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Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne

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Humaine

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MessageSujet: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mar 20 Déc - 22:04


Vanessa Atkins

Feat. Michelle Keegan


RACE: il n'y a pas plus insipide, qui vrille l'esprit et tente la corruption que l'être humain, ce personnage énigmatique envieux de ces mystères qui lui échappent
PRÉNOM: il glisse sur les lèvres et sonne comme une promesse, annonciateur de la malicieuse Vanessa
NOM: il n'est pas celui qu'elle désirait, empreinte du mal qui fut fait à ses proches mais il est celui qu'elle porte, rappelant sans cesse ce fardeau qu'il causa aux siens, Atkins
ÂGE: il est des questions à éviter lorsque le temps prend le pas sur la jeunesse, néanmoins la donzelle, du haut de ses vingt-sept ans ne quémande aucun filtre de jouvence
NATIONALITÉ: le rêve américain qui déchaîne le coeur des ambitieux est le sien depuis toujours
STATUT: la proie n'est plus, libre de ses gestes mais prisonnière entre des filets que son ancien amant tisse inlassablement pour la capturer, à nouveau
À SALEM DEPUIS: écrire depuis quand il réside à salem
MÉTIER/OCCUPATION: le charme et l'ambition l'ont conduite à enchanter le regard bienheureux de ceux qui contemplent ses danses nues pendant un moment au Moonrise qu'elle a quitté pour le Hell-O

♰♰♰♰♰♰


INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES : La rupture...ce mal qui ronge tant d'êtres mais qui libère le coeur meurtri de la demoiselle, cinq années de loyaux services qui se soldèrent par de la violence, à son encontre. Elle coupa les ponts, s'inscrit aux abonnées absents en changeant son numéro de téléphone, les serrures de leur appartement et cherche avec véhémence à partir de ce lieu dépravé désormais afin de fuir cet assoiffé.




Le mensonge n’existe pas, elle ne véhicule que la vérité et ne pourrait ni n’oserait taire ce qui doit être su, cela la rend authentique et vraie. S’il est des vertus qu’elle ne possède point, il en est qu’elle honore sans sourciller : rien ne viendra perturber son calme et sa patience, elle est reine dans l’art de la maîtrise de soi et n’émet aucune opposition lorsque le temps s’étend à perte. De plus, la brune donne de sa personne autant physiquement que mentalement. Dans un premier temps, elle sait captive et envoûte celui qui sait se perdre sur le dessin de son corps, elle connaît ses atouts et les use sans détour. Dans un second temps, vos intérêts prennent souvent le pas sur les siens. En effet, elle rend service sans rien demander un retour. Néanmoins, si sa voix retentit souvent au cours des discussions telle la crécelle qui fait entendre ses propos, elle n’est pas demoiselle à se taire quand quelque chose ne lui convient pas. Adepte d’un pacifisme légendaire, elle prône la discussion et non l’affrontement mais sait user de quelques sulfureux mots afin de vous remettre à votre place. Pourtant, elle fuit ce genre d’altercation, préférant s’entourer d’une aura bienveillante que de votre pression malfaisante. La vie n’est pas faite pour être alambiquée par de funestes pensées mais pour être bue à pleines gorgées. Un rien l’amuse, elle s’extasie devant le plus simple des artifices et prête volontiers son sourire à de nombreuses situations. La peur la possède lorsque d’insidieuses bestioles se faufilent dans son univers et, la demoiselle en détresse ne demande qu’une main tendue. Consciente de ses atouts, c’est un pêché auquel elle s’adonne et une religion qu’elle pratique au quotidien, ne serait-ce que par son emploi.


♰♰♰♰♰♰


SES AMBITIONS, SES BUTS : La vie a un coût qu'elle ne peut se permettre de perdre. Malgré sa récente séparation les factures ne peuvent rester en suspens et elle aspire à travailler sans risquer tomber sur une mauvaise rencontre peu agréable et riche en étincelles. Si jamais la chose venait à se produire, il faudrait trancher dans le vif, agir et point être victime avec tout ce que cela peut impliquer. A une autre époque, éphémère et qui n'appartient qu'au passé, elle aspirait à une carrière de danseuse et pourquoi pas donner des cours bien qu'aujourd'hui, elle soit l'objet de la convoitise à travers ses pas qui lui offre de quoi se sustenter.




Son avis sur la révélation de l'an 2000 : La moindre scène peu édulcorée de fantômes peu déguisés dans un film amateur la fait frémir d'office alors, imaginez sa stupeur lorsque l'existence de ces concitoyens a été révélée. Ne serait ce que pouvoir penser qu'un lugubre personnage à longues dents puisse enfiler celles-ci le long de sa nuque frémissante lui donne des sueurs froides.  Elle préfère feindre la méconnaissance de ces faits et tenter de vivre en maintenant cette futile illusion. Mensonge créé de toute pièce qui ne peut taire sa peur. Néanmoins, elle sait et ne peut trahir ce qu'elle côtoie de par son travail. Elle se dit juste que ce ne sont que des artifices et, qu'au fond, elle danse pour des hommes et non pour des créatures sanguinolentes.
Son avis sur les lois gouvernementales : Citoyenne émérite, elle ne trahit aucune règle dictée par le gouvernement si ce n'est qu'elle laisse l'aventurier se délecter de la vision de son corps contre quelques billets. Amoureuse des choses bien établies, elle voit en ces lois un moyen de préserver l'équilibre entre les différents statuts d'êtres vivant à Salem. Les humains ne sont pas sans faille et au jeu du plus fort, ils terminent dernier car leurs paroles n'ont que peu de poids face à une arme ou des crocs. Ainsi, elle pense ces diktats justes et avec un but bien défini. Sans quoi, la situation serait anxiogène pour elle car Vanessa a bien conscience de n'être qu'un grain de sable parmi ces requins.
Son avis sur les sorciers : Ils sont les rares à ne pas attiser sa crainte mais plutôt son envie. Sa curiosité est piquée à vif face à ces êtres qui, munis de pouvoirs peuvent se permettre des choses qu'elle ne peut qu'imaginer. Cela s'apparenterait -il a de la jalousie ? Il n'en est rien c'est simplement un attrait commun à tous les humains de souhaiter comprendre et posséder ce monde de dons auquel ils peuvent seulement songer.
Son avis sur les vampires : Son sang se glace lorsqu'ils sont en approche. Ils sont ceux qu'elle préfère tenir éloignés, de part leur nature violente et agressive, ils ne font pas partie de son cercle proche. De plus, elle ne se damnerait jamais pour un être qui prend le monde de haut, encerclant de ses yeux sans vie les petites gens dont elle fait partie. Observer de loin certes mais s'approcher pour frôler l'asphyxie, ne vous en déplaise mais elle ne s'y risque guère.
Son avis sur les loups-garous : Leur nature n'est apparue à Vanessa que tardivement, à la suite d'un incident qu'elle préfère oublier. Il a arboré ce regard puissant, sa peau s'est targuée de poils hirsutes et son visage n'avait plus rien d'humain. Ses yeux ne peuvent extraire cette image de son esprit et, si elle n'est pas certaine de ce qu'elle a observé, au risque de passer pour une ingénue, son enquête n'est point terminée et elle désire bien en apprendre plus sur cette bête en laquelle il s'est transformé, ramenant son quotidien au rang de cauchemar.
Son avis sur les chasseurs : Ils sont ce qui rassure la jeune femme dans ce monde qu'elle n'a pas quémandé. Ils éradiquent la menace et, par définition, protègent les humains de ces viles créatures qui rôdent autour. De plus, elle en compte certains parmi ses clients et employés, ils ne s'en sont jamais pris à elle et elle apprécie leur contact trop contente de gagner quelques deniers supplémentaires.
Son avis sur les humains : Faits de chair et de sang, ils ne sont pourtant que des pantins face aux autres créatures qui hantent Salem. Néanmoins, leur diversité divise la brune. Tantôt admirables et remplis d'un courage sans faille tantôt aigris et envieux, pourfendeurs de droits et de valeurs, investigateurs de malheurs des plus tragiques. L'être humain est ainsi fait, instable, changeant...la constance n'est pas ce qui le définit et puisqu'il faut vivre en communauté, elle s'accommode des plus offrants et fuit les moins avisés.




L’obscurité naissait sur Sacramento tandis que la lumière fuyait ce quartier où bon nombres de jeunes sortaient à peine, émergeant de leur journée ensommeillée. Les pâles rayons du soleil se déclinaient en étoiles qui, bientôt, hanteraient le ciel à faire se damner un vampire, une lumière qui ne se tarit jamais et une heure où les enfants sont bordés et dorment. Dans cet appartement, au quatrième sans ascenseur, la lune se reflétait déjà à travers les volets ouverts du salon. Ils étaient deux, l’un qui vociférait encore des mots peu harmonieux à l’encontre de l’autre qui rentrait à peine de son service, hôtesse d’accueil dans un hôtel du coin, guère très renommé mais ce travail permettait de ramener de quoi se sustenter. Il enchaînait les galères, petites missions d’interim, sans envergure, il préférait traîner que se lever, marcher que courir. Les hommes sont ainsi faits, pour la plupart si ce n’est tous. Puis, un jour le foyer ne fut plus aussi accueillant. Une maman sans artifice, les cheveux attachés, le sourire absent, la fatigue lisible sur son visage tiraillé. Elle se concentrait sur sa famille alors qu’il dansait vers d’autres ouvertures, mêlant son corps à celui d’autres donzelles, bien plus appétissantes car guère touchées par les sévices de la vie. Un soir, il ne rentra pas, il ne revint plus. Ses affaires étaient déjà absentes et sa présence plus qu’un souvenir. Il ne vivait point loin mais ne se souciait pas des siens car ils ne lui apportaient rien, partagé par ses vices et l’appel de la chair. Ainsi, à l’aube de ses dix ans, Vanessa et les autres Atkins se retrouvèrent livrés à eux-mêmes. Jeune, elle l’était, innocente aussi, guère souillée par les ravages de la vie. Naïve, elle pensait que le monde tournait correctement et que cette absence ne serait que de courte durée. Puis, elle le vit, à l’arrière de ce magasin, pendant la pause de cette vendeuse qui lui offrait souvent des bonbons, les vêtements à moitié retirés, le regard avide et son corps contre celui étranger de cette blonde siliconée. Elle comprit, les conversations qu’elle avait pu capter entre les deux devinrent soudain très claires et elle le haït pour avoir préféré le jeu à la raison. Il n’avait jamais été un père exemplaire mais elle s’était faite une raison, se donnant pour mission de l’aimer, car il l’avait mise au monde. Stupide promesse d’une enfant qui grandit dans le luxe des bas quartiers où quelques mendiants vous font les poches gentiment et où d’autres, sans détour, s’adonnent à des larcins bien plus importants. Les sirènes annonçaient souvent un mauvais sort et c’est avec cette douce mélodie que Vanessa s’endormit ce soir-là, après avoir fait manger ses deux frères et sa sœur. Timidement, Morphée l’enveloppa de ses bras, la plongeant dans un monde édulcoré, de ceux qui n’existent que pour les princesses avisées.

Les jours se succèdent, le temps s’étire et les semaines passent sans pour autant être différentes. Pendant qu’elle rêve de ballets et de grande carrière, elle se rend au centre communautaire de proximité afin de répéter quelques pas malgré tout bien agencés qu’une étudiante fauchée s’empresse de donner aux gamins défavorisés. La rime n’a d’attrait que la syntaxe puisque les petites filles ont des étoiles dans les yeux, à l’approche d’un spectacle dument répété. La période des fêtes ravive cette rancœur qui prend souvent la demoiselle aux tripes alors qu’elle repense à ce bandit qui les a lâchés un mois de décembre. Pendant qu’elle oublie ses soucis sur la mélodie, sa mère s’emploie à sa tâche et elle sait qu’en retournant chez elle, elle retrouvera sa fratrie qui a besoin de présence, le rôle de l’aîné. Scarlett n’a jamais été une mauvaise dame, une volonté sans faille la caractérise et elle donnerait sa vie pour ses enfants. Néanmoins, la routine et la lassitude ont eu quelque peu raison de sa joie de vivre communicative que sa fille tente de lui apporter, un peu plus chaque jour même si cette motivation s’essouffle à force que les jours passent.

« Vanessa Atkins, c’est votre tour. » La ballerine intégra l’immense scène où quelques spectateurs et juges remontaient leurs lunettes et ajustaient leurs habits afin de bien signifier leur importance. Guère à l’aise, il fallait ensuite parler de son ambition avant d’entamer la chorégraphie. Suivirent les mots suivants : « Présentez-vous en quelques mots, mademoiselle Atkins, pourquoi devrions-nous vous choisir plutôt qu’une autre ? » Le néant, que devait-elle répondre ? Quels éléments la démarquaient ? Elle était une version miniature d’une maman, offrait de son temps et rêvait de gloire, la parfaite petite crédule qui pense à tout sauf aux convenances. « Qui je suis n’est pas le plus important, c’est ce que j’ai à vous apporter qui l’est non ? » et, sur ces braves paroles qui balayèrent ses doutes et appréhensions, la musique s’éleva. Un mélange de différentes sonorités aux teintes tantôt épurées, tantôt alambiquées et parfois même transcendantes. Un de ses amis avait mis en scène ce morceau, mix de ce qu’elle affectionnait. Ses mouvements alternaient entre deux mondes, le gracile et l’animal, le doux et le brutal. Lorsque les notes s’arrêtèrent, balayées par le silence, le remerciement fut bref et l’attente longue. Quelques semaines après, le verdict tomba et tenait en quelques lignes dont seulement celle-ci retint l’attention de Vanessa : votre performance a retenu notre attention mais, malheureusement, votre profil ne correspond pas aux attentes de votre école. A comprendre le portefeuille de papa et le sourire aguicheur de maman. Alors, elle brûla la dite lettre, un soir, adossée contre une chaise, ressassant le mal qui la rongeait, un verre à la main et un don juan bien trop saillant pour ce genre d’endroit lui faisant face. Le genre à vous faire oublier vos soucis mais à n’être que promesses dans le vent le lendemain. Fière de son pouvoir attractif, elle ne se cachait pas de ses atouts. Si cette école n’avait pas voulu d’elle, elle s’inscrivit quand même à un atelier au centre communautaire, pour adultes dont elle devint très vite la responsable, communiquant son sourire naturel et sa joie de vivre. Si la vie épargne les bienheureux, elle n’en fit pas partie. Désireuse d’apprendre, elle s’inscrit à des cours, une petite école dans un quartier voisin où personne ne la connaissait, certes pas de la même envergure mais demandant plusieurs deniers par mois. Ainsi, il lui fallait travailler, et ce n’est pas avec ses quelques missions qu’elle pourrait palier à cela.

Cela débuta tout bêtement par une annonce placardée dans un hall déserté par beaucoup qui quémandaient la présence d’une danseuse afin d’assurer une certaine relève. Innocemment, elle se saisit du papier et composa le numéro. Les audiences avaient lieu l’après-midi. De simples vêtements trônaient sur sa peau, une robe près du corps, des collants plus ou moins opaques, quelques babioles autour du cou et un maquillage bien défini. Elle ne savait où elle mettait les pieds mais voulait être irrésistible, la reine du truc afin de remporter la médaille, un challenge qu’elle remporterait. L’une des danseuses était présente afin d’expliquer le travail et ce que l’on attendait des filles,  la pudeur n’habitait point la belle et c’est avec une certaine assurance qu’elle s’exécuta. Son corps se cambra sous l’action de ses mouvements, offrant une vue plongeante sur ceux qui ornaient son décolleté et, dans un mouvement maîtrisé mais peu avancé, elle fit glisser ceux qui habillaient ses jambes, dévoilant ses cuisses plantureuses lorsque sa robe remonta le long de ces dernières. Bref, aucune imperceptible seconde ne la fit hésiter au regard du salaire qui l’attendait, c’est avec un sourire amusé qu’elle conclut son pseudo numéro et ne prit le temps de se rhabiller qu’une fois la scène passée. Un paradoxe des plus dérivants la caractérise, tant de foi en la vie et de frivolité une fois passé minuit. L’espoir qu’elle avait fondé en ce travail ne la trahit guère comme les précédents puisque la réponse fut rapide, se hâtant au téléphone, quelques jours à peine et elle apposait sa signature sur ce contrat qui lui semblait être le Saint Graal. Si l’or qu’elle espérait naïvement trouver ne roulait pas encore des poches des messieurs friands de ses courbes délicieuses, les billets se faufilaient habilement entre ses apparats et suffisaient à la satisfaire. L’indépendance s’offrait à elle et le motif de cette dernière ne la dérangeait point, ses convictions n’étaient pas meurtries et son âme guère bafouée par ce qu’elle entreprenait. Elle était une vendeuse de rêve, une charmeuse de serpents qui, sans même user d’un quelconque pouvoir, savait captiver et Vanessa aimait cela, les regards sur elle, les yeux qui ne la lâchent pas, la dépendance dont elle est l’objet, dépendance qui ne fut point sienne lorsqu’il les lâcha fugacement.


Les quelques soirs où Vanessa masquait ses atouts pour de longues minutes où de viles chasseurs venaient traquer l’instant où la proie se dévoilait, son regard se perdit dans la foule, happé par celui qui sans cesse la cherchait sans pourtant mot prononcé. Passé maître dans l’art du subterfuge, il travaillait dans l’immobilier, provoquant la chance en bousculant les conventions et offrant parfois des conditions différentes de celles vendues sur le papier. L’allure fière, le regard séduisant et la joute verbale facile, voilà qui fut aisé pour séduire le cygne peu à peu apprivoisé. Ils furent nombreux ceux qui tentèrent de l’amadouer mais elle restait toujours dans l’excès, dans la minauderie et guère dans la quête d’un potentiel amoureux. Leur relation était différente, il usa de ce charme dont il a le secret, de ces mots qui l’appelèrent, comme un homme issu d’un milieu plus que brillant et aux idées bien pensées. De simples frivolités elle passa à de réels échanges engagés. Et, même s’il déclenchait souvent de houleuses bagarres car de doucereux regards se posaient sur Vanessa, elle le relevait toujours. Et, un soir, alors que l’alcool coulait dans ses veines, altérant ses facultés et le prenant aux tripes, il lui assura avoir trouvé ce qui les sauverait de leur existence, un contrat des plus alléchants afin de lui offrir une vie de princesse. Naïvement, éprise de ce roublard, elle ne fut pas dans l’acceptation dès le départ, repoussant l’échéance. Il se fit pressant, jouant toujours plus d’argent et dépensant sans vergogne, elle ne pouvait plus suivre. Ses mots étaient insistants, ainsi que ses gestes alors, finalement, la danseuse accepta, idéalisant leur futur en espérant que les problèmes resteraient échoués à Sacramento et que Salem annonçait de bonnes augures. Néanmoins, c’est à contrecoeur qu’elle laissait sa vie, ses amies, sa famille et ses cours, petite flamme brillant toujours au fond du cœur de cette donzelle encore enfant.

Etaient-ce ces heures qu'elle offrait pour son travail où, pendant de nombreuses après-midi, la demoiselle s'entraînait aux côtés d'Eireann en qui elle a su trouver une alliée sur ces terres hostiles ? Partageant une passion sans pour autant se livrer sur des secrets plus douloureux. Compter sur quelqu'un, c'est peut-être ce qui lui manquait désormais...dans ce océan peu sentimental où elle se noyait Comme une éternelle ritournelle, les cris fusaient, les mots peu harmonieux volaient et chacun campait sur ses positions. Jadis, les plaisirs auxquels ils s’adonnaient comme deux loups solitaires désormais réunis ne permettaient aujourd’hui plus de balayer, d’une caresse, les morceaux qui se brisaient peu à peu. Pourtant, elle continue à s’accrocher à cette loque qui l’a conduite ici, sans équivoque. Et, afin de soulager leur compte, elle décide de travailler. Un de ces travail qui ne demande guère une expérience folle des nombres ou des affaires, qui paye raisonnablement et dont le délai n’embauche ne dépasse pas plusieurs mois. Ainsi, elle fut embauchée au Moonrise comme danseuse nue. Stripteaseuse, danseuse nue, femme de plaisir pour yeux, nommez cela comme vous le désirez mais l’argent rentrait enfin à Salem même si le schéma de Sacramento se répétait inlassablement. Pourtant, elle ne rechignait guère à la tâche et s’y plaisait même bien. Finalement, ça ne change pas c’est toujours elle le centre de l’attention même si ce que pour des heures éphémères. Malgré ses appréhensions, là-bas, elle sut trouver sa place.  Ce lieu peu édulcoré aux embruns sanguinaires lui rapportait de quoi se sustenter et, à l’heure actuelle, c’est le seul désir ardent qui l’habitait car même son fiancé ne parvenait à taire les douleurs causées par leur histoire d’une simple nuit dans ses bras. Cela ne fonctionnait plus. Même l’espoir qu’elle avait entre-aperçu dans cette bague, lorsqu’il l’avait demandé en fiançailles ne l’amadouait plus. Salem n’était point le lieu dont elle rêvait pour sa lune de miel et, pourtant, il faut compter avec.

Le mutisme, se contenir dans quelque chose qui n’avance guère, aux déchets les bons sentiments et autre culpabilité, la vérité était en face d’eux et, elle ne pouvait la nier. Alors, un soir tandis qu’ils se disputaient pour une énième chose, elle ne rentra pas son jeu, taisant sa colère et se montrant d’un calme olympien. Au lieu de cela, elle se plaça face à lui, les bras croisés, le regard quelque peu brouillé mais la conviction pleine. « Je veux que tu prennes tes affaires et que tu t’en ailles, nous deux ça ne fonctionne plus depuis un moment, c’est terminé. » Telles furent les formelles paroles de la brune. Hélas, le bellâtre ne l’entendait guère de cette oreille. Ses yeux se glacèrent, son teint se hâla d’un rouge, le sang lui montant aux tempes et sa voix devint rauque, presque gutturale. Il s’approcha de la jeune femme, l’agrippant à la gorge de ses deux mains puissantes et l’envoyant valser contre le mur du studio où ils résidaient. Le choc fut net, brutal et explosif. Le cadre qui trônait sur le mur se brisa au sol, Vanessa reposant les morceaux, à moitié allongée, à moitié assise, sonnée par ce qu’il venait de se passer. Portant ses mains à son crâne qui bourdonnait, elle rassembla ses forces afin de lever les yeux vers son désormais agresseur. Ses yeux s’étaient parés de jaune et, là où auparavant une belle dentition habillait son visage, il n’y avait plus que des crocs acérés. De plus, ce n’était plus barbe naissante qui caressait son menton mais bel et bien des poils hirsutes qui se dressaient fièrement. La stupeur, l’incompréhension ou bien le coup qu’elle venait de recevoir la propulsèrent dans un état semi végétatif, elle s’évanouie. Détentrice des nombreux secrets foulant le sol de Salem, elle était au courant de certaines subtilités des hommes qui posaient leurs yeux friands sur sa personne, elle cotoyait ces étranges personnages et avait appris à cohabiter avec mais, celui-là, elle n’en avait jamais aperçu. La folie la guettait et peu à peu, elle sombrerait alors, elle préféra taire ce qu’elle avait vu, se rassurant en mettant cela sur le compte du choc qu’elle avait reçu. Deux heures plus tard, elle sortit de son état, le logement vide, il avait détalé.

Dès lors, cette brume maussade, ces ténèbres doucereuses encerclent la danseuse sans vergogne. La peur la tiraille et ne lui laisse plus aucune seconde de répit. Il est celui qui a tissé ses filets et qui, aujourd’hui, n’est guère capable de s’en défaire. Et, s’il a, à une seule reprise, montré cet excès de violence à son encontre, elle le fuit sans honte. Il ne peut la laisser et ne cesse de la harceler nuit et jour, sms, appels qui restent en suspens. S’il pouvait quitter terre, elle serait heureuse, disparaître, n’avoir jamais existé. Elle maudit ce qu’il a fait, ce geste mais encore plus ses yeux qui la réveillent chacune nuit, hantant ses rêves aux allures de cauchemar.

La parade ne sera que de courte mise car le jour viendra où ils se retrouveront face à face. Dès lors, pour sa sécurité, elle ne fait point parler d’elle et reste minimaliste dans les rues de Salem, longeant les murs sans tourner le regard. Parler de ce qu’elle a vu reviendrait à admettre les absurdités qui traversent sa tête, et pourtant, elle est quasiment certaine de ne pas avoir rêvé. Mais tout, dans ce lieu maudit, lui rappelle cette fameuse nuit. Ainsi, son lieu de travail devint un terrain de chasse peu couvert.  Apprenant l’ouverture d’un autre bar clandestin, tenu par les Rhodes et notamment Jake qu’elle a à maintes reprises côtoyé au Moonrise. A l’époque, elle rassasiait sa curiosité sur les chasseurs en l’inondant de nombreuses questions futiles sur cet univers peu coutumier. Là, les faits n’avaient rien de « futiles » et elle quémanda son appui pour intégrer son établissement. De plus, la présence d’Eireann en ce lieu lui inspire confiance, tout comme celle qu’elle place en Jake. Quel meilleur lieu pour se cacher qu’un lieu qui doit rester à la discrétion de ses hôtes ? Alors oui, le portrait du Hell-O n’est pas ce à quoi elle aspirait gamine mais elle trouve sa place dans cette mare de débauche et peut souffler quelques heures.

Douce et utopique idylle que de croire les événements passés puisque, à un moment, il faudra bien confronter l’ennemi pour qu’il s’absolue de ses pêchés. Pourtant, ce temps n’est guère celui qu’elle convoite. Néanmoins, si ses deux yeux ténébreux la hantent et ravivent sa peur et ses angoisses, la danseuse cherche à fuir rapidement son appartement et mettre le plus de distance entre son ex et sa personne. Hélas, à Salem, elle n'est point chasseuse ni sorcière et ne peut donc traquer ni pratiquer l'illusion donc, à un moment ou un autre, il faudra qu'elle fasse face à ce qui a failli lui coûter une partie de son corps, encore heureusement que celui-ci n'est pas causé de grandes cicatrices à celui qu'elle chérit. Le temps est un ami futile et les choses difficiles à arrêter....

Il y a quelqu'un derrière l'écran, oui oui !

QUI ES-TU ?
Bah, squelette d'un quart de siècle, pas trop périmée encore j'espère *sors les crocs imaginaires*

DISPONIBILITÉS
Tous les jours présentement ensuite les horaires d'un écolier normal (que je ne suis plus  :ahahah: )

PV OU SCÉNARIO ?
Un joli scénario  :15:

AVIS DE RECHERCHE
Oui, trop même, je les ai pas tous en tête du coup

OÙ AS-TU TROUVÉ W.W. ?
Un top-site

AS-TU QUELQUE CHOSE À DÉCLARER ?
Donnez-moi du chocolat, les fleurs ça se mange pas à part pour les pandas  :ahahah:




Dernière édition par Vanessa Atkins le Mer 28 Déc - 19:49, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mar 20 Déc - 22:10

:welcome: :welcome: :welcome: :welcome:

J'suis contente de te voiiiiiiir :huu:

Bon courage pour ta fiche toussa toussa. Hésite pas si tu as besoin j'suis rarement bien loin.

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mar 20 Déc - 22:18

Welcome to Salem, miss :hihi:

Violaine Vanessa, j'ai pas un lien avec elle moi, me semble ? Suspect
* pas largué du tout dans les scénarios hum... *

J'te souhaite bonne rédaction de fichette et si t'as des questions, te gêne pas ! :huu:

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 21 Déc - 0:26

Merci mes petits loups :15: mais je me trompe de catégorie là :ahahah: l'accueil me botte bien ici :wooo:
Je termine dans la journée du coup mes yeux ne répondent plus faut rallumer la lumière en espérant que ça conviendra :euhnop:
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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 21 Déc - 1:25

Hellcome sweetie,

J'ai déjà les questions donc maintenant ramène le whisky.


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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 21 Déc - 14:49

Bienvenue parmi nous demoiselle :)
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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 21 Déc - 15:55

*Observe la fameuse Vanessa d'un oeil mauvais*

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 21 Déc - 16:34

Qu'elle est belle :huu:

Bienvenue ici :keur:

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I feel it in my bones, A need to be your god, A need to strike you down, When order disappeared, And madness took control, The conscience in me drowned, I want to be your guide, Into the afterlife, It's a gift, look past the pain like I do, I want to see your eyes, Just before your demise, When only fear remains inside you.
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Humaine

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Jeu 22 Déc - 20:41

Merci les monstres :ilovu:
Je vais déjà ramener la fin de ma fiche, je me hâte :lick:
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Humaine

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Mer 28 Déc - 19:51

Vous m'excuserez du double post, après les joyeusetés de Joël et tout ce qui s'en suit, j'en étais rendue dans mon lit pour plusieurs jours et d'autres (non) réjouissances Arrow Du coup, j'ai terminé, à voir s'il y a (je pense) des choses à modifier :17:
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Loup-garou
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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Jeu 29 Déc - 3:36

Bienvenue ici ! ♥
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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne Jeu 29 Déc - 3:49


Fiche validée, hu hu !

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MessageSujet: Re: Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne

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Ce murmure insistant que jamais je ne fredonne

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