agacée, je l’aidai d’abord à se relever doucement. L’observant rapidement, j’en conclus qu’elle n’avait que des blessures superficielles, mais elle devait carrément être sous le choc de ce qui venait de se produire.

« Est-ce que ça va? »

Question stupide, Nolan. C’était clair que ça n’allait pas. Tu t’sentirais comment si on v’nait de te tabasser? En fait, on m'tabassait presque tous les jours lors des entrainements à Fort Volsek. Faut dire aussi que j’me laissais pas tabasser et que j’rendais bien les coups reçus. Tenant toujours les bras de la belle, je regardais autour de nous pour être certaine que le mec s’était bien tiré d’ici. Sinon, clair que j’lui aurais fait passer un sale quart d’heure.

« Tu veux que j’te raccompagne? »

Même si la réponse était négative, il n’était pas question qu’elle reparte sans moi. J’la suivrais à la trace, jusque chez elle. Mais hors de question qu’elle s’en aille toute seule.

« T’habites loin? On peut appeler un taxi si tu veux… »

Ma voix était aussi douce et calme que je le pouvais. Parce que je pouvais sentir l’adrénaline courir dans mes veines. Le cœur me débattait encore et j’étais sur mes gardes. Aucun enfoiré ne viendrait me surprendre une deuxième fois et s’en prendre à une pauvre femme sans défense. Essayant de reprendre le contrôle de mon cœur affolé, je passai une main délicate sur le visage de la rousse. Une main qui se voulait rassurante. Du genre, t'inquiète pas, ça va aller maintenant.

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Jeu 25 Mai - 8:19





Comédienne douée. Artiste intelligente. Elizabeth avait toujours eu une fascination pour le théâtre, passant des heures dans les plus grandes salles à admirer pièces et opéra. Elle qui avait comme don les arts plus manuels, elle aurait toujours voulu prendre des cours. Mais à l’époque, son Créateur l’avait espérait indigne des cours les plus simples, car son talent était bien trop grand. Selon lui en tout cas. La voici donc à jouer le rôle parfait de la petite femme fragile qui ne parvenait pas à se défendre. Pourtant oui, elle aurait pu. En un coup, un craquement de nuque, elle aurait mis à terre l’homme et lui aurait arraché la vie. Mais cela ne faisait pas partie de ses plans. Loin de là. Attirer la protection, l’aide et la pitié de Nolan. Voilà ce que la belle rousse cherchait. Et, alors que les coups continuaient à pleuvoir, la charmante petite humaine sauta sur l’agresseur et le frappa. Elizabeth observa la scène du coin de l’oeil, se mettant assise sur le sol dégoûtant. La petite avait de la force. Beaucoup de force. Ce que nul ne pouvait envisager en la voyant ainsi, en un regard. Pourtant, elle cognait. Avec une rage incroyable et une précision impressionnante. L’Anglaise était admirative. Vraiment, trouvant cette gamine fantastique. A elle seule, elle avait amoché l’homme qui saignait du nez et de sa lèvre visiblement fendue.

Et l’homme prit la fuite. Il oublierait alors Elizabeth. Le lendemain, au lever du jour, il ne comprendrait pas pourquoi son reflet lui renvoyait un visage tuméfié.

En attendant, Elizabeth reprit son rôle de pauvre femme frappée, se tenant la tempe, y enfonçant ses ongles pour laisser la plaie s’agrandir un peu plus. Du sang s’écoula sur sa tempe, roulant sur sa joue. Même si la douleur était superficielle, Elizabeth jouait bien la femme souffrante. Elle laissa Nolan l’aider à se relever, tant bien que mal, refusant d’abord de montrer son visage blessé, comme honteuse, comme effrayée.

« Est-ce que ça va? »

Elizabeth essuya ses yeux larmoyants, hochant légèrement la tête.

- Je … ça … ça va aller ... Murmura-t-elle la voix serrée, enroulant son corps de ses bras menus où les mains de Nolan s’étaient posés pour la soutenir.

Le coup était réussi, Nolan avait évidemment mordu à l’hameçon. Qui pouvait laisser une femme se faire battre ? Entre femmes, elles étaient censées se soutenir. Et c’était ce que l’humaine faisait. Soucieuse, inquiète, elle proposa à Elizabeth de la raccompagner chez elle ou de lui appeler un taxi. La belle était venue en voiture, sa belle Porche 911 Carrera 4S Cabriolet. Ni plus. Ni moins. De couleur rouge sang. Comme sa robe d’ailleurs. Et comme ce sang qui coulait, chaud, sur son visage trop pâle et grimaçant de douleur.

- Je suis en voiture. Mais … Je ne suis pas certaine de … d’arriver à rouler.

Elizabeth passa ses doigts sur son visage, grimaçant encore alors qu’elle ne souffrait pas. Ses doigts se teintèrent de rouge, celui de son sang qui s’était échappé de sa tempe.

- Je connais ce type. C’est un homme à qui j’ai refusé de donner mon numéro un soir. Je … je veux rentrer chez moi ? Est-ce que ça te dérange de me raccompagner ? Je te ferai appeler un taxi quand nous serons chez moi.

Les yeux de la rousse étaient brillants de larmes. Intérieurement, elle jubilait, se trouvant si parfaitement douée et convaincante. Malheureusement personne n’était là, à part Nolan, pour admirer son talent. Ezekiel, son Mentor, aurait certainement été fier de sa petite protégée. Cette simple pensée lui donna envie de continuer encore et encore. Alors la belle laissa Nolan l’aider. Elles arrivèrent finalement sur l’avant du bar. Un peu plus loin, la Porsche était garée, flamboyante, suscitant très certainement beaucoup de curiosité et de jalousie. La pauvre malheureuse chercha sa clé dans son petit sac qui l’avait accompagné jusque là. Appuyant sur le petit bouton de sa clé, elle observa les phares de sa voiture s’allumer une fraction de seconde. La voiture était déverrouillée.

- Je te laisse rouler tu veux bien ? Tu verras, ça se roule facilement. Un sourire, léger, étira les lèvres d’Elizabeth. Merci Nolan … je … après un moment comme ça, se retrouver seule ce n’est pas marrant. Merci d’être là.

Merci d’être si gentille et naïve Nolan, tu m’aides beaucoup là.

La main de la Vampire caressa doucement l’épaule de l’humaine. Sincère dans ses gestes, ses mots, ses mouvements de corps. Rien ne pouvait laissait transparaître le faux du vrai. Elizabeth jouait parfaitement bien son rôle de victime. Elle laissa donc Nolan prendre le volant. Sur le trajet, la rousse indiqua le chemin jusqu’à sa résidence dans les beaux quartiers de Salem. Elizabeth vivait dans un quartier huppé de Salem, dans un duplex prenant les deux derniers étages d'un grand immeuble, qui offrait une vue parfaite sur la ville. Le premier niveau du duplex s’ouvrait sur une très grande pièce à vivre, luxueuse, avec cuisine, séjour, billard, coin bibliothèque et peinture. Une chambre d'invité se trouvait également à ce niveau, avec une salle de bains privée. Une grande baie vitrée s'ouvrait sur une grande terrasse aménagée et avec jacuzzi. Le second niveau abritait la chambre d'Elizabeth, immense, toute blanche avec une grande salle de bains privée. Une pièce, fermée à clé, cachait une salle de jeux, particulière, avec de nombreux instruments et un grand lit. Le duplex était neuf, moderne et très bien décoré et surtout très bien isolé. Quelque une de ces toiles étaient accrochées aux murs, pas toutes, juste ses plus précieuses.

La voiture fut garée dans le parking privé de l'immeuble, sur la place privée d'Elizabeth. Oui, tout ça sentait le luxe. L’immortelle ne le cachait pas. Elle avait des sous et ne se privait de rien. Pas même d’une belle humaine. Elizabeth, qui avait rouvert discrètement sa plaie au front, invita Nolan à prendre l'ascenseur qui les menèrent à son étage privé. Le 'ding' significatif leur indiqua leur arrivée. Les portes de l’ascenseur s'ouvrirent sur un couloir. Toujours silencieuse, Elizabeth ouvrit la porte de son grand appartement.

- Il doit y avoir de quoi désinfecter ma plaie dans la salle de bains. Pièce qu’elle indiqua, celle du rez-de-chaussée accessible par la chambre d’amis. Une chambre aux murs rouges, avec une toile accrochée à l’un des murs. Tu veux bien aller chercher ça, si ça ne te dérange pas …. après on boire un peu de vin, j’en ai bien besoin, pour oublier tout ça.

Et pour faire en sorte que tu te lâches un peu plus.

Elizabeth se laissa échouer sur le canapé blanc, évitant d’y mettre du sang. Sagement, elle se laisserait soigner. Sagement, elle leur servirait du vin, si Nolan l’acceptait… du vin un peu spécial, qu’elle saurait évidemment agrémenter. De toute manière, elle n’aurait pas le choix. Elizabeth était déterminée. Et qui pouvait dire non à une femme qui venait de se faire tabasser ?

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Sam 8 Juil - 3:22

Il y avait vraiment des mecs complètement tarés de nos jours. J’avais toujours du mal à comprendre, enfin, à comprendre ce genre de raclure qui prenait plaisir à tabasser une femme – sans défense, on avait qu’à la regarder pour le constater, non? – simplement parce qu’elle avait refusé de céder à ses avances. En fait, aujourd’hui, plus rien ne me surprenait. N’étais-je pas la première à défendre constamment ma valeur auprès de mecs qui se croyaient plus forts que moi? Aidant la belle rousse à se relever, je n’avais aucun mal à saisir la douleur qu’elle devait ressentir à cet instant : la blessure physique cicatriserait, celle mentale par contre, ça prendrait plus de temps. J’hochai de la tête : non, ça ne me dérangeait pas de la raccompagner chez elle. Après tout, je pouvais comprendre qu’elle était secouée par cet événement et qu’elle n’avait sans doute pas la force de conduire sa voiture jusque chez elle. Et effectivement, si j’avais possédé un bolide comme le sien, je n’aurais pas souhaité le laisser garer toute la nuit dans une rue aussi minable. Probable que ce petit bijou était équipé du meilleur système d’alarme, mais avec la vermine qui traînait dans le coin, un p’tit con ingénieux aurait eu vite fait de tout débrancher pour voler la bagnole. J’aidai Elizabeth à prendre place sur le siège passager et je la laissai s’installer à son aise lorsque je sentis sa main effleurer mon épaule : un frisson parcourut mon échine. Sa main était glacée. J’attribuai cependant cette froideur à la fraîcheur de la nuit et à tout ce qu’elle venait de vivre. La pauvre devait vraiment être secouée. M’installant derrière le volant, je fis vrombir le moteur du bolide avant d’enclencher la vitesse pour décamper de ce lieu de misère. Elle n’aurait jamais dû mettre le pied dans cette boite, ce n’était pas fait pour les femmes comme elle.

Je n’eus aucun mal à repérer la somptueuse demeure de la rouquine. Et somptueuse n’était qu’un euphémisme : c’était grandiose. Elle vivait dans le luxe et ne se gênait pas pour le montrer. Déjà qu’avec la Porsche… Mais sa résidence, de l’extérieur, était tout simplement à couper le souffle. C’était un peu trop… comment dire… froid? Enfin, pour moi. Certains aiment ce style, d’autres non. J’étais certes époustouflée, mais guère envieuse. Faut dire que je n’aspirais pas à autant de luxe. Une p’tite maison toute simple me convenait parfaitement. Mon appartement était parfait : je n’avais pas à m’taper un ménage à n’en plus finir! Je suivis la rousse, ne la quittant presque jamais des yeux, voulant m’assurer qu’elle n’aurait aucun mal à se déplacer jusqu’à ses appartements. Prévoyante, je la laissais marcher devant moi : si elle avait à s’écrouler, ce serait plus facile de la rattraper, non? Glissant à ses côtés dans l’ascenseur, je me faisais discrète. Pas que j’étais intimidée par tout ce que je voyais, non. Cependant, j’avais plus l’impression de jouer le rôle du garde du corps. En même temps, était-ce surprenant? Non. Ce n’était pas la première fois que je volais au secours d’une personne en détresse. Néanmoins, c’était la première fois que cette personne me demandait de la reconduire jusque chez elle.

Lorsqu’elle ouvrit la porte de son appartement, je ne fus guère étonnée par tout le luxe qu’il contenait. Si l’intérieur était comme l’extérieur… Acquiesçant silencieusement à la demande de la rouquine, je me dirigeai en direction de l’endroit qu’elle m’indiquait. Après tout, elle venait de vivre un traumatisme, il était de mon devoir de l’aider tant qu’elle aurait besoin de moi, non? Revenant avec tout ce qu’elle m’avait demandé, je l’observai un moment. Comment pouvait-on s’attaquer à une femme qui semblait si douce, si calme, si posée? J’entrepris de nettoyer moi-même sa plaie, après tout, elle semblait bien incapable de le faire elle-même. Taponnant doucement la plaie avec un coton-tige, je nettoyai tout le sang avant d’appliquer un pansement blanc comme neige. Je le maintins en place avec un morceau de papier collant – le genre qu’on utilise dans les hôpitaux – et j’allai replacer le tout dans la salle de bain, m’assurant de jeter les cotons imbibés de sang. Lorsque je revins vers Elizabeth, je pris un moment pour observer la décoration de la chambre que je traversais : les murs étaient peints en rouge et une seule toile ornait les murs. M’assoyant sur le canapé, je pris un moment pour l’observer. Une coupe de vin dans chaque main, elle m’en tendit une. Je ne pouvais pas vraiment refuser de trinquer avec elle. Après tout, elle venait de subir un choc terrible. C’est d’ailleurs sans doute ce que j’aurais fait moi-même si j’avais vécu pareille situation. Sauf que je me serais saoulé avec une bouteille de Jack, pas avec du vin. Rouge en plus. Sauf que je ne voulais pas décevoir mon hôte et c’eût été très impoli de refuser ce verre de vin. Je laissai ma coupe frapper doucement la sienne, plongeant mon regard dans le sien avant de prendre une première gorgée de ce vin. Je n’étais pas une connaisseuse – on ne servait que rarement ce genre de boisson dans le bar où je travaille – et ce n’était pas ma boisson alcoolisée favorite. Toutefois, je devais avouer que celui-ci avait bon goût et j’en repris une gorgée avant de m’adresser à la rouquine.

« Dis-moi, mademoiselle l’artiste, je m’y connais très peu en art. Que représente la toile qui orne la pièce que j’ai traversé tout à l’heure? »

Un sourire aux lèvres, c’était une façon comme une autre de détourner le sujet de conversation pour qu’elle pense à autre chose. Et ce vin… Il était vraiment divin! J’en pris à nouveau une gorgée et je ressentis une bouffée de chaleur. Je ne sais pas si c’était la fatigue, l’adrénaline qui venait de tomber ou encore simplement le vin qui me montait à la tête, mais je me sentais tout simplement bien.

« Et pourquoi avoir choisi le rouge pour peindre les murs? »

Je commençais à ressentir une lassitude gagner les muscles de mon corps. Oui, il faudrait vraiment que j’appelle un taxi pour rentrer chez moi. Parce que ce vin… Ce vin… Une seule coupe ne serait pas suffisant, si?

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Sam 15 Juil - 18:04




Nolan était une jeune femme serviable, c’était évident. Elizabeth se demanda si elle n’avait pas un besoin de sauver les autres dans une vie où elle ne semblait pas pouvoir se sauver elle-même. Une sorte de syndrome du Sauveur, la poussant à vouloir être là pour les autres, les aider, les sauver, à défaut d’être aidé elle-même. C’était un point intéressant à étudier, mais il était encore trop tôt pour qu’Elizabeth puisse le certifier. Chaque chose en son temps. La première étape de son plan se mettait en place. Un plan qu’elle avait décidé en quelques minutes, dans ce bar miteux de la ville. Elizabeth était ainsi. Elle improvisait. Elle s’amusait. Et là, elle avait décidé que cette humaine serait son nouvel amusement.

Elizabeth se laissa soigner, grimaçant parfois, offrant à la jeune Nolan un regard extrêmement reconnaissant et un sourire léger. Comment ne pas être gentille avec une femme qui donnait de son temps pour la soigner ? L’Anglaise s’amusait en tout cas, de voir cette petite humaine tomber dans le piège. Et, lorsqu’elle s’absenta, la rousse en profita donc pour leur servir du vin. Elle déboucha la bouteille qu’elle mit en carafe. Sa main fut entaillée et son sang déversé. Elle, elle n’en avait rien à faire d’avoir le goût de son sang en bouche. Nolan, quant à elle, ne devait certainement pas être une experte des grands vins. Et autant dire qu’Elizabeth l’était et n’avait que des vins d’excellente qualité chez elle, des vins français uniquement. Peu importe le prix de la bouteille d’ailleurs. Lorsque la demoiselle revint, s’installant sagement sur le canapé, Elizabeth alla la rejoindre, lui tendant la coupe remplie de vin.

- Je ne sais pas si tu aimes le vin rouge, mais c’est mon alcool préféré. Et celui-là ne donne pas de migraine le lendemain, dit-elle en souriant.

Les coupes se cognèrent, doucement, dans un tintement délicat. Le regard plongé dans celui de Nolan, Elizabeth bu une gorgée de vin dont elle savoura chaque nuance, laissant l’alcool rouler sur sa langue avant de l’avaler lentement. Elle aimait le vin, presque autant que le sang, il fallait l’avouer. L’humaine, bien que certainement peu habituée à ce type d’alcool, ne semblait pas dégoûtée par le goût, c’était tant mieux.

« Dis-moi, mademoiselle l’artiste, je m’y connais très peu en art. Que représente la toile qui orne la pièce que j’ai traversé tout à l’heure? »

Elizabeth fut surprise, satisfaite et touchée également. Nolan avait pris le temps d’observer la toile de la chambre d’ami, de se poser des questions, de lui poser des questions. Et Elizabeth aimait parler d’art, du sien, de celui des autres. L’art était sa passion, aussi bien la peinture, que la sculpture ou encore la musique. Elle aimait ça, réellement. C’était donc plaisant d’en parler, même avec quelqu’un qui n’y connaissait pas grand-chose. Bien que l’Anglaise eût tendance à penser que chacun pouvait s’y intéresser et donner son avis. La belle bu une nouvelle gorgée avant de répondre à sa Sauveuse. Il fallait trouver les bons mots.

- Cette toile est très sombre, comme toutes les autres. J’ai un univers très particulier et certains qualifient parfois mes toiles de morbides et glauques. Celle-ci représente deux amantes, une rousse et une brune, lovées dans un lit. Histoire personnelle, dit-elle, un sourire sincère aux lèvres, pensant immédiatement à Talia qui était représentée sur cette toile. Ma compagne de l’époque était une femme parfaite à mes yeux. J’ai voulu extrapoler sa perfection dans ce tableau sanglant, comme si sa beauté et sa perfection pouvaient tuer, d’où le corps mutilé et sans vie à terre.

En réalité, cette explication était totalement fausse. Elle avait simplement voulu immortaliser l’une des dernières nuits passées avec Talia avant qu’elles ne se séparent, des années plus tôt. Pour ne jamais oublier cette nuit parfaite. Le regard d’Elizabeth s’était adouci, brillant, signe de l’amour qu’elle éprouvait encore pour sa belle. À cet instant précis, en parlant malgré le mensonge inventé, elle était sincère, elle-même, pure ou presque. Son regard, jusque-là perdu dans sa coupe de vin, se reposa sur l’humaine qu’elle contempla. Elle observa ses traits, son regard, ses cheveux et ses lèvres. Elle était belle à sa manière cette petite. Une gamine qui continuait de boire, savourant le sang de son hôte, sans s’en rendre compte.

« Et pourquoi avoir choisi le rouge pour peindre les murs? »

Un rire, léger, s’échappa des lèvres de la Vampire.

- Le rouge est ma couleur préférée. Je trouve que c’est une couleur fascinante qui exprime des sentiments pleins de contradictions comme l’amour et la colère, le courage et le danger, la sensualité et la sexualité. Le rouge ne laisse pas indifférent. C’est à la fois une couleur chaude, rassurante, enveloppante, énergique … et une couleur effrayante, sanguine, qu’on peut associer à la luxure et au sang. Et puis j’aime le vin rouge … toi aussi on dirait !

Un rire, amusé, alors qu’elle s’empressa de remplir à nouveau leurs coupes.

- Si jamais tu bois trop, la chambre d’ami est là pour toi. Après tout… je te dois bien ça Nolan.

Et elle l’observa, encore, en buvant une gorgée de vin. Elle sentait bien que la gamine commençait à se détendre et c’était tant mieux. Alors elle déposa sa coupe sur la table basse, prenant entre ses doigts celle de son invité pour la déposer également. Son corps se rapprocha du sien, son regard capta celui de l’humaine.

- Laisse toi faire … et apprécie ...

Et Elizabeth s’empara de ses lèvres, délicatement d’abord, lui offrant un baiser doux et parfumé par le vin qu’elles buvaient. Sa langue alla chercher la sienne. Hypnose et sang de Vampire donnaient un mélange particulièrement délicieux et efficace. Nul doute que la petite ne pourrait pas lui résister. Sa main se glissa dans les cheveux de la jeune femme, s’accrochant à sa nuque pour l’embrasser avec plus de passion, jusqu’à y mettre fin, lui mordillant doucement la lèvre. Elle lui tendit à nouveau sa coupe de vin.

- Bois, ne gâchons pas ce vin si délicieux.

Et elle bu elle aussi, se délectant de l’alcool et du goût de Nolan sur ses lèvres

- Tu es délicieuse Nolan … je veux que tu passes la nuit avec moi … je ne sais pas si les femmes sont dans tes habitudes … mais j’ai très … très envie de toi … Dis oui Nolan ...

Et à nouveau, elle pénétra son regard.

- Dis moi oui … Accepte ...

Elizabeth avait faim de l’humaine, de toutes les manières possibles. Faim de son sang, de son corps. Faim de ses cris, de ses courbes ondulant sous ses coups de langue … Faim de l’entendre hurler, sous les coups de fouet. Et elle savait, qu’elle accepterait. Elle n’en avait pas le choix. Puis le sang, ce sang délicieux, qui s’incrustait en elle, qui lui faisait tourner la tête, lui donnerait des envies bestiales, qu’elle ne pourrait contrôler. Oui, Elizabeth avait absolument tout prévu pour que cette nuit soit délicieuse.



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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Ven 25 Aoû - 3:32

Je n'étais habituellement pas une fan de vin rouge, mais il faut dire que celui-ci avait un goût délicieux... particulièrement savoureux. Écoutant les explications de la rouquine sur la toile, je ne pus m'empêcher de les comparer avec mes propres observations : je n'avais pas fait une analyse aussi poussée que la rousse, mais j'avais bien compris qu'il s'agissait du corps de deux femmes. Et j'avais compris une autre chose : la toile de l'artiste dégageait une certaine sensualité et il m'était difficile de m'en soustraire. Mon hôtesse était si charmante et de si agréable compagnie qu'il m'était difficile de lui refuser quoique ce soit. Et je continue de boire, dans cette étourderie qui était la mienne. J'écoutais chacune des explications données, observant au passage ses lèvres qui s'étiraient en un ravissant sourire, dévoilant des dents si blanches... Le rire léger et envoûtant. Le regard déstabilisant. Si mes signaux d'alarme avaient été en mesure de se manifester, je suppose qu'ils auraient choisi ce moment pour le faire... mais le vin était si bon et la soirée si douce.

Il était si rare que j'aie l'occasion de simplement m'asseoir avec quelqu'un pour discuter. Habituellement, c'était entrainement ou encore on me regardait comme un morceau de viande sans cervelle. Les coupes se remplirent de nouveau et je ne pus m'empêcher de porter une nouvelle fois ma coupe à mes lèvres. Elizabeth avait beaucoup d'argent et cela devait même se traduire dans l'achat de ses vins puisque je n'en avais jamais goûté un comme celui-là. Je ne pus m'empêcher d'hocher la tête en guise d'approbation lorsqu'elle m'offrit la chambre d'amis pour la nuit. Si je continuais à boire comme ça, fort probable que j'en ai besoin, de la chambre d'amis. Lorsque les doigts de la jeune femme touchèrent les miens pour prendre possession de la coupe, mon cerveau embrumé me posa une question : pourquoi a-t-elle les doigts si froids? Haussant mentalement les épaules, j'attribuai une réponse fort simple à cette interrogation : c'était moi qui devais être trop chaude.

Le corps de la jeune femme se rapprocha du mien et lorsque les mots s'échappèrent de ses lèvres ourlées de rouge, j'aurais voulu formuler une opposition, n'importe quoi... Mais les mots refusèrent tout simplement de s'aligner dans mon esprit pour former une phrase. Et lorsque ses lèvres se déposèrent sur les miennes et que sa langue valsa avec la mienne, je ne fus pas en pleine mesure de saisir ce qui se déroulait. Étais-je vraiment en train de vivre ce moment? Ma bouche se collait à la sienne, ma langue acceptait de suivre de la sienne, sa main glissa dans ma crinière pour venir se poser sur ma nuque conférant à ce baiser une sensualité presqu’indécente. Mon cœur tambourinait contre ma cage thoracique et contre toute attente, je n’essayais à aucun moment de me soustraire à cette étreinte. Ses dents mordillèrent doucement ma lèvre et, essoufflée et enivrée par ce que ce baiser venait de produire en moi, je fus surprise de réaliser que j’en désirais encore. Ma coupe retrouva mes doigts et presque trop docilement, je fis ce qu’elle me disait : je bus ce vin qui valsait dans ma coupe et je le bus jusqu’à la dernière goutte. Et lorsque son regard pénétra à nouveau le mien et que des mots furent formulés, je ne sus pratiquement pas à quoi je venais de dire oui.

« Oui. »

Oui à tout ce que tu voudras. Oui à tout ce que tu feras. Et pourtant, je n’aurais pas dû réagir comme ça. Pourquoi étais-je incapable de lui refuser quoique ce soit? Les femmes, ce n’était pas vraiment mon style, non? En fait, je ne le savais pas vraiment puisque je n’avais jamais essayé. Et Elizabeth était si… Tellement… Son corps appelait au vice… Et j’avais envie de me prendre dans ce piège qu’était le sien. Je déposai ma coupe sur la table, fébrile, attendant sagement de voir où me conduirait cette nuit de folie. Parce que j’avais envie de vivre une nuit inoubliable… Une nuit où je me perdrais totalement. Une nuit où je lui appartiendrais entièrement. C’était plus fort que moi, plus fort que ma raison, plus fort que ma volonté. Allez, Elizabeth… Tu sais que je n’attends que ça… Tu sais que je n’attends que toi…

Merde… c’était pas moi, ça… Mais honnêtement, je n’en avais plus rien à foutre puisqu’Elizabeth occupait tout l’espace vacant de mon cerveau… Oui, à cette nuit de folie… J’aurai le reste de ma vie pour la regretter… Non?

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MessageSujet: Re: Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher Mar 29 Aoû - 12:05




Elle était délicieuse l’humaine. Tout chez elle semblait l’être. Ses cheveux, ses courbes, ses lèvres et sa langue l’étaient en tout cas. Et Elizabeth avait hâte de pouvoir tout découvrir et déguster à sa guise, offrant au passage la jouissance à son invité. Car, si l’Anglaise était une femme aux tendances égoïstes et qu’elle aimait recevoir et être comblée, elle aimait aussi donner et entre ses partenaires -hommes ou femmes- hurler de plaisir et dire d’elle qu’elle était une amante exquise en tous points. Et la belle humaine répondit oui, bien évidemment, n’ayant pas le choix. Elizabeth souriait, grande gagnante du moment, buvant sa coupe de vin, laissant Nolan en faire de même. La belle Anglaise imaginait déjà toutes les choses délicieuses qu’elle pourrait lui faire.

(…)

- N’aies crainte, dit la rousse collée dans le dos de l’humaine, Cet endroit n’est que source de plaisir, et tu vas t’en rendre compte.

Après qu’elles aient plus ou moins terminé la bouteille de vin, Elizabeth avait commencé à flirter avec Nolan, l’embrassant avec envie, caressant son corps qu’elle se hâtait de déshabiller lentement, lui retirant son haut pour la laisser en soutien-gorge, dégustant les monts de sa poitrine encore peu dévoilée. Puis, la belle s’était emparée de la main de l’humaine, l’amenant avec elle à l’étage. La demoiselle n’étant pas encore une privilégiée, elle n’aurait pas le droit d’entrer dans la chambre à coucher de l’Immortelle. Mais, elle était invité à pénétrer dans une pièce particulière, toujours fermée à clé. Lorsque la lumière s’était allumée, une pièce aux murs rouges se dévoila aux yeux de l’humaine. Le sol était carrelé de blanc comme le reste de l’appartement. Aux murs, de nombreux instruments de torture étaient attachés et exposés, prêt à l’emploi. Au plafond, une grille était suspendue, laissant apercevoir des chaînes coulissantes avec à leur bout des sangles en cuir. Plus loin, dans un coin, trônait un canapé en cuir blanc. Contre le mur principal de la pièce, se tenait un grand lit à baldaquin noir, aux draps et voilage rouges. Les pieds du lit et ses poutres épaisses étaient aménagés d’anneaux de fer. Pas immense, la pièce était cependant suffisamment grande pour contenir tout ce qui faisait vibrer Elizabeth, tout ce dont elle avait besoin pour s’amuser. La belle glissa ses lèvres sur l’épaule dénudée, y accrochant légèrement ses dents, remontant lentement le long de son cou délicat. Puis, elle murmura à son oreille en a contournant, plongeant son regard dans le sien.

- Maintenant, tu vas te déshabiller. Complètement. Laisse moi t’observer.

La voix d’Elizabeth ne sonnait pas totalement comme un ordre. Elle n’était ni froide, ni agressive. Reculant de quelques pas pour s’offrir une meilleure vue, la belle rousse observa l’humaine qui commença donc à se dévêtir. Et elle se mordilla la lèvre l’artiste, découvrant ce corps qui était parfait à sa manière. Elle dégusta du regard les courbes délicates de sa poitrine, suivit le plat de son ventre, dériva sur les formes alléchantes de ses hanches avant de se perdre sur le mont qu’elle convoitait déjà, le regard brillant de gourmandise. Sans rien dire, Elizabeth tendit sa main droite vers l’humaine, l’invitant silencieusement à la rejoindre. Sa main livre se glissa sur le cou, la nuque, rapprochant leurs deux visages pour embrasser ses lèvres avec fougue, laissant sa langue valser à nouveau avec celle de Nolan.

- Allonge toi sur le lit maintenant.

Et, pendant que la belle obéissant, Elizabeth se débarrassa de sa robe de marque, son corps à la peau si pâle simplement souligné par sa lingerie noir et délicate, ses pieds toujours chaussés de ses Louboutin. Nolan était là, nue et parfaite sur le lit où Elizabeth grimpa lentement, ses lèvres se perdant sur l’une des jambes… Cheville, mollet, cuisse, aine… Puis le ventre, un sein, avant de retrouver ses lèvres avant de plonger à nouveau son regard dans le sien.

- Tu vas aimer ça Nolan. Pas parce que je t’y oblige, mais parce que ce sera divin. Tu en redemanderas et je t’en redonnerais. Et si tu es sage, tu auras le droit à encore plus.

Sur ces mots, une main alla se glisser entre les cuisses de la belle humaine au cœur palpitant, caressant son intimité, s’y faufilant avec douceur et curiosité, cherchant à faire poindre sa moiteur exquise. Et elle l’observa, guettant ses réactions alors que sa main s’activait lentement, caressant son bouton de chair si fragile et délicieux. Lorsqu’elle en aurait assez, la belle se glisserait sur ce corps qu’elle baiserait à nouveau, dégustant un instant sa poitrine pour en lécher les pointes, les suçoter également, avant de rejoindre son intimité qu’elle honorerait de sa langue aguicheuse.


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★ The day that love opened our eyes. We watched the world end. We have high places but we have no friends. They told us sin's not good, but we know it's great. War-time, full-frontal drugs, sex-tank armour plate. Bang; we want it. You came to see the mobscene. ★

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Trust me. I'm lying. feat. Nolan Gallagher

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